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Posté : lun. avr. 20, 2015 3:33 pm
par Johel3007
Tous les coups sont permis

29/11/2026
Siège de l’Union Minière Wapongaise
District 1


Ils étaient tous là, le dernier arrivant à l’instant. Mi, perchée sur ses hauts talons, referma la porte de la salle de réunion et alla s’asseoir sur la chaise mise à sa disposition, légèrement en retrait où une charrette à roulette couverte de carafes de thé, tasses en porcelaine Roumalienne et petits gâteaux secs était alignée. Avec l’aisance de l’habitude, elle sortit sa tablette et commença à pianoter dessus à coups de longs doigts agiles impeccablement manucurés, laissant les directeurs à leurs débats, se rendant presque invisible tandis qu’ils parlaient. Pour eux, elle était un accessoire, un meuble du décor, une décoration, fort jolie mais aisée à ignorer au vu des enjeux de cette réunion.

Le Wapong était en crise. C’était le mot du jour de 90% des réunions officielles et ce depuis déjà plusieurs années, sans qu’on en voit la fin ou la solution. C’était une vérité quotidienne pour beaucoup, en particulier pour la plèbe qui souffrait de plus en plus dans son quotidien, voyant les approvisionnements en nourriture et autres commodités diminuer alors même que les prix explosaient, rançon d’une balance commerciale déficitaire au-delà du raisonnable, dû en majorité à des dépenses publiques largement stériles.
Mais le sort de la nation n’était pas celui de chacun de ses citoyens, associations et entreprises. Comme partout, il y avait ceux qui souffraient d’une situation, ceux qui en profitaient et ceux qui n’étaient pas concernés. L’Union Minière Wapongaise était principalement dans la dernière catégorie… et ses actionnaires dans la seconde : l’entreprise exportait la majorité de sa production, se faisant payer en $RAK et payant les dividendes dans cette même devise. Dans un contexte où le cours du £W, monnaie nationale, connaissait une chute libre depuis bientôt 3 ans, cela mettait l’UMW dans une position très confortable. Détenue à 49% par la toute puissante firme Schlessoise Krupp-Thyssen et à 51% par la République Souveraine du Wapong, l’UMW était en ces temps de crise une bouée pour les deux, offrant des dividendes généreux à ses actionnaires dont l’endettement n’était un mystère pour personne.
Ces dividendes dépendaient en grande partie d’un seul des domaines d’activité d’UMW : l’extraction d’oxyde d’uranium et son exportation vers d’autres pays, parmi lesquels le premier client, avec 2/3 des achats, était Rasatom, l’entreprise en charge de la gestion du parc nucléaire du Raksasa. Rasatom qui venait de s’insérer en beauté et à grands renforts de soutien politique au cœur du Zanyane, apportant des capitaux frais au Mahaji pour le développement ses exploitations minières d’uranium et, à travers l’Armée Impériale, des conditions sécuritaires qui justifieraient encore d’avantages d’investissements étrangers. La situation était récente, encore toute neuve, et pourtant elle portait en germe la fin d’une période prospère pour UMW. Une période de grimpette ininterrompue du cours de l’uranium sur les marchés internationaux, profitant d’une croissance mondiale vigoureuse et donc d’un besoin en énergie en pleine explosion.

Une période où l'UMW exerçait un quasi-monopole sur ces marchés internationaux :
La Rostovie, premier producteur mondial avec ses 5000 tonnes, était aussi le premier consommateur mondial et se suffisait à peine à elle-même.
Le Wapong, en deuxième position, produisait 3500 tonnes par an… et en exportait 2500, dont 2000 à destination du Raksasa, profitant en cela des faibles distances pour être très compétitif, le minerai glissant paresseusement le long du fleuve Wa pour ensuite s’embarquer au port de Wapong-City où il était transformer en yellowcake et partait par bateau en direction des métropoles du Raksasa.
Suivaient le Danareth (2500 tonnes) et le Mahaji. Ce dernier avait d’immenses réserves, avec une production potentielle estimée à plus de 8000 tonnes si les infrastructures pouvaient atteindre leur paroxysme. Mais la succession de guerres civiles et de dictatures brouillonnes avaient jusqu’ici décourager le développement du secteur minier, limitant sa production à une exploitation largement artisanale estimée à 1500 tonnes de qualité très variable. Le résultat ? Le Wapong fournissait un tiers de l’uranium négocié internationalement. Une manne financière pesant presque 6 milliards $RAK par an de chiffre d’affaire pour l’UMW.

Tout ce qui pouvait remettre en cause ce monopole était une mauvaise nouvelle.
La paix au Mahaji était une mauvaise nouvelle…

Depuis sa chaise à l’écart, en bonne secrétaire diligente, Mi rédigeait en silence les plans qu’élaboraient ses patrons pour remédier à la situation…

Posté : mer. avr. 22, 2015 3:10 pm
par Johel3007
Tous les coups sont permis

[img]http://s9.postimg.org/qoe0akcb3/20070429_crumpled_paper.jpg[/img]

06/12/2026
Siège du PNM
Pâsindal


Assis dans son étude privée, Li Fu, Directeur Exécutif du Wapong, passait en revue les différents messages qu'on venait de lui apporter. Des clés de donnée spéciales, chacune fruit des travaux menés jadis par l'OTH en matière de cryptographie quantique, passées conformément aux [url=http://www.simpolitique.com/post71770.html#p71770]codes et procédures de sécurité définies voici déjà 10 ans[/url]. Si la méthode s'était adaptée aux technologies, les grands principes restaient les mêmes, les niveaux les plus élevés évitant comme la peste les envois par la Toile ou même la consultation depuis une plateforme connectée à celle-ci, préférant de loin les courriers humains, dont la fiabilité n'avait de limite que la loyauté. Et en ces temps durs où avoir un travail était un luxe pour les masses mal éduquées, l'armoire à glace qui attendait à l'entrée de la pièce pouvait être jugé digne de confiance. Ancien jeune citoyen, sélectionné d'avantage pour sa discipline et son obéissance que pour son intelligence, il mourrait plutôt que de laisser d'importants secrets d'État tombés entre de mauvaises mains. Que les dits secrets d'État contiennent pour une bonne partie des banalités, il n'était pas sensé le savoir. La bêtise de la bureaucratie, où obéissance aveugle aux règles et excès de zèle de sycophantes dont les compétences n'avaient rien à voir avec le poste, y contribuaient.

