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Posté : mer. juin 10, 2015 3:29 pm
par Alexei
Novi Pesak !

L'Union du Jeekim : complice du génocide christädtois
30 Avril 2027

[img]http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://croatia.org/crown/content_images/spirituality/vanka/vanka1.jpg&sa=X&ved=0CAkQ8wdqFQoTCOnlrZGyhcYCFUEQFAodDSwAWw&usg=AFQjCNFNYQkPPRWsL_XLNQMIFuW0a16nlg[/img]

Depuis quelques semaines, maintenant, la mitraille et les sabres fauchent les chrétiens et les "anarchistes" (une désignation vague regroupant tous les ennemis politiques, dont les communistes, du "Guide Suprême") de la Confédération du Valaryan, Etat jeekimois dirigé par une clique militariste opportuniste, en contraste avec ses voisins se faisant les "chantres de la démocratie et de la liberté" contre le peuple yougoslave notamment. Cependant, aucune réaction officielle de l'Union du Jeekim n'a pour l'heure été dévoilée, démontrant une complaisance toute bourgeoise à l'égard du régime valaryan.

Et pour cause ; dans son dessein ultra-libéral de destruction du communisme et du culte catholique, l'Union du Jeekim, guidée par le Liethuviska "minarchiste" et la Sébaldie décadente, s'est récemment trouvée, en la Confédération du Valaryan, petit Etat fasciste et autocratique revendiquant la souveraineté sur plusieurs de ses voisins -excepté le Liethuviska- s'étant distingué, dès son ouverture sur la scène internationale, par des massacres répétés sur les chrétiens et les communistes. Ce phénomène progressant depuis l'accession au pouvoir d'un nouveau Guide suprême, Meyer Göteburg, ne cachant point le génocide ethnique et culturel en cours, les chrétiens étant appelé à quitter leurs maisons pour émigrer dans des "contrées plus sûres". Cela, après de véritables boucheries à l'arme blanche, faussement attribués aux "anarchistes", dont la définition est bien vague.

"Face à cela, le Grand Parti des Travailleurs, l'AFPJ, de Pesak se range derrière le clergé catholique de l'archipel appelant à la fin des persécutions et à la destitution des persécuteurs militaristes, anti-populaires, du Valaryan qui ne sont que les suppôts des technocrates et des capitalisant de l'Union du Jeekim impérialiste", a déclaré Aleksandra Tuzla, membre pésakienne du Bureau Politique de l'AFPJ. La population chrétienne catholique de Pesak, en plein essor depuis le rétablissement de la liberté de culte, s'est vue renforcée par le soutien des orthodoxes, condamnant également les événements au Valaryan et changeant radicalement le point de vue sur l'Union du Jeekim ; "avec les communistes, nous avons au moins le droit de croire en Dieu", ont même affirmé certains anciens partisans d'une UdJ désormais démasquée.

Si aucune déclaration officielle n'a émanée d'Ophrone ou, à l'échelle locale, de Kalup, il est clair que le peuple yougoslave tout entier fait bloc derrière les chrétiens et communistes persécutés au Jeekim, en toute complicité avec la criminelle et anti-kirépienne Union du Jeekim, qui montre une fois de plus son machiavélisme et le vrai visage des psychopathes au pouvoir dans ses Républiques bananières. Pour l'heure, le clergé de Kalup a annoncé que les catholiques persécutés du Valaryan pourraient trouver asile et réconfort dans les îles pésakiennes, de même que les opposants politiques à la dictature anti-populaire fasciste.

Posté : jeu. juil. 09, 2015 3:27 pm
par Alexei
Novi Pesak !

Les gardes rouges de Kalup renversent Aleksandar Aksentijević
28 Juillet 2027

[img]http://kurir.mk/en/wp-content/uploads/ivanovsertifikat-480x266.jpg[/img]

Alors que le Kirep et Metenica s'enflammaient dans une prolongation de la Troisième Révolution, seules Valjevo et Surdup sont restées calmes, malgré plusieurs signes de ralliement au mouvement des gardes rouges d'outre-Carù, rapidement étouffés par la police pésakienne pour des raisons obscures.

Cependant, avec le temps, la vérité semble se dessiner de plus en plus et beaucoup accusent Aleksandar Aksentijević, président de l'Assemblée du Peuple de Pesak, d'être un "todorien", ce qui peut être le cas vue son appartenance à l'aile droite du Parti. De surcroît, le leader de la République semi-autonome a applaudi l'arrivée au pouvoir de Vladislav Todor, désormais sous les verrous, et s'est montré très admiratif de certaines mesures, pourtant rejetées par le peuple, qu'il a "pesakiffiée", telle que la mise en place d'un patron (officiellement "délégué ouvrier") dans les coopératives et les entreprises étatiques, et jusque dans les kolrovanje, les fermes collectives, où il a poussé le zèle jusqu'à encourager une discussion des prix des denrées alimentaires qui aurait pu être fatale pour l'archipel si cela avait été le cas.

