Culture, nature et société alamienne

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Culture & Société : Les masques de Ras Ben-Beldoul

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L’île de Ras Ben-Beldoul, au large de la côte Ouest du Sultanat, a été conquise par l’Alamut il y a maintenant plusieurs siècles. Souvent rebelle et agitée, elle fut pacifiée à plusieurs reprises, notamment par le colonel Ben-Garsiv il y a encore quelques décennies. Aux ères modernes et médiévales, les Sultants eurent à donner des gages ou des coups de sabre aux « Beldites » à de nombreuses reprises. Souvent, un statut de province quasi-autonome leur fut donné en échange de leur acceptation du Sultan comme leur chef temporel ou encore de leur conversion à l’islam. Cette dernière fut faite entre 1560 et 1600 par l’ayatollah Kahari. Ce dernier demeure encore aujourd’hui une figure très importante du « roman national » de l’île. De manière générale, il faut noter que les Beldites sont de souches alamiennes, et qu’aucun problème ethnique n’était à l’origine de leurs démêlés avec le continent. Les problèmes étaient surtout religieux et provenaient du fait que certains Sultans se sont terriblement mal comportés avec les îliens, donnant naissance à un ressentiment anti-alamien conséquent. Il fallut attendre Ala’dîn, sixième du nom (règne : 1623-1654), pour qu’une réelle politique d’assimilation respectueuse soit posée sur la table. Aujourd’hui, la question de l’intégration de l’île au Sultanat ne pose plus de problèmes particuliers. La Sultane Sherazade a encore rappelé aux Beldites que leurs traditions et leur culture seront respectés, et finalement, c’est tout ce qu’ils demandent.

Parmi ces multiples traditions, l’une est encore très présente dans le folklore rural de l’île. Il s’agit de la tradition des masques en or, en étain ou en fer. Remontons aux racines de la tradition. Les Beldites étant un peuple de tradition orale depuis plusieurs milliers d’années, il est difficile de cerner les origines à proprement parler des masques. En 1012, le Sultan Ala’dîn, deuxième du nom, pose le pied sur l’île pour la première fois. Il prend possession des villes les unes après les autres. Un jour, ses mamelouks lui rapportent que dans la montagne, des monstres vivent dans des villages : « Leurs visages sont lisses, leurs yeux sont vides, leurs bouches sont fermées, mais ils parlent, et leurs voix résonnent comme le vent s’engouffrant dans les cavernes […] ». Le Sultan, intrigué, se rendit dans ses montagnes et découvrit des hommes portant des masques en or, en étain et en fer. Il apprit par la suite qu’ils ne les retiraient jamais. Il se rendit d’ailleurs compte qu’il s’agissait exclusivement… de femmes. Ala’dîn demanda aux hommes pourquoi ils masquaient leurs femmes et leurs filles. Ils lui répondirent qu’en un temps extrêmement lointain, lorsque les premiers hommes arrivèrent sur l’île, alors que les garçons chassaient, leurs femmes s’accouplèrent avec les autochtones. La punition fut exemplaire : elles eurent toutes le visage plongé dans les flammes. Après quelques jours, les hommes se rendirent compte de l’horreur qu’ils avaient commise et décidèrent de fondre de splendides masques pour leurs épouses. Ils prirent de l’argile et l’étalèrent sur leurs faces afin d’en prendre la forme, puis les masques furent conçus. La tradition s’est perpétuée : le jour de leurs quinze ans, les femmes reçoivent un masque qu’elles ne doivent jamais enlever durant tout le reste de leurs vies. Aujourd’hui, la tradition se perd progressivement, et le masque est souvent remplacé par un simple morceau de tissu. L’islam, lui, n’a pas du tout interdit cette tradition de « voile d’or ».
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Culture & Société : L’expédition de Zorokalel découverte ?

