PRESSE | Txileko Prentsa

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Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Entre protectionnisme et crise économique, l'économie mondiale recule
5 octobre 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508081076-palais-bassoak-economie.png[/img]
[cap]Le siège du Ministère de l’Économie, à Donostia, où l'économie nationale est un combat de tous les jours.[/cap][/center]

Le système libéral serait-il « en faillite » ? C'est la grande question que se sont posés de nombreux économistes, le mois dernier, lorsque les taux douaniers ont brutalement explosé de l'autre côté de l'océan déchinésien. En effet, la Ligue de Montalvo s'est retirée du traité de libre-échange qu'elle entretenait avec le Mahajanubia et le Vryheid, deux économies en plein recul, mais s'est cependant rattrapé en fondant l'Union Douanière Occidentale avec la Britonnie, une organisation douanière susceptible d'enfermer la Ligue montalvéenne dans une nouvelle ère de protectionnisme pour ses activités agricoles et ses autres secteurs, notamment sidérurgique.

Mais la Ligue montalvénne n'est pas le seul pays à se tourner vers la protection de leur marché interne pour entretenir des cultures vivrières trop largement dépassées par la concurrence internationale, notamment en cette période de récession mondiale économique, où les résultats mondiaux de croissance semblent en berne ; en effet, l'Eashatri semble s'enfoncer plus profondément dans un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1055&t=14363&p=334574#p334574]ralentissement de sa croissance[/url] pourtant élevée les trois dernières années et le reste du monde semble suivre la même direction, alors qu'un mutisme général s'est déjà emparé de la plupart des places boursières et centres économiques du monde. Seule exception à la tendance mondiale : le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=883&t=13258&p=334450#p334450]Bykova[/url], qui semble être l'exception qui confirme la règle, par son isolationnisme, loin des conséquences d'une potentielle crise économique mondiale.

Au niveau national également, un ralentissement est notable. Si l'on peut douter du fait que l'économie txiléenne périclite ou rentre en récession cette année, il est sûr que la croissance annuelle sera inférieure à celle de l'année précédente. Cet écart peut être aisément justifié par la fin de la guerre, et la reconversion de l'économie txiléenne, qui doit désormais se recentrer sur les préoccupations civiles plutôt que militaires. Si les commandes de l’État aux entreprises d'armement ne se sont cependant pas arrêtées, par l'action du consul Gaspar Esparza, qui a assuré vouloir réarmer le Txile et couvrir les pertes militaires engendrées par la récente guerre, les usines ne doivent désormais plus fabriquer en grande quantité les stocks de munitions légères, à partir du zinc et du fer txiléen.

Si la société txiléenne s'est recentrée sur des problèmes d'une société en paix, les conséquences du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » sont encore visibles ; dans le sud du pays, les infrastructures sont en pleine reconstruction, et tandis que de nombreux kilomètres de route et de chemin de fer sont posés chaque jour par l'investissement direct de l’État txiléen, l'agriculture dans la province de Pomaroak (région d'Urutzalde) est en berne, notamment à cause de la fin des flux exportateurs depuis le port voisin d'Urutzalde, ayant été bombardés plus tôt dans l'année. C'est ainsi une crise économique, similaire à celle des années 1950, où l'économie txiléenne avait dû subir une reconversion forcée et douloureuse, qui se profile à l'horizon.

Les premiers chiffres de la croissance nationale et mondiale tomberont au début de l'année prochaine, mais il est sûr qu'un important ralentissement mondial de la croissance est à prévoir. En cause : le mutisme économique des nations durant toute l'année 2035, et les événements militaires dans l'océan néchinésien, qui ont tôt fait de ralentir drastiquement les flux d'échanges entre la façade occidentale de l'Olgarie-Dorimarie et la Ventélie, région avec l'une des plus fortes croissances au monde. Ainsi, la guerre nuit plus aux txiléens une fois la paix venue que durant le conflit en lui-même : quel avenir pour le Txile dans une mondialisation libérale dont la croissance, pourtant gardienne des institutions libérales, semble avoir montré le flanc aux impératifs du développement ?[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Les industriels saluent le progrès technologique
24 octobre 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/2/1514906723-helicopteres-d-assaut.png[/img]
[cap]Sur fond de rétablissement économique, la recherche technologique a bon dos.[/cap][/center]

Il y a quatre jours, alors que le sixième Salon de la Technologie venait de se clôturer à Vittorio-Erregea, le gouvernement conservateur du chancelier Iñaki Bidaurre (HRP : à lire Bida-u-rré) a annoncé au principaux groupes industriels privés d'assemblage aéronautique, ainsi qu'à l'entreprise nationale d'armement militaire - la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1013&t=15626]Txileko Militar-Industria Konplexua[/url] (TMIK, « Complexe Militaro-Industriel Txiléen ») - l'arrivée d'un nouveau modèle de réacteur d'avion (Réacteurs d'Avion ▮▮), le Erreaktore 35 (Er-35). Ce modèle, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=837&t=13309&start=15#p326486]développé en collaboration avec des chercheurs des quatre coins du globe[/url] - Yuhanaca, Kaiyuan et Vonalya - est issu des laboratoires de recherche officiels de l’État, l'Ikerketa Institutu Zentrala (IIZ, « Institut Central de Recherche »). Cet institut de recherche, bien qu'ayant fait preuve d'un manque d'efficacité par le passé sous la présidence du Lehendakari (président) conservateur Timoteo Goldibar (2023-2028), semble avoir changé ses effectifs et opéré des changements radicaux qui n'ont apparemment pas été vains, puisqu'on peut leur attribuer la paternité du nouveau modèle Er-35.

Le gouvernement avait déjà laissé entendre aux principaux industriels concernés de l'arrivée imminente de nouvelles innovations étatiques sur le marché, notamment dans le domaine du militaire, mais aussi dans l'aéronautique civil. C'est donc une promesse tenue pour le gouvernement du Lehendakari sortant Pantxiko Eraul, qui, malgré ses déboires affichés dans le domaine militaire, semble avoir tenu une politique technologique claire, qui a porté ses fruits - malgré la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15486&p=331000#p330533]démission d'Eraul en janvier dernier[/url]. Lors du sixième Salon de la Technologie, cependant, aucun indice n'a été laissé par l'IIZ concernant le nouveau modèle de réacteur d'avion, alors que la recherche publique était bien présente, avec la présentation de nouveaux modèles d'hélicoptères d'assaut fabriqués par la TMIK, les Helikopteroak 35 (He-35). Si ces derniers sont peu intéressants pour les industriels privés qui n'ont pas le droit, au Txile, de produire de l'armement lourd sans autorisation directe de l’État - lui-même supposé, dans la Konstituzioa (constitution), avoir le monopole de la violence légitime - les He-35 peuvent cependant être la cible d'investissements directs étrangers (IDE), voire même de commandes directes auprès de la TMIK.