Un mois n'aura ainsi pas suffit à Vladislav Todor pour mettre à bas la Révolution populaire kirépienne, de même pour Aleksandar Aksentijević. La seule différence est que Vladislav Todor a aujourd'hui été évincé par les gardes rouges et le peuple, tandis que le second est toujours au pouvoir. Ceci du fait qu'il ait, de jure, prêté allégeance au CNR, ce qui n'est pas le cas de facto puisque le Président de l'Assemblée du Peuple met en oeuvre ses ordres à reculons, n'ayant pas purgé le Parti local comme il lui a été demandé par le camarade Nikita en personne, et comme Haxhi Nishani l'a fait rapidement à Metenica.

Devant cet immobilisme ou ces provocations, les gardes rouges de Kalup, s'étant formé discrètement, ont décidé d'entrer en contestation ouverte avec "le dernier des droitistes" exerçant encore une fonction officielle. Ce-dernier, retranché dans sa résidence de fonction, a même demandé aux unités pésakiennes de l'Armée populaire d'ouvrir le feu sur les étudiants déterminés, en vain puisque la troupe est restée fidèle à Ophrone et à sa fraîche révolution réellement prolétarienne qui, à bien des égards, intrigue les Pésakiens ; "et si les Kirépiens n'étaient en fait pas des monstres comme on nous l'a si souvent dit ?".

Finalement, Aleksandar Aksentijević a abdiqué et a présenté sa démission pour "des raisons de santé", annonçant de cette manière la réussite de la "Petite Révolution Prolétarienne pésakienne" qui aura eu raison de la corruption au sein de la branche locale de l'ex-AFPJ, devenant le Parti des Travailleurs de Pesak, qui s'est d'elle-même coupée par la fuite de ses cadres au Jeekim.

Posté : mar. juil. 21, 2015 2:38 pm
par Alexei
Novi Pesak !

Aleksandra Tuzla élue à la tête du gouvernement semi-autonome de Pesak
03 Septembre 2027

[img]http://www.timer.ge/wp-content/uploads/2015/07/interviu-women_gaidar.jpg[/img]

Entrée il y a un an de cela dans le Politbiro du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, réélue dans celui du Parti des Travailleurs du Kirep, Commissaire aux Affaires Etrangères, la camarade Aleksandra Tuzla continue sa montée en puissance en venant d'être élue à la tête du Conseil d'Etat semi-autonome de la République Prolétarienne Démocratique Populaire de Pesak, par l'Assemblée prolétarienne de celle-ci.

Gakiste convaincue et alliée de Marko Vujin et de Roman Takjedin, notamment, dans l'aile gauche du Parti, Aleksandra Tuzla ne cesse, depuis un an, de grimper les échelons de la République Prolétarienne, se démarquant par un travail honorable et une intelligence politique hors norme, culminant avec sa nomination aux Affaires Etrangères dans le Comité national révolutionnaire. Sa victoire à Pesak est ainsi peu surprenante compte tenu de son excellent bilan.

"Je jure de servir la République Prolétarienne Démocratique Populaire et Semi-Autonome de Pesak, la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep, sa Constitution, le socialisme et le peuple de Pesak, de Devetak à Kalup", a-t-elle déclarée lors de son investiture. Celle-ci a été marquée par la présence de Marko Vujin, secrétaire-général du Parti des Travailleurs du Kirep, fraîchement élu, et de Haxhi Nishani, président du Conseil d'Etat autonome de la République Prolétarienne Démocratique Populaire et Autonome de Metenica, alors que des tensions latentes existent entre les trois îles. C'est d'ailleurs ce problème que la toute nouvelle présidente du Conseil d'Etat semi-autonome a promis d'attaquer en priorité, n'excluant toutefois pas la séparation de jure, existant déjà de facto, entre la Metenica illyrienne et le Pesak yougoslave, "si telle est la volonté du peuple".

Les problèmes sociaux et économiques seront également mis en avant par la nouvelle femme forte de Kalup, constatant toujours des maux récurrents à l'intérieur des îles, notamment provoqués par la fin de l'exportation de tabac au Raksasa il y a maintenant deux ans et qui ont des conséquences indéniables sur l'économie locale du premier fournisseur de tabac au monde. Le plan triennal de 2028 devrait y remédier, selon la camarade Tuzla.

