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Posté : lun. janv. 20, 2020 11:38 am
par Lychaka
28 Février 2041
[center]Demokrasi

Le cas Rojda Siwan divise la majorité gouvernementale
[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/43/5/1571995335-rojdasiwan.jpg[/img]
Rojda Siwan est commissaire aux Affaires étrangères et à la coopération
internationale, un poste qu'elle occupait déjà au sein du gouvernement par intérim

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La signature d'une déclaration commune entre l'U.R.P.Ö et la Cybistrie pour dénoncer les ingérences étrangères en Marquésie déchaîne les passions dans les deux chambres de l'Assemblée ölanaise depuis hier. Cette déclaration commune face aux interventions de puissances extérieures au continent se déroule dans le contexte géopolitique très tendu actuel : la présence de l'Ennis à deux pas du continent avec sa base militaire au royaume des Ménechmes mais aussi les tensions autour de la probable intervention de la Slézanie en Dranavie.

Face aux députés, qui lui demandaient de s'expliquer sur la politique internationale qu'elle mène, Rojda Siwan a défendu sa politique au nom de l'unité marquésienne face aux envahisseurs étrangers et l'a qualifié de pragmatique. Elle a affirmé qu'un rapprochement avec la République de Cybistrie était nécessaire pour assurer l'unité des peuples marquésiens contre la menace étrangère et ne pas laisser d'interstices par lesquels l'impérialisme pourra s'infiltrer et s'assurer des pieds à terre en terre marquésienne, eux-même susceptibles de leur servir à menacer la révolution ölanaise par la suite.

Elle a toutefois du faire face à l'hostilité non-dissimulée d'une majorité de l'Assemblée ölanaise. Si certains se sont ralliés à sa position et ont approuvé sa politique d'alliance, les autres, et en particulier les députés turcs, tous partis confondus, l'ont vigoureusement dénoncé, la qualifiant de "contre-nature". Ceux-ci ont affirmé que cette alliance était inacceptable du fait de la soumission des turcs de Güzélie au joug des grecs cybistriens, problème qui n'est toujours pas, à ce jour, en voie de résolution. "Tant que nos frères turcs de Güzélie ne seront pas libres et souverains, il n'y aura pas de discussion possible avec la catin [ndlr: la Première ministre cybistrienne]" a ainsi déclaré un député du Parti pour la Liberté (ÖP).

Si les députés n'ont pour le moment pas encore décidé de s'attaquer au gouvernement dans son intégralité, en votant par exemple la censure, nul doute que ceux-ci souhaiteraient un départ de Rojda Siwan et la fin de sa politique en matière de relations internationales. À ce sujet les autres commissaires du gouvernement refusent de se prononcer et Eyaz Kéjal est resté discret et à l'écart des journalistes.
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Posté : mar. janv. 21, 2020 11:45 am
par Lychaka
02 Mars 2041
[center]καθημερινά

Les pêcheurs s'inquiètent de la militarisation de la Cérulée orientale
[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/21/iosifpeche.png[/img]
Iosif nettoyant ses filets, après une sortie en mer[/center]


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Alors que la Communauté des Nations Dytoliennes continue de menacer les peuples marquésiens, notamment via la voix de la République fédérale d'Ennis qui poursuit sa politique de renforcement de sa base des Ménechmes, au large des côtes ölanaises, certaines coopératives de pêche s'inquiètent de cette militarisation de la Cérulée orientale. Les pêcheurs estiment en effet qu'ils pourraient être les premières victimes de l'impérialisme étranger.

"Ces gens-là, on sait comment ils se comportent !" affirme Iosif Chontos, capitaine d'un petit bâteau de pêche basé au port de Liosia. "Trop lâches pour s'attaquer à des armées, ils s'en prendront à ceux qui auront le malheur de leur tomber sous la main. Et à l'heure où leur canonnières sont de plus en plus nombreuses en Cérulée orientale, c'est nous autres, les pêcheurs, qui sommes en première ligne" ajoute Iosif. Mais il joint les actes à la parole : sur son bateau, qui compte 5 membres d'équipage en plus de lui-même, chacun est armé. "Si ces rats nous accostent, on leur trouera la peau ! J'ai seulement peur qu'ils ne nous en laissent pas le temps.".

