Activités diverses
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Arios
Économie Détail de la Dépense Publique 2032 Prévisionnel
En rouge les secteurs ayant perdu en dotations par rapport à 2031. En vert, ceux ayant gagné.
[quote]Nom du pays : Lega di Montalvo
Montant du PIB (2031) : 71 673 000 000$
La dépense publique dans votre pays représentait en moyenne en 2031 : 30,389% du PIB (contre plus de 35% en 2031)
Montant de la dépense publique (2032) : 21 780 982 500$ (2031 : 21 290 000 000$)[/quote]
[center]- Défense : 976 200 000$[/center]
*Salaires des travailleurs publics du secteur : (compris dans les frais d'entretien)
*Frais d'entretien des armées : 326 200 000 (selon http://www.simpolitique.com/post301181.html#p301181)
*Acquisition de matériel militaire : aucune
*Programme militaro-scientifique commun avec la Sovérovie : 650 000 000
[center]- Administration, justice et sécurité intérieure : 13 338 207 500$[/center]
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Hauts-services de l'État) : 3 190 employés * 20 000$ = 638 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Services provinciaux) : 3 provinces * 20 000 employés * 10 000$ = 600 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Services régionaux) : 17 régions * 1500 employés * 20 000$ = 510 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Municipaux) : 20 000 maires * 10 000$ = 200 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Justice tous confondus) : 8 000 agents * 20 000$ = 160 000 000$
*Création du Bureau de la Mer, commun à Siracuzzia et la Ligue : 10 000 000$
*Bourses de Recherche sur le Droit : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Bourses de Recherche en géopolitique, géostratégie, science militaire, application des sciences au champ militaire, application des NTICs au champ militaire, histoire militaire : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Frais des services de sécurité intérieure, pompiers, anti-terrorisme, contre-espionnage/espionnage : 24 000 000$
*Achat de matériel de sécurité intérieure : 20 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Carabiniers) : 60 000 agents * 10 000$ = 600 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (SFL) : 6 000 agents * 20 000$ = 120 000 000$
*Déblocage d'une participation montalvéenne pour la campagne d'Ashurdabad : 130 000 000$
*Participation aux versements retraites/chômage : 10 307 007 500$
[center]- Politique éducative : 959 600 000$[/center]
*Frais des écoles maternelles publiques : 75 000 000$
*Frais des écoles primaires publiques : 75 000 000$
*Frais des collèges publics : 200 000 000$
*Frais des Lycées publics : 200 000 000$
*Frais des Universités publiques : 300 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 10 000 employés * 10 000$ = 100 000 000$
*Bourses de Recherches sur la psychologie de l'enfance, la pédagogie, la pédopsychiatrie, sciences de l'enseignement : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
[center]- Hôpitaux et Santé publique : 802 800 000$[/center]
*Frais de gestion des hôpitaux publics : 250 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 42 000 employés * 12 000$ = 504 000 000$
*Subventions aux municipalités pour l'aide aux médecins communaux : 20 000 000$
*Bourses de Recherches sur la Médecine, la biologie humaine, la santé publique : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Bourses de Recherches sur la biologie animale, la science vétérinaire : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Bourses de Recherches sur l'application des nouvelles technologies au champ médical : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
[center]- Conservation du patrimoine et développement culturel : 339 200 000$[/center]
*Frais des sites nationaux et musées : 120 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 10 000 * 10 000$ = 100 000 000$
*Subventions aux régions pour la sauvegarde et l'entretien du patrimoine : 50 000 000$
*Subventions aux municipalités pour la mise en valeur du patrimoine : 20 000 mairies * 1 000$ = 50 000 000$
*Bourses de Recherches sur le patrimoine et le développement culturel : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Bourses de Recherches sur les langues, l'histoire, la géographie, la musique, la culture : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
[center]- Télécommunications et numérique : 1 086 000 000$[/center]
*Subventions aux municipalités pour l'installation de relais télécoms : 10 000 000$
*Subventions aux entreprises pour la conversion au numérique : 20 000 000$
*Entretien des antennes : 50 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Surveillance du réseau) : 15 000 employés * 10 000$ = 150 000 000$
*Subventions aux écoles pour la formation numérique : 38 000 000$
*Bourses de Recherche pour les nouvelles technologies : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
*Installation du câble numérique sous-marin Cartagina-Suresisca - Premier tronçon : 800 000 000$/4 000 000 000$.