Comme pour l'email que Li Fu venait de décrypté. Le vieil homme ne put réprimé un rictus de douleur alors qu'un début de migraine naissait parmi ses pauvres neurones, sans doute affligés par ce qui leur était imposé à la lecture. Il s'agit d'un "conseil" offert par un homme qui dit se nommer "Lek Belvyn". Si la nationalité du bonhomme n'aidait déjà pas à sa crédibilité aux yeux d'un ultranationaliste comme Li Fu, la teneur du message ne fit rien pour améliorer les choses : des banalités sur les taux d'intérêt, la finance, ect...
À la décharge de l'auteur, elles étaient largement correctes et pleines de bon sens. Mais Li Fu était déjà au courant de tout cela. Ji Wu, ancien Directeur Général de la Banque National aux idéaux proche du libéralisme classique, lui avait assez casser les oreilles avec ces notions et ces mêmes remarques. Comme à Ji Wu, Li Fu aurait sans doute répondu à ce monsieur Belvyn qu'un État ne se gérait pas comme une entreprise et qu'il y avait des considérations plus importantes qu'un compte courant en positif.

Il ne répondrait toutefois jamais à ce courrier. C'était une perte de temps. D'abord car un petit entrepreneur Tarnois n'avait pas à être dans la confidence d'un chef d'état du Makara. Ensuite et surtout car les conclusions de l'Aquanox étaient démentielles. Faire défaut unilatéralement sur l'ensemble de la dette ? Il faudrait moins de 48 heures à Juiyan pour submerger les plages du Wapong, le tout sous le couvert d'un nuage d'avions avec risque d'averse de bombes, voir de parachutistes. Et à ce stade, à supposer que les soldats wapongais, les miliciens du PNM et les agents du BNI eux-mêmes ne déposent pas les armes en acclamant les armées impériales, la résistance durerait peut être un ou deux mois avant que Siman II ne fasse monter Li Fu en carpette exposée devant son trône. Dans cette situation, à quoi donc servirait un budget en équilibre à Li Fu ?
Même si Li Fu acceptait d'oublier sa petite personne, sa famille, ses amis et autres membres de l'oligarchie de fer dont la prospérité et même la survie dépendait du maintient au pouvoir du PNM, même en acceptant l'idée d'un sepuku aussi bien politique que littéral, il était impensable qu'un défaut souverain à l'égard des banques du Raksasa apporte quoique ce soit de bon au Wapong : Le lion doré du Sionving viendrait dévoré le lion d'ivoire de Wa, occupant les terres, mettant en place un gouvernement complaisant et pressant jusqu'à la dernière goutte de sueur aux noms "d'indemnité de guerre".
Et même si par miracle Siman II acceptait l'humiliation qui lui serait ainsi imposée par un pays guère plus important qu'une province de l'Empire, le reste du monde cesserait de faire confiance aux Wapongais. Il avait fallu la mise en place par le Pelabssa d'un régime complètement acquis à sa cause pour que le reste du monde commence à investir au Wapong. Si ce même régime, aujourd'hui privé du Pelabssa, venait à cracher à la figure du pays qui incarnait l'ordre économique mondial, le Wapong stagnerait... voir pire. Isolé, n'ayant que les tarnois à qui mendier une aide ou même un traité commercial, qui pouvait dire si les "gentils tarnois", à la diplomatie lunatique et au régime lui-même aussi solide qu'une poupée de porcelaine, offriront vraiment des systèmes de financement "moins vicieux"... ou s'ils appuieront à fond leur monopole diplomatique sur le nouveau petit état-voyou sans allié ?

Une nation vivait par sa réputation.
Elle pouvait se permettre des offenses mineurs même contre les plus grands, tel un moustique agaçant mais au final trop insignifiant pour que ses victimes daignent sortir de leur sommeil pour l'écraser activement. Mais elle ne pouvait jamais se permettre de réellement agresser les puissants car, tels un éléphant mordu au flanc par le lionceau, la victime ne manquerait pas de piétiner à mort l'impertinent.

Pour Li Fu, la solution à la dette existait déjà. Le plan, ou plus exactement les plans, étaient en route. Et aucun ne passait par l'aliénation de 90% des grandes puissances de ce monde.

Posté : mar. avr. 28, 2015 11:40 am
par Johel3007
InOps : Archives

[quote]Opération "Bigger Fish"

Mise à jour du 24/12/2026

La phase 2 est en court. En dépit de pressions diplomatiques importantes, l’occupation de la zone prévue est effective, avec une puissance de feu suffisante pour tenir en respect la marine du Mayong. Les patrouilleurs déployés par le Raksasa comme « forces d’interposition » sont réduits à un état d’impotence, incapables qu’ils sont d’empêcher les mouvements de nos navires et peu désireux d’initier les hostilités.

Des négociations sont prévues avec l’ensemble des membres du Pacte de Kanton, ce qui présage une évolution de la situation vers la phase 4. Nous espérons de ces négociations qu’elles permettent de nous offrir les bases morales suffisantes à convaincre le Choson et le Shankhaï de rester neutre en cas de conflit futur avec le Mayong. De même, l’obtention d’autres garanties et possibles dédommagements financiers est une possible opportunité. Le danger principal viendrait d’un ralliement des nations du Pacte autour du Mayong en dépit de nos arguments quant au manque de sécurité de ce pays et des ingérences de son gouvernement dans nos affaires politiques intérieures.

Le fait que la Fiémance ait été conviée pourrait être mis en avant dans les médias si besoin afin de décrédibiliser encore d’avantage le Mayong sur l’aspect de l’indépendance politique de son gouvernement d’une part et sur la question de sa capacité à faire respecter sa souveraineté sans l’aide d’une puissance Alméranne d’autre part.

Sur le plan purement militaire, en prévision d’une possible évolution en phase 5, il est demandé à la Force Aérienne de préparer le lancement de l’opération « Skyhook » en vue d’assurer une observation des alentours immédiats de la frontière terrestre du Mayong.[/quote]

Posté : mar. avr. 28, 2015 3:39 pm
par Johel3007
InOps : Archives

[quote]Opération "Skyhook"

L’opération « Skyhook » s’appuie sur le savoir-faire acquis par les services spéciaux wapongais lors des opérations de lutte contre la Main Noire au Viek Kiong. Lors de ce conflit, le Wapong a mis à disposition de la coalition des aérostats météorologique modifiés en vue de faciliter l’observation aérienne sans avoir à compromettre de coûteux avions ou hélicoptères. Le matériel à l’époque s’appuyait sur une technologie mature et largement disponible dans le civil, permettant de maintenir les aérostats à 1.000 mètres du sol pendant une période d’un mois, fournissant ainsi une reconnaissance visuelle à un peu plus de 100 km. Amplifiée par l’usage de caméra numérique de haute qualité, l’image ainsi obtenue permit d’offrir l’équivalent tactique d’une observation satellite.

