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Posté : ven. juil. 26, 2019 11:45 am
par Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 17 septembre 2039[/center]

[center]Victoire des communistes au Westrait: Le PCG exulte[/center]


[justify]Sans surprise, le Westrait Communist Party (WCP) emmènera le futur gouvernement du Westrait. Très suivies chez les communistes gandhariens, les élections westréennes ont suscité une passion jusqu'alors inégalée au Gandhari pour des échéances étrangères. Tout s'est passé comme si une victoire du WCP était une confirmation de la victoire du PCG en juin.
Il ne fait plus guère de doute que ces deux partis sont désormais les partis communistes les plus puissants de la planète et chacun à la tête d'une union des gauches.

Comme pour sceller une alliance partisane bien plus qu'une relation cordiales entre deux nations, le traité Westrait-Gandhari qui sera ratifié sous peu lie les deux pays dans leur lutte contre l'opacité bancaire qui a agité la communauté internationale en juillet.
Le Secrétaire Général du Comité Central des Commissaires du Peuple Casey MacKenna et la Première ministre du Gandhari Asha Lota incarne probablement les grandes figures actuelle du communisme mondial et de la gauche en général.
Portés aux responsabilités à moins de trois mois d'intervalle, les deux dirigeants seront donc théoriquement contemporains pour toute la durée de leurs fonctions.

A l'annonce des résultats, les communistes gandhariens ont pris d'assaut un parc de Bunaghar pour fêter ce qui était présenté comme une "soirée de triomphe pour le communisme mondial". Aux cris de "Vive le prolétariat !" et avec des drapeaux communistes à la main, les militants ont célébré cet évènement toute la nuit, en compagnie de quelques ressortissants westréens très ravis de l'issue des élections.

Les ministres communistes n'ont pas caché leur satisfaction de voir le Westrait se doter à son tour d'un gouvernement dirigé par les communistes démocratiquement élu, à l'image du ministre des Affaires Extérieures Vikam Kawera.

"Cela fait deux gouvernements de coalition dirigés par les communistes en trois mois, rendez-vous compte ! Je me réjouis de voir que le communisme est désormais capable de l'emporter aux élections libres et qu'il n'est pas condamné à incarner une voie autoritaire. La volonté populaire s'est exprimée au Westrait et elle sera suivie.

Les travaillistes, de leur côté, ne semblaient pas très réjouis car à l'instar de ce qu'ils ont subi au Gandhari, les socialistes du Democratic Socialist Party ont subis un revers historique. Un député travailliste très inquiet formulait sa crainte de voir l'électorat de gauche choisir les communistes en premier au détriment des socialistes comme c'est généralement le cas partout dans le monde.

A bien des égards les résultats au Westrait ressemblent beaucoup aux notre, j'espère juste que les socialistes du monde entier sauront prouver qu'ils restent une force avec qui il faut composer pour exister...

Un souhait qui ne sera sans doute pas honoré lors des élections du 20 septembre à Ennis. En effet, le candidat socialiste culmine à... 2%.
[/justify]



[center]Le Parti Populaire Gandharien interdit: La droite accuse Asha Lota d'avoir magouillé pour agrandir sa majorité[/center]


[justify]Suite à la redistribution des sièges du PPG aux cinq partis arrivés en tête, la droite a crié au sabotage de l'opposition. Les vingt sièges du PPG ont en effet été redistribués à part non égales, déterminées par la position des partis aux élections.
Alors que la droite plaidait pour redonner quatre sièges chacun pour respecter peu ou prou les proportions, le gouvernement a obtenu du tribunal constitutionnel une répartition tenant compte du résultat des élections, permettant ainsi au PCG d'empocher 6 sièges en plus au lieu de 4.
Tollé à droite contre la Première ministre et ses "méthodes bykovs". Le PCG est de son côté resté muet, jurant de ne pas perdre son temps à répondre au PAC "qui se permet de venir encore chouiner pour un rien".
Ranbir Nandlah a renvoyé les conservateurs à leur calculatrice, lui qui est dans leur collimateur après ses propos polémiques sur la Vasconie.

"Avec la méthode de la droite les trois partis membres de la coalition auraient obtenus 12 sièges sur 20 (3 fois 4). Notre méthode de répartition est plus équitable car ces même trois partis de la majorité n'en prennent que 11. Mais je comprend qu'une victoire communiste soit encore en travers de la gorge de certains."

Les Libéraux n'ont pas caché leur contentement de voir 5 députés rejoindre leurs rangs. Les écologistes sont un peu pénalisés par la méthode mais ils consentent car gagner 4 députés sur un total de 21 élu était hors de proportion.
Asha Lota qui avait une majorité absolue étriquée de 237 députés sur 465 peut désormais se targuer d'en avoir 248 sur 465 dont 137 pour le PCG. Une belle opération donc.[/justify]

Posté : ven. juil. 26, 2019 5:57 pm
par Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 18 septembre 2039[/center]

[center]Palanai: La gauche s'unit pour tenter d'enlever la région à la droite[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/5q8e1.png[/img][/center]
[center]Pour la première fois, Communistes, Travaillistes et Écologistes feront liste commune[/center]

[justify]Stupeur à Palanai.
La région historiquement de droite qui traverse des élections anticipées pour le 1er novembre pourrait bien basculer à gauche en raison d'une union de la gauche.
Le leader communiste local Baljeet Nain a annoncé dans une grande conférence de presse que communistes, écologistes et travaillistes feraient liste commune aux élections du premier novembre.
A cette annonce, difficile de ne pas voir une certaine panique à droite même si l'interdiction du PPG garantit un report de voix théoriquement suffisant pour l'emporter. Mais une petite dynamique en faveur de cette liste inédite pourrait suffire à remporter la mise.
En effet, le système électoral de Palanai accordant un tiers des sièges au parti arrivé en tête, il est avantageux de faire alliance pour tenter d'avoir un total de députés de gauche au parlement régional bien plus élevé qu'il ne l'a jamais été.

