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Posté : lun. juin 05, 2017 12:32 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
      14 avril 2033

      Séance houleuse au Conseil exécutif pour débattre de l'ouverture du droit de vote aux femmes :
      malgré une approbation majoritaire, l’amendement constitutionnel a été rejeté


      [img]https://i.imgur.com/Fq6QCZL.jpg[/img]
      Le débat de cette matinée fut très musclé[/center]

      Une fois n’est pas coutume, les débats dans la Chambre Pourpre (ndlr : nom donné à la Salle du Conseil exécutif, dans le Château de Merŝanto) furent mouvementés. Le procès-verbal rédigé par les assesseurs, qui retranscrivent de façon très minutieuse les débats, y compris les moindres détails et gestuelles, témoignent d’une violence rarement égalée. En cause : [url=http://www.simpolitique.com/post311850.html#p311850]un amendement de la Charte proposé ce 14 avril[/url] par les entités de la Communauté des Melgares, la Cité-Etat des Octaves et la Cité-Etat de Sceptrie, visant à laisser la possibilité à chaque entité d’ouvrir, si elle le souhaite, le droite de vote aux femmes. L’amendement se voulait être un compromis entre les aspirations de chaque entité, pour permettre à la fois aux entités les plus progressistes d’aller de l’avant et faire enfin participer les femmes à la vie citoyenne, et aux entités plus traditionnelles de garder leurs institutions multiséculaires. Le tout dans un contexte économique, défavorable à l’Amarantie, où des ressortissantes font le choix de quitter le pays pour tenter leur chance dans un pays plus ouvert sur la question. Il n’était même pas question dans cet amendement d’assurer l’égalité hommes-femmes, mais au contraire de renforcer l’autonomie des entités confédérées.

      Pour être adopté, l’amendement devait obtenir l’unanimité des suffrages exprimés, les entités s’abstenant ne sont pas comptabilisées. Ce vote à l’unanimité limite drastiquement les possibilités d’amender la Charte de la Ligue, qui régit le fonctionnement de toute la Ligue et la répartition des pouvoirs. La Charte a de fait été très peu amendée au cours de l’histoire amarantine. Sur les 16 entités composant la Ligue, une majorité absolue de 9 s’est déclarée favorable à l’adoption d’un tel amendement. Même la République du Caducée a voté l’amendement, en précisant qu’elle ne comptait néanmoins pas légiférer sur le sujet mais qu’elle ne voyait pas d’objection à laisser d’autres le faire. En réalité, l’amendement a été rejeté par une minorité de 5 entités, dont bien entendu la République maritime de Céjanoise, réputée pour sa misogynie primaire. Représentée depuis peu au Conseil exécutif par le journaliste-éditorialiste des Amarantina Folioj, qui a mené une active campagne en faveur du président réélu, Horasiu Zamfir, coutumier des actes de violences verbales et même physiques, a piqué une crise d’hystérie, qualifiant cet amendement de tous les noms d’oiseaux parce qu’il trahirait plus de mille ans d’histoire amarantine, et parce qu’il obligerait toutes les entités à légiférer sur la question tôt ou tard, avec au final selon lui « l’asservissement ultime des hommes à la vénalité du sexe faible ».

      [center][img]https://i.imgur.com/KnhnoP9.png[/img][img]https://i.imgur.com/t0pgLUP.png[/img]
      Lors de la séance, Horasiu Zamfir (à gauche), le [url=http://www.simpolitique.com/post299196.html#p299196]gros porc misogyne[/url] devenu représentant de la République de Céjanoise, a empoigné
      et tenté de frapper Morgan Stoenesco (à droite), le Premier Délégué de la Communauté des Melgares[/center]

      Pourtant, d’un point de vue purement économique, la Ligue amarantine aurait tout à gagner à adopter une telle disposition dans sa Charte. Comme le rappelle de l’autre côté de la frontière aliléenne, le quotidien [url=http://www.simpolitique.com/post311843.html#p311843]L'eco di Miliameni[/url], le temps de l’Amarantine illettrée et précaire vivant clandestinement au Montalvo pour fuir les institutions de son pays d’origine, est révolu. Désormais, ce sont des femmes qualifiées qui franchissent le pas, surtout au Montalvo mais également en IJndenland ou plus loin encore, au Kaiyuan. Loin de représenter des boulets, ces femmes participent activement à l’économie de leurs pays d’accueil. De plus, un tel amendement inciterait réellement des femmes de pays étrangers à venir s’installer dans la troisième puissance mondiale. Tôt ou tard, le verrou misogyne de l’Amarantie finira par sauter. Déjà, en décembre 2031, [url=http://www.simpolitique.com/post299879.html#p299879]des manifestations importantes[/url] avaient réclamé la « libération des femmes du joug phallocrate », une action publique qui aurait été impensable il y a encore cinquante ans.

      [right]Egina Marcidor[/right][/justify]

Posté : lun. juin 05, 2017 2:41 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      15 avril 2033

      L’Aminavie bloque la navigation sur sa côte orientale

      [img]https://i.imgur.com/LEKOBkq.png[/img]
      Les entrées et sorties du bras de mer de Dejirba sont « temporairement » bloquées sur décision aminienne[/center]

      Le Président de la République Aminienne a annoncé sa décision de [url=http://www.simpolitique.com/post311848.html#p311848]bloquer la circulation des navires circulant sur le bras de mer qui longe le pays à l’est[/url]. Très emprunté, cette étendue d’eau est la voie privilégiée pour l’Empire luciférien d’Algarbe pour commercer avec la Dytolie surtout depuis l’ouverture il y a quelques années du pays au reste du monde ; mais très utilisée aussi par le Montalvo afin de pénétrer le continent algarbien. La décision n’a pas tardé à susciter de vives réactions du côté luciférien, avec un ultimatum lancé par les Royaumes de Kaluna et de Hyptatie aux autorités aminiennes. Cette décision est d’autant plus dommageable pour les Kalunais et les Hyptates qu’ils sont en délicatesse avec les autres Etats membres qui composent l’Empire. En bloquant le bras de mer, l’Aminavie bloque par la même occasion l’indépendance de ces deux Etats alliés, qui n’ont plus d’autre choix que de se soumettre aux exigences de leurs voisins occidentaux, pour avoir accès à la mer par l’Océan déchinésien, s’ils veulent continuer à commercer avec le reste du monde. La situation très compromettante dans laquelle l’Aminavie a placé le Kaluna et l’Hyptatie peut constituer un casus belli.

