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Posté : lun. juil. 04, 2011 2:38 pm
par Johel3007
[quote]<center>-- Niveau Rouge --</center>

Date : 08/07/2015
Concerne : Rapport sur les progrès de l'organisation du MRNV - Partie 2 : la lutte économique

Lutte économique

La lutte économique a un rôle de soutien parmi les Cinq Axes de la Doctrine Fan en matière de guerre asymétrique.

La lutte économique vise à fournir les ressources matérielles nécessaires à alimenter les autres axes de lutte.
Elle peut être menée par n'importe quel moyen permettant de dégager une plus-value convertible en armes, matériel ou nourriture.

Cette plus-value peut s'exprimer en argent ou directement en matériel, voir même en services de la part des populations civiles ou entreprises.
La clé reste que la forme qu'elle prend doit avoir une utilité immédiate ou avoir de grand chance de ne pouvoir être altérée, détruite ou saisie.

Le plus souvent, il s'agira pour de contrôler les ressources naturelles via un mélange de force brute, de moyens légaux et de soutien populaire.
Contrôler les ressources naturelles permet d'obtenir des revenus stables.
Cela permet aussi de limiter l'intérêt même pour l'ennemi de tenir un territoire qu'il ne peut pas exploiter.

Un autre moyen consiste à demander des aides auprès de nations et organisations étrangères.
Ce type de revenus est toutefois peu fiable à long terme et doit donc surtout être utilisé pour l'implantation initiale de la lutte.
Par la suite, le prélèvement d'un impôt auprès des populations locales, si possible sur base volontaire, doit remplacé les donations étrangères.

Le MRNV possède aujourd'hui une main-mise économique sur plusieurs secteurs au Viek Kiong.
Il faut rajouté à cela la contribution des activités internationales des Services Spéciaux du Wapong.

Pierres et métaux précieux

Le MRNV, en s'appropriant les campagnes, est parvenu à prendre le contrôle de centaines de petites mines clandestines.
Ces mines, au rendement relativement pauvres, ne justifient pas d'investissements industriels.
En temps normal, l'activité serait peu rentable.
Mais dans un pays aussi ravagé et isolé que le Viek Kiong, quelques bols de riz représentent une paie plus qu'adéquate pour un mineur.
La plus-value sur son travail est donc importante.

Les rubis sont écoulés par la filière des Triades Dorées via le Raksasa puis revendus au Shmorod.
Les profits sont ensuite blanchis via les entreprises du Wapong.
Ils transitent ensuite vers le Raksasa, où l'argent permet l'achat de matériel qui passe ensuite la frontière.
Les "Blood Diamonds" forment aujourd'hui seulement 2% des ventes des orfèvres Shmorodi.
Mais la proportion va en augmentant.

L'argent est lui directement écoulé au Raksasa, où il est noyé dans l'énorme production issue de la province du Bokchow.
On estime que 30 tonnes d'argent ont ainsi été passé en contrebande dans l'industrie bijoutière du Bokchow.
Soit un peu plus de 22 millions $USP.

Nourriture

Dans un pays en proie à la famine, la nourriture a plus de valeur pratique que l'or.
Aucun paysan ne vendra ses réserves s'il n'est pas certain que la prochaine récolte sera suffisante.

Que le MRNV parvienne à convaincre les villages de lui fournir 1/10 de leur production est donc en soit un exploit.
Mais le geste est avant tout symbolique : le gros de la nourriture du MRNV provient du Raksasa.
Elle est achetée légalement et passée en contrebande via les montagnes.
Les stocks ainsi constitués, combinés aux vols réalisés sur les dépots de l'Eran permet au MRNV de se montrer généreux en redistribuant selon les besoins.

Avec l'aide du Wapong, le MRNV a entreprit une série de réformes agraires simples.
L'organisation des villages en collectivités a par exemple permit la mise en commun d'outils et des bêtes de trait, entrainant des économies d'échelle.
Cette organisation s'inscrit aussi dans un but politique et militaire.
Mais elle a l'avantage de permettre aux paysans d'être mieux nourris par eux-mêmes.
Elle augmente donc de fait les stocks disponibles localement pour l'usage MRNV tout en donnant l'illusion aux paysans que ces stocks sont leur.
Une raison de plus pour les monter contre l'Eran si celui-ci cherchait à contrôler la production.

En raison de la nature montagneuse du pays, l'élevage représente toutefois une part plus importante de la vie paysanne.
Les troupeaux de montons, chèvres et vaches sont gardés par les miliciens, justifiant ainsi l'aide qu'ils reçoivent de la population.

Cuivre

Avec une production d'avant-guerre de 90.000 tonnes par an, le MRNV était un producteur modeste, dont l'influence sur les marchés était faible.
Le gros de sa production partait vers les mégalopoles du Sionving et vers le sous-continent du Sud-Est Makara.

Aujourd'hui, la production est encore plus ératique.
Un tiers des mines sont sous contrôle direct de l'Eran.
Modernisées, elles produisent près de 105.000 tonnes par an.
Le reste, officiellement à l'abandon, ne produit que 30.000 tonnes.
Soit un butin d'une valeur de 120 millions $USP.

Le MRNV en récolte quelques 10 millions $USP de profit en écoulant le minerai via les mines de cuivre du Bokchow.
Ce traffic a résulté en une baisse spectaculaire des coûts des industries du Raksasa, qui ont gagné en compétitivité sur la scène internationale

Fer

Le fer ne représente pas un métal suffisemment précieux que pour qu'il fasse l'objet des attentions du MRNV.
Les miliciens se contentent de gêner son exploitation par l'Eran.
Des entreprises étrangères, notamment du Java, ont fait part de leurs intérêts à obtenir une concession d'exploitation.
Le MRNV étudie la possibilité de l'accorder en échange de prêts.

Transport

Le commerce au travers du Viek Kiong est pour ainsi dire à l'arrêt.
Seuls les convois de l'armée Eranéenne circulent en toute liberté sur les routes.
Aucun avion, si ce n'est ceux de l'Eran, ne peut survoler le territoire.

Le MRNV maintient toutefois un système de transport via mules et vélos.
Il a permit la mise en place d'un marché parallèle entre les villes et villages, comblant les inéfficacités du système économique de l'Eran.

Il permet aussi au MRNV d'encaisser une taxe pour chaque voyage effectué, lui fournissant une large source de revenus en nature.
Le ravitaillement local des troupes du MRNV en commodités basiques est ainsi assuré.

Opium

Les Triades Dorées ont toujours été très actives au Viek Kiong.
De par sa position, il est idéalement placé pour lié les civilisations Raksasienne et Eranéenne.
De par son relief, il est difficile d'y surveiller l'utilisation des terres et d'y traquer les planteurs de pavots.
Le gros de la production d'opium est passée en contrebande dans les ports du Bokchow ou dans ceux du Nord du Sionving.
De là, la marchandise part vers des pays de transition vers l'Alméra et le Pelabssa.
Ce sont quelques 300 millions $USP qui sont ainsi récolté par le MRNV via ce traffic.

Armes

Le réseau de contrebande d'armes connu comme "Carroussel Viek" génère des profits à hauteur de plus de 1 milliard par an.

Il consiste en une coopération entre le Directoire du Wapong, la GSI et le MRNV.
Le Directoire bénéficie d'une aide de 2 milliards $USP par an venant du Pelabssa.
Il a aussi droit à une réduction de 50% sur ses achats d'équipement militaire terrestre.
Cela porte donc l'aide réelle à 4 milliards $USP.

Cette aide est utilisée pour acheter des armes aux entreprises Pelabssiennes à 50% du prix catalogue.
Ces armes sont ensuite revendues à la GSI pour 60% du prix catalogue.
La GSI les écoule ensuite au Zanyane et au Vicaskaran pour 70 à 80% du prix catalogue, payable en pierres précieuses ou métaux divers.

La manoeuvre est réutilisée jusqu'à saturation des marchés internationaux.
Et à ce stade, le Directoire utilise l'ensemble des fonds pour racheter d'autres armes au Pelabssa.
Ce sont ces armes qui sont envoyées au MRNV.

Ainsi, avec 10$USP d'aide, le Wapong parvient à fournir une aide effective (donc à prix réel) de 25 $USP au MRNV.
Le MRNV bénéficie donc de 5 milliards $USP d'aide annuelle, [url=http://www.simpolitique.com/post107117.html#107117]dont une infime partie[/url]est [url=http://www.simpolitique.com/post106800.html#106800]utilisée pour les armes et munitions.[/url][/quote]

Posté : mer. juil. 06, 2011 7:37 pm
par Johel3007
16/07/2015,
Aérodrome de Wapong-City,


Cat Tuong attendait sous la neige.
Foutue saison. Dire qu'en Alméra, c'était plein soleil, ces jours-ci...
Et lui était coincé ici, exposé au froid.

Tout ça parce que Nute Fan était trop occupé pour accueillir le nouvel hôte du Wapong.
Un parasite en exil de plus à rajouter à une collection grandissante.

L'avion acheva de couper ses moteurs.
Le jet était petit, effilé, conçu pour la vitesse et une signature radar minimum.
Enfin... autant que possible pour un avion civil.
L'industrie aéronautique du Pelabssa, entièrement privatisée, réalisait ce genre de bijoux sur commandes particulières.
Et le prix était élevé.

C'était avec cet appareil que l'homme qu'attendait Cat Tuong avait acheté son séjour dans le paradis libertarien.
Avec cet appareil et des dizaines de promesses des plus incertaines.

Mais l'homme à lui seul, ou plutôt son image, valait plus que le jet et les promesses.
En vie, il représentait un possible étendard.
Mort, il ferait un martyr.
Et ni mort ni vivant, il serait un espoir.

Souriant, Cat Tuong inclina le buste en un salut traditionnel.

Cat Tuong :
"-Généralissime, bienvenu en République Souveraine du Wapong.
Au nom de mon gouv..."


L'homme tendit un bras, une valise à la main.

Raùl Dominguez :
"-Mes valises, le Niak. Dans le coffre.
Et à l’hôtel. Et attention, c'est du cuir de caïman !!"


Il lança une pièce au Wapongais tout en s'engouffrant dans la berline.
Fulminant de rage, Cat Tuong ravala sa bile tout en ouvrant le coffre, sous les regards amusés des 20 Tourterelles.
Elles appréciaient déjà celui qu'elles seraient chargées de protéger dès à présent.