Depuis lors, comme de nombreux autres projets auxiliaires, les services spéciaux ont expérimenté et développer le concept en vue de combler les limites de la précédente plateforme. Ainsi, l’altitude a pu être augmentée via une refonte de l’aérostat, désormais massivement plus large. Des tests ont permis quelques déploiement jusqu’à 4.600 mètres d’altitude par temps calme, offrant un champ de vision jusqu’à 240 kilomètres, bien que la couche nuageuse devienne un sérieux obstacle. Le gain d’altitude a aussi permis de réduire la vulnérabilité de l’aérostat en le plaçant hors de portée de la majorité des armes légères.

[img]http://s16.postimg.org/w9wlhf5d1/1502200604402701165.png[/img]

L’opération « Skyhook » prévoit de déployer 4 prototypes le long de la frontière avec le Mayong en vue de mener des observations par-delà la frontière. Chaque aérostat, en plus d’un système de caméra optique avancé, disposera de sondes radio et radar en vue de repérer l’éventuelle présence de troupes mayongaises, d’en estimer l’importance et d’en localiser les structures logistiques (communications, détections radars actives, PC de commandement, antennes médicales, aérodromes, héliports…).
Ces observations offriront un léger avantage en cas de conflit. Dans tout les cas, l’expérimentation de cette technologie sur le terrain est une opportunité à ne pas manquer.[/quote]

Posté : jeu. avr. 30, 2015 6:00 pm
par Johel3007
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[quote]Réforme militaire de 2027

3ème mesure : une hiérarchie modulaire

Les forces armées Wapongaises dans leur forme initiale au lendemain de la guerre civile s'appuyait sur un modèle en brigades, chacune centrée sur un des districts urbains majeurs d'où elles tiraient leurs recrues. Les observateurs militaires Pelabssiens conseillaient à l'époque cette approche en vue d'éviter un recrutement rural qui favoriserait une infiltration de l'armée par les milices communistes. Il était aussi estimé que la présence de troupes dans les villes contribueraient à y concentrer une large part des dépenses de consommation, encourageant la croissance du secteur tertiaire de distribution et de divertissement, autorisant le développement plus rapide d'une classe moyenne basée sur le commerce, profitant des revenus des soldats et donc largement fidèle au gouvernement central plutôt qu'aux factions locales. L'armée wapongaise était construite dans une mission de pacification intérieure plutôt que dans un objectif d'intervention à l'étranger ou de défense contre une invasion.
Aujourd'hui, la vision a évolué, comme le montre les changements déjà partiellement opérés au sein de la flotte et de la force aérienne : les forces armées du Wapong ont non seulement les moyens d'agir à l'étranger mais cela devient aussi leur principale mission dans un contexte où aucun allié à la fois puissant et bienveillant n'existe pour assurer la sécurité extérieure de la République.

La hiérarchie modulaire vise à offrir une structure hautement adaptable, où une unité jugée obsolète pourrait aisément être dissoute, son personnel et son matériel étant transférés vers d'autres unités après un nouveau cycle de formation. Elle autorise aussi plus facilement une croissance de la structure et une meilleure efficacité des forces armées dans leur ensemble que la simple addition de "brigades géographiques" qui devraient assurés sans cesse plus de missions sans avoir la spécialisation requise. Elle autorisera aussi de biens meilleures économies d'échelle que la duplication à l’échelon du bataillon telle qu'actuellement pratiquée. Enfin, elle achèverait de briser les allégeances locales et autoriserait enfin la mise en place d'un véritable état-major terrestre national plutôt qu'une multitude de colonels régnant en despotes sur leurs zones avec une obéissance très relative au Général Chuyen et au Directoire.
Ce modèle de hiérarchie part du principe qu'un premier "module", le Quartier Général, est établi afin de principalement coordonner les instructions aux différents groupes. Son rôle est avant tout un rôle organisationnel. Plusieurs modules auxiliaires se greffent ensuite au Quartier Général selon les besoins d'abord et ensuite selon les possibilités (soit l'inverse de la méthode actuelle...). Le seuil d'effectifs n'est plus vu comme un facteur limitatif légal. À la place, le budget devient le seul critère limitatif qu'attribuera l'Assemblée Citoyenne.

On distingue déjà plusieurs modules, comme les brigades de recrutement et formation de base (Bgd Rec & FormB) ont déjà été abordées précédemment. Dans cet exemple précis, nous avions émis l'hypothèse de 20 Bgd Rec & FormB activés pendant une durée minimum de 3 années en vue d'atteindre les effectifs de 260.000 hommes puis subirait une désactivation progressive jusqu'à être ramenée à 2 Bgd Rec & FormB. Indépendament de leur nombre, les Bgd Rec & FormB seraient subordonnée à un module de "Commandement des Bgd Rec & FormB". Le commandement en lui-même étant un module à part, il aurait sa propre unité administrative. Une telle structure varierait ainsi entre 1.500 et 12.000 hommes.

On peut envisagé de voir d'autres modules voir le jour mais la règle de base est que, pour chaque module, il faudra identifié les éléments suivants :
  • Quels autres modules fournissent le personnel d'encadrement initial ?
  • Quels autres modules fournissent les nouvelles recrues ?
  • Quels autres modules fournissent le matériel ?
  • Quels autres modules fournissent les communications ?
  • Quels autres modules fournissent la logistique de base ?
  • Quels autres modules fournissent la logistique médicale ?
  • Quel autre module a pouvoir de commandement direct ?
Si un module est supposé être désactivé, chacun des liens qu'il entretient avec d'autres modules devra être examiné en vue de définir l'impact global. De même, activer un nouveau module devra faire l'objet d'une étude pour savoir si ses besoins ne représenteront pas un drain trop important sur les capacités et ressources des modules auquel il est lié. Chaque module fera l'objet d'une fiche dont nous proposons le modèle ci-après, appelé à évoluer :

[quote]
[img]Héraldique[/img]
Désignation complète :
Désignation abrégée :
Date de création :
Historique : (liste)

Subordination à :
Commandement sur : (liste)
Missions :
Affectation géographique :

Effectifs propres :
Effectifs subordonnés :
Équipement :
[/quote]
[/quote]

Posté : jeu. mai 07, 2015 2:02 pm
par Johel3007
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[quote]Opération « Land Grab »

Introduction

Suite à l’invasion des États-Unis de Pelabssa par l’URKR et au genocide qui a accompagné cette invasion, un flot de réfugiés Pelabssiens ont été accueillis au Wapong. Ils se sont rajoutés à la communauté expatriée liés aux familles du personnel de la base de Fort Roosevelt. L’encadrement de ces réfugiés a, pour une large part, été laissé aux initiatives citoyennes et aux entreprises privées. Une de ces initiatives citoyennes est l’association « Pelabssan Legacy », dont le siège est situé en Océania mais qui a inspiré quantité de branches locales dans d’autres pays. Au Wapong, cette association compte plusieurs dizaines de milliers de membres et s’est donné pour mission de renforcer l’entre-aide entre Pelabssiens sur le territoire Wapongais.

