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Posté : ven. juin 03, 2011 8:45 pm
par Vliduj Gak
<center>Aux quatre coins du pays</center>

Sondage mené par une association citoyenne apolitique d'Ophrone
Concernant la popularité du gouvernement

Catégories sociales :

- Ouvriers non qualifiés, ouvriers spécialisés, contremaîtres : 79%
- Employés, travailleurs : 87%
- Instituteurs, professeurs, éducateurs, travailleurs sociaux : 94%
- Agriculteurs : 88%
- Artisans, commerçants : 27%
- Retraités : 57%

Classes d'âge :

- 15-25 ans : 81%
- 26-35 ans : 74%
- 36-50 ans : 67%
- 51-65 ans : 55%
- 66 ans et plus : 69%

Opinions politiques :

Ultra-gauche (maoïsme, conseillisme) : 52%
Extrême-gauche (trotskysme, marxisme léninisme "classique") : 7%
Gauche (Social-démocratie) : 9%
Droite (libéralisme, conservatisme) : 11%
Extrême-droite (ultra-conservatisme, traditionnalisme, monarchisme) : 17%
Ultra-droite (ultra-nationalisme, nazisme, fascisme) : 4%

Posté : dim. nov. 13, 2011 9:57 am
par Vliduj Gak
Missiles ballistiques kirepiens


Soko I
[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/40/Df-21d-on-the-highway.jpg[/img]

Poids : 14,7 tonnes
Longueur : 10,7 mètres
Charges capables : Nucléaire (250/500 kilotonnes), Chimique et Conventionnelle
Portée : 1 600 km
Prix de construction : 2 100 000 €
Mise en service : 2016

La production expérimentale de Soko I a commencé en 2009, à partir au début de modèles Scud rostovs.

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Soko II
[img]http://www.defencetalk.com/pictures/data/3045/medium/Shaheen-2%20at%2023rd%20march%20parade.JPG[/img]

Poids : 25 tonnes
Longueur : 17,5 mètres
Charges capables : Nucléaire (500 kilotonnes), Chimique et Conventionnelle
Portée : 3 200 km
Prix de construction : 6 700 000 €
Mise en service : 2016

Le Soko II, dont la production expérimentale a commencé en 2014. Le Kirep se réserve le droit de procéder à des essais à répétition au sein de sa Zone Economique Exclusive ainsi que de celle de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire de Cabalie afin de tester sa fiabilité.
Avec le développement par le Kirep de la technologie satellitaire, les ingénieurs estiment qu'ils seront en mesure de permettre au missile Soko II de modifier sa trajectoire au cours de sa descente vers sa cible finale, et d'ainsi contourner les systèmes ballistiques anti-missiles existant.

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L'arme ballistique kirepienne est développée dans un cadre strictement défensif. Elle équipera des charges conventionnelles, chimiques, et, dès le début de l'année 2017, nucléaires.
Les sites de lancement appropriés ont été bâtis en coopération avec l'Eran durant l'année 2015, et désormais entièrement contrôlés et maîtrisés par les ingénieurs et les militaires kirepiens. La production en série commencera dès le second trimestre de l'année 2016.

L'arme stratégique kirepienne de dissuasion est déployée à titre uniquement défensif, et ne sera utilisée qu'à titre de protection contre une éventuelle invasion du territoire kirepien ou d'un état directement adjacent à notre Etat par un état tiers. L'Etat Major Kirepien est parti du constat qu'aucune puissance étrangère, quelle que soit sa proximité idéologique, ne sera en mesure d'assurer pleinement notre sécurité militaire contre une opération de grande envergure menée à notre encontre par une nation hostile.

7 bases sont ainsi déployées, contenant chacune un nombre fixe de missiles :

- Base stratégique de Novigrad, assurant la sécurité de la zone Est
- Base stratégique de Dolneni, assurant la sécurité de la zone Ouest
- Base stratégique de Valadskie, assurant la sécurité de la zone Nord
- Base stratégique de Varvarin, assurant la sécurité de la zone Sud
- Base stratégique du Metenica Méridional, assurant la sécurité de la zone Pesak-Sud
- Base stratégique de Rucka, assurant la sécurité de la zone Pesak-Est
- Base stratégique de Buzetgrad, assurant la sécurité de la zone Pesak-Ouest

Le Kirep possède déjà 1 034 missiles à moyenne portée, fournis par l'Eran (200) et la Rostovie (834) au cours de l'année 2015. Il est prévu de les adapter aux lanceurs des Soko afin d'uniformiser les capacités de lancement ballistiques d'ici la fin de l'année 2016.

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L'Armée Populaire du Kirep prévoit de se doter d'ici les prochaines années d'un modèle Soko III, d'une portée effective de 5 000 km.

Posté : jeu. août 01, 2013 12:28 pm
par Vliduj Gak
Ophrone, 2 octobre 2021

Le journal Kirep Rouge ne paraîtra pas ce 2 octobre, d'ailleurs ne paraîtra plus.
Après s'être apprêté, dans un souci de neutralité dans les évènements qui secouent le Kirep, à publier des informations concernant le début de manifestations aux Pesak, certains troubles en Tcherkessie et au Valacida, et à retransmettre la lettre du monarque kirepien en exil, un centre d'impression du journal située à Ophrone a été violemment prise d'assaut par des membres de la Police Autonome qui l'ont saccagée, et, au terme du jugement d'un tribunal révolutionnaire, ont mis à mort les 14 ouvriers imprimeurs qui constituaient l'équipe, avant de hisser les drapeaux du Kirep communiste.

Vite submergés par des manifestants avertis, les membres des forces de l'ordre ont dû se replier, non sans certains combats qui auraient causé la mort d'une vingtaine de manifestants.

Par solidarité avec les ouvriers et les manifestants décédés, les salles de rédaction du journal "Kirep Rouge !" se sont accordées pour ne pas distribuer l'édition d'aujourd'hui, en signe de protestation contre les agissements du gouvernement, et ont décidé de se démarquer officiellement de ce dernier (ce journal étant alors jusqu'à présent l'organe officiel du SZAP -Parti pour l'Autonomie du Prolétariat-, le parti unique au pouvoir).

Le discours du roi est néanmoins retransmis dans tout le Kirep par des manifestants de l'Union pour le Réveil National, qui se pose de plus en plus comme le principal représentant de l'insurrection kirepienne, au travers d'émetteurs radios réquisitionnés, et profitant de la faible audience des radios officielles.

La direction nationale de la rédaction du journal a alors décidé de mettre un terme à l'édition du journal, pour une nouvelle ligne éditoriale, politiquement neutre, et qui serait à même de représenter réellement l'opinion publique kirepienne, indépendamment des influences idéologiques, laissant espérer la naissance de nouveaux journaux au Kirep, et d'une presse d'opinions plus libre.
Ainsi, ce nouveau journal, publié dès le 3 octobre 2021 prendra le titre "neutre" de Nâsa Kirep (Notre Kirep), et sera disponible au même prix, aussi bien en édition latine qu'en édition cyrillique (Kirep Rouge ! n'étant tiré qu'en cyrillique), afin de permettre une diffusion plus vaste notamment dans les régions ayant conservé l'usage de l'alphabet latin pour le kirepien (Pesak, Kardjali).