Posté : dim. juil. 10, 2011 5:11 pm
par Johel3007
29/07/2015
De : Ba Hiep Diep, Directeur Général aux Services Spéciaux
à : Nute Fan, Directeur Exécutif


[quote]<center>-- Niveau Pourpre --</center>
Concerne : Opération "Starve the Beast".

Monsieur,

Notre ambassadrice en Esmark nous a fait parvenir des nouvelles inquiétantes.
La radicalisation du Parti du Peuple Esmarkien, jusqu'ici considéré comme un interlocuteur modéré, pourrait poser des problèmes.

L'opération "Starve the Beast", encore à l'étude en ce moment, pourrait être rendue impossible.
La coupure de nos lignes d'approvisionnement et bases arrières locales limiteraient en effet grandement nos axes de pénétration.
Devons-nous agir pour affaiblir le PPE au sein du paysage politique Esmarkien ?[/quote]

29/07/2015
De : Nute Fan, Directeur Exécutif
à : Ba Hiep Diep, Directeur Général aux Services Spéciaux


[quote]<center>-- Niveau Pourpre --</center>
Concerne : Opération "Starve the Beast".

Négatif.

Toute action à l'encontre du PPE ne ferait qu'accélérer les transformations dans la société Esmarkienne.
Pour peu que ces transformations se fassent dans la mauvaise direction, le champs de bataille politique passerait du parlement à la rue.
Et les mots seraient troqués pour des fusils.

Dans cet environnement, des groupes extrémistes communistes seraient à leur avantage et finiraient par l'emporter.
Nos opérations sur ce continent n'en seraient donc que compromises encore plus tôt.
Faisons pour l'heure confiance aux Esmarkiens pour se démarquer du reste des régimes socialistes.

Si besoin, le Front Libéral Esmarkien pourrait connaitre une soudaine renaissance et opéré depuis le Luania.
Mais nous en sommes encore loin.

Je répète : ne faites rien.[/quote]

Posté : lun. juil. 11, 2011 10:45 pm
par Johel3007
Opération "Maraudeur"

Et une énième guerre entre le Tarnosia et une coalition hétéroclite prenait fin.
Comme toujours, le Tarnosia se repliait, donnant l'impression d'une défaite.
Mais comme toujours, c'était en fait une grande victoire.
Peut être pas sur le plan militaire, où l'Empire avait une fois de plus payé un lourd tribu sans réel gain territoriaux.
Mais sur le plan diplomatique, c'était un coup de bélier de plus contre les autres nations.

Le Tarnosia avait subtilement manipulé le Zorokan à envahir le D13 de leur propre initiative.
Et lui évitait des sanctions internationales en l'annexant à nouveau, présentant au monde l'image d'une province rebelle.

Si aux yeux des étrangers, tout était bien qui finissait bien, on en oubliait les conséquences sur la société locale.
Les tribus du D13 au Nord du fleuve avaient été décimées et jetées dans les bras de l'Esmark.
Si celui-ci eut été plus impérialiste, il eut annexé le territoire rapidement.
Au lieu de cela, il établissait une présence militaire mais laissait le peuple du D13 se prendre en main lui-même.

Mais pire était le tour de passe-passe pour le D12.
Violant ce petit territoire, les armées tarnoises avaient facilement écrasé le "terrible" Zorokan.
On disait encore il y a quelques semaines qu'il ne se rendrait jamais.
Que ce pays voulait rétablir la fierté de son passé et était prêt à l'ultime sacrifice.
On avait décris les millions de conscrits Zoroken, prêts à lutter jusqu'au dernier homme au nom de leur Empereur.

Tout cela n'était que du vent.
La population n'avait pas chercher à résister et ne cherchait même pas à repousser l'envahisseur de leur terre.
Les "redoutables amérindiens pure souche à la culture martiale" s'étaient avérés n'être que des moutons peureux et dociles.
Et pendant ce temps, afin de dompter ce tigre de papier, on avait autoriser le Monstre Tarnois à envahir "temporairement" le D12.
Une invasion temporaire devenue occupation permanente.

Le Zorokan, "province rebelle à nouveau soumise", s'en sortait sans la moindre sanction pour ses violations à l'égard de ses voisins.
Le Tarnosia, "protecteur des tribus du D13", avait obtenu la domination sur le D12 grâce au silence des grandes nations.

Pourquoi ?
Parce que le Tarnosia avait rajouté un deuxième écran de fumée en plus de celui du conflit entre le Zorokan et les tribus de Nueva Hispalis.
Le soit-disant conflit ethnique entre les icariens et les mongols.

En soit, un conflit qui n'intéressait personne.
Mais qui attira l'attention quand le Tarnosia envoya 250.000 hommes pour "défendre" les mongols.
Toutes les nations libres voulaient voir échoué la grossière tentative d'annexion du Tarnosia.
Et elles furent servie : le Tarnosia s'était retiré, laissant une gloire éphémère au Java et au Ranekika, "héros humanitaires".
Tandis que le monde regardait en Icario, il en oubliait le D12.

Et ainsi s'étendait l'influence du Tarnosia :
En tissant un rideau de sang pour obscurcir ses véritables desseins.
Avec une démographie en augmentation de 10 millions d'habitants par an, ce pays pouvait se permettre ce genre de sacrifice.

Le Wapong, par contre, ne le pouvait pas.
Aucune petite nation ne le pouvait.

Nute Fan savait qu'il ne fallait pas tolérer que de grandes nations au pouvoir autoritaire s'étendent aux dépends des petites.
Si cela était toléré, alors toute diversité culturelle mourrait et avec elle, toute individualité.
Car plus une nation devenait grande, moins la valeur d'un citoyen unique avait de valeur aux yeux des gouvernants.

Raison pour laquelle les plus grands empires se tournaient vers le totalitarisme ou s'écroulaient :
On ne peut maintenir l'unité d'un large peuple sans décentraliser et donc démocratiser le pouvoir et la gouvernance.
Hors, décentraliser signifie disperser les ressources et donc les moyens d'action à l'étranger.

Une chose que la culture tarnoise refusait :
L'État devait être grand, fort et rassembleur des ethnies.
Il devait définir les grands axes de la vie quotidienne de chacun : éducation, religion, arts, économie, politique, justice, famille, morale...

Le modèle Tarnois était plus tolérant que les modèles Eranéen, Rostov et Kirepien.
Mais il avait les mêmes buts à terme :
Faire d'un peuple souverain une minorité dans un ensemble plus grand.
Et ainsi le muselé au nom de son "insignifiance" sur le plan global.

C'était pour empêcher ce "muselage" que le projet "Maraudeur" avait été conçu.

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La version Vicaskaranne du projet "Maraudeur" était à l'étude pratique depuis déjà 6 mois maintenant.

Les premières ébauches du projet dataient de bien avant les accords de Pâsindal, en 2012.
À l'époque, il était prévu pour le Makara.
La menace première était alors encore l'Eran et le Sionving, tous deux à la solde de la Rostovie.
Un trio puissant dont l'union donnait un bloc solide de presque 700 millions d'individus dévoué au final à un seul homme : Vladimir Kirov.
Le seul moyen de contrer l’uniformise communiste était d'encourager les nationalismes identitaires locaux.
Tout maintenant des gouvernements faibles, afin que la volonté de lutte vienne véritablement de la base.
Ainsi, tuer un leader ne changerait rien : le territoire tout entier serait encore décidé à combattre le Communisme.

Dans le cadre de la lutte anti-tarnoise, des ajustements avaient dû être faits mais la situation offrait des opportunités uniques :
Si les peuples Makirans étaient très divers en terme de religions et langues, ils pouvaient tous plus ou moins se trouver de vagues similitudes ethniques.
Alors que les Tarnois, face à leurs voisins, étaient une anomalie culturelle, religieuse et ethnique.

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Pour mener à bien le concept idéologique, Nute Fan avait dû trouvé un homme accordant lui-même une importance au concept d'ethnie.
Peu de candidats étaient disponibles dans les rangs du MLC et pour cause :
le Parti prônait la mondialisation par la dissolution des état-nations.
Et le concept de peuple, cœur de l'État-Nation, ne survivait pas longtemps sans un élément linguistique ou ethnique.

L'homme devait aussi avoir de sérieuses qualités et être capable de faire passer ses propres idéaux à l'arrière-plan.
Ceci pour s’imprégner au mieux de ceux qui serviraient le mieux les différents fronts locaux du projet.
Bref, un homme de principes mais n'hésitant pas à faire dans le paradoxe idéologique tout en étant conscient de ce fait.
Un homme aux convictions fortes mais aux valeurs souples.

Cet homme fut le Dr. Hideki Yoko.

[img]http://img687.imageshack.us/img687/2170/hidekitojo.jpg[/img]

De nationalité Eranéenne, l'homme était le fondateur du Parti Nationaliste Makiran.
Dans son pays d'origine, le PNM n'avait jamais vraiment décollé, restant toujours dans l'ombre du Parti Impérial puis du Parti Communiste.
Avant d'être interdit par Jiang Quing, comme tout autre mouvement politique.

Mais sur le reste du continent, les idéaux panmakirans fleurissaient lentement.
Au Wapong, le PNM représentait la quatrième formation politique.
Et serait sans doute la première si le MLC n'avait pas été la force déterminante de la révolution de 2012.

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Note Introductive du Dr. Hideki Yoko.
Statut : Secret, Niveau Rouge


"-La xénophobie a toujours fait partie de la nature humaine.
Tout humain est xénophobe à la base.
Le nier revient à faire preuve d'hypocrisie bien-pensante ou de naïveté criminelle.
La peur et la méfiance à l'égard de l'étranger, de celui qui vient d'ailleurs et n'a ici aucune attache est toujours présente.
Et naturelle, car même un proche, pour qui vous représentez quelque chose dans sa vie, peut cacher des intentions malveillantes.
Alors que dire de celui qui ne vous connait pas et pour qui vous ne représenter rien ?
Jouer sur le sentiment de xénophobie est donc facile.

Mais peu d'humains sont réellement racistes :
La peur de l'étranger pour des raisons culturelles, linguistiques ou géographiques est une chose.
Le sentiment de supériorité pour des raisons ethniques en est une autre.
S'affirmer fondamentalement supérieur par la simple naissance, cela revient à DEVOIR se montrer supérieur.
Peu de peuples arrivent à s'imposer une discipline suffisante pour maintenir des critères d'excellence pendant plusieurs générations.
Hors, ce n'est qu'après plusieurs générations que la source de l'excellence, à la base sociétale, peut être attribuée à tord avec des raisons génétiques.