      Moins impacté, le Montalvo n’en reste pas moins une victime de cette décision. Présent sur le continent algarbien par sa province de Nazalie, le Montalvo propose in fine de collaborer avec l’Aminavie. Officiellement, la décision du président aminavien est motivée par une lutte contre les trafics de drogue en provenance et à destination de l’Empire Luciférien. D’ailleurs, au port de Movopolis, certains des conteneurs originaires de l’Empire Luciférien ont fait l’objet d’une enquête après que sacs contenant cannabis ou héroïne eussent été retrouvés. Mais les conteneurs restent trop nombreux pour être tous contrôlés, surtout compte tenu de la faiblesse des effectifs douaniers movopolitains. Pour la douane movopolitaine, ces contrôles a priorio réalisés conjointement par le Montalvo et l’Aminavie sont donc une aubaine, validant ainsi l’adage selon lequel le malheur des uns fait le bonheur des autres.

      [right]Lotario Karmenoj[/right]

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      [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]

      Au Movopolis, Ibrahim Ould Abbès entend jouer le peuple contre le Prince
      ([url=http://www.simpolitique.com/vues-algarbiennes-t14589.html]en lien avec ce RP[/url])

      [img]https://i.imgur.com/wVtsoLy.jpg[/img]
      Le Baron Ibrahim Ould Abbès construit son empire commercial au Movopolis[/center]

      Jusqu’ici discret sur la scène nobiliaire de Movopolis, le Baron Ibrahim Ould Abbès, originaire d’Aminavie, entend tisser sa toile en rachetant une banque movopolitaine en faillite et en investissant dans les structures sociales. Ce golden boy de 38 ans, ancien banquier, connaît bien la finance puisque c’est précisément ce qui lui a permis de tutoyer les sommets et se constituer une richesse à neuf zéros. Certains le soupçonnent d’ailleurs de s’être enrichi au détriment du peuple aminavien, par ses accointances avec le pouvoir socialiste en place.

      Depuis son investiture, sa principale acquisition fut celle de la banque Trapezikos Enos, basée essentiellement au Movopolis, mais disposant d’une centaine d’agences à travers toute la Ligue. Celle-ci a été contrainte récemment de déposer, victime collatérale de la menace de faillite de la Principauté. Par ce rachat et en la rebaptisant « Crédit movopolitain », Le Baron Ould Abbès se montre très optimiste, et entend laver le nom « movopolitain », blacklisté dans le monde de la finance. Une opération d’autant plus à risque que le milliardaire aminavien récupère les importantes dettes impayées de Trapezikos Enos. Ne s’arrêtant pas là, l’homme a également investi dans l’agriculture intensive, pour proposer des produits de piètre qualité mais peu onéreux à une population movopolitaine qui a vu son pouvoir d’achat sérieusement diminuer. Quelles sont les intentions réelles du Baron Ould Abbès, si tant est qu’il agisse en son nom propre et non en celui de la République aminienne ? Nul ne le sait. Mais une chose est sûre : en jouant le peuple movopolitain contre le Prince, il s’engage dans l’investissement le plus risqué de sa vie.

      [right]Giancarlo Roscoe[/right]

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      Brèves
      • CONFRONTÉ À L’ÉMIGRATION DE SES SUJETS, LE PEOS ACCUEILLE LES AMARANTINES. Les Peosiens, en particulier dans ses îles déshéritées, seraient de plus en plus nombreux à quitter leur royaume pour tenter leurs chance à l’étranger, notamment au Montalvo et en Amarantie. Et curieusement, on observe le phénomène inverse d’une population amarantine, souvent d’origine grecque et généralement féminine, émigrant vers le Peos. On estime que plus de 62 000 Amarantins vivent actuellement au Peos.
      • HEDVIGO FABEL DEVIENDRA-T-IL MARITE ? Le célèbre et riche chanteur d’opéra [url=http://www.simpolitique.com/post311467.html#p311467]Hedvigo Fabel aurait profité d’une prestation en République de Mari[/url] pour y acquérir une villa. L’eunuque, castré à huit ans et qui en a aujourd’hui quarante de plus, s’est fait une réputation dans le milieu de l’opéra par sa voix aigüe et puissante. Sa présence sur le sol amarantin se faisait de plus en plus rare depuis quelques années, multipliant les concerts à l’étranger. Très discret, l’homme avait simplement confié son envie de « trouver un lieu où il se sentirait à son aise ».
      [/justify]

Posté : mer. juin 07, 2017 4:32 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      21 avril 2033

      La Cérulée bloquée par la guerre civile caskare et le conflit aminavo-luciférien[/center]

      La Cérulée est un carrefour économique primordial et les récents évènements le prouvent : d’un côté, le Caskar plongé dans la guerre civile (voir brève), a fait dévier une partie du trafic maritime qui a pour l’habitude de naviguer non loin des côtes du Grand-Duché. De l’autre, le conflit entre l’Aminavie et l’Empire Luciférien s’enlise, au point que ce dernier a annoncé, par la voix de l’Empereur lui-même, une augmentation de 500 % du prix de ses exportations de coltan, matière essentielle dans les pays développés et notamment dans l’industrie électronique. L’Empire Luciférien en est en effet le premier producteur et exportateur, la Dytolie ne recèle qu’une petite réserve à quelques centaines de kilomètres au nord de l’Amarantie. S’étonnant du manque de réactions internationales, l’Empire a définitivement abandonné l’autarcie qui, longtemps, la caractérisait. De l’autre côté, l’Aminavie est mise sous pression et [url=http://www.simpolitique.com/post312252.html#p312252]la popularité du gouvernement a fortement décliné depuis quelques semaines[/url] dans ce contexte. La Ligue arabe, dont l’idée a émergé le mois dernier, redevient le doux rêve jamais réalisé d’un monde arabe en pleines divisions. La levée du blocage des navires dans le détroit de Dejirba/Belphore pour les pavillons non-lucifériens ne changera rien à la source du problème.

      L’Amarantie, très présente sur les flots de la Cérulée, est une des victimes collatérales de ces évènements politiques sur lesquels elle n’a pas d’emprise directe. Le [url=http://www.simpolitique.com/amar-amaranta-martransporto-t13747.html]groupe AMAR[/url], qui a déjà subi le contrecoup du Coup d’Etat en Britonnie, a de nouveau dévissé en bourse de manière plus prononcée encore. Le titre a perdu en bourse, depuis le mois de janvier, près d’un quart de sa valeur. Autre victime : le croisériste [url=http://www.simpolitique.com/haltamar-krozoj-t14515.html]Haltamar Crozoj[/url], qui a dû supprimer dans un certain nombre de ses circuits l’escale habituelle à Setan, pourtant longtemps considérée comme une « destination sûre ». La vente de séjours a fortement chuté depuis ces dernières semaines, et nombreux futurs touristes ont fait valoir leur droit d’annulation, inquiets de la situation politique.