Posté : dim. août 04, 2013 8:27 am
par Vliduj Gak
Les plaisanteries les plus courtes

Contrairement à la rumeur, Vliduj Gak n'était pas à Provjilski, sous l'égide de l'armée en laquelle il n'avait plus foi. Il s'était réfugié à Pregrada, dans le siège local du parti, dernière ville encore à l'abri des heurts et des combats, son fief, d'où il pilotait ce qui lui restait de pouvoir dans ce chaos, à savoir la police, son parti, quelques régions militaires qui répondaient encore.

Au début de la manifestation, il avait reçu à Ophrone une pléthore de généraux qui constituaient l'essentiel du commandement de l'armée kirepienne, et qui lui avaient affirmé leur refus de prendre part à la répression des insurgés, estimant selon eux que l'intérêt des forces kirepiennes était de rester neutre.
En résumé : le régime socialiste devait tomber le plus vite possible, car tel était l'intérêt de l'armée.

Gak avait toujours tenu l'armée responsable de l'indépendance du Pesak, l'armée, la sécurité militaire, tous avaient laissé filé ce qui constituait selon lui bien plus qu'une simple conquête : la clé de la puissance kirepienne dans la région, son principal atout économique.
La chute du Pesak était le début d'un cycle qui allait amener irrémédiablement à la chute du régime kirepien, du SZAP, du socialisme au Kirep, tout était prévu dès la proclamation de leur indépendance.
Reprendre le pays par la force ? L'expérience avait montré qu'on imposait pas ainsi le socialisme. Par la force des idées ? Impossible, aujourd'hui que le Pesak était aux mains de puissances étrangères plus organisées que nous.

Cette impasse avait entraîné le déclin économique du Kirep, la crise, l'inflation, tout découlait de la perte du Pesak, tout.
De là, les manifestations ont commencé, plus tard que Gak ne s'en serait douté.

Devant lui s'étalaient une dizaine de communiques, télégrammes, compte-rendus venus d'Ophron, datant de deux semaines et témoignant de la situation là-bas. Depuis, il avait ordonné de ne plus recevoir de courrier, craignant de n'être tracé par l'armée, et gèrait les affaires exclusivement par téléphone.

Il recevait quarante, cinquante coups de téléphone par jour, peut-être plus, venus de miliciens fanatiques, de partisans zélés qu'il avait eu le tort de considérer comme les meilleurs garants de son régime. Perdu, il donnait des ordres et des consignes abstraits, imaginant ses unités sur l'atlas qu'il avait à son mur, une division en valant à ses yeux une autre.
Souvent, confus, il se trompait dans ses ordres, envoyant à Ophrone une consigne destinée à Vinodolski, et à Vinodolski une consigne destinée à Koman.

Koman, justement, venait de "tomber" aux mains des manifestants. La chute du régime n'était plus qu'une question de semaines si il ne faisait rien.
Dans son entourage, personne ne songeait à sa démission, seul lui semblait encore lucide sur la situation.


Vliduj Gak : Il faut arrêter cela, c'est sans issue. Ils veulent ma démission ? Ils l'auront, je n'ai plus les moyens de les en empêcher désormais.

Boris Mariknovic : Comment camarade ? Avec des milliers d'unité dans la bataille ? Nous pouvons encore relever ce pays. Pregrada en sera le berceau, il suffit de lever encore des milices, de rallier les dernières régions militaires loyales, c'est possible, nous pouvons encore nous battre.

Vliduj Gak : A quoi bon ? Nous tiendrions quoi ? 2 mois ? 6 mois ? 10 ans ? Ils vaincront, ce pays ne mérite pas une guerre civile pour mes échecs de politique intérieure.

Boris Mariknovic : Il en méritait bien une, il y a 20 ans.

Vliduj Gak : Ce n'était pas le même pays, camarade. Nous n'avions pas le potentiel ni le niveau de développement que nous avons maintenant. Partir en guerre aujourd'hui, c'est partir contre l'armée, donc former une guérilla, revenir au terrorisme, et finalement faire revenir le Kirep vingt ou trente ans en arrière, anéantir tous mes, nos efforts. En tant que chef d'état du Kirep, je vois l'intérêt du Kirep comme au dessus des intérêts du parti. Il faut en préserver l'unité. J'ai été incapable de maintenir notre main-mise sur le Pesak, l'Histoire retiendra mon échec, mais je ne veux pas qu'on me retienne comme celui qui aura fait entièrement exploser le Kirep. Le meilleur moyen de préserver le communisme, actuellement, c'est la chute du régime communiste.

En cas de guerre, tout sera dévasté, les moyens militaires du Kirep sont immenses comparés à ceux dont nous disposions en 1991, ce serait une destruction sans commune mesure.

Boris Mariknovic : Où irez vous ?

Vliduj Gak : Nul part, je resterais ici, à Pregrada, je ne quitterais pas le Kirep, j'ai bon espoir qu'on me laisse y vivre.

Le combiné sonnait, il n'y répondit pas.

L'armée n'attend de toute façon que le chaos le plus total pour décréter un coup d'état militaire. Je ne le supporterais pas, mieux vaut démissionner maintenant, tant qu'il est encore temps.

Markinovic fit un bref signe d'acquiesçement, et bon gré mal gré, demanda :

Boris Markinovic : Comment comptez vous faire ça ?

Vliduj Gak : J'enverrais un message à l'armée ce soir. Et je signifierais ma démission au peuple par voie radiophonique. La radio locale a des émetteurs assez puissant pour cela, faites arranger cela, le temps que je prépare mes derniers mots.

L'homme refit le même signe, s'esquiva, et quitta la pièce.
Gak lui était reconnaissant de ne pas lui avoir demandé s'il comptait encore jouer en politique après cela. Evidemment non.
A 67 ans ? Il resterait ici pour y vieillir, écrire peut être ? Puis, dans dix ans, les journaux viendront, à l'article de la mort, lui soutirer son dernier ressenti sur l'état du Kirep, sur le socialisme, sur les guerres qui déchireront encore le monde.
Les guerres ? Que le sol kirepien ne les connaisse pas, c'est tout ce qui compte.

Posté : mar. août 06, 2013 5:22 pm
par Vliduj Gak
Réunification

Le Kirep vient proposer au Pesak les éventuelles conditions de la réunification des deux régions, sous l'égide d'un "Royaume du Kirep" unifié.

La chute du régime de Vliduj Gak et la fin officielle de la République Prolétarienne Démocratique et Populaire du Kirep ont ouvert grandes les portes à une union totale des deux entités politiques.
La pression exercée par les manifestants pesakiens sur leur gouvernement, et le fait qu'une majorité d'entre eux soit désormais ouvertement favorable à une union avec un Kirep démocratique permettent au futur régime de penser que le moment est venu de proposer enfin officiellement cette fusion.

Le climat international aident les kirepiens des deux côtés de l'océan à se sentir unis dans l'adversité, quand le monde cherche aujourd'hui à mettre un coup de frein à la Main Noire située à quelques centaines de kilomètres du futur Etat, et dont des antennes sont peut-être mêmes déjà prévues -voire implantées- au Pesak à travers la base de Metenica et le cosmodrome de Devetak.