Pourtant, c'est exactement cet argument que le Wapong n'hésitera pas à utiliser.
Cela a jadis réussi aux Numanciens pour liguer le continent entier contre les Tarnois.
Quelques dizaines de conquistadors ont ainsi pu briser un empire de plus de cent millions car ce dernier se battait sur tout les fronts.
Seul les considérations coloniales de l'époque ont alors empêché le Numancia de simplement diviser et annexer le Tarnosia.

Cela peut réussir à nouveau.
Le Tarnosia peut et sera remis en état de sommeil.

Si assez de violences est commises contre les tarnois hors du Tarnosia, le replis de la sphère d'influence de l'Empire s'effectuera d'elle-même.
Il suffit donc pour cela qu'une grande haine naisse dans ces pays.
Là où la prospérité est absente et où l'État centrale est intimement lié au concept de dictature et d'abus, encourager la lutte sera facile.
Les territoires tribaux sont ainsi un terreau fertile pour des peuples qui ont toujours eu, tout au long de leur histoire, à craindre les Tarnois.
Et l'Icario est le parfait berceau d'un cri de révolte raciste.
Sa population, fraichement libérée d'une dictature, fait aujourd'hui face à une occupation étrangère fragile.
Si la prospérité ne vient pas vite, seul demeurera l'insécurité liée à l'absence soudaine d'un pouvoir local et légitime de par sa force.
Dans ce contexte, toute injustice, réelle ou perçue, en faveur d'une minorité au détriment de la majorité, pourra être un catalyseur.

L'argument est d'autant plus beau que les Tarnois eux-mêmes basent leur société entière sur des critères ethniques.
Les Sayaken, dont la sélection génétique délibérée a favorisé l’émergence d'individus physiquement forts et d'une culture agressive.
Les Nameken, sélectionnés pour leur patience, leur ouverture d'esprit et leur facilité d'apprentissage, ont engendré de petits génies.
Les Aquanox... valent en tout point les Almérans.
Et auraient sans doute propulsé le Tarnosia vers les sommets si le système de castes ne les avait limité à certaines tâches.

L'image populaire des Sayaken comme une horde de sous-hommes sauvages et meurtriers est conforté par les récentes invasions.
Leur obéissance aveugle, leur nombre massif, leur mauvais équipement individuel, leur volonté de sacrifice pour une cause incompréhensible...
La comparaison avec la Marabunta est presque trop facile :
Ils sont un essaim affamé de conquête que seuls tiennent en laisse quelques élites politiciennes.
L'état de quasi-esclavage qui sévit aujourd'hui dans les villes industrielles du Tarnosia fera beaucoup pour appuyer la théorie des esclaves endoctrinés.

Le concept est simple :
Voulez-vous que vos enfants ressemblent à ça ?
Si oui, ouvrez-vos coeurs à l'Empire.
Si non, présentez-lui vos baïonnettes."

Posté : mer. juil. 20, 2011 8:13 pm
par Johel3007
31/08/2015
De : Thach Wai, Directeur Général de Wai Health Corporation
à : Directeur Exécutif Nute Fan


[quote]<center>-- Niveau Bleu --</center>
Concerne : Échelle de Wai

Monsieur,

Conformément à votre demande, un outil d'évaluation de la situation alimentaire a été établi.
Il permettra d'évaluer la situation de la République Souveraine du Wapong et des autres territoires avec lesquels nous avons d'étroites relations.

1) Échantillon de population

1.a) Considérations géographiques

Dans les pays développés, où les infrastructures ferroviaires et routières sont largement redondantes et en bon état, le transport n'est pas un problème.
Importer et distribuer de larges quantités de nourriture est techniquement et financièrement faisable sur le long terme.
En cela, l'échantillon de population peut être pris à une échelle nationale tout en reflétant adéquatement la situation de chaque région.

Ce n'est pas toujours le cas dans la majorité des pays du tiers-monde.
Le transport y est plus difficile, plus lent et donc plus coûteux.
De plus, l'insécurité autant que la corruption engloutissent d'importes quantités de ressources.
Il convient donc de considérer une zone de 100km de diamètre comme un maximum en ce qui concerne la pertinence d'une analyse.
Une plus grande dispersion ne ferait que donner une moyenne irréaliste entre ce qui pourraient être deux extrêmes.

1.b) Considération qualitative

Pour des raisons de mobilité, de vulnérabilité et d'accessibilité, la population infantile représente un indicateur extrêmement intéressant.
Les enfants, en cas de manque de nourriture, souffrent d'avantage.

Ils démontrent plus rapidement des signes de malnutrition comparés aux adultes, dont les réserves ou la résistance immunitaire sont supérieures.
Ils voyagent nettement moins, restant généralement à proximité de leurs habitations sauf en cas d'exode important à l'échelle régional ou national.
Ils sont aussi beaucoup plus susceptibles d'être amenés à une unité médicale ou une école.
Hors, ces lieux représentent des points de collecte d'information idéals car généralement épargnés par les éventuelles violences et pillages.

Une hausse de la mortalité infantile ou une diminution de critères tels que le poids ou la croissance sont donc des indicateurs d'un début de situation.
La prévalence chez les enfants d'autres signes médicaux clairement visibles (kwashiorkor et œdèmes variés) est un autre indicateur.

L'outil actuel utilise donc principalement des observations réalisées sur les enfants dans les dispensaires médicaux et les écoles.
Mais la population en générale devra être examinée.

1.b) Considération quantitative

Un échantillon minimum de 10.000 individus est nécessaire afin de fournir des données fiables.
Un tel échantillon peut être réalisé sur une période de 1 mois par une équipe de 10 personnes.
Soit 50 individus par personne et par jour sur une période de 20 jours, autorisant donc une certaine marge pour les voyages et recherches.
La taille effective de l'équipe devra être adaptée selon la densité de population de la zone analysée.

Un échantillon correspondant à 0,1% de la population devra toutefois être considéré si celle-ci est supérieure à 10.000.000 d'individus dans la zone.

2) Critères d'analyses

Sécurité alimentaire :
Cohésion sociale correcte, stabilité des prix des aliments, pas d'application de mesures d'urgence temporaires*.

Insécurité alimentaire :
Cohésion sociale correcte, instabilité des prix des aliments, pénuries saisonnières, application de mesures d'urgence graves.

Crise alimentaire :
Cohésion sociale correcte mais en péril, hausse importante des prix des aliments et biens de consommation courante, échec des mesures d'urgence temporaire, application de mesures d'urgence graves**.

Légère famine :
Effondrement de la cohésion sociale , hyperinflation des prix, échec des mesures d'urgence graves, mise en place de mesures de strict survie***.

Sévère famine :
Importants roubles sociaux , absence d'économie au delà de la subsistance, mesures de strict survie appliquées à l'échelle de l'ensemble de la société.

Extrême famine :
Anarchie, mortalité importante.

* = rationnement
** = vente ou consomation du bétail "reproducteur" ou "laitier", hypothèque des terres cultivables
*** = migration, abandon d'individus faibles ou "parasites", pillage

2.a) Mortalité brute

En coopération avec les hôpitaux, l'administration locale et les autorités religieuses, le nombre de morts sur une période de 30 jours sera évalué.
Le taux de mortalité sera reporté en proportion de 10.000 habitants.

Les valeurs à considérer :

Sécurité alimentaire : jusqu'à 0,2/10.000 par jour
Insécurité alimentaire : jusqu'à 0,5/10.000 par jour
Crise alimentaire : jusqu'à 1/10.000 par jour
Légère famine : jusqu'à 5/10.000 par jour
Sévère famine : jusqu'à 15/10.000 par jour
Extrême famine : supérieur à 15/10.000 par jour

2.b) Mortalité infantile

Comme préciser précédemment, les enfants sont les plus touchés par les situations d'insécurité alimentaire.
Considérés comme des individus faibles ou "parasites" en cas de situation de stress social important, ils sont souvent abandonnés par les adultes.
Une hausse de la mortalité chez les enfants de moins de 5 ans est un signe que la situation s'aggravera rapidement dans les semaines à venir.

Les valeurs à considérer :

Sécurité alimentaire : jusqu'à 0,5/10.000 par jour
Insécurité alimentaire : jusqu'à 1/10.000 par jour
Crise alimentaire : jusqu'à 2/10.000 par jour
Légère famine : jusqu'à 10/10.000 par jour
Sévère famine : jusqu'à 30/10.000 par jour
Extrême famine : supérieur à 30/10.000 par jour

2.c) Malnutrition

Une diminution du poids moyen des enfants est un signe de crise alimentaire actuelle qui nécessite des mesures à court terme urgentes.
une perturbation du rythme de croissance normal des enfants est un signe de crises alimentaires récurrentes qui nécessite des mesures à long terme.

Les valeurs à considérer :

Sécurité alimentaire : diminution de 2,5% sur 30 jours
Insécurité alimentaire : diminution de 10% sur 30 jours
Crise alimentaire : diminution de 20% sur 30 jours, importante présence d'œdèmes
Légère famine : diminution de 40% sur 30 jours, importante présence d'œdèmes
Sévère famine : diminution supérieure à 40% sur 30 jours, importante présence d'œdèmes
Extrême famine : [franchement, à ce point-là, les adultes eux-mêmes montreront des signes de malnutrition clair]

3) Lecture

Chacun de ces critères offrent des valeurs entre 0 (extrême famine) et 4 (sécurité alimentaire).
Combinées, elles donnent une cote entre 0 et 12 qui indique le degré d'urgence.

Il est conseillé de mettre en place une action au Wapong si la cote venait à passé en dessous de 10.
Il convient de traiter la situation avant que les populations rurales n'en viennent à détruire ou hypothéquer leur capital productif pour survivre.

Une action chez nos voisins sera nécessaire si la cote venait à passer sous la barre des 9.
Ceci afin d'éviter des conséquences indirectes à long terme sur le prix de nos propres denrées.

Une action internationale sera nécessaire si un pays passe la barre des 8.
En effet, à ce stade, il est possible d'éviter une crise sur le long terme.
Mais sans intervention, la situation dégénérera rapidement.
Avec un risque d'anarchie complète (peu désirable) plutôt que de simple affaiblissement de l'autorité centrale (désirable).

