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Posté : jeu. mai 05, 2016 1:54 pm
par Alwine
Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 14 janvier 2030
[center]La Nouvelle de Bardaran :[/center]
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Édition du 14 janvier 2030.[/right]
Une belle fin d'année pour le Bardaran :
Nous vous en avions déjà parlé au fur et à mesure qu'elles se déroulaient, mais une information donnée à chaud mérite toujours d'être retravaillée, surtout lorsqu'elle a autant d'importance ! C'est pourquoi aujourd'hui nous allons revenir avec vous, chers lecteurs, sur la fin d'année dans notre beau pays de Bardaran, et notamment sur les fêtes qui ont rythmées notre Terre Trois Fois Sainte. En effet, comme il est logique, au fond pour un endroit où les trois grandes religions monothéistes situent nombre de lieux saints, mais aussi la vie de nombreux prophètes, à commencer par nombre de ceux que les trois religions ont en commun, le Bardaran a une nouvelle fois montré que des croyants de toute le simpomonde pouvaient affluer librement à ses portes pour leurs célébrations, et le faisaient dans la paix et dans le respect de chacun, données précieuses pourtant restaurées de date assez récentes, et qui montrent une fois de plus tous leurs bienfaits.
C'est ainsi que nous avons vu affluer des pèlerins en cette fin d'année 2029, où les différents cultes chrétiens étaient bien entendus majoritaires, tous venus fêter la naissance de Jésus-Christ. Si dans le passé ces célébrations étaient parfois, pour ne pas dire souvent, l’occasion de tensions bien peu en rapport avec les valeurs d'amour et de paix portées par le prophète chrétien, aujourd'hui, ce problème, cette incohérence, tout cela semble majoritairement derrière nous. En effet, alors que les clés des lieux saints construits, d'après les croyances chrétiennes, sur les lieux de la naissance même de Jésus, après avoir longtemps été sources de tensions et de disputes entre les différents cultes, sont aujourd'hui gardées de façon raisonnables et raisonnées, alors que les différents rassemblements chrétiens, jadis farouchement antagonistes, sont maintenant ouverts les uns aux autres dans une même communion autour d'un événement qui fait l'unanimité parmi eux, bref, alors que les différents signes de tensions ont disparus, c'est bien plus la bonne ambiance qui règne maintenant lors de ces célébrations.
Une tendance qui s'est encore confirmée cette année, avec des moments à la fois très pieux et très ouverts à travers tout le Bardaran, et bien sûr tout particulièrement à Bethléem, lieu de naissance de Jésus. La plupart des pèlerins que nous avons eut l'occasion de croiser en cette occasion, venus de tous les horizons, du résident bardaranais venus simplement à la fête de sa région au pèlerin ouest-alméran à la foi profonde en passant par le pèlerin-touriste venu du Raksasa assisté à cette grande célébration, un orthodoxe du Jeekim aux graves prières ou encore par un chrétien aiglantin aux chants pleins de joies, tous nous ont dit qu'ils étaient là pour leur foi, pour la fête, pour la célébration de la naissance de leur Sauveur, et non pas pour faire parler la haine ou les disputes stériles. Aussi bien vis-à-vis des différents cultes entre eux que vis-à-vis des juifs ou des musulmans parfois croisés, l'heure est majoritairement à la tolérance, à la célébration de ses propres croyances et non pas à la violence envers celui qui pense différemment.
Bien entendu, si cette tendance est générale au Bardaran, et assez répandue parmi les différents pèlerins, il y a hélas toujours des croyants qui, venant de lieux où la foi est beaucoup plus polarisée, ou simplement habités de pulsions violentes. Pour ceux-ci, toutefois, les forces de l'ordre bardaranaises, neutres religieusement comme politiquement – le premier point n'étant pas moins important que le second dans notre beau pays – n'hésite pas à sévir et à mettre en prison les plus virulents pour ne pas gâcher la fête et la foi des autres célébrants. Qu'ils soient chrétiens ou d'une autre religion, venus défendre « leur » vision de la fête de Noël ou venu clamer leur haine de celle-ci, ils sont tous traités avec une égale sévérité. Au Bardaran, la haine religieuse est un spectre hélas bien connu, que l'on a aucune envie de voir reprendre vie à la faveur des haines étrangères, ce qui explique l'exemplarité et parfois l'exemplaire sévérité de la police sur ce volet, parfois à la grande déconfiture des agitateurs, bien que le fait soit de mieux en mieux connus des éventuels candidats pour semer le trouble, avant même leur départ, notre pays n'en faisant pas un mystère.