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Le [url=http://www.simpolitique.com/post227349.html#p227349]nom de Gilgamishra[/url] résonne encore dans les oreilles des Alamiens comme l’un des plus anciens contes de l’antique Alamut, il est enseigné très tôt dans le primaire et les étudiants sont priés de le connaître par cœur dans grand nombre d’études supérieures. Dans un travail universitaire, il est très bien de faire une petite référence à l’épopée de Gilgamishra, considérée ainsi comme une sorte de matrice universelle comprenant des applications dans chaque bribe de pensée, au quotidien. Cependant, il est une chose qui est moins célèbre, c’est l’expédition de Zorokalel. Alors que Gilgamishra est considéré avoir vécu il y a plus de 4000 ans, Zorokalel a vécu il y a environ 3000 ans, il fut un de premiers rois d’Alamopolis et son existence est attestée par des sources épigraphiques tout à fait sérieuses. Mais pourquoi est-il si célèbre ? Rappelons-nous le mythe de Gilgamishra : ce dernier aurait passé plus de 37 ans dans une grotte, et y serait enterré. Ainsi, il y a 3000 ans, le roi d’Alamopolis Zorokalel aurait lancé une expédition immense pour retrouver la grotte de Gilgamishra. D’après les chroniques, Zorokalel serait parti dans le désert avec plus de 30 000 hommes en armes, il aurait organisé un quadrillage très rigoureux du désert pour que chaque légion puisse ratisser la zone, et il serait parti avec ses hommes, des caravanes entières de vivres et l’espoir de retrouver les restes d’un des premiers héros fondateurs de l’humanité. Malheureusement, Zorokalel ne rentra jamais à Alamopolis : l’expédition disparut dans le désert, et quelques rares survivants revinrent annoncer la mort de leurs camarades. La raison qu’ils donnèrent est que les démons du désert protégeaient la tombe de Gilgamishra et que lorsque Zorokalel et ses hommes voulurent y rentrer –car ils l’avaient trouvé !-, ils furent d’un coup mystérieusement exterminés…

A l’heure actuelle, cette thèse est mise de côté et d’autres sont avancées : il est possible qu’une violente tempête de sable ait étouffé les guerriers de Zorokalel. Peut-être encore qu’une maladie a décimé les troupes alamiennes et même l’hypothèse d’une folie du roi, désespéré de ne pas trouver la grotte, pourrait expliquer qu’il ait, dans un accès de rage, ordonné une décimation pour « motiver ses troupes ». Evidemment, ce ne sont que des suppositions au milieu de tant d’autres (attaques de barbares, problèmes de ravitaillement…) et l’on ne saura sûrement jamais fixé.
Cependant, une avancée considérable a été faite il y a quelques semaines dans le désert d’Alamut. Des archéologues ont trouvé deux squelettes de soldats ainsi que leurs armes et armure. Rien d’étonnant, ce ne sont ni les premiers ni les derniers. Mais quelques jours plus tard, une tempête de sable extrêmement violente découvrit… plusieurs centaines d’autres soldats : une véritable nécropole dans le désert. Des sondages ont été immédiatement réalisé dans le sol et les résultats sont formels : il y a dans cette zone de quelques hectares des milliers d’autres squelettes ; les fouilles ne font que commencer.
Autre élément assez frappant : il y a non loin de cette nécropole un massif montagneux dans lequel une vaste cavité conduit à une profonde grotte souterraine… aurait-on enfin trouvé l’expédition de Zorokalel et par la même, la grotte de Gilgamishra ?
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Nature : Les Côtes-de-Saphir

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Au Nord de Bel-Salaf, abritées dans une crique de plusieurs kilomètres de long, se trouvent les plages splendides auxquelles on a donné le nom des Côtes-de-Saphir. Le ciel se reflète dans l’eau d’une manière tellement époustouflante que l’océan est d’un bleu éclatant. Les plages de sable fin ajoutent à l’endroit une touche véritablement féérique. Les Côtes-de-Saphir sont protégées depuis longtemps maintenant par le gouvernement alamien. Le colonel Ben-Garsiv aimait s’y rendre avec sa famille, sur de beaux navires à fond de verre, au travers desquels on pouvait voir jusqu’à trente mètres de profondeur tant l’eau est limpide et d’une propreté remarquable. Les premières mentions des Côtes datent de l’Antiquité, où les roitelets locaux aimaient déjà venir s’y prélasser. On note même, aux alentours de 300 après notre ère, une guerre entre les deux vizirs locaux pour le contrôle de la plage, car les femmes de chacun d’entre eux la voulaient pour elles seules ! Plus tard, de nombreux poètes et artistes s’y sont rendus afin d’y dessiner ou écrire leurs plus belles œuvres, gravant les Côtes-de-Saphir dans l’imaginaire collectif des Alamiens. Aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui souhaitent au moins voir, du haut des falaises, ce paysage merveilleux, l’immortalisant à coup de photos…