Une inquiétude partagée chez les pêcheurs de la côte ouest d'Ölan puisque plusieurs coopératives de pêche et syndicats de pêcheurs s'alarment des conséquences des tensions militaires en Cérulée orientale et dénoncent "l'impérialisme international" qu'ils qualifient de "source de tous les maux pour les travailleurs" et en l'occurence des pêcheurs "menacés dans leur vie et leur moyen de subsistance au nom d'intérêts bassement géostratégiques" par des États faisant peu de cas des vies humaines.
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Posté : mer. janv. 22, 2020 12:09 pm
par Lychaka
02 Mars 2041
[center]Demokrasi

Les troupes ölano-karsaises sont entrées en Dranavie
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/21/200121115848182562.jpg[/img]
L'armée karsaise est entrée en Dranavie par la frontière sud
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C'est hier dans la matinée que les troupes ölanaises et karsaises sont entrées en Dranavie. Par le Nord pour les forces ölanaises, faisant ainsi la jonction avec le JTA (Front de Libération musulmane) qui contrôle la moitié nord du pays, et par le sud pour les forces karsaises, qui ont rapidement balayé l'armée dranavienne qui leur faisait face.

Cette intervention arrive alors que l'imminence d'une intervention dytolienne dans le pays en faveur de l'état de Dranavie contrôlé par la minorité catolique dytolienne exerçant sa domination sur le pays de façon coloniale avait considérablement fait augmenter les tensions autour de la Dranavie. L'Ölan et le royaume de Kars, tous deux membres de la Ligue Islamique mondiale ont ainsi souhaité intervenir sur le terrain pour couper l'herbe sous le pied de la Slézanie qui souhaitait écraser la diversité des forces politiques, culturelles et militaires du pays au profit de la seule minorité coloniale.

C'est pourquoi le début des opérations de pacification du pays au sol sous l'égide de l'U.R.P.O et du Kars se double d'un blocus maritime de la Dranavie afin d'empêcher toute intervention extérieure en attendant que l'état de Dranavie soit déposé et que l'évacuation tant réclamé des populations chrétiennes dytoliennes puisse avoir lieu dans les meilleures conditions, en assurant que celles-ci seront traitées convenablement d'ici à l'évacuation, les troupes ölanaises et karsaises ayant derrière elles une importante logistique qui permettra de subvenir aux besoins des populations pour qu'elles ne soient pas affectées par le blocus maritime.

Sur le terrain les opérations devraient se poursuivre quelques semaines tout au plus, tant les forces en présence sont déséquilibrées. Une fois l'état de Dranavie déposé, l'U.R.P.Ö et le Kars, sous l'égide la Ligue islamique mondiale entendent assurer la transition qui permettra la fin de la guerre civile et le retour de la paix dans ce pays meurtri par plus de deux décennies de guerre civile.
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Posté : mer. janv. 22, 2020 2:46 pm
par Lychaka
05 Mars 2041
[center]Dünya haberleri

Dernières nouvelles d'Ici et d'Ailleurs
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[quote="Ölan"]
... Rojda Siwan, amoureuse éconduite : Ioanna Kone, la première ministre cybistrienne, condamne les opérations en Dranavie ...
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[quote="Lébira"]
... trois officiers de l'armée lébirienne réussissent à faire un partage de connexion entre un ordinateur et un téléphone portable avec de la 3G pour dire à la CND de venir leur baiser le cul si elle l'ose ...[/quote]

[quote="Ennis"]
... l'Amiral réprimande le roi des Ménechmes après lui avoir confisqué ses jouets ...[/quote]

[quote="Thorval"]
... si la guerre menace d'embraser la Dytolie, les Thorvalois n'en ont aucune idée, il fait encore trop froid pour se battre vindieu ...[/quote]

[quote="Saint-Siège"]
... le pape signe un acte condamnant l'intervention ölano-karsaise en Dranavie entre deux visites de camps scouts ...[/quote]

[quote="Britonnie"]
... après les crashs successifs de prototypes de drônes, le projet est confié à un enfant de 12 ans, le gouvernement britton l'a assuré de toute sa confiance pour faire mieux que son prédécesseur ...[/quote]

[quote="Slézanie"]
... une nouvelle mode s'empare des réseaux sociaux, un député répond "Paz sur vous cependant" au président de la chambre en pleine séance ...[/quote]