Peut-être pour cette dernière raison, ces incidents restent largement minoritaires, bien heureusement. Et, que nous célébrions la fête de Noël ou non, que nous croyons que Jésus soit le fils de Dieu, un homme sans pêcher ou autre chose encore, nous ne pouvons que prier pour que ces incidents diminuent encore, puis disparaissent, en même temps que la paix religieuse, la tolérance pour les croyances de l'autre, se répandront de par le monde, pour donner, partout, une vie débarrassée de ces tensions qui ont trop longtemps, hélas, empoisonnés les relations bardaranaises, bien qu'elles ne soient plus, aujourd'hui, et bien heureusement, qu'un triste souvenir.
Posté : jeu. mai 12, 2016 2:37 pm
par Alwine
Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 6 février 2030
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Édition 6 février 2030.[/right]
Un beau départ pour le chantier du Tranzanyanais :
Nous vous en avons déjà parlé plusieurs fois entre ces lignes, tous comme nos collègues de la presse radiophoniques, d'ailleurs, mais nous prendrons aujourd'hui le temps de nous attarder en détail sur un chantier majeur pour le Bardaran, celui du Tranzanyanais, destiné à relier la côte nord de notre beau pays avec la ville de Lokaroum, sur la côte orientale du Royaume de Maok, en traversant au total quatre pays du Zanyane. Un projet longtemps envisagé sous une forme ou une autre par de nombreux acteurs zanyanais et extra-zanyanais, et enfin concrétisé grâce aux bonnes relations entre les peuples du nord du Zanyane. Une concrétisation qui a dépassé le stade du papier puisque, depuis quelques semaines, le chantier, ou plutôt les chantiers, ont débuté, conjuguant les efforts et les volontés de tous les pays traversés ainsi que des autres partenaires que sont l'Aiglantine, le Thorval et la Fiémance.
Les chantiers car, sur le conseil des ingénieurs aiglantins notamment, les travaux ont commencé simultanément en plusieurs points de la ligne, de façon à avancer plus vite. Chaque chantier s'occupera de mettre en place une partie du tracée ainsi que des infrastructures l'entourant, les différents chantiers étant bien entendu voués à se rejoindre, permettant ainsi de répartir les moyens utilisés pour les travaux et de gagner du temps en multipliant les fronts sur lesquels avanceront les travaux. C'est qu'en effet tous les partenaires, qu'il s'agisse des premiers concernés, à savoir ceux qui, comme notre belle terre de Bardaran, accueilleront une partie du tracé sur leur sol, ou ceux qui sont simplement impliqués dans la construction, comme par exemple les fiémançais, sont impatients de voir la ligne mise en service, pour concrétiser enfin ce que beaucoup pensaient condamner à rester un vieux rêve poussiéreux.
Les partenaires sus-cités, d'ailleurs, n'ont pas été les seuls à s'enthousiasmer pour le projet. Outre des saluts plus ou moins appuyés venus de certains pays zanyanais, on a pu voir le Tranzanyanais être salué aussi hors du continent. Ainsi le Commonwealth d'Océania, état du Thyroptis aux côtes voisines de celles du Maok, a-t-il apporté ses félicitations pour ce projet, tout en proposant une aide qui, hélas, est peut-être venue trop tard sur certains points, bien qu'elle puisse sûrement se révéler utile dans le futur. Le FRIEK, ou fonds de réserve et d'investissement de l'Empire du Kaiyuan, a également accepté de collaborer au projet, sur le plan du financement : ainsi les trois quarts des coûts du projet seront-ils pris en charge par l'institution makarane, en échange du cinquième des parts dans la société qui sera chargée de gérer la ligne. Une participation qui laissera donc toute la souveraineté aux pays directement concernés par la ligne tout en permettant de neutraliser en bonne partie le coût de celui-ci et en assurant un retour sur investissement certes long mais également stable au Kaiyuan.
Des aides et des félicitations nombreuses, donc, venant notamment de pays voisins, comme l'Océania, mais également experts dans ce genre de projets, comme le Kaiyuan, qui a longuement œuvré à la réalisation du Transmakaran sur son propre continent. Une évocation, justement, qui pose des questions sur l'avenir du Tranzanyanais, non pas à propos de sa pérennité ou de sa durabilité, qui semblent assurées, mais à propos de ses futurs développement. En effet, à l'instar de son cousin makaran, beaucoup plus étendu, certains n'hésitent pas à promettre au Tranzanyanais un développement beaucoup plus grand, voyant la ligne actuellement développée comme le premier jalon de quelque chose de plus vaste. C'est l'hypothèse mise en avant notamment par nos collègues de la presse fiémançaise, qui espéraient encore récemment dans leurs pages la liaison ferroviaire non seulement avec Lokaroum mais encore avec l'ensemble du continent. Une liaison pas seulement nord-est mais s'étendant également à l'ouest et au sud.