Ensuite, c'est le chapitre sécuritaire qui sera mis en avant, avec la constitution de nouveaux bataillons pésakiens au sein de l'Armée populaire du Kirep. Avant tout face à la menace de l'Union du Jeekim, de l'Empire du Raksasa et de la Tcherkessie fasciste, soupçonnée lorgnée sur la Kletssie de longue date, mais aussi du terrorisme de la Main Noire et de la piraterie. "Nous devons nous rendre compte que notre archipel se situe dans un carrefour-clef à l'échelle du monde, nous devons avoir conscience que des Etats belliqueux, cachés derrière le terrorisme et la piraterie ou non, feront tout pour nous retirer cet atout".

Enfin, c'est l'intégration au grand-Kirep, tout en assurant la protection des particularismes propres à Pesak, qui constituera la mission de la camarade Tuzla et de l'administration semi-autonome de l'archipel.

Posté : mer. août 05, 2015 4:26 pm
par Alexei
Novi Pesak !

Des feuilles-à-rouler aux couleurs du Raksasa
15 Octobre 2027

[img]http://i.f1g.fr/media/ext/orig/www.lefigaro.fr/medias/2010/07/16/5d1f1fb0-90d8-11df-b7bc-b61878c038bc.jpg[/img]

Telle est l'initiative amusante d'une petite coopérative de Nova Varos, sur l'île de Surdup, spécialisée dans la création de papier à rouler naturel, souvent vendu avec le tabac pésakien, réputé comme le meilleur au monde.

Soupçonnés d'abord de rendre discrètement hommage à la première nuisance mondiale, les ouvriers ont vite montré que leur initiative était toute autre : "nous voulions quelque chose d'original, qui change des affiches et autres pamphlets pour exprimer notre désaccord avec la politique néoconservatrice de Jiyuan. C'est ainsi que l'idée nous est venue : pourquoi ne pas développer un papier-à-rouler arborant le drapeau du Raksasa que l'on allumerait avec un briquet aux couleurs du Kirep pour fumer le tabac pésakien sous embargo raksasan ?", questionne le camarade Predrag Dridić, représentant élu par le savet (conseil ndlr) de sa coopérative.

Devenues vite extrêmement populaires, les feuilles-à-rouler "blanches et vertes" ont connu un engouement fou dans les villes, faisant tripler les effectifs de la petite coopérative sur un archipel où le chômage n'est pas encore totalement enrayé.

Mais c'est probablement la cigarette fumée par Roman Takjedin, commissaire à la Culture et chef historique des gardes rouges, qui aura été le meilleur remerciement pour Predrag Dridić et ses camarades. Allumée pendant une réunion du Comité national révolutionnaire* [ce qui est permis au Kirep*], à l'aide du fameux briquet "bleu-blanc-rouge" ayant consumé rapidement la feuille "verte et blanche", qui aura fait grande sensation au Kirep, où elles seront prochainement vendues pour 3 dinars kirépiens (soit 1 dollar raksasan)

Une manière de dire "je fume le Raksasa" pour les Pésakiens et les Kirépiens. Devant l'étendue du succès de la coopérative, Predrag Dridić a d'ores-et-déjà annoncé que de nouveaux motifs apparaîtraient sur son papier, tels que le drapeau du Sultanat du Plarel ou le portrait d'Hirofumi Nakasone, premier-ministre d'un Empire voyant ses plans hégémoniques entravés par les autres nations et maintenant des effectifs militaires à Juvna, remettant en cause de manière totale la sécurité de la Rostovie, de la Fiémance, de la CESS et du Kirep.

S'emparant du phénomène d'autres coopératives proposent déjà d'autres produits, tel que le papier-toilette arborant les portraits des politiciens raksasans.

Posté : lun. nov. 16, 2015 5:23 pm
par Alexei
Pesak Rouge !
18 Aout 2028

Ouverture des procès de Kalup

[img]http://3.bp.blogspot.com/-_pKEe3vQi44/VXqwGagia-I/AAAAAAAA69w/aT4bMyvOBzQ/s1600/Felix-Dzerjinski.jpeg[/img]

Alors que nos camarades rostovs s'apprêtent à juger définitivement les fascistes ayant collaboré avec Terienkov il y a à peine deux ans, l'ensemble de peuple yougoslave s'apprête lui aussi à prendre sa revanche contre ces ennemis. Incarnés par Vladislav Todor -vendu aux ploutocrates de Jiyuan-, ces saboteurs du socialisme croupissent depuis plus de neuf mois dans les geôles pésakiennes sous bonne garde. Privés du superflu qui les accompagnait durant la période Todor, ces scélérats -anciennement haut-fonctionnaires- sont à la place qu'ils méritent : quatre murs, qu'ils partagent autant avec les assassins qu'avec les traîtres vendus à l'impérialisme. Cependant, cela n'est encore que temporaire, et dans leur coeur noirci par l'avidité subsiste un dernier espoir...