Seuls chacun dans notre coin nous perdrons à coup sûr. Alors que la Gauche a démontré sa capacité à s'unir au niveau national, reproduisons cela au niveau local et nous l'emporterons.
Il s'agira non pas seulement d'une victoire mais aussi d'une revanche face à ceux qui ont assassiné nos camarades. Vous vouliez éradiquer les forces de gauche et les communistes en priorité ? J'ai le regret de vous annoncer que vous risquez d'en bouffer par le nez jusqu'à la lie !


La politique n'est jamais une science exacte mais une addition des intentions de vote des trois partis créditerait une union de la gauche de 34% des voix. Donnée vaincue et éparpillée façon puzzle, les forces de gauche viennent donc d'être propulsés au rang de favoris en une soirée.
Rappelons qu'un exécutif régional a des compétences dans l'éducation, l'environnement, les transports, le développement économique régional et possède une fiscalité propre.

Parmi la bourgeoisie de Palanai, la nouvelle n'a pas manqué de créer un vent de panique. "L'arrivée des rouges" est visiblement redoutée et des appels ont d'ores et déjà été lancés pour que les Libéraux s'allient aux Conservateurs dans une logique de barrage aux forces de gauche. Une telle alliance pourrait culminer à 43% si on additionne les chiffres du premier sondage mais nous insistons encore sur le fait que rien ne s'additionne parfaitement en politique. Rien n'indique pour l'instant quel camp pourrait l'emporter contre l'autre.

Il n'empêche qu'au siège du Parti Communiste à Bunaghar une ambiance guillerette semblait régner. D'aucuns attribuent cet accord à Asha Lota qui aurait demandé à ses cadres de faire autant de concessions que nécessaires pour conclure une alliance.
Une sorte de "dumping politique" qui débouchera donc sur un travailliste en tête de liste.
Ou l'art de briser la droite et la forcer à courir après les libéraux... pour mieux désigner les libéraux comme étant la cinquième roue du carrosse de la droite ? Très pratique pour dissuader les quelques travaillistes Kahlon-compatible de continuer à soutenir ouvertement les Libéraux dans des alliances de circonstance...[/justify]

Posté : sam. juil. 27, 2019 8:36 am
par Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 20 septembre 2039[/center]

[center]Bunaghar: 100 000 personnes défilent contre la "Peste rouge"[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/wy0eD.png[/img][/center]
[center]Première manifestation anticommuniste depuis l'arrivée au pouvoir du PCG[/center]



[justify]Alors que le monde entier constate une poussée du communisme aux quatre coins du monde, les opposants de la droite conservatrice ont décidé de prendre les devants pour entamer ce qu'ils appellent "une résistance à la lame de fond communiste".
Sous l'impulsion du jeune millionnaire et chef d'entreprise Sachveer Taleri, une grande marche contre le communisme a été organisée dans les rues de la capitales.
Arborant des signes condamnant l'idéologie dominante du gouvernement, les manifestant ont clamé leur peur pour l'avenir et leur refus de voir le Gandhari devenir une "République Populaire" au service du prolétariat.
L'attentat communiste en Vasconie n'a rien arrangé et a même poussé dans la rue des manifestants qui ne comptaient pas spécialement venir.

Le Communisme tue. Cette peste rouge, ce cancer se répand actuellement sans que nous ayons le moyen de l'arrêter. Le gouvernement nous confisque même notre réussite. Moi qui ait eu un joli parcours je vais voir mon salaire actuel de 684 livres réduit de moitié à cause de la limitation des salaires. Où va aller mon argent ? Chez des gens qui ne se sont pas battu pour avoir les diplômes que j'ai eu. Je me fiche de gagner 5 fois le salaire minimum, ce qui m'importe c'est d'être rémunéré à la hauteur de mon travail et de mon parcours. Sus à ce gouvernement spoliateur !

Le victoire des communistes au Westrait, l'attentat communiste en Ennis, l'attentat communiste en Vasconie, la victoire des communistes au Gandhari, une possible poussée en Eashatri, les signes d'alarme se multiplient pour les manifestants qui réclament une réaction internationale pour endiguer le fléau.

Nous appelons au secours les nations raisonnables. Ne laissez pas la peste communiste vous infecter, il faut couper le mal à la racine. La réussite est devenue synonyme de trahison, gagner sa vie est devenu un crime. Ce n'est pas possible de vivre stigmatisé et pointé du doigt pour son succès. Le communisme doit être interdit !

Cette manifestation revêtait un caractère inédit car elle mobilisait essentiellement des gens issus des catégories aisées. Si très peu regrettent la fin du régime autoritaire de Sankar Amrish, beaucoup auraient préféré que Parampal Kahlon soit reconduit. Son échec reste aujourd'hui très difficile à accepter, d'autant plus qu'il était le grand favori une grande partie de la campagne.
Le millionnaire Sachveer Taleri analyse la situation et estime que le Gandhari a une part de responsabilité dans cette montée internationale du communisme:

La défaite de Parampal Kahlon est en parti responsable de ce qu'il se passe aujourd'hui dans le monde entier. Asha Lota a réussi ce qu'aucun parti communiste n'avait fait avant: se hisser au pouvoir de manière démocratique par les urnes. Quel image d'espoir pour cette mouvance ! Le Parti Communiste Gandharien nourri désormais l'espoir de communistes du monde entier. La Première ministre, notre Première ministre est devenue un étendard qui servira de modèle aux partis communistes de toute la planète. Son succès inspire et sert de carburant car elle symbolise l'espoir de tous ces gens, qu'ils soient violents ou non.
Ensuite il y a eu le Westrait. Là-bas aussi le Westrait Communist Party est sorti en tête des élections. La deuxième fois en trois mois. Il n'en fallait pas plus pour que la machine s'emballe. J'appréhende aussi les élections de novembre en Eashatri. Les communistes sont actuellement crédités de 11-12%, un niveau stable certes mais qui ouvre la voie à une dynamique communiste en pleine campagne électorale. Ma plus grande crainte c'est que l'Eashatri, lui aussi pris par une fièvre communiste, se retrouve avec des communistes à 15, 16, 17% au lendemain des élections. Si la gauche aujourd'hui favorite gagne ils seront incontournables et pourront entrer au gouvernement. Un véritable cauchemar.
Maintenant les regards seront tournés vers la Vasconie, j'ai bien peur que la situation dérape...