Depuis peu, les Côtes ont été ouvertes au public, selon des modalités très particulières : il faut s’inscrire sur une liste d’attente, car on ne peut pas faire rentrer plus de 500 personnes sur la plage. Il y a de la place pour plusieurs milliers, mais cela briserait toute la magie de l’endroit. Il est possible d’acheter sa place : souvent, ce sont les entreprises qui en achètent et qui offrent une journée aux Côtes-de-Saphir à leurs meilleurs employés. Souvent, durant une semaine de vacances, visiter ces plages ne prend qu’une journée, et les autres sont consacrées à des activités périphériques, un peu plus loin : on peut citer notamment la voile, au large, les petites croisières, la plongée sous-marine, le surf ou même la spéléologie au creux des falaises de la crique. La ville de Bel-Salaf, non loin de là, a su profiter de ces avantages touristiques et les exploiter en aménageant son espace : elle a notamment créé des réseaux de communication très denses entre la ville-côtière et elle-même, routes, mais aussi trains, menant droit à des hôtels de très bonne qualité, adaptés à tous types de budget. En tout cas, les Côtes-de-Saphir demeurent l’un des plus beaux sites naturels de tout le Sultanat, et c’est avec beaucoup d’entrain que chaque jour, des centaines de personnes s’y précipitent, avec l’espoir de conserver en leurs mémoires la couleur de la belle eau d’Alamut…
luc57

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Culture & Société : Les conteurs des mille & une lumières

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Les contes des mille & une lumières, que l’on appelle plutôt « contes des mille & une nuits » dans le Nord du pays, ont été rédigés au début du VIIIe siècle, d’après les plus anciens manuscrits retrouvés. Il ne fait cependant aucun doute qu’ils étaient connus bien avant et mis par écrit lorsque la nécessité s’en fit sentir. La plupart sont des contes pré-islamiques, ne reflétant à aucun moment une quelconque morale islamisante. Cependant, l’islamisation de l’Alamut a forcé certains conteurs à modifier ces contes pour le rendre plus acceptables. Mais qui sont-ils, ces hommes ? Depuis l’Antiquité, les terres d’Alamut sont traversées par ces conteurs, des hommes sans attache, des vagabonds, qui passent de ville en ville, de village en village, et s’asseyent au milieu des places des villes ou dans une case pour raconter aux locaux les enseignements multiséculaires. Devenir conteur a toujours été un mystère pour le commun des mortels. On dit qu’il faut attendre qu’un conteur visite sa localité, et partir avec lui, avec son accord. Alors qu’il n’y a aucune institution organisée de conteurs, chaque conteur peut « initier » qui il veut. On dit cependant qu’il s’agit d’une initiation extrêmement compliquée : il faut apprendre tous les contes (il y en a quand même près d’un millier) par cœur. Du moins, il faut connaître les mythèmes centraux, et posséder suffisamment de verve et d’imagination pour les rendre intelligibles et agréables à écouter. Ce n’est pas donné à tout le monde. Une fois l’initiation terminée, on peut à son tour, à dos de cheval, parcourir l’Alamut et entretenir la flamme qui dure depuis les temps les plus anciens…

Aujourd’hui, les conteurs des mille & une nuits sont littéralement en voie d’extinction. Ils sont une centaine dans tout l’Alamut, et leur moyenne d’âge frôle les soixante ans. Ils n’officient quasiment plus qu’en petit village, les villes leur étant devenues quasiment hostiles, absolument plus intéressées par ces vieux contes périmés. Il reste encore les milieux ruraux, certes, mais ceux-là ne sont pas plus intéressés, les contes sont par écrit, n’importe qui peut y accéder facilement, pourquoi faire venir un conteur ? Le Sultanat est donc dans l’embarras : laisser mourir les conteurs serait une catastrophe totale pour l’histoire de l’Alamut. La plupart d’entre eux a déjà accepté de continuer à initier des jeunes gens, peu importe s’ils racontent ou cessent d’exercer. Ils seront nourris par l’Etat (vu leur nombre, ça ne sera qu’une minuscule goutte d’eau dans le budget de la culture) et continueront de dormir à la belle étoile. Et… justement, un autre problème se pose : initier des jeunes gens, d’accord, mais combien veulent encore faire cela ? Pas plus d’une dizaine dans tout l’Alamut, il faut dire que la carrière n’a rien d’enchanteur, et apprendre par cœur tant de mots sont au-dessus de la capacité de bon nombre d’hommes actuels. L’idée est venue d’ouvrir la fonction aux femmes, mais cela n’apporterait que quelques dizaines de personnes de plus…
Les conteurs des mille & une nuits, une tradition qui perdura, ou les reliques d’un temps révolu ?
luc57

