Page 7 sur 9
Posté : sam. oct. 26, 2019 5:51 pm
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
8/06/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Accueil du Gouvernement d'Ölan à Héraclée : soutien de la gauche à la Première ministre, critiques dans son propre camp
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=351193#p351193]Ce sont ses célèbres propos à l'égard de Karsoil qui lui reviennent dans la figure[/url], à la Première Ministre, et avant tout son propre camp, les députés de sa propre coalition, qui se retiennent le moins de plus rappeler. Loin d'eux l'idée d'accréditer la thèse défendue alors par la Ministre de l'Intérieur de l'époque, éjectée du Gouvernement Plastiras peu après (une offrande au Kars que le Royaume islamique dédaignera, lui qui voulait tout simplement des excuses publiques du Gouvernement dans son ensemble), mais plutôt de faire part de leur désarroi face au "
cirque" organisé en ce moment à Héraclée, avec l'accueil de trois personnalités "
majeures" {sic. Ioukiapoulous}, du Gouvernement par intérim d'Ölan.
Peu de Cybistriens comprennent comment le Gouvernement de Ioanna Kone (CM, extrême-droite), qui a été de longues années durant la Ministre de l'Intérieur d'Anestis Plastiras (DK, droite), peut mettre autant d'énergie dans une communication méliorative à l'égard d'une victoire politique et diplomatique du camp socialiste, cosmopolite et révolutionnaire dans ce pays, alors qu'il n'a été un secret pour personne durant les années 2030 que le gouvernement d'Anestis Plastiras a largement fermé les yeux sur le financement de plusieurs milices nationalistes, dont certaines se sont battues réellement contre les actuels vainqueurs, au travers des réseaux associatifs ou des milices de combattants originaires de Cybistrie.
- "La Cybistrie a indirectement aidé, financé, peut-être très indirectement armé, des groupes paramilitaires puis militaires grecs, mais pas seulement, mais aussi des associations humanitaires, toutes formes d'instances qui pouvaient à différentes étapes du conflit sembler apporter du réconfort sur le terrain, aider à garantir une présence et une défense hellénique face aux assauts de groupes nationalistes hostiles, ou islamistes. Les communautés helléniques d'Ölan veulent aujourd'hui sans doute paraître plus socialistes et ölanaises que les autres, mais à certaines périodes elles appelaient à l'aide devant la peur d'être déportées ou nettoyées par une des cent menaces qui ont pu peser sur elles." prétend Aris Iraklis, géopolitologue spécialiste du conflit.
Les explications et justifications officielles tardent à venir car le Gouvernement Kone ne sait pas ce qui ressortira réellement de cette rencontre. En dépit du désamour compréhensible sur la simple base idéologique, il existe des dossiers de fond brûlants, qui s'ils ne se traitent pas au cours de cette reprise des discussions faute d'un maintien des relations diplomatiques, devront de toutes façons être abordés par la diplomatie de l'ombre, en douce, devant l'urgence de leurs questions. La sécurité de la frontière du Xiros, la question du retour et de la judiciarisation des combattants d'origine cybistrienne, tous camps confondus, la risque migratoire hellénique, en font partie.
Posté : sam. oct. 26, 2019 8:00 pm
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
18/06/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Analyse génétique : "le Cyprian Agescu" en prison ne serait pas d'origine valdaque
L'individu arrêté le 30 mai dernier sous l'identité de Cyprian Agescu avait été identifié comme un Valdaque présent en Cybistrie depuis 2022, ayant travaillé ici mais également à l'étranger, né en Valdaquie et ayant grandi là-bas. La Valdaquie elle-même avait fait part de son désir de faire la lumière sur l'affaire et reconnu l'existence de son ressortissant, dont le passé avait pu être analysé pas les enquêteurs divers, comme celui d'un Valdaque lambda, membre de l'ethnie majoritaire. Mais les nouvelles révélations médicales dans le cadre de l'enquête viennent chambouler cette version, et craindre aux autorités des deux pays une erreur quant à l'identité réelle de l'homme arrêté à Héraclée.