Un projet qui sera long a réalisé en tous cas, n'en doutons pas, mais qui vaudrait peut-être la peine d'être porté, pour favoriser la paix et les échanges entre les peuples zanyanais, unis autour d'intérêts communs, tout comme les différentes religions ont su s'unir dans notre belle terre de Bardaran. Dans tous les cas, nous ne pouvons que prier, chers lecteurs, et ce quelque soit notre façon de vénérer le Seigneur, pour que la ligne déjà en chantier se réalise sans accroc et soit un exemple prouvant au Zanyane et au simpomonde tout entier ce que peuvent réaliser des zanyanais de bonne volonté en œuvrant main dans la main.
Posté : lun. mai 16, 2016 5:53 pm
par Alwine
Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 18 février 2030
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Le Tranzanyanais, une vaste réalisation à la technique pleinement maîtrisée :
Alors que des bruits courent de plus en plus sur un possiblement allongement du Tranzanyanais vers l'ouest dans le futur, une fois les travaux actuels terminés, pour relier, à travers le Wildhorn, la côte ouest du continent, faisant la liaison avec la Mer d'Alméra Occidentale mais aussi – et surtout pour ceux qui sont le plus attachés à la coloration zanyanaise du projet – au Golfe du Dogaba et, au-delà, aux rivages tous proches de l'Aiglantine, déjà partie prenante du projet à l'heure actuel, on parle aussi, de plus en plus, des aspects techniques de la future ligne. Nous vous avons déjà parlé en long et en large dans nos pages de la méthode de réalisation, qui verra les chantiers se multiplier pour partir de plusieurs endroits à la fois, nous allons cette fois-ci nous pencher sur les caractéristiques de cette nouvelle artère de communication destinée à irriguer le continent de prospérité, certes, mais aussi et peut-être même surtout de paix.
Quand on parle du Tranzanyanais, beaucoup ont ainsi tendance à imaginer une unique ligne de train serpentant à travers la jungle, avec peut-être une seconde ligne pour l'autre sens, pour les plus pragmatiques. Erreur, chers lecteurs ! Non seulement le Tranzanyanais ne serpentera guère, préférant aller tout droit pour des raisons techniques développées plus bas, mais aussi pour déranger le moins possible ce qu'il trouvera sur sa route – impact encore réduit, rappelons-le, par les techniques utilisées, par exemple celle des ponts, tunnels et surtout voies aériennes qui seront déployées pour épargner la jungle, certes, mais également les habitations et les cultures de notre belle terre de Bardaran – mais encore il ne s'agira ni d'une ni de deux mais bien au total de six voies qui composeront cette ligne : deux voies pour transport de personnes à grande vitesse – ou TGV – deux voies pour le transport des marchandises à grande vitesse et enfin deux voies pour les transports de personne plus lent.
Tout d'abord, cette annonce pourraient en surprendre plus d'un : comment, six voies alors que l'on avait vanté les efforts faits pour réduire la durée du chantier, via notamment la multiplication des points d'action dudit chantier ? Cela ne va-t-il pas au contraire le rendre très long ? Hé bien, oui et non ! En effet, ce qui sera d'abord construit – ce qui est d'abord construit, en fait – c'est l'assise destinée à accueillir l'ensemble des voies : zones destinées au train, mais aussi les fameux ponts, tunnels et voies aériennes, entre autres, nécessaire au passage du Tranzanyanais. On en profitera également pour débuter l'aménagement ou la construction des gares quand nécessaire, ce qui sera l’œuvre d'équipes distinctes. Ensuite, les voies ne seront pas posées toutes ensembles, mais une par une, puis chaque fois mises en service pendant que l'on aménagera la suivante, jusqu'à ce que tout soit terminé.
Concrètement, cela veut dire que l'on finira d'abord les voies pour le transport humain à grande vitesse, qu'on les mettra en service, puis qu'on s'occupera ensuite de celles dédiées aux marchandises et enfin de celles vouées à transporter les personnes à rythme plus réduit. Ce sont justement les premières, les voies de TGV, qui demandent justement que le tracé soit fait de segments droits, pour pouvoir facilement gérer la vitesse dont elles seront investies, et ce seront, donc, les premières que les bardaranais, comme les autres usagers, pourront emprunter, tout comme on pourra les emprunter, par exemple, pour venir en pèlerinage depuis le Maok jusque dans notre pays de façon sûre et rapide, sans passer par la voie maritime ou encore par la voie aérienne, évitant, pour la seconde notamment, bien des dépenses et des pollutions.