La manifestation s'est passée dans le calme, aucun incident n'a été signalé.
La police de Bunaghar a en revanche repoussé des contre-manifestants venus pour provoquer. Du gaz lacrymogène a été utilisé pour les disperser.
Dans la soirée, la Vice-Première ministre Ikna Omara a justifié l'intervention de la police contre les groupuscules radicaux.

Le droit de manifester est fondamental et il était de notre devoir de veiller à ce que cela se passe bien. Le Gandhari est une république démocratique et garantit la liberté d'expression et de manifester à chacun de ses citoyens. Assurer la sécurité dans une manifestation est de la responsabilité des autorités et nous ferons toujours en sorte que toute protestation puisse s'exprimer en toute sérénité.




[/justify]

Posté : sam. juil. 27, 2019 8:36 pm
par Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 21 septembre 2039[/center]

[center]Le ministre de l'Agriculture chahuté par des grands propriétaires terriens[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/G8qZa.jpg[/img][/center]
[center]Le ministre de l'agriculture, Amandev Sihria[/center]



[justify]Le coup était vraisemblablement bien préparé.
Alors que le ministre de l'Agriculture devait visiter une grande exploitation terrienne non loin de Sojaptur, l'Union Syndicale des Grands Propriétaires Terriens (USGPT) avait décidé de marquer le mécontentement de la profession.
Alors que le ministre est arrivé pour visiter une grande ferme, de nombreux propriétaires mobilisés s'étaient constitués en comité d'accueil pour abréger la visite et inciter le ministre à partir.
Lui-même communiste, le ministre a eu à faire face à une expression de la colère des grands propriétaires terriens qui voient leur marge diminuer à vitesse grand V après les mesures prises par Asha Lota.
La première d'entre elle a été l'interdiction du travail des enfants. Main d’œuvre bon marché, il n'était pas nécessaire de la payer aussi bien qu'une main d’œuvre adulte. Le décret d'interdiction a donc obligé les propriétaires à se séparer de ces petites mains certes plus faibles en productivité mais bien moins coûteuses.
Aujourd'hui l'ensemble des fermes s'est plié à la nouvelle règle et a embauché une main d’œuvre intégralement adulte. Ce changement a bouleversé le poids de la masse salariale qui s'est évidemment accru et beaucoup de grand propriétaires ont dû rogner dans leurs revenus personnels. L'USGPT dénonce donc une paupérisation de la profession.
Difficile pour le ministre de ne pas rire quand on lui présente cet argument car les propriétaires terriens restent encore très largement dans une situation confortable.

Outre la fin d'une source d'économie via l'emploi des enfants, le deuxième mauvais coup qui semble constituer la goutte de trop est bel et bien l'instauration d'un salaire minimal, prévu pour le 1er janvier 2040.
Les grands propriétaires ont annoncé leur refus d'appliquer la loi.
Pour information, un ouvrier agricole est aujourd'hui payé 25 livres par mois au maximum avec un hébergement et la nourriture incluse. Pour ces propriétaires, un salaire à 78 livres est inimaginable en plus d'être jugé trop élevé pour le niveau de qualification des ouvriers.
Autre point d'achoppement, le salaire maximal indexé sur cinq fois le salaire minimal. Pour des grands propriétaires qui gagnent parfois plus de 1500 livres par mois, un niveau démesurément élevé par rapport aux ouvriers, voir leur salaire ramener à moins de 400 livres est encore plus inimaginable.

Lorsque le ministre est arrivé, les propriétaires l'ont d'abord hué puis l'ont entarté. Exfiltré par son service d'ordre, Amandev Sihria n'a pas pu effectuer sa visite. Désireux de s'expliquer avec les propriétaires mécontents, ces derniers ont refusé tout dialogue, renvoyant le ministre à son "idéologie communiste nauséabonde".
Très déçu de la situation, Amandev Sihria a alors décidé d'annuler sa visite, tout en disant à l'USGPT que sa porte restait ouverte à son ministère.

Très remonté par la situation, le ministre de l'Industrie et des Mines et Numéro 2 du Parti Communiste Ranbir Nandlah a fustigé l'attitude du syndicat des richissimes propriétaires terriens et a promis que le gouvernement n'en resterait pas là.
Ces menaces à peine voilées ont lancé toutes les spéculations possibles. Quelle sera la réponse du gouvernement, piqué au vif et confronté à une fronde virulente des riches propriétaires ?
Personne ne le sait mais selon un député communiste:

Ceux qui doutaient que nous étions vraiment communistes n'en douteront bientôt plus.

Ambiance.[/justify]

Posté : dim. juil. 28, 2019 8:47 am
par Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 23 septembre 2039[/center]

[center]Asha Lota annonce la confiscation des terres agricoles[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/kjGNl.png[/img][/center]
[center]La sanction est tombée, les grands propriétaires terriens sont dépossédés de leurs terres[/center]


[justify]Après la fronde des grands propriétaires terriens qui a été jugée "inacceptable" par le Parti communiste, Asha Lota est sortie de son silence... pour annoncer les mesures prises pour enrayer cette crise.
Après avoir rappelé que les grands propriétaires s'adonnaient à un mode d'exploitation humaine proche de l'esclavage, qu'ils n'avaient jusqu'à cette année aucun scrupule pour embaucher des enfants et les priver de scolarité, qu'ils étaient richissimes et agissaient en tant que classe prédatrice pour la défense de ses intérêts au détriment des autres, la sanction est tombée comme un couperet.
Les richissimes propriétaires sont donc privés de leur terres et expropriés de leurs exploitations sans aucune compensation de l'Etat qui justifie cette mesure par le "mépris des règles, des lois et de la dignité humaine".

Asha Lota a précisé que l'Etat via le ministère de l'Agriculture gérerait temporairement les grandes exploitations, le temps que les ouvriers-paysans s'organisent pour construire des structures d'autogestion dans les désormais baptisés "Grands domaines fonciers de l’État du Gandhari".
Le rôle de l'Etat se limitera à la possession effective des terres mais la gestion des exploitations sera confiées aux travailleurs eux-même qui pourront s'organiser en Comités Agricoles, où les décisions prises seront collectives.
Asha Lota a également encouragé la mise en commun de plusieurs grandes fermes pour créer des superstructures et faire des économies d'échelles. Elle a également précisé que chaque domaine serait dans l'obligation d'introduire des filières d'hydroponie pour lutter contre l'activité monospécifique.
La Livre Gandharienne étant faible selon un rapport international, l'opportunité d'exporter massivement fruits et légumes à hauts rendements sera saisie.