Le laboratoire d'analyses génétiques d'Amasée vient de confirmer les résultats de l'homme mis en examen pour organisation de réseau terroriste et planification d'attentats, et le "Cyprian Agescu", qui n'infirmait pas jusque-là son identité, n'aurait "aucun bagage génétique ne pouvant le relier à la population valdaque", dont il se trouverait "particulièrement éloigné" bien que le laboratoire, sur demande du procureur et des enquêteurs, n'a pas révéler la nature des origines ethno-géographiques découvertes à l'individu. Héraclée a confirmé que tous les éléments seraient transmis à la Valdaquie afin de permettre à la Jandarmeria d'avancer de son côté sur l'identification de son prétendu ressortissant.
Plusieurs collectionneurs inquiets d'une potentielle restitution d’œuvres à l'Ölan
[center][img]https://static.lexpress.fr/medias_10553/w_2048,h_890,c_crop,x_0,y_287/w_480,h_270,c_fill,g_north/v1440595779/musee-de-bagdad-1_5403347.jpg[/img]
La guerre civile de 2034 à 2040 a vu le départ de milliers d’œuvres d'art vers l'étranger[/center]
L'Histoire ne dit pas encore dans quelle mesure la fuite du patrimoine ölanais vers d'autres pays, en particulier la Cybistrie, a pu être organisée, sinon recevoir la bienveillance d'un certain nombre de personnages hauts placés, avant tout dans le privé mais pas seulement. Toujours est-il que six ans après le début de cette tragédie, que nombre d'intellectuels ont su attribuer au caractère multiethnique du voisin plutôt qu'à des questions simplement politiques et institutionnelles, des milliers d’œuvres, principalement des périodes antiques et médiévales, arrachées à l'Ölan et aux combats, se trouvent sur le territoire de la République de Cybistrie, dont près de 350 dans des Musées publics auxquels elles ont pu être données.
Les périodes hittite et pré-latine sont particulièrement prisées des professionnels de la contrebande d'objets d'art, bien que l'Ölan ait constituée une mine très intéressante pour des objets plus récents, notamment des œuvres datant des premières communautés chrétiennes, du Bas empire latin, de l'ère byzantine et des âges décadents de l'Islam ou de la renaissance de l'art sous le chiisme. Les arts contemporains ne sont pas en reste, puisque les travaux de l'Université des arts et métiers de Césarée avaient conclu l'année dernière à un transfert à hauteur d'une valeur de 700 millions de $ d’œuvres d'art contemporain vers la Cybistrie entre 2034 et 2038. Dans de nombreux cas la Cybistrie n'a servi que de site de transit, plateforme d'échange pour un trafic s'étendant à d'autres continents...
Bien que le socialisme l'ait emporté en Ölan, il ne fait aucun doute que la question d'une restitution des œuvres se pose aujourd'hui. Il serait en ce cas difficile pour des autorités socialistes de considérer que l'État cybistrien n'a pas son mot à dire quant à des biens confisqués par des réseaux privés, et ayant souvent fait l'objet de "recel" depuis lors. De plus, l'essor des faux documents d'authentification, attribuant des origines cybistriennes à des œuvres venant en fait d'autres pays, peut faire craindre aux deux pays des difficultés de résolution de nombreux cas. Les arts phénicien, hittite/atuzzite, et en bien moindres mesures babélien et achéménide, existent parmi les vestiges archéologiques et le patrimoine valorisé de la Cybistrie, et seuls des conservateurs et professionnels ölanais du secteur pourraient venir reconnaître des pièces, aux deux sensibles conditions qu'on puisse faire confiance en leur témoignage, et que ces derniers ne soient pas morts lors de la guerre civile.
Posté : jeu. oct. 31, 2019 5:27 pm
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
30/06/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Un militant nationaliste turcique brise une staurothèque en pleine messe catholique à Amasée
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/10/31/191031060641769976.png[/img]
La staurothèque avant les dégradations[/center]
Lors d'un office religieux à l'église catholique Sainte-Marie d'Amasée, un homme une quarantaine d'année est intervenu derrière l'autel, provoquant un mouvement de panique, avant de casser une vitrine contenant une staurothèque du XIIème siècle. Le coffre richement décoré de peintures d'époque et censé contenir un morceau de la Vraie Croix, est tombé au sol - l'homme s'en est alors saisi, avant de le jeter à nouveau à terre puis de sauter dessus à pieds joints en criant des slogans anti-cybistriens. Comprenant que l'homme n'était visiblement ni armé, ni prêt à attaquer quiconque, plusieurs communiants sont allé le maîtriser, dont le prêtre, le Père Sistoli, pour mettre fin à ses dégradations insupportables.