Si la raison d'un train de marchandise, pour assurer les liaisons commerciales, ne posera sans doute pas questions, certains s'interrogeront peut-être, enfin, sur la raison de voies dédiées au passage de trains plus lents. Il s'agit, d'une part, de permettre à tous de facilement pouvoir prendre le train, à des prix plus réduits encore, et d'autre part de favoriser également les escales locales. En effet, le Tranzanyanais ne doit pas avoir vocation à desservir seulement Lokaroum, Cantha et une ou deux autres stations comme Bardaran-Ville, et cette dernière voie permettra d'éviter cela, proposant certes des trajets plus longs, mais s'arrêtant dans plus de stations à travers tous les pays traversés, le fait de combiner plusieurs trains – le TGV sur une partie du trajet jusqu'à une de ses gares, puis le train plus lent pour aller jusqu'à un arrêt que le premier n'aurait pas desservit – étant bien entendu également possible à terme.
En bref, le réseau se voudra le plus complet possible, cependant que tout a aussi été fait pour que les chantiers ne s'éternisent pas pendant des siècles, pourrissant le projet comme cela c'est parfois vu par le passé. Un mélange que l'on ne peut qu'espérer gagnant, tout en élevant nos prières, quelque soit notre façon de prier le Seigneur, pour que le projet se concrétise et apporte bel et bien plus de paix et de prospérité à notre beau continent du Zanyane trop souvent miné par la guerre et la misère, hélas.
Posté : mar. mai 31, 2016 12:18 am
par Alwine
Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 31 mars 2030
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Édition 31 mars 2030.[/right]
La bonne santé économique du Bardaran à nouveau confirmée :
Alors que certains des plus attentifs à l'économie – une classe heureusement bien peu nombreuse dans notre belle Terre Trois Fois Sainte de Bardaran – s'inquiétait déjà du retard pris par la publication des chiffres officiels de l'évolution économique de notre pays, ils ont pu ces derniers jours être largement rassurés. En effet, au-delà du pourcentage précis – la plupart des économistes donnant pour l'instant une progression d'une vingtaine de pourcents de notre PIB national, mais certains espérant même plus, et le gros de ceux-ci reconnaissant que toutes les données n'ont pas encore forcément été chiffrées – qui importe en soit peu, étant plus une affaire d'économiste, justement, ou de capitaine d'industrie alméran ou makaran, il importe surtout la réalité qu'il faut voir derrière tous ces chiffres : quelque soit le chiffre attribué, le Bardaran est en forme économique, la croissance économique impulsée ces dernières années continues, pour le plus grand bien des populations de notre beau pays.
En effet, loin d'un état mercantiliste où les bénéfices sont concentrés entre les mains de quelques-uns, le Bardaran, par son système économique même, favorise le partage des richesses entre tous, et donc le partage des fruits de la production bardaranaise. En soit, certains pourront objecter, à juste titre, que l'aisance matérielle n'est pas le plus important, et que celle-ci passe loin derrière la richesse spirituelle. C'est la vérité, en effet, mais on a trop souvent tendance, justement, à opposer l'un et l'autre. On peut être aisé, vivre loin de la misère, donner à manger à ses enfants à leur faim, leur assurer une bonne éducation et plus tard un métier sain, qui leur occupera utilement, fructueusement et paisiblement le corps et l'esprit, loin des dépravations de l'oisiveté où des ravages de l’insuffisance, tout cela sans rien perdre de ses droits au ciel. Il n'est pas nécessaire de mourir de faim et de vivre dans la misère pour gagner sa place au près du Seigneur – quelque soit notre façon de le prier – heureusement !
Plus encore, le succès du Bardaran, qui est à ce jour le premier PIB de tout le continent zanyanais, loin devant des modèles beaucoup plus capitalistes et productivistes, comme le Lito par exemple, permet de tordre le cou à deux idées reçues. La première, bien entendu, est celle qu'on ne peut réussir dans la vie qu'en acceptant de s'abaisser à abandonner le spirituel pour verser dans le temporel, dans la recherche effrénée du profit et de l'argent. Non, la prospérité est possible autrement, y compris au Zanyane, et le Bardaran en apporte une belle preuve une fois encore ! La seconde, toute aussi évidente, est celle d'une terre de Bardaran dépendante, « cliente » des autres pays, vivant en quelque sorte de leur charité. Au contraire, notre pays prouve qu'il a su effectuer sa reconstruction avec succès et, en plus de ses nombreux succès diplomatiques où il a parlé de sa propre voix, sans être subordonné à celle de personne, apporte un succès économique comme preuve supplémentaire.
