Presse de Bardaran

Alwine

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Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 5 février 2029

[center]La Nouvelle de Bardaran :[/center]

[right]Pour une information de qualité sans cesse renouvelée !
Édition du 5 février 2029.
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Le Paréage prend des mesures contre la peste levantine :

Alors que depuis quelques temps une inquiétude gonflait au sein de la population de Bardaran, principalement le long des côtes, au nord, au sujet de la peste levantine, ainsi que l'a très vite nommé la rumeur populaire, ou bactérie Bh321, pour reprendre la dénomination choisie par les scientifiques, le Paréage c'est rapidement décidé à prendre des mesures énergiques pour faire baisser cette peur, rassurer les citoyens de notre beau pays et aussi, ce qui est tout aussi important, faire diminuer les risques sanitaires réels en Bardaran à ce sujet. Ces mesures, parmi les premières prises au niveau mondiale, ont de quoi rassurer nos concitoyens ! En effet, dorénavant, tous les navires en provenance des pays infectés – à savoir à ce jour l'Hokkaido, principale victime et de loin de cette bactérie mortelle, l'Aiglantine, le Mayong et le Kaiyuan – seront soumis à un contrôle sanitaire rigoureux à leur entrée dans les ports de la Terre Sainte, de façon à empêcher que la bactérie puisse être transmise par leur biais.

Mais au fond, qu'est-ce que la fameuse peste levantine, ou bactérie Bh321 ? De nombreuses rumeurs courent depuis des semaines maintenant, au point de susciter une inquiétude déjà relayée, entre autres, par [url=http://www.simpolitique.com/radios-terre-sainte-t7392.html#p275706]nos confrères de la presse radiophonique[/url]. Des rumeurs de toutes sortes, y compris les plus folles ! En fait, la réalité est déjà bien assez inquiétante sans qu'on aille inventer de la fiction par dessus : la peste levantine est née non pas directement au levant, mais bien au ponant, dans un groupe d'île proches des côtes du Vicaskaran. Son nom vient de ses « découvreurs » malheureux, à savoir les citoyens de l'Hokkaido qui, après avoir établit leur protection sur un certain nombre de ces îles, tout comme ils l'ont fait pour nombre d'îles dans le monde, d'ailleurs, ont commencé à les explorer et dans une certaine mesure les exploiter. D'après les hokkaïs, le mal fut réveiller par une expédition scientifique, d'après leurs détracteurs par une exploitation abusive de l'île de Naawi, mais en tout état de cause, l'important est bien ce réveil accidentel.

Selon toute vraisemblance, le germe était là, dormant, depuis des années, et un forage – nous ne nous prononcerons pas ici sur son but qui, s'il agite les débats de certains pays, n'est au fond qu'anecdotique quand on considère le coût en vies humaines – la libéra accidentellement. Ainsi furent touchés en premier lieu les hokkaïs qui, inconscients de leur contamination, rapportèrent leurs bactéries en métropole. Ensuite, hélas, suivit la triste histoire de toutes les épidémies : alors que l'Hokkaido détectait le mal, en prenait conscience et prenait de fortes mesures d'isolement des malades ainsi que de la zone de départ de la maladie, la bactérie, elle, était déjà en train de se répandre, d'une part dans l'archipel où elle a été réveillée, d'autre part par la voie des airs par des voyageurs, hokkaïs ou non, ayant été en contact avec elle.

Pour l'heure, il semblerait que la population indigène du lieu où la bactérie a été réveillée y soit immunisée, mais cela ne semble pas être le cas du reste du monde, hélas, puisque, comme mentionné plus haut, trois autres pays ont été directement touchés, sans compter ceux qui possèdent des protectorats dans l'archipel en question et pourraient voir la maladie « remonter » de là-bas pour arriver chez eux. On considère au Bardaran comme une bonne chose que le Thorval, pays particulièrement proche du nôtre, ne fut-ce que parce que leur Reine est également notre co-Princesse, qui avait un temps étendu sa protection bienveillante là-bas y ait depuis renoncé, ce qui semble faire diminuer le risque d'une contamination indirecte pour notre pays. Le principal danger vient en fait du flux important de vaisseaux passant dans la Mer de Médie, l'un des trois passages du bloc terrestre Zanyane-Alméra, et relâchant entre autres en Bardaran, mais les mesures prises par le Paréage devraient écarter ce risque.

Le Bardaran n'en a pas moins proposé sa coopération à l'international dans l'espoir de venir à bout de cette dangereuse bactérie. Nul doute que, comme beaucoup d'autres sans doutes, nos chercheurs, issus notamment de l'excellente université de Bardaran-Ville, sauront attirer l'attention sur l'immunité des indigènes qui, sans doute, disposent déjà du moyens de combattre la maladie, probablement pour l'avoir subie et s'y être adapté par le passé. En tous cas, nous pouvons tous prier Dieu, quelque soit notre façon de le faire, pour qu'il accorde aux hommes la clairvoyance et la sagesse qui leur permettra de rapidement trouver un remède à ce mal, écartant ainsi le spectre de la peur et de la mort du cœur de ses enfants.
Alwine

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[center]Bardaran Radio :[/center]

[right]Pour une information neutre, vaste et de qualité dans tout le Bardaran.
Programme du 12 mars 2029, 16h.
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Et voilà qui clôt notre reportage radiophonique sur les grands courants artistiques du Bardaran au fil des âges ! Et, comme chaque jour, nous passons à nos nouvelles de seize heures !