- "La staurothèque faisait la grande richesse de notre église, elle avait une histoire toute particulière puisque de 1358 à 1479, elle a été envoyée en Occident après avoir été achetée par un souverain töttern, avant d'être exposée en pays slave durant trois siècles, puis rachetée par un marchand nazalien en 1769, et enfin restituée à la Cybistrie en l'an 2000, grâce aux dons des fidèles. Elle a fait le tour du monde, pour ainsi dire." explique un diacre, visiblement encore très choqué par l'évènement.
Le coffre contenant le morceau de la vraie croix était orné (illustration ci-dessus) d'une gravure d'ange, colorée, représentant selon certains spécialistes l'Archange Saint-Michel, et présentait plusieurs pierres précieuses de petites tailles dont toutes n'ont pas été retrouvées sur le sol de l'église. Le coffre est fissuré en deux, plusieurs morceaux du couvercle gravé sont cassés, l'ampoule de verre contenant le morceau de bois vieux d'entre 700 et 2000 ans a été brisée, le bois lui-même s'est effrité en plusieurs miettes. La relique profanée n'est pour autant pas perdue, les restes de bois ont été de suite mis à l'abri, et l'Archidiocèse envisage de faire appel à des restaurateurs issus du Ministère de la Culture pour envisager de restaurer le coffre. "
Dans le pire des cas, un nouveau coffre sera créé pour la relique, s'il est préférable de conserver la staurothèque cassée dans un autre lieu" explique le Père Sistoli.
Ciprian Agescu aurait en fait été adopté {sic. sa tante valdaque}
Plusieurs points s'éclairent suite à l'analyse génétique effectuée sur un des suspects principaux de la logistique des attentats du 29 avril. Si les résultats avaient laissé les enquêteurs dans la circonspection alors qu'elles ne dévoilaient pas d'origines ethniques concordantes avec les origines valdaques du suspect, le récent témoignage de sa tante, Nicoletta Papresciu, qui habite en Katherina, vient soulager bon nombre de personnes qui pensaient être en face d'un agent étranger sous fausse identité.
Selon la jeune retraitée, sœur de la mère disparue de Ciprian Agescu, l'enfant aurait été adopté à l'âge de 18 mois,
probablement l'enfant égaré de touristes, qui aurait été rapté par une certaine communauté avant d'être finalement à nouveau abandonné, puis trouvé par la famille Agescu. Virgil Agescu, honnête campagnard, le père adoptif supposé de Ciprian, est décrit par sa belle-sœur, qui était alors également son amante,
avait l'habitude de s'émerveiller pour les petits animaux, il essayait de sauver des oisillons blessés, il récupérait des chatons qui avaient échappé à la sentence d'autres fermiers... lorsqu'il trouva le bambin près de la décharge où l'on brulait les plastiques et les peaux de veaux, il le ramena à ma sœur et ils décidèrent de le garder.
Si le témoignage est à prendre avec précautions, il apporte une explication plausible sur la non-correspondance génétique du suspect avec les origines qui lui étaient prêtées jusque-là. L'enquête continue pour déterminer une chaine de responsabilités autour de ce mécanicien globe-trotteur, encore entouré de nombreuses zones d'ombre.
Posté : dim. déc. 01, 2019 8:42 pm
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
03/10/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Nappes phréatiques : 60% des eaux souterraines seraient polluées en Cybistrie
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/01/191201092808259500.png[/img]
Au rythme actuel, la Cybistrie ne produirait plus d'eau potable d'ici 2100[/center]
Un rapport commandé par le Ministère de l'Urbanisme et des Énergies à deux laboratoires indépendants conclue à une pollution massive des nappes phréatiques et rivières souterraines en Cybistrie. De part sa situation géographique mais encore la pauvreté de son sous-sol en réservoirs naturels, la Cybistrie est dans une situation de stress hydrique chronique presque tous les ans ; ces dernières années, 2039, 2037, 2036, 2035, 2032 et 2031 ont connu des sécheresses importantes avec un remplissement trop partiel des nappes pendant les périodes hivernales. Depuis l'épisode d'
El Pepito, la Cybistrie n'aurait même pas reconstitué ses réserves au bout d'un an. Dans ce contexte, la pollution des eaux souterraines est scrutée avec davantage de soucis encore, et les premières conclusions des observations sont plutôt pessimistes.