En sommes, oui, nous pouvons nous réjouir de cette belle santé économique, qui traduit dans les chiffres une réalité, celle d'une population bardaranaise loin du spectre de la faim, loin du temps de la division, de la guerre civile, loin de la mendicité internationale. Aujourd'hui, notre Terre Trois Fois Sainte a su se reconstruire, se bâtir une existence où ses habitants mangent à leur faim, assurent une bonne éducation à leurs enfants – avec un nombre d'écoles sans cesses constant, notamment grâce aux bons pères venus aider à l'épanouissement scolaire bardaranais – où la solidarité peut jouer facilement pour les malades et les blessés, bref, un endroit où il fait bon vivre pour des gens honnêtes. Nous ne pouvons que souhaiter que cette bonne santé économique continue de s'épanouir au cours des années à venir, tout en faisant toujours attention à ne pas nous laisser happer par trop de matérialisme : la prospérité oui, le consumérisme non !
C'est pourquoi, chers lecteurs, nous ne pouvons que prier le Créateur – quelque soit le nom que nous lui donnons dans nos prières – pour qu'il continue de nous gratifier de la richesse matérielle mais surtout et avant tout spirituelle, pour notre bonheur et celui de nos enfants.
Posté : jeu. juin 02, 2016 11:48 pm
par Zaldora
Journal : Le Courrier de Bardaran
Date : 7 avril 2030
[center]Le Courrier de Bardaran[/center]
[right]Un journalisme digne de la Terre Sainte.
Édition du 7 avril 2030.[/right]
Le danger terroriste :
A la suite du triple attentats à Deepfalls, en Corne sauvage voisine, causant près de cent morts et 296 blessés graves, les forces de police du Paréage, les unités anti-terroristes ainsi que les services secrets sont entrés en état d'alerte. Le risque d'attaque en Terre Sainte est toutefois faible à l'heure actuelle, selon le conseiller à la Sécurité Hakim Doghmi, qui tenta de tempérer les craintes de la société civile.
Bardaran maintient depuis plusieurs année l'équilibre entre les différentes communautés religieuses à l'intérieur du pays, offrant un bel exemple de coexistence pacifique, un vivre-ensemble harmonieux entre les trois monothéismes, islam, christianisme, judaïsme. Celui-ci est né après que les autorités aient retiré aux Templiers la mission de maintien de l'ordre en mai 2021. Quelques semaines plus tard, c'est le Souverain Pontife qui ordonna la dissolution de l'Ordre.
L'attentat ayant ensanglanté la Corne sauvage adélophone a été revendiqué par le Jama'atu, une secte islamiste désireuse de rétablir le Califat, et dont le territoire s’étend sur le Nord-Ouest Zanyanais, dont Bardaran. Les terroristes profiteraient des terres couvertes de jungle pour passer inaperçus et rendre leur traque extrêmement difficile. Plusieurs camps d'entrainement se trouveraient au Nord-Kosaria, profitant de la faiblesse du gouvernement de là-bas. Cette terre est majoritairement chrétienne, néanmoins sa partie nord abritent des minorités musulmanes.
Posté : dim. juin 12, 2016 6:09 pm
par Alwine
Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 6 mai 2030
[center]La Nouvelle de Bardaran :[/center]
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Édition du 6 mai 2030.[/right]
Des pèlerins chrétiens sauvés après s'être perdus dans la grande forêt équatoriale :
En ce qui concerne les « routes des pèlerins » dans le sud du pays, la situation s'est grandement améliorée, au fil des années passées, et des liens tissés avec les pays chrétiens du sud du continent, notamment avec le Royaume de Maok. En effet, après les accords signés avec le royaume zanyanais de l'ouest, celui-ci c'est impliqué aux côtés de notre pays pour développer des routes de pèlerinage, concrètement, avec des efforts communs pour remettre en état les routes du sud, mais aussi plus largement, par exemple avec les mêmes efforts communs pour développer le réseau d’hébergement dans cette partie du pays, et faire en sorte que les pèlerins trouvent sur leur route des lieux où trouver le gîte et le couvert, pas forcément dans les conditions les plus luxueuses qui soit – et ce n'était pas le but recherché, d'ailleurs – mais dans des conditions décentes et propices au repos avant de reprendre la route.
