De : Qaiser Bahadur, 1er Sahibzada de Sindabad À l'attention de : Abdhul Bahadur, Nizam de Sindabad et Protecteur Éternel de la Confédération des Principautés du Mahajanubia Date : 20/02/2036
Père,
Comme convenu, les discussions sont en cours avec les État-Majors du Karmalistan, du Vryheid, de la Britonnie en vue de sous-traiter l'entrainement des bataillons de volontaires pour l’Aminavie.
Les premières estimations sont les suivantes :
La Confédération, de par sa structure de formation actuelle, peut former jusqu’à 120.000 hommes simultanément.
Avec l’aide de la Britonnie, cette capacité pourrait grimper à 200.000 hommes simultanément.
Avec l’aide du Vryheid, cette capacité pourrait grimper à 230.000 hommes simultanément.
Si les critères qualitatifs propres à ceux de l’Union Pan-Océanique sont appliqués, il faudra toutefois une année pour former une telle masse humaine.
Si les critères qualitatifs sont relaxés, nous devrions pouvoir réduire cette durée à 6 mois pour des soldats satisfaisants et à 2 mois à peine pour des conscrits.
Les combats actuels en Aminavie ont révélé que les besoins en soldats pour le conflit à venir seront d’environ 2.500 hommes par jour rien que pour soutenir les pertes. La formation de 230.000 hommes en 6 mois représentera un apport quotidien de 1.200 hommes, soit de quoi compenser partiellement les besoins.
S’y ajouteront les volontaires venus du Karmalistan : 250.000 hommes déjà en cours de formation et également disponibles d’ici 6 mois, soit un apport quotidien moyen de 1.300 hommes. Assez pour compenser les pertes de l’Aminavie pour les 6 mois de conflit à venir.
En cas de victoire de l’Aminavie avant la fin de la formation de ces volontaires, ceux-ci pourront fournir le cadre nécessaire à former et reconstruire en une année à peine l’armée d’Aminavie.
En cas de défaite de l’Aminavie avant la fin de la formation de ces volontaires, le Karmalistan disposera d’un demi-million d’hommes supplémentaires pour mener à bien sa guerre contre l'Hachémanie.
En ce qui concerne le financement de ce programme, les premières estimations pointent une figure de 15 à 20 milliards $ sur 5 années, soit 3 à 4 milliards $ par an. La somme pourra être fournie par deux canaux principaux :
Le Vryheid via ses revenus gaziers, avec pour justification une lutte contre le gain d’influence Luciférien en Algarbe et ses effets sur la mise en servitude des peuples de ce continent. Avec plus de 100 milliards de m³ de gaz extraits chaque année, le chiffre des ventes de cette ressource pour le Roi du Vryheid s’élève à plus de 200 milliards $. Même en assumant que le bénéfice net ne s’élève qu’à un dixième de cette manne, cela laisserait quelques 20 milliards $ par an pour la défense du pays… et le financement de projets alternatifs.
La Britonnie via les bénéfices cumulés de Gasprod, avec pour justification éventuel la défense du Commonwealth, dont la souveraineté est menacée pour la seconde fois en deux ans par les Lucifériens. L’analyse de cette trésorerie déjà constitutée s’élèverait à un minimum de 80 milliards $, avec des rentrées annuelles d’au moins 20 milliards $ alors que seul un quart des gisements sont en exploitation. Si besoin, Gasprod pourrait innondé les marchés pétroliers avec QUATRE FOIS PLUS de barils qu’actuellement, rapportant ainsi un bénéfice net annuel de 30 milliards $ sans effort… et 1,5 milliards $ d’impôt à la Couronne de Britonnie.
Cheville financière de l’Union, le Vryheid et la Britonnie feraient ici leur part via leurs chèques et leurs structures de formation militaire existantes.
Il incomberait alors au Mahajanubia et au Karmalistan de fournir les moyens humains.
Avec une population combinée de plus de 150 millions d’habitants et des conditions de vie faibles, nos nations peuvent sans mal fournir 500.000 volontaires (0,3% de la population) contre la promesse d’un salaire décent (1.000 $ / an ?).
Je reviendrai vers vous lorsqu’un accord clair aura été trouver avec nos partenaires.
[center]Ensemble dans la lutte Fiches informatives à destination des combattants internationaux de la foi[/center]
MANPAD : interdiction aérienne
Équipement concerné :
GAM-008 « Wasp »
Du Briton “Man-portable air-defense systems” ou MANPAD, les systèmes individuels de défense anti-aérienne sont une innovation vieille de déjà plus de 50 années. Ils permettent à l’infanterie de disposer d’une défense anti-aérienne rudimentaire face aux hélicoptères et avions volant à basse altitude (moins de 8.000 mètres). Si la précision et la puissance de chacun de ces missiles varient selon les modèles, le fait est qu’une dizaine de tirs contre un aéronef ennemi est une quasi-garantie de détruire celui-ci s’il ne parvient pas à grimper assez vite. Et au prix des missiles comparé à celui de leur cible, la perte de CENTAINES de missiles pour chaque appareil détruit reste un gain net.
Pour les combattants de la foi, opérant dans un contexte où l’ennemi dispose d’une supériorité aérienne indiscutable, le fait de disposer d’une capacité anti-aérienne même limitée est un atout qui ne peut être ignoré : l’existence d’assez de sections anti-aériennes dans les rangs de la résistance suffit à elle seule à décourager l’usage de forces héliportées par l’ennemi, ceci sans même que les sections en question n’aient à être actives.
Il faut y rajouter l’avantage évident à l’égard des avions : tout aérodrome n’ayant pas une zone d’exclusion de 8 kilomètres au-delà des pistes s’expose au risque de voir les avions empruntant la dite piste être abattus lors des phases d’atterrissage et décollage, où leur altitude, vitesse et maniabilité est faible. L’avantage du MANPAD comme arme de terreur devient dès lors évidente.
Le GAM-008A « Wasp », produit du génie militaire de Britonnie, est un missile d’un poids de 10 kilogrammes, couplé à une unité de lancement de 15 kilogrammes dotée d’un système d’acquisition de cible électronique avec capteurs infrarouges et ultraviolets. Relativement lourd, il peut toutefois être utilisé par un seul individu si nécessaire, bien que les procédures classiques recommandent une équipe de deux opérateurs par lance-missile. Sa charge explosive de 3 kilogrammes dispose d’une puissance suffisante à pulvériser la majorité des appareils courants en cas d’impact direct.
Et pour faire face aux systèmes contre-mesures électroniques sophistiqués, une variante à fragmentation existe, prévue pour exploser dans les environs de la cible plutôt qu’immédiatement sur elle, projetant un nuage de débris à haute vélocité dans un rayon de plusieurs dizaines de mètres dans le but d’endommager l’appareil plutôt que de le détruire entièrement, la logique étant qu’il vaut mieux qu’un missile ait 100% de chances de faire de faibles dégâts plutôt que d’avoir 5% de chance de détruire la cible. Ainsi, une dizaine de missiles infligeant chacun à coup sûr de faibles dégâts résulteront en un appareil avec assez de composants perforés que pour le faire s’écraser comme un gros caillou…
Le combattant de la foi doit voir ces armes comme des outils défensifs à l’échelle stratégique, interdisant l’usage d’éléments héliportés sur de vastes zones du territoire contesté et libérant ainsi les insurgés d’une menace contre leurs mouvements en masse. Mais il faut aussi considérer l’utilité purement opérationnelle dans un rôle offensif : chercher activement à détruire des appareils ennemis est une mission qui, sauf échec lamentable, ne peut qu’avoir des bénéfices.