La Première ministre a également détaillé l'organisation des Comités Agricoles dont la création sera inscrite dans la loi. Se voulant démocratique, les comités réuniront sous forme de collège l'ensemble des travailleurs d'un grand domaine foncier. La prise de décision se fera horizontalement mais un bureau de gestion qui proposera les grandes orientations du domaine sera élu tous les ans par les travailleurs. Dans les Comités Agricoles seront décidés les orientations de production du domaine, l'achat de matériel, l'embauche de nouveaux travailleurs et tout un ensemble de décisions administratives.
Ce mode de gestion agricole met fin à l'hégémonie des grands propriétaires qui s'enrichissaient sur le travail des ouvriers-paysans. Fair-play, Asha Lota a refusé de saisir l'ensemble du patrimoine financer des grands propriétaires, jugeant qu'il n'était pas nécessaire de s'inscrire dans une logique de vengeance jusqu’au-boutiste.
Si la gauche dans son ensemble a applaudi la réaction vive du gouvernement, la droite et le centre ont dénoncé une négation du droit de propriété et de la liberté d'entreprendre. Les communistes ont alors renvoyé les oppositions à leur amour pour l'exploitation humaine et le profit.

La Vice-Première ministre chargée des Affaires Intérieures, Ikna Omara, a annoncé que le début des confiscations et des expropriations était immédiat.
"Les grands propriétaires ont 24 heures pour quitter leurs exploitations. En cas de refus nous n'hésiterons pas à recourir à des huissiers puis aux forces de l'ordre."

Le gouvernement a précisé que les propriétaires étrangers des zones franches ne seraient pas concernés par cette mesure et qu'ils continueraient à administrer librement leurs exploitations sous réserve de payer au salaire minimum et de bien traiter les employés.



[center]Palanai: Face à la gauche, nationalistes et conservateurs feront liste commune[/center]

La réaction de la droite était attendue.
Alors que la gauche avait réalisé l'exploit de s'unir sur une seule et même liste, nationalistes et conservateurs ont dû consentir à faire de même pour faire en sorte que la région reste à droite.
Et surprise, la tête de liste sera... Amarleen Sihra. Femme politique très appréciée bien au-delà de la droite, madame Sihra représente un énorme atout pour gagner et devancer largement la gauche.
Ancienne ministre de l'Agriculture, sa démission soudaine était intervenue après des menaces issues du camp Amrish. C'est à cette occasion qu'Asha Lota est entrée au gouvernement pour la remplacer.
Il ne fait aucun doute qu'Amarleen Sihra est propulsée favorite des élections du premier novembre.

Au centre, l'union de la droite et de l'extrême-droite suscite à la fois une immense désillusion et une grande déception. Beaucoup plaidaient pour une alliance de la droite et du centre.
Les Libéraux sont donc finalement exclus de la compétition sans merci qui s'engage pour ravir la présidence de région. La constitution d'un bloc de gauche et d'un bloc de droite forts rend en effet sa victoire très improbable.
L'électorat libéral sera donc tiraillé entre une gauche de plus en plus radicale et communiste dans son ensemble et entre une droite conservatrice dure.

Parampal Kahlon a déclaré être "déçu" et a déploré une course toujours plus effrénée vers les extrêmes, que ce soit à gauche ou à droite. Il a également estimé être la seule force modérée du pays.
"Si vous me demandez de choisir entre une gauche communiste qui confisque des terres et une droite nationaliste qui prône la fermeture du Gandhari au monde, alors je reste chez moi", a déclaré l'ex-Premier ministre.




[/justify]

Posté : lun. juil. 29, 2019 8:56 am
par Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 26 septembre 2039[/center]

[center]Une aventure hasardeuse qui ne passe pas, Asha Lota menacée de limogeage par son propre camp[/center]


[justify]
Alors que le monde entier a assisté, hébété, à une action unilatérale très imprudente pour soutenir la révolte de Vasconie, beaucoup de députés s'interrogent sur le bien fondé de l'action d'Asha Lota.
Si les députés de l'opposition étaient évidemment vent debout contre une telle initiative déshonorante pour le Gandhari, les députés du Parti Communiste accusent Asha Lota de "saboter" l'opportunité historique que les électeurs leur ont donné.
Bien décidés à ne pas laisser l'opposition profiter de la situation pour faire passer une motion constructive, les députés communistes se sont réunis et ont adopté une motion favorable au changement de Premier ministre.

Un député communiste: Asha Lota n'est pas encore mûre pour diriger le pays. Ce qu'elle a fait est un acte de trahison envers notre engagement. Nous avons besoin de retrouver de la cohérence et de vite sortir du chemin dangereux dans lequel elle nous engage.

La fronde ne se limitait aux seuls députés communistes. Certains ministres communistes ont émis publiquement leurs doutes quant au bien fondé de la politique internationale.
Furieux, le ministre des Affaires Extérieures Vikam Kawera assure qu'il n'a jamais été mis au courant et qu'il aurait naturellement mis son veto à un tel plan. Il envisage de démissionner si aucun accord n'est trouvé pour un changement de cap radical.

Alors que la droite et le centre semblent décidés à lancer une motion de censure constructive avec le nom de Parampal Kahlon en tant que Premier ministre d'alternative, une course contre la montre s'engage pour séduire les travaillistes qui auront les clés du dénouement entre leurs mains.
Le Président de la République n'a toujours pas réagi aux évènement mais il pourrait prendre la parole après avoir laissé les tractations se faire.