Nouvelles du monde :

*La situation se tend de plus en plus dans la « crise makarane » dont nous vous parlons régulièrement. Les pays impliqués n'hésitent plus maintenant à sortir les dents, ou plutôt les flottes de guerre, pour défendre leur idéal sur le Che. Nous ne pouvons que prier pour que ni les vaisseaux de l'Hokkaido ni ceux du Raksasa ne se laissent aller à des débordements qui pourraient mettre le feu aux poudres...

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*Toujours sur le même thème, nous avons eu confirmation qu'une réunion de paix était en cours depuis quelques jours sur le sol de l'Empire du Kaiyuan entre les différentes factions du Che même, pour trouver une solution pacifique au conflit en cours. Espérons que la raison et la paix sauront prévaloir, et que la violence ne sera utilisée qu'en dernier recours...

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*En Hokkaido même, des nouvelles guère plus joyeuses, avec des attentats qui ont frappé récemment la capitale, faisant plusieurs dizaines de morts, et encore, seulement grâce au travail efficace des forces de police qui ont arrêté une partie des terroristes, et à la résolution de certains des otages qui ont su désarmer leur agresseur avant qu'il ne multiplie encore les victimes, apparemment. Que l'on soit d'accord ou non avec la politique de l'Hokkaido, on ne peut que regretter le fait de s'en prendre à des civils innocents, et prier pour les victimes...

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*Au Zanyane, l'Aiglantine, cet état insulaire de l'ouest du continent dont nous vous avons déjà parlé semble particulièrement meurtrit par toutes ces nouvelles de conflit de par le monde, et on y a vu nombre de témoignages spontanés de soutient. Ailleurs, y compris au Bardaran, mais aussi plus discrètement au Maok par exemple, des gens se sont réunis pour prier pour les victimes, sans se prononcer sur l'état hokkaï, juste sur la mort des innocents...

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Nouvelles de Bardaran :

*Alors que les nouvelles écoles ouvertes l'année dernière par des religieux venus du sud du contient zanyanais sont maintenant en service, pour les plus anciennes d'entre elles, depuis plus de sept mois, soit largement les deux tiers d'une année scolaire, on peut déjà dresser un bilan très positifs des résultats. Le taux d'alphabétisation augmente en force dans ces régions jusque-là assez oubliées, et ce n'est que la donnée la plus basiques des nombreux savoirs qui seront transmis aux enfants...

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*Un accident de la route a eu lieu sur la grande route de la côte, impliquant plusieurs voitures. Les détails sont encore flous à l'heure actuelle, mais il semble qu'il y aurait au moins trois morts et deux blessés graves, pour un grand nombre de blessés plus légers. Un type d'accident assez rare au Bardaran, par rapport à d'autres pays du simpomonde, heureusement...

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Et voilà qui clôt notre édition de dix heures trente. Nous vous retrouverons plus tard dans la journée pour de nouvelles informations, et bien entendu pour livrer à nouveaux celles-ci à ceux qui les auraient manquées, enrichies de ce qui se sera passé depuis lors ! Tout de suite sur Bardaran Radio, nous ferons le point sur les travaux les plus récents concernant l'archéologie bardaranaise qui cherche à mieux connaître le pays où vécurent nombre des prophètes des trois grandes religions monothéistes...
Alwine

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Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 23 mai 2029

[center]La Nouvelle de Bardaran :[/center]

[right]Pour une information de qualité sans cesse renouvelée !
Édition du 23 mai 2029.
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Refonte papale d'un Saint-Empire alméran et électif :

Nous avions suivit pour vous avec attention les évolutions connues du débat autour de l'idée d'une réforme du Saint-Empire, idée proposée depuis plusieurs mois avec de plus en plus d'insistance par une partie des têtes couronnées du monde catholique, qui avaient attirées l'attention du Saint-Siège sur la question. L'idée d'une réforme impériale, et d'une possible restauration d'un empire chrétien fort, avait parfois suscité quelques inquiétudes de voir ce nouveau pouvoir chercher à s'emparer de la Terre Sainte, raison pour laquelle nous-mêmes et nos confrères des différents organes de presse, écrite comme radiophonique, avions suivit l'affaire avec intérêt.

Après de longs débats parmi les cardinaux sur la question, lors d'un consistoire qu'il avait réunis pour obtenir leurs avis sur cette épineuse question, Sa Sainteté Zosime II, Pape de l'Église Catholique Urbaine, a donc finalement donné son feu vert à cette fameuse réforme. Si au départ les débats entre cardinaux envisageaient la possibilité d'un Saint-Empire à portée universelle, qui serait chargé en quelque sorte de fédéré la chrétienté, c'est finalement un Empire purement alméran qui a été choisi par le Pape, après que cette idée ait été approuvée par nombre de cardinaux, y compris extra-almérans.

Le Saint-Empire sous sa nouvelle forme sera donc exclusivement alméran, non-héréditaire et électif, élection qui sera réalisée par « les princes-électeurs », sans plus de précisions à l'heure actuelle, puis devra être approuvée par le Sait-Siège. On avait beaucoup parlé de mettre les seuls souverains chrétiens, et donc finalement les seuls souverains chrétiens almérans, dans la position d'électeurs impériaux, mais à l'heure actuelle il est difficile de dire avec précision si tel sera bien le cas en se basant sur le communiqué papal.

Dans tous les cas, il est fort probable que l'actuelle titulaire du titre de « Saint-Impératrice », ou « Saint-Empereur au féminin », dernière tenante d'une dynastie qui, si glorieuse fut-elle, avait fini par faire du titre impérial une titulature héréditaire et territoriale, réduisant de fait, finalement, la « sphère impériale » à la seule île encore contrôlée par le Saint-Empire aujourd'hui, soit déchue de son titre dans un futur proche, et qu'une nouvelle élection impériale soit organisée. Du vainqueur de cette élection dépendra sans doute fortement l'avenir de l'institution impériale.