      [right]Lotario Karmenoj[/right]

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      [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]

      Après plusieurs excès, la diplomatie amarantine rappelle ses ressortissants à l’ordre[/center]

      Le Conseil exécutif a tenu à rappeler à ses ressortissants qu’ils devaient « respecter les us et coutumes des pays dans lesquels ils se trouvent », dans une [url=http://www.simpolitique.com/post312292.html#p312292]résolution votée à 11 voix contre 2[/url], l’Etat autonome du Barnique et la République maritime de Céjanoise considérant que le texte méprisait la culture amarantine, et la rendait honteuse. Ce n’est pas des Montalvéens d’Alilée, qui ont une nouvelle fois exprimé [url=http://www.simpolitique.com/post312236.html#p312236]leur mécontentement de voir arriver des homosexuels sur leur territoire[/url]. Devenus boucs émissaires d’une société en misère économique et sociale, les Amarantins subissent quotidiennement ce genre d’attaques à Clisto. Le Conseil exécutif s’est empressé de préciser que la résolution « n’interdisait pas aux Amarantins d’être ce qu’ils sont », et qu’elle concerne des faits réellement graves, comme le trafic de drogue, qui peuvent valoir la levée de l’assistance généralement apportée par la diplomatie amarantine à ses ressortissants incriminés.

      Le texte trouve son écho dans le communiqué officiel de la République de Lianwa, qui a [url=http://www.simpolitique.com/post312264.html#p312264]arrêté un Amarantin précisément pour de tels délits[/url]. Selon la [url=http://www.simpolitique.com/post312265.html#p312265]presse lianwaise[/url], l'Amarantin Alexander Patipoulos, propriétaire d’un cabaret du centre-ville de la capitale Aravindapura, se voit reprocher plusieurs chefs d’accusation, parmi lesquels trafics de drogues, d’êtres humains, de passeports, blanchiment d’argent… Si les faits reprochés sont avérés, Alexander Patipoulos, originaire de République de Spongorie, pourrait être le premier Amarantin concerné par la résolution, et ainsi subir un désengagement total de l’Amarantie, qui refuserait sa demande de transfèrement, lui permettant de purger sa peine ici. Pour les actions considérées comme délictueuses uniquement à l’étranger, comme la manifestation de l’homosexualité, l’Amarantie se montre plus clémente et prie seulement les ressortissants de se « montrer discrets » et de respecter la culture locale.

      [right]Maximus Lurio[/right]

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      Brèves
      • LE CASKAR PLONGE DANS LA GUERRE CIVILE Par un communiqué, le Conseil exécutif amarantin se montre très préoccupé par la situation interne au Caskar, où la Grande-Duchesse Alexandra, qui occupe la fonction la plus élevée dans ce pays, a été enlevée. Cet évènement a ravivé les tensions existantes entre deux factions armées, qui s’accusent mutuellement de cet acte : les traditionnalistes, basés au sud de l’île, sont hostiles au pouvoir royal, au contraire des unionistes, au nord. Pour faire face à cette situation, un [url=http://www.simpolitique.com/post312011.html#p312011]Conseil provisoire de Régence[/url] a été instauré. Plus de 5600 Amarantins vivent actuellement au Caskar, et la Ligue les enjoint à revenir en Amarantie si la situation perdure.
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Posté : sam. juin 10, 2017 3:19 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
      30 avril 2033

      Un Céjanosien condamné à mort pour matricide :
      la justice à deux vitesses de la Ligue amarantine


      [img]https://i.imgur.com/gv5gYt9.jpg[/img]
      Tuer sa propre mère, sans doute le pire des crimes en Amarantie[/center]

      Dans un arrêt rendu hier, la justice céjanosienne a condamné à mort Epikteto Ĝofrino, 20 ans, originaire de la ville de Jolenus, pour avoir tué sa mère, Helena Ĝofrino, 37 ans. La scène s’est déroulée en novembre dernier : après une violente dispute avec sa mère, le jeune homme a poignardé cette dernière de deux coups de couteau, qui lui auront été fatals. Les juges seront restés insensibles aux regrets de Epikteto, dont l’appel de sa condamnation a été rejeté par la Cour Suprême. L’homme sera pendu le 5 mai prochain. L’affaire avait été grand bruit et pour cause : le matricide est considéré en Amarantie comme l’un des pires crimes, y compris (et même plus encore) dans la République maritime de Céjanoise, pourtant connue pour ses institutions misogynes. Le matricide est d’ailleurs, en Céjanosie, le seul crime dont la victime est une femme pouvant faire l’objet d’une condamnation à mort. Il est aussi rare que grave, d’où cette couverture médiatique importante. Si un autre homme, autre qu’un de ses fils, avait tué Helena Ĝofrino selon le même mode opératoire, en effectuant le même geste, la peine aurait été largement amoindrie, d’autant que la jurisprudence céjanosienne est plutôt clémente vis-à-vis de ces tous ces hommes qui tuent des femmes, pour des raisons "valables".

      Malgré son profond mépris pour le sexe féminin, la République maritime continue de faire exception pour la mère, à qui les Amarantins doivent un inébranlable respect tout au long de leur vie. Les tenants de ces institutions amarantines misogynes répondent souvent aux accusations de leur détracteur en rappelant l’amour qu’ils portent pour leur mère. De plus, et cela surprend les observateurs étrangers, dans la religion dodécathéiste, figurent un certain nombre de femmes déesses auxquels se soumettent les hommes les plus pieux. C’est que les déesses sont elles-mêmes considérées comme des « mères » : mères d’un peuple, d’une cité, d’un Etat… Cette exception confirmant la règle est souvent le moyen pour les Amarantins de se dédouaner de leur misogynie, répétant à l’envi qu’ils préfèrent la compagnie masculine parce que l’amour de n’importe quelle femme ne pourra jamais égaler celui de la femme qui les a mis au monde. Aimer une autre femme que sa mère serait en quelque sorte trahir cette dernière, tant est si bien que les relations incestueuses entre les hommes et leurs mères ne sont pas rares dans le pays. Illustrant bien ces us et coutumes, la justice amarantine est donc bien à double vitesse.