Si un appareil ennemi est endommagé et incapable de voler pendant une semaine, cela représente des dizaines de sorties et autant de frappes qui n’auront pas lieu contre nos frères, sauvant ainsi des centaines de vies… tout en ouvrant des possibilités tactiques qui permettront d’infliger d’avantage de dégats à l’ennemi.
Si un appareil ennemi est détruit, il convient de se rendre compte que même les plus grandes puissances industrielles de la planète ne peuvent guère produire plus d’une centaine d’hélicoptères par an. Ainsi, s’il faut sacrifier une centaine de combattants de la foi pour servir d’appâts à un seul hélicoptère ennemi, ainsi soit-il : recruter 10.000 martyrs au fin fond du Karmalistan est bien plus rapide et aisé que de mobiliser l’énergie de plusieurs nations afin de produire 100 hélicoptères.
Organisation :
Une section anti-aérienne comprend 12 combattants et 4 lance-missiles. 8 soldats sont en charge d’opérer les lance-missiles, l’un d’eux transportant le lance-missile en lui-même et sert de tireur tandis que l’autre transporte deux missiles et sert d’observateur. Les 4 autres soldats servent de sentinelles, chargées de la surveillance des menaces au sol et de la protection des lance-missiles.
Avec 4 missiles lancés simultanément, les chances de détruire ou endommager un appareil ennemi sont élevées. L’intérêt du tir simultané est l’élément de surprise mais, selon la cible, il peut être intéressant de tirer deux salves de deux missiles ou une salve d’un seul missile suivie par une deuxième salve de trois missiles.
La combinaison 4-0 vise à surcharger la cible, jouant sur les probabilités pour submerger ses contre-mesures tout en limitant grandement ses trajectoires d’évasion en raison de l’arrivée de quatre missiles selon des angles différents. Face à un ennemi disposant de beaucoup d’espace pour manœuvrer mais de contre-mesure de pauvre qualité, c’est un choix optimum. Toutefois, l’élément de surprise est critique car il est aussi espérer que le délai entre le tir et la réaction du pilote soit courte. Combiner à l’ampleur des facteurs à considérer, la dite réaction sera espérée mauvaise. Mais sans surprise, le pilote aura l’opportunité de réfléchir adéquatement et d’activer calmement ses contre-mesures tout en choisissant une trajectoire d’évasion appropriée.
Dans le cas de la combinaison 2-2, l’objectif sera de faire paniquer le pilote pour le forcer à déclencher ses contre-mesures tout en enclenchant une manœuvre d’évasion compliquée face à l’arrivée simultanée de deux menaces sur des vecteurs différents. C’est une option parfaite face aux hélicoptères les plus anciens ou aux avions en phase d’atterrissage, où la maniabilité n’est pas extraordinaire et où l’usage de contre-mesure est problématique. Cela permet aussi de compenser partiellement l’absence de surprise car, même en cas d’évasion réussie ou d’usage des contre-mesures, l’appareil sera dans une situation critique et presque sans défense face à une deuxième salve.
Dans le cas de la combinaison 1-3, l’objectif est de faire utiliser ses contre-mesures par le pilote, laissant son appareil exposé durant une courte fenêtre de temps par la suite. L’arrivée de trois autres missiles durant ce bref intervalle suffira souvent à submerger la discipline des pilotes, incapables d’esquiver en urgence trois nouveaux projectiles par leurs seules prouesses de navigation. L’option n’est toutefois pas désirable car elle sacrifie entièrement l’élément de surprise. Face à un appareil moderne déjà à bonne altitude, elle sera entièrement inefficace. Mais face à un appareil en phase de décollage, l’effet sera dramatique.
Une combinaison 3-1 est inhabituelle et peu efficace, sacrifiant à la fois la surprise et la masse au profit de l’imprévu total. Découragée, elle a tout de même son utilité dans les situations désespérées.
D’avantage que le choix du mode de tir, lequel dépendra aussi des situations exactes, prévoir l’embuscade contre un aéronef et la préparer est plus important. Cela peut se faire de plusieurs façons.
Il s’agit déjà de savoir si l’on désire embusquer l’aéronef lors de son décollage, de son vol ou de son atterrissage. Embusquer un avion lors de son vol est presque impossible si celui-ci reste à une haute altitude. Mais en contrepartie, les avions sont beaucoup plus vulnérables que les hélicoptères lors des phases d’atterrissage et de décollage. L’hélicoptère pourra de son côté être embusqué lors de son vol mais, en cas d’échec, sa capacité de riposte individuelle sera bien plus élevée.
Embusquer un avion lors du décollage requiert de positionner la section anti-aérienne à moins de 8 kilomètres (idéalement même plus proche) de l’aérodrome d’où l’avion décollera. Idéalement, la section devra se positionner face à la piste, de manière à faire front à l’appareil quand celui-ci décollera. Attendre le décollage est ensuite une affaire de patience, vigilance et discrétion. Lorsque l’avion entame son alignement sur la piste, les opérateurs devront préparer les quatre lance-missiles, alignant ceux-ci sur l’axe de la piste et attendant simplement que l’avion soit enregistré par les ordinateurs de calcul de tir. Libérer les missiles peu après le début de l’accélération au sol de l’appareil est une garantie de succès : l’appareil n’a pas encore assez de vitesse pour prendre l’air mais aura déjà trop de vitesse que pour espérer dévier radicalement. De plus, ses réacteurs produisent alors assez de chaleur que pour faire rayonner de pleins feux sa signature infrarouge.
Une variante consiste à déployer la section en quatre points différents autour de la piste pour former un « cercle de mort » autour de l’avion. Si cela accroit considérablement les chances face à un hélicoptère car celui-ci ne peut faire usage de sa plus grande manœuvrabilité, l’impact sur un avion au décollage est insignifiante : s’il avance en ligne droite vers votre missile sans avoir assez de vitesse ou d’altitude pour une manœuvre d’évasion, il est de toute façon condamné.
Embusquer un avion lors à l’atterrissage présente le désavantage que le pilote pourra toujours accélérer à nouveau en vue de reprendre de l’altitude. Cela est particulièrement vrai pour les avions de combat. Sa manœuvrabilité sera tout de même limitée mais ses chances d’évasion seront supérieures à celles qu’il aurait eu au décollage. Toutefois, une évasion d’urgence lors de l’atterrissage placera la majorité des avions dans une situation délicate rendant une solution de tir 2-2 ou 1-3 viable : l’avion n’aura tout simplement pas la marge de manœuvre suffisante que pour esquiver et, s’il a pu déclencher ses contre-mesures face à la première salve, il sera réellement sans défense face à la seconde. Les avions civils ou les gros porteurs militaires sont particulièrement vulnérables à cette tactique en raison de l’absence totale de contre-mesure et d’une maniabilité atroce, bien qu’une solution de tir 4-0 fonctionne tout aussi bien dans ces cas-là.