L’information, après avoir été révélée par l’État auprès des entreprises concernées du Goiko Ehun 100 (GE/100, littéralement, le « Top Cent 100 »), qui regroupe les cent entreprises les plus cotées de la bourse txiléenne, n'a pas tardé à fuiter dans la presse, au point d'apparaître dans la presse internationale et notamment dans une publication de l'Agence Monde Presse Scientifique (AMP-S), agence sœur de la fameuse Agence Monde Presse qui publie les dernières actualités du monde scientifique. Ainsi, l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=16305#p334963]agence a annoncé[/url], le 21 octobre dernier, la création de nouveaux modèles de réacteurs d'avion au Txile, ainsi que de nouveaux modèles d'hélicoptères d'assaut - à usage militaire - au Txile, au Deseret, au Lianwa et au Sengaï. L'article de l'AMP-S en question mentionnait également le fait que le conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » ait pu être un incubateur de progrès et de concurrence technologique, comme le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=888&t=13280&start=120#p326491]titrait si ironiquement le journal amarantin Marborda Anoncanto[/url] l'année dernière.

Cependant, s'il ait pu être vrai que la guerre fut destructrice et notamment au Txile où elle causa le plus grand nombre de morts (dix milles morts, civiles et militaires confondues), elle fut également l'initiatrice du progrès scientifique txiléen auquel nous assistons aujourd'hui. En effet, c'est pour réarmer la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, que Pantxiko Eraul a relancé l'activité technologique ; c'est également pour cette même raison qu'encore aujourd'hui, comme l'a annoncé le gouvernement txiléen, d'autres modèles d'armement militaire seraient encore en cours d'élaboration - encore une fois en collaboration avec des chercheurs internationaux, dans le cadre d'accords de recherche négociés par le gouvernement. De nombreux images dévoilées par des journalistes anonymes circuleraient sur le développement d'un nouveau modèle txiléen de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=837&t=13309&start=30#p329779]sous-marin[/url], qui permettrait au Txile d'achever son autonomie dans le domaine de la production militaire, avec ses modèles de frégate et de croiseur, affaire à suivre donc.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Le gouvernement lance son « plan éthanol »
27 octobre 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/15/1/1523301709-raffinerie-de-petrole.png[/img]
[cap]La raffinerie pétrolière d'Urutzalde, abandonnée depuis les années 90, sera réhabilitée par le projet étatique.[/cap][/center]

Les économistes l'avaient prédit lors de la Guerre des Conteneurs, le gouvernement du chancelier conservateur Iñaki Bidaurre l'a fait : le Garraio Ministerioa (« Ministère des Transports »), dirigé par le nationaliste Roberto Barrutieta a annoncé, au nom de l’État txiléen et de l'autorité du consul Gaspar d'Esparza, la mise en place à venir d'un vaste « plan éthanol ». Ce plan économique a pour but de modifier la législation txiléenne en vigueur dans le domaine des transports pour forcer les fabricants d'automobiles txiléens à doter les véhicules construits de moteurs capables de supporter une certaine concentration de bioéthanol (agrocarburant produit à partir de la fermentation de céréales ayant une forte concentration en sucre) dans le carburant (avec des doses entre dix et quinze pourcents d'éthanol pour soixante-cinq pourcents d'hydrocarbure d'origine fossile).

Si ce plan semble flou pour l'instant car, comme l'a précisé le gouvernement, les réformes visant à mettre en place ce plan ne verraient pas le jour avant un mois, avec le soutien de la majorité parlementaire du gouvernement et l'accord consulaire, il n'en reste pas moins prometteur. Outre la simple réforme législative visant à promouvoir la fabrication de véhicules consommant moins d'hydrocarbures directement importés, notamment le pétrole (importé depuis le Deseret, le Vonalya, l'Hachémanie ou le Kandjar), le gouvernement encouragera également la conversion des surplus agricoles en bioéthanol, en rachetant et en produisant l'agrocarburant en question à partir desdits surplus de l'[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422&p=333045#p333045]importante production agricole txiléenne[/url]. L’État compte pour cela, d'après le ministre des transports Roberto Barrutieta, racheter les rares raffineries pétrolières encore présentes sur le territoire txiléen pour les reconvertir, comme c'est le cas de la raffinerie pétrolière d'Urutzalde, fermée depuis les années 1990, mais dont le potentiel industriel est encore intact.

Si peu de voix se sont fait entendre contre ce projet de bioéthanol, l'opposition sera sans doute vive à ce « plan éthanol ». Pour cause : la très mauvaise réputation du bioéthanol et de l'ensemble des agrocarburants produits à partir de biomasses. En effet, le bioéthanol est produit à partir de la fermentation de productions agricoles qui peuvent éventuellement être utilisables dans l'alimentation du bétail voire même de populations entières. Pour chaque tonne de sorgho utilisé dans la production de biocarburant, on estime le rendement à 380 litres d'éthanol brut, qui pourra ensuite être dilué avec du pétrole raffiné pour former un carburant hybride plus économe en énergie fossile et avec une valeur ajoutée moins importante. Mais chaque tonne de céréales qui est utilisée dans la production de ces carburants alternatifs, c'est autant de produits de l'agriculture qui ne vont pas servir de nutrition. La production d'agrocarburants est ainsi fortement controversée pour ses impacts sur la consommation alimentaire humaine et son coût de production élevé.