Le Saint-Empire étant finalement ramené à des dimensions alméranes, et la liste des possibles candidats est donc réduite. Beaucoup parlent d'un prétendant issu de Fiémance, restaurant l'antique dignité d'Huguemagne, de par la légitimité de la puissance temporelle fiémançaise, mais qui aurait alors évacué le fait que le pays vienne tout juste de sortir d'une période gallicane, alors que d'autres imaginent un pouvoir impérial découlant du Thorval, phare important de la pensée chrétienne, certes, mais qui n'a jamais professé beaucoup de sympathie pour l'idée même d'un pouvoir impérial.

Quelque soit l'issue finale de la future élection impériale, qui verra d'ailleurs peut-être un candidat inattendu être couronné, ceux qui voyaient avec crainte le retour d'une autorité qui aurait pu vouloir contrôler directement les lieux saints du christianisme peuvent déjà être rassurés par le caractère proprement alméran de la future institution, qui semble donc évacuer l'idée d'un Empire étendant son autorité directe au Bardaran.

Actuellement, il est encore trop tôt pour dire ce qui ressortira de cette réforme impériale, mais nous pouvons en tous cas certainement tous prier, quelque soit notre foi, pour que cette nouvelle évolution soit un facteur de paix pour l'Alméra et le reste du monde, et non une raison de guerre ou de discorde. Que le « glaive » représenter par le Saint-Empereur reste un symbole protecteur et non pas une arme de guerre qui ramènerait le spectre des conflits religieux.
Alwine

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Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 27 juillet 2029

[center]La Nouvelle de Bardaran :[/center]

[right]Pour une information de qualité sans cesse renouvelée !
Édition du 27 juillet 2029.
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Bilan éducatif des nouvelles écoles :

Depuis longtemps déjà, nous suivons pour vous, chers lecteurs, l'évolution du dossier des écoles ouvertes l'année dernière par des moines catholiques, mais ne faisant aucune discrimination et aucun prosélytisme religieux, partout dans le pays et notamment dans le sud de celui-ci, région qui jusqu'ici, hélas, avait été quelque peu défavorisé de ce point de vue par rapport notamment au nord du Bardaran. Ces bons pères, majoritairement maokoriens, mais venus aussi, dans une moindre mesure, d'autres contrées du sud, avaient pour une bonne partie d'entre eux ouvert leurs établissements lors de la dernière rentrée scolaire, au moins de septembre 2028, certaines, dont les travaux de construction ou d'aménagement avaient été plus longs, ou le lancement du projet hélas plus tardif, n'avaient pu ouvrir que pendant l'année scolaire, pour ensuite faire de leur mieux pour adapter le programme à cette réalité.

Quand cette même année scolaire c'est finalement terminée, à la fin du mois de juin de cette année, nous avons été nombreux, parmi les médias bardaranais, et notamment dans la presse radiophonique, à attirer votre attention sur le cas de ces écoles, et à vous promettre plus amples analyses. Si certains pensaient que les analyses en question seraient rapides, c'était mal connaître le sens du détails des bons pères-enseignants, qui ont tenu non seulement à faire, individuellement et établissement par établissement, un bilan complet et fouillé des fruits de cette première année scolaire et des objectifs à se donner pour les suivantes, mais encore à collationner ces informations pour pouvoir, au niveau national cette fois, tirer un bilan complet de ce que les nouvelles écoles avaient apporté sur le plan de l'éducation dans les endroits où elles se sont installées.

Le premier constat, peut-être le plus criant, c'est qu'une éducation riche et développée a pu être apportée dans des endroits que jusqu'ici elle avait, hélas, bien trop peu touché. C'est ainsi que certains villages du Sud, où il n'y avait au part avant pas d'école non seulement dans le village même, mais aussi dans aucun des villages voisins, même éloignés, et où les seuls enfants scolarisés étaient ceux des plus aisés qui pouvaient soit les envoyer suivre leurs cours ailleurs, soit se charger de leur éducation poussée à domicile, l'école et l'éducation sont maintenant accessibles, pas toujours, et pas seulement, dans le village même, mais aussi parfois tout simplement dans un village proche où l'enfant peut sans difficulté être conduit le matin, pour ensuite être ramené le soir, permettant ainsi à de nombreux enfants de recevoir une instruction suivie là où au part avant il n'y en avait pas.

Le second, et peut-être le plus attendu, c'est le respect par les moines-enseignants de leur volontée affichée à l'origine de ne pas créer des "écoles chrétiennes" pour les seuls chrétiens, qu'ils soient enfants de chrétiens ou bien chrétiens en devenir. Loin de fermer leurs cours à telle ou telle communauté, ou encore de transformer l'école en un lieu "d'endoctrinement catholique", comme certains le redoutaient, les bons pères ont au contraire ouverts leurs établissements à tous, dans le respect des croyances de chacun. Une résolution qui a permis à un climat positif de s'intaller et de perdurer dans le temps, et qui a, dans bien des villages, convaincu même les parents qui, appartenant à d'autres fois, s'étaient montrés à l'origine réticents à inscrire leurs enfants dans ces écoles.