<center>[img]http://img15.hostingpics.net/pics/88126078914447897.png[/img]</center>

[quote]Traité de réunification

- Les Etats-Unis du Pesak et le Kirep reconnaissent Bogoljub II comme leur souverain légitime.
- Les Etats du Pesak et le Kirep reconnaissent la présente constitution comme leur constitution légitime.
- Les anciennes constitutions ne pourront servir de référent en cas de vide juridique créé par le nouvel Etat. Une nouvelle législation devra nécessairement être instaurée officiellement par l'Assemblée du Peuple prochainement élue, fût-elle identique trait pour trait à la précédente, afin de bien marquer une rupture avec le passé communiste du Kirep.
- L'Armée kirepienne et l'Armée pesakienne seront réunifiées. Elles se garantissent leur sécurité mutuelle durant la période de transition, jusqu'à la réorganisation des troupes. [/quote]


[quote]Constitution du Royaume du Kirep

A) Des dispositions politiques

Article 1
Le Kirep prend le nom officiel et unique de Royaume du Kirep. C'est une monarchie héréditaire et constitutionnelle. A la mort du roi du Kirep, le descendant direct mâle le plus âgé. A défaut d'héritier mâle, héritent, dans par ordre de légitimité : le frère le plus âgé, le neveu le plus âgé, le cousin germain paternel le plus âgé, le cousin paternel au second degré le plus âgé, puis les autres cousins paternels par degré de parenté, puis par âge.
Si aucun homme n'existe dans la lignée paternelle, héritent de la même façon les mâles de la famille maternelle.
Lorsque le roi meurt, et que sa femme est reconnue enceinte par trois médecins agréés par le Conseil National Kirepien, la régence doit être assurée suivant les dispositions établies de la même façon que si l'enfant était né.

Article 2
Le territoire du Royaume du Kirep est indivisible. Il ne peut être cédé. Il ne peut être diminué.

Article 3
Les symboles du Royaume du Kirep sont : les armoiries, l'hymne, le drapeau.
Les armoiries représentent le soleil se levant sur le Kirep, encerclé de deux épis de blés et surmontant une montagne et un fleuve.
L'hymne est
Le drapeau est tricolore, avec comme couleurs, de haut en bas, le bleu, le blanc et le vert. Y sont placées les armoiries dans un écu, démunies des épis de blés.

Article 4
La langue officielle de l'Etat est le kirepien.

Article 5
Le Royaume du Kirep est laïc, il subventionne les principaux cultes sur décision de ses dirigeants.

Article 6
Les kirepiens sont les ressortissants du Royaume du Kirep.

Article 7
Le territoire est divisé en régions, les régions en podelis, les podelis en arrondissements et les arrondissements en communes.
Les trois régions qui composent le royaume du Kirep sont le Kardjali, le petit Kirep et le Pesak. Ils sont désignés à l'international par les coordonnées C56, C63 et B24 dans leur intégralité.

Article 8
La capitale du Royaume du Kirep est Ophrone.

B) Des dispositions individuelles

Article 9
Les kirepiens jouissent de la liberté de conscience, de la liberté d'expression, de la liberté de réunion, de la liberté d'association, de la liberté d'enseignement.

Article 10
Tous les kirepiens sont égaux devant la loi.

Article 11
En dehors de la personne du roi, nul ne peut bénéficier d'un quelconque titre de noblesse.

Article 12
Nul kirepien ne peut être jugé par un tribunal non reconnu.

Article 13
La peine de mort est abolie pour tous les crimes. La peine maximale autorisée est la réclusion à perpétuité incompressible.

Article 14
La propriété des kirepiens est inviolable. Nul ne peut être contraint à céder à l'Etat une part de ses biens sans rétribution.

Article 15
La liberté d'opinion est absolue, tant qu'elle ne porte pas atteinte à l'intégrité de l'Etat et du peuple kirepien.

Article 16
Nul kirepien ne peut se prévaloir d'une opinion politique ou religieuse légitimant la non participation aux services de l'Etat (Service militaire, juré).

Article 17
La presse est libre. La censure est interdite, sauf en temps de guerre.
L'ouverture des lettres et la violation de domicile sont interdites, sauf en temps de guerre ou dans le cadre d'une enquête criminelle.
Néanmoins, des délits d'opinion existent : diffamation, trouble à l'ordre public, outrage, divulgation de secrets d'Etat, propos racistes ou incitant au crime. Dans ce cas, l'auteur est tenu responsable de ses propos.
S'il est inconnu, ou s'il ne réside pas au Kirep, sont responsables, dans l'ordre : le rédacteur, l'imprimeur puis le distributeur.

Article 18
La liberté de religion est totale.
L'Eglise Orthodoxe Kirepienne, la Primatie catholique du Kirep et l'Islam sunnite au Kirep sont les seules religions subventionnées par l'Etat.

Article 19
Le port d'armes est strictement interdit au Kirep.

Article 20
Les résidents kirepiens à l'étranger sont tenus de payer leurs impôts au Kirep, en dépit de leur lieu de villégiature.

Article 21
Chaque citoyen kirepien se doit d'effectuer un service militaire de 3 mois avant ses 25 ans révolus. Aucune dispense ne peut être accordée.
La majorité est fixée à 21 ans révolus.

C) Du droit de la nationalité

Article 22
La nationalité d'origine comprend l'ensemble des personnes ayant bénéficié de la nationalité kirepienne depuis leur naissance, même si les conditions relatives à cette nationalité n'ont été établies que plus tard.

Article 23
Bénéficient de la nationalité d'origine :
- Les individus dont le père et le grand-père paternel sont kirepiens.
- Les individus nés au Kirep de parents inconnus.
- Les individus nés au Kirep de mère kirepienne, de grand-père maternel kirepien et de père inconnu.
- L'enfant trouvé au Kirep, tant que son lieu de naissance et sa filiation ne sont pas établis.

Article 24
La naturalisation est possible sur demande manuscrite de l'individu non-kirepien résident au Kirep auprès des autorités régionales de son lieu de résidence.

Article 25
Pour être naturalisé, l'individu doit justifier de :
- 5 années de résidence au Kirep, dont 4 consécutives.
- Un niveau de langue kirepienne courant, validé par le Ministère de la Culture.
- Un emploi stable ou un projet professionnel jugé viable sur le sol kirepien.

La naturalisation ne peut être accordée par mariage.

D) Des dispositions institutionnelles

Article 26
Le roi du Kirep est le Chef de l'Etat. Il délègue le pouvoir exécutif au Président du Conseil National Kirepien, le pouvoir législatif à l'Assemblée du Peuple et le pouvoir judiciaire à la Cour Suprême d'Ophrone. Il est le garant de l'autorité de l'Etat. Il donne les amnisties, dispose du droit de grâce et remet les distinctions nationales.

Article 27
Le roi du Kirep doit être majeur pour exercer ses prérogatives, sinon, le Président du Conseil National Kirepien les exercera jusqu'à sa majorité.

Article 28
Peuvent voter tous les individus de nationalité kirepienne, majeurs, et jouissant de leurs droits civils. Des dispositions sont prises pour les résidents à l'étranger. Les votes sont secrets, nul ne peut-être contraint.

Article 29
L'Assemblée du Peuple est composée de 720 membres, élus au scrutin majoritaire à un tour. Elle dispose de toutes les prérogatives pour légiférer sur le territoire du Kirep et en ce qui concerne les citoyens kirepiens. Elle est renouvelée tous les 4 ans.

Article 30
Le Conseil National Kirepien est composé de 10 membres : 4 nommés par l'Assemblée du Peuple, 4 nommés par la Cour Suprême d'Ophrone et 2 par le Roi du Kirep. Il est renouvelé tous les 4 ans. Il dispose du droit de casser les lois prononcées par l'Assemblée du Peuple.