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Nature : Le calao d’Al-Zuhul

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Si la culture alamienne, à savoir ce qui est artificiel et d’origine humaine exclusivement, ne cesse de montrer chaque jour différentes facettes et l’étendue de son incroyable richesse, il n’en demeure pas moins que la beauté de la faune et de la flore alamiennes a dû, au fil du temps, déteindre sur elle. Aujourd’hui, c’est à la faune que nous nous intéresserons. Au Nord, autour de Narra, dans le djebel de Metsaoud, l’une des plus belles régions de tout le Barebjal, verte et humide, parcourue de milliers de ruisseaux et d’une abondante végétation, un oiseau a élu domicile. Il s’agit du calao d’Al-Zuhul, que l’on connaît aussi sous le nom de calao à bicorne. Cependant, celui d’Al-Zuhul est bel et bien une espèce à part ; il est beaucoup plus imposant physiquement qu’un de ses cousins dit « à bicorne ». Appartenant à la famille des Bucérotidés, le calao d’Al-Zuhul a en moyenne une envergure d’1m50 et peut peser jusqu’à 4 kg. Au Moyen-Âge, les locaux s’en servaient comme d’un met de choix : en effet, cet oiseau vit sur les hautes cimes et ne descend que pour manger, quelques fois par jour, ce qui le rend difficile à attraper. De plus, son espérance de vie (une trentaine d’années) et sa maturité sexuelle assez précoce (3/4 ans) font que la population de calaos peut rapidement devenir très importante dans un espace donné. Son cri extrêmement bruyant le rend cependant assez facilement repérable dans le djebel verdoyant. Il possède par ailleurs un instinct extrêmement intéressant du point de vue de la biologie : le couple de calaos s’aménage un trou dans un tronc d’arbre, ou en utilise un déjà présent. La femme s’y installe et s’arrache les plumes pour constituer un duvet pour les petits. Ses plumes repoussent rapidement. Le trou par lequel on accède au nid est refermé par le papa calao et la maman calao à l’aide de terre séchée. Un simple petit trou est laissé au travers duquel la mère, depuis l’intérieur, tend son bec afin de recevoir la nourriture que le papa vient lui apporter (insectes, grenouilles, petits reptiles…). Si le papa meurt, la mère brisera alors la protection de terre et chassera pour elle et ses petits (généralement au nombre d’un ou deux).

Le calao est devenu, au fil des siècles, une sorte d’emblème de la région. Son vol lourd est parfaitement connu des habitants de la région et le chasser à l’arc a souvent été la marque des grands émirs et des grands guerriers, au vu de la difficulté de l’action. A l’heure actuelle, la population de calao diminue, du fait de l’avancée des défrichements pour l’agriculture et du recul des forêts, son habitat naturel. Cependant, la fertilisation et l’irrigation de terres « inutiles » (désert, notamment) pour l’agriculture permet de limiter la casse sur les terres possédant, comme ici, une riche faune ou flore. Déjà, les projets touristiques ont inclus des « safaris dans la forêt ». Il existe, à différents endroits, des postes d’observatoire, des genres de miradors camouflés, à partir desquels on peut observer la nature et prendre des photos. Afin de ne pas effrayer les animaux, les compagnies touristiques ont même relié certains de ces endroits par des tunnels souterrains. Ceux-ci peuvent parfois être en verre et passer sous des lacs, ce qui rend ces safaris absolument merveilleux. On s’arrache les photos de calaos, on achète même des objets fabriqués avec des plumes de calaos, superbes petit duvet coloré, et bien sûr, quoi de plus splendide que d’en voir un soi-même ?
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Société & Nature : Les grottes des massifs de Tilissa