Mais si le coût de production d'une tonne de sorgho est élevé et son rendement assez faible (le sorgho étant pauvre en sucre, pourtant essentiel pour la fermentation), ce coût pourrait à terme être inférieur à celui de l'importation pétrolière, notamment au vu de la position géographique du Txile. Le baril de pétrole brut, au prix pour l'instant stable de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&t=13616#p328745]102 dollars[/url], semble cependant destiné à s'envoler, avec le délitement des pays nordiques producteurs (Vonalya, Soverovie, Kvorquénie, Daterovie et Ragvarld) et la montée des tensions régionales dans le golfe hachémanien, autour duquel les nations de confession musulmane s'agitent, menaçant les précieux puits pétrolifères du désert marquésien continental, mais également l'Algarbe du Nord et les nombreux forages pétroliers off-shore du Caskar. Si l'argument économique est l'un des principaux défendus par l’État et le gouvernement pour leur projet, il faut également relever l'argument politique : le Txile a subi un blocus naval d'envergure, malgré la longueur importante des eaux territoriales txiléennes et les faibles effectifs navals engagés, et les flux commerciaux maritimes ont en conséquences été stoppés, entraînant l'isolement énergétique du Txile pendant plusieurs mois. L'indépendance et l'autonomie énergétique txiléenne sont des points-clés de ce nouveau « plan éthanol ».[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Délitement politique vonalyan : le Txile doit agir
17 novembre 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/16/1/1523871134-le-loup-vonalyan.png[/img]
[cap]Le Vonalya, dont l'emblème est le loup du Nord, se retrouve dans une situation périlleuse qui met en danger ses partenaires.[/cap][/center]

C'est un énième coup de poignard à la stabilité mondiale : le Royaume du Vonalya, dont le territoire est éparpillé autour de la Mer Boréale au nord de la Dytolie, est désormais tombé dans un cycle de chouanneries anti-chrétiennes et dans une nouvelle forme de décentralisation spontanée qui met en péril le pays dans sa souveraineté unique, mais aussi l'ensemble des partenaires vonayans, le Txile au premier plan. En effet, alors que le Vonalya est le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422&p=333045#p332938]second plus gros importateur vers le Txile[/url] pour l'année 2034 avec ses hydrocarbures en abondance, les exportations txiléennes ont pour première destination le marché vonalyan, à hauteur de 4 813 960 400 $ d'exportations txiléennes, soit 9,82% des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422&p=333045#p332938]exportations totales[/url]. Si le Vonalya venait à s'enfoncer plus profondément dans le chaos et que le marché vonalyan se fermait aux nombreux traités de libre-échange noués par la diplomatie hyperactive du souverain vonalyan Patte-de-Foudre, c'est un marché de plus de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&t=14286&p=331265#p331265]cent milliards de dollars[/url] qui sera perdu pour les exportateurs du monde entier.

Mais ce n'est pas seulement sur le plan commercial que le Txile est affecté : en effet, outre la possibilité de la formation d'un goulot d'étranglement pour les ressources brutes exportées en masse par le Txile qui ne trouveront plus de marché d'import vers qui se vendre après le délitement du Vonalya, la dette txiléenne sera elle aussi impactée par les événements en Mer Boréale. Si les banques vonalyannes suivent le pays dans leur chute, ce qui est probable au vu du corporationnisme d’État du royaume scandinave païen, alors la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422#p332343]dette publique txiléenne[/url] sera diminuée de 11,56% soit 1 633 009 444,77 $ qui pèseront en moins sur le budget national, limitant donc l'influence de la dette à 12 493 369 835,2 $, soit 21,58% du Produit Intérieur Brut national (57,9 milliards de dollars). Mais le Vonalya n'est pas le seul créancier txiléen à être menacé par la banqueroute ; en effet, l'île-banque de Siracuzzia a fait faillite, obligeant les banques siracuzzaines à fondre les plombs à trouver refuge dans les pays voisins : Montalvo, Amarantie et Caskar sont les principales destinations des grandes familles qui cherchent à « sauver les meubles » tant bien que mal.

C'est ainsi une toute nouvelle carte économique qui se dessine aujourd'hui pour le Txile : ayant perdu deux de ses créanciers, la République txiléenne peut désormais débloquer de nouveaux fonds en empruntant auprès d'autres pays pour arriver à boucler le budget national, mais aussi pour mener à bien les divers projets mis sur pied par le gouvernement conservateur du chancelier Iñaki Bidaurre. D'après certains économistes, le projet étatique qui sera le plus concerné sera le plan éthanol, visant à établir une autonomie énergétique des transports txiléens d'ici à 2040 grâce aux agrocarburants fabriqués à partir de sous-produits de l'agriculture txiléenne. Cette indépendance énergétique permettrait au Txile de diminuer drastiquement ses importations, notamment en hydrocarbures et en dérivés de pétrole, pour ne plus voir de pénuries d'hydrocarbures, comme nous avons pu en observer lors du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » un peu plus tôt dans l'année, qui avait vu une flotte ennemie à effectif réduit bloquer l'intégralité des flux commerciaux txiléens par l'opération du Saint-Esprit.

Mais le Txile devrait-il se réjouir pour autant du délitement d'un de ses principaux alliés ? En effet, le Vonalya et le Txile entretenait depuis 2034 un traité de libre-échange et de défense mutuelle, qui aurait été des plus utiles dans le cas d'une nouvelle menace directe sur le sol txiléen. Mais malheureusement, malgré ses qualités de diplomate brillant multipliant les rencontres et les traités, allant jusqu'à être qualifié de pactomane par la presse internationale, le souverain vonalyan Alwine Patte-de-Foudre semble avoir été un monarque dirigeant tant bien que mal son pays autour de l'activité internationale et de sa diplomatie hyperactive, et non en écoutant ses sujets. Ainsi, avec l'éloignement progressif entre le roi et ses sujets, une fronde nobiliaire semble s'être emparée de la cour vonalyanne, plongeant le pays scandinave et païen dans un chaos sans nom, qui semble se muer rapidement en une « chasse aux sorcières » dans le sud du pays à l'encontre des communautés chrétiennes, pour la plupart d'origine thorvaloise, notamment sur l'île de Vonaborg, dans l'extrême-sud du pays, où les autorités vonalyannes semblent être enclines à une forme de laisser-aller en faveur de l'inquisition païenne. Alors que sa Sainteté Aurélien Ier se meurt, la question de l'intégration des communautés chrétiennes dans les pays de tradition païenne semble encore et toujours être la source de nombreux conflits.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Visite consulaire au Cangamé : le consul jouerait-il au monarque en devenir ?
26 novembre 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/01/2/1514894469-hotel-princier.png[/img]
[cap]Le séjour de l'hôte de l'Hôtel Princier au Cangamé sera un énième aveu de ses prétentions monarchiques.[/cap][/center]