Article 31
Le président du Conseil National Kirepien dirige les armées et possède le pouvoir exécutif. Il est élu par les membres du Conseil National Kirepien, au scrutin majoritaire. L'élection a lieu tous les 4 ans. Il n'y a pas de limite de réélection. Il nomme ses ministres et statue avec eux de la politique à suivre.

Article 32
La Cour Suprême gère l'administration des tribunaux et des cours à l'échelle nationale. Elle est composée de 16 magistrats élus par l'ensemble des magistrats d'Etat. L'élection est reconduite tous les 4 ans.

E) Des dispositions finales

Article 33
Aucun des symboles de l'Etat ne peut être modifié.

Article 34
La constitution ne peut-être modifié qu'avec l'accord manuscrit du Roi du Kirep, du Conseil National Kirepien, de la Cour Suprême et après un vote aux 2/3 de l'Assemblée du Peuple.

Article 35
La présente constitution entre immédiatement en vigueur. [/quote]

________________________________________

Vie démocratique

Le prochain Royaume du Kirep aura pour souverain légitime Bogoljub II, actuellement en exil du Thorval, qui prendra ses fonctions, sans sacre (déjà sacré en 1966) à Ophrone, la capitale du futur Royaume.

Le Comité Militaire de Sûreté Publique, actuellement en poste à Ophrone, s'engage à l'organisation d'élections entièrement démocratiques d'une nouvelle Assemblée du Peuple ainsi qu'à la nomination d'une nouvelle Cour Suprême d'ici, au plus tard, le 20 septembre 2021.
La nouvelle gouvernance remplacera les autorités militaires chargées actuellement de la transition de pouvoir.

Nul ne pourra remettre en cause le résultat des élections.

Aucune "purification" ne sera engagée au Pesak, et les fonctionnaires et dirigeants pesakiens ne seront pas, comme auparavant, remplacés par des dirigeants politiques nommés expréssement par Ophrone. Tout sera fait afin que les personnalités politiques locales gardent leurs prérogatives, au Kirep aussi bien qu'au Pesak.

Vie militaire

L'Armée Populaire du Kirep sera autodissoute dès la ratification de cette constitution par les Etats-Unis du Pesak. Un nouveau drapeau sera hissé dans les casernes pesakiennes et kirepiennes, les soldats demeureront les mêmes mais le communisme sera abandonné comme doctrine officielle de l'Armée.
Aucun enseignement politique ou idéologique ne sera plus dorénavant mis en place dans la formation idéologique des troupes.

Les milices extrémistes et fanatisées (VZN, Police Autonome) de l'ancien gouvernement communiste seront dissoutes, et leurs effectifs replacés dans des secteurs civils afin de garantir une transition pacifique.

Vision internationale

Le futur état s'engagera en faveur d'un véritable programme spatial kirepien, que ni le Pesak ni le Kirep continental ne peuvent mener seuls (le Kirep continental faute d'une structure apte à mener à bien cette ambition, le Pesak faute de moyens et d'autorité sur la Rostovie qui possède désormais le Cosmodrome de Devetak).

Le futur état se retirera purement et simplement du Pacte de Novgorod et cherchera à engager des relations plus diversifiées, et surtout, à engager un retour du Kirep au sein de la communauté internationale.

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Réponse :

Les Etats-Unis du Pesak acceptent le traité après modification de deux points de la constitution :
- Non soutien des religions par l'Etat (fin des subventions)
- Héritage des hommes et des femmes.

La Constitution sera donc la suivante (changements aux articles 1, 5 et 18) :

[quote]Constitution du Royaume du Kirep

A) Des dispositions politiques

Article 1
Le Kirep prend le nom officiel et unique de Royaume du Kirep. C'est une monarchie héréditaire et constitutionnelle. A la mort du roi du Kirep, le descendant direct mâle le plus âgé. A défaut d'héritier mâle, héritent, dans par ordre de légitimité : l'enfant de sexe féminin le plus âgé, le frère le plus âgé, la soeur la plus âgée, le neveu le plus âgé, la nièce la plus âgée, le cousin germain paternel le plus âgé, la cousine germaine paternelle la plus âgée, le cousin paternel au second degré le plus âgé, la cousine paternelle au second degré la plus âgée puis les autres cousins paternels et cousines paternelles par degré de parenté, puis par âge.
Si aucun homme n'existe dans la lignée paternelle, héritent de la même façon les mâles de la famille maternelle.
Lorsque le roi meurt, et que sa femme est reconnue enceinte par trois médecins agréés par le Conseil National Kirepien, la régence doit être assurée suivant les dispositions établies de la même façon que si l'enfant était né.

Article 2
Le territoire du Royaume du Kirep est indivisible. Il ne peut être cédé. Il ne peut être diminué.

Article 3
Les symboles du Royaume du Kirep sont : les armoiries, l'hymne, le drapeau.
Les armoiries représentent le soleil se levant sur le Kirep, encerclé de deux épis de blés et surmontant une montagne et un fleuve.
L'hymne est
Le drapeau est tricolore, avec comme couleurs, de haut en bas, le bleu, le blanc et le vert. Y sont placées les armoiries dans un écu, démunies des épis de blés.

Article 4
La langue officielle de l'Etat est le kirepien.

Article 5
Le Royaume du Kirep est laïc.

Article 6
Les kirepiens sont les ressortissants du Royaume du Kirep.

Article 7
Le territoire est divisé en régions, les régions en podelis, les podelis en arrondissements et les arrondissements en communes.
Les trois régions qui composent le royaume du Kirep sont le Kardjali, le petit Kirep et le Pesak. Ils sont désignés à l'international par les coordonnées C56, C63 et B24 dans leur intégralité.

Article 8
La capitale du Royaume du Kirep est Ophrone.

B) Des dispositions individuelles

Article 9
Les kirepiens jouissent de la liberté de conscience, de la liberté d'expression, de la liberté de réunion, de la liberté d'association, de la liberté d'enseignement.

Article 10
Tous les kirepiens sont égaux devant la loi.

Article 11
En dehors de la personne du roi, nul ne peut bénéficier d'un quelconque titre de noblesse.

Article 12
Nul kirepien ne peut être jugé par un tribunal non reconnu.

Article 13
La peine de mort est abolie pour tous les crimes. La peine maximale autorisée est la réclusion à perpétuité incompressible.

Article 14
La propriété des kirepiens est inviolable. Nul ne peut être contraint à céder à l'Etat une part de ses biens sans rétribution.

Article 15
La liberté d'opinion est absolue, tant qu'elle ne porte pas atteinte à l'intégrité de l'Etat et du peuple kirepien.

Article 16
Nul kirepien ne peut se prévaloir d'une opinion politique ou religieuse légitimant la non participation aux services de l'Etat (Service militaire, juré).

Article 17
La presse est libre. La censure est interdite, sauf en temps de guerre.
L'ouverture des lettres et la violation de domicile sont interdites, sauf en temps de guerre ou dans le cadre d'une enquête criminelle.
Néanmoins, des délits d'opinion existent : diffamation, trouble à l'ordre public, outrage, divulgation de secrets d'Etat, propos racistes ou incitant au crime. Dans ce cas, l'auteur est tenu responsable de ses propos.
S'il est inconnu, ou s'il ne réside pas au Kirep, sont responsables, dans l'ordre : le rédacteur, l'imprimeur puis le distributeur.

Article 18
La liberté de religion est totale. .