Alors si Asha Lota venait à être limogé, qui pour la remplacer ?
Si le choix naturel serait Ranbir Nandlah, numéro 2 du parti, le fait qu'il soit le compagnon de la Première ministre en refroidit plus d'un. Comment avoir confiance en effet si Asha Lota est encore en mesure d'exercer une quelconque influence ?
Détenant le sort de la coalition entre ses mains, ce pourrait bien être le nouveau dirigeant travailliste et ex-communiste Jasbir Kejar qui pourrait s'imposer.
Son profil d'homme de gauche et plus modéré qu'Asha Lota pourrait permettre de tenir les travaillistes et les empêcher de soutenir Parampal Kahlon. Les députés communistes, soucieux de s'assurer cette fois-ci un gouvernement stable ne verraient pas d'inconvénient à céder le Palais du Gurbaghat Taoni au travailliste, sous réserve que le gouvernement reste dans la configuration actuelle.

Un député communiste: Si nous sommes attentifs à ce qu'il se passe en Vasconie, nous refusons toute ingérence dans les affaires étrangères des autres États. Nous sommes un parti communiste de gouvernement et nous ne laisserons pas une politique transformant le Gandhari en État-voyou se faire. Jasbir Kejar, qui a appartenu à nos rangs dans ses jeunes années, est pour moi un choix adéquat.

Les députés de la majorité ont demandé la tenue d'une commission d'enquête pour savoir comment cette opération militaire a été décidée. Asha Lota serait questionnée, ainsi que son compagnon et le chef d'Etat-major Kachela.

Aucune réponse n'émanait des services de la Première ministre ce matin.

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Posté : lun. juil. 29, 2019 11:24 am
par Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 26 septembre 2039[/center]

[center]Le travailliste Jasbir Kejar remplace Asha Lota[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/9qPN1.jpg[/img][/center]
[center]Le nouveau Premier ministre marque un changement de style et de gouvernance[/center]


[justify]Homme de gauche incontesté, modéré dans ses propos et ses actes, doté d'une autorité naturelle, stricte, Jasbir Kejar tranche avec le décorum instauré jusque là par la désormais ex-Première ministre communiste.
Au milieu d'une petite foule de députés communistes déçus et écœurés par les derniers évènements, le chef du Parti Travailliste a su trouver les mots pour conquérir leur soutien.
Assurant que le contrat de coalition était intact et que le programme serait appliqué, le nouveau Premier ministre a toutefois déclaré qu'il reviendrait sur la confiscation des terres, jugée antidémocratique et probablement illégale.
Il a également dit que sa première priorité serait l'établissement du budget 2040 avec un investissement dirigé vers la construction du réseau autoroutier qui restera gratuit. Le nouveau chef du gouvernement a également promis d'augmenter les dépenses sociales pour réduire les inégalités.
En terme de politique étrangère il a plaidé pour un non-interventionnisme et un mea culpa international après ce qui venait de se produire.
Jasbir Kejar a également l'intention d'établir le dialogue avec le nouveau Président élu de la République Fédérale d'Ennis pour le rassurer sur les intentions gandhariennes et enterrer définitivement la hache de guerre.
Enfin il a affirmé haut et fort qu'Asha Lota avait agi dans le cadre d'une "République Populaire Gandharienne" imaginaire et qu'elle avait donc outrepassé ses fonctions en axant la politique étrangère du Gandhari sur la défense d'une idéologie.
Faisant le vœu d'une stabilité retrouvée, mettant ainsi fin à 9 mois d'instabilité, le nouveau Premier ministre annonce que le gouvernement sera conservé dans sa configuration actuelle.

Le nouveau Premier ministre justifie le changement nécessaire de cap:
La majorité avait le choix entre continuer sa dérive vers un communisme autoritaire ou bien donner un coup de frein et rester dans le domaine du raisonnable. Notre pays ne pouvait continuer dans cette direction sans se mettre au ban des nations. Je crois que chacun est ici d'accord sur l'idée que "Gandhari" ne doit plus être un épithète de "communisme". Nous formons une coalition hétéroclite qui regroupe toutes les nuances de gauche. Donc c'est soit on s'engouffre dans une voix sans issue, soit on se ressaisit et on évite d'aller dans le mur. Asha Lota incarnait le communisme combattif et expansionniste. Ce n'était pas le bonne voie.

La passation de pouvoir a eu lieu dans la plus grande discrétion, le palais étant soucieux de donner l'impression que la vie suivait son cours.
Asha Lota s'est brièvement exprimée en disant assumer ses actes, ce qui n'a pas manqué d'énerver dans les rangs communistes.
Si son compagnon Ranbir Nandlah reste au gouvernement, Asha Lota devrait être vite remplacée à la tête du parti communiste. Aucun candidat ne se détache encore mais beaucoup de député ont fait savoir qu'ils soutiendraient un candidat prônant le communisme de gouvernement qui a permis au parti de remporter les élections.

L'opposition, rassurée par le profil du nouveau Premier ministre, a renoncé à déposer une motion constructive et a jugé que les conditions étaient désormais réunies pour la majorité applique une politique suite au mandat donné par les électeurs.
Très peu apprécié par Jasbir Kejar, Parampal Kahlon a néanmoins jugé qu'un bon choix avait été fait dans l'intérêt du pays. Il a également souhaité au gouvernement une stabilité retrouvée.


[/justify]

Posté : lun. juil. 29, 2019 5:00 pm
par Plutark38
[center]Gaandhaaree ne Tee.Vee. - गांधारी ने टी.वी.[/center]
[center]Chaîne d'information[/center]
[center]27 septembre 2039[/center]

[center]Interview exclusive du nouveau Premier ministre[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/aO0mE.jpg[/img][/center]
[center]Le Premier ministre, Jasbir Kejar[/center]


[justify]Nous recevons Jasbir Kejar qui a accepté de répondre à nos questions en direct. Son arrivée aussi brutale qu'inattendue a pris de court tout le monde tout comme l'opération quasi-suicidaire commanditée par Asha Lota en Dytolie. Personne ne s'attendait à un revirement politique aussi énorme si peu de temps après les élections.
Refusant de cautionner la dérive de la Première ministre, les députés communistes ont dit stop et l'ont forcé à démissionner. Jasbir Kejar, âgé de 37 ans, a été désigné comme nouveau Premier ministre par l'ensemble des députés de la coalition de gauche. Son profil d'économiste, sa position anti-alliance avec le centre et sa personnalité modérée ont convaincu les élus de la majorité.