Dans le cadre du contrôle indirect de la société civile mis en place par les Services Spéciaux, le principe de la cellule émigrée a été appliqué à l’envers au sein de « Pelabssan Legacy ». Plusieurs de ses membres les plus influents ont été contactés par des agents en vue de sécuriser leurs services en cas de besoin. L’approche s’est effectuée en majorité sous couvert d’entretiens d’embauche dans des sociétés infiltrées par nos agents. La méthode a été facilitée dans plusieurs cas par les qualifications élevées de plusieurs candidats, justifiant donc les offres d’emploi sous l’angle purement professionnel et ne représentant en cela aucune charge pour les entreprises concernées. Ce contact initial a été suivi d’offres de rémunération plus directes pour des missions visant à fournir des informations sur l’association en elle-même, ses membres, ses sponsors, ect… Les individus ayant répondu favorablement à ces offres forment aujourd’hui une base d’informateurs solides sur laquelle nous pouvons compter dans le futur pour fournir des informations en échange d’une rémunération ponctuelle. Lors de ces contacts, nos agents ont assumés l’identité d’employés des entreprises (ce qu’ils étaient vraiment) mais travaillant eux-mêmes comme informateurs pour d’autres entreprises et gouvernements étrangers (ce qui n’est pas le cas). Ce sont ces autres entreprises et gouvernements étrangers qui sont désignés comme les acheteurs de l’information. Leur identité a été chaque fois choisie en vue de ne pas entrer en conflits avec les sensibilités individuelles de nos futurs informateurs.

L’un de nos informateurs nous a relayé l’intérêt marqué de l’association pour les colonies de Okholatte et Talequah. Ces têtes de pont sur le territoire Pelabssien sont vu comme les deux premiers États d’une possible nouvelle union et, à ce titre, sont envisagés sérieusement comme des destinations d’exode dans le cas où la situation politique au Sud-Makara continuerait à se dégrader. Il est de l’opinion des Services Spéciaux que la République gagnerait à encourager un investissement de la communauté Pelabssienne dans ces colonies, ceci dans une optique de diversification de nos sources de revenus et de notre sphère d’influence.

Talequah

La colonie de Talequah est actuellement un sanctuaire situé sur l’Île de Yellowknife. Elle est officiellement sous protection de l’Empire d’Hokkaido, lequel exerce une forte influence sur la classe politique de la colonie, ceci à travers un important financement des travaux de reconstruction. La gouvernance est nominalement exercée par un parlement clairement dominé par le Parti Libéral Démocrate (PLD), une mouvance politique qui dit s’inspirer du Parti Républicain.
Johnathan Pemberley, est l’actuel gouverneur de la colonie et le chef de file du PLD. Ses opinions politiques précises sont encore floues. Son background indique une carrière au sein du Parti Républicain des USP puis au sein du Parti Libéral d’Hokkaido avant de changer au profit de Solidarnosc, un autre parti d’Hokkaido dont l’idéologie est très proche de celles de la Fédération Technocratique. Les Services Spéciaux accrochent donc une étiquette libérale à Pemberley pour les questions économiques mais indique une sympathie dangereuse pour les mouvements technocratiques… ce qui le rendrait potentiellement ouvert aux idées national-capitalistes, ce qui le rapprocherait un peu trop de la LNC et, pire encore, du Mayong. L’homme s’avère toutefois également hautement pragmatique et disposé à faire passer au second plan son égo et ses convictions par rapport aux nécessités du moment. S’il ne pourra jamais être vu comme un allié, il n’est pas pour autant un danger à ce stade.

Les conditions offertes aux migrants pour obtenir la citoyenneté au Talequah demeurent floues, ceci en dépit de demandes réalisées par l’intermédiaire de nos informateurs. Dans cette situation, il est délicat pour la communauté Pelabssienne d’envisager une émigration « en aveugle » tandis qu’il est tout aussi difficile pour nous d’envisager un cadre d’implication pour soutenir une telle émigration. L’île est vaste et est débarassée de la Main Noire, avec un bras de mer pour la protéger justement de la prédation des derniers pillards rostovs. Les moyens de l’Hokkaïdo sont toutefois trop limités que pour offrir une couverture totale. La colonie a reçu un soutien international très variable selon les nations et les communautés de réfugiés Pelabssiens.

Okholatte

La colonie d’Okholatte est une tête-de-pont civile mise en place par la Fiémance à New Heaven, sur la côte Est du Pelabssa. Cela ressemble à un projet de réintroduction à l’état sauvage d’espèces menacées, si ce n’est que l’espèce ici est constituée de survivant des tribus nord-vicaskindiens. La Fiémance offre une protection militaire musclée et nécessaire, la ligne de front n’étant pas bien éloignée. Le projet suit une ligne résolument naturaliste, avec une désurbanisation de la majorité des zones sinistrées en vue d’y installer les colons vicaskindiens sur un modèle inspiré des fragments connus du mode de vie ancestral de ces tribus, pourtant depuis longtemps civilisées et donc coupées de leurs racines. Le reste des zones urbaines est en cours de réhabilitation en vue d’accueillir une population civile composées de réfugiés qui aura une fonction productive. On trouve donc ici une transposition du modèle chorocrate, où le mode de vie rural et l’autosuffisance frugale sont privilégiés pour la majorité de la population et rendu possible par des pôles urbains surproductifs.

L’émigration à Okholatte est encouragée par des conditions fiscales avantageuses mais encore floues. Mais de la même manière que Talequah est soupçonnée de n’être qu’une façade humanitaire pour une colonisation Hokkaidienne du Pelabssa, Okholatte donne des indices de n’être qu’un prétexte humanitaire pour la colonisation Fiémançaise du Pelabssa. Différence de taille toutefois : la Fiémance a les forces militaires suffisantes pour protéger sa colonie. Pas l’Hokkaido.

Conclusion

Aucune action pour l’heure. Il s’agit d’abord de récolter les informations précises sur la situation. De même, mieux vaut attendre une victoire décisive de la coalition contre la Main Noire avant de faire des projets de colonisation. Il apparait toutefois que, sitôt la Main Noire éradiquée, une véritable course se lancera entre les grandes puissances pour s’emparer des terres ainsi disponibles, la Main Noire allant sans doute éliminer une large partie de leurs prisonniers.[/quote]