Dans le cas où une nation où nous aurions des intérêts viendrait à passer en dessous d'une cote de 6, une action massive devrait avoir lieu.
J'encourage le Directoire à faire alors usage de tout son poids diplomatique auprès de nos alliés.[/quote]

Posté : ven. juil. 22, 2011 12:13 pm
par Johel3007
06/09/2015
De : Anonyme
à : Archives du MLC


[quote]<center>-- Niveau Orange --</center>
Concerne : Réorganisation stratégique - Analyse préliminaire


Introduction

La structure actuelle des forces armées de la République Souveraine du Wapong n'est plus adaptée à ses missions
Le conflit en Icario nous le montre chaque jour.
Si les formations mixtes à forte dominante d'infanterie mécanisée ont encore leur rôle, celui-ci a évolué.

Lors de son accession au pouvoir, le MLC a construit notre armée dans l'optique d'un contrôle policier contre les milices de ses alliés.
Dans ce rôle, l'infanterie mécanisée a prouvé qu'elle excellait.
Elle a tenu en échec le SSP lors de la restructuration du secteur agricole, soutenant les expropriations et massacrant la résistance armée.
Elle a su contenir l'agressivité du PNM lors de la crise de l'acier, limitant les actions des milices nationalistes à quelques attentats anti-tarnois.
Elle continue de représenter une force d'intervention de choc capable de défendre les villes et de surclasser tactiquement n'importe quel opposant.

Sa qualité est sa force pour le maintient de l'ordre.
Mais la quantité est clairement déficitaire dans les conflits conventionnels.
Le Wapong n'a pas les moyens financiers et encore moins les moyens humains de construire une force terrestre d'envergure.
Ce point avait déjà été soulevé lors des Accords de Pâsindal.
Mais, à l'époque, il avait été convenu que la position principalement défensive du Wapong ne nécessiterait pas une telle force.
La présence d'alliés occidentaux sur notre territoire et les aspects martiaux de la Doctrine Fan suffiraient à tenir nos ennemis à distance.

Hors, aujourd'hui, nos alliés s'avèrent s'être repliés sur une position défensive, voir même passive.

Pelabssa : Gardien somnolant

Si la Présidente Brown a bien lancé un programme de réarmement massif, ces troupes ne sortiront jamais du Pelabssa.
D'abord pour des raisons stratégiques :
La Rostovie est la menace première.
Le Pelabssa ne peut risqué de s'affaiblir contre un sous-fifre de l'Ogre Rouge, au risque de voir le monstre engloutir la planète.

Mais surtout pour des raisons techniques :
Le Pelabssa a perdu sa capacité de réaction.
Le gouvernement met des semaines à prendre une décision alors que les guerres d'aujourd'hui se gagnent en terme de jours.
Quand bien même le Pelabssa "louperait l'action", on serait en droit d'attendre une action à postériori.
La Rostovie, par exemple, ne s'est jamais privée de faire pression sur d'autres pays plusieurs mois après leur "victoire" contre ses intérêts.
On citera deux cas :
Le cas des possessions outremer du Sionving dans l'hémisphère nord.
Après la défection du Sionving, le Pacte attendit deux mois.
Puis il força le Sionving à abandonner le Plarel et l'Eussie, agitant la menace militaire.
Sans un coup de feu, le seul poids du Pacte suffit à faire obéir le Sionving.
Le cas de l'occupation du Viek Kiong par l'Eran.
Après le bref changement d'alignement idéologique de la Rostovie, le gouvernement Rostov exigea le retrait des troupes Eranéennes.
Hors, l'Eran occupait ce pays depuis presque deux ans.

Mais rien de tout cela :
Les rares pressions qu'exercent le Pelabssa restent lettre morte car leurs menaces ne sont pas suivies d'actions.
Ce pays est devenu un géant de granit.
Solidement ancré et invincible, il n'en reste pas moins incapable de projeter sa force de manière directe.
Pire : tel une montagne, sa majesté s'érode lentement.
Non pas en raison de ses propres actions mais plutôt à cause de l'évolution du reste du monde.

Quantar : Démocratie timorée et enchainée

Là où le Pelabssa craint l'Ours Rostov, le Quantar craint le Loup Lochlannais.
Et à raison :
Les deux pays ont des frontières communes.
Et alors que la Rostovie de Kirov n'a jamais croiser le fer avec le Pelabssa, le Rike a déjà envahi le Quantar.
Un conflit dévastateur dont la nation n'est pas encore remise aujourd'hui : le PIB du Quantar est encore très loin de son niveau d'avant-guerre.

On comprendra donc que le Quantar refuse de s'engager dans une guerre loin de chez lui, même au nom des idéaux qui lui sont chers.
Ainsi, il a laissé le Callanda couler face aux Rostovs puis face aux fascistes pro-Lochlannais.
Si la Révolution Hyléenne n'avait pas eu lieu, ce pays ferait sans doute aujourd'hui flotter une variante de la Croix Polaire.
Un faux-pas excusable : l'ennemi était trop puissant.

Son soutien au Savoia fut plus affirmé et massif.
Grâce à lui, sans besoin même d'une menace officielle, la seule rumeur de la coalition internationale suffit à faire reculer la Rostovie.
Preuve que si le muscle militaire est nécessaire, il suffit parfois simplement d'y faire allusion pour en tirer les bénéfices.

Si le Quantar remplaçait le Pelabssa comme chef du monde libre, la situation changerait en faveur des démocraties libérales.
La menace totalitaire communiste serait en tout cas combattue avec d'avantage d'ardeur.

Toutefois, la menace autoritaire Tarnoise n'en serait que plus importante.
Le Quantar est le premier investisseur au Tarnosia.
Et sa dépendance économique à l'égard des industries naissantes de ce pays ira croissante dans les années à venir.
Soumise aux pressions du patronat, il est peu probable que la chancellerie agisse contre les intérêts du Tarnosia.
Hors, l'impérialisme aggressif de ce pays se fait chaque jour plus affirmé, plus subtil et plus efficace.

Raksasa : L'Espoir Makiran ?

Aussi douloureux que cela soit à admettre, l'avenir de notre continent passera soit par le Raksasa, soit par l'Eran.
Un choix cornélien, surtout quand on considère que nos ancètres ont lutté pendant des siècles pour garder une once d'indépendance.
Le Royaume du Sionving et l'Empire d'Eran faillirent jadis engloutir le Makara tout entier.
Et ce n'est que l'ingérance occidentale qui permit finalement de contrer leurs efforts.
Aujourd'hui, on constate que cela n'aura en fait que retarder l'inévitable.

Si une fusion pacifique des deux nations auraient été envisageable avant la révolution communiste en Eran, elle ne l'est plus aujourd'hui.
Il est donc évident que, tôt ou tard, les deux géants entreront en conflit ouvert.
L'affrontement actuel au Viek Kiong aide à canalyser leur hostilité.
Mais si l'un des deux camps venait à triompher, le conflit s'étendrait vite au Bokchow et au Lychaka.

Il est donc de notre première priorité de ffaire en sorte que le conflit au Viek Kiong soit aussi long que possible afin de drainer les ressources de l'Eran.
Le peuple Viek sera, hélas, probablement sacrifié dans le processus.

Mais au delà du conflit avec l'Eran, le Raksasa doit aussi se renforcer à l'égard des autres nations, au Makara comme ailleurs
Il appartiendra au Wapong de faire son possible pour favoriser ce renforcement, sans pour autant mettre en péril notre souveraineté.
La branche monarchiste du PNM soutient que les régimes héréditaires autoritaires sont la norme traditionnelle de la culture du Makara.
Que cela soit vrai ou non, c'est un aspect qui pourrait être utilisé.
L'aspect autoritaire devrait disparaitre avec le temps mais, à l'heure actuelle, permettrait de faciliter une unification.
Dans ce contexte, il est toutefois impératif que l'Empereur Siman II ne soit ni affaiblit ni renforcer dans son autorité politique sur le Raksasa.

L'attitude du Raksasa, suite à la guerre du Makira Oriental, semble être de lêcher ses plaies et d'éviter le conflit ouvert.
Une défaite militaire ou même une victoire trop coûteuse serait en effet un désastre pour le prestige impériale.
La modernisation du Bokchow, aussi noble entreprise soit-elle, a des conséquences sur le niveau de vie des Sionvingiens.
Le prestige militaire est donc le dernier domaine dans lequel l'Empereur peut brillé à court terme.
Des victoires faciles doivent donc être "offertes" au Raksasa.
Cela exclut qu'il intervienne en cas de réelle menace pour nos intérêts.

Lochlann : le Loup dans la bergerie

Le Rike déteste le Communisme car cette idéologie est, à la base, internationaliste.
Alors même que le Rike pratique un nationalisme basé sur le sang encore d'avantage que sur le sol, rendant l'internationalisme tolérant impossible.

Le MLC et le PNM détestent le Communisme car cette idéologie est, à la base, totalitaire.
Alors même que nous prêchons une liberté responsable pour chaque individu, rendant le contrôle centrale totalitaire impossible.

Le MLC et le PNM détestent le Rike.
Le Rike méprise le MLC et le PNM.
Mais il a compris que ceux-ci peuvent être des pions utiles dans sa lutte contre le Communisme.
Même si les Wapongais échouent face à l'Eran, cela importe peu au Rike :
Ils enchainent l'Eran et empêchent donc 30 millions de soldats Makirans de déferler sur l'Alméra en soutien des Rostovs.

On peut donc résumer que la collaboration Wapongo-Lochlannaise est purement opportuniste.
Même si aucun des deux partis ne l'affirment ouvertement.
Ce pays n'est PAS un allié et ne s'impliquera jamais directement en notre faveur si cela ne renforce pas directement sa propre position.
Il acceptera de nous soutenir techniquement.
Afin que nous restions une épine dans le pied de l'Eran et des autres nations qu'il voit comme "impures".
Mais il ne fera pas d'avantage.
Il attendra en échange que nous adoptions une attitude "positivement neutre" à son égard.

Solutions potentielles

Face à la passivité individuelle de nos alliés, il faut envisagé des outils qui donnerait au Wapong les ressources nécessaires à sa défense.

