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Posté : ven. juil. 12, 2019 7:09 pm
par Frederick St-Luys
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Arts martiaux liangois[/center]

"L'essence des arts martiaux de la paume vide est l'alignement du praticien sur les flux du qi. Lorsque le corps suit les mouvements du qi de l'univers, alors rien ne saurait l'arrêter.

(...)

L'essence des arts martiaux de la lame céleste éphémère est dans les Trois Corrections:
Par la correction du corps, la garde de l'épéiste ne sera jamais prise en défaut ;
Par la correction de l'esprit, l'épéiste est détaché des considérations matérielles et ne connaîtra pas la peur;
Par la correction de l'intention, tous les mouvements de l'épéiste concourront à sa victoire.
"

[center]Extrait de la version Nankaze du Traité des Six Arts Martiaux du Grand Liang (950-1033), de maître Zhou, fondateur de l'école de la lame céleste éphémère.[/center]

Posté : lun. juil. 15, 2019 7:42 pm
par Frederick St-Luys
[center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/aphori10.png[/img]

"Tolérer l'existence de bandes armées qui ne soient pas des soldats du souverain, c'est comme tolérer le renard dans le poulailler, l'adultère dans la couche conjugale, et l'ennemi dans les frontières. Seuls la ruine et le malheur s'en suivront pour le souverain et son peuple."

Propos prêtés au roi Lian San'er du royaume Chen (1017-1029), connu pour ses tentatives infructueuses de mise au pas des clans Cheghars[/center]

Posté : dim. juil. 28, 2019 2:57 pm
par Frederick St-Luys
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"Ceux qui attribuent à certains pouvoirs sur terre le mandat du Ciel sont des sots.

Le tao fixe l'ordonnancement du monde ; le ciel et la terre sont des miroirs du tao.

Il n'y a pas de pouvoir qui ne soit pas en accord avec le tao, car le tao transcende les principes humains.

Ceux qui prétendent fixer les principes de la domination ne voient pas que leur tao n'est pas le tao véritable.
"

Annales de la grotte de Lishan de Maître Yan, sage taoïste du IIème siècle.[/center]

Posté : mer. juil. 31, 2019 10:20 pm
par Frederick St-Luys
[center][img]https://i62.servimg.com/u/f62/19/30/97/30/lettre11.png[/img][/center]

[justify]Ji Han, premier ministre de Jin, avait vécu pendant dix ans comme paysan, avant d'entrer dans le service du duc de Qi, puis d'être élevé à la dignité de ministre par l'empereur. Il réforma l'écriture, arrangeant les dix provinces, et fixa les poids et mesures.

Wei Di était né d'un artisan et d'une courtisane d'un mandarin de bas rang. Il fut moine itinérant pendant vingt années, avant d'entrer à l'Académie Impériale, et de recevoir le titre de Docte Éminence des Poésies et des Chants.

L'empereur Gaozu de Wei était le fils d'un fabriquant de lanternes, et pourtant, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229#p341717]il vainquit les Syires et rétablit l'unité sous le Ciel du Grand Liang[/url].


Pang Ai était le fils du duc de Lian et de dame Mi, fille de l'empereur Mu de Jin. Pourtant, lorsque l'empire se trouva en péril, il agit avec lâcheté, et fit décapiter les princes impériaux cherchant refuge dans son manoir.

Gai He était un gentilhomme de Bi'an, descendant du clan Gai et de l'illustre Gai Yuan, frère juré de l'empereur Yan de Zhong. Cependant, il passa sa vie dans l'oisiveté, et, quand il fut nommé administrateur de Nanyi, négligea l'inspection des défenses, si bien que les Cheghars purent passer le fleuve Xin à Nanyi, et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229#p337022]ravager les frontières du Grand Liang[/url].

Jin He était le duc de Xiangyu, et avait été élevé au rang de Ministre des Travaux de l'empereur Yanjing de Wei. Cependant, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229#p343861]il se querella avec le ministre des rites Yu Dinjao[/url], plongea la capitale dans le désarroi, et négligea de la défendre face aux fidèles de la Secte du Lotus Céleste.