Posté : dim. mai 17, 2015 8:27 am
par Johel3007
Tous les coups sont permis

21/02/2027
Banque Nationale du Wapong
District 1


Quatre mois. C'est le temps qu'il avait fallu à Kwan et son équipe pour réaliser le premier chef d'oeuvre. Sortant à tirage réduit, les copies des Livres de Nakin s'accumulaient en un petit tas. Il s'agissait d'un premier test, destiné non pas au système bancaire mais bien aux commerçants et à la population en générale. Si le produit était accepté à ce niveau-là, les profits permettraient au moins de financer le développement d'une copie de meilleure qualité et donc d'envisager d'étendre le trafic à toute l'économie de Nankin puis du Mayong.
Mais pour l'heure, Kwan s'estimait satisfait. Les exemplaires originaux avaient subis une analyse détaillées à l'aide de microscopes électroniques révélant couche après couche, micron par micron, la structure d'impression avec un niveau de détail assez élevé pour bluffer la majorité des contrôles visuels humains. La composition de l'encre utilisée sur chaque micromètre carré du billet avait été disséquée et analysée, ceci en vue de reproduire l'exacte couleur utilisée. Morceau par morceau, couche par couche, une méthode avait été trouvée et un fichier créé pour en contrôler l'impression. C'était loin d'être parfait mais Kwan était confiant que cela suffirait. Il y avait des copies de dollars Raksasan qui étaient bien pire, après tout.
L'homme qui inspectait le résultat semblait lui aussi satisfait. Bien entendu, il n'y connaissait rien mais à ce titre, il représentait parfaitement le public-cible de ces billets : touristes, petits commerçants, travailleurs journaliers, clients particuliers,... autant de monde qui ne contrôlait pas systématiquement la qualité des billets qu'on leur rendait, autant par manque d'expertise et de moyens techniques que par simple manque de temps et fainéantise.


Ba Hiep Diep :
Directeur Général des Services Spéciaux
"-Splendide !! Tout simplement splendide, mon bon Kwan !! Du travail d'artiste, assurément. Personnellement, je n'y vois que du feu mais seul l'épreuve du feu nous dira si c'est le cas pour tout le monde. Au sein d'un million d'idiots, il s'en trouvera bien quelques uns pour dévoiler la supercherie mais cela n'est pas grave. La qualité de votre travail se mesurera à combien d'idiots exactement. Vous avez une petite idée des intérêts en jeux, non ? Et du genre d'individus qui demanderont un coupable si besoin ?"

Kwan :
Contre-maître imprimeur
"-... Je le soupçonne, Monsieur le Directeur. Avec plus de temps et certaines informations, je pourrais toutefois vous assurez d'une meilleure qualité encore. Une copie parfaite, une "superlivre". Laissez-moi d'avantage de..."

Ba Hiep Diep :
Directeur Général des Services Spéciaux
"-Kwan, Kwan, Kwan !! J'admire sincèrement votre sens du perfectionnisme, vraiment. C'est admirable, votre dévouement personnel à votre travail et je comprends entièrement votre réluctance à laisser ainsi un produit imparfait quitter votre atelier... mais les affaires sont les affaires. La recherche et le développement que vous et votre équipe mener coûte cher. Les analyses en laboratoire, les pot-de-vins pour acheter le silence des laborantins, le matériel que vous avez demandé... sans parler de vos salaires. Il est un moment où il nous faut accepté la qualité obtenue comme suffisante et distribuer le produit.
Voyez cela comme une première version, un simple test supplémentaire et à petite échelle. Rien de dommageable n'arrivera à vous-même et votre famille en cas d'échec à ce stade, je vous le garantis. La République chérit ses talents. Je vais donc prendre ce sac et son contenu. Mes services vont se charger de le transmettre à nos associés au Mayong et, si tout se passe bien, nous n'entendrons rien. Le silence de la presse mayongaise sera la preuve de votre succès, mon bon Kwan. Nous nous reverrons alors dans... disons deux mois, afin d'imprimer une nouvelle livraison et voir si vous avez un meilleur produit à tester en même temps."


Une petite voix à l'arrière du crâne de Kwan lui hurlait qu'il devait se taire. Mais une autre, venant de ses tripes, lui murmurait que son silence pourrait justement condamner le projet. Avec une voix chevrotante, il fit un pas en avant vers Diep alors que celui-ci ramassait le sac.

Kwan :
Contre-maître imprimeur
"-Un dernier test en interne !! Rien d'autre !! Je vous en prie. Par acquis de conscience."

Le vieil espion lança un regard étonné, chose rare chez lui, rapidement remplacé par une grimace où perçait intérêt, malice et amusement. Il laissa tombé le sac.

Ba Hiep Diep :
Directeur Général des Services Spéciaux
"-Bon. D'accord mais dépêchez-vous, c'est que je n'ai pas toute la journée, moi. Vous avez une idée du nombre de problèmes dont je dois m'occuper. Ne répondez pas à cela, c'est réthorique. Combien de minutes vous faut-il pour faire ce test ?"

Kwan :
Contre-maître imprimeur
"-Quelques secondes mais..."

Ba Hiep Diep :
Directeur Général des Services Spéciaux
"-Pardon ?"

La voix de Kwan était cassé, rauque et porta à peine par delà ses poumons. Il n'avait pas mis en colère le chef des Services Spéciaux mais la petite voix à l'arrière de son crâne hurlait de manière inintelligible à présent, même si Kwan pouvait sentir le danger. Les rumeurs sur les disparitions des proches de ceux qui embêtaient l'Inamovible Bouché étaient légions. Il dégluti bruyamment avant de répéter.

Kwan :
Contre-maître imprimeur
"-Quelques secondes mais c'est le matériel que je n'ai pas. Il... Il me faudrait un des terminaux de contrôle d'une banque établie à Nankin."

Silence. Kwan regardait Diep... qui regardait Kwan... qui regardait Diep, dont une des paupières était agitée par un tic nerveux. Deux bonnes minutes s'écoulèrent avant que l'espion bouffi ne réponde avec un sourire ampli de bonne humeur.

Ba Hiep Diep :
Directeur Général des Services Spéciaux
"-C'est tellement évidant, idiot et culotté que je n'y avais pas penser moi-même. Bien joué, Kwan. Bien joué.
Vous comprendrez qu'il faudra un peu de temps pour vous fournir cela, bien sûr..."

Posté : dim. mai 17, 2015 6:03 pm
par Johel3007
InOps : Archives

[quote]Opération « Land Grab »

Mise à jour du 21/02/2027

Nos missions de reconnaissance auprès du National Resettlement Bureau (NRB), organisme public en charge du traitement des demandes de visa d'immigration et des dossiers de naturalisation à Talequah, ont donné des résultats contradictoires. Sur 56 dossiers déposés par nos différents contacts, 14 ont aboutis en l'espace de deux semaines de traitement sans aucune demande de renseignement supplémentaire, 25 attendent toujours une réponse, 6 ont été accepté après une audition avec un agent du NRB, 7 ont été refusés suite à une audition similaire, 4 ont été suivi d'un examen écris.
La grande variété des processus de contrôle tend à prouver que les autorités de Talequah espèrent limiter au maximum les entrées sur leur territoire et filtrer les candidats pour ne conserver que ceux qui sont les plus proches de leur vision du citoyen pelabssien idéal, à savoir un citoyen ayant vécu de nombreuses années au Pelabssa en s'intégrant à la société civile de manière officielle et active, le tout avec un niveau d'érudition élevé, comme le prouve l'examen oral et l'examen écrit.
Mais le caractère non-systématique des différents contrôles donne aussi une image de désorganisation complète des procédures de contrôle. Notre hypothèse favorite est que le NRB est actuellement débordé, manquant cruellement de moyens humains, matériel et financiers comparé à la quantité de dossiers à traiter.