C'est une première au Txile, et pourtant pas des moindres : le consul Gaspar Esparzako vient de rencontrer le monarque cangaméen, Charles II de Cangamé, lors d'un sommet diplomatique dans le petit pays insulaire, de l'autre côté de l'océan néchinésien. Si cette rencontre diplomatique s'annonçait nécessaire et importante pour le commerce trans-néchinésien, il n'en était pas pour autant nécessaire que le consul revienne sur le devant de la scène en jouant le rôle habituel du Ministre des Affaires Étrangères, Bartolome Landabarri, en place depuis 2029 à son rôle, et nouant des relations de plus en plus importantes avec les pays autour de la Néchinésie, mais cette fois-ci l'entorse effectuée par le chef de l’État txiléen est autre. En effet, le symbole de cette rencontre est fort : le consul Esparzako n'a pas rencontré un chef d’État républicain, élu par ses concitoyens, mais bel et bien un monarque, comme certains suggère, au Txile, que Gaspar d'Esparza devrait devenir.

L'opinion publique poursuit donc sa transition dangereuse, au fil des réformes consulaires, vers une opinion majoritairement monarchiste, plaidant en faveur d'une restauration de la dynastie d'Esparza comme souveraine du Txile, oubliant que la monarchie en elle-même n'a jamais directement régné sur le Txile - ou Dorimarie euskale occidentale pendant l'ère coloniale - et encore moins la dynastie Esparza, qui n'était pour l'époque qu'une énième famille nobliarde à cheval sur les deux continents, oscillant entre ses acquis coloniaux et ses racines dytoliennes en métropole. Le consul adresserait-il un premier coup de bluff au Parlement txiléen ? D'après la député démocrate Arrieta Gocolea, il s'agit effectivement d'une « opération du consul pour mesurer la température de l'opinion publique vis-à-vis de ses intentions, encore pour l'instant non-officielles, et de ses prétentions monarchiques [...] Ici, nous devons et devrions lui opposer un refus catégorique, et inciter la droite molle à faire de même, alors que pour l'instant elle tergiverse et hésite entre ses tendances nationaliste et conservatrice, les partis [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15416#p325580]Quepezkoako Euskal Frontea[/url] et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15416#p325580]Eskuin Alternatiboa[/url], et sa tendance plus libérale et républicaine, le parti [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15416#p325580]Zentro-Eskuineko Muntaia[/url]. »

Rien à craindre donc pour l'instant de la majorité parlementaire de droite, qui semble encore divisée en son sein par le rôle que le consul, principal fédérateur de la coalition politique tripartite, doit tenir au sein de l’État et au sommet de la nation. Mais que fera cette majorité parlementaire une fois qu'elle se sera accordée avec elle-même pour régler cette question ? Les monarchistes seront alors majoritaires, et la République txiléenne sera alors menacée par une restauration, ou du moins une instauration, de la monarchie. Il peut cependant être relevé la possibilité que le candidat au trône puisse vouloir concilier démocratie et monarchie, permettant ainsi au Parlement txiléen de conserver son pouvoir de dissolution sur le gouvernement et le chancelier (le chef du gouvernement). Dans ce cas, les tendances autoritaristes d'une monarchie pourront être régulées par une « monarchie à l'anglaise », un exemple historique parmi tant d'autres.

Si la démocratie n'est pour l'instant pas en danger, c'est la République qui l'est : devons-nous enterrer un régime vieux de deux siècles, ayant déjà fait ses preuves mais ayant déjà démontré ses défauts ? La Konstituzioa (Constitution txiléenne) et le Parlement txiléen ne sont pas, eux non plus, menacés, et ils sont les garants des institutions démocratiques. Mais devons-nous sacrifier la res publica et la gouvernance alternée par un chef d’État élu par le peuple pour conserver nos institutions démocratiques, ou devons-nous les perdre au prix d'une aventure personnelle d'un monarque sans majorité parlementaire ? Il en est du rôle du Parlement d'en débattre, et de régler la question monarchique pour qu'elle ne menace plus les institutions républicaines au mépris des règles établies par la Konstituzioa il y a déjà deux siècles de cela, lorsque la monarchie euskale avait déjà abandonnée le Txile sous les coups féroces de la realpolitik dytolienne.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-donostiako-arratsaldea.png[/img]
Ultime coup de semonce pour la bourse, les compteurs s'affolent
3 décembre 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/16/6/1524343305-bourse-txileenne.png[/img]
[cap]La bourse txiléenne s'affole à l'heure où les derniers espoirs retombent dans la poussière.[/cap][/center]

La bourse de Donostia, plus communément appelée la Burtsa, s'est affolée ce matin même lorsque de nombreux actionnaires ont fait transité leurs acquis économiques d'un océan vers l'autre : c'est tout un commerce transocéanique qui est mis en péril par ces retraits brusques de capitaux privés. La Burtsa (« Bourse » en euskara) est la première et principale place financière du Txile ; il s'agit donc d'un lieu d'importance pour la finance internationale, notamment lorsque c'est cette même place boursière qui règne sur les flux agricoles et miniers txiléens, et l'exportateur de matières premières qu'est le Txile assied cette domination par la quantité de ses exportations de fer et de produits de l'agriculture txiléenne, qui a à elle seule l'équivalent d'un douzième de la production mondiale de matières agricoles.

Si la Burtsa n'est pas négligeable, il lui en incombe d'assurer un rôle peut-être trop éminent sur l'économie txiléenne ; en effet, les récentes macro-crises à la bourse donostianne ont eu des conséquences à l'échelle nationale, notamment lors de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=45#p333725]crise de l'engrais[/url], où la pénurie d'engrais a provoqué un brusque retrait des capitaux qui ont tôt fait d'aggraver la situation. C'est notamment l'un des torts reprochés à la principale place financière du paysage économique txiléen : l'irresponsabilité des investissements entraîne des crises parfois évitables. Aujourd'hui même, l'escalade des événements dans le bassin céruléen a été une nouvelle fois la cause de retraits impromptus de capitaux, allant jusqu'à menacer certaines entreprises du Goiko Ehun 100 (GE/100, littéralement, le « Top Cent 100 »), qui regroupe les cent sociétés les plus cotées de la Burtsa, de fermer leurs filiales locales.