Enfin, le troisième et dernier constat, celui des résultats, est également positif. Bien sûr, on est loin d'avoir vu surgir d'un coup une génération de génies dans tous les domaines, ce qui aurait été des plus étonnant, mais chaque élève, à son rythme, a pu progresser au cours de cette première année. Cela est vraissemblablement dû à la façon d'organiser les classes des moines qui, plutôt que de se borner à des classes d'âge, n'ont pas hésiter à grouper les élèves selon leur niveau dans les différentes disciplines, en créant non pas des groupes fixes mais des groupes mouvants, en fonction des matières, ce qui a permis à chacun de se retrouver avec des gens d'un niveau comparable et, sous la houlette d'un bienveillant professeur, de progresser de façon certes rarement miraculeuse, mais presque toujours satisfaisante.
Alwine

Message par Alwine »

Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 3 août 2029

[center]La Nouvelle de Bardaran :[/center]

[right]Pour une information de qualité sans cesse renouvelée !
Édition du 3 août 2029.
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Les pèlerinages toujours au beau fixe :

La plupart de nos lecteurs le savent, les pèlerinages font partie, et ont toujours fait partie, de l'identité du Bardaran. Des temps les plus anciens où les juifs résidant dans des endroits lointains venaient jusqu'à Bardaran-Ville pour adorer Dieu dans son sanctuaire dédié, en passant par les pèlerinages des chrétiens et des musulmans qui sont venus se rajouter au fil du temps et jusqu'à l'époque actuelle où ceux-ci continuent, c'est une tendance qui ne s'est jamais démentie. Parfois, hélas, ces pèlerinages ont été le prétextes à des actions violentes, visant à s'approprier les lieux saints pour y favoriser la venue de gens de sa propre foi, et parfois aussi, de manière toute aussi regrettable, les vicissitudes du temps, des guerres et des régimes ont bloqués cette voie à tels ou tels pèlerins, si pas tout simplement à tous.

Aujourd'hui, heureusement, l'ensemble de ces temps sombres sont derrière nous, et tous peuvent, à nouveau et dans la paix, venir en pèlerinage dans cette Terre Trois Fois Sainte qui est la nôtre. Grâce à notre mode de gestion, qui fait participer des gens de toutes les fois à la gouvernance de Bardaran, aucune religion n'a du reste d'intérêt à vouloir s'imposer par la force, permettant un climat harmonieux qui, à son tour, encourage les gens à venir en toute sérénité voir les lieux saints de leur foi, quelle qu'elle soit par ailleurs, et à se recueillir devant eux. Une réalité dont nous ne pouvons que nous réjouir car, même s'il est loin de la logique d'un tourisme de masse, toujours mauvais et délétère pour le pays qu'il accueille, le phénomène de pèlerinage est une réelle richesse pour notre belle terre de Bardaran, sur le plan financier, certes, mais aussi sur le plan humain et culturel, car ces hommes et ces femmes venus des quatre coins du simpomonde apportent souvent quelque chose d'unique, chacun à leur façon, aux habitants de notre beau pays.

Hors, s'il est une chose que nous pouvons déduire en regardant les chiffres à notre disposition pour parler des pèlerinages sur la première moitié de cette année 2029, c'est à dire jusqu'aux derniers jours du mois de juin, c'est que le succès des pèlerinages dans cette Terre Trois Fois Sainte est loin de se démentir, que du contraire même ! Alors que l'on vous rapportait en début d'année certains pèlerinages fait par des personnages de hauts rangs, des rois pour tous dire, venus de pays parfois très éloignés, il semble que les gens de plus modeste naissance n'aient pas dédaignés pour autant notre pays, que du contraire même. Les chiffres marquent une légère augmentation, venue par la mer, bien entendu, mais aussi par la terre, profitant encore des pèlerins-volontaires venus aider à édifier ou, dans une certaine mesure, à faire tourner les écoles ou les hospices nouvellement établis dans le sud du pays. Au final, on constate un beau développement du mouvement de pèlerinage.

Un constat dont nous ne pouvons que nous réjouir. Bien entendu, nous l'avons déjà dit, il ne s'agit pas de transformer le phénomène en tourisme de masse, qui tuerait tout l'esprit de la chose et par ailleurs ne pourrait, à terme, qu'être nocif pour les habitants de Bardaran. C'est pourquoi il n'est fait chez nous aucun des aménagements qui, ailleurs, sont jugés essentiels, comme les hôtels de masse et autres centres du même genre. De la sorte, les pèlerinages restent encore des choses « vraies » qui, quelque soit la religion des pèlerins, les rapproche du Divin dont ils sont venus chercher les traces, les signes, sur les monuments saints qui parsèment notre belle terre de Bardaran. La plupart trouvent ici un moment de calme et de paix, qui leur permet de se ressourcer à ce qui est parfois la source même de leur foi, parfois « simplement » un lieu d'importance, pour ensuite affronter le monde avec une force et une sérénité retrouvée.

Et nous ne pouvons que prier, chers lecteurs, pour que le Tout Puissant, quelque soit le nom que nous lui donnons, continue de favoriser ces hommes et ces femmes qui, venus de tout le simpomonde, se réunissent en Bardaran pour lui rendre hommage et leur manifester tout leur respect, toute leur foi et tout leur amour.
Zaldora

Message par Zaldora »

Journal : Le Courrier de Bardaran
Date : 4 août 2029

[center]Le Courrier de Bardaran[/center]

[right]Un journalisme digne de la Terre Sainte.
Édition du 4 août 2029.
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L'héritage schlessois soldé :

A Bardaran la cité, les agences restantes du groupe Schlessois Allianz - Zanyane Regional Group ont mise la clé sous la porte et laissé la place aux caisses d'épargnes mutualistes de Bardaran, indépendantes de tout conglomérat bancaire. Ces dernières apparurent en fin d'année 2024 et fleurirent ensuite dans le pays au point de sérieusement concurrencer le géant germanique dès 2026 pour finalement lui donner le coup de grâce en 2029, il est vrai bien aidé par des circonstances favorables (décrépitude générale de l'économie schlessoise).