[quote="Kaiyuan"]
... bientôt autant de touristes que de population résidente au Kaiyuan, les salons de massage pour quinquagénaires masculins étrangers en passe de devenir un secteur pillier de l'économie nationale ...[/quote]

[quote="Sengaï"]
... un touriste qui a pu le visiter affirme que le pays existe bel et bien, incrédulité de la communauté internationale ...[/quote]
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Posté : mer. janv. 22, 2020 4:57 pm
par Lychaka
06 Mars 2041
[center]Tâve sor

Le camarade Eyaz s'exprime sur la guerre en Al-Dranaf (Dranavie)

[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/22/kejalfusil.png[/img]
Le camarade Eyaz Kéjal a assisté au départ d'un régiment de Mezra vers l'Al-Dranaf[/center]

[justify]Les opérations militaires en Al-Dranaf (Dranavie) ont débuté depuis presque une semaine. Sur le terrain, les forces coalisées accumulent les victoires : le blocus naval du pays est effectif, le ciel est maîtrisé et la zone d'exclusion aérienne bouclée et au sol les troupes avancent rapidement. Tout indique la déposition prochaine de l'État de Dranavie par les forces coalisées venus bouter hors de Marquésie la vermine dytolienne au nom du droit du peuple d'Al-Dranaf à la paix et à la liberté.

Le grand camarade Eyaz Kéjal s'est exprimé sur le conflit hier, alors qu'il assistait au départ d'un régiment basé à Mezra (capitale de la République populaire du Girî), tenant à saluer les soldats et soldates ölanais partant pour le front, prêter main forte aux dizaines de milliers d'Ölanais qui sont déjà sur place et se battent pour une Marquésie forte et indépendante contre les ingérences extérieures.

Sur les raisons du conflit en Al-Dranaf, Eyaz Kéjal a réaffirmé la ligne déjà portée par le gouvernement ölanais : "Il était inacceptable pour nous tous, Ölanais, Karsais, et tout simplement Marquésiens, de voir la Slézanie, qui est je le rappelle la première puissance militaire mondiale, s'installer à nos portes pour mater un peuple afin de sauver un gouvernement dytolien qui accapare le pouvoir dans le pays depuis des siècles et méprise les autres minorités, qu'elles soient ethniques, religieuses, ou les deux à la fois. C'est d'ailleurs la raison de la guerre civile qui règne dans le pays depuis 25 ans. Nous avons donc décidé d'intervenir avant la Slézanie et d'empêcher tout autant la défaite annoncé des diverses populations dranaviennes face à cette minorité, qui dirige un État véritablement colonial, que pour empêcher l'ingérence slézanne à nos portes".

Paradoxalement, c'est pourtant sur la question religieuse que l'opération karso-ölanaise est critiquée par l'étranger, et en premier lieu par les médias occidentaux. Une attaque qui n'a pas manqué de faire réagir le président de l'U.R.P.Ö : "Les mêmes médias occidentaux qui nous accusent de réaliser un 'jihad' contre les chrétiens de Dranavie mettent sous silence, par pure hypocrisie, la situation qui était celle de l'exclusion des minorités religieuses et ethniques de l'État de Dranavie. Et ce sont les mêmes qui accusent l'Ölan et les pays socialistes d'être des dictatures lorsqu'ils qualifient l'Ennis de grande démocratie. Leur crédibilité est nulle et leurs accusations ne peuvent être prises au sérieux, d'autant plus que sur le terrain, toutes les communautés religieuses seront respectées par les forces de la coalition. C'est la Slézanie elle-même qui avait entamé l'évacuation des chrétiens du pays. Pour notre part nous nous efforcerons de promouvoir, dans le futur Al-Dranaf d'assurer la paix entre les communautés religieuses, qu'elles soient musulmanes, juives ou chrétiennes. Or ce n'est pas une puissance dytolienne venant apporter son aide militaire à une caste de colons dytoliens chrétiens qui eût été capable de le faire. Non, c'est une coalition qui représente toute la diversité de la Marquésie : arabes karsais, turcs, kurdes, grecs et arabes ölanais, musulmans ou chrétiens, tous unis pour faire tomber le joug slézan en Dranavie."