Le problème de moyens humains du Wapong ne peut être solutionner qu'en recrutant des étrangers à notre cause.
Qu'ils nous suivent par idéologie, par intérêt politique ou par simple appat du gain importe peu, même s'il faut en tenir compte.
Plus précisément, il convient de s'assurer qu'en essayant de recruter ces forces étrangères, nous ne créons pas un ennemi futur.
(ex : le MRNV au Viek Kiong)

Le problème de moyens financiers du Wapong ne peut être solutionner qu'en convaincant des nations, entreprises ou organisations de financer notre cause.
Qu'ils le fassent par idéologie, par intérêt politique ou par simple appat du gain importe peu, même s'il faut en tenir compte.
Plus précisément, il convient de s'assurer que nos sponsors n'aient pas d'intêrets liés avec nos ennemis.
(ex : Quantar et Tarnosia)

Le problème de moyens techniques du Wapong ne peut être solutionner qu'en convaincant des nations de partager leur savoir-faire.
Qu'elles le fassent par idéologie, par intérêt politique ou par simple appat du gain importe peu, même s'il faut en tenir compte.
Plus précisément, il convient de s'assurer que nous ne contribuons pas à créer l'outil de notre propre destruction.
(ex : Lochlann et le projet "Sea Snake")

1) Volontaires Internationaux

L'idéal romantique d'une confédération humaine globale, unie par les idéaux mais libre de toute bureaucratie autoritaire, est à la base du MLC.
Cette idéal suppose que chaque individu soit moralement responsable, ethiquement raisonnable et spirituellement fort.
Ainsi, nul ne cherchera à opprimer son prochain au-delà de ce qui est raisonnable à l'acquisition du bonheur.
Et ceux qui chercheront à opprimer s'attireront les foudres de leur pair, pacifiques par conviction mais militariste par nécessité.

Il est toutefois trop tôt pour permettre à cet idéal de voir le jour.
L'existance même de régimes totalitaires ou même seulement autoritaires de plusieurs millions d'individus l'en empêche.
L'état d'esprit général de la population mondial nécessite un encadrement étatique pour que des initiatives soient prises au niveau régional.

Dans cette optique, une confédération de Républiques Souveraines sur le modèle du Wapong doit être l'objectif à moyen terme.
Le Luania, le Veporia, le Viek Kiong et peut être l'Icario et le Java seront à ce titre des variantes possibles.
Autant de cas d'étude intéressants et de possibles têtes de pont idéologiques dans leur région.

Cette confédération de républiques, politiquement indépendantes mais idéologiquement solidaires, forme une base indispensable.
Elle est complétée dans ce rôle par les nations du Sud-Est Makara et du Zanyane Méridional, où l'influence de l'état doit être lentement érodée.
Sans contrôle étatique stricte mais avec la légitimité de réelles nations, ces territoires sont de parfaites sanctuaires pour les "volontaires internationaux".

Les volontaires internationaux sont un concept datant des Accords de Pâsindal.
L'idée à l'époque était de constituer une armée à la structure uniformisée, au financement central mais au commandement décentralisé à l'extrême.

La GSI fut le parfait prototype de cette armée :
En 2014, à son apogée, elle réunissait quelques 150.000 volontaires qui luttaient aux quatres coins du globe.
Financés d'abord par les mines du Luania puis par les dollars du Pelabssa, cette gigantesque organisation a fondé les bases de la confédération.
Mais elle a surtout permi de mettre en évidence les faiblesses propres à une force entièrement mercenaires.
  • L'impossibilité de dépenser leur paie localement résulte en des désertions.
  • La dédication idéologique nettement inférieure limite la prise de risque en opération.
  • La présence de bases arrières dans une nation frontalière amicale est indispensable à la logistique.
  • L'absence de liens familiaux avec les populations locales limite la possibilité d'aide gratuite venant de ces populations.
  • Les communications physiques sont toujours un énorme problème et nécessitent une très grande autonomie des commandants locaux.
  • Une raison économique locale viable doit être fournie pour justifier le conflit aux yeux des auxiliaires locaux.
  • Des liens commerciaux officiels, même indirects, doivent existés avec la nation où a lieu l'opération.
  • La nature entreprenariale d'une compagnie de mercenaires la rend suceptible à la corruption extérieure.
De ces constatations, il est conclus que les volontaires internationaux devront disposer des éléments suivants :
  • Idéologie forte : la paie ou l'absence de moyens de la dépenser ne devra pas représenter un problème à la prise de risque.
  • Recrutement local : gagner l'appui d'une fraction de la population par liens de sang est indispensable.
  • Opérations depuis les frontières d'une nation amie : terrain d'entrainement de nouvelles recrues mais surtout facilité logistique.
  • Contrôle direct de l'économie locale : afin de faciliter la propagande locale mais aussi d'assurer l'autonomie financière locale.
  • Nature associative : multiples factions politiques distinctes, liées à la cause par des intérêts avant tout idéologiques.
La mission des volontaires internationaux sera d'affaiblir l'autorité centrale tout en renforçant l'idéal d'autonomie nationale.
Ils devront, de par leurs actions, rendre une région impossible à gouverner par une administration extérieure.
Ils occuperont ensuite le terrain en s'intégrant à nouveau pleinement aux populations civiles.
Ils formeront aussi une force d'arrière-garde en sommeil pour de futurs conflits locaux.
Ils pourront aussi être appeller pour intervenir sur d'autres fronts, dans des pays voisins, afin de mettre en place des structures similaires.
Jamais une région précise ne devra tomber sous l'autorité d'une unique faction, sous peine de voir une forme de feudalisme se développer.

La mise en place des volontaires est relativement avancée au Sud-Vicaskaran.
C'est particulièrement vrai en Nueva Hispalis et dans le Sud de l'Icario.
Les groupes tribaux de Nueva Esperanza montrent également une organisation prometteuse.
Si les essais dans cette région s'avèrent concluants, le projet pourra être adapté au Wapong.
Une possible institutionalisation de cette méthode pourrait même être envisagée si le projet "BoumStick" aboutit.

2) Corps Expédionnaire de l'OTH

L'idée d'une force d'intervention internationale sous commandement non pas d'une nation précise mais d'un état-major apatride est ancienne.
Ses premières traces datent des discussions sur l'Organisation des Peuples Unis.
Et avant cela, la question avait déjà été abordée de manière informelle au sein de l'Union du Tiers-Monde.

La popularité d'une telle idée, soumise à des état-nations fiers de leur indépendance et prérogatives nationales, avait été anémique.
La majorité des gouvernements n'embrassent pas volontier l'idée d'une disparition progressive des frontières et d'une libération des individus.
Il est donc normal qu'ils n'acceptent pas l'idée de la création d'une organisation militaire indépendante du contrôle d'une nation précise.
Cela violerait leur cher "monopole étatique de la violence".

Le MLC a toujours eu pour objectif de voir une telle armée voir le jour pour des raisons d'efficacité :
Une coalition internationale met du temps à se mettre en place et est succeptible de se dissoudre à n'importe quel moment.
Dans l'affaire de l'île Concordia, ce ne fut que par miracle que la coalition tint bon jusqu'au bout.
L'absence de communication multilatérale y fut pour beaucoup :
En contrôlant l'information, le Wapong parvint à fédérer communistes et libéraux tout en évitant les paroles malheureuses.
La défection (et trahison) de l'Irank fut toutefois un coup dur mais qui s'avéra finalement une bénédiction...
Toujours est-il que, si Kirov avait refusé de céder immédiatement, la coalition aurait volé en éclat à la première démonstration de force.

Avec la formation de l'OTH et d'un accord militaire fort entre les signataires, l'opportunité de mettre en place cette force armée resurgit.
La passivité du Pelabssa pourrait même être ici un grand avantage.
Car elle justifie de facto la constitution d'une force d'intervention rapide qui ne dépendent pas du feu vert de chacune des nations constituantes.

Nous parlons toutefois là d'un outil de frappe rapide et limité.
Pas d'une armée capable de conquérir une nation par elle-même.
La crise de l'Icario a montré qu'avec le soutien logistique approprié, une force aérienne conséquente peut être mise sur pieds en 1 semaine.
Si la Sainte Alliance, le Java et le Ranekika en sont capable, l'OTH se doit de l'être aussi.
Ou au moins le Wapong se doit-il d'encourager une telle initiative.

Deux escadrilles de 12 avions de combat chacune et une escadrille de 12 bombardiers suffisent à assurer une capacité d'intervention à la fois rapide et massive.
Elle devra être assistée par des forces terrestres.
  • Une force d'infanterie aéroportée, capable de s'emparer facilement d'une piste d'attérissage et de la tenir 24 heures.
  • Une force d'infanterie mécanisée, déployable par avion cargo, capable de tenir la dite piste d'attérissage.
  • Une force d'artillerie, afin de fournir une défense à la base contre d'éventuelles attaques mortiers.
  • Un contingent de techniciens et spécialistes divers, liés aux activités de soutien logistique et radar de la force aérienne.
  • Une force d'artillerie anti-aérienne, capable de fournir une défense à la base contre les attaques aériennes ennemies.
  • Des avions ravitailleurs pour permettre le déploiement rapide des escadrilles n'importe où dans le monde.
  • Des groupes d'éclaireurs motorisés, disposant de marqueurs lasers pour guider les frappes au sol.
  • Une antenne médicale pour assurer les premiers soins en attente d'évacuation par avion.
  • Des avions cargos pour aéroporter l'ensemble de cette force en l'espace de 48 heures.
Sur cette base, l'OTH aura la possibilité d'agir rapidement contre un adversaire technologiquement inférieur.
Les objectifs prioritaires seront :
  • Prise de contrôle d'une piste d'attérissage à proximité de la zone d'opération.
  • Destruction de la force aérienne ennemie pour assurer la suprématie aérienne.
  • Sécurisation de couloirs aériens pour les futurs ravitaillements logistiques.
  • Nettoyage des alentours immédiats de la base sur un rayon de 300 km.
  • Appui des forces alliés locales, qui se chargeront des combats au sol.
Compléter cette force d'intervention avec des unités de lancement de missiles ballistiques devrait considérablement accroitre la capacité de projection de l'OTH.
Le mécanisme de contrôle de cette force devrait être un simple transfert d'autorité vers le pays dans le besoin.
Une demande d'intervention et un vote positif en conformité avec l'Article 7 du Traité d'Hellington suffirait à transférer le contrôle à la nation demandeuse.

Le fait que les actions de combat se limiteront principalement à des missions de frappe aérienne devrait suffir à convaincre les autres membres.
Dans le cas contraire, le Wapong pourrait fournir le gros des troupes terrestres.