Le départ d'Allianz est la suite et fin d'un long processus destiné à diminuer graduellement l'influence Schlessoise. Celui-ci démarra en 2018 lorsque le pays devint un Paréage. Nul doute que le dessein de chasser la Couronne impériale du pays obtint l'assentiment de notre princesse Annabelle ou du moins profita de sa complicité silencieuse. Preuve donc qu'il y eut déjà de l'eau dans le gaz à ce moment entre les deux alliés de la Sainte-Alliance.

Avant cela, en 2025, c'est RWE Petroleum qui fit face à la non-prolongation de son bail sur l'exploitation des réserves d'hydrocarbures au profit de la Première Compagnie, société publique Bardaranaise, dont 100% des ingénieurs furent formés au Thorval. La même année, le complexe spatial Saint Ambroise fut repris par un consortium étatique (Thorval, Fiémance, Viertenstein, Océania) au dépend de Wilhelmstadt, encore une fois. Enfin, en mai 2028, les derniers soldats impériaux quittaient officiellement la Terre Sainte, tandis que les forces armées Bardaranaises reprenaient en même temps le contrôle de la base, en bien mauvais état.
Alwine

Message par Alwine »

Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 4 septembre 2029

[center]La Nouvelle de Bardaran :[/center]

[right]Pour une information de qualité sans cesse renouvelée !
Édition du 4 septembre 2029.
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Seconde rentrée pour les nouvelles écoles :

Nous vous parlions encore dans nos pages, il y a quelques semaines seulement, des résultats des nouvelles écoles ouvertes par des moines chrétiens, originaires notamment du Maok mais aussi du reste du Zanyane, dans une moindre mesure. Des résultats dont, rappelons-le au passage, les hommes de Dieu – selon l'acceptation de ce terme en valeur dans la foi chrétienne, en tous cas – n'avaient pas à rougir, avec un bilan que nous avions pu, sans risque de nous tromper, juger excellent. Bien sûr, il reste encore du chemin à parcourir avant que tout ne soit parfais, c'est une évidence, mais nous pouvons en tous cas dire sans risque de nus tromper que les choses sont sur la voie de l'amélioration, surtout dans certaines zones du Sud du pays, ou plutôt vous le redire, dans la mesure où nous avons déjà analysé en profondeur la question par le passé entre ses pages.

Si nous vous en reparlons aujourd'hui, c'est parce que, suite notamment à ce bilan qui, on le comprendra, a fait l'effet d'un grand encouragement pour les moines à poursuivre leur labeur et à continuer dans la voie où ils s'étaient engagés il y a plus d'un an déjà, maintenant, en bâtissant ces écoles, une nouvelle rentrée des classes va avoir lieux dans celles-ci. Pour la plupart, il s'agit donc de la seconde, ce qui est déjà une première preuve de longévité puisque, contrairement ) ce que ne manquaient pas de laisser entendre un certain nombre de voix, qu'on ne pourrait guère qualifier de bienveillantes, que du contraire, ces établissements auront survécu à leur première année et sont maintenant d'attaque pour la suivante, étant sortis renforcés du mélange des religions au sein des classes, et n'ayant pas été, comme le prédisaient déjà ces prophètes de malheur, « déchirés par les luttes internes et l'injustice des maîtres ».

Au contraire, c'est avec plaisir que la plupart des parents, aussi bien chrétiens et musulmans que juifs et parfois païens, ont accueillit la confirmation de cette rentrée des classes. Pour beaucoup, ces nouvelles écoles sont vues comme une chance, une chance d'offrir à leurs enfants l'éducation qu'eux parfois n'ont pas pu recevoir, et qui permettra à leur progéniture de mieux connaître les réalités de la vie et de ne pas dépendre des autres pour les savoirs parfois les plus simples. L'école permet certes aux plus créatifs ou intellectuels de s'ouvrir de nouveaux horizons, mais a surtout, et bien plus encore, le mérite de permettre à tous, qu'ils soient riches ou pauvres, qu'ils aient le temps d'éduquer convenablement leurs enfants ou soient au contraire trop pris par leurs tâches quotidiennes pour le faire, de se décharger de ce poids et de le confier entre les mains aimantes et capables des bons pères qui, avec leur lumineux sourire, sont venus apporter non une parole religieuse mais le germe de l'éducation dans des endroits qui en étaient souvent dépourvus.

Pour une partie des établissements, ce sera d'ailleurs la première rentrée « régulière », si l'on peut dire. C'est vrai pour tous ceux qui, pris par des travaux plus longs que les autres, ou dont le projet était moins ancien ou moins vite avancé que d'autres, n'avaient pas pu ouvrir en début d'année scolaire. Tous ces établissements ont donc fait le choix d'ouvrir au fil de l'année, en mettant à chaque fois en place un programme adapté pour tirer des fruits de cette première année incomplète sans pour autant demander aux élèves d'ingurgiter en huit, six, quatre, parfois deux mois ce qu'ils devaient normalement apprendre à leur rythme en dix, mais en se servant au contraire de ces premiers mois comme un tremplin pour la suite, avec une réussite qui sera à mesurer cette année, mais que l'on espère au rendez-vous.

Signalons, d'ailleurs, que l'ensemble des écoles n'est pas clôt, mais que d'autres, lancées en cours d'année, ont été terminées pendant ces vacances scolaires et ont ouvert pour une véritable première rentrée. D'après les pères que nous avons pu rencontrer, il n'y aura plus, à présent, de grande vague d'ouverture, sauf afflux soudain de volontaires, mais les pères, au fur et à mesure qu'ils se développeront, et notamment qu'ils formeront des volontaires sur place, mais aussi recevrons du renfort individuel de leurs ordres, continueront à développer le réseau d'écoles, jusqu'à ce que, pour reprendre leurs mots « tous et toutes dans la Sainte Terre de Bardaran, que foulèrent tant de prophètes, soient pourvus convenablement dans le domaine de l'éducation et ait des professeurs issus de leur propre peuple ».