Embusquer un avion lors du vol ne peut se faire qu’à basse altitude. Cela suppose que l’avion vienne de décoller, soit en phase de d’atterrissage, s’approche du sol pour brouiller sa signature radar ou soit en approche pour une attaque au sol.
Dans les deux premiers cas, une frappe par en-dessous, bien qu’ayant peu de chance d’aboutir contre un avion de combat, est la meilleure option contre un avion gros-porteur, son accélération et maniabilité étant bien plus faibles mais sa vitesse étant trop importante pour un tir par derrière tandis. Un tir frontal alors qu’il est en ascension est contre indiqué car facilement évitable. Un tir frontal alors qu’il est en descente pourra être évité tout aussi facilement mais placera la cible en position vulnérable pour une deuxième salve.
Dans le cas d’un avion volant à basse altitude pour rester discret, les chances seront grandes que sa vitesse soit malgré tout élevée. Sa maniabilité en souffrira. Un tir frontal sera la seule option réaliste au vu de la différence de vitesse entre le missile (750m /sec) et un avion de combat (500m /sec), limitant la fenêtre entre le tir et l’impact à moins de 6 secondes, laissant donc peu de chances au pilote pour réagir de manière appropriée. Un tir par l’arrière ou les flancs aura le problème inverse : le missile ne gagnera que 250m /sec sur sa cible et tirer à plus de 2 kilomètres de la cible résultera donc en un tir raté, le missile usant tout son carburant avant d’avoir pu rattraper l’avion.
Dans le cas d’un avion préparant une attaque au sol à basse altitude, un tir par l’arrière est envisageable car l’avion sera dans une trajectoire descendante et devra donc sacrifier beaucoup de vitesse pour évader le missile sans percuter le sol. Un tir frontal reste toutefois encore la meilleure option, bien que suicidaire. De manière générale, il est conseillé à l’infanterie de se mettre à couvert face à une attaque aérienne.
Quoiqu’il arrive, les deux derniers cas doivent être vu comme des opportunités plutôt que considérer comme des scénarios planifiables. Les deux premiers cas, en revanche, en raison du point de référence fixe qu’est l’aérodrome, peuvent être planifiés à moyen terme.
Embusquer un hélicoptère demande un minimum de préparation et d’observation. De par leur vitesse (80-100 m /sec) et altitude (5.000-10.000 m) plus basses que les avions, ils sont beaucoup plus vulnérables aux MANPADs. Mais cette même vitesse plus basse ainsi que leur plus grande capacité d’emport en fait des plateformes d’attaque air-sol parfaite en cas de riposte.
L’hélicoptère statique est le plus vulnérable, ce qui inclut ses phases d’atterrissage et décollage mais aussi ses phases d’observation aérienne stationnaire ou en cercle réduit. Pour cela, l’usage de MANPAD contre des hélicoptères d’évacuation médicale est d’une efficacité redoutable. Une section d’infanterie peut ainsi prendre des soldats ennemis dans une brève fusillade, se replier après avoir infliger quelques dégâts et laisser derrière une section anti-aérienne dans la région, juste pour que celle-ci intercepte l’évacuation médicale qui suivra. Dans la même logique, les hélicoptères de transport suivant des trajets prévisibles entre avant-postes font des cibles parfaites.
Enfin, il y a l’option d’organiser le sacrifice d’une compagnie de martyrs qui, après avoir engagé des éléments ennemis, force celui-ci à faire appel à un soutien héliporté. L’objectif des martyrs n’est que de maintenir l’infanterie ennemie engagée jusqu’à l’arrivée de l’hélicoptère… afin que la section anti-aérienne puisse l’abattre. Leur survie postérieure à cet événement est un bonus.
Après le tir, les opérateurs devront replier leurs armes et chercher à s’enfuir ou se dissimuler. La seconde option est indésirable mais parfois, c’est la seule option possible. L’appui de sections d’infanterie et sections mortier lançant une attaque de diversion contre l’aérodrome peut être une méthode pour forcer la garnison à ne pas poursuivre mais cela revient à compromettre beaucoup d’actifs pour un résultat potentiellement limité. L’option doit toute fois être considérée dans un cas : si les chances d’évasion sont maigres, peut-être vaut-il mieux que la section anti-aérienne cherche à se dissimuler afin d’avoir une nouvelle chance de tirer contre un autre avion… ou au moins, par sa seule présence potentielle, la section découragera toute activité sur l’aérodrome jusqu’à ce qu’elle soit interceptée.
Si l’encombrement est trop important, les lance-missiles pourront être abandonnés, leur valeur étant inférieure aux munitions et ces dernières pouvant être offertes à d’autres sections anti-aériennes pour accroitre leur durée d’opération.
En raison des distances impliquées (jusqu’à 8 kilomètres) entre la section et sa cible, les embuscades anti-aériennes se prêtent très bien à la guérilla urbaine, permettant d’intercepter un avion depuis le toit d’un immeuble, sans laisser la moindre chance à celui-ci tout en limitant les chances de l’ennemi de localiser l’origine du tir dans un délai assez court que pour permettre une interception. Le risque de dégâts collatéraux importants empêchera aussi l’ennemi de faire usage d’artillerie.
Contrairement aux sections mortiers dont l’opération peut se faire à l’échelle d’un peloton dans le cadre d’une résistance purement locale, les sections anti-aériennes doivent s’intégrer dans une planification nationale si elles sont envisagées comme des éléments offensifs. Elles s’intègrent donc dans une compagnie ou un bataillon de résistance et sont des armes opérationnelles plutôt que tactiques. Mais leur simple existence au niveau tactique a un aspect dissuasif pour l’ennemi qui ne doit pas être négligé.
Dynasties et diplomatie
Palais du Nizam, Sindabad 22/02/2036
Abdul Ier Nizam de Sindabad « -5 milliards ? Comme ça ? »
Qaiser Bahadur 1er Sahibzada de Sindabad « -Comme ça. Vous voyez, il n'y a pas que Saj qui soit doué pour la diplomatie, père. Il suffit de sentir quel bouton pousser pour obtenir la réponse appropriée. Sa Majesté a de l'ambition et de la crainte. Son peuple a lutté pendant des décennies pour s'émanciper d'un esclavagiste Dytolien. Il lutte encore pour libérer les derniers de ses sujets que ses ancêtres abandonnèrent jadis derrière par nécessité. Mais voici que se lève au Nord un nouveau conquérant Dytolien, lequel reçoit la même approbation par les nations "civilisées" de ce monde, sous prétexte qu'il est un "moindre mal" comparé à notre religion.
Entre d'anciens colons Britons qui asservissent des noirs ou d'anciens colons Posnans qui asservissent des noirs, Thamsanqa IV a choisit de ne pas faire la différence : l'un comme l'autre sont à terme des menaces pour son peuple. Et comme ce dernier lui a confié les gisements gaziers du Vryheid afin qu'il en use pour défendre l'archipel, c'est ce qu'il fait... en sous-traitant la bataille chez des non-algarbiens.»