La naissance exaltée de Pang Ai, Gai He et Jin He ne leur donna ni sagesse, ni faveur du ciel. La basse extraction de Ji Han, Wei Di et Wei Gaozudi ne les empêcha pas de recevoir la faveur du Ciel, et d'exercer la vertu, au service du peuple.

Comment l'homme sage saurait-il prétendre que l'origine détermine la qualité?[/justify]


[center]Extrait du Commentaire en Six Parties du livre de Moyi, de Qiang Yang, philosophe néo-moyiste (1688-1741).[/center]

Posté : mar. août 13, 2019 8:31 pm
par Frederick St-Luys
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Thèmes: Les religions au Liang ; le Légisme[/center]

[justify]Durant le règne de l'empereur Hong de la Dynastie des Qiang du Nord, Sima Yue fut nommé à la tête de la commanderie de Dunming dans les Neuf Commanderies du Nord. Il était le fils de Sima Liang, qui avait été magistrat du Yamen de Huantu, qui était le fils de Sima Du, qui avait été soldat dans l'armée du prince de Xu.

Sima Yue établit son siège dans le palais des gouverneurs de Dunming, remis l'ordre dans les camps militaires, fixa les poids et mesures du marché selon la mode de la capitale, assura la sécurité des routes caravanières, et jugea selon la loi, sans y ajouter ou y retrancher aucun élément. En cela, il était assisté par les généraux Gan Ji et Cao Hong, ainsi que par les mandarins Yuan Hai et Tang Ping. Dans toute la commanderie, il fit régner l'ordre et la paix, comme le Fils du Ciel l'exigeait de lui.

Le dix-huitième jour du mois du lotus de la sixième année du règne de l'empereur Hong [646 Apr. JC], les barbares Ku-Chan habitant la région de Dunming amenèrent devant le gouverneur un homme du nom de Da Ni, qu'ils avaient mis en chaînes. Ils l'accusèrent d'avoir méconnu leur foi en le dieu Yesu jusque dans leurs sanctuaires, d'avoir prêché un autre culte et converti des fidèles, puis exigèrent qu'en accord avec leurs traditions, il fut mis à mort.

Sima Yue demanda à ses conseillers quelle était la marche à suivre. Le général Gan Ji s'avança, et déclara qu'il fallait emprisonner et donner le bâton à toutes les parties intéressées, pour avoir eu l'outrecuidance de prétendre dire au représentant du Fils du Ciel ce qu'il devait faire. Le mandarin Tang Ping s'avança alors, et déclara qu'humilier les prêtres risquerait de déclencher la fureur des barbares, et qu'il serait judicieux de transiger, et de se borner à déporter le dénommé Da Ni dans une autre commanderie.

Les Ku-Chan protestèrent alors vivement, et rappelèrent qu'ils avaient vécu selon leurs lois religieuses depuis de nombreuses années.

Sima Yue fit alors s'avancer le dénommé Da Ni, et lui demanda si les dires de ses compatriotes étaient vrais. Le barbare répondit de manière confuse, invoqua les forces surnaturelles, et personne ne put s'assurer de sa duplicité ou de ses intentions réelles.

Le mandarin Yuan Hai s'avança alors, et s'inclina devant le gouverneur, avant de déclarer:

"Le sage connait les principes menant à l'ordre, et au désordre. Dès lors, si ces hommes veulent causer le désordre parmi le peuple de la commanderie, leurs actions sont soit délibérées, soit le fruit de l'ignorance, et ne sauraient être cautionnées par l'autorité déléguée du Fils du Ciel. De plus, dans l’État, la confusion règne lorsque les autorités sont multiples, et les mots utilisés à mauvais escient. Ici, les deux parties usent de sophisme, de raisonnements spécieux, et invoquent la magie, afin de tromper les masses, et de d'eloigner le peuple de la juste loi, qui est la seule source en fonction desquels les comportements doivent être adoptés ou interdits. Pour cela, noble gouverneur, je recommande que, suite aux désordres qu'ils ont engendré au mépris de l'autorité impériale, tous ces hommes soient bastonnés, et qu'ils soient ensuite forcés de copier cent fois les codes de la loi impériale, dont ils comprendront alors la limpidité et la suffisance."