3) Corps Expédionnaire Wapongais

Dans l'immédiat, cette option n'est pas envisageable.
C'est pourquoi le Corps Expédionnaire de l'OTH doit être privilégié.
Mais à terme, le Wapong se doit d'acquérir une grande quantité d'avions modernes.

L'armée du Wapong doit pouvoir assurer sa mission de police sur la scène nationale.
Mais elle doit également pouvoir assurer le soutien aux volontaires internationaux sur la scène internationale.
Cela suppose une composante aérienne plus robuste et une subordination des éléments terrestres aux opérations aériennes.
Soit l'inverse de la situation actuelle.

Un choix stratégique majeur s'impose aussi.
Une force purement aérienne, construite sur un réseau de bases terrestres amicales et d'avions ravitailleurs ?
Ou une force aéronavale, construite autour d'un porte-avion ?

Si la force aéronavale semble s'inscrire dans une logique à long terme du développement du secteur naval wapongais, elle n'est pas financièrement viable.

Un porte-avion coûte plusieurs milliards de dollars à construire et représente des centaines de milliards de dollars d'investissement.
Sans parler de l'entretient et de la modernisation, ainsi que de l'acquisition du savoir-faire.
La vulnérabilité du dit porte-avion est également importante sans une flotte d'escorte conséquente.
Et même avec une telle flotte, une frappe de missiles ballisitiques reste un risque important.
Un porte-avion représente donc une trop grande concentration de moyens matériels et humains.
Il se déplace également trop lentement que pour être toujours sur le lieux d'opération où il doit être.
Cela va à l'opposer des doctrines de flexibilité et mobilité qui sont à l'heure actuelle celles du Wapong.

Une piste aérienne ne coûte que quelques dizaines de milliers d'euros à mettre en place pour des ravitailleurs.
Le coût s'élève au pire à quelques millions pour qu'elle soit praticable par des chasseurs et bombardiers.
Son entretient et, en cas d'attaque, sa réparation représentent un coût ridiculement bas.
Elle peut être confiée à un allié au terme d'une mission et s'avérer réutilisable malgré tout en cas de besoin.
Les avions ravitailleurs sont offerts par le Pelabssa à un prix de "seulement" 20 millions $USP.
Ils ont une autonomie de 17.000 km et une vitesse de 980 km/h.
Avec une base au Wapong, une au Veporia et une au Luania, nous pouvons donc garantir un ravitaillement dans toute l'hémisphère Sud.
Tout cela à un prix inférieur à 1 milliard $USP.

4) Bataillon de Couverture Missile

Si le processus de construction des missiles ballistiques nous échappent encore, leur utilisation n'a plus rien de sorcier.
Deux commandes, l'une au Lochlann, l'autre au Pelabssa, devraient fournir au Wapong un stock supplémentaire 1.000 missiles ballistiques.

D'un point de vue logistique, les missiles sont plus faciles à utiliser que les avions.
Leur déployement par avions de ravitaillement ne nécessite que peu d'assistance au sol par la suite.

Mais leur coût unitaire limite fortement la rentabilité de leur usage.
Ils sont limité aux cibles stratégiques (installation radar, navire, hangar à avion, dépot de munition, d'armes ou d'essence, centrale électrique).
Et en raison du délai entre le tir et l'impact, une frappe sans guidage n'est possible que contre une cible statique.
Une frappe avec guidage suppose la présence d'une équipe de reconnaissance au sol, avec les difficultés que cela entraine.

La guerre moderne s'appuie toutefois presque essentiellement sur les missiles et sur les frappes à longue portée.
Même les avions de combat tirent leurs propres missiles à une distance bien supérieure à la vision de leur pilote.
Pour l'heure, l'usage des missiles ballistiques a été largement limité à quelques tirs sporadiques, sans influence réelle sur le conflit global.
La Guerre d'Astara a ainsi vu les missiles astarans couler quelques navires capitaux de la coalition socialiste.
Dans ce qui fut de très loin un "overkill", le Tarnosia a utilisé une frappe de saturation pour exterminer la base de la GSI.
Mais en dehors de cela, rien de notable.
Il faut toutefois s'attendre à voir les missiles prendre une place sans cesse croissante dans la stratégie militaire.
Surtout du coté des nations développées, qui répugnent généralement à risquer la vie de leurs troupes.

Ce nouveau type de guerre verra la disparition des larges formations.
Le champ de bataille évoluera en un affrontement entre des unités ne dépassant pas en taille une compagnie.
L'affrontement en lui-même aura lieu à des centaines de kilomètres de distance et sera une question de précision et de portée.

Nous encourageons donc le Wapong à créer un bataillon expérimental à Anali.
Ce bataillon se dotera de matériel radar portable, de batteries missiles sol-air et de missiles ballistiques sol-sol.
Il devra, à terme, devenir le prototype de la future force de défense anti-missile et anti-aérienne et de riposte missile du Wapong.[/quote]

Posté : ven. juil. 22, 2011 7:36 pm
par Johel3007
06/09/2015
De : Anonyme
à : Archives du MLC


[quote]<center>-- Niveau Orange --</center>
Concerne : Réorganisation stratégique - Analyse préliminaire

Possible plan de projection des forces pour les Corps Expéditionnaires (pour l'OTH ou le Wapong).

[img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/f5/KC135_refueling.jpg/275px-KC135_refueling.jpg[/img]
  • Bleu foncé : pays de l'OTH ou jugés amicaux à l'égard de l'OTH -- atterrissage et ravitaillement possible.
  • Kaki : pays jugés neutre à l'égard de l'OTH -- atterrissage d'urgence possible.
  • Jaune : Sainte Alliance -- atterrissage d'urgence possible.
  • Rouge : pays jugés hostile à l'égard de l'OTH -- survol interdit.
Avion ravitailleur FGH-52 :
Cercle bleu clair : rayon d'action maximum (8.500 km)
Cercle bleu foncé : rayon d'action opérationnel (4.250 km)

Les zones bleu foncées liées entre elles sont les zones de "projection effective" de l'OTH.
Dans ces zones, un avion, quel qu'il soit, peut être ravitaillé en l'air sans aucun problème.
Il peut donc traverser ces zones sans la moindre interruption.

Les zones bleu claires sont les zones de "projection potentielle" de l'OTH.
Dans ces zones, un avion peut être ravitaillé de manière exceptionnelle.
Il peut ainsi rejoindre une zone de "projection effective".
Mais l'organisation d'un tel ravitaillement est plus complexe car le ravitailleur lui-même approche sa limite d'autonomie (17.700 km).

http://img841.imageshack.us/img841/5677/othrapidreactiontaskfor.png
[/quote]

Posté : sam. juil. 23, 2011 1:03 am
par Johel3007
10/09/2015
Pénitencier RAJ-003
Île d'Atumbo,
Veporia


La RentAJail n'organisait pas souvent de visites guidées de ses établissements.
Mais quand le Directeur Général Cat Tuong faisait une requête, cela avait autant de valeur que si le conseil d'administration lui-même l'ordonnait.
Au Wapong, on ne réussissait pas dans les affaires sans avoir un rien de nez pour la politique.

Et Sasuke Suwura en avait toujours eu.
Le jeune homme avait rejoins le MLC à l'age de 25 ans, alors qu'il finissait ses études d'architecte au Pelabssa.
C'était il y a cinq ans, en 2010, alors que le mouvement n'était qu'une des nombreuses associations wapongaises en exile.
Un vestige des premiers groupes patriotiques du siècle passé...

------------------

Oui, un vestige. C'est tout ce qu'était le MLC aux yeux des parents de Sasuke.
Un parti qui n'avait jamais réellement décollé.
Trop désorganisé dans sa hiérarchie, trop extrême dans ses idées, trop encombré par des gens talentueux mais orgueilleux.

Mais leurs idéaux d'un gouvernement faible les différenciaient des autres groupes.
Ils ne cherchaient pas le pouvoir pour eux et le prouvaient en refusant la notion d'un État fort pour unir la nation.
Ils ne cachaient pas leur corruption :
Ils la louaient comme normale et encourageaient leur adepte à réaliser leur potentiel en adoptant une morale souple mais honnête.
Aux oreilles du jeune expatrié qu'était Sasuke, c'était un changement suffisant par rapport à la corruption cachée des autres politiciens.

Mais même convaincu, il n'avait pas fait grand chose :
Verser une cotisation, faire un peu de prosélytisme parmi ses amis étudiants et leurs familles, participer aux discussions politiques...
Il avait aussi contribué à fournir des schémas, des plans et autres croquis pour de "la Nouvelle Wapong-City".

À y regarder à nouveau aujourd'hui, ces dessins étaient minables.
Des rêves de jeune bleu fraichement diplômé et sans expérience.
Sauf son projet pour [url=http://www.simpolitique.com/post62372.html#62372]la prison d'Hao Ko[/url].
D'avantage que son implication politique, c'était ses idées pour CE bâtiment qui avait attiré l'attention de Nute Fan sur le jeune homme.
Si le design en lui-même était séduisant, c'était l'idée d'en faire un centre de détention pour nations étrangères qui avait plu au vieux renard.

Deux plus tard, alors qu'il travaillait pour la Lynch Builder Incorporated, à Hellington, il avait reçu un coup de fil.
C'était au mois d'Avril 2012.
Le régime de Ngô était sur le point de tomber au Wapong.
Ses dernières troupes étaient pressées sur tous les fronts par l'alliance du MLC, du PNM, du PSR et du PML.
Les Accords de Pâsindal étaient déjà célèbres parmi la diaspora wapongaise éduquée.
Et on savait qu'un nouveau régime allait se mettre en place.
Un de plus.

Au bout du fil, Sasuke Suwura avait reconnu la voix mielleuse mais posée de Nute Fan.
Le chef spirituel d'une génération entière de jeunes entrepreneurs Wapongais l'appellait personnellement.
Et lui offrait de "rejoindre la révolution".
En language commun, il lui offrait la chance de se faire une place dans le nouvel ordre social de sa patrie.
Le soir même, Sasuke s'était incendié d'insultes par ses parents.
Le lendemain, il embarquait en avion pour l'Hakoim, laissant au bureau de la Lynch sa lettre de démission.

Un acte qu'il n'avait pas regretté un seul jour, depuis maintenant 3 ans.