Des progrès réels, donc, et qui n'ont depuis été que renforcés par les initiatives prises par le Bardaran et les pays partenaires du sud dans la création du Tranzanyanais, destiné, notamment, à acheminer voyageurs et pèlerins ne pouvant ou ne souhaitant pas faire la route à pied, leur évitant le recours à des solutions plus longues et plus polluantes. Bien sûr, le Tranzanyanais n'est pas encore une réalité, mais son parcours l'est déjà, un parcours où, souvent, le regain d'activité induit par les travaux ne fait que faciliter la route des pèlerins. Après tout, là où on a mis en place l'hébergement nécessaire pour les équipes d'ouvriers, on peut sans soucis faire en sorte de servir quelques couverts de plus pour un groupe de pèlerins, ou de trouver un endroit où dormir pour la nuit, s'il n'y a pas les infrastructures nécessaires à proximité. En outre, avant autant d'indications, il devient surtout très difficile... de se perdre.
C'est pourtant bien ce qui est arrivé à un groupe de pèlerins, des maokoriens de la côte est du continent, qui, contrairement à beaucoup de leurs compatriotes, étaient peu habitués à la forêt, et moins encore à la grande forêt équatoriale qui, rappelons-le, ne couvre qu'une petite partie de leur forêt natale. Après avoir suivit un guide jusqu'à la frontière, ils n'en ont pas trouvé de nouveau de disponible immédiatement et, dans leur zèle, ont prit la décision de poursuivre la route, confiant pour suivre celle-ci. Malheureusement pour eux, s'ils ont réussi à faire quelques étapes, ils ont fini par se perdre dans la grande forêt, « en ratant un croisement », a précisé l'un d'entre eux, avec le sourire, à notre journaliste. Ils peuvent sourire en effet puisqu'ils ont finalement été retrouvés par un groupe de chasseur d'un village... se trouvant très loin à l'ouest de la route de Kodash, néanmoins ! Un beau détour pour le groupe de pèlerins, et une belle frayeur pour certains de leurs membres, pour un aventure qui c'est finalement bien terminée.
Signe de l'apaisement religieux qui règne aujourd'hui dans notre belle terre de Bardaran, ces braves pèlerins chrétiens n'ont pas été sauvés par leurs coreligionnaires, mais bien par des musulmans, qui n'ont, en dépit de la différence de foi, vu aucun soucis à les secourir et à les héberger le temps de trouver un guide qualifié pour les emmener, en sécurité cette fois, jusqu'à Kodash, où ils pourront reprendre leur route. Le guide était trouvé et le groupe sur le départ quand nous les avons interrogés, et si l'un ou l'autre était inquiet de devoir reprendre la traversé dans la vaste forêt, la plupart, comme Kogak, notre interlocuteur principal et le meneur de la petite troupe, gardaient le sourire. Kogak nous a affirmé que pour sa part il n'avait jamais vraiment eut peur confiant dans le fait que « le Seigneur veillait sur nous pour ce saint pèlerinage ». En plus de voir les lieux saints du christianisme, les voyageurs auront donc eut l'occasion de découvrir la fraternité qui règne au Bardaran entre les différentes religions, une fraternité qui leur aura laissé « un souvenir lumineux ».
Assurément, nous ne pouvons que nous réjouir de cette conclusion heureuse, et du fait qu'aujourd'hui au Bardaran ni les habitants ni le gros des pèlerins n'ait plus le cœur et l'esprit habités par les conflits religieux. Tout en priant pour que, suivant les mots des pèlerins égarer « le Seigneur continue de faire croître la paix en Terre Sainte et partout ailleurs », quelque soit la façon dont nous le nommons et dont nous lui adressons nos prières.
Posté : mar. juin 14, 2016 3:39 pm
par Alwine
Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 12 mai 2030
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Une saine émulation entre les continents autour du rail :
Ce n'est un secret pour personne que l'idée même du Tranzanyanais a beaucoup bénéficié de l'idée et de l'existence du Transmakaran sur le continent oriental : c'est parce que cet exemple existait que l'idée de vastes liaisons par le rail a pu germer dans certains esprits zanyanais, sans doute, et tout aussi certainement parce que ce même exemple fonctionne depuis de nombreuses années de façon viable et rentable que certains gouvernements ont été convaincus de se lancer dans l'aventure. Pourtant, en lui-même, le projet du Tranzanyanais a été plus ambitieux que son cousin makaran ne l'avait été : là où le Transmakaran consiste essentiellement en une connexion de diverses lignes existantes par d'autres lignes ordinaires, de façon à créer ainsi un réseau connecté à très large échelle, le Tranzanyanais, lui, en doublant la ligne ordinaire d'une ligne de TGV et même en triplant celles-ci avec une ligne dédiée au transport de marchandise, a vu plus grand et plus loin que l'exemple qui lui était proposé, y mettant plus d'ambitions, aussi.