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Les massifs de Tilissa se trouvent juste au Nord du désert de Neguev. Y prennent sources deux des plus grands fleuves d’Alamut, le Fezzan et le Kemali. De multiples sources et rivières de moindre importance y prennent sources elles aussi, ce qui a contribué à faire des massifs un enjeu « géopolitique » considérable au travers du temps. Déjà sous le Sultanat médiéval, des armées entières ne faisaient que protéger les massifs contre les invasions garamantènes ou venant de l’Est. Alors, évidemment, l’occupation du massif en a forgé certains aspects géographiques, dirions-nous. Le fort taux d’humidité au sein de cette région a creusé de vastes cavités dans les montagnes, des grottes naturelles faites initialement de stalagmites et de stalactites, que les hommes ont rapidement su utiliser à leur avantage. Au début, il est vrai, on s’en servait surtout comme entrepôt pour les munitions et les armes des soldats stationnés ici. Plus tard encore, les premiers ouvriers s’y installèrent. Ils avaient pour mission de creuser des canaux hauts sur les montagnes pour créer parfois des cours d’eau totalement artificiels, ce qui demandait des décennies de travail, et donc une présence constante, d’autant plus que les massifs ne sont pas facilement accessibles durant certaines périodes de l’année.

Aujourd’hui, la plupart de ces canaux servent encore et irriguent des régions entières, qui ont pu se mettre à l’agriculture : très important pour l’organisation du territoire. Cependant, si les canaux sont toujours utilisés, qu’en est-il des grottes ? Eh bien, pour elles, ce n’est pas le cas. Les ouvriers qui y vivaient, parfois avec leurs familles, rencontraient de graves problèmes de santé, notamment à cause de l’humidité extrême de ces lieux. On a même relevé des effondrements de grotte (eh oui ! L’eau continue à creuser et donc à affaiblir les plafonds) extrêmement graves. Du coup, le gouvernement en a profité pour faire de ces grottes des sites touristiques. La fraîcheur des lieux les rend attrayants à visiter en plein été, par exemple. La vie dans une grotte devait être très particulière, et on remarque les cheminées artificielles qui percent la montagne, les fours creusés dans la roche, les lits de pierre… et plus loin, des petits tunnels qui mènent parfois à des immenses cavités souterraines, parfois même avec des lacs souterrains absolument magnifiques, surplombés de stalactites. On peut aussi pratiquer la spéléologie pour découvrir, émerveillé, les merveilles que regorgent les entrailles de la terre…
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Culture & Société : L’art de la construction miniature

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L’Alamut, décidément, regorge de surprises. Combien de touristes n’ont pas été surpris, en visitant Shariz, de trouver, au détour d’un parc, une grande place avec des fleurs, des palmiers… et des villes entières, représentées en miniature. D’ailleurs, il faut noter que la plupart des personnes qui viennent admirer ces représentations sont des Alamiens pur souche, et non pas des touristes. Le parc, grand d’environ une quinzaine d’hectares, représente dans chacun de ses angles les plus grandes villes d’Alamut en miniature (Shariz elle-même, Narra, Ahmerrad, Samara) et en son centre les plus grandes constructions alamiennes, les monuments les plus magnifiques (des jardins suspendus d’Ismaïl à la mosquée d’Al-Magar) en format réduit. Cela permet souvent de choisir quelle sera notre prochaine destination de vacances. En tout cas, la réalisation de ce parc a été un véritable plus pour la capitale qui a pu de fait s’imposer comme le centre d’Alamut, une fois encore. Le projet avait été critiqué à l’époque car effectivement, on reprochait aux émirs (maires) locaux de vouloir ramener toute réalité sociale, politique et économique à Shariz elle-même, menaçant alors de mettre de côté, progressivement, toutes les autres « provinces » alamiennes, pour reprendre un terme jacobin. Cependant, il faut bien comprendre que concentrer là les plus belles réalisations du peuple alamien sert surtout à montrer, dans un espace réduit, toute la grandeur de l’Alamut, étalée devant les yeux des Alamiens eux-mêmes afin que jamais ils n’oublient la splendeur de leur nation.

Parfois, il arrive que ces miniatures soient faites à partir de matériaux provenant des monuments eux-mêmes : lors de restauration, certains blocs de pierre par exemple sont retirés, alors on les brise et on les envoie au « Parc des Miniatures » afin qu’ils soient intégrés à la miniature correspondante. Sinon, on emploie tout simplement du plâtre, du stuc, ou d’autres matériaux, le tout peint avec de la gouache, de l’aquarelle, des pastels etc. Le résultat est souvent tout à fait merveilleux, car déjà, réalisé à l’échelle, bien entendu, et par des mains expertes. Des petites figurines sont parfois installées afin que les scènes acquièrent une dimension supplémentaire. Les représentations miniatures sont admirées dans tout Alamut et on prévoit même prochainement l’ouverture d’un site internet réalisé à partir de ces maquettes et qui permettra de visiter –derrière son écran- l’intérieur de tous les bâtiments et même des villes, du coup. Cependant, pour rendre crédible ce site, il faudra parfaire encore plus les détails et les couleurs de tous les bâtiments, ce qui risque de prendre un temps considérable, mais rien n’est trop bon pour l’éclat de la culture alamienne !
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Culture & Société : La lutte sur les terres d’Alamut