      [right]Virga Naŭsilo[/right]

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      [center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]

      EDITO
      La concurrence entre paradis fiscaux fait rage, et cela ne profite à personne
      [/center]

      Lianwa, Siracuzzia, Abrigs, Wildhorn, Mari, Caskar… Ces Etats ont deux points communs : le premier relève de leurs caractéristiques géographiques puisqu’ils sont tous insulaires ou archipélagiques ; le second est qu’ils ont adopté des politiques les permettant de les qualifier de paradis fiscaux. Tous appliquent et le secret bancaire et des taux d’imposition très bas les permettant de les ranger dans cette catégorie. Souvent perdus au milieu des océans, ces Etats n’ont eu d’autre choix que d’instaurer une économie dématérialisée, peu dépendantes des importations et exportations de biens, la complétant avec un tourisme de luxe.

      La stratégie du paradis fiscal ne pourra cependant pas être extensible à l’infini : en dépossédant des Etats tiers de leurs grandes fortunes et de leurs entreprises florissantes, les paradis fiscaux se privent d’une réelle place sur la scène diplomatique qui leur donneraient des marges de manœuvre pour influencer, se contentant de n’être que des caisses enregistrant les rentrées d’argent gagné à l’étranger. Leur multiplication ces dernières années, les Abrigs ayant récemment emboîté le pas avec [url=http://www.simpolitique.com/post312506.html#p312506]l’instauration du secret bancaire[/url], est nuisible au développement de nombreux pays. Ces Etats ne pourront pas se contenter d’être un paradis pour élites parce que, pour qu’il y ait des élites dominantes, il faut qu’il y ait des dominés. À long terme, dans le scénario le plus pessimiste, lorsque les paradis fiscaux auront su déposséder les autres Etats de leurs forces vives, comment seront financées les infrastructures, l’éducation, la santé publiques ? La classe moyenne, qui a suffisamment les moyens de contribuer à l’effort national, mais qui n’en a pas assez pour migrer vers un de ces paradis, sera asphyxiée et finira par disparaître, ne laissant plus la place qu’à une classe pauvre, déjà peu capable de subvenir à ses propres besoins, d’autant plus incapable de subvenir à ceux de son pays.

      La fragilité de ces économies s’est déjà manifestée. Trop financiarisée, toute l’économie de Siracuzzia a bien failli [url=http://www.simpolitique.com/post302917.html#p302917]faire les frais des mauvaises opérations de son groupe bancaire UBS[/url]. Ailleurs, le Caskar se remettra difficilement de sa guerre civile, qui fera fuir les capitaux, en quête de stabilité politique. Les modèles de village de vacances pour fortunés représenté par la République de Mari, ou encore d’île féérique de lutins alcoolisés tout droit sortie de contes pour enfants réactualisé pour les adultes que représente la République du Wildhorn se confronteront tôt ou tard à deux nécessités vitales : celle de diversifier leur économie, et celle de développer leur réseau diplomatique. Les relations entre les Etats tiers et les paradis fiscaux ne peuvent se contenter d’être une relation unilatérale, de flux financiers allant des premiers vers les seconds, acceptant les avantages et refusant les inconvénients de la coopération. Seule la République de Lianwa semble être en mesure de sortir de victorieuse de cette âpre bataille entre paradis fiscaux. Déjà première puissance mondiale, le Lianwa a tenté le pari de sortir de son nationalisme pour aller investir dans le monde, et non plus dans la seule Ventélie, notamment dans des secteurs d’avenir tels que l’énergie verte. N’hésitant pas à dépenser près de 16 % de son budget dans l’éducation et pratiquement autant dans la santé, le Lianwa est dans une démarche proactive qui manque à ses concurrents et qui finiront par les tuer.

      [right]Ĵafaro Hekton[/right]

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      Brèves
      • LE PRÉSIDENT AMINAVIEN DESTITUÉ. Après le vote de la motion de censure, ayant entraîné la chute du gouvernement, [url=http://www.simpolitique.com/post312657.html#p312657]c’est au tour du président aminavien d’être destitué[/url], après le simple vote de l’Assemblée Nationale, qui a voté à 342 voix contre 75 la motion le limogeant. Le scrutin fut néanmoins marqué par une forte abstention puisque 83 députés sur 500 n’ont pas pris au vote. Ils étaient 111 à ne pas le faire lors de la motion de censure. Ces condamnations au départ s’inscrivent dans un contexte de corruption du pouvoir exécutif et de blocus à l’encontre de l’Empire luciférien voisin.
      • L’EMPIRE LUCIFÉRIEN CONSTRUIT UN MUR DANS LE DÉSERT HYPTATE, LE SÉPARANT DE L’AMINAVIE. Depuis plus d’une semaine, une « [url=http://www.simpolitique.com/post312446.html#p312446]Ligne Hyptep[/url] » est construite le long de la frontière nord de l’Empire, en vue de se défendre contre le désormais ennemi aminavien. Fait rare : l’infrastructure a été approuvée par l’ensemble des entités composant l’Empire, ce qui permet au moins temporairement d’enterrer les querelles internes. L’Empire ne semble pas découragé par ce chantier gigantesque, qui durera sept ans dans un environnement aussi hostile que le désert hyptate, et acte le fait que l’Aminavie constitue et restera un ennemi pour longtemps.
      [/justify]

Posté : mer. juin 14, 2017 8:27 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]
      12 mai 2033

      Cxiela pousse les performances de la voiture électrique

      [img]https://i.imgur.com/2NDHoKN.jpg[/img][/center]

      Le groupe kodomo-amarantin Cxiela a (volontairement) laissé fuiter quelques images du prototype de sa future voiture électrique. Sur une vidéo circulant sur tous les réseaux sociaux, on y voit sur un circuit une petite citadine approchant les 100 km/h en accélération, ce qui constitue une importante prouesse, jusqu’ici réalisée par les seuls modèles hybrides. L’aventure de Cxiela avait pourtant très mal démarré, il y a huit ans, lors de sa création. Confrontée à la suspicion des investisseurs, qui estimaient qu’une voiture était bien trop énergivore pour être propulsée uniquement par l’énergie électrique, la petite entreprise de l’Etat autonome du Barnique a longtemps cherché l’investissement nécessaire à son développement, et à l’élaboration de son prototype. Le projet trouve finalement preneur en 2030, par l’entrée dans le capital de l’Union du Kodomo, qui s’est fait une renommée dans les alternatives écologiques. Connu pour son système esclavagiste, l’Etat autonome du Barnique est aussi connu pour être une plateforme logistique et pour son industrie spécialisée dans les engins de manutention d’entrepôts et de levage (chariots élévateurs, gerbeurs, transpalettes…), qui fonctionnent à l’énergie électrique. Si l’industrie barniquoise a apporté son savoir-faire, le Kodomo a lui apporté ses capitaux et sa philosophie.