...un espoir (celui d'une société individualiste, cupide et anarchique) que nous tâcherons d'écraser.

Et c'est à Kalup que cela se fera. Approuvée par le Conseil Suprême du Peuple, l'ouverture des Procès de Kalup, commencera dès demain matin avec le jugement de Boris Novak, ancien Ministre des Affaires Etrangères et chef du gouvernement, ami fidèle du camarade Vliduj Gak. Amené à comparaître pour haute trahison et espionnage, ce compagnon fidèle du traître Vladislav Todor a représenté notre République Prolétarienne à l'étranger durant l'ensemble du mandat de ce-dernier. Accusé d'espionnage, il semblerait qu'il ait pris son rôle de "réformiste" (euphémisme signifiant "révisionniste") un peu trop à coeur puisque la Surigimi a établi qu'il avait transmis des informations capitales à des nations impérialistes que nous ne citerons pas. "À la vue des faits retenus contre lui, il est très fortement possible que le jury réclame sa condamnation à mort", a expliqué Jakub Podrevac, juge au parquet de Kalup qui assistera à cette série de procès qui permettra de débarrasser légalement le Kirep de la vermine révisionniste.

Et ces affaires seront l'occasion pour la Cour suprême du Peuple de la RPDPK de montrer le caractère implacable mais juste de la justice prolétarienne. En effet, pour toute la durée des procès, le procureur suprême de la République prolétarienne, chargé de représenter la partie civile, sera le camarade Lavrentije Beogradović, dynamique et réputé pour sa fidélité au socialisme et à Vliduj Gak, qu'il a toujours soutenu jusqu'après le du coup d'Etat royaliste de 2020 où il a été exclu du barreau de Pregrada par les autorités putschistes. Non-réhabilité par Franjo Tadac -qui le jugeait beaucoup trop virulent et gakiste-, il sera nommé Procureur suprême par le Conseil Suprême du Peuple lors du changement de Constitution.

Cependant, des opinions discordantes montent au Parti et au sein du Conseil Suprême du Peuple.
Nombre de représentants du peuple pensent en effet que passer les révisionnistes par les armes n'arrangera rien et pensent qu'il est toujours plus utile de combattre les idées plutôt que les hommes. Nous ne pouvons que leur donner raison, à l'instar de Marko Vujin, secrétaire-général : "il est vrai que tuer pour tuer est inutile. Cependant, nous sommes dans une situation où de prétendus socialistes ont menacé la Révolution et ont tenté de détruire tout ce que le peuple kirépien a construit. Comme disait Feliks Dzerjinski : "quatre murs pour les ennemis du peuple : c'est trois de trop". Si la position du camarade Vujin est très tranchée, celle du camarade Nikita est beaucoup plus ambiguë et sombre, d'aucun pense que le représentant du peuple kirépien graciera les futurs condamnés.

Ces-derniers auront le plaisir de voir assister à leur jugement des représentants tchoconaliens, oustriens, rostovs, fiémançais, thaliboziens et esmarkiens pour attester de la légalité des procès. Une place sera même délivrée aux journalistes raksasans désirant assister aux délibérations, afin d'inspirer les peuples des Provinces-Unies pour le jugement futur des ploutocrates belliqueux qui les gouvernent.

Posté : mer. janv. 06, 2016 4:41 pm
par Alexei
Pesak Rouge !
18 Janvier 2029

Le procès des "saboteurs"

[img]http://www.resizup.com/images/2016/01/04/simpo.jpg[/img]

Après plus de six mois interminables d'audiences mouvementées, ce que l'on appelle les "Procès de Kalup" se sont enfin achevés, refermant définitivement le livre de la décadence idéologique du Kirep. Outre Vladislav Todor, ce sont plus d'une soixantaine de membres du Comité central de l'ex-Front d'Action pour l'Unité Prolétariat, qui en ont été jugés responsables. Les peines prononcées à leur égard varient, allant de plusieurs mois de prekrad (l'équivalent kirépien du perelag) à la mort.