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La question du sport n’est que peu souvent abordée en Alamut. Les trois sports les plus pratiqués sont, dans l’ordre, la lutte, l’équitation et le volleyball, le dernier étant essentiellement féminin. Nous nous intéresserons aujourd’hui à la lutte, qui est pratiquée par presque tous les hommes d’Alamut. Enseignée dès l’âge de 9 ans dans l’école, la lutte est une tradition depuis le VIIIe siècle sur les terres des mille et une nuits. En effet, il était tout à fait commun que les émirs de deux villes ou régions éloignées se battent pour savoir lequel remporterait telle ou telle terre. Progressivement, c’est devenu une tradition, un simple jeu. Une manière de purger les passions, en somme. Autour des jeux de lutte s’est développé tout un environnement de sympathie et de convivialité au fil des siècles. De véritables banquets sont organisés, allant parfois jusqu’à en éclipser la compétition liée aux combats. On sélectionne les meilleurs jeunes lutteurs de chaque satrapie et ils s’affrontent à la frontière, tandis que des tentes et des gradins sont installés autour pour les familles et les curieux. On y mange du buffle et du crocodile, deux mets de qualité très appréciés par les Alamiens. De plus en plus, des touristes font le détour pour admirer ces luttes sorties du fond de l’histoire de l’Alamut.

Aujourd’hui, la lutte se déroule à très haut niveau, au niveau mondial en fait. L’arrivée tardive d’Alamut sur la scène internationale le prive pour l’instant d’une véritable représentation à haute échelle. Pourtant, ce ne sont pas les lutteurs de qualité qui manquent : la dernière photo montre Hakim Ibn Brahia, champion incontesté d’Alamut, ayant fait dans toute sa carrière 78 combats, sans une seule défaite. Âgé de seulement 24 ans, pesant 134 kg, sa carrure lui garantit, il est vrai, un avantage certain dans les combats. Sur la première photo, on voit le champion des années 2000, Daril Al Ihya, qui est devenu un des coachs les plus prisés du pays, et qui est justement l’entraîneur de Hakim Ibn Brahia. Actuellement, et dans cette volonté du gouvernement de s’ouvrir encore plus à l’international, des dossiers sont constitués afin d’inscrire les athlètes alamiens dans les compétitions internationales. Hakim Ibn Brahia, lui, n’attend que l’opportunité d’affronter des athlètes de son envergure.
luc57

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Société & Nature : Le Lac de Rubis

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=562514Lac.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/562514Lac.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=519363Lac2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/519363Lac2.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=515465Lac3.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/515465Lac3.jpg[/img][/url]

A la frontière du désert d’Al-Néguev se trouve une des plus belles excentricités de la nature : le Lac de Rubis. Connu depuis des centaines d’années, peut-être plus, ce lac a une particularité qui se lit dans son nom : son eau est rouge. A certaines périodes de l’année, il n’est pas rouge, mais plutôt couleur rouille, ou orangé, mais de manière générale, il n’est jamais transparent. Ce n’est pas un étrange effet d’optique, car si l’on sort l’eau du lac, à l’aide d’un sceau par exemple, elle demeure colorée. Evidemment, inutile de dire qu’elle n’est pas potable, voire même nocive pour la peau si l’on s’y baigne. Cependant, une combinaison de plongée suffisamment étanche permet d’y nager quelques dizaines de minutes. En effet, l’acidité de l’eau rongerait les tissus les plus faibles, y compris ceux en plastique. Des études ont été menées par des laboratoires de la ville d’Urquba et les résultats ont été quelque peu surprenants : la couleur de l’eau est due à une algue particulière, Algua alamuti, endémique aux lacs pré-désertiques d’Alamut. Celle-ci, de couleur verdâtre, a une durée de vie très courte : en mourant, ses racines sont expulsées du fond du lac, l’algue dérive dans les profondeurs et c’est là qu’elle prend une couleur verdâtre. La couleur orangeâtre est donc due à une pourriture d’algue, si l’on veut. D’autant plus que ces algues-là attirent et encouragent considérablement la prolifération d’une certaine forme de plancton, qui, pour se protéger des prédateurs, a su au fil du temps, adopter une couleur rouge aussi.