Sur base de ces observations, nous conseillons la préparation de deux stratégies :

1) Débordement administratif

Il s'agit ici de submerger le NRB avec des dossiers factices, à priori bien élaborés mais conçus pour représenter une masse de travail importante en cas de contrôle. L'envoi de milliers de tels dossiers devrait suffire à paralyser le NRB. Selon les impératifs politiques du gouvernement de Talequah, cela poussera ses fonctionnaires à adopter l'une des deux attitudes suivantes :
  • Bâcler les contrôles en faveur des migrants, ceci afin de satisfaire aux exigences quantitatives du gouvernement dans ses objectifs de rapatrier un grand nombre de Pelabssiens et donc d'avoir une image en phase avec leur communication, prouvant la popularité internationale dont jouirait Talequah auprès des réfugiés Pelabssiens.
  • Bloquer les entrées sous prétexte des longues files d'attentes, ceci afin de satisfaire aux exigences qualitatives du gouvernement quant aux critères auxquels doivent répondre les différents candidats à la citoyenneté de Talequah.
Dans les deux cas, on peut imaginé qu'il deviendra plus facile pour nos agents de s'infiltrer légalement en Talequah pour y créer des cellules émigrés en vue de faciliter de futures opérations.

2) Coopération douanières

Notre Agence pour l'Immigration a treize années d'expérience maintenant dans la facilitation de dossiers de visas auprès de pays aussi divers que le Ranekika, le Pelabssa, le Numancia, le Thorval, le Tarnosia, le Negerlann, l'Esmark et bien d'autres. Ses employés sont rompus à abaisser les barrières administratives et à la mise en place de procédures systématiques pour accélérer les traitements de chaque candidat migrant. Depuis sa création, elle a permis à plus de 5 millions de Wapongais sous-qualifiés d'émigrer vers d'autres pays et à plusieurs millions de Makirans qualifiés d'immigrer facilement au Wapong.
Il devrait lui être facile aujourd'hui d'offrir une aide à Talequah, officiellement afin de garantir la "purification ethnique" du Makara, submergé de Pelabssiens. Profitant de l'accès aux dossiers et informations à disposition du NRB ainsi obtenu, il sera possible à nos agents au sein de l'Agence pour l'Immigration de faciliter les dossiers que nous choisirons, facilitant ainsi l'infiltration du pays par nos agents et la création d'une future cellule.

Il faut noté qu'à ce jour, les informations demeurent incomplètes quant aux conditions d'accueil normal des réfugiés... pour la simple et bonne raison qu'elles ne sont justement en rien standardisées par le NRB. Il s'agit pour nous d'une preuve supplémentaire de la désorganisation actuelle de celui-ci. Paradoxalement, ce manque de rigueur est actuellement sa meilleure défense, nos agents peinant à recruter des volontaires à l'émigration dans les conditions actuelles d'incertitude quant aux avantages.[/quote]

Posté : lun. mai 18, 2015 6:50 pm
par Johel3007
InOps : Archives

[quote]Opération "Bigger Fish"

Mise à jour du 24/02/2027

La phase 4 de l'opération vient de s'achever sur un échec. Le Directoire pourra et doit chercher à rationaliser le sommet comme une victoire auprès de l'électorat, ceci afin de préserver le capital politique nécessaire lors des élections de Novembre. Mais il nous faut analysé la situation de manière objective et celle-ci est un échec.
Un total de quatre objectifs principaux avait été tracé pour les négociations avec le Mayong suite aux actions provocatrices des phases 1 et 2 :

A) indemnité unique versée par le Mayong à notre gouvernement pour couvrir les coûts de l'opération

Celle-ci a été refusée par le Mayong et n'a pas reçu l'appui suffisant du Raksasa.
Toutefois, le point a été soulevé et la position officielle du Wapong sur la question est connue des autres acteurs : le Wapong a investit d'importantes ressources humaines et matérielles pour apporter une solution à un problème créé par l'incompétence et la corruption du gouvernement du Mayong. Cette rhétorique pourra être utilisée dans le futur pour justifier de nouvelles interventions transfrontalières si le Mayong s'avère incapable d'exercer effectivement son autorité souveraine sur son territoire. Demander des compensations au Mayong sera toujours possible dans le futur et un refus systématique du Mayong combiné à son apparente impuissance à solutionner ses propres problèmes pourrait contribué à discréditer son gouvernement aux yeux des populations d'abord puis aux yeux des nations étrangères, diminuant ainsi le soutien diplomatique potentiel dont il pourrait jouir.
À court terme néanmoins, cet objectif n'a pas été atteint et l'opération dans les eaux du Mayong représente une perte financière nette pour la République.

B) indemnité récurrente visant à couvrir les frais de la mise en place d'une escadre de surveillance permanente

Ici aussi, les frais ne seront pas couvert pas le Mayong et, à ce titre, représenteront un coût net pour le Wapong.
On notera néanmoins que la présence actuelle du Raksasa permet effectivement l’existence d'une surveillance permanente de la frontière maritime sans que cela ne représente le moindre coût pour notre pays. C'est toutefois une situation temporaire, le Wapong et le Mayong étant appelé à remplacer les navires du Raksasa à moyen terme.
D'avantage encore que l'opération, le maintient à plein temps d'une escadre de surveillance représentera un coût net important dans le futur pour la République, sans grand avantage sur aucun plan sinon celui de gagner quelques voix parmi les pêcheurs.
À noter que comme pour l'objectif précédent, il est possible d'exiger de tels indemnités dans le futur si, malgré les mesures décidées lors du sommet, le Mayong échoue à mettre fin aux trafics divers organisées depuis ses côtes.

C) indemnité financière en vue de dédommager les familles des pêcheurs wapongais

Échec complet. Rien à dire car il s'agissait d'une action symbolique destinée à donner un droit moral à l'intervention wapongaise et donc à dissiper internationalement toute accusation d’ingérence injustifiée. Pour être vu comme valable, ce dédommagement devait être obtenu volontairement du Mayong, sans une contrainte visible comme une menace armée claire.
Le fait que les prochaines négociations auront lieu dans six mois dans une atmosphère sans doute similaire devrait permettre de réessayer mais sans grand espoir de succès et sans réelle nécessité, dans la mesure où l'occupation des eaux du Mayong sera impossible à ce stade à cause de la force d'interposition du Raksasa.
La reconnaissance de la responsabilité du Mayong dans la prolifération des actes de piraterie et de braconnage doit néanmoins resté un des objectifs officiels de notre action diplomatique dans cette affaire, ceci en vue de sauver la face sur le plan diplomatique autant que sur le plan de la politique intérieure.