Abdul Ier Nizam de Sindabad « -Et combien de vies janubiennes espèrent-ils acheter ainsi avec cet argent ?»
Qaiser Bahadur 1er Sahibzada de Sindabad « -Le taux de change actuel semble placer la valeur d'un de nos... de vos sujets à 40.000 $. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=331171#p331171]Cela est bien au-dessus des estimations de nos experts[/url] mais prend en compte les frais d'équipement, d'entrainement et un salaire confortable. Au final, nous étions proche de la vérité.»
Soufflant légèrement sur son thé à la menthe tout en saisissant un des "Ours Mishka" qui ornaient la table basse, le Nizam contempla les paroles de son aîné. Des paroles dures et même un rien cruel si la note d'amusement que le vieil homme pensait y détecté était réelle. Des paroles indignes d'un futur Nizam... même si le mode de pensé était approprié.
Abdul Ier Nizam de Sindabad « -La générosité de nos frères pan-océaniques est immense. Mais elle cache un fait qu'il faut garder à l'esprit : lorsque le conflit sera fini, nous serons ceux qui auront le plus perdu. Nos sujets refuseront d'aller se faire massacrer sans raison. Et je doute que tes amis de l'HIAAI aient assez de candidats au martyr que pour combler les rangs de cette armée. Il nous faudra d'avantage pour faire des concessions. Ou trouver de bonnes raisons pour motiver le recrutement.»
Qaiser Bahadur 1er Sahibzada de Sindabad « -Des raisons, les Lucifériens nous en offrent chaque jour d'avantage. Lorsque les supermarchés seront vides, les véhicules à l'arrêt, les usines fermées et les masses à la rue, nous ne manquerons pas de volontaires. Et pour peu que la Coalition fasse preuve d'agressivité, nous aurons le prétexte nécessaire à rallier même les hindous à la cause.»
Pour le Commonwealth... Principauté de Sindabad
05/03/2036
Vingt-cinquième jour de blocus.
Hausse des prix :
Nourriture : +5%
Hydrocarbure : +25%
Matières premières industrielles : +16%
Commodités courantes : +12%
Commodités spécialisées : +25%
Commodités de luxe : +5%
Conséquences et actions :
L'impact des attaques menées par la flotte Coalisée contre les infrastructures de transport reste mal estimé : on ignore même combien de missiles ont touché leurs cibles, la nature des dites cibles et le bilan humain de cette attaque.
On parle d'un exode urbain sans trop en connaitre l'ampleur aussi. L'information est vague, morcelaire, les rapports des autorités locales sont baclés, comme s'il était plus important de faire du bruit et gesticuler pour donner l'illusion de compétence (ou au moins d'action) plutôt que de réellement comprendre et maîtriser la situation.
La réaction des principautés est à la même mesure : l'ignorance engendre l'inaction, faute de voir les problèmes.
Au niveau local, cela n'empêche toutefois pas la nation de s'organiser.
Le BASC, en l'absence d'information clairement quantifiable, prend avant tout des mesures structurelles
La nourriture reste abondante mais les biens durables sont privilégiés par les familles citadines, qui anticipent une diminution des arrivages et font des stocks en prévision d'une hausse continue des prix. En accord avec le BASC, Sunborg Docks Ltd applique désormais une surchage de 20 $ par tonne sur les produits frais, ceci en vue d'affecter le prix sur toute la chaine de distribution en aval et donc de limiter la demande pour ceux-ci. Seul actionnaire de Sunborg Docks Ltd, le Conseil de la Confédération voit dans cette surcharge un moyen de renflouer ses caisses au détriment de la consommation dispensieuse tout en décourageant le gâchi qui résulterait des délais d'acheminement de ces marchandises. La diminution des volumes transportés soulagera aussi les infrastructures de transport pour d'autres marchandises jugées plus vitales.
Le pétrole Briton ne manque pas mais son acheminement est inefficace et coûteux : transporter 20 tonnes de fuel sur 100 kilomètres par la route nécessite 40 litres d'essence ainsi que le salaire d'un chauffeur et l'amortissement du camion, faisant rapidement grimper de quelques points le coût de revient. Ceci est d'autant plus vrai avec des routes encombrées comme actuellement. Le projet de pipe-line terrestre est toutefois en bonne voie d'avancée, tout comme la prévision pour plusieurs réservoirs de stockage intermédiaires sous-terrains. Ici aussi, le BASC a lancé plusieurs initiatives en collaboration avec les principaux industriels :
Les raffineries factureront une surcharge de 0,10 $ sera comptée sur chaque litre d'essence ou de diesel, ceci afin de décourager la consommation non-essentielle. Les chauffeurs de poids-lourd se verront attribués des bonus par leurs entreprises si leur consommation moyenne de carburant reste en dessous de 30 litres pour 100 kilomètres.
En échange de leur adhérance à ces initiatives, les entreprises concernées recevront des crédits de rationnement pour les matières premières.
Concernant les matières premières industrielles, elles continuent d'arriver via Sunborg mais aussi via les autres ports de Janubie, transportées ensuite par route ou chemin de fer jusqu'au Mahajanubia. Ici, le BASC se veut le seul client à l'entrée dans le pays, prélevant une commission de 1 $ par tonne de fer et 2 $ par tonne de charbon notamment. En plus de cela, il envisage de limiter les ventes par la distribution de crédits de rationnement, lesquels sont déjà en vente au prix de 105 $ par tonne de charbon et 300 $ par tonne de fer. Un prix élevé au vu des cours internationaux comme des cours locaux... mais une potentielle affaire si ces cours locaux continuent de grimper avec la réduction de l'approvisionnement.
Les commodités courantes subissent elles aussi des surcharges par Sunborg Docks Ltd, avec 10 $ par tonne et 10 $ additionnel par conteneur que chaque entreprise de transport terrestre doit payer pour pouvoir embarquer la marchandise. L'impact sur les prix est rapide : les marchandises dont le rapport valeur / poids ou valeur / volume est défavorable voient leurs prix finaux explosés pour les consommateurs, alors que les autres restent relativement peu affectées.
[center]Rappel des volontaires pour les bataillons pan-océaniques
Jour 26 : 210.000 / [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326419#p326419]435.857 candidats sur les listes[/url][/center]
[center]Début de l'entrainement de nouveaux bataillons
120.000 hommes
Note MJ : Méta-rp, cesser d'extrapoler du HRP sinon sanction.
[Spoiler="+"]Archives de la dynastie
De : Qaiser Bahadur, 1er Sahibzada de Sindabad À l'attention de : État-Major de Britonnie Date :21/03/2036
[quote]Messieurs,
Faisant suite à notre requête dans le cadre de la coopération satellitaire entre membres de l'Union Pan-Océanique, je reviens vers vous afin d'avoir la réponse à la requête placée voici quelques temps déjà.
Combien de croiseurs de la Coalition sont visibles à moins de 20 km des côtes du Mahajanubia ?
Combien de frégates de la Coalition sont visibles à moins de 20 km des côtes du Mahajanubia ?
Combien de porte-avions de la Coalition sont visibles à moins de 20 km des côtes du Mahajanubia ?