[center]- Réseaux de transports : 404 600 000$[/center]
*Entretien de la voirie routière publique : 200 000 000$
*Modernisation des transports en commun urbains : 0$
*Subventions des lignes de cars inter-régionaux : 5 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Gestion du réseau terrestre, ports publiques) : 7000 * 10 000$ = 70 000 000$
*Entretien du réseau ferré : 60 000 000$
*Extension du réseau ferré : 55 000 000$
*Extension des lignes de métro : 5 000 000$
*Bourse de Recherche sur l'ingénierie des transports, évolution ferroviaire, transports de demain : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
[center]- Agriculture et industries : 1 264 375 000$[/center]
*Subventions à la mécanisation agricole : 200 125 000$
*Subventions aux coopératives d'outillage et d'exploitation : 200 125 000$
*Subventions aux PME : 640 125 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Répression des fraudes et contrôle du travail) : 17 000 employés * 10 000$ = 170 000 000$
*Bourses de Recherche pour la recherche en ingénierie, mécanique, sciences appliquées : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
*Bourses de Recherche pour la recherche en chimie : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
*Bourses de Recherche pour la recherche en agronomie : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
[center]- Énergies, exploitation et distribution : 2 100 000 000$[/center]
*Installation et entretien du réseau de distribution électrique : 400 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 50 000 * 15 000$ = 750 000 000$
*Frais d'entretien des barrages hydro-électriques : 300 000 000$
*Bourses de Recherche sur les Énergies, physique et ingénierie : 45 000 * 6000$ = 270 000 000$
*Subventions aux Laboratoires de Recherche en énergies : 380 000 000$
[center]- Écologie, gestion et protection de la nature : 510 000 000$[/center]
*Subventions aux municipalités : 300 000 000$
*Frais des services sanitaires de contrôle de l'industrie et de protection de la nature : 92 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 10 000 * 10 000$ = 100 000 000$
*Bourses de Recherche sur l'environnement : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
dont
[quote]Caisses de retraite et chômage :
*Versement des pensions de retraites : 3 882 803 retraités * 2500$ = 9 707 007 500$ (46,22% de la Dépense Publique ; 13,54% du PIB).
*Versement des pensions de chômage : 1 000 000 chômeurs * 600$ = 600 000 000$
____________
Total retraites et chômage : 10 307 007 500$[/quote]
En rouge les secteurs ayant perdu en dotations par rapport à 2031. En vert, ceux ayant gagné.
[quote]Nom du pays : Lega di Montalvo
Montant du PIB (2031) : 71 673 000 000$
La dépense publique dans votre pays représentait en moyenne en 2031 : 30,389% du PIB (contre plus de 35% en 2031)
Montant de la dépense publique (2032) : 21 780 982 500$ (2031 : 21 290 000 000$)[/quote]
[center]- Défense : 976 200 000$[/center]
*Salaires des travailleurs publics du secteur : (compris dans les frais d'entretien)
*Frais d'entretien des armées : 326 200 000 (selon http://www.simpolitique.com/post301181.html#p301181)
*Acquisition de matériel militaire : aucune
*Programme militaro-scientifique commun avec la Sovérovie : 650 000 000
[center]- Administration, justice et sécurité intérieure : 13 338 207 500$[/center]
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Hauts-services de l'État) : 3 190 employés * 20 000$ = 638 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Services provinciaux) : 3 provinces * 20 000 employés * 10 000$ = 600 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Services régionaux) : 17 régions * 1500 employés * 20 000$ = 510 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Municipaux) : 20 000 maires * 10 000$ = 200 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Justice tous confondus) : 8 000 agents * 20 000$ = 160 000 000$
*Création du Bureau de la Mer, commun à Siracuzzia et la Ligue : 10 000 000$
*Bourses de Recherche sur le Droit : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Bourses de Recherche en géopolitique, géostratégie, science militaire, application des sciences au champ militaire, application des NTICs au champ militaire, histoire militaire : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Frais des services de sécurité intérieure, pompiers, anti-terrorisme, contre-espionnage/espionnage : 24 000 000$
*Achat de matériel de sécurité intérieure : 20 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Carabiniers) : 60 000 agents * 10 000$ = 600 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (SFL) : 6 000 agents * 20 000$ = 120 000 000$