"Excellent!" Fit le gouverneur Sima Yue, qui ordonna qu'il en fut fait ainsi. Et les troubles religieux dans la commanderie de Dunming cessèrent.[/justify]
    [center]Extrait du Premier Livres des Qiang, de Lin Yu, historien (1017-1058).[/center]

    Posté : jeu. août 15, 2019 11:08 am
    par Frederick St-Luys
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    Thèmes: Morale du souverain ; le Bouddhisme

    "Le fils du Ciel ne doit pas connaître la vengeance, car elle n'est pas la voie.
    S'il ne peut pas imiter le Bouddha et renoncer au monde, il doit aider la Sangha* et chérir le noble Chemin Octuple**.

    Car celui qui suit la vengeance ne rétablira par l'équilibre, car il méconnait la coproduction conditionnée. Il commet le plus grande des pêchés: l'ignorance.
    La dukkha*** connaîtra-t-elle une fin, si les hommes s'efforcent consciemment de la perpétuer?
    "

    Extrait du Commentaire sur le Soutra des Dix Roues, de Caizhi (950-1033), moine bouddhiste, fondateur de l'école Chan (zen) liangoise.[/center]

    Notes d'informations sur le Bouddhisme:
    *: le Sangha est la communauté bouddhiste
    **: Le Noble Chemin Octuple (aṭṭhaṅgika magga) est la voie que le bouddhisme présente comme menant à la fin de la Dukkha.
    ***: la Dukkha est la souffrance intrinsèque à l'existence dans le Bouddhisme.

    Posté : dim. sept. 01, 2019 12:37 pm
    par Frederick St-Luys
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    Arts martiaux liangois[/center]

    "Même l'homme le plus faible peut briser l'homme le plus fort, s'il opère la concentration des forces, et cible les Sept Points de Vulnérabilité.

    Car la force peut devenir faiblesse, la faiblesse peut devenir force, comme le yin devient yang, et le yang devient yin.

    Seul celui qui aura accepté l'inévitabilité des mutations de la force saura les reconnaître.

    Cet homme ne sera jamais vaincu, car il aura vécu intérieurement chaque défaite, et préparé sa réponse à chaque attaque.
    "

    [center]Extrait de la Perle Sublime Ultime des Moines du Mont Lin, traité secret d'arts martiaux des monastères des monts Tianzhu (est. XIème siècle).[/center]

    Posté : lun. sept. 02, 2019 4:37 pm
    par Frederick St-Luys
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    Thèmes: Transhumanisme, recherches en électronique

    "Tout ce qui constitue l'humain - son corps, sa mémoire, sa conscience, ses passions, ses appétits, tout - peut être retranscrit et consolidé en deux catégories: matière et énergie d'une part, vide d'autre part. Tout comme les anciens parlaient de ying et de yang, nous parlons de 0 et de 1.

    Aujourd'hui, les ingénieurs liangois [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16269&p=355865#p352004]travaillent d'arrache-pied à mettre au point les composants électroniques de demain[/url]. Déjà, les laboratoires font été d'un degré de miniaturisation jamais atteint. Les nouvelles architectures de processeurs permettent de stocker et d'exploiter l'information à un niveau de performance totalement inédit.

    Aux côtés d'investisseurs et de visionnaires, je participerai à ces travaux, et proposerai que le Liang ouvre la voie de la recherche dans le domaine des implants cervicaux.

    Je suis bien conscient que, pour l'instant, certains affirment encore que le principe humaine est indépassable, et qu'intégrer dans nos corps, dans nos esprits ces technologies ne fera que nous diminuer. Ils étaient jadis ceux qui vantaient les mérites de la cavalerie face aux tanks, et des charrois à boeuf face aux locomotives.

    Ils disparaitront d'eux-mêmes devant l'inévitable ascension de l'humain transcendant.
    "

    Extrait d'un article de revue de Xizu, philosophe néo-moyiste transhumaniste liangois contemporain.[/center]

    Posté : dim. sept. 29, 2019 7:57 pm
    par Frederick St-Luys
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    Thèmes: Le Bouddhisme ; l'ascétisme

    "L'homme qui choisit le corps choisit la souillure et l'impureté.

    Car la vie du corps est soumise au cycle du samsara: la douleur du corps est dukkha*, la cessation de la douleur est dukkha, l'ignorance de la Noble Voie Octuple** est dukkha.