      La prudence reste cependant de mise. Le succès technologique de la voiture électrique Cxiela ne garantit pas son succès commercial, loin s’en faut. L’autonomie certes améliorée mais faible dont elle dispose la cantonne à son rôle de citadine, idéale pour les déplacements intra-urbains, où les voies rapides se font rare. De plus, les villes – et même les grandes villes – sont les seules à disposer de bornes de rechargement. Les aires d’autoroutes en sont quasiment toutes dépourvues, ce qui peut refroidir certains consommateurs. La commercialisation risque de ne pas se faire avant 2035 et d’ici là, des investissements devront être réalisés pour doter l’Amarantie de bornes de rechargement, qui ont un ampérage bien plus élevé que les simples prises domestiques de particuliers. « Au minimum, il en faudrait au moins une tous les 50 kilomètres » et ce, uniquement pour se déplacer à l’intérieur de l’Amarantie, précise l’Association de Consommation Alternative (Alternativa Konsumanto Asocio, AKA). L’Amarantie étant confrontée à la question de l’approvisionnement énergétique, les pouvoirs publics pourraient être intéressés par ce projet. Sans que la voiture électrique puisse remplacer les voitures dites conventionnelles essence/diesel, elle pourrait au moins réduire la facture énergétique.

      [right]Ĵafaro Hekton[/right]

      [hr][/hr]

      [center]La Nouvelle-Cajanée s’en va évangéliser le monde païen[/center]

      Pays de 16 millions d’habitants voisin du Deseret, la Nouvelle-Cajanée est longtemps restée discrète sur la scène internationale. Pourtant, durant ce temps, c’est une révolution interne qui se préparait et elle prenait la forme d’un [url=http://www.simpolitique.com/post312832.html#p312832]synode réunissant les grands noms de la puissante Eglise réformée[/url]. Bien qu’exclu de son corps pastoral, le fondateur de la « Société évangélique des rédempteurs », Matthew Sincène, y a laissé son empreinte. L’homme, condamné en 2021 pour abus de confiance et plusieurs délits financiers, ou tout du moins sa voix reste particulièrement influente dans le pays, qui plonge dans l’hyper-calvinisme. Représentant moins d’1%, les catholiques ont exprimé leur colère à Sang-du-Christ, quatrième ville du pays. Déjà limitée, la liberté de culte en Nouvelle-Cajanée est sérieusement comprise par ce Grand Synode. Tandis que le judaïsme fait l’objet d’une interdiction officielle depuis les années 2000, les chrétiens n’appartenant pas aux courants protestants bénéficiaient jusqu’à présent d’une certaine tolérance des pouvoirs publics. Les ambitions de l’Eglise sont néanmoins plus grandes et dépasseraient les seules frontières néo-cajanéennes puisque de jeunes missionnaires seraient actuellement en route vers les Deux-Lucagnes, le Kaiyuan ou la Magyarie. Foyer important de paganisme, la Dytolie pourrait bien être une terre de mission pour la nouvelle armée de la Nouvelle-Cajanée.

      [right]Ovidio Denas[/right]

      [hr][/hr]

      Brèves
      • CLISTO, LE POINT DE TENSION ENTRE L’AMARANTIE ET LE MONTALVO. Un nouveau [url=http://www.simpolitique.com/post313106.html#p313106]fait divers malheureux[/url] replace Clisto au centre de toute l’attention médiatique. En cause : des jeunes Amarantins homosexuels venus « corriger » des filles montalvéennes sur leur tenue trop aguicheuse. Le Conseil exécutif amarantin souhaite la tenue d’un sommet pour « régler cette question de Clisto », qui a trop souvent fait parler d’elle, surtout ces derniers mois. Mais la République de Spongorie, frontalière de cette ville touristique, s’y refuse, considérant « qu’il n’y a rien à conclure de ces faits isolés ».
      [/justify]

Posté : sam. juin 17, 2017 10:12 am
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/749187DevasScii.png[/img]

      20 mai 2033

      Honteux ! Miss Univers feint un viol pour promouvoir sa fondation !
      ([url=http://www.simpolitique.com/post313431.html#p313431]En lien avec ce RP)[/url][/center]

      Ariana Magnor, Miss Amarantie 2032 et Miss Univers 2033, était hier en Aminavie pour promouvoir l’action de sa fondation œuvrant pour la construction d’orphelinats dans le pays. En compagnie de son assistante, elle serait tombée dans un traquenard tendu par des locaux et duquel elle n’a pas pu en sortir indemne. Du moins, c’est ce que prétend la version officielle. Les informations qui nous parviennent d’Algarbe l’affirment : le coup a été monté, Miss Univers n’aurait jamais subi la moindre agression et tout ceci n’est qu’une opération en vue de susciter l’empathie, dans un contexte de campagne de promotion de sa fondation. « Nous avons vu une fille, jolie, à forte poitrine, être relâchée par les pseudo-agresseurs, après avoir crié à l’aide de tous ses poumons. Ils se sont échangés de l’argent et un téléphone portable. » raconte un témoin sous couvert d’anonymat.

      Savamment orchestrée, cette opération de communication ne dupera personne et peut sonner le glas de sa fondation, qui n’a jamais été qu’un prétexte. Jeune et jolie, Ariana Magnor use de sa plastique plutôt que d’arguments pour sa seule fortune personnelle. Toute la machine médiatique amarantine la soutient, car la Ligue amarantine voit en elle un moyen pour le pays de se racheter une image plus valorisante à l’étranger mais notre souci de la vérité à Devas Scii nous oblige à démolir cette idole autoproclamée, qu’importe les conséquences que cela peut avoir sur l’Amarantie. Les journalistes que nous sommes se doivent de travailler en toute indépendance.

      [right]Erebo Cirmellis[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]

      Devas Scii ou le mensonge au service du pouvoir misogyne[/center]

      Dans son édition de ce matin, le quotidien Devas Scii, ramassis de n’importe quoi, a construit tout une théorie du complot autour d’Ariana Magnor, victime d’une agression sexuelle, prétendant qu’elle aurait feint l’agression pour promouvoir sa fondation « Maisons d’Harpocrate » qui construit et réhabilite des orphelinats dans le monde entier. Rapportée par un « témoin sous couvert d’anonymat » (bien évidemment), la rumeur veut qu’elle aurait même monnayé et filmé cette mise en scène, pour attester de la véracité de son propos. Or, aucune vidéo n’a jamais été diffusée, que ce soit en Amarantie ou en Aminavie et quand bien même, on demandera au témoin anonyme comment il reconnaît aussi facilement une fille qu'il a à peine vue avec un voile islamique. De toute manière, ce récit ne correspond pas au portrait dressé par son entourage, et de ses adversaires, à l’image de [url=http://www.simpolitique.com/post310970.html#p310970]Valya Valdebald, deuxième dauphine d’origine vonalyane, qui décrit une « belle personne »[/url], et qui est « certaine de ses convictions ».