Bonjour monsieur le Premier ministre. Votre arrivée est aussi surprenante qu'inattendue, que vous inspire cette situation de jamais vu ?

Bonjour.
Je suis tout aussi surpris que vous pour être franc. Asha Lota avait plutôt bien commencé en appliquant le programme de coalition. Ensuite il y a eu la révolte de Palanai. Puis pour terminer cette aventure insensée en Dytolie. Rien ne s'est passé comme prévu si vous voulez mon avis et je pense que ma prédécesseure a été quelque peu déboussolée. Je ne suis pas persuadé qu'Asha Lota était faite pour exercer le pouvoir. Sa personnalité impulsive, son côté autoritaire, sa tendance à placer le communisme au-dessus de tout ont tout gâché. Le potentiel pour rester dans la durée était là. Elle s'est tiré une balle dans le pied sans que personne ne l'assiste dans son échec. Comme beaucoup de membres de la majorité je n'aurais jamais de mots assez durs pour exprimer le sentiments de trahison qui m'a traversé quand j'ai appris qu'elle avait tenté une ingérence dans un pays pourtant en démocratie. En difficultés sur certains points, certes, mais en démocratie.
La commission d'enquête du Parlement se chargera de tirer au clair la situation et les conclusions seront rendues en temps voulu. Cette affaire est très grave, personne ne réalise encore sa portée et je suis en mesure de vous révéler que Rajindar Dahalo, le Président de la République donc, le chef des armées, n'avait pas été informé de cette opération. C'est très grave, je le répète. Si cela se confirme non seulement Asha Lota a violé la Constitution mais en plus des cadres de l'armée seront mis en cause. L'affaire suit son cours en attendant et je préfère ne pas consacrer mon énergie là-dessus, mes priorités sont ailleurs.

A 37 ans vous êtes le plus jeune dirigeant de l'histoire du pays. Pour rappel Asha Lota a 38 ans. Ne craignez-vous pas que des gens se disent que vous êtes inexpérimentés et ne vous fassent pas confiance ?

Je conçois que ça puisse gêner mais cela ne sera pas un frein pour moi. J'ai connu la clandestinité lors du régime de Sankar Amrish du fait de mon ancienne appartenance au Parti Communiste. Croyez-moi, quand vous êtes dans cette situation dangereuse pour vous-même vous mûrissez plus vite qu'en temps normal. Je suis économiste, je travaillais jusqu'à cette année dans un institut d'études économiques. J'ai notamment été l'auteur d'un rapport sur l'opportunité de proposer une politique de relance après vingt ans de conservatisme sévère. J'ai également travaillé sur les conséquences d'une ouverture économiques du Gandhari. Les zones franches c'est un dispositif que j'ai défendu pour d'abord donner une vitrine de notre pays aux pays étrangers. Ceux qui redoutent ma jeunesse verront rapidement à l'usage que je maîtrise mes dossiers et que je connais les rouages de l'économie.
Le programme actuel de la coalition est viable, à condition d'éliminer les mesures les plus extrêmes comme la taxe sur les fortunes à 66%.
A vrai dire je suis pour annuler ce point du programme et nous contenter du plafonnement des salaires de 1 à 5. Je ne veux pas m'inscrire dans une logique de spoliation des biens. A mon sens une politique de gauche qui désigne les gens aisés comme bouc-émissaire est archaïque. Plutôt que de les montrer du doigt nous devons les intégrer dans une politique qui leur est totalement étrangère voire même défavorable. Investir au Gandhari doit être valorisé, récompensé. Le rôle du gouvernement doit être de veiller à ce que les droits de tout un chacun soient respectés.

Est-ce donc un véritablement tournant politique ? Peut-on parler de la fin du communisme de gouvernement ?

Au risque de vous décevoir, je ne m'inscrit pas dans le "communisme de gouvernement" d'Asha Lota. Primo je ne suis pas communiste et ensuite je crois qu'elle a prouvé, malheureusement, que sa ligne n'était pas viable.
Les députés communistes ne sont pas arc-boutés sur leurs positions et ont accepté de lâcher du leste pour s'inscrire dans une démarche qui reste au contact de la réalité. Le programme de coalition sera globalement respecté mais il sera nettoyé des mesures pouvant porter atteinte à l'économie et à l'image du pays. Mon rôle est clair: appliquer le programme de la coalition et apporter de la stabilité à ce pays qui est déjà à son quatrième dirigeant en 9 mois.
L'année 2039 restera à bien des égards assez étonnante, entre révolution et échec, mais elle restera fondatrice. Les députés communistes m'ont assuré un fort soutien et m'ont fait promettre de rester au moins deux ans pour ramener cette stabilité qui n'est toujours pas revenu. Mon objectif est évidemment d'aller au terme du mandat mais vous le savez comme moi, il suffit de si peu pour emporter un gouvernement...

Comptez-vous apporter de nouveaux chantier avec vous ?

Bien entendu. A commencer par un redécoupage des régions du pays. Elles sont au nombre de 5 aujourd'hui et bien trop grandes. Mon objectif est de monter à douze et de les faire entrer en vigueur à l'occasion des élections régionales de juillet 2041. Nous préciserons aussi les contours des compétences pour aller vers plus d'autonomie régionale. Il faut donner plus de marge de manœuvre aux régions et aux grandes métropoles. Bunaghar et Sojatpur sont parmi les villes les plus peuplées du monde, je souhaite donc qu'elles soient elle-même dotées d'un exécutif régional. Le nom de "région" sera dans ce cas discuté. L'important est de retrouver de la cohérence territoriale car ce découpage était déjà en vigueur à la fin de la monarchie. Il faut dépoussiérer tout ça et valoriser nos villes de moins de un million d'habitants qui méritent d'acquérir un rôle administratif dans des régions qui leur seront propres.
Ensuite je souhaite promouvoir le tourisme et la culture de notre pays. C'est la raison pour laquelle le Gandhari participera au concours des Sept Merveilles du monde. Un programme d'aménagement de stations balnéaires sera à l'ordre du jour. Il faudra aussi mieux valoriser notre patrimoine national, qu'il soit historique ou naturel. Nous avons des temples hindouistes fabuleux mais il y aussi les temples sikhs et les mosquées. Notre pays a également la chance d'avoir des palais somptueux qui rappellent la puissance de la dynastie Watarah à l'époque moderne et contemporaine.