    Dès lors, celui qui refusera de consacrer son esprit à l'illumination, et vivra par son corps et pour son corps,

    Celui-là ne quittera jamais le cycle des réincarnations, et demeurera dans la souffrance. Seule la bénédiction du Bouddha Maitreya saurait l'en tirer.

    Le sage sait se libérer de l'emprise du corps, et Entrera-dans-la-Courant***.

    Pour Entrer-dans-le-Courant, l'homme suivra les préceptes du Bouddha, et du Noble Soutra de la Grotte: il choisira l'ermitage et la mortification.
    "

    Extrait du Traité de la Suprême Vertu, de Linyi (1170-1232), moine bouddhiste, fondateur de l'école ascétique liangoise Mahayana Lin-Yao[/center]

    Notes d'informations sur le Bouddhisme:
    *: la dukkha est la souffrance/insatisfaction inhérente à l'existence.
    **: Le Noble Chemin Octuple (aṭṭhaṅgika magga) est la voie que le bouddhisme présente comme menant à la fin de la Dukkha.
    ***: l'Entrée-dans-le-Courant est le premier niveau de la libération. L'homme l'atteignant est certain de voir le nombre de ses réincarnations ultérieures se réduire drastiquement.

    Posté : mer. oct. 02, 2019 9:00 pm
    par Frederick St-Luys
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    Thèmes: L'expansion vers l'ouest ; la dynastie Wei ; le manichéisme[/center]

    [justify]Durant la septième année du règne de l'empereur Hong de Wei du Grand Liang [1396], une caravane de marchants originaires de Jizhou arriva à Karaï [actuelle Karashand], où régnait le roi Zhalakial le Quatrième, le Pieux, l'exalté de Mani. Il y avait parmi les gens de cette caravane une femme très distinguée, que tous disaient de haute naissance, qu'aperçut Shuriq, fils de Karagur et frère d'Irlik, qui sera Irlik Khan, père d'Ashgomör Khan.

    Shuriq conçut un grand désir pour cette femme, que l'on nommait Xiaoyan Qiao. Il demanda à son père, qui commandait les mercenaires du roi Zhalakial, de pouvoir inviter Xiaoyan Qiao au grand Jubilé de Karaï. Karagur y consentit, et, pendant trois jours, Shuriq courtisa la femme. Celle-ci ne céda pas sa vertu, ce qui ne fit qu'accroître son désir et, lors du troisième jour du Jubilé, elle offensa l'un des grands seigneurs de Karaï, Yanu, le Très Noble et Excellent, puis disparut, de telle sorte que Shuriq attira sur son père un grand blâme.

    La cour de Karaï fut en proie à un grand chaos, lorsque le seigneur Yanu réclama l'exécution de Shuriq, fils de Karagur, et, poussés par Ahriman, le Prince des Ténèbres, leurs hommes liges se combattirent férocement dans les rues. Le sang de nombre de pieux innocents fut versé. Après dix jours de combats, les soldats étaient fatigués, les murailles dégarnies, et Shuriq fut tué par un archer. Le seigneur Karagur s'exila alors avec ses guerriers Telenge, et son plus jeune fils, Irlik.

    Le lendemain du départ des mercenaires Telenge de Karagur, une armée se présenta aux portes de Karaï. Ses soldats étaient innombrables, et commandés par le fils ainé de l'empereur Hongdi: le prince Ji'er. Avec la complicité malfaisante du Prince des Ténèbres, armés de bouches à feu [canons] et de dragons volants [fusées], ils prirent la cité d'assaut, détruisirent les martyriums et les ermitages des fidèles de Mani, et mirent en chaîne le pieux roi Zhalakial. Et tous les membres de la cour royale virent alors qu'aux côtés de Ji'er, fils de Hongdi, se tenait Xiaoyan Qiao, qui était en vérité la princesse Shang, fille ainée de l'empereur Hongdi, que l'on disait la plus diabolique des femmes."[/justify]
      [center]Extrait des Chroniques Manichéennes de l'Apôtre Junür (vers 1500), avec annotations contemporaines du professeur en histoire médiévale de l'université de Karashand Zara Hulkhataar.[/center]