En Cybistrie sont concernées par une forte pollution quelques 60% des eaux souterraines. Mais les associations environnementalistes n'hésitent pas à critiquer des pointeurs d'analyses trop permissifs, jugeant qu'en appliquant les critères de pollution de certains pays dytoliens, le taux de pollution des eaux souterraines pourraient s'élever à quelques 90%. Le mode de vie cybistrien est également régulièrement mis en cause par les associations et certains scientifiques.
- "Les Cybistriens courent après un mode de vie à l'occidentale, un mode de consommation développé par les pays de l'Ouest de la Cérulée et de la Dytolie occidentale, plus arrosés. Or nous avons une situation géographique, hydrique, différentes - un environnement marquésien, qui ne peut pas supporter les consommations occidentales. La sur-production engendrée par la sur-consommation, y compris en loisirs, impactent trop durement notre environnement." explique Alexandros Kariffi, un des rapporteurs de l'enquête.
Pesticides, nitrates, traces de produits chimiques divers, se retrouvent en sous-sols, et donc dans l'eau de certaines sources. Le modèle agricole cybistrien est également en cause, fondé sur un productivisme justifié par la situation historique d'une communauté hellénique n'ayant accédé à la plupart des terres que tardivement, à l'époque de la révolution verte dans une partie du monde occidental. Selon les bords, on distingue d'autres coupables : si le Ministre, Petros Sutzo, s'en est empêché, certains dans son camp politique n'hésitent pas à critiquer l'impact de la population des enclaves sur la pollution de plusieurs cours d'eau, en particulier [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=356350#p356350]les fleuves Amachorta et Tryferotita[/url].
Le Ministre de l'Urbanisme et des Énergies s'est engagé, au nom de la Première Ministre, a apporté des réponses fortes durant le mandat en cours à la question de la pollution des eaux.
Posté : lun. déc. 16, 2019 5:31 pm
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
18/11/2040 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Le Gouvernement Kone à la recherche d'une politique de modération touristique
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/12/16/191216060749756658.png[/img]
Vue dans le Massif de Mytidie[/center]
Au neuvième mois de son exercice, le Gouvernement Kone espère se faire entendre dans d'autres domaines que celui de la sécurité intérieure. Depuis les terribles attentats de fin avril, la Cybistrie n'a pas connu d'actes terroristes, ni de sur-mortalité liées aux crimes non-terroristes par rapport aux années précédentes. Les personnalités pro-Gouvernement commencent à se permettre de saluer les effets des nombreuses arrestations préventives opérées dans le cadre de l'État d'urgence, ainsi que l'occupation militaire des EATs, encore partiellement effective.
C'est dans le secteur du tourisme que le Gouvernement Kone pourrait engager un nouveau virement par rapport aux Gouvernements précédents. Et c'est un ministre issu de la droite, Archelaos Andreakis, Ministre de l'Économie, qui se fait l'écho de cette tentative de transformation du rapport entre les pouvoirs publics, surtout les collectivités locales, et les flux touristiques. Lors de l'inauguration du nouvel office de tourisme de Césarée, le 12 novembre, Archelaos Andreakis s'est amusé à louer les mérites d'une politique de tourisme qui soit celle de la modération, du respect de nos paysages, de nos territoires, mais aussi de notre économie". Assez pour que des critiques s'élèvent dans son propre camps, celui de Dikaiomata kathikonta, qui participe au Gouvernement de coalition en rapportant ses voix à la Vouli.
Au sein des ministres DK du Gouvernement, personne n'a rebondi aux propos du Ministre, mais au sein du parti lui-même, certains n'hésitent pas à regretter des propos laissant entendre que tout ne doit pas être fait pour augmenter l'attractivité de notre pays, note le président des Jeunes DK. Archelaos Andreakis a expliqué son point de vue sur le danger que fait courir le tourisme une économie qui tendrait à ne plus se reposer que sur lui. "Le tourisme ne doit être qu'une des nombreuses jambes du mille-patte économique, pour que nos territoires demeurent puissants et capables et ne se transforment pas en vitrines" avait notamment détaillé le Ministre dans son intervention.