Article 19
Le port d'armes est strictement interdit au Kirep.

Article 20
Les résidents kirepiens à l'étranger sont tenus de payer leurs impôts au Kirep, en dépit de leur lieu de villégiature.

Article 21
Chaque citoyen kirepien se doit d'effectuer un service militaire de 3 mois avant ses 25 ans révolus. Aucune dispense ne peut être accordée.
La majorité est fixée à 21 ans révolus.

C) Du droit de la nationalité

Article 22
La nationalité d'origine comprend l'ensemble des personnes ayant bénéficié de la nationalité kirepienne depuis leur naissance, même si les conditions relatives à cette nationalité n'ont été établies que plus tard.

Article 23
Bénéficient de la nationalité d'origine :
- Les individus dont le père et le grand-père paternel sont kirepiens.
- Les individus nés au Kirep de parents inconnus.
- Les individus nés au Kirep de mère kirepienne, de grand-père maternel kirepien et de père inconnu.
- L'enfant trouvé au Kirep, tant que son lieu de naissance et sa filiation ne sont pas établis.

Article 24
La naturalisation est possible sur demande manuscrite de l'individu non-kirepien résident au Kirep auprès des autorités régionales de son lieu de résidence.

Article 25
Pour être naturalisé, l'individu doit justifier de :
- 5 années de résidence au Kirep, dont 4 consécutives.
- Un niveau de langue kirepienne courant, validé par le Ministère de la Culture.
- Un emploi stable ou un projet professionnel jugé viable sur le sol kirepien.

La naturalisation ne peut être accordée par mariage.

D) Des dispositions institutionnelles

Article 26
Le roi du Kirep est le Chef de l'Etat. Il délègue le pouvoir exécutif au Président du Conseil National Kirepien, le pouvoir législatif à l'Assemblée du Peuple et le pouvoir judiciaire à la Cour Suprême d'Ophrone. Il est le garant de l'autorité de l'Etat. Il donne les amnisties, dispose du droit de grâce et remet les distinctions nationales.

Article 27
Le roi du Kirep doit être majeur pour exercer ses prérogatives, sinon, le Président du Conseil National Kirepien les exercera jusqu'à sa majorité.

Article 28
Peuvent voter tous les individus de nationalité kirepienne, majeurs, et jouissant de leurs droits civils. Des dispositions sont prises pour les résidents à l'étranger. Les votes sont secrets, nul ne peut-être contraint.

Article 29
L'Assemblée du Peuple est composée de 720 membres, élus au scrutin majoritaire à un tour. Elle dispose de toutes les prérogatives pour légiférer sur le territoire du Kirep et en ce qui concerne les citoyens kirepiens. Elle est renouvelée tous les 4 ans.

Article 30
Le Conseil National Kirepien est composé de 10 membres : 4 nommés par l'Assemblée du Peuple, 4 nommés par la Cour Suprême d'Ophrone et 2 par le Roi du Kirep. Il est renouvelé tous les 4 ans. Il dispose du droit de casser les lois prononcées par l'Assemblée du Peuple.

Article 31
Le président du Conseil National Kirepien dirige les armées et possède le pouvoir exécutif. Il est élu par les membres du Conseil National Kirepien, au scrutin majoritaire. L'élection a lieu tous les 4 ans. Il n'y a pas de limite de réélection. Il nomme ses ministres et statue avec eux de la politique à suivre.

Article 32
La Cour Suprême gère l'administration des tribunaux et des cours à l'échelle nationale. Elle est composée de 16 magistrats élus par l'ensemble des magistrats d'Etat. L'élection est reconduite tous les 4 ans.

E) Des dispositions finales

Article 33
Aucun des symboles de l'Etat ne peut être modifié.

Article 34
La constitution ne peut-être modifié qu'avec l'accord manuscrit du Roi du Kirep, du Conseil National Kirepien, de la Cour Suprême et après un vote aux 2/3 de l'Assemblée du Peuple.

Article 35
La présente constitution entre immédiatement en vigueur. [/quote]

Posté : dim. oct. 13, 2013 1:33 pm
par Vliduj Gak
Vu du Kirep

Les troubles débutés en Tcherkessie avaient semblé susciter une étonnante indifférence dans un Kirep voisin et habitué depuis plusieurs siècles à s'ingérer dans les affaires de la région, surtout lorsqu'il s'agissait du peuple tcherkesse.
Le fait est qu'en réalité la neutralité de Salkanovic n'était qu'une hésitation grossièrement maquillée entre une intervention qui se serait révélée aventureuse et peu justifiable aux côtés des communistes tcherkesses, même sous le prétexte de défendre les kirepiens, et un soutien aux nations conservatrices alméranes qui aurait conduit le régime nationaliste kirepien à frapper sur ses propres frères.
La première solution aurait profondément dégradé l'image du Kirep royaliste vis à vis des autres puissances alméranes et jeekimoises, avec lesquelles un rapprochement semblait néanmoins naturel et souhaitable, la seconde aurait durablement entaché l'image du gouvernement nationaliste et illégitimisé sa lutte pour l'union des kirepiens.

Un regroupement de 7 000 personnes a été dissout à Ophrone et réclamait l'intervention du Kirep auprès de la Varlovie, opinion partagée par la branche la plus à droite de l'UNS, qui défend l'idée que la chute du communisme dans la sphère culturelle kirepienne est la seule condition préalable à la résurgence d'un grand Kirep nationaliste : le premier ennemi du Kirep est la Tcherkessie, son meilleur allié la Varlovie, au système très similaire à celui d'Ophrone, pays martyr, démembré par la Rostovie.
Ce courant pro-varlovien, choqué par les attaques de Lioubovinsk, est ainsi favorable à un engagement auprès des forces varloviennes, car c'est uniquement sous cette bannière que pourra s'opérer la libération des kirepiens de tcherkessie.

Aujourd'hui, neutralistes et pro-varloviens se partagent la majeure partie des débats étalés dans la presse kirepienne, le gouvernement en place demeurant actuellement encore ancré dans sa position de non-intervention.

----

Sondage réalisé auprès d'un échantillon représentatif de 1949 personnes :

Selon vous, le gouvernement de Marinko Salkanovic devrait...
S'engager auprès du Pacte et de la Tcherkessie : 16%
S'engager auprès de l'alliance Varlovie/Liethuviska/Fiémance : 44%
Demeurer neutre : 42%

Posté : mar. oct. 22, 2013 11:28 am
par Vliduj Gak
Education

Emploi du temps de Velimir Spankovic, 6ème C, Collège du 21 Février, Adzibegovo

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/345271edt1.jpg[/img]

Emploi du temps de Nema Handilovic, 3ème année de sciences secondaires (Terminale), Lycée Marinko 1er, Ophrone

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/835438edt2.jpg[/img]

- La philosophie a été effacée du tronc commun et intégrée au cours de kirepien.
- Les cours de littérature étrangère ont été supprimés et également intégrés aux cours de kirepien. L'étude des auteurs nationaux est ainsi privilégiée.
- Le roman et la poésie sont préférés à l'essai, réservé quasiment exclusivement aux études supérieures.
- L'éducation civique est venue remplacer les cours de propagande et de maniement des armes du régime communiste. Les auteurs communistes et marxistes ne figure plus au programme et sont même désormais prohibés, entraînant de nombreux renvois de professeurs.
- Le grec ancien est venu remplacer le russe comme langue obligatoire. Une seconde langue étrangère n'est plus obligatoire en filière scientifique.
- Les cours d'histoire ont été réintégrés au tronc commun des élèves scientifiques.