D) mise en place des mesures discutées concernant les frontières terrestres, au frais du Mayong

Ici aussi, le Raksasa ayant orienté la négociation vers un ciblage spécifique du problème de violation de la seule ZEE, il a été impossible d'avancer la moindre demande en ce qui concerne les frontières terrestres. Celles-ci demeurent poreuses et donc une source potentielle de conflit. Là où la frontière maritime peut aisément être contrôlée par une poignée de navire, la frontière terrestre entre le Wapong et le Mayong est à la fois trop étendue et trop accidentée en terme de relief que pour autoriser un contrôle visuel et radar facile. Une présence humaine sur place est nécessaire et cela pourrait avoir un coût élevé. Faire porter ce coût au Mayong était l'objectif.
L'échec de cet objectif signifie que le Wapong devra financé seul les mesures frontalières de son côté. Toutefois, comme pour les autres objectifs, ceci n'est qu'un échec temporaire et le fait que les réclamations aient été exprimées malgré tout lors du sommet signifie qu'elles pourront servir de base pour justifier les indemnités demandées lors de futures négociations si les troubles persistent.

Conclusion :

L'Opération Bigger Fish est un échec si elle est jugée sur ses accomplissements immédiats mais elle fournit les bases diplomatiques nécessaires à construire un argumentaire futur quant au bon droit du Wapong à intervenir au Mayong car celui-ci, malgré des avertissements et tentatives de médiation, aurait échoué à honorer ses engagements, laissant son territoire devenir un sanctuaire pour des organisations menaçant activement la paix régionale.
Si un tel argumentaire voulait être utilisé par le Directoire pour obtenir des concessions financières, politiques et/ou territoriales du Mayong, il serait de l'intérêt du Directoire de travailler à l'échec des mesures sécuritaires au Mayong via une intensification des incidents de frontière mais aussi via une perturbation de la paix civile au Mayong même.
Les Services Spéciaux sont à même de mener de telles actions mais une décision politique doit d'abord être émise quant au cadre exact et aux objectifs précis de ces actions.
Une telle décision devra être prise rapidement car nous n'avons que 6 mois pour pouvoir opposer l'insatisfaction du Wapong quant aux résultats des mesures prises lors du sommet et en profiter pour exposer le reste des problèmes frontaliers entre le Wapong et le Mayong en vue de demander des mesures additionnelles tout en soulignant l'incapacité visible du Mayong à prendre ces mesures et donc exiger de celui-ci qu'il laisse le Wapong agir et, mieux encore, que le Mayong finance les actions du Wapong.
Le refus prévisible du Mayong devrait être une raison suffisante que pour demander la médiation du Pacte de Kanton et, de là, avancer vers la phase 5 si besoin.[/quote]

Posté : mar. mai 19, 2015 1:12 pm
par Johel3007
Coulisses du Directoire

26/02/2027
District de Xihu


Raide sur son siège, Li Fu dévisageait « l’autre Fu », ennemi juré d’hier et allié de circonstance depuis maintenant presque cinq années. Xi Fu, Secrétaire Général du Syndicat pour la Solidarité Paysanne, faisait de même. Les deux hommes ne s’appréciaient guère et, pour cette raison, ils ne se voyaient pas souvent, en dépit d’une gestion commune du gouvernement. Des réunions comme celle-ci étaient rares et souvent tendues, les deux partis y brisant la fragile façade d’unité affichée en public pour se déchirer en accusations diverses avant, invariablement, de mettre leurs différents de côté pour que le pays avance et pour que leurs factions respectives survivent jusqu’aux prochaines élections. Ces dernières n’étaient plus qu’à 9 mois à peine maintenant, ce qui rendait la cohabitation d’autant plus délicate.

Le District de Xihu, simple succession de villages ruraux, avait été l’un des champs de bataille électoraux symboliques en 2022, PNM comme SSP ayant investi de lourds moyens tandis que les médias couvraient la situation. Il avait déjà été choisi comme [url=http://www.simpolitique.com/post216436.html#p216436]terrain neutre pour les négociations relatives à la création de la coalition gouvernementale[/url]. Aujourd’hui, c’était pour une réunion similaire suite au sommet de Jiyuan et au fiasco qui en découlait. Le Syndicat n’avait adopté qu’une attitude distante vis-à-vis du Directoire, préférant y voir un partenaire nécessaire mais maintenir sa propre structure de gouvernance parallèle. Mais son nom était néanmoins associé aux actions du Directoire et donc il tenait à être informé de ce qui se passait.


Xi Fu :
Secrétaire Général du SSP
« -Donc… nous y voilà. Si je comprends bien, votre petite manœuvre pour racketter les Mayongais a lamentablement échoué et nous a même mit dans une situation où nous allons devoir entretenir une flottille en constante opération juste pour protéger quelques tonnes de poisson. »

Li Fu :
Directeur Exécutif
« -Les objectifs recherchés seront plus difficiles à atteindre mais la situation est loin d’être dramatique. En soit, il a été établi et reconnu qu’un problème de sécurité existait aux frontières et comme ce problème a son origine sur le territoire sur lequel le Mayong clame souveraineté, il lui appartient de le résoudre. S’il n’y parvient pas, alors même que nous avons alerté plusieurs fois et fait preuve de patience et de diplomatie, nous serons dans notre bon droit de décider d’intervenir pour assumer le contrôle des zones à problème. Revendre ces zones à l’une des factions du Mayong par la suite sera possible. »

Xi Fu :
Secrétaire Général du SSP
« -Une telle action, bon droit ou pas, attirera les foudres de Jiyuan. Êtes-vous vraiment prêt à offenser ainsi votre maître, Li ? Et que dire du reste des puissances du Makara ? L’Empire Makan et le Kaiyuan ont chacun d’importants intérêts au Mayong. Quant aux membres du Pacte de Kanton… »