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=355729#p355729]L'augmentation de la pression touristique rend bien vulnérables des territoires, les dénature et les pollue[/url], cassant par-là même parfois leurs facteurs d'attractivité. Mais entre l'intention et la réalité, il reste un grand travail de réflexion à mener pour le Gouvernement CM/DK s'il souhaite modifier les attributions des collectivités territoriales (communes et Régions) en matière de "tourisme" - un domaine qui ne jouit même pas de son propre ministère, dans un pays demeurant miné par le sentiment d'insécurité.
Posté : lun. janv. 06, 2020 5:20 pm
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
10/01/2041 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
La Cybistrie aidera la Ligue de Lébira à ré-imprimer des Lires
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/06/200106060937623741.png[/img]
Les presses de la République devraient créer 13 milliards de Lire en 2041[/center]
Alors que le redémarrage des usines d'impression de Lires en papier dans la Ligue de Lébira a été comme l'étincelle mettant le feu à une société où la violence couvait depuis bientôt un mois, la Cybistrie devrait accompagner Cartagina dans son effort titanesque de ré-impression du papier monétaire. Héraclée a déclaré travailler avec Cartagina pour permettre aux Lébiriens de retrouver leur argent, et quand bien même le dé-bug du système de transactions et d'informatique bancaires serait-il mené à bien dans les semaines ou mois à venir, la Ligue de Lébira ne devrait plus revenir à un système purement électronique devant l'écueil exceptionnel et monstrueux qu'elle rencontre encore aujourd'hui.
En Occident, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360349#p360349]la mésaventure lébirienne calme les ardeurs des dématérialisatistes[/url]. Dans l'hémisphère sud, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360649#p360649]on a tendance à moquer une Ligue de Lébira qui s'est pris un retour de flamme[/url] depuis le feu prométhéen qu'elle pensait dominer. En Cybistrie, un mélange de ces deux jugements s'opère au sein de la société. Si beaucoup ne peuvent s'empêcher d'éprouver un certain amusement à cet effondrement éclair de l'orgueil latin, beaucoup aussi sont rappelés à des sentiments de pitié devant les images de ces foules si semblables prêtes à piétiner des individus pour accéder aux dernières palettes de nourriture entreposées derrière un supermarché en partie oublié.
Même en profitant de l'aide de ses alliés pour reproduire des Lires papier, il restera l'immense défi à la Ligue de Lébira de savoir distribuer cet argent, alors qu'elle ne pourra s'appuyer que partiellement sur les données précédant le "crash". Faudra-t'il distribuer les Lires en proportion de la richesse matérielle conservée et visible des individus ? ou au contraire, donner davantage de Lires à ceux qui manquent le plus d'aisance ? Pour le moment, Cartagina élude ces questions, car leur absence de réponses plausibles a de quoi donner le tournis à une capitale et à un peuple qui se découvre nu.
Posté : mer. janv. 08, 2020 7:06 pm
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
20/01/2041 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Ioanna Kone invite les États métaxériens pour le premier sommet de la Ligue d'Apamée depuis 8 ans
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/08/200108075717720070.png[/img]
La Première ministre espère une victoire diplomatique, mais la réponse pourrait se faire attendre[/center]
La cheffe du Gouvernement veut réunir la Ligue d'Apamée, une première depuis 2033. Pourtant, la participation de l'extrême-droite à la coalition du Gouvernement Plastiras, en 2033, avait monopolisé les discussions du dernier sommet apaméen, et servi de motif officiel à l'éloignement des États métaxériens de la Cybistrie à l'issue de cette réunion, infructueuse. C'est en Première ministre que Ioanna Kone entend faire revenir les partenaires historiques de la Cybistrie autour de la table, alors que la Cybistrie a aujourd'hui pris un poids économique encore plus important qu'à l'époque par rapport aux autres membres de la Ligue.
Réunir la Ligue pour aborder deux problématiques majeures, annonce le Gouvernement Kone : - le scandale humanitaire dans la Ligue de Lébira, dont les turpitudes électroniques semblent en train de venir à bout d'un des États les plus modernes et développés du monde, alors que les informations macabres en provenance du pays s'accumulent et bouleversent les observateurs ; - l'occasion offerte par le réveil de l'Atransahr de donner un nouvel élan au projet international des nouvelles routes de la soie, et de faire un point sécuritaire sur une potentielle menace expansionniste du nationalisme persan.