---------------

Sasuke, aujourd'hui PDG d'un des plus grand groupes pénitenciers privés au monde, sortit de sa rêverie.
Lui et son invité arrivèrent en face du bloc 7G.
Le bloc des Thorvaliens.

Sasuke Suwura :
"-Navré, cela ne prendra qu'un moment.
Il faut dire que nous avons reçu des chargements récents et que cela a légèrement surchargé nos équippes.
Il en résulte que ça sent un peu..."


Les gardiens ouvrirent les lourdes portes blindées qui isolaient le quartier 7G du reste du monde.
À peine ouvertes, elles laissèrent s'échapper une odeur abominable.
Mélange de maladie, d'urine, d'excréments et de nourriture régurgitée.
Ainsi qu'une fanfarre d'autres saveurs exotiques qu'il valait mieux ne pas décrire.
Mais pour Cat Tuong, le pire était peut être le bruit.

"-C'est la luuuuutteuh finaleuuuuh !! Entre Nous eeeeeet Demain !!"

Cat Tuong :
"-La Peste Rouge... Oui, j'ai compris, merci.
Faisons vite."


Ignorant le chant populaire reprit par la quasi-totalité des détenus, les deux Wapongais traversèrent le couloir.
Aucun des deux ne s'arrêta pour admirer les proportions pharaoniques de l'édifice.
Les halls étroits, conçus pour maximiser l'espace, ne faisaient en effet que renforcer le sentiment de celui qui regardait vers le haut.
Pas vers le plafond : vers le haut.

Le plafond était perdu quelque part dans l'obscurité et les miasmes qui stagnaient à plus de quarante mètres d'altitude, hors de portée des torches.
L'électricité était un luxe au Veporia et RentAJail n'était pas connue pour offrir du luxe à ses pensionnaires.
Serrés dans des cellules guère plus grandes que des clapiers, c'étaient plusieurs milliers de détenus qui attendaient ici.
Attendre quoi ? La Justice de leurs patries ?
On les avait envoyé ici pour pourrir, oubliés de tous.
Et si les Thorvaliens rassemblaient la majorité des détenus du bloc, près de 40% d'entre eux étaient juste issus des petites états Almérans voisins.
La langue était plus ou moins similaire et cela suffisait aux geôliers.

Leur marche les fit traverser quatre autres blocs, ceux-là réservés aux Zanyanais.
Les dictatures de ce continent ne manquaient pas d'opposants et les réduire au silence définitivement n'était pas toujours la solution.
La coopération zanyano-wapongaise avait encouragé les leaders du continent noir à faire preuve de zèle dans la lutte anti-communiste.
En son nom, tout était permis. Seules règles :
Ouvertures des frontières et élections transparentes.

Sasuke se souvenait du jour où Nute Fan l'avait mis dans la confidence.

---------------

Janvier 2013

Sasuke gigotait, inconfortable dans ce grand siège de cuir, dans ce bureau luxueux, en compagnie d'autant d'hommes importants.
Chacun des convives était un poids lourd de la politique Wapongaise.
Hommes d'affaire, politiciens ou officiers, cela importait peu dans cette nouvelle nation.
Ils étaient avant tout des citoyens de la République.
Et, à ce titre, ils étaient collectivement et individuellement responsables de son bien être sur les plans économique, politique et militaire.

Chacun de ceux présents faisait partie du cercle intérieure de Nute Fan.
Des individus choisis autant pour leur compétence que pour leur loyauté aux idéaux du vieux renard.
Et étrangement, Cat Tuong n'y était pas.

Nute Fan :
"-Apprenez à un homme à se servir d'un fusil et il s'en servira pour gagner sa vie, d'une manière ou d'une autre.

Les soldats, incapables de créer la richesse nécessaire à leur survie, serviront un maître qui pourra la leur procurer en abondance.
Les soldats sans maître ne serviront qu'eux-même et chercheront à se hisser dans une position de maître pour leurs semblables.

Il convient donc de s'assurer que jamais un militaire ne soit en position de rassembler trop de ressources entre ses mains.
S'il y parvient, alors il faut s'assurer qu'un autre militaire, de statut égal, ait lui aussi accès à ces ressources.
Il faut ensuite jouer de leur rivalité pour les asservir tout deux au service de la Cause."


Song Yamato :
"-Et les soldats-paysans, tel que les encourage l'Eran ?
Ne crée-t-ils pas leur propre richesse ?"


Nute Fan :
"-Le concept de soldats-paysans est similaire à celui de citoyens-soldats dont nous avons discuté.
Dans le cas de l'Eran, seule la finalité du rôle varie.

Le citoyen-soldat défend sa famille et sa propriété face à tout ce qu'il estime injuste.
Cela inclut les criminels mais aussi l'État si besoin.
Il se tient prêt, fort de corps et d'esprit, pour défendre ses valeurs.
Et, dans la mesure où cela contribue à sa sécurité future, il prendra aussi les armes pour défendre ses voisins face aux injustices.
Si l'État ou une autre organisation publique tente d'imposer une loi injuste, le citoyen-soldat s'y opposera.
Surtout si la raison invoquée par l'État est l'intérêt supérieure de la nation.
Car ce sont ces mensonges-là qui ouvrent la porte à la tyrannie.

Le paysan-soldat d'Eran, en comparaison, est un esclave.
Il travaille les champs de ses maîtres en temps de paix et ne jouit d'aucun biens propres.
Sa famille elle-même n'est pas sienne, dans la mesure où son endoctrinement le pousse à la sacrifier au profit de ses maîtres si besoin.
Il est entièrement servile envers l'État car il croit sincèrement que l'État œuvre dans son intérêt ou au moins dans celui des générations futures.
Si tel est le cas, nous n'aurions rien à y redire.
Mais peut-on être sûr ?
Peut-on sacrifier sa vie à suivre aveuglément un autre individu ?
Tout en ayant le doute que cet individu, comme n'importe quel autre, puisse en fait être dans l'erreur ?
Ou même nous abusez pour son seul profit !!

La différence est là :

Le paysan-soldat est un soldat avant tout car il sert un maître.
Si le maître lui ordonne de tuer, il tuera.
Si le maître lui ordonne de labourer, il labourera.
Il ne posera pas de question et n'aura ni conscience ni désirs propres sinon l'envie de plaire en espérant une récompense.

Le citoyen-soldat est un individu libre.
Il n'a de maître que sa conscience et pour ordres que son désir.
Si sa conscience et ses désirs sont honnêtes et en harmonie, il fera ce qui est juste.
Sinon, il fera ce qui est nécessaire à apaiser l'un ou l'autre.

Mais nous nous éloignons du sujet d'aujourd'hui."


Thach Wai :
"-Le Zanyane..."

Nute Fan :
"-Le Zanyane, Docteur Wai.
Je sais que vous n'appréciez pas ce plan.
Mais que vous soyez ici montre que vous comprenez que, à long terme, il n'y a pas d'autres solutions.
Ce sera cela... ou un cycle de tyrannies éclairées, d'anarchies stériles et de dictatures égoïstes ruineuses.
La liberté véritable et responsable ne sera jamais à la portée de ce continent.
Pas s'il n'est pas libéré de ce cycle en brisant la structure d'état-nation mise en place par les colons Almérans et Sionvingiens."


Thach Wai :
"-Il n'empêche que votre méthode pourrait facilement être abusée par une nation opportuniste étrangère.
Imaginez qu'un géant démographique comme l'Eran ou le Sionving profite de la situation pour..."


Nute Fan :
"-L'Eran s'enfonce dans un lent déclin, exactement pour les raisons énoncées ci-avant.
La Rostovie a la sagesse de différencier soldats et travailleurs.
L'Eran, avec son militarisme extrême, réitère juste les erreurs de l'Empire lors de la Grande Guerre.

Le Sionving ne s'intéressera au Zanyane que si le Barjebal est à lui d'abord.
Au vu des tensions actuelles au sein du pacte, je doute que cela se concrétise avant longtemps.

Non, vraiment, aucune nation n'est en mesure de nous raffler la mise sous le nez.
Car aucune nation, pas même la Rostovie, n'a la volonté de perdre 10 millions d'hommes pour conquérir un continent jugé instable et stérile.
Les occidentaux se contenteront du fait que, en dépit de l'anarchie à venir, ils auront toujours accès à leurs précieuses matières premières."


Sasuke Suwura :
"-Excusez-moi mais..."

Bon sang, qu'il était timide à l'époque.

Nute Fan :
"-Sasuke-kun ?"

Sasuke Suwura :
"-Quel est ce plan, Fan-Sama ? J'ai du mal à saisir"

Nute Fan :
"-Aucun besoin d'excuse pour poser une question honnête.
C'est la raison pour laquelle vous êtes ici, Sasuke-kun :
Pour apprendre nos projets pour l'Humanité et, lorsque je ne serai plus là, pour prendre la relève.
Car ne vous faites pas d'illusion : ce plan, je n'en suis pas complètement l'auteur.
Et ceux à qui vous devrez le répété quand viendra l'heure ne le verront sans doute pas approcher de sa fin.

Mais une étape à la fois.
Aujourd'hui, nous parlons de la Phase 2 de la révolution morale au Zanyane."


Le vieux renard prit un moment pour boire une rasade de thé.
Il fit la grimace : froid.

Nute Fan :
"-En 1950, quand les grandes puissances Alméranes ont émergées exsangues de la Grande Guerre, le monde a respiré.
La décolonisation a suivit de manière plus ou moins rapide selon les régions.
Mais il était une certitude que, d'ici le début du 21ème siècle, l'hégémonie Almérane serait de l'histoire ancienne.

Le problème est que, dans beaucoup de colonies, les peuples libérés ont voulu immiter le modèle imposé par les Almérans.
Le modèle de l'État-Nation.
Avec son dirigeant unique au sommet, trois organes de pouvoirs distincts et une absence de réelle hierarchie en dessous.
L'administration était directement aux ordres d'un des trois organes, sans partage local du pouvoir, dans son exercice comme dans ses bénéfices.