"Nous avons devant nous, en ce lieu, des hommes qui ont fait sciemment le choix de remettre en cause le socialisme et la Révolution. Pour eux, mais aussi pour l'ensemble du peuple kirépien, pour briser ses rêves de liberté, d'égalité, et tenter de réinstaller l'injustice dans une société qui en est débarrassée. Cette société, ils l'ont servi, de manière désintéressée ou non, ils ont contribué à la bâtir et pourtant ! Pourtant ils ont opté pour la voie de l'irresponsabilité, du cynisme et de l'égoïsme, s'imaginant probablement que s'accaparer les biens des masses leur offrirait une meilleure vie. Cela est à la fois vrai et faux ! Vrai, car en s'appropriant ce qui revient à la collectivité, ils sont sûrs d'améliorer leur petit confort. Faux, car en leur âme, ils ressentent l'immoralité de leur acte et vivent avec la crainte que leurs méfaits finissent par se savoir. Cette crainte est aujourd'hui réalité, et le courroux du Peuple s'abattra inévitablement sur leur tête". Tel fut le réquisitoire enflammé du Procureur de la République prolétarienne Démocratique Populaire du Kirep, Lavrentije Beogradović. Celui-ci a requis la peine capitale pour la moitié des conjurés, les poussant dans leurs derniers retranchements pour les pousser à honorer le serment de vérité qu'ils avaient prêté. Sa droiture extrême et son énergie lui ont rapidement fait connaître une grande popularité dans l'ensemble du pays, certains journaux lui attribuant le surnom de "Lavrentije de fer (Gvožđe Lavrentije)".
"La Justice révolutionnaire a pour mission suprême de défendre les travailleurs. Celle-ci se doit d'être intransigeante et implacable", s'est-il justifié par la suite.

Du côté des jugements, Boris Novak, Robert Prosinečki, Milorad Kosanović ont tous été condamnés à mort par les jurés, du fait qu'ils aient tous été membres du gouvernement de Vladislav Todor. Les trois derniers ont cependant bénéficié de la grâce du Conseil Suprême du Peuple, leur peine se commuant en peine de détention au prekrad à perpétuité. Ils ont également été sommés de formuler leur autocritique sur la place publique, malgré quelques insultes, les nombreux spectateurs n'ont pas commis d'actes violents à leur encontre.
Cela ne fut pas le cas de Vladislav Todor, dont l'audience fut la plus mouvementée. Ayant choisi de se défendre lui-même, il n'a pas reculé d'un pouce devant les preuves de haute trahison et de dérive contre-révolutionnaire assénées par le Procureur suprême. Cela n'aura pas empêché aux jurés de voter la mise-à-mort du traître, qui n'a cette fois-ci pas été annulée par le Vrhovsavna, à la demande d'Alexey Nikita et de Marko Vujin, craignant que Vladislav Todor ne puisse être rééduqué convenablement. Celui-ci aura tout de même formulé une vague autocritique lors de son procès, pour tenter d'amadouer les jurés. Cela n'aura, malheureusement pour lui, pas pris. Son exécution aura lieu le premier février.

Quant aux ministres les moins importants, ceux-ci ont écopé de peines plus légères, allant au maximum à 20 ans de rééducation. Néanmoins, pour les membres du Parti s'étant clandestinement enrichis durant cette période, les jurés et le procureur n'ont pas fait preuve de la même clémence, voyant cela comme un crime ultime. Ainsi, de véritables "millionnaires" tels que Tadeus Jesić ou encore Avram Davidović ont également été condamnés à mort. Les cadres de moindre importance, mais ayant profité du système connaîtront eux aussi le prekrad. Au final, seules six personnes ont été acquittées, après autocritique.

À la fin des audiences, Alexey Nikita a salué les décisions de la Justice prolétarienne et la participation des jurés. Marko Vujin, secrétaire-général du PTK, a assisté personnellement au procès de Vladislav Todor, avec d'autres Commissaires populaires et membres du Comité central. Le Parti a ainsi salué les verdicts et déclaré sobrement qu'"il en est fini de la gangrène contre-révolutionnaire au Kirep".
Néanmoins, certains membres du PTK, quelques intellectuels et des journalistes ont critiqué le caractère expéditif de ces audiences, et les peines, jugées très lourdes, prononcées. Ceux-ci ont cependant applaudi la validation des recours en grâce et n'ont ainsi pas persister dans leurs commentaires désapprobateurs.