Combien de croiseurs de la Coalition sont détectés autour du détroit de Ghys (Hachémanie) ?
Combien de frégates de la Coalition sont détectés autour du détroit de Ghys (Hachémanie) ?
Combien de porte-avions de la Coalition sont détectés autour du détroit de Ghys (Hachémanie) ?
Rappel : la Coalition se compose actuellement des nations suivantes :
- Hachémanie
- ELA
- Amarantie - Caskar
- Morino
- Waldberg
- Montalvo
Combien de croiseurs de l'OCC sont détectés autour du détroit de Ghys (Hachémanie) ?
Combien de frégates de l'OCC sont détectés autour du détroit de Ghys (Hachémanie) ?
Combien de porte-avions de l'OCC sont détectés autour du détroit de Ghys (Hachémanie) ?
Cordialement,
Qaiser Bahadur,
1er Sahibzada de Sindabad[/quote]
De : État-Major de Britonnie À l'attention de : Qaiser Bahadur, 1er Sahibzada de Sindabad Date :21/03/2036
[quote]Nous n'avons trouvé aucun navire de l'OCC autour du détroit de Ghys.
Il n'y a plus un seul navire de la Coalition au large du Mahajanubia.
Nous avons identifié dans le détroit de Ghys :
1 porte-aéronef moderne
5 croiseurs modernes
6 frégates modernes
7 sous-marins modernes
La configuration suppose qu'il s'agit de navires d'Hachémanie.
Cette information semble également corroborée par vos espions opérant dans ce pays.
Les observations radar réalisées par vos avions depuis l'Ali-Kazar renforcent cette hypothèse.
Sur une autre note, les services de renseignement de Sa Majesté ne sont PAS à votre disposition.
Veuillez limiter le nombre de vos demandes : les syndicats nous ont fait remarqué, je cite, que nos opérateurs "ne sont pas des chiens Janubiens corvéables 12 heures par jour".
Afin de communiquer avec ses agents à l'étranger sans attirer l'attention d'éventuels organismes de renseignements locaux, le Mahajanubia a mit en place un système à la fois simple sur le plan technique mais pour le moins ingénieux sur le plan de la déduction.
La Toile est une vaste place, où les centres d'intérêt et opinions variés se rencontrent et se confrontent. Quantité de forums virtuels existent dans ce but, chacun avec des communautés plus ou moins soudées par des passions communes. Que cela soit le sport, l'art, la cuisine, la médecine, les études, les spécialités professionnelles, la cinématographie, les opinions politiques, la littérature,...
Bien entendu, les services de renseignement du Mahajanubia n'ont que faire de ces communautés et de ce qui s'y passe. Et il en est de même pour la majorité des services de renseignement étrangers. Mais l'existence en elle-même de ces forums, leur immense multitude et le simple volume gargantuesque d'information qui s'y échange est simplement impossible à surveiller sans y faire un tri automatisé.
La plupart du temps, ce tri s'effectue sur base de mots-clés, dont la fréquence des répétitions finit par déclencher l'une ou l'autre alerte. Le fait que des suspects potentiels fréquentent telle ou telle communauté peut aussi contribuer à une surveillance accrue et plus directe.
Il en va de même pour d'autres sites et plateformes :
PiouPiou, avec ses messages de 140 caractères à peine, est une ruche d'activité mais n'offre pas les moyens de transmettre un message complexe.
Vatasans, qui héberge des films et musiques, offre un format intéressant et difficile à contrôler... si ce n'était pour les progrès rapides dans l'identification d'image et de la reconnaissance vocale.
Blabla.com, forum complètement pourri par des chômeurs, travailleurs à mi-temps, étudiants ratés et philosophes auto-proclamés, en comparaison des deux précédents, génère un trafic relativement modeste en terme d'octets... même si certains messages sont de véritables pavés.
C'est sur ce genre de forums que les services de renseignement du Mahajanubia a porté son dévolu, choisissant ceux où les conditions d'entrée sont les plus laxistes et où le simple nombre d'inscrits actifs rend justement toute filtre difficile.
Ont ainsi été créés sur ces plateformes des comptes relativement peu actifs, que les agents utilisent pour communiquer entre eux. Cette communication ne passe toutefois pas par les messages publiés, lesquels sont souvent courts, peu intéressants et à peine en lien avec les sujets abordés par le reste des internautes qui y participent.
La communication passe par l'avatar.
L’avatar est une image utilisée par un compte d'utilisateur de forum afin d'offrir un élément visuel permettant aux autres utilisateurs de l'identifier en un seul coup d’œil. Ses dimensions varient d'un forum à l'autre mais une taille de 200 px de large par 200 px de haut n'est pas inhabituelle. Il s'agit souvent d'une image de taille modeste : moins de 20 kilooctets.
Les agents du Mahajanubia changent les avatars de leurs comptes de manière fréquente. Et ces avatars ont toujours une structure commune :
Une image vaguement en rapport avec le forum (environ 150 px de haut sur 200 px de large)
Avec, juste en dessous une série de pixels en apparence aléatoires alignés sur une série de bande (environ 50 px de haut sur 200 px de large).
Cela fait donc 10.000 pixels qui se combinent pour former un code qu’un petit programme développé par les services du Mahajanubia peut analyser selon les modalités suivantes :
Chaque pixel a une couleur spécifique parmi 16.777.216 teintes possibles.
Chaque teinte correspond à une lettre, un chiffre, un nombre, un symbole, un son, un mot, un élément de ponctuation, une personne, une cellule d'agents, un lieu, une date, une heure... bref, 16 millions de possibilité.
Il y a aussi 777.216 autres possibilités... qui ne correspondent à rien sinon à introduire un élément de chaos dans le code, pour compliquer toute tâche de lecture sans disposer de la clé.
[center][url=https://s15.postimg.cc/wn0og9jkp/16777216colors.png][img]https://s15.postimg.cc/p71eugvvf/16777216colors.png[/img][/url] [center]La palette complète des 16.777.216 couleurs
Cliquez dessus pour un aperçu complet de chacune d'elle[/center][/center]
[center][url=https://s15.postimg.cc/ckqzxobez/Englishcolors.png][img]https://s15.postimg.cc/bnkkorpm3/Englishcolors2.png[/img][/url] En comparaison, la langue britonne, dans toute la gloire de ses 470.000 mots.[/center]
La clé, c'est un programme guère lourd, disponible sur une simple clé USB, laquelle est remise aux chefs de cellule avant leur mission, avec pour instruction de ne l'utiliser que sur des ordinateurs sans connexion à la Toile.
Un programme sur lequel l'utilisateur charge une image et laisse ensuite le programme remplacer l'image par un fichier texte dans lequel chaque pixel de l'image est remplacé par sa signification cachée, elle-même encodée dans un dictionnaire au cœur du programme.
Le programme intègre même plusieurs dictionnaires de traduction couleur / texte. L'utilisation d'un dictionnaire précis est justement lié à la date de rédaction du message.
L'avatar contient ainsi un message de 10.000 caractères, soit l'équivalent d'un texte d'un millier de mots... dans lequel chaque lettre peut potentiellement être un mot. Ou autre chose.