Pour Eyaz Kéjal, l'Al-Dranaf est plus qu'un combat ponctuel : "La Dranavie est à la fois pour le futur un symbole de l'indépendance marquésienne et le tombeau de l'impérialisme dytolien sur notre continent, nous ne reculerons plus face à ceux qui ont voulu nous assujettir.".
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[center][img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/22/AFFICHEPK1.png[/img]
Oser lutter, savoir vaincre, aux armes ![/center]

Posté : ven. janv. 24, 2020 6:06 pm
par Lychaka
12 Mars 2041
[center]καθημερινά

Demetrios IV appelle les Goniens à la solidarité avec l'Al-Dranaf
[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/24/demetriosIV2.png[/img]
Au cours d'une allocution radio Demetrios IV a appelé les Goniens à faire preuve de solidarité[/center]


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Alors que les troupes ölano-karsaises sont engagées en Al-Dranaf depuis presque deux semaines, Demetrios IV a finalement pris la parole au sujet de la guerre menée à quelques centaines de kilomètres de la République populaire de Gonia. Autant en qualité de Président de la République populaire qu'en tant qu'archevêque, Demetrios IV a lancé un appel à la solidarité envers nos frères dranaviens, qu'ils soient catholiques, juifs ou musulmans.

Depuis leur entrée dans le pays, les armées ölanaises et karsaises mettent en place un important train logistique, en plus de celui qui alimente les troupes, afin de subvenir aux besoins des populations locales d'Al-Dranaf alors que le pays connaît un blocus maritime qui le coupe actuellement du monde extérieur. Cette attention portée aux conditions des populations est à mettre en lien avec les objectifs de la coalition : restaurer la paix civile dans un pays en guerre depuis 25 ans ainsi que protéger toutes les communautés confessionnelles et ethniques.

Mais ces aides à la population, organisées par les États-majors et les gouvernements des pays impliqués militairement, ne sont pas suffisantes selon Demetrios IV. Celui-ci souhaite en effet voir les Goniens s'impliquer dans cette solidarité avec les Dranaviens : "quelque soit notre religion ou notre appartenance culturelle, nous sommes tous les frères des Dranaviens qui connaissent aujourd'hui des heures difficiles, il est de notre devoir de participer, au côté de notre gouvernement, à alléger leurs peines pour que le retour à la paix soit le plus rapide et le plus facile pour eux".

Demetrios IV a ainsi appelé les fidèles de l'Église orthodoxe gonienne à adresser leurs prières et leurs dons à leurs frères dranaviens, mais a aussi déploré la situation de tensions intenses qui règne dans les relations internationales depuis le début de l'intervention en Dranavie. Il a particulièrement fustigé ceux qui ont voulu faire passer l'opération de pacification pour un "jihad islamique" : "Ceux qui tentent de nous faire croire que l'intervention en Al-Dranaf a pour but de mettre en place un nettoyage ethnico-religieux des populations sont soit ignorants soit dotés de mauvaises intentions, et comme les dirigeants politiques sont rarement dénués de toute intelligence, je crois que la balance penche lourdement en faveur de la deuxième option.".
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Posté : sam. janv. 25, 2020 9:48 am
par Lychaka
14 Mars 2041
[center]Demokrasi

La diaspora ölanaise en Cérulée orientale
[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/25/yulkebab2.png[/img]
"Chez Yul", un restaurant rapide de spécialités ölanaises
bien connu des habitants de Sarkhgorod, la capitale de Sarkhovie

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Si les chiffres sont mal connus, l'Ölan a connu une importante émigration au cours de la guerre civile de 2033 à 2040, celle-ci concernerait au moins plusieurs centaines de milliers de personnes de par le monde. Ayant fui la répression du régime de l'Union nationale puis les combats de la guerre civile, ces centaines de milliers d'ölanais sont partis trouver refuge sous des latitudes plus paisibles, où ils ont refait leur vie et apporté leur culture dans leur nouveau pays d'accueil.

Alors que l'Institut de la Statistique de l'économie nationale (ISEN), commence à peine à étudier cette diaspora ölanaise avec l'aide des ambassades ölanaises et des autorités des pays concernés, il existe au moins deux pays concernés où cette diaspora est particulièrement bien connue. En effet les Ölanais qui ont quitté le pays, s'ils ont parfois fait le choix de destinations lointaines vers la Dytolie occidentale, ont le plus souvent choisi la proximité géographique. Ainsi en Cérulée orientale ce sont principalement la Valdaquie et la Sarkhovie qui ont été les terres d'accueil de ces réfugiés de la guerre civile ölanaise. En 2040 il y avait donc environ 47 000 ölanais installés en Valdaquie et un peu moins de 10 000 en Sarkhovie.