Alors que la Cybistrie est montée d'un cran dans sa politique de supervision et domination [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=360711#p360711]des enclaves turciques de l'ex-Guzélie[/url], il parait difficile d'imaginer un avenir positif aux intentions de sommet d'Héraclée - depuis au moins une décennie, le Royaume d'Assarénie et la République de Gégavénie se sont montrées plutôt hostiles aux actions cybistriennes et surtout à l'absence de volontarisme d'Héraclée pour trouver une solution étatique à la présence turque en Cybistrie. De son côté, l'Éleunie entendait ménager la chèvre et le choux, conserver de bonnes relations avec ses partenaires du sud, sans rompre avec sa cousine occidentale ni condamner une politique de ségrégation dont les soutiens grandissent en Éleunie même alors que les jeunes oghouz quittent leurs campagnes éleuniennes pour venir s'amasser sans contrôles dans les petites villes éleuniennes captant un peu de la croissance céruléenne.
Pour autant, la victoire communiste à l'issue du tragique conflit ölanais pourrait pousser ces États chrétiens à refaire bloc au sein d'une Ligue d'Apamée, qui si elle n'a jamais été officiellement dissoute, n'émettait plus grand chose depuis 8 ans, en dehors des échanges militaires devenus routiniers mais s'affaiblissant avec les années. Dans le nouveau contexte marquésien, non hermétique au bruit des bottes dytoliennes en provenance de Cérulée, cette collaboration pourrait également être revue à la hausse si le sommet, proposé par Héraclée, se tenait.
Posté : jeu. janv. 09, 2020 6:01 pm
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
27/01/2041 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
L'assassinat filmé des propriétaires de la chaine grossiste lébirienne SOITCO choque la Cérulée
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/09/200109063654957652.png[/img]
Prisca Lombardi, dans un Live'Zibbi macabre se soldant par son assassinat en direct[/center]
Tout un symbole. Comme si les foules affamées de la Ligue de Lébira, pillant jusqu'au dernier rayon du dernier supermarché, avaient remonté la chaine de grande distribution jusqu'à ses propriétaires, pour les assassiner et peut-être, d'après les dire, les manger eux-aussi. C'est du moins le récit que voudraient faire monter les bandes armées populaires, en fait militantes anarchistes ou mafieuses, qui plongent une Ligue de Lébira totalement abrutie dans un tourbillon de violences, d'excès, de barbarie. Chaque jour nouveau qui se lève sur la Ligue est le théâtre de la désolation, de la guerre de tous contre tous, des vengeances obscures et du défoulement d'instincts malveillants. À ceux qui ouvrent l’œil, quand ils peuvent dormir, en ne pensant qu'à chercher à manger pour se nourrir eux et leur famille, à ceux qui passent toutes les heures de leur journée calfeutrés dans leur maison en se préparant à être pris d'assaut, s'ajoutent les bandes organisées qui, pour des objectifs parfois purement politiques, entendent étioler un peu plus la civilisation, tuer pour le plaisir, tuer les gens pour tuer l'État et ses prétentions à demeurer, maintenant et demain.
Les Lombardi n'étaient pas de ceux qui manquaient. Alors qu'entre Noël et le jour de l'An, nombre de proches, de collègues propriétaires de grandes chaines et autres fleurons de l'agro-alimentaire et de l'industrie partaient ou préparaient déjà leur départ pour l'étranger, anticipant des troubles en cas de non-rétablissement rapide du système monétaire, les Lombardi faisaient le choix de rester sur place, sur les hauteurs de Lamantra, en Alilée, dans leur parc sécurisé de 7 hectares, gardé en permanence par une société de sécurité et cernée de miradors chics en style gentleman farmer briton. Un vieil instinct aristocratique, peut-être, persuadait Mariano, 62 ans, de rester sur place et de ne pas fuir. Peut-être croyait-il à un retour rapide des comptes, et une normalisation de la situation. Dès le 2 janvier, observant l'absence de clarifications apportées par le Gouvernement, il faisait tripler les réserves de nourriture de leur villa, en remplissant de vivres trois des artères de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=357653#p357653]leur abri souterrain Voïdex de 48m²[/url].