Cette seconde phase – la formation de nouveaux enseignants non plus venus du dehors mais directement du Bardaran – est déjà en cours à petite échelle, par la formation d'aide-enseignants qui deviendront un jour professeur à plein temps. Nous vous en dirons plus dans un prochain numéros, mais en attendant, nous pouvons tous tourner nos prières vers le Créateur – quelque soit la façon dont nous le prions – pour souhaiter que l'éducation fleurisse avec une santé plus belle que jamais en notre belle terre de Bardaran.
Alwine

Message par Alwine »

Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 14 octobre 2029

[center]La Nouvelle de Bardaran :[/center]

[right]Pour une information de qualité sans cesse renouvelée !
Édition du 14 octobre 2029.
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L'Atlantide comme explication de l'histoire des migrations juives ?

L'Atlantide des légendes platoniciennes, qui a bercé l'imaginaire de l'humanité depuis des millénaires, serait-elle finalement une réalité concrète ? C'est en tout cas ce que semblent penser certains chercheurs de Cyrénanie, ce vaste état situé sur l'île-continent éponyme du sud-ouest du Vicaskaran, peuplée en partie par des juifs qui, d'après la tradition seraient venus de notre belle Terre Sainte à une époque très lointaine, peu après l'époque de Jésus. Un long voyage qu'ils auraient effectués en bateau, guidés par la volonté divine. Aujourd'hui, la Cyrénanie est le pays des juifs par excellence sur la scène internationale, et c'est à certains de ses scientifiques, la question de l'Atlantide pourrait être plus qu'une simple légende.

En effet, d'après de récentes publications scientifiques relayées par nos collègues de la presse internet cyrénane ce ne serait même pas une mais deux « Atlantides », au moins, qui auraient existé dans les temps reculés : celle de Platon, qui se situerait au nord, et une « Atlantide du sud », si l'on peut dire, située au sud. Cette seconde Atlantide aurait toute son importance dans l'histoire des peuples juifs, puisqu'elle expliquerait comment les proto-cyrénans auraient pu traverser les mers pour arriver jusqu'à la lointaine île-continent du Vicaskaran. En effet, si le cabotage le long des côtes ne posait guère de problèmes à l'époque, il semblait jusqu'ici difficile d'expliquer comment, après avoir longé les côtes zanyanaises depuis notre pays, les juifs de Cyrénanie avaient ensuite réussi à traverser l'océan du nord-ouest du Zanyane à leur vaste île.

Jusqu'ici, ce mystère était resté entiers, certains imaginant une arrivée plus tardive des cyrénans dans leur île, d'autres inventant toutes sortes d'explications pour justifier la réussite de cette traversée en haute mer à cette époque reculée. Aujourd'hui, une nouvelle hypothèse est donc apparue, défendue par des universitaires de Cyrénanie, fort intéressés, on le comprendra, par la question de leur propre origine. Selon ceux-ci, il aurait ainsi jadis existé une vaste île au nord-ouest du Zanyane, ou alors un vaste archipel, dans tous les cas un ensemble de terres qui, sous la forme d'une « Atlantide du sud », si l'on peut dire, aurait été ensuite submergé. Les proto-cyrénans auraient ainsi, tout naturellement, continué le cabotage le long de ces côtes et se seraient ravitaillés chez les insulaires, résolvant du même coup l'énigme d'une traversée qui dans ces conditions n'avait plus rien de difficile.

Pour appuyer cette hypothèse, les chercheurs invoquent l'existence d'îles, encore aujourd'hui, dans cette partie du monde, mais bien plus réduites. On parle notamment des îles découverts par les maokoriens, Saint-Eusèbe, Saint-Théodore et Saint-Marcien, des autres alentours mais aussi et surtout de la vaste île découverte dans ces parages par la Fepuvi et où, d'après la puissance socialiste du sud du Vicaskaran, vivrait une ethnie humaine totalement inconnue à ce jour. D'après les chercheurs cyrénans, celle-ci pourrait ainsi être le témoignage de la civilisation vivant jadis sur l'île aujourd'hui disparue, seuls survivants – connus à ce jour – de cet ensemble passé. Reste encore à prouver cette théorie, et à expliquer comment une île ou un ensemble d'îles aussi vaste que supposés par les chercheurs cyrénans aurait pu disparaître en deux milles ans.

C'est une question qui est encore ouverte, tout comme celle de l'existence et de la disparition de l'Atlantide proprement dites, celle « du nord », dont on ignore toujours aujourd'hui la localisation exacte mais dont plusieurs cultures se réclament, celles du Perlian, du Tarnosia mais aussi, chose moins connue à l'ouest visiblement, de l'Aiglantine, cette île à la culture si particulière de l'ouest du Zanyane. Là aussi, la théorie de l'existence passée de cet ancien ensemble atlante est bien implantée, s'appuyant notamment sur les légendes et traditions de ces trois pays, mais les preuves manquent encore, ainsi que l'explication concrète de la disparition de l'île, disparition bien plus ancienne que celle de cette « Atlantide du sud » où les proto-cyrénans seraient encore passés il y a deux milles ans.