      Rappelons que le même quotidien rapportait le mois dernier que la Baronne Ottilia aurait [url=http://www.simpolitique.com/post311566.html#p311566]commandité la mort de la Reine de Vonalya[/url], une information démentie pour la Couronne elle-même, ce qui pousse le quotidien à imaginer une autre théorie d’une possible alliance entre la Baronne et le Roi de Vonalya pour tuer la Reine. Bref, Devas Scii est un vulgaire canard jamais rassasié, qui construit des histoires pour combler les pages vides. Mais la cupidité du journal n’est rien à côté de l’entreprise de destruction menée par la caste misogyne. Ariana Magnor est avant tout victime de sa popularité : aucun puissant dans ce pays ne peut admettre une femme qui aurait autant d’influence sur la population. Pour détruire Ariana – et peu importe la beauté de son projet et de son aura à l’international – rien de mieux que de la dépeindre en manipulatrice séductrice, des traits de personnalité qui reviennent souvent dans la littérature amarantine misogyne. Ne doutant nullement de la sincérité de celle qui fut élue Miss Universe, la rédaction de La Profanino lui adresse un prompt rétablissement, à elle mais aussi à son assistante, visiblement victime du même sort.

      [right]Jocasta Mircea[/right][/justify]

Posté : sam. juin 24, 2017 11:36 am
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
      11 juin 2033

      Plusieurs pays se font des fouilles en or

      [img]https://i.imgur.com/EILp1oS.jpg[/img][/center]

      Dans son [url=http://www.simpolitique.com/post314161.html#p314161]édition du 8 juin[/url], l’hebdomadaire nerezinéen Monitori se fait le détracteur de l’actuelle passion de nombreux pays pour l’or, ce métal précieux et inoxydable doué d’une forte symbolique, recherché pour ses qualités de valeur sûre et stable à côté de devises monétaires fluctuantes. Mais il le fait avant tout pour vanter les mérites du diamant, dont la Nerezine concentre d’importantes réserves, alors que la critique plus générale de l’or comme valeur-étalon aurait été plus intéressante. L’or n’a que la valeur qu’on souhaite lui donner. En dehors de ses finalités esthétiques dans le monde de la bijouterie, il a un intérêt industriel assez limité, seulement utilisé pour ses qualités de conducteur électrique. Il fut également utilisé en dentisterie, avant de lui préférer des matériaux de synthèse, pour des raisons évidentes de coûts mais aussi de praticité.

      La symbolique de l’or elle-même n’est pas aussi unanime qu’on le dit. À titre d’anecdote, le Tlaloclitlal dispose peut-être des plus grandes réserves aurifères du monde, mais dans la culture aztèque, l’or est l’excrément du dieu Soleil : chacun jugera si c’est le caractère divin ou le caractère stercoraire qui doit l’emporter. Il est même plutôt condamné dans les cultures chrétiennes originelles et surtout dans les cultures islamiques, car associé à la cupidité, à la. Bien évidemment, même les pays les plus pieux se sont arrangés avec la vérité de leurs livres saints, pour satisfaire à leurs intérêts économiques, de la même manière que certains pays persans ont rendu le caviar d’esturgeon halal car il en dépendait de leur économie nationale. Il sera notamment intéressant de savoir si la Nouvelle-Cajanée suivra ou non ce mouvement, qui est en apparente contradiction avec sa nouvelle profession de foi.

      Cette ruée vers l’or, lorsqu’elle n’illustre pas l’hypocrisie de pays moralisateurs, apparaît comme une fausse bonne idée. Une thésaurisation excessive conduit à l’immobilisme politique, voire même à la dépréciation de l’or. La conjoncture mondiale, particulièrement favorable avec un taux de croissance de près de 10 %, devrait au contraire être une incitation à l’investissement dans des secteurs d’avenir et au développement. Si le Conseil exécutif amarantin suivra probablement le mouvement moutonnier, il ne doit pas oublier le mythe associé au roi Midaso, récompensé par le dieu Dionozio de la faculté de transformer tout ce qu’il touche en or. Un cadeau empoisonné qui le conduit à être affamé, assoiffé et esseulé, transformant aussi bien la nourriture qu’il mange, l’eau qu’il boit et les proches qu’il touche en or. Un peuple arriéré disposant de réserves d’or reste un peuple arriéré.

      [right]Jocasta Mircea[/right]

      Brèves
      • CINÉMA : L’AGENT K ENVAHIT LES SALLES OBSCURES AMARANTINES. Plus une place n’était encore disponible aujourd’hui dans tous les cinémas amarantins pour le dernier opus de la saga kodomo l’Agent K, [url=http://www.simpolitique.com/post314207.html#p314207]La Perla de Montorive[/url]. L’épisode précédent avait certes été un certain succès en Amarantie, mais le nouveau se déroule, comme son nom l’indique, au cœur du bassin céruléen, sur un paquebot amarantin durant son voyage inaugural vers le Kodomo. Avec des références à peine voilées aux réseaux mafieux sévissant en Alilée, et à leur rivalité avec le Montalvo voisin, le film a su conquérir le cœur des spectateurs amarantins, toujours intéressés par des films évoquant ce qu’ils connaissent.
      • LA BRITONNIE NE REMONTE PAS LA PENTE. La palme de la plus mauvaise communication politique revient à la Britonnie. Après l’imbroglio autour de son « coup d’Etat », la Première ministre est accusée de trafiquer les comptes publics pour séduire les investisseurs, en leur faisant miroiter un déficit quasi-inexistant, compensé par d’importantes recettes fiscales issues de la TVA, et ce au travers de déclarations publiques fleuries : « La Première ministre britonne s’exprime comme une adolescente de 13 ans » juge sévèrement le quotidien Marborda Anoncanto. Par ailleurs, nombreux sont les investisseurs amarantins à demander à ce que la Fédération Internationale pour le Droit des Entreprises et des Salariés (FIDES) rétrograde la Britonnie à sa note minimale, E.
      [/justify]

Posté : dim. juil. 02, 2017 9:33 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      6 juillet 2033

      La Haute Cour d’Amarantie déboute un Céjanosien emprisonné pour « délit d’obésité »[/center]

      L’affaire avait fait grand bruit en juin 2031 : la [url=http://www.simpolitique.com/post296863.html#p296863]République maritime de Céjanoise[/url] avait fait part de son intention d’instituer le « délit d’obésité », c’est-à-dire le fait de sanctionner d’une contravention jusqu’à trois ans d’emprisonnement selon la gravité des faits reprochés, l’état d’obésité des individus présents sur son sol. Après adoption de la loi, malgré les mises en garde du Conseil exécutif qui en avait « déconseillé » la Céjanosie, les autorités n’ont pas hésité à l’appliquer. Selon le décret définissant l’obésité comme « l’état d’une personne présentant un indice de masse adipeuse critique », c’est-à-dire supérieur à 25 % pour les jeunes et à 30 % pour les personnes plus âgées, plusieurs individus ont été interpellés. Les policiers de la Céjanosie ont fait des plages de l’entité leur lieu privilégié pour débusquer plus facilement les personnes obèses.