Le programme permet aussi de créer une image à partir d'un fichier texte, bien qu'il faille que l'agent rédacteur choisisse parfois le pixel exact à utiliser, par exemple entre dire "maman" avec cinq pixels pour cinq lettres ou avec un seul pixel symbolisant "maman".
Le programme ajoute aussi aléatoirement des pixels correspondant aux 777.216 teintes "déchets". Cela inclut notamment les pixels 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 22, 34, 114, 159, 798, 1804 et 9898.
Ces 16 pixels spécifiques doivent être remplacés manuellement par l'agent rédacteur.
Les pixels 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 correspondent toujours à des chiffres, qui ensemble donnent la date à laquelle l’image a été créée, ce qui permet aux destinataires d’être sûr de la chronologie des messages.
Les pixels 9, 22, 114 et 1804 sont un premier code de vérification, non utilisé sur l'image en elle-même.
Les pixels 34, 159, 798 et 9898 reprennent le code de vérification de l’image précédente, auquel sont chacune des trois couleurs primaires sont augmentées ou diminués de 1.
Si les pixels 34, 159, 798 et 9898 d'une image ne correspondent pas aux teintes des pixels 9, 22, 114 et 1804 de l'image précédente modifiés d'un cran, c’est que la section de commandement a été interceptée ou que quelqu’un tente de faire passer un mauvais message.
Pour les destinataires, il suffit de se connecter au forum en question sur une base quotidienne et d'y vérifier le dernier message du compte qu'ils savent appartenir à leur correspondant. Ils vérifient alors la date du message pour s'assurer qu'il soit récent. Ils copient l'image sur leur disque dur puis se déconnectent de la Toile. L'image est mise sur une clé USB puis transférée sur un ordinateur portable sans accès à la Toile. Sur cet ordinateur, la clé USB du programme est ensuite connectée et l'image chargée dans le programme pour analyse.
Si la date du message ne correspond pas à celle reprise dans les pixels 1 à 8 de l'image, c'est qu'il y a un problème possible.
Ayant en principe encore l'image de l'avatar précédent utilisé par son correspondant, l'agent peut vérifier manuellement si les codes de vérification concordent.
Si ce n'est pas le cas, il doit assumé que cette ligne de communication est compromise... et doit évacué.
La beauté du système est que le destinataire en lui-même n'a pas à avoir un compte sur le forum où l'avatar est exposé.
Il doit juste y accéder, vérifier la date du dernier message du compte de son correspondant et faire une capture d'écran avec l'image de l'avatar, ne laissant même pas une trace de téléchargement de l'image... et passant donc inaperçu parmi les autres visiteurs du forum.
Le décryptage requiert le bon dictionnaire de traduction couleur / texte, qui lui-même requiert d'avoir un code correspondant à la combinaison précise de la date de publication du message sur le forum ET le code de vérification de l'image précédente, soit une combinaison précise parmi... 7.922.816.251.426.430.000.000.000.000.000.000.000 possibilités.
Une combinaison relativement facile à connaitre pour le chef d'une cellule qui ferait ses vérifications fréquentes.
Presque impossible à connaitre pour quelqu'un d'autre, sauf à :
avoir une copie du programme
attraper le chef de cellule ET
lui faire avouer la méthode de codage correcte AVANT
que l'avatar n'ait changé deux fois, ce qui ferait que même le chef de cellule ne pourrait avoir le code de vérification OU
que le silence du chef de cellule ne fasse abandonner la mission
Pour un chef de cellule :
La première consigne en cas de capture est le suicide.
La seconde consigne est de gagner du temps précisément pour qu'il IGNORE le bon code de vérification ou que ses correspondants ABANDONNENT la mission.
Briser un code est toutefois possible avec assez de temps.
Sans le programme, par la seule force brute demanderait de tester 16.777.216 à la puissance du nombre de pixels ET une vérification visuelle directe par un humain afin d'y voir un texte cohérent. Une tâche qui demanderait plus d'heures de travail qu'il n'y a eu de secondes dans toute l'Histoire de l'Humanité.
Briser un code avec le programme demanderait de tester chacune des 7.922.816.251.426.430.000.000.000.000.000.000.000 possibilités de codes pour les dictionnaires... et aussi une vérification visuelle directe par un humain afin d'y voir un texte cohérent.
Même si la vérification humaine était automatisée d'une manière ou d'une autre (par exemple via un super ordinateur ayant un programme add-hoc), il faudrait compter, à raison de 1 yoctoseconde par combinaison... 251.231 années de calcul.
Briser un code avec le programme, en automatisant l'intervention humaine à hauteur de 1 yoctoseconde par combinaison et en réduisant le champ de recherche en faisant certaines déductions intelligentes en comparant automatiquement la fréquence de certaines couleurs et en les associant à certains lettres ou chiffres pourrait faire gagner quelques milliers d'années de travail.
Mais en ajoutant à tout cela les mises à jour des dictionnaires pour chaque nouvelle mission, le risque de fuite est considéré comme quasi-nul...
Pourtant, l'intérêt de tout ce système n'est pas la complexité du code... mais le fait que le contre-espionnage ennemi ne saura même pas déjà quoi observer ou où l'observer avant d'avoir déjà préalablement intercepter un agent du Mahajanubia avec son matériel informatique et en ayant analyser l'historique internet pour y trouver, parmi toute la navigation sur des centaines de sites, une dizaine de forums... sur lequels le contre-espionnage ne saura encore même pas quoi regarder : les messages ? Si oui, de quels utilisateurs ? Sont-ils codés ? Si oui, quel est le code ? Même la clé USB avec le programme de traduction couleur/texte ne révélera potentiellement rien : n'importe quel image pourrait potentiellement être chargée dedans... et chaque image requiérerait des millénaires d'analyse pour révéler un dictionnaire qui sera déjà alors obsolète.
HRP : question légitime des joueurs : "-Pourquoi est-ce qu'un code comme cela n'est pas utilisé IRL ?" Deux réponses : (1) Qui vous dit que ce n'est pas le cas ? (2) Un tel code a le même inconvénient que tout autre code :
Si quelqu'un s'empare de la clé, décrypter l'ensemble est un jeu d'enfant (toute proportion gardée...).
J’ai juste ici mis en évidence le fait que ce soit trop complexe que pour le craquer sans la clé et que la clé change fréquemment.
Mais cela n’empêche pas quelqu’un d’intercepter et copier la nouvelle clé lorsqu’elle est transmise aux agents... par exemple, en ayant une taupe.
"-5.000 $ et c'est notre dernier prix !! C'est plus que toi et toute ta famille de miséreux pouvez espérer vous faire en une décennie !!"
Les cris firent s'égailler une bande de poules venus picorer près du porche de la petite ferme aux murs de paille et de boue. Le maître des lieux était en pleine négociation avec un étranger, probablement un Horbarashien à en juger par ses manières mais qui pouvait savoir ? Les criminels n'avaient d'allégeance à aucune nation, aucune culture, aucun village et aucun jati. Et l'homme qui hurlait n'était clairement pas un saint homme.