Face à ces interrogations, les chercheurs de Cyrénanie semblent décidés à poursuivre leurs investigations, et ont appelé aux fonds et aux collaborations internationales. On ignore encore si des chercheurs bardaranais seront intéressés par l'aventure, mais on ne peut en tous cas que souhaiter de belles découvertes à ceux qui cherchent, au fond des mers comme ailleurs, les lettres parfois perdues de notre histoire humaine.
Alwine

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Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 16 novembre 2029

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Édition du 16 novembre 2029.
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Guerre au Jeekim et positionnement international :

Alors que la presse bardaranaise, et notamment radiophonique, vous avait parlé depuis quelques temps de ce qui se passait dans le nord du Jeekim, avec notamment les élections en Schenkennie, un empire du nord-ouest de ce continent, ainsi qu'avec les tensions grandissantes entre cette même Schenkennie et son voisin méridionale, la Varlovie. Hélas, si certains de nos collègues journalistes espéraient qu'avec la fin des élections schenkenniennes, qui avaient soulevées beaucoup de passions les choses s’apaiseraient dans ces lointaines contrées septentrionales, il semble que ce vœux pieux doive définitivement rester lettre morte. En effet, depuis quelques semaines maintenant, cette région du monde, loin de s'apaiser, c'est embrasée à une vitesse difficile à imaginer : après certains attentats en Schenkennie, ciblant notamment la chef de file du second parti national, cet état a décidé de prendre des mesures conservatoires en... envahissant la Varlovie.

Rapidement, la guerre c'est étendue, chacun appelant aux soutiens de ses voisins et même du reste du monde. Si la Varlovie n'a pour l'heure connu aucune entrée directe d'un autre belligérant dans les combats à ses côtés, elle a en revanche récoltés de nombreux soutiens internationaux, s'insurgeant de cette violation des frontières souveraines, notamment des états makarans comme le Mayong ou le Wa, mais aussi, nous y reviendrons, la Fiémance. De son côté, la Schenkennie a fait naître moins de soutiens internationaux déclarés, mais a en revanche pu compter sur le soutient de pays voisins partageant des alliances et des liens culturels avec elle : c'est ainsi que la Principauté du Lénovin est entrée en guerre à ces côtés, déployant une grosse partie de son armée, tandis que la Royaume de Carnutie lui a apporté un soutient direct, sans s'engager pour l'heure – l'un et l'autre étant de petits états du nord-est du Jeekim.

Mais les réactions ne se sont pas arrêtées là. En effet, alors que la Rostovie, ennemie de la Varlovie, apportait un soutient mesuré à la Schenkennie, majoritairement moral mais aussi, brièvement, physique, avec le déploiement de deux avions-radars sur la frontière sud de la Varlovie, où se trouve une république, Constance, placée sous la protection rostov, la Fiémance, par sa prise de position, a de son côté attiré l'attention des pays d'Alméra occidentale sur cette question. C'est ainsi que dans la foulée de la Fiémance le Saint-Empire dans son ensemble a pris position sur la question du conflit jeekimois. Néanmoins, là où la Fiémance avait choisi un soutient franc et affirmé à la Varlovie, les états impériaux ce sont plutôt entendus sur une position neutre, visant à se poser en médiateur pour assurer le retour de la paix.

Aujourd'hui, le Saint-Empire reste toujours sur cette ligne et une intervention directe fiémançaise, un temps envisagée, semble avoir été totalement abandonnée. Les négociations sont en cours en terrain neutre et sous l'égide de Karl, comte de Rosenstrauss, le tout nouveau Ministre Impérial à la Marine Civile, nommé comme ses collègues lors de la première vague de nomination au Conseil Impérial, il y a un peu plus d'une semaine. Néanmoins, contrairement aux souhaits impériaux, la Schenkennie a refusé tout cessez-le-feu pendant les négociations, à moins que le chef d'état varlovien, dont les schenkenniens, bien que clairement les agresseurs, font le responsable de la guerre par son comportement envers son peuple et les attentats qu'il aurait commandité en Schenkennie, restera en place. Une victoire en demi-teinte, donc, puisque le dialogue a commencé, mais sans permettre d'arrêter la violence pour l'instant.

Mais les choses, depuis, n'en sont pas resté là ! Suite à certains heurts qui auraient eut lieu au sein de la Diète Impériale, l'organe de discussion au sein du Saint-Empire, il semblerait, sans que cela soit officiellement confirmé, qu'il y ait eut des tensions entre certains de ces membres. Pendant ce temps, la presse internationale a bruissé de nombreuses analyses et contre-analyses, de la Rostovie à la Fiémance en passant par l'Océanie. Mais ces analyses ne portent pas sur le conflit en lui-même, plutôt sur... les positions de la Rostovie et de la Fiémance, ainsi que des autres états, dans celui-ci ! Chacun accusant l'autre, grosso-modo, de vouloir se servir de cette guerre pour asseoir son influence, d'une façon ou d'une autre, et qualifiant les soutiens de l'autre partie de moutons, de vassaux ou encore d'états adolescents. Finalement, chez beaucoup, la guerre semble moins marquer les esprits que les querelles politiciennes, ce qui ne peut qu'être regretté.

De notre côté, nous ne prétendrons pas détenir la vérité ni sur ce conflit ni sur les positionnements internationaux autour de celui-ci. Nul ne peut nier que la Schenkennie a attaquer alors qu'elle avait encore de nombreux autres recours, ce qui ne peut qu'être condamnable, mais il est évident aussi que pour mettre fin à la guerre il faudra discuter aussi bien avec les schenkenniens qu'avec les varlovs. Nous ne pourrons donc que prier le Seigneur – quelque soit le nom que nous lui donnons et notre façon de le révérer – que ce nouveau foyer de guerre prenne rapidement fin, et que les efforts de dialogues du Saint-Empire soient couronnés de succès avant que les victimes n'augmentent et, potentiellement, que le conflit ne s'étende...
Alwine

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Journal : La Nouvelle de Bardaran
Date : 3 janvier 2030

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Le Tranzanyanais : une rumeur devenue réalité concrète :