Mais l'affolement de la place boursière s'est rapidement arrêté dans la matinée, laissant place à des ré-investissements prudents, notamment dans les activités économiques liées à l'océan néchinésien et au pourtour du bassin océanique, qui semblent particulièrement en vogue ces derniers temps ; d'après de nombreux économistes, dont Maria Vizcar, responsable financière d'une entreprise du GE/100, l'affolement est sans doute « lié aux événements récents dans le bassin céruléen ; la crise frontalière kandjaro-hachémanienne a effrayé les activités pétrolières il y a de cela deux semaines, avant que la conférence de Tornuz ne vienne résoudre le litige, permettant aux investisseurs de s'assurer de la pérennité de leurs actions, mais la nouvelle friction entre l'Amarantie, le Montalvo et la toute jeune République libre de Céjanosie a tôt fait d'effrayer à nouveau les investisseurs en Cérulée. Au Montalvo, le MIP, qui est pourtant en constante remontée, a subi sa première descente depuis l'année dernière. C'est une nouvelle crise financière qui s'annonce, et le Txile ne doit pas rester inconscient du danger », souligne-t-elle lors d'une entrevue avec un de nos journalistes.

Mais la Burtsa n'en est pas à son premier coup de semonce et les probabilités d'une nouvelle guerre sont faibles, notamment au vu du fait que l'activité internationale retombe dans la poussière après l'engouement de la guerre transcontinentale en début d'année. Une nouvelle guerre, si elle doit avoir lieu, semble définitivement prendre place dans le bassin céruléen, notamment dans sa partie orientale où les différents États musulmans semblent se livrer à des politiques différentes et surtout contradictoires, comme le montre la virulence de la Ligue Islamique Mondiale, et les désaccords de cette dernière avec son voisin libéral, le Royaume d'Hachémanie. Le cours du pétrole, qui semble destiné à enfler, sera un nouvel élément moteur pour la politique gouvernementale du « plan éthanol », qui semble prendre rapidement chez les entreprises, autant agricoles qu'automobiles. Dans l'industrie automobile, la transition vers les agrocarburants semble ainsi s'amorcer rapidement alors que les derniers modèles inadaptés au carburant à base de bioéthanol sortiront des usines fin décembre 2035, pour initier une nouvelle politique des transports qui pourrait s'avérer payante pour le gouvernement conservateur-libéral d'Iñaki Bidaurre.[/justify]
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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-aurrera-txile.png[/img]
Un État « trop » militariste ?
6 décembre 2035

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2017/52/2/1514301766-soldats.png[/img]
[cap]La Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, est en passe de revenir à son stade d'avant-guerre.[/cap][/center]

Le Txile serait un État « trop » militariste ? C'est la question que le spécialiste en affaire militaire et journaliste indépendant Kostantzio Amezqueta s'est posé dans son édito d'un quotidien donostian qu'il consacrait avant-hier à l'armée txiléenne et ses expansions récentes. En effet, la Txileko Gudarostea, l'armée txiléenne, a fait largement parler d'elle ces derniers temps, notamment lors du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs » où elle a essuyé ses premiers revers depuis une dizaine d'années, encaissant des pertes à hauteur de cinq milles soldats professionnels portant un équipement moderne. Ces pertes ont été l'élément déclencheur d'un changement politique et constitutionnel au sommet de l'État que nous connaissons, mais les changements ont été plus profonds encore au sein de l'armée txiléenne, malgré le passage sous silence de nombreuses réformes militaires.

Ainsi, les principales réformes entreprises par l'état-major des forces armées txiléennes et le prestigieux Ministère de la Défense (le Defentsa Ministerioa, bénéficiant de la plus importante part du budget txiléen, à hauteur de 3% du PIB) ont été essentiellement des expansions des effectifs. Si ces extensions d'effectif ne sont pas pour l'instant directement visibles en consultant la liste des soldats, par exemple, ou le nombre de navires de la flotte txiléenne depuis le premier janvier, ces extensions seront sans doute visibles dès l'année prochaine (2036). En effet, l'armée txiléenne s'est lancée dans des réformes d'extension d'effectifs sur une durée intermédiaire : le but est donc de s'assurer une supériorité militaire pour les conflits à venir, tout en sachant que ces conflits auront lieu non pas dans un avenir proche mais dans un futur assez lointain pour s'assurer une période de préparation militaire.

Car oui, au-delà des extensions, c'est surtout une remise à niveau intensive qui est désormais l'expérience quotidienne du soldat régulier de l'infanterie moderne de la Txileko Gudarostea, qui verra ses effectifs passer de 144 000 à 164 000 l'année prochaine, alors que de nombreuses recrues s'entraînent encore dans les camps de recrutement partout à travers le pays, sous la supervision des officiers txiléens, apparemment en léger surnombre depuis les dernières pertes militaires. Mais ce n'est pas seulement la piétaille qui recevra un nouvel arrivage de troupes fraîches : l’État a également lancé, après avoir nationalisé les chantiers navals de Vitorio-Erregea, la construction simultanée de cinq frégates de qualité inférieure (obsolète) pour venir renforcer les effectifs navals txiléens, déjà fortement affaiblis lors de la dernière guerre par une guerre sous-marine particulièrement intensive.

Au-delà de ces cinq frégates, c'est également plusieurs autres navires qui sont en construction pour le compte du Txile à travers le monde, bien qu'ici l’État soit resté particulièrement frileux dans ses communiqués officiels, en survolant les quantités investies dans ces projets titanesques de réarmement à grande échelle. Oui, car si le Txile conserve une armée globalement puissante et de bonne qualité, elle n'en reste pas moins diminuée depuis le récent conflit et c'est ces pertes que l’État veut compenser en achetant du nouveau matériel. Autre manque de transparence de la Txileko Gudarostea : ce matin, du matériel militaire a été livré dans le petit port de Vizcar-Maule, dans le nord de la province de Berri Nafarroa, mais aucune information officielle n'a été communiquée malgré l'afflux des questions des journalistes sur place et des investigateurs auprès des autorités.