Hors, il a fallut presque 10 siècles de feudalisme à l'Alméra pour que sa population acquiert la morale individuelle suffisante à l'existance d'un État-Nation.
Et encore !! Les premiers État-Nations ne furent pas le fait du peuple mais d'avantage de quelques individus devenu omnipotents.
Dans ces conditions, le peuple resta dans une mentalité d'esclave, sans responsabilité morale car le gouvernement décide ce qui est bon ou mal.
Quand les État-Nations passèrent de l'absolutisme à la démocratie, la population eut le temps d'apprendre à se gouverner.
Ce furent les périodes les plus agitées de l'Histoire d'Alméra.
Avec de nombreux retours à l'absolutisme ou des désintégrations de royaumes en petits domaines féodaux.
Mais aussi de grandes révolutions populaires et parfois même des républiques honnêtes et des empires éclairés.
Mais aussi les premiers états totalitaires et des tyrannies immondes.
Le 18ème et 19ème siècles ne furent pas tendres avec l'Alméra.

C'est pourtant à ce stade que nous en sommes au Zanyane et au Makara.
Les cités-états, petits royaumes ethniques et autres confédérations tribales ont été balayées par un siècle de colonialisme.
Et par nécessité, ils ont été remplacé par des régimes d'État-Nations.
Parfois des républiques honnêtes mais le plus souvent, des absolutismes violents ou de simples tyrannies sans ambition.
Aujourd'hui, nos continents sont face à un choix :
La transition sur la même voie que l'Alméra, avec les futurs que l'on connait :
République démocratique comme le Quantar.
Retour à la monarchie autoritaire comme le Thorval.
Totalitarisme populaire comme la Rostovie.
Ou encore plus d'indécision liberticide comme le Rike.

De ces modèles, seul le Quantar correspond plus ou moins à l'idéal de citoyen-soldat responsable que j'encourage.
Et force est de constater que c'est un modèle peu fréquent.
Il est le résultat de conditions propres au Quantar, inexistantes dans la majorité des pays du Zanyane et du Makara.

S'engager sur la même voie que l'Alméra, à savoir la voie de l'autorité centrale, de la fédération, c'est risquer de plonger dans la tyrannie.
Nos peuples n'ont tous simplement pas la même tradition d'obéissance à une autorité morale figée et purement héréditaire.
Il y a toujours eu une notion infime de mérite qui, en Alméra, a été effacée dès le 15ème siècle.
En cela, jamais un individu Makiran ou Zanyanais n'acceptera sincèrement l'autorité d'un dirigeant incompétent.
Il la combattra... puis se l'appropriera pour lui-même.
Car il manque de la force morale nécessaire à rechercher sincèrement le bonheur de ses semblables.

Il convient donc, avant de forcer aux Zanyanais le choix du modèle Alméran ou d'un autre modèle, de leur faire obtenir cette force morale.
Une tache colossale, considérant que ni vous ni moi n'avons complétement cette force nous-même."


Silence.

Song Yamato :
"-Cela fait beaucoup de mots pour ne rien dire, Fan-Sama.
Désolé mais quelqu'un devait le dire."


Le vieux renard s'autorisa un sourire avant de reprendre.

---------------

Un gardien lui posa une main sur l'épaule.
Ils quittaient le bloc des Zanyanais.

Et entraient dans [url=http://www.simpolitique.com/post83069.html#83069]celui des Rostovs[/url]

De vastes fosses, par dessus lesquelles courraient des passerelles barbelées, s'étendaient à perte de vue.
Le plafond était ici plutôt bas.
C'était parce que, sur vingt étages au-dessus et en-dessous, la même configuration avait été aménagée au mètre prêt.

Ici, pas de cris.
Juste quelques grognements et faibles chuchotements.
Avec de temps à autre, un sanglot aigu et dément, rapidement étouffé par une protestation et un bruit de lutte bref.
Les détenus n'étaient pas visibles : on ne risquerait pas un incendie en leur donnant des torches.
Ou même en communiquant avec eux : la nourriture leur était balancée chaque jour par un bidon suspendu à un câble.

Après presque trois ans de détention, ceux qui survivaient ici étaient la pire engeance que Juvna avait jadis eu à offrir.
Les nostalgiques de la Main Noire, dans la période qui suivit la purge anti-kheroviste.
Des Kiroviens ? Non, ces gens étaient encore pire.
Au moins, les Kiroviens croyaient en quelque chose.

Chacun de ces monstres avaient toute les raisons d'être là.
Leur simple survie signifiait qu'ils n'avaient probablement pas hésiter à se débarrasser de quelques-uns de leurs camarades.
Tout cela pour quelques centimètres carrés d'espace vital en plus.
Et quelques rations supplémentaires avant que l'odeur des cadavres n'alertent les gardiens.
On offrait 5 rations par cadavre chargé dans les bidons de nourriture vides.
Cela suffisait à convaincre beaucoup de ne pas "profiter" de l'absence du camarade pour encaisser ses rations.
Et par la chaleur qui régnait au Veporia, garder un cadavre plus de cinq jours dans la fosse était autant du courage que de la folie.
La vermine grouillait en quelques heures sur la carcasse. Alors après quelques jours...

Les animaux qui survivaient dans ce trou avaient toutes les raisons de vouloir sortir.
D'abord pour le simple fait de sortir, d'être libre et de vivre au lieu de survivre.
Ensuite, pour causer du tord à leurs geôliers.
Mais surtout, pour se venger de Kirov et de ses alliés.
Et pourquoi pas ? Pour refonder la Main Noire.

Heureusement que Cat Tuong avait d'autres projets.
Il fit signe à un des gardes.

Garde :
"-Juvniens !! Debout !!
Quelqu'un à une propositions à vous faire."

Posté : sam. juil. 23, 2011 7:34 pm
par Johel3007
12/09/2015
De : Cat Tuong, Directeur Général à la Défense
à : Nute Fan, Directeur Exécutif


[quote]<center>-- Niveau Pourpre --</center>
Concerne : Opération "Starve the Beast".

Monsieur,

Veuillez trouvé ci-joint une proposition de réponse aux actions Tarnoises.

Message du Directoire de la République Souveraine du Wapong, Fonctionnaire anonyme.
à l'attention de Tao Jaeran, Premier ministre de la Fédération d'Aquanox :


[quote]La République Souveraine du Wapong ne reconnait aucune des revendications territoriales de la Fédération d'Aquanox et de ses marionnettes sur les territoires suivants :
  • Nueva Esperanza
  • Cehennem
  • Icario
  • Tae Wan
  • Antarctique
La République Souveraine du Wapong exige l'abandon immédiat de toute atteinte ou projet d'atteinte à la souveraineté de ces pays.
La République Souveraine du Wapong exige le retrait immédiat des forces tarnoises présentes sur ces territoires et l'arrêt de toute assistance aux terroristes sur ces territoires.

Dans le cas où ces exigences ne seraient pas respectées, des mesures extrêmes seront prises.

Toute organisation soupçonnée d'avoir des liens de subordinations avec le gouvernement tarnois sera déclarée comme ennemi de la République.
Une prime sera offerte pour toute atteinte aux ressources matérielles, humaines et financières des ennemis de la République.
Les ressources matérielles, humaines et financières des ennemis de la République pourront être saisie par quiconque en a la force et l'opportunité.
Le Directoire ne s'opposera pas à de telles saisies.[/quote][/quote]


12/09/2015
De : Nute Fan, Directeur Exécutif
à : Cat Tuong, Directeur Général à la Défense


[quote]<center>-- Niveau Pourpre --</center>
Concerne : Opération "Starve the Beast".

La première partie est acceptable.

Concernant la deuxième, je crains que cela soit... un rien extrême.
Nous ne voulons pas retomber dans les excès du conflit avec l'Astara.
Si les méthodes de l'ennemi sont similaires, les nôtres ne peuvent plus l'être :
Nous avons un rang à tenir aux seins des démocraties.
Aussi frustrant que cela puisse être parfois, nous devons nous en tenir à nos principes.[/quote]

Posté : dim. juil. 24, 2011 3:59 pm
par Johel3007
16/09/2015
De : Directeur Général de ArmyToy Corporation
à : Directeur Exécutif Nute Fan


[quote]<center>-- Niveau Vert --</center>
Concerne : Projet "BoumStick"

Monsieur,

Conformément à votre demande, veuillez trouver ci-joint le rapport sur l'évolution du projet "BoumStick"

1) L'obtention d'exemplaires fonctionnels de fusils mitrailleurs Gigakov-1.

La générosité de nos amis Rostovs et Juvniens, aussi brève fut-elle, a lourdement contribué au succès de cet objectif.
Actuellement, ce sont quelques 30.000 exemplaires en excellent état qui ont déjà fait l'objet d'observation et schématisation méthodique.

2) La collaboration d'ingénieurs en armement Rostovs

Les missions "Butterfly", "Footjob" et RedHanded" ont été des échecs cuisants :
Il semble impossible de corrompre les ingénieurs Rostov actuellement en poste.
La vieille garde, en particulier, s'avère incapable de ne serait-ce que considérer une défection.

Nos amis Rostovs et Juvniens eux-mêmes ne sont pas parvenu à nous fournir un ingénieur désireux de trahir sa patrie.

Toutefois, la taille de l'industrie d'armement Rostov est son propre ennemi.
Ce pays ne manque pas de techniciens et ouvriers condamnés comme ennemis du peuple pour des raisons idéologiques ou religieuses.

Il se trouve que lors des interrogatoires menées au sein des pensionnaires de la RentAJail, quelques candidats ont été identifié.
Des Juvniens, pour la plupart.

3) L'obtention des schémas propres à une usine de production de Gigakov

Aucun succès réel de ce coté-là.

4) Examen des Gigakov

Accompli mais toujours en cours.

5) Réalisation artisanale d'un prototype

Trois prototypes ont été réalisés.

6) Test et analyse du prototype

Les deux premiers présentent tous de gros problèmes de précision, d'enrayage, décrassage du mécanisme d'éjection et de déformation du canon.
La qualité des munitions est également un problème majeur.

Le troisième a été adapté pour faire usage du calibre Pelabssien.
L'accès aux connaissances ballistiques sur les armes Pelabssiennes nous est, pour des raisons évidentes, bien plus aisés.
Mais l'adaptation d'une arme Rostov à des standards Pelabssiens apporte son propre lot de problème :
Les Pelabssiens ont l'habitude de travailler avec des matériaux d'une qualité qui n'est ni à la portée des Rostovs ni à la nôtre.

La comparaison avec les trois modèles de gigakov amènent des résultats satisfaisants.
Bien que nous soyons encore très en-dessous de la qualité des Rostovs.

7) Conception d'outils de production industriel

On en est pas encore là.[/quote]