Posté : dim. avr. 20, 2014 9:17 pm
par Alexei
Le calme des blés...

Adrijana poussa la porte de la petite ferme familiale.
La journée avait été très rude, la jolie jeune fille blonde aux yeux foncés et aux lèvres fines, dont le physique était typique de la Slave de base avait 17 ans, et elle allait bientôt fêter son dix-huitième anniversaire ce qui signifierait son entrée dans la vie active au grand dam de Radan, son père. Ce-dernier était un vigoureux paysan, parlant un kirépien incompréhensible pour les gens de la petite ville vers laquelle il commerçait ; Olvekuca. Ce-dernier, comme à l'habitude, était collé à sa radio, écoutant les nouvelles tandis qu'Adrijana allait dans la modeste cuisine pour aider sa mère en train de préparer un énième borsch pour le dîner. Radan faisait parti des 71% de campagnards qui avaient voté AFPJ aux législatives, c'était un gakiste convaincu qui dénonçait la "révolution de l'UNS", la considérant comme un coup d'Etat pur et simple. Depuis cet événement, rien n'avait changé pour la famille, bien au contraire. Elle qui bénéficiait d'aides de l'Etat auparavant et travaillant dans une franche camaraderie avec ses voisins au kolkhoze -qui leur procurait une meilleure source de revenue que les maigres ventes au marché-, désormais, ses voisins étaient de parfaits inconnus à ses yeux. Radan était peut-être vieux, mais pas gâteux, et à l'inverse des vieillards du village qui se morfondaient sur leur sort, lui, avait de la conviction et ne voulait pas que son pays, le Kirep, soit dirigé par la vermine royaliste pesakienne qui plus est.

Adrijana : Tata (papa), tu restes dîner avec nous ce soir ?

Radan : Non, ma fille, tu vas devenir une femme. -il se lève et pose une main protectrice sur sa joue gauche. Adrijana, sa fille, il l'aimait plus que tout, c'était ces beaux yeux bleus qui le confortait plus dans ses pensées, pour elle il donnerait tout, au risque d'être arrêté- Je dois préparer ton cadeau, j'espère qu'il te plaira.

Sur ces mots, Radan attrapa sa veste sur le porte-manteau sous l'oeil consterné de sa femme : ce n'était pas la première fois qu'il faisait cela, ces petites escapades nocturnes étaient presque devenus coutumes depuis une semaine. Si Majda pensait qu'il la trompait, elle était à bout de forces pour mener une discussion sérieuse avec cet homme qui possédait tout pouvoir sur la famille de toute façon. Lorsque Majda servait une bonne cuillère de ragoût à sa progéniture, Radan était déjà dehors. La nuit commençait à tomber et il pouvait distinguer la Lune au loin, qui éclairerait toute la vallée de sa lueur fantomatique. Radan s'alluma une cigarette Duvanske avant de monter dans sa voiture, sale et d'un âge presque antique. La route était dégagée, il serait Olvekuca dans moins d'un quart d'heure, il admirait le soleil qui commençait à se coucher, ce magnifique soleil kirépien. Dommage que c'était le symbole de l'archipel de Pesak. Dans les faubourgs d'Olvekuca, il se ralluma une cigarette avant de s'arrêter dans une petite taverne d'une apparence très discrète et réputée pour être déserte la plupart du temps. Après avoir garé son véhicule, Radan entra d'un pas décidé dans "L'épi rouge". Une grosse aubergiste, qu'il connaissait bien, l'accueillit et au lieu de lui proposer de l'accompagner dans sa chambre, comme Majda le craignait, elle indiqua une porte à Radan qu'il ouvrit après avoir poliment remercié la patronne.

Slobodan Porašević : Bien, je pense que nous sommes au complet, installe-toi, camarade.

Radan découvrit une pièce qui faisait office d'arrière-boutique, celle-ci était étonnamment grande. Une dizaine de chaises avaient été placées, presque toutes occupées par des paysans. Le nom du bar et le camarade de celui l'ayant accueilli étaient très révélateurs sur la nature de la réunion du soir. Slobodan Porašević était le seul semblant se démarquer, ancien du SZAP, il avait réussi à faire son trou dans l'AFPJ où il était le responsable-régionale du komitat de Paruzevina. Si l'AFPJ paraissait totalement démocrate et acceptait de jouer avec les règles mises en place par l'UNS, la réalité était bien différente. Depuis la prise de pouvoir de Salkanović, qui avait promis le changement, le Kirep était dans une situation bien pire qu'aux prémices de cette sorte de "révolution", malgré le retour de Pesak au pays, le commerce kirépien marchait au ralenti, l'économie stagnait, l'inflation était toujours aussi constante. "Sous le régime de Gak, les gens avaient de quoi vivre et étaient aidés. Maintenant, plus personne ne se soucie d'eux." Comme disaient certains. Même certains des révolutionnaires en venaient à regretter leurs actions. Gak, Gak, Gak, c'était le nom qui revenait sur toutes les lèvres, l'ancien Grand-secrétaire du Peuple s'était installé quelque part pour y couler des jours tranquilles. Les plus nostalgiques espéraient que, tel le golem de Tcherkovo, il viendrait aider son pays dans le danger d'asphyxie économique qui planait sur lui. Toutefois, Gak n'était pas si important, pour le moment, pour les hommes assis ici. Cela faisait maintenant quelques semaines qu'ils se réunissaient, la colère grandissait en eux à mesure que la situation ne bougeait pas.

Slobodan Porašević : Bien, je vous remercie d'être tous ici, mes frères. Cela fait longtemps que nous le disons, mais plus que jamais, le Kirep a besoin de nous. Nous nous sommes promis d'attendre et observer. Wait and see comme disent les Adéliens. Nous avons attendu et observé, et rien ne s'est produit : pire, notre fameux commerce international, qui devait renaître grâce au retour de Pesak au pays semble être une illusion. Si le commerce de tabac a effectivement renaquit, où est l'argent, je veux dire, l'argent pour nous, les Kirépiens, l'argent pour les petites gens qui souffrent dans leurs fermes alors que notre pays est l'un des plus puissants au monde ? C'est simple, dans les poches des Pesaiens et des monarchistes qui nous dirigent. Beaucoup critiqueront Gak, ou du moins sa politique, mais on ne peut pas le blâmer sur le point que tout le monde avait son pain et mangeait à sa faim. Nous pouvons inverser les choses mes amis, grâce à une action coordonnée, nous mettrons fin à cette hérésie monarchiste et rebâtirons le véritable Kirep, celui dans lequel nous sommes nés pour la plupart et celui pour lequel nous voulions mourir, avant.

Les paysans applaudirent à ce petit discours du représentant de l'AFPJ. Toutefois, certains questions restaient en suspens dont la plus importante...

Un paysan -parlant avec un fort accent campagnard- : Qu'est-ce qu'on va faire pour virer illico ces usurpateurs ?

Un petit sourire traversa les lèvres du chef-régional de l'AFPJ. Jeune et fougueux, il comptait semer un maximum la zizanie dans la monarchie kirépienne au risque de compromettre son Parti. Tant pis, la victoire s'obtenait en prenant des risques.

Slobodan Porašević : C'est là où réside le génie du plan...