L’État txiléen semble donc se militariser à grande vitesse, promettant de doubler ses effectifs navals d'ici 2038, et donnant ainsi aux revanchistes txiléens du grain à moudre en des temps difficiles de reprise économique lente, tandis que pour d'autres, dont Kostantzio Amezqueta, la militarisation de l’État est justement une des causes du ralentissement économique de la croissance pourtant jusque là prometteuse. A l'heure où le mythe du paysan-soldat s'est déjà effrité depuis belle lurette, les pacifistes rêvent encore de forcer les gardiens de l'État à troquer leurs armes pour des houes afin de promettre un avenir plus durable et prospère au Txile que la simple guerre à outrance vers laquelle la République txiléenne tendra de toute façon, malgré les nombreux avertissements des anti-militaristes qui voient dans le fait d'armes un nouveau casus belli pour introduire la destruction en nos terres.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Chute boursière et essoufflement : une crise économique s'annonce
8 décembre 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/12/6/1521901906-le-petit-commerce-triomphe.png[/img]
[cap]Les petits commerces risquent d'être les premiers touchés en cas de crise généralisée.[/cap][/center]

Comme le titrait prophétiquement le journal d'orientation social-libérale Aurrera Txile ! il y a déjà quelques mois de cela « [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&p=335941#p334701]entre protectionnisme et crise économique, l'économie mondiale recule[/url] », l'économie txiléenne semble s'essouffler à grande vitesse malgré les nombreux efforts de l’État pour relancer l'économie locale, régionale et nationale en lançant diverses réformes - comme l'instauration du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&p=335941#p335120]plan éthanol[/url] pour révolutionner les transports nationaux par l'usage d'agrocarburants dont le bioéthanol - ainsi que le retour massif de réfugiés labegarayens, de l'île de Labegaray -occupée lors du dernier conflit et évacuée de force par les troupes hostiles à la République - qui a mené le gouvernement et les autorités locales à mener de grands travaux de rénovation, de réhabilitation et de reconstruction des infrastructures lourdement endommagées par l'occupation uhmanéenne et les bombardements. Ces grandes entreprises étatiques ont notamment été menées par l’État à l'aide d'un impôt léger de solidarité exceptionnel, mais surtout grâce à la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=960&t=16016]privatisation[/url] de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1014&t=15681]BNTK[/url], qui a rapporté quelques 31,2 milliards de dollars txiléens pour financer les nombreuses initiatives gouvernementales.

Mais ces grands travaux n'ont pas été l'élément déclencheur d'une nouvelle explosion de la croissance économique comme l'avait été l'année dernière la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15420#p325167]réouverture des frontières nationales[/url] (13 mai 2034) et la fin du goulot d'étranglement commercial pour les denrées exportées depuis le Txile, notamment dans les secteurs [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422#p325371]miniers[/url] (l'acier et le diamant txiléen étant des ressources d'importance mondiale, le Txile étant le second producteur mondial dans ces deux ressources minières) et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422&p=333045#p333045]agricoles[/url] (les champs txiléens produisant à eux seuls un douzième la production agricole mondiale). Cette explosion de la croissance économique avait été directement visible dès la fin de l'année 2034, avec une forte croissance au rendez-vous (15,8% soit 7,9 milliards de Produit Intérieur Brut), contrastant avec la faible croissance des années précédentes (aux alentours de 2% pour 2029-2033, durant le premier mandat du Lehendakari Pantxiko Eraul, avec une opposition parlementaire forte qui bloquait les mesures réformatrices et favorables à la reprise de la croissance). La République txiléenne pourra néanmoins temporiser la récession pendant plusieurs années grâce à un boost économique initial - celui de 2034 - qui se répercutera sur plusieurs années ; les prévisions économiques estiment ainsi que la croissance txiléenne se placera aux alentours de dix pourcents, soit parmi les dix plus importantes croissances mondiales annuelles, malgré la faiblesse généralisée du système économique mondial, en plein ralentissement.

C'est ce même ralentissement généralisé qui force le Txile à lui aussi mettre une halte à sa forte croissance, selon de nombreux économistes qui analysent ainsi dans l'essoufflement économique une conséquence non pas de la politique économique gouvernementale, pourtant propice à une forte croissance, mais plutôt une conséquence directe d'une crise économique mondiale qui se profile. Cette dernière serait ainsi basée sur trois données récentes : les événements liés à la fin du conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », qui impacte donc onze nations - parmi lesquelles on peut remarquer la présence de trois des huit nations les plus riches au monde - dont le Txile, les événements récents en Cérulée autour de la crise céjanosienne et du conflit larvé kandjaro-hachémanien, qui déstabilise les flux pétroliers est-céruléens (notamment ceux du Kandjar, du Caskar et de l'Hachémanie) et impacte les investisseurs en Cérulée, bassin où se trouve encore une fois trois des nations parmi les huit plus riches pays du monde, et le ralentissement généralisé des activités économiques. Ce dernier élément, dans doute le fruit des deux premiers, est également à l'origine de l'apparition de nombreux goulots d'étranglement pour les pays exportateurs nets qui trouvent de moins en moins de marchés où la demande s'accroît en même temps que les flux se densifient.

L'effondrement de nations comme le Vonalya, exportateur net d'hydrocarbures et leader mondial de la production de gaz avec le monstre tentaculaire de la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1009&t=13899&p=300482#p300482]Société Vonalyanne des Gaz[/url] qui contrôlait plus de la moitié de la production mondiale gazière, ou bien encore l'île-banque de Siracuzzia, principal créancier de pays comme la Ligue montalvéenne et actionnaire de nombreuses entreprises par le biais des foisonnantes banques des riches familles siracuzzaines qui ont été obligées de faire faillite après la banqueroute généralisée de l'île siracuzzaine. Les frictions frontalières entre le Kandjar et l'Hachémanie n'ont cependant été qu'un coup de semonce qui a semblé avoir trouvé sa solution dans la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=876&t=16350]conférence de Tornuz[/url], tandis que le soulèvement impromptu de la République libre de Céjanosie contre les autorités amarantines semble lui être destiné à se résoudre dans le sang alors que les premières escarmouches des troupes amarantines contre des colonnes de volontaires céjanosiens ont été signalées par le Conseil Exécutif et la presse amarantine, alors en proie à une grande agitation - étant donné la nature des revendications esclavagistes de la République céjanosienne, contre le Conseil Exécutif amarantin qui semble résigné face à une disparation de la pratique pourtant séculaire de l'aliénation (lire : esclavage) au sein de la Ligue.