En Valdaquie en particulier l'arrivée de cette importante masse de réfugiés ölanais a été facilité par la présence antérieure d'une importante communauté ölanaise. Le pays ayant été dominé pendant plusieurs siècles par l'Empire solimanide, celui-ci comptait d'ores et déjà une communauté ölanaise bien organisée et implantée dans le pays, avec ses quartiers et son propre fonctionnement communautaire. L'accueil de réfugiés de la guerre civile a donc largement été facilité, à la fois par ce facteur communautaire, mais aussi par la proximité géographique du pays avec l'Ölan.

Pour ce qui est de la Sarkhovie, la communauté ölanaise y est clairement moins importante que celle qui existe en Valdaquie, pour des raisons relativement simple : la Sarkhovie ne possède pas cette riche histoire commune avec l'Ölan et les réfugiés de la guerre civile ont connu des difficultés plus importantes pour s'y installer et être acceptés par une population bien moins ouverte à l'étranger et aux cultures extérieures.

Mais dans les deux cas les communautés ölanaises semblent bien acceptées. Si leur fonctionnement reste très communautaire, dans le sens où elles n'ont pas dissout leur identité propre dans celles de leurs pays d'accueil, ces communautés ölanaises sont respectées pour leur dynamisme culturel bien sûr, mais aussi et surtout économique. Elles animent en effet bien souvent, dans toutes les villes où elles sont implantées, des réseaux de petites épiceries et de restauration rapide qui proposent des spécialités ölanaises, bien souvent revisitées pour mieux correspondre aux goûts des populations locales.

Ainsi à Sarkhgorod, capitale de la Sarkhovie, plusieurs restaurants rapides de ce type existent et nous avons interrogé le propriétaire de l'un d'entre eux. Sezer Isik est le gérant du restaurant "Chez Yul" de Sarkhgorod situé à quelques centaines de mètres de la principale gare de la ville, entre un bureau de tabac et l'unique restaurant de tacos oroverdiens du pays. Pour lui "notre restauration est plébiscitée par tout le monde, elle fait le bonheur à la fois de la jeunesse sans le sou qui a besoin de se restaurer avant d'aller au match et du citadin lambda qui se rend compte le dimanche soir à 19h30 que son frigo est vide". En effet, en plus de faire dans la restauration rapide, cette cuisine ölanaise qui s'exporte avec la diaspora turque est aussi une cuisine peu chère mais consistante qui bénéficie d'une réputation de plus en plus établie.
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Posté : dim. janv. 26, 2020 12:30 pm
par Lychaka
17 Mars 2041
[center]Demokrasi

Guerre en Cérulée !
[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/26/ursachi.png[/img]
Petru Ursachi, président de la République valdaque, a assuré le show en direct à la télévision nationale pour défendre l'intervention valdaquo-énissoise contre la Ligue de Lébira
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L'ultimatum énisso-valdaque demandant le retrait complet des troupes apaméennes présentes dans les territoires de la Ligue de Lébira, où elles étaient présentes afin d'assurer un soutien humanitaire dans cet État désormais à terre, ayant expiré, les opérations militaires ont débuté en mer de Cérulée. Si le détail des opérations et leur déroulement est encore mal connu, les forces valdaques et énissoises ont frappé la Ligue à la fois en Alilée et en Arovaquie, des territoires névralgiques pour la Ligue, mais aussi pour le commerce en mer de Cérulée.

C'est d'ailleurs une des attaques de Rojda Siwan, la commissaire aux Affaires étrangères et à la coopération internationale, à l'encontre de la coalition dytolienne. En effet l'U.R.P.Ö a condamné de longue date les pressions exercées par les pays dytoliens à l'encontre des Ligues de Lébira et d'Apamée et appelle aujourd'hui les agresseurs énisso-valdaques à cesser sans délai leurs attaques. Mais en plus Rojda Siwan se souvient qu'il y a à peine plus d'un mois la République fédérale d'Ennis qualifiait l'U.R.P.Ö de "menace pour la sécurité du commerce céruléen". Aujourd'hui ce n'est pas l'U.R.P.Ö qui empêche tant le commerce que les aides humanitaires à des populations en situation de crise, mais bien la République fédérale d'Ennis et son alliée, la Valdaquie. Rojda Siwan et le gouvernement ölanais ont ainsi renouvelé leur dénonciation du conflit de même que leur soutien aux autorités lébiriennes et apaméennes face à l'agression qu'elles subissent.