Posté : lun. avr. 21, 2014 7:28 am
par Alexei
Pregrada, Siège de l'AFPJ
2 décembre 2023

<center>[img]http://www.lycee-jeanmace.fr/Projets/pologne/ch01/photos/02.%20La%20POLOGNE,%20LES%20TOTALITARISMES%20ET%20LA%20SHOAH%20photos_html_m6bcf80e.jpg[/img]</center>

Depuis quelques jours, le quartier-général du premier parti du Kirep, en terme de membres, était en pleine ébullition. À l'intérieur de celui-ci régnait un capharnaüm sans nom, des téléphones sonnaient en tous sens, des gens allaient et venaient, des réunions avaient lieu, l'atmosphère était digne du Palais de la Révolution quelques années plus tôt. Pour cause, les événements prenaient une tournure inédite pour le parti gakiste, le blocus des campagnes par les paysans n'avait toujours pas cédés malgré les multiples pressions exercées par le gouvernement royal (menace d'arrestations, de confiscation de leur propriété...), au contraire, les contestataires s'en sont vus rejoins par d'autres paysans, nostalgiques du SZAP, qui se permettaient même de faire irruption dans les villes. Pour le secrétaire-général de l'AFPJ, Vladislav Dragana, le rêve pouvait devenir réalité. Ce-dernier était assis derrière son bureau massif, des auréoles mouillaient sa chemise blanche au niveau de ses aisselles, sa cravate rouge était mal attachée, des cernes paraient ses yeux, il avait la mine d'un homme qui n'avait pas vu son lit depuis une semaine. Il passa une main moite sur son crâne presque où la calvitie avait fait son oeuvre. Malgré la fatigue, le responsable de l'AFPJ parlait avec excitation au téléphone comme si les "bonnes" nouvelles étaient sa drogue. Soudain, le secrétaire-général fut détourné de sa conversation par quelqu'un toquant à la porte.

Vladislav Dragana : Oui ? Entrez.

Un homme, la quarantaine, grand et brun, revêtant un costume impeccable, qui ne lui allait toutefois peu, et des lunettes de soleil, malgré la saison. Il s'assit lorsque Vladislav lui indiqua le siège en face de lui, attendant qu'il termine.

Vladislav Dragana : Hum... je vois, vous pensez donc que Pesak ne pourra rejoindre le mouvement maintenant ?

Homme au téléphone : Assurément, non, nous devons attendre que la contestation s'empare d'une plus grande partie du Kirep pour que celle-ci ait l'impact recherché sur nos îles, vous en conviendrez, je pense.

L'homme parlait d'une voix forte, ce qui permit à "l'invité" de percevoir quelques mots de la conversation, mais c'était sans importante.

Vladislav Dragana : Très bien, très bien.. soyez présents au moment approprié.

L'homme reposa le téléphone dans son socle avant de se passer une nouvelle fois la main sur la crâne face à son interlocuteur qui demeurait impassible, un attaché-case, qu'il n'avait pas remarqué, était posé près de l'invité qui avait croisé les jambes, attendant visiblement que le responsable de l'AFPJ parle.

Vladislav Dragana : Alors, camarade, quelles sont les nouvelles, désirez-vous boire quelque chose avant de commencer ?

Vladislav Dragana sortait déjà une bouteille entamée de kitchera locale accompagnée de deux verres appropriés. Il n'attendit pas la réponse de son interlocuteur pour se servir lui-même, malgré le fait qu'il recevait visiblement un invité de marque.

Alexey Nikita : Comme vous, merci. Tel nous le souhaitions, au Comité Central, la contestation gagne de l'ampleur, les campagnes sont totalement bloquées et plus aucune nourriture n'arrive dans les villes, j'ai jeté un coup d'oeil dehors et les supermarchés seront bientôt à court de tout, c'est très favorable pour nous. "Moins ça va, mieux ça vaut", comme a dit le premier Kirov, si je puis dire. Demain, nous lâcherons énormément de monde dans des manifestations de la faim qui vont bien vite se transformer en Révolution, ce n'est qu'une question de jours avant que le Royaume du Kirep tombe afin de laisser place au seul régime capable de gouverner ce pays.

Vladislav Dragana servit également son interlocuteur, avec satifsaction, après son bref exposé de la situation dans le pays, après avoir reposé la bouteille, il but une gorgée de l'alcool au goût de prune qui sembla le revigorer.

Vladislav Dragana : Très bien, mais... admettant que cela marche. Qui aura le pouvoir ?

Alexey Nikita : Eh bien... je ne vois que le camarade Gak. Il est le seul en mesure de réunir toutes les masses et malgré son échec passé, il saura re-séduire les Kirépiens, j'en suis persuadé.

Vladislav Dragana : Et si il refuse ? Et si il n'arrive pas à recharmer le peuple ?

Alexey Nikita : Alors l'Assemblée du Peuple élira quelqu'un d'autre. Mais je suis sûr que cela marchera comme je l'ai décri.

Vladislav Dragana -buvant une gorgée- : Il faudrait déjà avoir des nouvelles de Gak. Il est comme un fantôme, il ne répond plus, ni au téléphone ni même par écrit, peut-être est-il mort même ?

Alexey Nikita n'avait pas encore touché à sa kictchera, peut-être était-ce à cause de son ancien poste de chef de la Surigimi ? Il faisait tourner le liquide dans son verre, inlassablement comme si il cherchait quelque chose.

Alexey Nikita : Je pense que cela se saurait si c'était le cas. J'ai encore des contacts dans la Surigimi, je peux essayer de le retrouver et d'aller le récupérer.

Vladislav Dragana : Dans ce cas, je vous fais confiance, camarade, trouvez Gak et nous referons du Kirep la puissance qu'il doit être.

Posté : mer. avr. 23, 2014 12:27 pm
par Alexei
Aux environs de Provjilski...
7 décembre 2023

[img]http://bashny.net/uploads/images/00/00/13/2013/09/12/0730c97bd6.jpg[/img]