Alors que les principales places boursières mondiales s'affolent, la Burtsa (principale place financière du Txile) donostiane en premier lieu, mais aussi les bourses [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=898&t=13226&p=335945#p335843]montalvéenne[/url] et [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=945&t=13420&p=335956#p335956]lianwadaise[/url], le monde semble lentement mais sûrement s'enfoncer dans une phase de récession pour de nombreux pays dont l'activité économique est à peine visible, alors que des revendications indépendantistes et autonomistes éclatent au Vonalya (émancipation de l'île de Vonaborg vis-à-vis des autorités centrales) et en Amarantie (sécession de la Céjanosie esclavagiste, occasion immanquable pour le Montalvo d'agir contre son voisin septentrional et d'avoir sa part du gâteau), tandis qu'en Algarbe, le Royaume d'Orlanie se lance dans une campagne anti-esclavagiste au nom des valeurs libérales du royaume, notamment en appliquant des sanctions économiques contre le principal État esclavagiste de l'Empire Luciférien d'Algarbe, le Tyronar, qui semble pour l'instant impassible face aux revendications orlanes. Quel avenir économique dans ce monde qui semble s'enfoncer dans une nouvelle crise économique ? La République txiléenne semble pouvoir être capable d'observer de loin cette crise économique en gardant le cap de la croissance haute, grâce à sa politique favorable à l'isolement - le plan éthanol en premier lieu, qui sera capable d'assurer l'indépendance énergétique du Txile d'ici quelques années.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txileko-batasuna.png[/img]
Veillée de Noël et mort du pape : les catholiques réunis
24 décembre 2035

[img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/03/3/1516220813-messe.png[/img]
[cap]Les catholiques txiléennes représentent l'ultra-majorité des croyants au Txile.[/cap][/center]

En cette veille de Noël, le 24 décembre 2035, le souverain-pontife Aurélien Ier a entamé son ascension vers les cieux pour y rejoindre le Paradis et rallier Dieu le père. Cet événement, malgré sa tristesse infinie, était attendu depuis longtemps par les catholiques du monde entier, qui avaient attendu avec piété l'expiration de l'ultime souffle du pape dans la prière et la dévotion, dans l'espoir infime d'un rétablissement miraculeux du pape. Mais ce dernier s'est montré mortel comme tous les autres humains depuis Saint-Lazare et Jésus l'Apostat et son ascension saura être source de nombreuses prières de la part des catholiques txiléens, unis dans la douleur et la piété autour de la figure pontificale d'Aurélien. Si la question de sa canonisation posthume est encore en train d'être étudiée par les autorités religieuses du Saint-Siège, il est désormais question pour le Conclave de se réunir dans deux semaines pour nommer le successeur du pontife Aurélien premier du nom.

Si la plupart des catholiques txiléens, les « laïcs » - par opposition avec les ecclésiastiques - sont repliés dans la piété et la prière de Dieu le père, le clergé txiléen est en pleine effervescence. Comme lors de chaque réélection d'un souverain-pontife, soit par mort soit par démission du précédent comme cela s'est déjà fait par le passé avec la majorité des voix de la Curie, la réunion du Conclave pour nommer le prochain titulaire du poste pontifical est source d'une grande agitation, notamment chez les archevêques et cardinaux de la Curie, qui sont les plus susceptibles d'être nommés à ce poste de haute dignité. Il s'agit d'un grand honneur, susceptible d'amener à sa canonisation - faisant donc de chaque pape sanctifié une figure éternelle et inoubliable du catholicisme latin. Cette année, l’Église catholique txiléenne et le clergé place tous ses espoirs dans l'archevêque de Donostia, Elazar Vizcarraga.

Ce dernier, au cours de sa vie au Txile puis dans les États Pontificaux en Dytolie méridionale, en sa qualité d'archevêque de Donostia puis de cardinal de la Curie, s'est montré particulièrement favorable à l'établissement de missions religieuses à destination de la Dorimarie, mais aussi de la Ventélie, de la Janubie et de l'Olgarie. Favorable à une propagation pacifique de la religion chrétienne, le représentant épiscopal qu'est Elazar Vizcarraga s'est montré enclin à la prospérité dans la foi par une plus grande morale religieuse, en sa qualité de père révérend en Dorimarie, territoire partiellement converti au catholicisme et en proie à de grandes instabilités que la religion catholique doit pouvoir régler si des efforts sont faits dans ce sens. L'archevêque de Donostia est aussi favorable à l'autonomie des différentes Églises internes à l’Église catholique occidentale, appartenant à l’Église catholique autonome du Txile.

Le candidat non-officiel du Txile pour le titre pontifical espère ainsi faire progresser lentement mais sûrement Église catholique et le Saint-Siège vers une nouvelle ère de réformes favorable à la conservation des institutions actuelles, en faisant évoluer l'Église avec son temps. L'ecclésiastique espère recevoir le soutien de nombreux cardinaux du monde par son exemplarité de mode de vie martial, son réformisme modéré capable de conserver les institutions épiscopales et sa volonté de rapprocher les différentes Églises chrétiennes pour sensibiliser les clergés sur la nécessité de prêcher la bonne parole à travers le monde. En ces heures sombres de recueillement, ces histoires de politique cléricale interne semblent bien loin du commun des txiléens qui se retrouvent désormais partagés entre les fêtes à venir - la Nativité, la Saint-Nicolas et le Nouvel An - et la piété que le récent décès pontifical obligeait.

Si pour de nombreux txiléens, les fêtes se passent habituellement dans une ambiance de fête modérée, les nombreux fêtards habitués aux ferias endiablées de la fin d'année devront attendre quelques jours, car l'organisation de nombreuses fêtes locales à travers tout le pays a été décalée pour cause de deuil religieux ; noble action donc que de se plonger dans la piété et la foi, à l'heure où le Kontsula (consul) Gaspar d'Esparza communique ses vœux de fin d'année à la population pour une année 2036 qu'il annonce comme prospère grâce aux efforts du nouveau gouvernement élu en avril 2035, avec de nouveaux impératifs qu'il reviendra de régler. C'est ainsi, sur une touche de tristesse et de deuil pontifical que l'année 2035 s'achève, laissant derrière elle les dix milles morts de la guerre et les dégâts de cette dernière tandis qu'au proche-orient, en Marquésie, un nouveau conflit semble inévitable entre les puissances régionales montantes qui semblent décidées à découdre de la question religieuse par les armes.[/justify]
Djinndigo

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[justify][center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2017/41/7/1508059961-txile-gaur.png[/img]
Le Txile entre dans les quinze pays les plus riches du monde
2 janvier 2036