Posté : lun. févr. 01, 2016 4:42 pm
par Alexei
Pesak Rouge !
03 Avril 2029

Le Vrhovsavna vote pour la rénovation des hôpitaux

[img]https://serbiathroughamericaneyes.files.wordpress.com/2012/01/bolnica-12.jpg?w=645[/img]

Construits dès le rattachement de l'archipel au Kirep, les hôpitaux pésakiens avaient subi une importante rénovation et s'étaient alors démultipliés, garantissant un accès au soin gratuit et légitime à toute la population. Cette dernière n'avait alors qu'un accès au soin limité, seuls les plus riches ayant le luxe de se payer un lit. Corrigée, cette situation avait pourtant été rétablie lors du retour du Royaume du Kirep puis des brefs Etats-Unis de Pesak, l'entretien et le nombre d'hôpitaux n'entrant plus dans les normes au fil des ans, en parallèle avec l'augmentation constante de la population yougoslave insulaire.

Conscients de cette situation contraignante, les divers gouvernements autonomes n'ont cependant pas disposé des fonds et du pouvoir nécessaires pour changer les choses significativement, du fait de l'instabilité politique que le pays connaissait alors (arrivée de Vladislav Todor au pouvoir, révolution interne). Il aura fallu attendre jusqu'à la semaine dernière pour que la question soit mise sur la table du Conseil des Commissaires du Peuple autonome, puis du Conseil Suprême du Peuple de Kalup.

Sulejman Ugljanin, commissaire populaire à la Santé a ainsi dénoncé une situation intolérable dans un Etat socialiste et démocratique, et a demandé à ce que des fonds soient débloqués pour rénover les édifices hospitaliers de tout l'archipel, tout en faisant entendre la voix des prolétaires habitant dans les endroits les plus reculés (l'île de Surdup et une partie de Metenica en particulier). Celui-ci a même fait venir devant l'assemblée des Pésakiens s'étant vus refusés à l'hôpital par manque de place, afin de souligner son propos.

Quelques heures plus tard, le Vrhovsavna votait un déblocage de fonds à hauteur de 10 millions de dinars kirépiens pour financer la rénovation des offices de santé et la construction d'un édifice hospitalier supplémentaire sur l'île de Surdup.
Cette mesure permettra ainsi de remettre au travail des milliers de Pésakiens, touchés par un chômage né de l'instabilité politique des dernières années.

Se penchant sur ce problème, le Savjet de Kalup envisage également l'accroissement des réseaux de transport, et la reprise des fameux "camps de bûcheronnage", mis en place par la toute première administration gakiste et ayant assuré un emploi à près de 150 000 personnes.

Posté : lun. févr. 15, 2016 6:08 pm
par Alexei
[justify][center]Pesak Rouge !

[img]http://www.resizup.com/images/2016/02/15/simpo.jpg[/img][/center]

Pesak à l'avant-garde de la "Première modernisation" !
15 Mai 2029

Pesak sera-t-il au centre de la toute première campagne du Président Nikita ?

Dans un discours à Nova Varos, ville au coeur de la forêt surdupéenne (l'île la plus au sud), le camarade Président du Conseil des Commissaires populaires a annoncé ce qu'il a qualifié de "Première modernisation", devant permettre l'émergence d'une plus grande paysannerie à Pesak et en particulier sur l'île de Surdup, la plus vaste et la plus prometteuse partie de l'archipel. Avec une immense forêt couvrant des milliers de kilomètres carrés, elle est en effet au centre du plan du camarade Nikita, en accord avec les autorités autonomes, au sein même du Plan quinquennal dont un des objectifs principaux est de relancer l'agriculture kirépienne.

Cependant, ce n'est pas la première fois que l'on tente de défricher Surdup. Cela a commencé dès le premier rattachement de l'archipel à la RPDPK dans les années 2010, où d'ambitieux camps de bûcheronnage avaient été mis en place, garantissant un travail à des centaines de milliers de Pésakiens en demande. Coûteux, mal préparé, ce projet a dû être officieusement ajourné dans les années ayant suivi. Le pouvoir politique étant instable, celui-ci n'a pu lutté contre le vol, le braconnage et l'occupation illégale de certaines terres par certains cadres-traîtres de l'AFPJ, heureusement purgés lors de la Troisième révolution.

Aujourd'hui, les terres défrichées, ou en cours de défrichage, ont littéralement été laissées à l'abandon. Certains films ayant même été tournés dans certains de ces camps. Cette situation a été souvent critiquée, tant par des organes officiels que des conseils paysans qui ont tiré la sonnette d'alarme à de multiples reprises. Le pouvoir, trop faible, ayant été réduit à faire la sourde oreille. Alexey Nikita a ainsi mis fin à ce mutisme et annoncé la reprise de ces camps ainsi que la création de zadruga (coopératives agricoles) au coeur de Surdup. Ce seraient plus de 200 000 paysans et leurs familles qui pourraient être concernés. Une annonce qui rassure les chômeurs pésakiens, mais avec des inconvénients.