Depuis quelques temps déjà, la presse, et notamment les ondes de nos confrères de la presse radiophoniques, bruissait de rumeur au sujet d'un projet de Tranzanyanais, se faisant l'écho des bruits qui couraient, pareillement, dans la population. Les rumeurs étaient très diverses, parlant de différents tracés possibles, de différents partenaires impliqués mais aussi de nombreuses autres données, plus ou moins folles en fonction des régions, des personnes et du temps qui passait. Si certains n'hésitaient pas à confirmer ces rumeurs en mentionnant des échos plus ou moins secrets venus du Paréage, d'autres au contraire préféraient les écarter en tournant en dérision une telle idée, notamment en doutant que notre beau continent du Zanyane, malgré tous les efforts des gens de bonne volonté, ne soit prêt pour un tel projet après tous les déboires et surtout tous les conflits qu'il avait connu ces dernières années – années que l'on pouvait, hélas, étendre bien loin en sautant d'un conflit à l'autre.

Pourtant, ces oiseaux de mauvais augure avaient tords d'être aussi pessimistes, car le Zanyane a une nouvelle fois prouvé qu'en dépit de tous les écueils placés sur son chemin, en dépit des mauvaises volontés, de ceux qui ne croient plus en lui, en dépit des guerres plus ou moins influencées par les puissances extra-continentales, en dépit de tout cela, donc, il était toujours debout, toujours plein de vie et prêt à se lancer dans de grands projets. Après les actions centrées autour de la paix, qui avaient notamment menées à la signature par plusieurs pays d'accords visant à garantir celle-ci, à une époque où, pourtant, de nombreux corbeaux noirs avaient couverts ceux-ci de leur ombre pessimiste, c'est aujourd'hui une autre réalisation qui se profile à l'horizon, plus concrète : celle de ce Tranzanyanais dont on aura tant parlé et qui, à présent, se profile comme une réalité concrète et tangible, unissant les efforts et les volontés de pas moins de sept pays, dont cinq nations zanyanaises, dans la poursuite de ce but unique.

Les partenaires seront donc pour ce projet d'une part les riverains : le Bardaran et le Maok, bien sûr, mais aussi d'autres pays qui ont accepté d’accueillir le tracé sur leur sol, à savoir le Bangiso [F9] et l'Elgeria [F6], et d'autre part les « partenaires », acceptant d'investir leur savoir mais aussi pour certains leurs moyens dans la réalisation de ce projet : le Thorval, bien sûr, partenaire de longue date de notre pays, mais également l'Aiglantine, cette république îlienne de l'ouest de notre beau continent dont nous et nos collègues de la presse nationale vous parlent souvent pour leurs nombreuses réalisations ces derniers temps, ainsi que la Fiémance, royaume alméran bien connu de la plupart de nos concitoyens puisque héritier du Terdus. Tous ensemble, tous ces pays, du Zanyane comme de l'Alméra, sont déterminés à mener à bien ce projet, dans le respect de l'environnement et des endroits traversés – notre pays ayant, notamment, obtenu de belles garanties sur la protection des habitations et des terres cultivables dans l'établissement du tracé du projet.

Certains se demanderont peut-être quels sont les intérêts de puissances alméranes à venir investir au Zanyane, et nul doute que de nombreux oiseaux de mauvaises augures, jamais lassés d'avoir tords, diront qu'il s'agit d'une tentative d'ingérence du continent nordique dans la vie du notre, et notamment d'ingérence des puissances chrétiennes au Bardaran. Néanmoins, pas besoin d'aller chercher de sombres motivations dans ces projets. Outre les amitiés bien réelles – les pays concernés étant depuis longtemps les amis des pays zanyanais, et notamment du Bardaran, qu'ils ont tous les deux participer à libérer, mais aussi par exemple du Maok, partenaire fort de ces deux pays et notamment du Thorval – il y a aussi l'intérêt économique, écologique et humain dont ces pays pourront aussi profiter, en faisant accoster leurs vaisseaux au Bardaran pour ensuite, grâce aux liaisons ferroviaires, les faire rapidement transiter jusqu'au Maok, et inversement. Ce n'est donc pas un relent de néo-colonialisme mais bien un projet sincère, porté par les amitiés et les intérêts de tous les partenaires.

À l'heure où le Tranzanyanais est donc une réalité bien actée, dont les premiers travaux préparatoires ont déjà commencé et qui devrait bientôt, une fois tous les acteurs mis d'accords et les vacances de fin d'année terminées pour tout le monde, se concrétiser de façon plus sensible avec le début des travaux proprement dit en plusieurs endroits, les questions vont bon train – sans mauvais jeu de mot – sur l'avenir du projet. Alors que certains pensent que la ligne restera unique, d'autres, au contraire, espère que le Tranzanyanais pourra, à terme, pleinement mériter son nom et traverser l'ensemble du continent du sud au nord et d'est en ouest. La liaison nord-sud semble difficile, mais en soit la liaison ouest-est pourrait ne dépendre que de l'Elgeria, une fois les travaux terminés, et pourraient notamment permettre de joindre facilement l'Aiglantine, déjà acteur du reste du projet, aux autres partenaires. La plupart des observateurs sont néanmoins d'accord pour dire que l'examen d'un tel projet attendra la réalisation de la ligne déjà en chantier et son évaluation : si elle est vraiment un atout, les partenaires pourraient peut-être se laisser tenter par un agrandissement, mais cela n'est pour le moment que du domaine de l'hypothétique.

En attendant nous pouvons en tous cas déjà prier le Seigneur, quelque soit notre manière de l'adorer et le nom que nous lui donnons, pour qu'il favorise le projet de Tranzanyanais, porteur de promesses de paix et de prospérité pour notre beau continent du Zanyane.
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