Derrière les résultats mitigés des premières opérations, qui ont entre autre coûté à l'Amiral Lúi Ó Móráin un porte-avions et une importante partie de sa crédibilité, tant aux yeux de la population énisoisse que du monde, la coalition dytolienne a enclenché une campagne de communication non-négligeable pour défendre ses opérations militaires infondées. L'intervention de Petru Ursachi, le président valdaque, à la télévision nationale en est sans doute l'exemple le plus abouti et peut-être le plus réussi. Derrière les petites phrases et l'humour potache du président valdaque, avec la complicité du présentateur-vedette de l'émission, se cachent en réalité le vide et l'absence de sens de cette intervention militaire à l'encontre de la Ligue de Lébira. Une façon de ne pas parler du fond et de surfer sur l'image "cool" du président Ursachi pour emmener l'adhésion de la population valdaque dans cette guerre.

Du côté des défenseurs de la Ligue, si les autorités lébiriennes ont étonnament réussi à faire bloc face à l'agression, une autre conséquence de cette intervention militaire est aussi la chute du gouvernement de Ioanna Kone en Cybistrie. Lâchée par une partie de la coalition qui lui permettait de se maintenir au pouvoir, la Première ministre cybistrienne a du se retirer, tandis que les partis représentés au Parlement doivent entamer des négociations, qui risquent d'être longue, pour constituer une nouvelle majorité gouvernementale. La chute du gouvernement de Ionna Kone, considéré par certains de ses anciens soutiens comme "laxiste" vis-à-vis des États musulmans, à commencer par l'Ölan laisse également présager la fin de la relative détente des relations ölano-cybistriennes selon la composition du futur gouvernement. Paradoxalement c'est sous un gouvernement d'extrême-droite que la Cybistrie aura le plus tendu la main à ses voisins musulmans et turcs, sans doute bien plus par pragmatisme que par conviction. La guerre en Cérulée pourrait donc aussi avoir des conséquences bien concrètes en Marquésie.
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Posté : lun. janv. 27, 2020 10:50 am
par Lychaka
20 Mars 2041
[center]Demokrasi

Victoire de la coalition en Al-Dranaf !
[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/27/aldranaftroupes.png[/img]
Soldats ölanais déployés à Zemaijah, capitale du territoire contrôlé par les forces du JTA
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Les opérations militaires de la coalition ölano-karsaise en Al-Dranaf pourraient bien toucher rapidement à l'heure fin, après trois semaines à peine de déploiement. Alors que l'armée de l'État de Dranavie a été complètement submergée par l'offensive karsaise venue du Sud, les Karsais ont atteint Swiety Wislaw, sa capitale, obligeant le gouvernement à abdiquer. Cette nouvelle ouvre la voie à l'établissement d'un nouvel ordre politique et social en Al-Dranaf, dont les clés sont désormais entre les mains de la coalition et des différentes forces politiques locales.

Alors que la coalition et les forces politiques dranaviennes devront rapidement se mettre d'accord sur le processus de transition qui permettra à l'Al-Dranaf de se débarasser de son passé tumultueux et de ses institutions coloniales tout en assurant que chaque communauté culturelle ou religieuse ait voix au chapitre dans l'écriture de cette nouvelle page de l'histoire dranavienne, débarassée du spectre de la guerre civile.

Côté olanais, les 22 pilotes abattus par les forces armées dranaviennes auront droit à un enterrement militaire avec tous les honneurs. Les pertes militaires ölanaises, si elles sont faibles, s'expliquent surtout par la rapidité avec laquelle la situation militaire a été résolue : les troupes ölanaises au sol n'ont même pas eu le temps d'entrer au contact des forces dranaviennes. Ainsi c'est le royaume de Kars et son armée qui ont payé le plus lourd tribut à la pacification du pays. On dénombrerait pas moins de 14 000 soldats karsais morts ou blessés au cours des combats, en à peine plus de trois semaines. C'est dire si la résistance des autorités coloniales de l'État de Dranavie a été féroce.
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Posté : lun. janv. 27, 2020 5:57 pm
par Lychaka
21 Mars 2041
[center]Kırmızı !