Le premier est le relatif abandon de la terre de la part des Pésakiens qui s'est manifesté assez rapidement par un exode rural dans les années 2010. De plus, les personnes répondant à l'appel du camarade-leader, s'adressant aux citadins, ne sauraient pas forcément comment s'occuper de leurs nouvelles terres, sans les dégrader de surcroît. Pour remédier à cela, le Commissariat populaire à l'Agriculture a annoncé que les lopins de terres individuels, pour les paysans et leurs familles seraient entièrement gratuits si ils y restaient au minimum cinq ans. De même, dans les toutes nouvelles coopératives, des paysans kirépiens et quelques paysans pésakiens "professionnels" seront chargés de former leurs camarades à travailler la terre, sans dégrader les sols.

Des experts ont également annoncé que l'installation de 200 000 familles paysannes nécessiteraient des moyens gigantesques : dans leur rattachement aux réseaux de communication, l'éducation des enfants, etc. C'est ainsi que Milutin Mrkonjić, Commissaire populaire à l'Agriculture a ainsi envisagé, dans une lettre, de pousser plus loin que dans la simple installation de coopératives et a appelé à mettre en place de véritables "Communes agricoles autonomes", avec des écoles, des boutiques des dispensaires, et même une police assurée par les habitants. Un projet novateur proposé originellement par Vliduj Gak, souhaitant abattre la barrière entre les villes et les campagnes, "symbole de l'ancien monde".
Il est donc certain que le camarade Nikita ne sera pas insensible à cette suggestion.

Le lancement de cette campagne ambitieuse, au sein même du plan quinquennal, fait jaser des deux côtés de Carù et livre une nouvelle facette du camarade Président du Conseil des Commissaires populaires, jusque là très discret. Il est sûr que ce plan dit de "première modernisation" n'est que le début, comme son nom l'indique, d'un projet encore plus ambitieux sur lequel il est resté très vague.

Le succès de cette campagne semble toutefois déjà se manifester, des milliers de familles ayant déjà demandé leur place dans les nouvelles zadruga. Cela, amplifié par un important travail d'agit-prop. De la part des autorités, et des gardes rouges locaux.[/justify]

Posté : ven. avr. 22, 2016 9:46 am
par Alexei
[justify][center]Pesak Rouge ![/center]

[img]http://blog.kievukraine.info/uploaded_images/5898-732582.jpg[/img]

Les soldats pésakiens se réunissent dans des conseils !
05 Décembre 2029

Après leur création il y a de cela quatre ans, les brigades autonomes pésakiennes de l'Armée populaire du Kirep ont enfin adopté la doctrine militaire gakiste : prévoyant l'union des soldats dans des conseils (savjet) afin que ceux-ci puissent élire leurs élus, débattre, etc.
Une victoire significative pour les gakistes de l'archipel, dont l'image a été ébranlée à de nombreuses reprises tant par l'infâme Bogoljub II que Franjo Tadac, qui triomphent ainsi face à la vieille garde tadaquiste, majoritaire et souhaitant que l'Armée reste purement professionnelle.

C'est une situation déjà effective que vient d'officialiser l'Assemblée nationale populaire de Pesak. En effet, cela faisait un an, voir deux que certaines unités de l'Armée autonome de Pesak avait déjà adopté le système conseilliste, comme en témoigne le camarade-caporal Dimitar Kristofić, soldat du 32ème bataillon d'infanterie de marine de Kalup. "Malgré les protestations de l'état-major et de nos supérieurs, nous avons décidé de former notre conseil un 22 octobre. Nous n'étions que sept camarades au début, les officiers de l'époque nous menaçaient même de nous faire passer à la Cour martiale. Mais très vite, c'est l'ensemble du peloton qui nous a rejoint, puis le bataillon, puis le régiment".

C'est aussi dans les coins les plus reculés de l'archipel que cette transformation s'est opérée : à Metenica, les soldats du 153ème régiment de chasseurs de montagne racontent avoir adopté ce système dès la création de leur unité, ce qui reste néanmoins difficile à prouver.

Présentant de grands avantages, le conseillisme charme de plus en plus les Pésakiens, qui dépassent le grand-frère kirépien en instaurant même des "conseils de voisins", afin de régler les problèmes entre résidents d'un même immeuble...
Néanmoins, ce système a aussi ses inconvénients : les désirs d'un groupe de citoyens pouvant s'opposer à la volonté de l'Etat du peuple tout entier, il n'est pas rare que des conflits d'intérêts éclatent entre les deux entités, voir même entre deux conseils eux-mêmes. Le risque de l'émergence d'une nouvelle dissidence politique est également aggravé par ces rassemblements très appréciés des Pésakiens, dont la plupart s'avoue séduite par les idées anarchistes.[/justify]

Posté : sam. avr. 30, 2016 7:29 pm
par Alexei
[justify]Pesak Rouge !