Vliduj Gak secoua légèrement son stylo à plume.
Face à lui, se trouvaient des pages et des pages et encore des pages manuscrites, écrites en latin et s'ornant de quelques tâches d'encre et ratures. Après que l'encre, pour sa grande satisfaction, commença à ressortir de la petite pointe de sa plume, il se remit à écrire, comme tous les jours. L'ancien président kirépien coulait, aux environs de la ville très militaire de Provjilski, une retraite paisible bien que ponctuée par de souvenirs qui lui étaient chers. Pour la énième fois, il avait rêvé de sa cérémonie d'investiture où les larmes avaient failli couler, ses charmants dîners avec Alexey Nikita ou Boris Novak, où l'ambiance était si bonne enfant, sans serveur ni domestique, tout se faisait à la main. De l'épluchage des patates provenant du sol natal jusqu'au poulet fermier qui, une fois, tâcha la cravate du Grand-secrétaire du peuple, ce qui avait provoqué un fou rire général autour de la table. Aujourd'hui, cette époque semblait révolue pour le communiste. Il vivait dans cette datcha, seul, cloîtré ici depuis deux ans, sans aucun moyen d'information. Il se consacrait à un seul et unique passe-temps : l'écriture. Son premier livre n'était toujours pas achevé, comme si Vliduj Gak ne voulait pas qu'il s'arrête, tout comme sa vie. Ce livre s'appelait "Souvenirs d'un partisan et chef d'Etat". Il y retranscrivait tous les moments forts de son "règne". Lorsqu'il avait accédé au pouvoir en 1991, après une violente guerre civile, les multiples réunions de crise, les moments sombres comme beaux, le Pacte de Novgorod... et enfin la révolution qui l'avait éjecté du pouvoir. Cette révolution, il y repensait encore, cela le hantait, il revivait sa dernière discussion avec Boris Mariknović puis son ultime discours. Parfois, il n'arrivait pas à dormir et avec une excitation folle, il ressassait ses erreurs, imaginait des stratégies qu'il aurait pu mettre en oeuvre pour maintenir le contrôle communiste sur ce pays, si digne, qu'était autrefois le Kirep. C'est là qu'il se rendit compte des malheurs qu'avaient causé l'idéologie portant son nom : le gakisme. Cette noble idéologie était souillée par la destruction volontaire des cultures kirépiennes et pésakiennes millénaires, la persécution des Pésakiens qui avait entraîné sa chute, mais n'était-elle pas inévitable ? Aujourd'hui, il ne se doutait point que depuis plus d'une semaine, les masses s'étaient remises à scander son nom et à afficher son portrait ainsi qu'à ressortir la vieille bannière de la RPDPK. Ses simples relations avec l'extérieur se résumaient à ses deux gardes qui lui apportaient de quoi se nourrir et de quoi lire, en somme, il était sous résidence surveillée, et ne pouvait, à la manière des stars hollywoodiennes pelabssiennes d'antan, sortir de chez lui pour couler l'existence paisible qu'il escomptait tant. Néanmoins, il sentait que quelque chose se produisait. Il ne voyait plus ses geôliers depuis deux jours et les entrées et sorties de la maison étaient parfaitement ouvertes. Marinko Salkanović s'était-il enfin décidé à le laisser tranquille ?
Pile lorsqu'il songea à cette tranquillité, le driiiing strident de la sonnerie retentit.

Vliduj Gak se leva en se demandant qui cela pouvait bien être. L'homme de 68 ans n'avait pas reçu de visite depuis depuis fort longtemps, tout comme le téléphone qui n'avait jamais sonné. Marchant dans le petit couloir qui le séparait de la porte, il posa son regard sur les reproductions d'oeuvres d'art dont les murs étaient revêtus. Sadko dans le règne subaquatique sembla lui adresser un petit geste amical, comme si il pressentait que l'histoire du président n'était pas terminée, ce-dernier posa son oeil sur le judas où apparaissait un homme, trop près pour que l'on puisse voir son visage. Ce-dernier semblait s'impatienter. Intrigué, Vliduj Gak ouvrit calmement la porte, et lorsqu'il se rendit compte de qui était l'homme en face de lui, il ne put refouler sa surprise.

Vliduj Gak : Ca..camarade Nikita ? Est-ce bien toi ?

Alexey Nikita : Oui, vous n'êtes pas en train de rêver, camarade-secrétaire.

Le vieil homme ne put s'empêcher de sourire tout en faisant une accolade plus amicale qu'officielle à son ami, ancien-chef de la Surigimi. Ce-dernier, malgré sa froideur et son impassibilité constante, se laissa faire poliment. Même s'il ne le montrait pas, il était très heureux de revoir le "camarade-secrétaire". Celui-ci n'avait pas changé d'un poil, et c'était le cas de le dire, ses cheveux grisonnants étaient toujours là, son costume à cravate n'était pas différent de ceux qu'il avait connu il y a au moins une décennie, il pariait même que son célèbre chapeau Fedora, acheté sur un étal du marché d'Ophrone, n'était pas loin.

Vliduj Gak : Pardonne-moi, cela fait une éternité que je n'ai pas reçu de visite et encore moins celle d'un ami, que me vaut l'honneur de ta visite ?

Alexey Nikita : J'arrive avec des nouvelles du pays, camarade, de très très importantes nouvelles, je...

Vliduj Gak l'arrêta, comme si il se doutait de ce qui allait suivre.

Vliduj Gak : Non, non, non ! Ne me dis rien, laisse-moi encore quelques minutes dans ma retraite, tu me diras tout dehors, j'ai entretenu le jardin moi-même.

Quelques minutes plus tard, les deux hommes marchaient côte-à-côte sur un petit chemin de graviers jaunâtres dans le grand jardin de la datcha de l'ancien chef du SZAP. Celui-ci était couvert d'herbe fraîchement coupée et de buissons taillés avec soin. Des massifs de fleurs se dressaient de part et d'autre du chemin, l'air sentait la campagne et les oiseaux piaillaient, une petite mare qu'éclairait un frais rayon de soleil teintait le paysage de bleu, l'endroit était très beau.

Vliduj Gak : Hum... alors ? Qu'as-tu à me dire, camarade ?

Il ôta son couvre-chef et le saisit dans sa main gauche.

Alexey Nikita : Eh bien... depuis votre départ, le pays va encore plus mal qu'avant. Marinko Salkanović se révèle d'être d'une incompétence foudroyante et la crise qui nous touchait nous touche encore, malgré la faible libéralisation économique entamée. Le dinar kirépien vaut encore moins qu'avant et la moitié des bénéfices du tabac pésakien part chez les investisseurs privés du Jeekim. La construction d'armes de guerre, qui faisait la joie de notre économie, est-elle même en piteux état du fait des mesures importantes de démilitarisation du régime. C'est à la vue de cette situation intenable qu'une part énorme des paysans se sont mis en grève, provoquant un véritable effet domino : les ouvriers ont ainsi suivi, puis les intellectuels et même l'armée plus récemment. Le pays entier s'est embrasé et la révolte s'est transformée en révolution en moins d'une semaine et le camarade Dragana, le nouveau chef du Parti, la contrôle entièrement. Camarade Gak, vous êtes adulé, vos portraits sont présents partout, même à Koman, les drapeaux de la RPDPK sortent, toujours plus nombreux, l'Internationale est scandée par tous, ils vous veulent comme président légitime, d'une manière où d'une autre : le Kirep a besoin de vous, il est certain qu'au point où nous en sommes, la vermine royale va être vaincue.

Vliduj Gak avait écouté en silence l'exposé de celui qui était son plus proche ami. Il était partagé entre la joie et le doute et tout en marchant, il réfléchissait. Le Kirep était-il tant que cela aux abois ? Comment réagirait le peuple si il revenait réellement ? Et Pesak ? Fort de ses erreurs, l'ancien président n'était sûr de rien, mille questions lui traversaient l'esprit et il se demandait où était sa véritable place : ici, dans sa retraite paisible mais suffocante ou dans son bureau du Palais de la Révolution ?

Vliduj Gak : Est-ce vrai, camarade ? Est-ce que le peuple serait prêt à remettre au pouvoir celui qu'il a chassé il y a moins de deux ans ? Suis-je le véritable sauveur ou celui qui passe pour le sauveur ?

Alexey Nikita : Je suis persuadé que oui. Le peuple vous veut mais sous certaines conditions tacites. Il exige que vous releviez le pays de la crise, mais aussi que vous ne massacriez pas la culture kirépienne comme cela a pu être fait auparavant, nous devons réformer l'idéologie gakiste et c'est ce que nous allons faire. Mais sans le camarade Gak, c'est impossible.

Vliduj Gak : Accordez-moi du temps, camarade. Le temps est précieux et il faut réfléchir avant de le dépenser.

Les deux hommes continuaient à marcher, vers le soleil couchant, annonçant peut-être la fin d'un Kirep et le début d'un nouveau.