Que pensez-vous de la victoire de l'Amiral Lúi Ó Móráin à Ennis ?

Le pays a traversé une tragédie et a besoin, sans doute, d'une figure tutélaire rassurante. Je ne partage pas les idées du nouveau président ennissois mais je reconnais volontiers son caractère protecteur pour les ennissois qui ont traversé un grand traumatisme. Je sais qu'il abhorre le communisme mais il ne tardera pas à se rendre compte que le Gandhari n'est pas un État communiste mais un pays démocratique sans idéologie officielle.
Je lui ai déjà fait part de ma volonté d'avoir une discussion franche et sincère avec lui pour crever les abcès et fonder une relation diplomatique saine et positive pour nos deux pays. J'espère obtenir une réponse favorable mais je redis avec force, il n'a rien à craindre de nous et aurait tout à gagner à discuter avec nous. Je ne suis pas un hurluberlu qui promène mes navires sur les océans moi.

Qu'en est-il pour le budget 2040 ?

Le budget 2040 sera présenté au cours du mois d'octobre. Nous maintiendrons les dépenses militaires à 7,25% du PIB mais la priorité restera la dépense sociale. Avec l'entrée en vigueur du salaire minimum nous pourrons notamment désengager des dépenses et les rediriger vers le financement des retraites pour passer l'âge actuel de 65 à 62 ans de manière très progressive. Nous mettrons aussi fin aux subventions démesurées de l’État aux grands propriétaires terriens. Nous soupçonnons le gouvernement d'Amrish d'avoir pratiqué corruption et clientélisme à grande échelle, il nous faudra déblayer tout ça et supprimer toutes les lignes du budget qui nous paraissent suspectes. Je ne m'étendrais pas non plus sur le financement de milices privées qui font partie du budget.
Être un autocrate ça a visiblement du bon car personne ne peut contrôler le budget. Je m'étonne également que le gouvernement d'Asha Lota n'ait pas commencé à se pencher sur le budget. Mais je veux bien lui accorder le bénéfice du doute avec les évènements de Palanai...

Merci monsieur le Premier ministre, un mot pour la fin ?

Nous venons de traverser une période assez décevante et je veux croire que la parenthèse est refermée. Je me mets au travail dès maintenant, au service des gandhariens. Je compte bien apporter mon expertise économique et tout mon sérieux pour mener notre politique à son terme. Nous poursuivons tranquillement notre route malgré les soubresauts.
Merci de m'avoir reçu ![/justify]

Posté : mar. juil. 30, 2019 11:53 am
par Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 28 septembre 2039[/center]

[center]Premier conseil des ministres du Gouvernement Kejar[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/NvRJZ.jpg[/img][/center]
[center]Le travail sans relâche, ingrédient principal de la méthode Kejar[/center]


[justify]Les journalistes étaient nombreux à se masser au palais du Gurbaghat Taoni pour assister au premier conseil des ministres du gouvernement Kejar. Fait rarissime, le conseil était en effet ouvert à la presse qui avait le droit de prendre des photographies et des notes mais pas de filmer.
Opération de communication ou non, l'exercice avait bel et bien pour objectif de montrer un gouvernement au travail malgré les derniers jours agités.

Le Premier ministre a ouvert la séance par un discours de vingt minutes où il a tracé les grandes lignes de sa méthode. Refusant d'être un chef de gouvernement omnipotent comme sa prédécesseure, Jasbir Kejar souhaite une implication forte des ministres dans leurs propres dossiers. Des ministres sur le terrain, pédagogues, ouverts d'esprits et non centrés sur leurs opinions personnelles, le tableau dépeint a de quoi rassurer après trois mois assez chaotiques en terme de stratégie gouvernementale.

Le mois d'octobre sera celui du budget et à ce titre Leena Bader, la ministre des Finances, sera en première ligne. Le calendrier est déjà précisé avec la mise en place de la session d'arbitrages pour la première quinzaine d'octobre au Parlement via la commission des finances. Un premier budget prévisionnel sera présenté en conseil des ministres autour du 30 octobre puis il ira en débat à la Chambre du Peuple où les députés pourront amender à la marge le projet de loi de finances. L'adoption du budget 2040 est donc prévu pour la première quinzaine de novembre.
Un rapport détaillé sur l'économie gandharienne est par ailleurs prévu d'ici la fin de l'année. Jasbir Kejar déplore la non existence de statistiques fiables et a donc chargé la Ministre de l’Économie de produire un rapport complet pour la fin de l'année 2039 et de créer un institut national des statistiques gandharienne (INSG). Les résultats partiels de l'enquête seront présentés à la fin octobre pour guider la loi de Finances et affiner les choix.

Le Premier ministre a également chargé le ministre de l'Environnement, de l’Énergie et des Transports, Janam Khatra, de lancer les premières concertations pour la construction du futur réseau autoroutier du Gandhari. Actuellement au point mort, le dossier compte encore de nombreuses étapes avant de passer à celle de la construction. Il reste encore à définir les tracés et les entreprises de BTP avec lesquelles l’État va travailler. Le principe de gratuité a été réaffirmé ainsi que l'appartenance inaliénable des futures autoroutes au domaine public.

Le ministre de l'Agriculture sera chargé d'encadrer le travail dans les grandes exploitations agricoles. Si Jasbir Kejar a bel et bien annulé la saisie des terres, il a exigé des grands propriétaires terriens un meilleur traitement de leurs employés et un paiement du salaire minimum. Le logement dans les exploitations devra faire l'objet d'un accord lors de la signature du contrat: Soit l'employé accepte d'être hébergé et de voir une partie de son salaire retenue pour payer le logement, soit il préfère acquérir un logement individuel ailleurs et dans ce cas l'intégralité du salaire lui sera versé. Ce sera une révolution pour les travailleurs agricoles qui étaient payés si faiblement avant l'établissement du salaire minimum qu'ils étaient dans l'incapacité de payer un logement indépendant.
Les employés frappés par leurs employeurs pourront désormais faire valoir un droit de retrait et avoir donc la possibilité d'aller déposer plainte.