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Pesak à l'aube de la nouvelle année
31 Décembre 2029

Cette année, et bien plus que les précédentes, les festivités de la nouvelle année ont été spectaculaires à Kalup et dans les villes pésakiennes.
Feux d'artifice, banquet géant sur les places publiques, où le Malvazija -solide vin blanc typiquement pésakien- coule à flot, et même une série de concerts à Kalup : les Yougoslaves insulaires semblent plus que jamais déterminés à s'amuser et à célébrer, tous ensemble, le passage à une nouvelle décennie. Celle-ci, malgré la hausse de la tension internationale en ce mois de décembre, sera bonne et prometteuse comme l'espèrent les Kalupiens, réputés pour leur optimisme et leur confiance en l'avenir.

Celle-ci a néanmoins souvent été justifiée : depuis le rattachement de l'archipel au Kirep, jamais de telles festivités populaires n'avaient été organisées. Les habitants les plus âgés racontent en riant que, ils durent s'éclairer à la bougie lors du passage à l'année 2022, tellement les autorités indépendantes ne s'étaient pas préparées à ce que les réseaux électriques soient surchargés. Mais ce soir, de Devetak jusqu'à Metenica, les plombs tiennent et la fête s'invite même dans les coopératives où l'on réveillonne tous ensemble. Car oui, "la nouvelle année 2030 sera l'année de la fraternité entre tous les peuples de l'archipel", comme l'a décrété Dimitar Jovka, président de l'Assemblée nationale populaire de Pesak.

Prenant au pied de la lettre la phrase du camarade Jovka, les Pésakiens n'ont pas manqué de partager des photos d'eux avec des amis venant d'une autre île, ou encore de couples "mixtes" : une Méténicienne avec un Valjevien, ou un Devetakien avec une Surdupienne, etc. Cela pour montrer leur unité, un an après les violences inter-ethniques qui avaient secoué Kalup et Metenica. Outre l'unité au sein de l'archipel, c'est aussi l'unité avec les Kirépiens continentaux qui a été mise en avant, rappelant que chaque Yougoslave avait au moins un cousin ou une soeur, soit à Kalup soit à Ophrone. Cela s'est matérialisé par un court défilé citoyen : chacun portant le drapeau de l'autre en guise de fraternité, proclamant "Nous sommes du même peuple !". "Mais cela, les soi-disant démocrates du Jeekim ne veulent pas le voir. Avant, j'étais favorable à l'indépendance, puis j'ai rapidement compris que séparés nous étions faibles et à la merci du Raksasa et de l'Union du Jeekim", témoigne Alenka, une mère pésakienne de Makarska.

"Lorsque les soldats kirépiens sont arrivés, nous n'avons pu nous empêcher de les embrasser, malgré les consignes données [...]. C'est lorsque l'on voit les multinationales s'implanter, le chômage décoller, les banques ouvrir et notre langue être remplacé par l'adélien que l'on se rend compte qui nous aimons vraiment. Nous, c'est le Kirep", a-t-elle déclaré.
Cette solidarité s'exprime en particulier dans l'adversité : condamnée par l'ensemble des Etat-bourgeois pour son action contre le fascisme varlovien, la nation yougoslave peut toujours compter sur son peuple. Les Kirépiens insulaires, écoeurés par l'attitude des "démocraties" du Jeekim soutenant un régime fasciste et génocidaire, ont décidé de faire bloc derrière Ophrone. Comble de l'ironie, la Fédération anarchiste libre de Pesak, pourtant un groupe indépendantiste, a même condamné le fait que la Sébaldie pactise avec le régime d'Alcevic.

Une situation de crise qui touche directement l'archipel : une partie des marins mobilisés pour sécuriser le détroit sont Pésakiens. Celui-ci reste en première ligne, les ports demeurent en alerte vingt-quatre heures sur vingt-quatre et les bataillons autonomes ont multiplié leurs entraînements.
De simples mesures de précaution : troisième puissance militaire du monde, le Kirep n'a pas à craindre pour ses frontières ou son peuple, c'est pourquoi les Pésakiens continuent de fêter la nouvelle année avec le sourire, certains que la paix reviendra pour les peuples jeekimois, débarrassés des fascistes et des criminels les gouvernant...[/justify]