      L’un d’eux, un homme de 43 ans, a ainsi été condamné par la justice céjanosienne à un an d’emprisonnement en raison de ses 162 kilogrammes. Débouté en appel, l’homme avait saisi en septembre 2032 la Haute Cour d’Amarantie, dernier recours judiciaire, considérant que cette loi locale contrevenait aux dispositions constitutionnelles fondamentales de la Charte de la Ligue, parmi lesquelles figure la liberté de circulation. De son côté, la République maritime de Céjanoise, assure que sa loi n’est pas contraire à la Charte, rappelant que les entités confédérées sont autonomes, et souveraines dans leur politique de « santé publique ». Après plusieurs mois de délibérations, les sages de la Haute Cour ont finalement validé la loi, reprenant l’argumentaire de la Céjanosien. Le délinquant obèse purgera donc l’intégralité de sa peine. Reprenant à son compte cette victoire, le représentant de la Céjanosie auprès du Conseil exécutif, Horasiu Zamfir, n’a pas manqué de réagir rapidement : « Les Sages nous ont donné raison, nous avons triomphé des scénarios judiciaires préétablis. Toutes les entités devraient prendre exemple sur notre fière Céjanosie, la seule à lutter efficacement, sans main tremblante, aux fléaux du XXIe siècle. L’un d’eux, l’obésité, est une horreur qui dévirilise l’homme et le rend paresseux et laid. »

      [right]Maximus Lurio[/right]

      [hr][/hr]

      Brèves
      • MOVOPOLIS : LE FESTIVAL DE REGGAE SE DÉROULE À BARGOS. Comme chaque année, la petite ville de Bargos, au sud-est de la Principauté de Movopolis, [url=http://www.simpolitique.com/post314672.html#p314672]vit ses premiers jours de juillet au rythme de la musique reggae et de la culture rasta[/url]. L’évènement, qui réunit un public plutôt jeune, ne manquera pas de susciter les convoitises de la nouvelle classe nobiliaire, désireuse de se montrer, à l’heure où le Prince réfléchit à lui céder la gestion de quelques municipalités movopolitaines.
      [/justify]

Posté : lun. juil. 03, 2017 7:10 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]
      9 juillet 2033

      Movopolis : le Baron Stephen Skylark est-il le bouffon ou le faire-valoir du Prince ?

      [img]https://i.imgur.com/RrEM4oR.jpg[/img][/center]

      Son Excellence, le Baron Stephen Skylark, originaire du Wildhorn et héritier du grand producteur de whisky du même nom, a fait une notable entrée au cours du Bargos Rasta Fest, principal festival de reggae d’Amarantie. Le jeune homme a été aperçu, au cœur d’une altercation avec un autre festivalier, à l’issue de laquelle il s’est évanoui. Ces violences sont plutôt rares au Bargos Fest, car comme contraires à la philosophie de cet évènement. Tant est si bien que le Prince adoucit là-bas, plusieurs jours durant, la législation en vigueur, comme une marque de confiance. Le Prince Zénon II de Movopolis, est un discret fidèle de ce rendez-vous musical mais loin de se mêler au peuple, il le regarde de très loin, ceint par une armée de gardes du corps, tout en gardant le privilège de rencontrer lui-même les plus prestigieux artistes, le temps qu’il le souhaite. Ainsi le veut le Prince.

      Très contesté pour sa politique dépensière, le Prince entend depuis plusieurs années redorer le blason de son fief, mais aussi renouer avec la fidélité que ses sujets devraient lui porter. Une opération difficile en gardant un cordon sanitaire autour desdits sujets. Aussi, Sa Majesté Zénon II voit-elle d’un bon œil les frasques de son baron wildhorner qui, se mêlant au peuple, bonifie l’image de la classe nobiliaire. En ce sens, Stephen Skylark est le parfait faire-valoir du Prince, un représentant de la Principauté dans la vie quotidienne de ses sujets, davantage qu’un membre d’une cour princière fermée et hermétique. De source officieuse, le Prince dirait même de lui qu’il est « le naïf séduisant qui manquait à Movopolis ». En d’autres termes, le bouffon destiné à amuser la galerie. De la bouche du Prince, ceci est un compliment. Que le baron le savoure, ils sont rares.

      [right]Giancarlo Roscoe[/right]

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      [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/425067Presse2.png[/img]

      Après Cxiela, l’Etat autonome du Barnique veut développer ses technopôles[/center]

      L’Etat autonome du Barnique n’est pas peur fier de l’attrait pour la communauté économique, scientifique comme politique pour son ancienne start-up [url=http://www.simpolitique.com/cxiela-t14778.html]Cxiela[/url]. Grimé par un portrait peu vendeur d’entité esclavagiste, le Barnique entend s’engager dans une bataille d’image, en n’hésitant pas à mettre en évidence le partenariat de l’entreprise automobile avec la pourtant très progressiste Union du Kodomo. Cxiela, toutefois, se défend de soutenir l’action du gouvernement de l’entité qui l’a vu naître, en rappelant que « la politique [n’était pas son] métier ». Si l’entreprise est barniquoise, c’est moins par affinités idéologiques que par synergie. L’entreprise est en effet basée dans une technopole au sud du Barnique ([url=https://img15.hostingpics.net/pics/478964villesamarantines2num.png]BAR/N°12[/url]), à quelques kilomètres de la Cité-Etat de Dorobie. Mais cet emplacement n’est pas idéal : le Barnique n’a pas un accès direct à la mer, et pour importer comme exporter ses produits, elle doit se soumettre aux exigences de ses voisines.