[url=https://i.imgur.com/yVXSIKU.png][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2018/18/2/1525171116-yvxsiku-small.png[/img][/url]
[cap]Croissances des pays du monde en 2036 (cliquez pour agrandir) [carte de PhiWill, merci à lui].[/cap][/center]

L'année dernière, en plein conflit dit de la « Guerre des Conteneurs », la République txiléenne enregistrait sa plus forte croissance économique depuis le début du siècle : le Produit Intérieur Brut txiléen passait ainsi de 50 milliards de dollars à 57,9 milliards, soit une croissance nette de 15,8% malgré le conflit en cours qui, d'après les économistes nationaux, aurait fait perdre environ cinq points de croissance au Txile. Mais la croissance économique txiléenne de 2034 n'est désormais plus qu'un record de second rang, car durant l'année 2035, le PIB txiléen a augmenté de... 25,3%, passant de 57,9 milliards à 72,5487 milliards de dollars internationaux. Ce brusque bond en avant est une aubaine pour la République, qui se voit désormais passer du rang de [url=https://cdn.discordapp.com/attachments/364125759457198100/439041277955407872/unknown.png]vingt-troisième[/url] puissance économique du monde à celui de [url=https://nsa39.casimages.com/img/2018/05/01/18050110365850505.png]quinzième[/url], entrant ainsi dans le cercle fermé des vingt plus grandes économies mondiales (surnommé « G20 » malgré l'absence de réelle organisation concrète de ces vingt économies).

Cette croissance économique largement inattendue par les économistes, qui eux supposaient plutôt un essoufflement et un ralentissement économique avec une croissance aux alentours de dix pourcents du PIB, vient à point nommé pour couronner de succès la politique de reconstruction et de relance économique entreprise par le gouvernement fraîchement élu ([url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15420#p333754]avril 2035[/url]) du Kantziler (chancelier) Iñaki Bidaurre, qui avait lancé un grand nombre d'initiatives, notamment dans les domaines militaire (réhabilitation de chantiers navals, utilisation massive de la capacité industrielle lourde pour l'armement, demande de main d'oeuvre importante pour les projets militaires) mais aussi économique, puisque l’État a lancé plus tôt l'année dernière le « [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15418&start=45#p335120]plan éthanol[/url] » visant à changer le carburant le plus commode au Txile de l'essence (à base majoritairement de pétrole importé de Marquésie ou de Ventélie) vers les agrocarburants et notamment le bioéthanol (à base de sous-produits de l'agriculture céréalière, présents en abondance au Txile en sa qualité de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1181&t=15422&start=15#p333045]grand producteur agricole[/url]).

Sur le plan démographique aussi, la République txiléenne bat son précédent record, celui de l'année 2034 qui était à 3,11% soit un solde positif de 777 000 nouveaux citoyens txiléens, contre... 4,48% cette année, qui représente la plus haute croissance démographique mondiale cette année et de toute l'histoire du Txile. En démographie brute, la République accueille ainsi 1 153 700 nouveaux habitants. Cette croissance démographique brusque aura des répercussions dans les années à venir autant sur le marché de l'emploi txiléen avec l'arrivée des nouveaux travailleurs issus du « baby boom Eraul » en référence au dernier Lehendakari Pantxiko Eraul dont la politique démographique a été la source de la croissance démographique brusque du Txile, malgré sa démission en janvier 2035 et la reprise de la même politique de croissance démographique par le gouvernement du chancelier Bidaurre, qui lui a été à l'origine des 4,48% de croissance démographique cette année. Ainsi, depuis 2033, le Txile a « gagné » quasiment deux millions de citoyens pour une population, en début 2034, qui s'élevait à seulement vingt-cinq millions d'habitants, pour aujourd'hui une population totale de presque vingt-sept millions.

Parmi ces deux millions de « nouveaux txiléens », on peut noter l'importance du solde migratoire txiléen, très largement positif grâce à l'attraction toujours plus importante du « txileko ametsa » (le « rêve txiléen ») : le Txile a un [url=https://i.imgur.com/4It861g.png]PIB par habitant[/url] bien plus important que dans les pays comme le Posun ou le Kaiyuan, deux pays abritant d'importantes communautés euskales (la cité-état de Kapañoa au Kaiyuan et la région autonome de l'Aerugo au Posun sont deux anciennes colonies txiléennes) qui, séduites par la possibilité d'exercer leur métier dans un pays lui aussi en pleine croissance avec un salaire supérieur et une facilité linguistique bien plus importante, émigrent vers le Txile et viennent s'ajouter au solde d'accroissement naturel pour porter la croissance démographique txiléenne aux sommets qu'elle atteint actuellement. Si 2035 est une année dorée pour la démographie txiléenne, ce ne sera peut-être pas toujours le cas : ainsi, les txiléens émigrés vers d'autres pays pendant la guerre qui sont revenus après coup constituent un phénomène de croissance démographique éphémère qui a touché environ 250 000 txiléens cette année. La croissance démographique devrait donc reprendre des taux plus bas l'année prochaine.

Quel avenir pour la République txiléenne avec des croissances économiques parmi les plus importantes au monde (quatrième en 2035, dixième en 2034) ? Avec l'industrialisation croissante et les grands projets étatiques, la République txiléenne se trouve désormais pris entre l'enclume et le marteau : doit-elle se diriger vers une société développée avec tous les inconvénients d'une responsabilisation écologiste de la production ou doit-elle poursuivre sa route vers l'industrialisation et la production au mépris des conditions parfois ouvrières ou civiles ? L’État txiléen s'est déjà vu reproché son comportement irresponsable au sujet de l'entrée en guerre en décembre 2034 par une opinion politique majoritairement ignorante du casus belli qui poussait le Txile à agir, alors la République devra-t-elle, une fois qu'elle aura rallié le cercle fermé des [url=https://cdn.discordapp.com/attachments/325414079860572160/440635407827206164/unknown.png]pays développés[/url], évoluer vers des politiques étatiques plus responsables et sociales ? Rien n'est plus sûr à l'heure où l'économie mondiale reçoit un coup de fouet mais que les conflits frontaliers semblent se multiplier, autant en Cérulée (Amarantie, Montalvo, Kandjar et Hachémanie) qu'en Ventélie (montée en puissance possible de l’Émirat de Karavaï).[/justify]
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