Sur le dossier des Affaires Etrangères, le Premier ministre a annoncé que le Gandhari allait continuer sa politique d'ouverture et qu'à ce titre le Président d'Ennis Lúi Ó Móráin sera reçu en visite d’État à Bunaghar pour sceller des relations normalisées et cordiales entre les deux pays.
Enfin la séance a été clôturée par un vœu de résultats du Premier ministre. Il a également exigé de chaque membre du gouvernement une exemplarité irréprochable.


Brèves diverses:
  • La Commission d'enquête de la Chambre du Peuple interrogera Asha Lota le 5 octobre. Le Parti Communiste a de son côté décidé d'installer une direction collégiale pendant un an et d'élire un Premier Secrétaire avant le début de la campagne des élections municipales de fin 2040. Asha Lota a été dans le même temps formellement exclue à vie du PCG.
  • La consultation publique est terminée pour la seconde ligne du métro de Bunaghar. Le projet peut entrer dans sa phase d'élaboration.
  • Jasbir Kejar obtient la confiance de 62% des Gandhariens. Son profil technique et modéré parvient à séduire au centre.
  • La premier Salon de l'Hydroponie aura lieu à Sojatpur la première quinzaine d'octobre. Le Premier ministre y est attendu pour prononcer un discours et promouvoir la technique gandharienne de culture en hydroponie devant des acteurs économiques venus du monde entier.
  • Massacre en Vasconie, le Président Coumier sous le feu des critiques.



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Posté : mar. juil. 30, 2019 10:16 pm
par Plutark38
[center]Ganatantr - गणतंत्र[/center]
[center]Grand quotidien national - 1 £g[/center]
[center] 30 septembre 2039[/center]

[center]Rajindar Dahalo: "Asha Lota a violé la Constitution"[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/ZYnD3.jpg[/img][/center]
[center]Le Président Rajindar Dahalo[/center]


[justify]Journaliste: Bonjour monsieur le Président de la République. C'est la première interview depuis votre entrée en fonction le 6 août dernier. Votre rôle de gardien des institutions a été mis à rude épreuve entre l'insurrection de Palanai et l'affaire de la flotte de la mer de Cérulée. Vous avez tenu à sortir de votre silence. Quelle est votre vision sur ces évènements qui ont conduit au limogeage d'Asha Lota. ?

Rajindar Dahalo: Comme tous les Gandhariens, j'ai été choqué de voir une flotte partir si loin pour défendre une cause obscure qui ne concernait en rien les intérêts gandhariens. Peut-être que madame Lota y voyait un moyen de soutenir une révolte communiste mais agir de la sorte ce n'est pas digne d'un chef de gouvernement. En tant que personne chargée de la conduite de la politique du pays il faut faire la distinction entre ses convictions politiques et l'intérêt du pays. Je crois qu'elle en a été incapable justement. Ce n'est pas tant l'opération en elle-même qui m'a le plus choqué mais le fait qu'elle n'ait pas eu l'idée de m'informer de ses intentions. En tant que Président de la République je suis le chef des armées et il me revient à moi et à moi seul de valider toute opération. Pour Palanai c'est moi qui ait lancé l'opération.

Journaliste: Auriez-vous accepté justement de lancer cette opération vers la mer de Cérulée ?

Rajindar Dahalo: Non, j'aurais opposé un veto catégorique. Le Gandhari n'a rien à tirer de bon à s'ingérer inopinément dans les affaires interne d'un quelconque pays. Soutenir aveuglément une révolte contre un régime tout à fait légitime ce n'est pas digne d'un dirigeant. En ne me prévenant pas, en me cachant les choses Asha Lota a violé la Constitution. Pire encore, le Chef d’État-major, le général Kachela ne m'a rien dit non plus alors qu'il est établi qu'il était avec la Première ministre lorsque l'opération a été décidée. Je laisse la commission d'enquête du Parlement aller à son terme, présenter ses conclusions. En fonction des résultats de l'enquête je tirerais aussi mes propres conclusions sur l'opportunité de maintenir ou non les cadres dirigeants de l'armée.

Journaliste: Que pensez-vous du changement précipité de Premier ministre ? Êtes-vous heureux de voir Jasbir Kejar, votre successeur à la tête du Parti Travailliste prendre les rênes du gouvernement ?

Rajindar Dahalo: C'est ici la majorité parlementaire qui a décidé de débrancher Asha Lota et la remplacer. Je n'ai pas à m'exprimer sur le bien fondé ou non de la décision en tant que Président de la République.
En revanche, je pense que Jasbir Kejar est un choix responsable et crédible pour notre pays. J'admire beaucoup son côté studieux, sa tendance à être un bourreau de travail. Les ministres seront très certainement sous pression pour obtenir des résultats mais à l'arrivée le jeu en vaut la chandelle. J'ai toujours entretenu de bons rapport avec lui même s'il appartient au courant le plus à gauche du parti travailliste. Sa modération et sa perception des intérêts du pays seront moteur dans sa réussite qui ne fait aucun doute pour moi.

Journaliste: L'avez-vous déjà rencontré dans le cadre de vos fonctions respective ?

Rajindar Dahalo: Non, mais il est prévu que le Premier ministre et moi-même nous entretenions au moins une fois par semaine. Dès notre première rencontre je m'attacherais à lui accorder ma confiance car je crois en sa réussite. Le Gandhari a réellement besoin de retrouver sa stabilité après neuf mois de soubresauts incessants. Je suis persuadé que Jasbir Kejar est le Premier ministre du retour à la normalité. Je le souhaite même. Déjà pour que le souhait des électeurs soit honoré mais surtout pour que le pays retrouve sa sérénité. Jasbir Kejar peut aller au terme du mandat de la législature qui s'achève en 2043. Nous avons besoin d'un gouvernement stable. Mon rôle de président se limite à assurer le respect des institutions, ce que je continuerais à faire avec énergie.

Journaliste: Merci monsieur le Président.


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