Les textes Garamantènes font état de ce lac, qui était considéré comme démoniaque. En effet, son eau est inutilisable et même carrément nuisible, de quoi rebuter les peuples dits primitifs. C’est sans grand regret qu’ils repoussèrent ce lac de leurs terres. Aujourd’hui, pleinement intégré aux réseaux de communication du Sud de l’Alamut, ce lac est une attraction touristique locale. Un petit musée troglodyte se situe à l’intérieur d’une montagne de laquelle on a une vue imprenable sur le lac. On y explique l’origine de la couleur de l’eau, quelques caractéristiques physiques du lac ainsi que sa représentation dans l’histoire. Car si les Garamantènes l’ont vu comme d’inspiration néfaste, ce ne fut pas le cas des philosophes alamiens du Moyen Âge, qui déjà, entrapercevaient les problèmes écologiques. Pour eux, une eau inconsommable était un présage de la disparition de l’eau potable. Déjà en ce temps-là, on la pompait intensément pour par exemple ériger des fontaines et autres monuments jugés inutiles. Comme quoi, parfois, la nature pose des petits sujets de réflexion sur la planète… petits sujets de réflexion qui nous amènent à nous questionner sur notre culture et à en tirer les conséquences.
luc57

Message par luc57 »

Société & Nature : La culture de l’avocat

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Testicule. C’est l’origine étymologique du mot avocat, « nahuatl », « aguacate »… la forme de ce fruit a visiblement fertilisé l’imagination de nos ancêtres. D’un point de vue strictement scientifique, l’avocat se range dans la catégorie des « baies », c’est assez étonnant au vue de sa taille, mais c’est bel et bien le cas. En fait, il faut savoir qu’il existe une énorme variété au sein de ce fruit : certains donnent un fruit de près d’un kilo, tandis que d’autres font quelques grammes. Cependant, une constante demeure : un seul et unique pépin. De plus, c’est un fruit climactérique, il ne mûrit qu’une fois cueilli, plus facilement encore en présence d’éthylène (d’autres fruits, comme les bananes, dégagent de l’éthylène, et facilitent donc par leur simple présence la maturation de l’avocat). Au niveau du climat, l’avocatier demande un temps chaud et relativement sec. C’est un arbre fruitier très résistant, très solide, dont le bois est d’ailleurs très apprécié lui aussi. Sur un fruitier de taille moyenne (4/5 mètres de haut), la récolte peut aller jusqu’à une centaine d’avocats, selon les variétés, parfois largement plus. Elle est, en Alamut, cultivée surtout dans le Sud du pays, sur les contours verdoyants du désert des Garamantènes.

Au cours de l’histoire, les Alamiens ont su tirer le meilleur parti de ce fruit au potentiel extraordinaire. Par exemple, on sait aujourd’hui qu’il remplace assez bien la viande, et se « cultive » plus facilement que celle-ci. Ce n’est pas pour rien que les bobos occidentaux en raffolent pour leurs régimes végétariens. Chez les cultivateurs d’avocats alamiens, souvent de pauvres travailleurs, voire des journaliers, l’avocat est le « beurre du pauvre », un peu la margarine des plus démunis. Les propriétés nutritives de l’avocat sont en effet très positives, à condition que le fruit soit bien mûr. Il permet notamment de diminuer le mauvais cholestérol et d’augmenter le bon. Assez gras, le fruit a cependant un taux en glucide inférieur aux autres fruits frais (de l’ordre de 2gr pour 100, aux alentours de 10 pour d’autres fruits). Des études dans les hôpitaux alamiens ont même démontré une autre vertu de l’avocat : sa texture très tendre et ses qualités nutritives permettent de l’inclure facilement dans les régimes des personnes ayant des troubles de l’alimentation (anorexie, boulimie etc.) et donc, à terme, de les soigner. La haute teneur en eau et en vitamine C sont encore deux autres facteurs qui rendent ce fruit plus qu’attractif. A l’étranger, les entreprises alamiennes font la promotion de ce fruit, alors que les hectares où on la cultive se font de plus en plus nombreux et que son exportation rapporte de plus en plus. En espérant que tous ces efforts porteront… leurs fruits.
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