Mais durant le mois de janvier, comme nombre de Lébiriens, ils ne purent que constater d'abord la hausse des incidents, rapportés par les médias. Puis le tarissement de ceux-ci, la banalisation des propos apportées par les chaines d'information en continue à mesure que la situation dégénérait sur le terrain, que les consignes politiques s'intensifiaient sur les lignes éditoriales et que des journalistes eux-mêmes prenaient la poudre d'escampette pour se préparer à leur tour à une fin du monde, ou du moins à des perturbations inattendues dont la violence grimpante était chaque jour plus redoutée. Mariano et Prisca préparaient leur départ depuis le 24 janvier, date à laquelle la presse étrangère relata des affrontements civils à Miliameni faisant plus de 140 morts en une après-midi, parti d'une bagarre pour l'accès à un cargo humanitaire transportant des vivres en provenance d'Arovaquie. Les préparatifs de leur départ pour la Cybistrie, où ils devaient rejoindre des proches, expliquent leur absence d'installation dans le bunker.
Deux jours plus tard, leur foyer était attaqué, vraisemblablement par une bande armée de pillards, qu'ils soient amarantins ou aliléens. Dans leur région, de très nombreux Amarantins, présents clandestinement sur place, s'organisent en bandes, regonflées parfois par des arrivées récentes de clandestins désireux de profiter du chaos pour piller les grands domaines. Les Lombardi étaient ciblés, pensent les Carabiniers, comme une très grande partie des riches foyers de l'Alilée et d'ailleurs. Leur domaine excitait les moqueries et les frustrations timides depuis des années, alors que l'Alilée a longtemps peiné économiquement. Dans le nouveau contexte d'un monde sans argent, sans vecteur indirect de rapport à l'autre, sans cet adoucissant et au beau milieu de la faim légitimant le pire au nom de la survie, les Lombardi devenaient un clan à abattre, une race à écraser pour s'en approprier les moyens, et surtout le trésor : fait de boîtes de conserve, d'eau pétillante et de cigarettes.
Les assaillants filmèrent leurs méfaits : leur arrivée au milieu de la cour, apparemment sans grandes difficultés, peut-être profitant de la complicité, ou de la fuite, des gardiens, leur violation des portes de la villa, les rapts de deux petites filles et l'assassinat du grand frère de 14 ans, la souillure des tapis du salon, l'assassinat du père Marino Lombardi, puis enfin les sévices portées à une mère en furie, sa mort puis son viol, jusqu'à, enfin, la découverte des réserves alimentaires... et fiduciaires, papier, qui justifièrent l'arrêt du film, devant l'importance du butin obtenu.
Posté : sam. janv. 11, 2020 7:05 am
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
02/02/2041 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
La Ligue d'Apamée aide un ancien chef d'État-Major montalvéen à débarquer à Daro-di-Suresisca, en Arovaquie
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2020/01/11/200111075106609835.png[/img]
Les navires cybistriens sont entrés dans les eaux territoriales lébiriennes[/center]
[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=324067#p324067]Il avait déserté la Ligue de Montalvo lors de la nomination aux commandes d'Edmund Butler[/url], alors que l'intégralité de l'administration montalvéenne semblait contraindre la Province à adopter, de force, la Lire électronique. Wolframo di Santa-Regina, un haut-gradé issu de ce qui reste de l'aristocratie italo-dytolienne dans les Provinces de Lébira, revient sur son sol alors que le pays est à feux et à sang depuis la disparition pure et simple de l'argent.
La Cybistrie est à la manœuvre. On apprend que Santa-Regina s'y trouvait réfugié depuis quatre ans, après un court exil en Amarantie, mais également en Slézanie. C'est avec l'aide de la marine cybistrienne que le Général a pu organiser, en collaboration avec ses anciens camarades militaires toujours en poste dans la hiérarchie de l'Armée lébirienne et particulièrement de la Marine, son débarquement dans le port industriel de Daro-di-Suresisca. Accompagné de trois mille hommes mis à sa disposition par les militaires arovaques, rebelles à l'État-Major cartaginien, sa première mission consistera à rétablir l'ordre dans le fleuron territorial de l'industrie arovaque, et lébirienne.
