Posté : jeu. août 11, 2016 9:28 am
Culture & Société : Les chrétiens du désert
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=808067Chrtiens.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/808067Chrtiens.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=111234Chrtiens2.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/111234Chrtiens2.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=122984Chrtien3.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/122984Chrtien3.jpg[/img][/url]
Les déserts ne recèlent pas seulement de trésors perdus et de richesses oubliées. Des hommes y vivent, et pas seulement des Garamantènes. Hors de leur territoire, le désert continue et est habité par des Alamiens, musulmans, mais aussi chrétiens. Les chrétiens, en Alamut, ne sont que quelque… 1% en Alamut, et même moins. Persécutés par l’islam depuis des siècles, ils n’ont eu reconnaissance et paix que depuis l’ère de Charaman Ben-Garsiv, il y a cinq décennies. C’est alors que tous les chrétiens se sont rassemblés en deux zones distinctes : dans le Nord, non loin de Jafar, région historique où sont arrivés les missionnaires chrétiens almérans, mais aussi dans le Sud, à la frontière du désert. Pourquoi un tel emplacement ? L’histoire explique facilement cette répartition géographique : au Moyen Âge, les Garamantènes multipliaient les raids contre les grands centres urbains alamiens. Le Sultan Mahmoud IV, dit « le Moujahid », réunit alors les représentants les chrétiens, quelques trente mille à l’époque, et fit un pacte avec eux : les chrétiens obtiendront la paix et la reconnaissance par le Sultanat à condition qu’ils s’installent à la frontière du désert afin de « tampon » entre les Alamiens et les pillards du désert. Ce pacte fut accepté, et ces chrétiens, appelés « Karmouz », devinrent un peuple de féroce guerriers. Ils furent trahis par le fils de Mahmoud IV quelques décennies plus tard.
Cet emplacement géographique et cette situation ont fait naître un domaine culturel très intéressant : en effet, ces chrétiens vivaient dans la peur perpétuelle d’une attaque des Garamantènes. Ainsi, les monastères, églises et villages qu’ils construisaient (ils étaient interdits de se regrouper à plus de deux mille au même endroit) étaient fortifiés. De beaux exemples sur les photos plus haut. Aujourd’hui, la communauté Karmouz n’a pas bougé, à la seule différence que sa plus grande ville, Ozman, est composé de 8000 personnes, dont 7500 chrétiens, qui vivent en harmonie tant avec les Alamiens musulmans qu’avec les Garamantènes païens. Les églises et monastères fortifiés n’ont plus de réelle utilité militaire : trop faciles à détruire à coup de lances roquettes et de toute manière dépourvus de richesses, ils ne sont plus que parts de la culture locale, appréciés des touristes des monarchies chrétiennes du Nord. En dessous de ces monastères d’ailleurs, des tunnels existent encore, anciens échappatoires pour les chrétiens en fuite, anciennes cachettes pour les armes, nouvelles attractions touristiques. Les chrétiens du désert sont depuis peu les sujets de beaucoup de thèses dans les universités de Shariz et de Jafar notamment. Leur histoire fascine et fascinera encore longtemps l’imaginaire de nombreuses personnes.
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=808067Chrtiens.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/808067Chrtiens.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=111234Chrtiens2.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/111234Chrtiens2.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=122984Chrtien3.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/122984Chrtien3.jpg[/img][/url]
Les déserts ne recèlent pas seulement de trésors perdus et de richesses oubliées. Des hommes y vivent, et pas seulement des Garamantènes. Hors de leur territoire, le désert continue et est habité par des Alamiens, musulmans, mais aussi chrétiens. Les chrétiens, en Alamut, ne sont que quelque… 1% en Alamut, et même moins. Persécutés par l’islam depuis des siècles, ils n’ont eu reconnaissance et paix que depuis l’ère de Charaman Ben-Garsiv, il y a cinq décennies. C’est alors que tous les chrétiens se sont rassemblés en deux zones distinctes : dans le Nord, non loin de Jafar, région historique où sont arrivés les missionnaires chrétiens almérans, mais aussi dans le Sud, à la frontière du désert. Pourquoi un tel emplacement ? L’histoire explique facilement cette répartition géographique : au Moyen Âge, les Garamantènes multipliaient les raids contre les grands centres urbains alamiens. Le Sultan Mahmoud IV, dit « le Moujahid », réunit alors les représentants les chrétiens, quelques trente mille à l’époque, et fit un pacte avec eux : les chrétiens obtiendront la paix et la reconnaissance par le Sultanat à condition qu’ils s’installent à la frontière du désert afin de « tampon » entre les Alamiens et les pillards du désert. Ce pacte fut accepté, et ces chrétiens, appelés « Karmouz », devinrent un peuple de féroce guerriers. Ils furent trahis par le fils de Mahmoud IV quelques décennies plus tard.
Cet emplacement géographique et cette situation ont fait naître un domaine culturel très intéressant : en effet, ces chrétiens vivaient dans la peur perpétuelle d’une attaque des Garamantènes. Ainsi, les monastères, églises et villages qu’ils construisaient (ils étaient interdits de se regrouper à plus de deux mille au même endroit) étaient fortifiés. De beaux exemples sur les photos plus haut. Aujourd’hui, la communauté Karmouz n’a pas bougé, à la seule différence que sa plus grande ville, Ozman, est composé de 8000 personnes, dont 7500 chrétiens, qui vivent en harmonie tant avec les Alamiens musulmans qu’avec les Garamantènes païens. Les églises et monastères fortifiés n’ont plus de réelle utilité militaire : trop faciles à détruire à coup de lances roquettes et de toute manière dépourvus de richesses, ils ne sont plus que parts de la culture locale, appréciés des touristes des monarchies chrétiennes du Nord. En dessous de ces monastères d’ailleurs, des tunnels existent encore, anciens échappatoires pour les chrétiens en fuite, anciennes cachettes pour les armes, nouvelles attractions touristiques. Les chrétiens du désert sont depuis peu les sujets de beaucoup de thèses dans les universités de Shariz et de Jafar notamment. Leur histoire fascine et fascinera encore longtemps l’imaginaire de nombreuses personnes.