Et aujourd'hui, on devrait plutôt utiliser le passé que le présent en vous présentant le Transmakaran, non parce que le projet fait partie du passé mais tout au contraire parce que le projet a été relancé avec une nouvelle initiative : la création d'une ligne à grande vitesse qui devra relier Fuxianji, capitale de l'Empire du Kaiyuan, dans le nord du continent, à Nagwon-City, capitale de la République du Mayong, dans le sud de celui-ci, en traversant l'Endo et le Choson, et profitant au passage de cette traversée pour connecter à cette ligne plusieurs grandes villes sur le trajet du pays, dont les capitales des deux républiques traversées bien entendu. L'ensemble est déjà actuellement relié par le Transmakaran, bien entendu, mais cette nouvelle ligne permettra de réduire jusqu'à quatre fois le temps de voyage, en reliant les deux capitales, et donc le nord et le sud du continent makaran, en seulement une journée, un progrès considérable pour les communications à travers des espaces plus que considérables.
Le développement du Transmakaran, présenté comme « une étape logique » serait-il donc totalement indépendant du lancement du Tranzanyanais ? Cela semble tout aussi peu probable que d'imaginer que le Tranzanyanais n'ait pas profité de l'exemple du Transmakaran, surtout quand on sait que l'un des partenaires du projet oriental, qui fournira le gros de la technologie utilisée et a été le premier a communiqué sur le sujet, laissant penser à une place prépondérante de celui-ci dans la genèse du projet n'est autre que... l'Empire du Kaiyuan. Le même Empire qui a fournis l'écrasante majorité des fonds investis dans les deux lignes en chantier du Tranzanyanais, via son fond d'investissement, et qui a en outre décroché le contrat de construction pour l'une des deux lignes, celle du Wildhorn, non sans impliquer des ouvriers zanyanais, bien sûr, et en impliquant de jeunes ingénieurs des divers pays concernés par le projet, qui pourrons ainsi gagner en expérience. Bref, un partenaire majeur et responsable du Tranzanyanais... qui maintenant impulse un nouveau développement au sein du Transmakaran.
La plupart des commentateurs bardaranais sont ainsi d'accord pour dire que l'Empire du Kaiyuan, voyant qu'un tel projet était possible au Zanyane, a sûrement décidé de faire également évoluer le système makaran en créant une ligne plus directe et à grande vitesse, sur le même principe que celles construites actuellement au Zanyane. Une mauvaise chose ? Certainement pas ! Au contraire, cette façon pour les divers continents du simpomonde de s'inspirer les uns les autres au travers de projets novateurs est un excellent signe de nouvelles dynamiques qui se mettent en place, loin des rivalités, des impérialismes et des logiques de confrontations. Nul doute d'ailleurs que d'autres continents pourraient aussi bénéficier du développement de telles lignes, qu'on ne peut que leur souhaiter, autant pour les retombées économiques que pour le symbole d'unité et de paix que peut représenter un tel projet commun entre différents partenaires au sein d'un même continent. On ne peut d'ailleurs que se réjouir du fait que le Zanyane soit maintenant assez apaisé pour conduire un tel projet, après tant d'années de guerre, et souhaiter que cette paix perdure.
Dans tous les cas, nous pouvons tous, chers lecteurs, levés notre regard vers le ciel et prier le Créateur – quelque soit notre façon de le nommer ou de le révérer – pour qu'il continue de favoriser une telle émulation positive entre les peuples en lieu et place de rivalité destructrice, et pour qu'il continue également de favoriser la paix et l'entente sur notre beau continent.