« Les Grecs de Cybistrie nous ont volé notre pays ! »

[img]https://pics.simpolitique.net/images/2020/01/27/yucel.png[/img]
Yucel, au milieu de son quartier délabré dans la banlieue de Seben, à la frontière cybistrienne[/center]

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Ils seraient environ un million en Ölan, ces réfugiés güzéliques et leurs descendants ont quitté l'actuelle Cybistrie pour fuir la lente asphyxie des communautés turciques organisée par l'État cybistrien. Yucel, 70 ans, est l'un d'eux, il a rejoint l'Ölan en 2037, pourtant en pleine guerre civile, après avoir perdu femme & enfants. Pour cet ancien, qui vit désormais dans un quartier délabré de la banlieue de Seben à la frontière cybistrienne, les Grecs de Cybistrie lui ont "volé [sa] vie et [son] pays".

Si la Cybistrie est actuellement sous le coup des projecteurs pour l'actualité géopolitique et l'agression que subissent les Ligues d'Apamée et de Lébira, il ne faut pas oublier que cet État reste criminel. En effet sa politique à l'encontre de ses minorités turques depuis la victoire militaire de la caste dirigeante grecque contre les rebelles turciques est digne, par certains aspects, de l'apartheid alekan.

La situation est telle que le clergé orthodoxe cybistrien [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1358&p=362067#p362067]lui-même[/url], par la voix de son chef spirituel Christodule de Césarée, a pris conscience de la situation et appelle les partis politiques à mettre fin au traitement odieux des turcs de Cybistrie. Reste à savoir si, en période de consultation pour la formation d'un nouveau gouvernement, les forces politiques du pays tendront l'oreille, alors que le gouvernement précédent était accusé de "laxisme". Il est donc peu probable que le nouveau gouvernement soit plus à l'écoute des revendications des populations turciques et musulmanes, le risque est même plutôt celui d'une radicalisation du futur pouvoir cybistrien face aux musulmans, autant à l'extérieur, dans les relations internationales, qu'à l'intérieur, vis-à-vis des enclaves turciques.

Yucel lui, ne porte pas beaucoup d'espoir dans l'agitation politique qui règne à la Vouli (parlement cybistrien, ndlr). Ayant connu les conflits de la fin des années 1990 entre rebelles turciques et dirigeants grecs de Cybistrie il dénonce "la volonté d'humilier les Turcs de Cybistrie et de les pousser à l'exil" depuis un demi-siècle. Pour lui toute agitation qui peut exister du côté des Turcs de Cybistrie et notamment les attaques au couteau que le pays a connu les années passées, ne sont que des "actes désespérés de la part d'une population sans horizon ni avenir au sein de l'État et de la société cybistriens".

Yucel a perdu un de ses fils dans une de ces attaques désespérés et l'autre après un contrôle de la police cybistrienne qui a mal tourné alors qu'il avait eu le malheur de quitter son enclave. Pour lui, très fataliste la seule solution serait "l'indépendance de la Güzélie et le retour d'une souveraineté et d'un gouvernement turc", il affirme également que "la cohabitation entre Grecs et Turcs en Cybistrie n'est pas à l'ordre du jour et risque bien de ne jamais l'être, ce n'est qu'une illusion, un mirage qu'on agite sous le nez des Turciques pour éviter de les voir entreprendre des actions violentes contre le pouvoir cybistrien".

Quant à sa femme, elle est morte de mauvaise santé et d'absence de soins de qualité dans les enclaves turciques : "aussi misérable que soit le quartier dans lequel je vis aujourd'hui, nous avons une fois par mois la visite de médecins de l'hôpital de Seben et les autorités municipales ont annoncé que nous aurions le droit à un relogement l'année prochaine au plus tard dans de vrais logements" affirme Yucel. "Je ne m'attendais à rien en venant ici, je fuyais simplement un pays qui me rappelle la mort de tous ceux qui m'étaient chers, et paradoxalement je suis mieux accepté et traité par les autorités de ce pays qui n'est pas le mien que par celles de celui où je suis né, ai grandi, et ai été parqué comme du bétail dans quelques enclaves soit-disant autonomes pour ne pas déranger la population dominante".
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