"-En dessous de 10.000 $, étranger, tu peux retourner dans ta voiture et chercher une autre famille de miséreux, probablement plus naïve ou plus inconsciente que la mienne. Les récoltes de cette année sont bonnes et je doute que la bénédiction du volcan prenne fin avant la décennie que tu prétends qu'il nous faudra pour obtenir cette aumône que nous offre en échange de notre liberté."
"-De votre liberté ? Vieillard sénile !! Mais quelle liberté ? Vous n'avez même pas de passeport aujourd'hui et n'en aurez aucun besoin avant deux générations, toi comme tes fils !! Nous vous offrons ici l'économie d'années de labeur contre l'abandon d'une chose que vous ne possédez même pas et qui, quand bien même vous l'auriez, ne vous serait d'aucune utilité !!"
"-L'utilité que mes garçons peuvent en avoir n'est pas importante ici, étranger. C'est l'utilité que tu peux en avoir. Et à voir cette veine qui pulse sur ta tempe, je dirais que ces petits papiers hors d'atteinte pour nous ont une valeur immense pour toi. Donc ce sera 10.000 $ ou rien. Le simple fait que tu continues de marchander me prouve que ce prix n'est ni au-dessus de tes moyens ni au-dessus de ce que tu es prêt à payer pour nos identités. J'ajouterai que la police, aussi lointaine fut-elle, n'apprécie guère les escrocs, particulièrement lorsqu'ils sont étrangers et encore plus quand ils n'ont pas la décence d'offrir un pot-de-vin AVANT de commettre un méfait."
Le vieil homme aux côtes saillantes était bien trop éloquent pour un simple paysan. En même temps, pour Ekamarnath, parler le dialecte local était compliqué. Le Marathi était propre au centre du continent. Sur la façade occidentale, les janubiens hindous parlaient surtout le Gujarati. On pouvait trouver quelques mots en commun mais cela restait comme un italique et un amarantin qui parlaient ensemble.
Le fait était que même sans son talent pour les mots, l'Eashe avait raison : la seule raison pour laquelle Ekamarnath argumentait encore était que les agents du Mahajanubia étaient encouragés à être efficace en étant autorisés à garder pour eux-mêmes les surplus budgétaires de chaque mission réussie... sachant qu'une mission ratée les verrait sans doute croupir dans une geôle étrangère, avec pour compagnon dans le meilleur des cas des rats et dans le pire des cas un camarade trop affectueux.
Avec 25.000 $ de budget pour chaque passeport et plusieurs centaines de passeports à trouver, Ekamarnath espérait bien se constituer un confortable matelas pour sa retraite, ceci en payant le moins possible à ses intermédiaires.
"-Soit. 10.000 $. Mais tes fils viendront prendre des vacances en Horbarash pendant deux mois. Ceci à mes frais, bien sûr. Juste pour éviter que toi ou quiconque n'ait dans l'idée de papoter justement avec ces policiers si hostiles aux étrangers entreprenants."
"-Et quelles assurances aurais-je que mes fils reviendront ? Ils sont tout ce que j'ai et..."
"-Et moi alors ?"
"-Tais-toi, femme !! Tu sais exactement ce que je veux dire. Tu es mon trésor, ma prunelle, ma fleur du matin... mais ce sont leurs bras qui nous évitent de mourir de faim."
"-L'argent devrait vous éviter de mourir de faim jusqu'à la fin de vos jours. Et je peux arrangé pour que vos garçons appellent tous les jours. S'ils échouent à appeler, vous pourrez toujours alerter la police. Comme tu t'en doute, grand père, perdre la validité de ces passeports est au moins aussi indésirable pour moi qu'il n'est pour toi de perdre tes enfants. J'ai aussi des gens sur qui je dois veiller."
Hésitation. Peut-être une minute de silence. Peut-être moins, en fait... Le vieux sait ménagé son audience et se montrer théâtral quand cela permet de soutirer quelques billets de plus.
"-S'ils désirent s'engager sur cette voie, je leur donnerai ma bénédiction... pour 15.000 $ chacun."
"-... va pour 15.000 $ par passeport."
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Aéroport de Padrahamphur, Empire d'Eashatri
17/03/2036
Le jeune paysan rendit le salut poli que l’hôtesse lui adressa tout en lui rendant son passeport. Sur son dos, un sac contenant ses maigres possessions ainsi que quelques souvenirs qu'il prévoyait de mettre en consigne en prévision de son retour. Ses frères lui avaient bien dit de ne rien acheter ici à l'aller, que de toute façon ils auraient l'occasion sur le retour et qu'ils étaient déjà trop chargés. Mais il avait craqué : première fois dans la grande ville.
Première fois pour beaucoup de choses d'ailleurs, durant la semaine de voyage qui lui avait fait quitter le microcosme isolé de son village et l'avait amené ici, à quelques heures de l'embarquement pour la resplendissante et mystérieuse Devakadee, où leur contact les attendait.
Ils allaient passé les deux mois à venir à explorer le Grand-Royaume d'Horbarash, à acheter des merveilles qui, voici encore une semaine, il était impensable qu'ils puissent même rêver de posséder. Pas quand toutes les possessions de votre père se limitaient à un bœuf, six chèvres, une trentaine de poulets, un lopin de terre boueux, une maison tout aussi modeste, un téléviseur à la limite de rendre l'âme et une parabole satellite permettant de capter AE2... le tout à diviser entre cinq fils, après y avoir amputé la future dote de leur sœur.
Ici, en Horbarash, ils rendraient leur passeport à leur contact. Et celui-ci en ferait certainement mauvais usage mais qu'importe : au pire des cas, ils pouvaient toujours juste aller au consulat et dire avoir perdu leurs papiers. Leur père confirmerait leur identité et ils seraient de retour à la maison rapidement. À eux cinq, que pouvait-il bien leur arriver de mal ?
Ekamarnath n'avait aucun intérêt à rompre sa parole : il avait déjà versé l'argent et, si les agents qui utiliseraient ces passeports revenaient de leur mission sans avoir compromis leurs identités, une petite rallonge permettrait même sans doute d'utiliser ces mêmes passeports pendant des années.
Sans parler d'installer la confiance chez les voisins du vieux et chez ceux de toutes les autres familles qu'il avait convaincu de marcher dans cette combine, ouvrant ainsi la porte à des opérations à bien plus grande échelle dans le futur.
Il avait certes "oublié" de mentionner que, peu après leur atterrissage à Devakadee, les cinq jeunes gens seraient conduit par delà la frontière, au Mahajanubia. Mais après tout, pour eux qui avaient dû voyager une semaine entre leur village et l'aéroport, ce petit trajet d'à peine une journée en voiture climatisée avait semblé bien court. Si Ekamarnath ne les avait pas informer du passage de frontière, ils ne s'en seraient probablement même pas aperçu : merci en cela au traité de libre circulation entre le Mahajanubia et l'Horbarash... et aux douaniers sous-payés des deux pays.
La fratrie se prélasserait pendant les mois à venir dans une magnifique villa avec d'autres invités venus d'Eashatri, d'Horbarash et d'autres pays de Janubie, le tant pour la mission de suivre son cours.
Et quand tout serait fini, Ekamarnath serait récompensé pour un travail bien fait.