Posté : sam. juil. 02, 2016 5:41 pm
par Alwine
Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 6 juillet 2030
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Un bilan à nouveau très positif pour les « écoles nouvelles » :
Nous vous en parlons souvent entre nos pages, quoique moins souvent ces derniers temps, il est vrai, en grand partie parce que, comme elles ont atteint une certaine maturité, il convient de les laisser tout simplement aller leur chemin. Quand nous disons « elles », nous pensons bien entendu, nos lecteurs les plus assidus, aux « écoles nouvelles », celles qui ont été ouvertes par les bons pères chrétiens, majoritairement maokoriens, dans le sud du pays. On les a appelé par le passé « écoles maokoriennes », « écoles des curés » ou encore plus sobrement « écoles du sud », en référence à toutes leurs caractéristiques, mais au final le nom plus sobre et sage des « écoles nouvelles » c'est plus ou moins implanté dans les idées et les mots de nos concitoyens. Un nom qui leur va bien car, plus que toutes ces caractéristiques, ces écoles ont avant tout mis en avant le caractère d'une nouvelle éducation donnée dans cette zone du pays largement négligée jusque-là.
En effet, la première réussite de ces établissements et d'avoir réussi leur intégration. Aujourd'hui, les plus anciennes des écoles sont parfaitement intégrées dans les localités où elles ont ouvertes, et où les religieux, venus en étrangers, sont maintenant généralement bien intégrés. Comme promis, les premiers enseignants locaux sont également en formation, ce qui évidemment est un autre signe qui a encouragé l'intégration des bons pères... y compris quand ils ne se trouvent pas en milieu chrétien. Ils ont d'ailleurs prouvé avec les mois et les années que ce n'était pas sur un critère religieux qu'ils venaient aider les gens présents sur place à procurer une éducation à leurs enfants, mais bien de façon ouverte et universelle, signal là encore très apprécié. Bref, si dans les lieux éloignés de leur terrain d'action il reste encore des sceptiques à leurs sujets, sans doute, près de leurs implantations il faut bien avouer qu'ils font plus ou moins l'unanimité.
Une autre réussite qui peut être est plus précieuse encore aux yeux de ces professeurs en soutane, c'est bien sûr la réussite... scolaire ! En effet, alors que l'année scolaire vient de se terminer, les enseignants ont bien entendu tiré le bilan des réussites de leurs élèves, et force est de constater que celles-ci sont plutôt nombreuses. Bien entendu, il y a une grande variété dans le degré de réussite, ou d'échec, comme dans toute école digne de ce nom, puisque après tout tout le monde ne peut pas tout réussir ! Mais les statistiques restent largement à la hauteur de ce que l'on peut attendre d'une bonne éducation, et les observateurs extérieurs, venus notamment d'autres écoles bardaranaises curieuses de voir comment fonctionnaient ces nouvelles écoles du sud, ont tous soulignés que le niveau d’exigence des moines était pourtant loin d'être léger, au contraire : ils sont très attachés à ce que leurs élèvent maîtrisent la langue et les savoirs nécessaires pour la suite de leur vie, avec un attachement tout particulier aux bases.
Au final, on peut ainsi déceler une autre réussite : celle d'un pari qui a porté ses fruits. En effet, si les autorités du Paréage avaient pleine confiance dans l'initiative maokorienne – quoique ouverte aux autres pays – menée dans la région, beaucoup de gens étaient franchement sceptiques, pour des raisons diverses et variées. Pourtant au final, oui, on peut dire que le pari est réussi. Les élèves scolarisées dans ces « écoles nouvelles » ont un bon taux de réussite, certes, mais cela va plus loin : le taux de scolarisation a augmenté, le manque de culture et d'éducation a reculé, et là où les enfants devaient parfois faire de longues routes, qui pouvaient être dangereuses, pour aller à l'école, où n'y allaient pas du tout, ils peuvent maintenant être scolarisés prêt de chez eux, dans leur village ou un village tout proche, faire de bonnes journées d'écoles et rentrer chez eux sans devoir faire une route difficile, pouvant ainsi passer du temps épanouissant avec leur famille. Un succès qui se confirme d'autant plus que le nombre de ces écoles continue de croître, lentement mais sûrement, dans les lieux où il y en a le plus besoin et où les localités, parfois fermées au part avant à ces établissements, s'ouvrent devant les succès de ceux-ci.
Une belle histoire donc dans les territoires méridionaux du Bardaran, qui prouve que les belles initiatives ont encore leur place dans notre pays et peuvent être récompensées ! Prions donc, quelque soit notre foi et notre manière de prier le Seigneur, que nous ayons ou non la même confession que ces professeurs, car parmi leurs élèves se trouvent sûrement certains de nos coreligionnaires, pour que Dieu, quelque soit le nom que nous lui donnions, continue de favoriser la réussite de cette belle initiative et de toutes celles de la même eau, au Bardaran comme ailleurs.