Li Fu :
Directeur Exécutif
« -Les intérêts étrangers au Mayong sont, comme vous le dites, au Mayong. Pas obligatoirement avec le gouvernement Mayongais, lequel est encore fragile. Si ce gouvernement est présenté de manière convaincante comme faible, incompétent et corrompu, cela ne pourra que conforter ses partenaires dans l’idée que leurs investissements, avec ou sans intervention Wapongaise, sont en péril. Fournir des garanties quant à nos intentions en ce qui concerne ces investissements ne peut que contribuer à décider les partenaires du Mayong à limiter leur implication dans le conflit à de simples condamnations de principe.
Il en est de même pour les membres du Pacte de Kanton et pour Jiyuan qui, mis devant un fait accompli, devra choisir entre deux alliés. L’un dispose d’un gouvernement stable, d’un soutien populaire important et d’un contrôle strict sur son territoire. L’autre n’a qu’un gouvernement faible devant composer avec des dizaines de groupes armés aux agendas conflictuels et hautement dépendant de puissances étrangères pour sa survie.
C’est une question de calcul d’opportunité : le Raksasa et les autres nations ne perdent virtuellement rien à laisser le Wapong assumer l’autorité sur ce territoire. Alors que le coût associé au fait de nous déloger du Mayong serait lui colossal. Rien qu’un déni de notre dette à l’égard de Jiyuan coûterait une année de croissance au Raksasa. Le gouvernement du Raksasa ne prendra pas le risque de gâcher son bilan socioéconomique alors que les élections sont si proches. Surtout s’il faut y rajouter un conflit sanglant contre une nation supposée alliée. Le Kaiyuan comme la Fiémance sont enlisés au Pelabssa et au Zanyane. Quant à l’Empire Makan, il est en proie à ses propres dissensions internes et ne risquera pas une secession du Lychaka et d’Éone juste pour aider le Mayong.»


Xi Fu :
Secrétaire Général du SSP
« -Votre logique semble bonne. Mais au-delà du coût supposé pour les autres nations, que faites-vous du coût pour la nôtre ? Jiyuan n’a pas besoin de mettre une seule botte au sol au Mayong ou au Wapong pour nous faire capituler. Sa seule flotte peut couper l’ensemble du commerce et donc de nos approvisionnements en nourriture, en carburant et autres matières premières. Deux semaines de blocus et notre pays sera à l’arrêt. Nous avons déjà connu cette situation en 2013.
De plus, quand bien même Jiyuan et le reste du monde ne ferait rien… qui vous dit que le gouvernement du Mayong ne résistera pas ? Ou même que sa population pourra être pacifiée ? Sans un soutien populaire local, l’occupation du Mayong ne sera qu’une aventure encore plus coûteuse que le précédente, doublée d’un suicide politique. Le Mayong pourrait très bien se contenter de refuser de négocier et d’attendre, laissant l’effort de guerre nous achever comme la guerre du Viek Kiong a déjà failli le faire.»


Li Fu :
Directeur Exécutif
« -Et pourtant, quelles alternatives avons-nous ? Ce gouvernement use la plupart de ses revenus à payer les échéances des dettes contractées pour bâtir la puissance militaire dont nous disposons et pour restructurer notre économie suite à la mort du Pelabssa.
Notre marge de manœuvre est pour ainsi dire nulle. Les négociations à venir avec le Raksasa pourraient permettre d’alléger le poids de la dette mais cela ne reste qu’une demi-mesurette. Même des coupes drastiques dans notre appareil militaire ne rapporteraient qu’une misère. Nos seules échappatoires sont d’étendre notre base de revenus en vue de pouvoir rembourser la dette ou de renier le remboursement de la dette. »


Xi Fu :
Secrétaire Général du SSP
« -Et bien renions donc cette dette, alors !! Les Tarnois n’ont-ils pas proposé des conditions intéressantes ? Ne faites pas l’ignorant, je sais que vous avez reçu le même courrier !! »

Li Fu :
Directeur Exécutif
« -Les Tarnois ne cherchent qu’à nous isoler pour mieux pouvoir nous oppresser par la suite. Ou pire… considérez donc leur plan pour l’Icario et les autres pays voisins voici à peine 10 ans. Ni plus ni moins qu’un génocide contre les vicasckindiens suivit d’un repeuplement Tarnois des régions ainsi vidées. Ce peuple ne vaut pas mieux que les Rostovs et s’y associer, c’est signer sa propre perte !!
De plus, comment un pays dont la majorité des gens vivent encore à l’Age de pierre et à qui la majorité du monde civilisé refuse de s’associer pourrait-il nous offrir des facilités financières ? S’il est bien une chose qu’on ne peut pas faire, c’est bien se mettre à dos pour de bon nos partenaires. »


Xi Fu :
Secrétaire Général du SSP
« -Des partenaires qui exigent que nous portions sur nos épaules le poids d’une guerre qui a été causé par leur propre attitude timorée alors que l’OTH n’a cessé de tirer la sonnette d’alarme face à l’URKR ? Et qui aujourd’hui se ruent comme des vautours sur le cadavre de la seule nation à les avoir jadis protégé ? Traitez-moi d’hypocrite pour faire les louanges du grand satan capitaliste d’hier mais au moins, Hellington n’exigeait rien de personne et prenait ses responsabilités de superpuissance. Peut-on en dire autant de Jiyuan, qui vous a véritablement cracher à la figure lors de ce sommet, au profit de son nouvel allié du moment ? »

Li Fu :
Directeur Exécutif
« -Tout cela importe peu. Ils sont incontournables à l’heure actuelle. Nous ne pouvons pas défier ouvertement l’Axe Impérial et ses vassaux. Et quand bien même nous le pourrions, le PNM ne s’associera pas à une telle chose. »

Xi Fu :
Secrétaire Général du SSP
« -Vraiment ? Vous n’avez pas de scrupules à martyriser un de ces vassaux sous couvert de prétextes douteux mais faire la même chose de manière honnête vous déplait ? Croyez-vous vraiment que Jiyuan verra la moindre différence ? »

Li Fu :
Directeur Exécutif
« -Je n’ai pas à vous en expliquer d’avantage !! Il vous suffit de savoir qu’à ce stade, renier le remboursement et donc se mettre à dos le Raksasa est hors de question pour le PNM. Si vous souhaitez faire du renoncement à la dette votre plateforme électorale, grand bien vous en face mais vous devrez trouver un autre partenaire pour votre gouvernement. L’URKR est mort. La Main Noire agonise. Les Eranéens ont viré de bord. L’union nationale n’est plus autant nécessaire au Wapong qu’elle ne l’était en 2022. Le Syndicat s’est révélé un allié louable et nous poursuivrons volontiers la gouvernance de ce pays en association avec lui… mais il n’est plus incontournable.»

La déclaration fut accueillie par un bref silence choqué mais Xi Fu s’en remit vite : les désaccords étaient chose normale et il s’attendait à une prise de distance du PNM à l’approche des élections.

Xi Fu :
Secrétaire Général du SSP
« -Dans l’intérêt de cette gouvernance future, je ne puis que vous conseiller dans ce cas de nous associer un peu plus à vos projets. Concentrons-nous donc sur le problème immédiat : comment semer assez de troubles au Mayong que pour justifier une renégociation des accords passés à Jiyuan ? Les gros canons ont prouvé leur limite. Nous avons peut-être une solution plus subtile et qui, elle, a déjà fait ses preuves, notamment au Viek Kiong.»