En perdition complète, la Ligue de Lébira a froissé ses rapports avec son armée, depuis avant la crise monétaire encore ; en novembre, l'Illythie était contrainte d'ouvrir ses portes sans mot dire aux troupes insubordonnées suivant le Général Delfino Fieschi, revenant d'Épibatie où ils conduisaient une guerre illégale du point de vue de Cartagina qui avait réclamé l'armistice plusieurs mois auparavant. La nomination, après trois mois de vacance de l'exécutif général, de Gioelle Scroffa, amenait Cartagina a passer l'éponge en proclamant l'amnistie des militaires qui avaient poursuivi le combat en Épibatie aux côtés du Gouvernement Petrosi et de l'Empereur Giorggis IV. Mais il y a quelques jours à peine, cette armée fiesquiste, s'étant depuis la crise attiré la sympathie de l'essentiel des effectifs terrestres lébiriens, poussait au coup d'État le Général Milad Faraggi en Illythie, chargé de rétablir la paix civile et de garantir l'ordre dans la dernière Province lébirienne à disposer d'argent liquide, partiellement.
Au travers de Wolframo di Santa-Regina, la Cybistrie soutenue par l'entièreté de la Ligue d'Apamée entend sécuriser l'Arovaquie et empêcher la Province de tomber un peu plus dans le chaos. Santa-Regina sera son homme, un temps, assurant le respect civil, le temps que les milliards de Lires imprimées à Suresisca comme à Césarée-de-Cybistrie puissent être redistribuées aux Arovaques, par des biais qui restent pour certains à inventer. En voulant gérer la crise humanitaire à la source, Héralée entend également prévenir les flux migratoires en nette augmentation depuis la Ligue de Lébira, alors que 14 000 Lébiriens ont trouvé refuge en Cybistrie depuis deux mois, et que les spécialistes de la question migratoire s'attendaient à quelques 3 millions de migrants potentiels, issus de la classe moyenne haute tout d'abord mais totalement désargentés désormais, en quête d'un niveau de vie perdu dans leur pays se transformant jour après jour en parc d'attraction pour les survivalistes santognais en mal de sensations fortes.
Posté : sam. janv. 11, 2020 10:26 am
par Arios
[img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/05/190505103400990586.png[/img]
03/02/2041 - τυπωμένο στην Ηράκλεια
Le Général Oslan Dalya entre dans Bragopola (Arovaquie) "au nom du Christ"
Le Général éleunien Oslan Dalya, appartenant à la communauté turque, a pris position dans Bragopola, la ville majeure du centre de l'Arovaquie, carrefour entre le sud et les marges forestières du nord, sur la route de la Transvélécie. Alors que Wolframo di Santa-Regina, poussé par la Cybistrie et la Ligue d'Apamée est chargé de râtisser le littoral pour s'assurer du soutien de l'essentiel de la population arovaque et des territoires les plus développés, le Général Dalya, à la tête de 1 500 Cybistriens, 2 000 Éleuniens et 4 000 Lébiriens, a pour mission la sécurisation de l'arrière-pays.
Bragopola a donc constaté l'arrivée des troupes étrangères en appui des soldats lébiriens, sans que cela ne crée plus d'émoi que prévu, dans une ville riche appréciant la promesse d'une fin des pillages, néanmoins bien moindres qu'en Alilée et Nazalie. L'aide humanitaire accompagnant l'armée lébiro-apaméenne a également aidé en ce sens. Mais la justification du Général à son arrivée au cœur de l'Arovaquie a suscité nombre de commentaires sur la barrière culturelle entre Lébiriens et Orientaux.
À la question d'un journaliste : "Ne craignez-vous pas que la prise de Bragopola par un musulman soit contre-productive pour l'image de cette collaboration internationale auprès des Arovaques ?", Oslan Dalya a répondu "Je prends la ville de Bragopola au nom du Sébastocrate d'Éleunie, et donc au nom du Christ".
Sous couvert de rassurer la ménagère lébirienne constatant l'arrivée de ces hommes des confins de la Marquésie, en rappelant la figure bienveillante du Christ dont le blond portrait demeure bien souvent dans les foyers arovaques, le proche du pouvoir éleunien et un de ses plus brillants généraux a surtout froissé volontairement la Cybistrie, en ne rendant pas hommage à une opération commune des membres de la Ligue d'Apamée, mais donnant l'image d'une victoire éleunienne, et surtout vantant par sa simple expression la politique d'intégration des Turcs aux affaires militaires et politiques de l'Éleunie, là où la Cybistrie combat plutôt la présence turque en dehors des enclaves autonomes leur étant attribuées.
La participation du Général turcique aux opérations aurait été une possible consition de l'Éleunie pour son soutien à une intervention cybistrienne.