[center]Rappel des volontaires pour les bataillons pan-océaniques
Jour 40 : 350.000 / [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=326419#p326419]435.857 candidats sur les listes[/url][/center]
[center]Nouveaux bataillons en court de formation :
120.000 hommes[/center]
[center]16 jours d'entrainement ▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮▮[/center]
Ekamarnath n'était pas impressionné par l'épave devant laquelle l'armateur à l'accent chantant gesticulait tel un vendeur de dates de Nazalie. Comme quoi les Montalvéens ne devaient pas être de complets étrangers en Algarbe : italiques ou nègres, le style des vendeurs était le même. Une méthode sans doute utile pour les lampes à huile, les carpettes et autres babioles. Moins pour les navires.
"-Alors ? Elle est pas bellissima ?! Et tellement de caractère !! Ma !! On le voit qu'elle en a bravé, des vagues !! Robuste, endurante... on en fait plus des comme ça !! Hein ?! C'est... c'est ça, la qualité du..."
"-Moreno ?"
"-Ah no, no, no, no !! La qualité dou Moreno, ça n'a pas de prix !! Enfin... si. Mais c'est un peu trop cher pour vous. Alors que l'Amarantin... ça, c'est dans votre budget."
Le budget était le cadet des soucis d'Ekamarnath en cet instant. La probabilité que le navire quitte le ponton d'embarquement sans couler tel un roc au fond de la baie figurait au sommet de la liste, par contre. Le fait qu'on en fasse plus comme cela était par contre une certitude : personne ne faisait de coque aussi fine de nos jours.
"-Et il... enfin, elle est capable de prendre la mer ?"
"-Bien entendu !! Bon, je vais pas vous mentir, à votre place, j'éviterai quand même de traverser une tempête avec. Ou un orage. Ou une grosse houle. En fait, si vous pouviez la sortir seulement quand y'a pas dé vent, ce serait parfait. Après tout, elle a ouné moteur, c'est fait pour s'en servir. Sinon, on lui aurait mis des voiles, hein ?"
"-Celle-là, c'est un chef d'oeuvre !! Du Morinois, de la poupe à la quille !! Double coque, assez de place pour y stocker tous les conteneurs que vous voulez !!"
"-Cela semble parfait."
Ekamarnath avait juste besoin d'un navire. Un navire qui n'était pas fiché comme Mahajanubien, Britonnique, Karmali ou autre nationalité qui pourrait éveiller des soupçons pour les missions à venir et donc attirer l'attention de douaniers zélés ou d'une marine militaire vexée par ses récentes débâcles au large de la Janubie.
C'était aussi pour ça qu'il n'achetait pas lui-même le navire : l'achat se ferait via une entreprise écran, la "Società internazionale per la spedizione sicura del Moreno", fondée voici à peine deux jours par un couple de vieux retraités désireux d'honorer la caution de leur idiot de fils qui avait eu l'excellente idée de faire le pitre avec ses amis au Mahajanubie lors d'une nuit de débauche impliquant un saxophone, un céleri, trois jeunes femmes peu farouches, une vache sacrée, un macaque en tenue de clown, beaucoup d'alcool, un paquet d'opium un peu trop coupée au sel de bain, deux authentiques piments des enfers du Sengaï et divers... accessoires.
Ekamarnath n'était pas du genre à émettre des jugements moraux. Ce genre de considération était une des choses qu'on laissait au placard lors du recrutement dans sa profession. Il avait lui même participer à quantité de soirées allant du créatif au bizarre en passant par le honteux ou simplement le gênant. Mais le rapport de police qu'il avait lu avait fait reconsidérer à l'espion ses propres considérations éthiques.
Le fait était qu'en dépit de leur caractère excentrique et clairement peu recommandable pour la santé, les jeux adolescents des jeunes Morinois n'étaient pas illégales au Mahajanubia. C'était le fait de les avoir pratiquer en place publique, en particulier sur les marches d'un temple Hindou et en plein milieu d'une cérémonie qui avait pousser la police à sévir, d'avantage pour la protection des touristes que par réelle soucis de justice : c'était soit le cachot, soit le lynchage par les fanatiques de l'AHR...
L'affaire aurait pu se résoudre assez facilement, à l'amiable, en échange d'une somme correcte et de quelques coups de bâton appliqué en public sur le postérieur des blasphémateurs qui, au vu de leurs péripéties, auraient même peut-être aimer ça.
Mais Ekamarnath avait vu là une opportunité et un moyen de pression approprié à sa propre mission. Quelques coups de fil et arrangements entre bons patriotes plus tard, il était convenu par le panchayat que les actes du jeune Morinois était inexcusable sans une très très grosse somme. Sans versement de la caution sous un mois, le jeune homme rejoindrait l'une des fermes avec les autres criminels condamnés à la servitude pour dette.
Fatalement, pour les parents effondrés à la nouvelle, voir un homme d'affaire Janubien représentant une société de crédit du Txile débarquer en leur offrant un prêt à un taux presque nul était une aubaine. Et le fait que la dite société de crédit accepte des parts de "Società internazionale per la spedizione sicura del Moreno" en guise de paiement semblait presque trop beau :
Pour quelques tracasseries administratives, le couple allait récupéré leur fils et également devenir les actionnaires minoritaires d'une entreprise de transport naval. Bien entendu, cela puait un peu l'arnaque... mais avaient-ils vraiment le choix ? Un Luciférien cynique répondrait à cela qu'on a toujours le choix... et il aurait eu raison. Mais pour deux vieux humains en fin de vie, un hypothétique soucis judiciaire avec le gouvernement d'un pays civilisé était peu cher payé pour la certitude de sauver leur fils unique à une existence d'esclavage dans les griffes d'une bande de païens sauvages...
"-Parfait !! Je vais préparer les papiers !!"
Le Janubien ne réagit même pas : hors de question d'acheter aujourd'hui. Il inspecterait tout, tant l'aspect mécanique que légal. Tout devait être parfait pour que la mission que ce navire allait remplir : devenir une mule de plusieurs milliers de tonnes que les services de renseignement du Mahajanubia utiliseraient pour faire passer en douce des cargaisons dans n'importe quelle contrée dotée d'une façade maritime, simplement en croisant au large du dit pays lors d'une nuit noir avant d'y larguer les paquets dans des caissons étanches bien lestés et dotés de balises électroniques... ou juste de bouées, permettant une récupération ultérieure par une équipe de plongeurs opérant déjà depuis l'intérieur du pays visé.
Si le navire serait bel et bien contrôlé entre chaque port et sans doute sujet à des contrôles aléatoires au grand large, il serait impossible pour les douanes de contrôler en détail chaque conteneur... et rien n'empêchait non plus d'embarquer directement en haute mer les cargaisons, évitant ainsi tout le problème des inspections à l'embarquement et limitant les suspicions lors des arrivées à quai. Non que ce fut un problème : embarqués en route, débarqués en route, les caissons étanches ne seront jamais trouvés.
Un navire cargo construit par les chantiers de la Ligue de Moreno, battant pavillon du Moreno, appartenant à une entreprise du Moreno qui elle-même aura été fondée par des Morinois... et appartenant à une société basée au Txile ? Pas de problème...