      Aussi, pour lutter contre son enclavement, l’administration barniquoise a pour ambition de relier sa technopole, une des principales zones industrielles de l’entité, au réseau ferré, lui permettant de rejoindre les ports amarantins mais aussi, éventuellement, de conquérir les marchés de Nord-Dytolie. Pour ce faire, plutôt que de confier le projet à une société ferroviaire nationale, souvent trop politisée même lorsqu’elle est privatisée, le Barnique envisagerait de passer par une entreprise étrangère, telle que la [url=http://www.simpolitique.com/khn-t14731.html]Compagnie des Chemins de Fer Nerezinéens (KHN)[/url]. La facture est salée : le kilomètre de voie ferré est estimé à 19 millions de dollars. Et même si la société se dit ouverte à une réduction globale du prix, difficile d’imaginer une portion de 100 kilomètres à un prix inférieur à un milliard de dollars, une somme que ne peut pas se permettre le Barnique. Et il ne pourra guère compter sur l’aide de ses voisins. Le Fonds souverain amarantin perçoit, quant à lui, mal l’intérêt d’un tel investissement, le qualifiant « à très haut risque », ce qui rend également d’éventuels créanciers sceptiques.

      [right]Ĵafaro Hekton[/right][/justify]

Posté : jeu. juil. 06, 2017 8:56 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/756052Presse3.png[/img]
      18 juillet 2033

      Le Barnique se présente comme l’entité la plus « éco-responsable » d’Amarantie

      [img]https://i.imgur.com/H9VP17y.jpg[/img][/center]

      En pleine campagne de promotion, l’Etat autonome du Barnique met les bouchées doubles pour faire face aux critiques formulées contre le Kodomo dont sont issus les investisseurs qui détiennent la capitale du désormais célèbre fabricant de voitures électriques Cxiela. La [url=http://www.simpolitique.com/post315540.html#p315540]presse satirique vonalyane[/url] s’est fait l’écho de ces critiques, en pointant moins la honteuse pratique esclavagiste au Barnique que l’hypocrisie de l’Union du Kodomo, qui affirme passer au peigne fin ses partenaires. Nous n’avons pas les informations nécessaires pour juger de la bonne fois de Cxiela ou du Kodomo, cantonnons-nous de rappeler que la responsabilité d’un Etat n’engage pas celle d’entreprises privées. Même si le Barnique fait tout pour promouvoir sa nouvelle coqueluche électrique, trop heureux de pouvoir faire de lui autrement que par sa politique déshumanisante, Cxiela n’est officiellement pas associée à l’administration barniquoise.

      S’est tenu le dernier week-end un Salon du Végétarisme, également très médiatisé dans la presse locale. Ajakso Mondregor, le Gouverneur du Barnique, lui-même végétarien (au moins d’après ses dires), était présent lors de cet évènement et a affirmé que son Etat était ni plus ni moins l’entité la plus éco-responsable d’Amarantie, en ce sens où c’est elle qui œuvre le plus en faveur du bien-être animal. Il est vrai que le Barnique a fait adopter une législative plutôt sévère contre la souffrance animale. C’est que le Gouverneur semble préférer les animaux que les humains, une position assez classique, qu’il défend discrètement. Mais derrière ce salon, il y a moins l’idée de promouvoir une forme alternative de consommation que de mener une opération greenwashing, pour adoucir son image. Le propos est simple : au fond, vous n’avez rien à nous reprocher, nous avons notre bétail, vous avez le vôtre. Le nôtre est juste doté de la parole, ni plus ni moins. De plus, le Barnique reste une entité particulièrement industrialisée et préfère cibler ses arguments « éco-responsables ». Quelques photos d’animaux sauvés par les pouvoirs publics barniquois font oublier le reste, à savoir la réalité.

      [right]Egina Marcidor[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/335796Presse1.png[/img]

      Dans la Cité-Etat de Sceptrie, un mouvement politique souhaiterait
      que les politiques soient redevables vis-à-vis de leurs électeurs uniquement
      [/center]

      Dans la Cité-Etat de la transparence, un mouvement politique souhaiterait une refonte entière des institutions démocratiques et faire tomber l’anonymat du vote, pour rendre les élus et les politiques publiques uniquement redevables de leurs électeurs. Autrement dit, un fichier national sera établi pour cette petite Cité-Etat de 180 000 habitants pour y référencer leur vote aux dernières élections générales. Les députés étant élus à la proportionnelle intégrale, pratiquement tous les citoyens sont représentés par des élus. Les listes dont ils sont élus, en fonction de la part qu’ils représentent dans l’Assemblée, auraient alors le pouvoir de débloquer des fonds publics et mener des politiques exclusivement à l’attention de leurs électeurs. L’initiative est particulièrement soutenue par les riches, et les pourfendeurs de la dépense publique, qui estiment en avoir assez de « devoir payer pour les autres ».

      Comment un tel système fonctionnerait ? Par exemple, une liste A recueille 20 % des suffrages et à peu près autant en part de sièges au Parlement. Elle aurait donc la mainmise sur 20 % du budget national et ne pourrait adopter des politiques publiques qui toucheraient seulement ses 20 % d’électeurs. L’impôt qu’elle déciderait, ne pourrait s’appliquer que pour ses électeurs. Une liste B qui recueille à peine 3 % des voix et 3 % des sièges, aurait donc la mainmise sur 3 % du budget, et ne pourrait agir qu’auprès de ses 3 % d’électeurs. Impossible dès lors pour un « parti de riches » de sucrer les prestations sociales d’une population plus modeste ayant voté pour un « parti de pauvres », qui en veut le maintien. Impossible, surtout, pour un parti hostile aux autres de pouvoir agir contre eux, d’envoyer des forces de l’ordre, de prononcer la peine capitale contre eux, de les expulser… bref, d’appliquer tout leur programme. Quid des abstentionnistes, des femmes, des étrangers, des enfants qui n’ont pas voulu ou pu prendre part au vote ? Le mouvement suggère que pour eux, tous les parlementaires auraient à se prononcer, à l’instar du fonctionnement classique des parlements de ce monde. L’idée est aujourd’hui considérée comme « totalement absurde », « digne d’un roman de science-fiction » par les principales figures de la vie locale sceptrienne. « Un fantasme d’étudiants en sciences politiques, qui croient que l’on peut gouverner avec des théories de papier ! » résume l’un d’eux. Surtout, de telles institutions créeraient un grand capharnaüm : autant de listes représentées au Parlement, ce serait autant de législations différentes, autant d’unités de forces de l’ordre différentes, autant de budgets différents, et une justice à plusieurs vitesses. Mais les Amarantins savent trop bien que les « idées de papier » peuvent très vite être concrétisées, par des concours de circonstances plus ou moins provoquées.

      [right]Vaclavo Minea[/right][/justify]