*Déblocage d'une participation montalvéenne pour la campagne d'Ashurdabad : 130 000 000$
*Participation aux versements retraites/chômage : 10 307 007 500$
[center]- Politique éducative : 959 600 000$[/center]
*Frais des écoles maternelles publiques : 75 000 000$
*Frais des écoles primaires publiques : 75 000 000$
*Frais des collèges publics : 200 000 000$
*Frais des Lycées publics : 200 000 000$
*Frais des Universités publiques : 300 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 10 000 employés * 10 000$ = 100 000 000$
*Bourses de Recherches sur la psychologie de l'enfance, la pédagogie, la pédopsychiatrie, sciences de l'enseignement : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
[center]- Hôpitaux et Santé publique : 802 800 000$[/center]
*Frais de gestion des hôpitaux publics : 250 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 42 000 employés * 12 000$ = 504 000 000$
*Subventions aux municipalités pour l'aide aux médecins communaux : 20 000 000$
*Bourses de Recherches sur la Médecine, la biologie humaine, la santé publique : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Bourses de Recherches sur la biologie animale, la science vétérinaire : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Bourses de Recherches sur l'application des nouvelles technologies au champ médical : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
[center]- Conservation du patrimoine et développement culturel : 339 200 000$[/center]
*Frais des sites nationaux et musées : 120 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 10 000 * 10 000$ = 100 000 000$
*Subventions aux régions pour la sauvegarde et l'entretien du patrimoine : 50 000 000$
*Subventions aux municipalités pour la mise en valeur du patrimoine : 20 000 mairies * 1 000$ = 50 000 000$
*Bourses de Recherches sur le patrimoine et le développement culturel : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
*Bourses de Recherches sur les langues, l'histoire, la géographie, la musique, la culture : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
[center]- Télécommunications et numérique : 1 086 000 000$[/center]
*Subventions aux municipalités pour l'installation de relais télécoms : 10 000 000$
*Subventions aux entreprises pour la conversion au numérique : 20 000 000$
*Entretien des antennes : 50 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Surveillance du réseau) : 15 000 employés * 10 000$ = 150 000 000$
*Subventions aux écoles pour la formation numérique : 38 000 000$
*Bourses de Recherche pour les nouvelles technologies : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
*Installation du câble numérique sous-marin Cartagina-Suresisca - Premier tronçon : 800 000 000$/4 000 000 000$.
[center]- Réseaux de transports : 404 600 000$[/center]
*Entretien de la voirie routière publique : 200 000 000$
*Modernisation des transports en commun urbains : 0$
*Subventions des lignes de cars inter-régionaux : 5 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Gestion du réseau terrestre, ports publiques) : 7000 * 10 000$ = 70 000 000$
*Entretien du réseau ferré : 60 000 000$
*Extension du réseau ferré : 55 000 000$
*Extension des lignes de métro : 5 000 000$
*Bourse de Recherche sur l'ingénierie des transports, évolution ferroviaire, transports de demain : 1600 * 6000$ = 9 600 000$
[center]- Agriculture et industries : 1 264 375 000$[/center]
*Subventions à la mécanisation agricole : 200 125 000$
*Subventions aux coopératives d'outillage et d'exploitation : 200 125 000$
*Subventions aux PME : 640 125 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur (Répression des fraudes et contrôle du travail) : 17 000 employés * 10 000$ = 170 000 000$
*Bourses de Recherche pour la recherche en ingénierie, mécanique, sciences appliquées : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
*Bourses de Recherche pour la recherche en chimie : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
*Bourses de Recherche pour la recherche en agronomie : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
[center]- Énergies, exploitation et distribution : 2 100 000 000$[/center]
*Installation et entretien du réseau de distribution électrique : 400 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 50 000 * 15 000$ = 750 000 000$
*Frais d'entretien des barrages hydro-électriques : 300 000 000$
*Bourses de Recherche sur les Énergies, physique et ingénierie : 45 000 * 6000$ = 270 000 000$
*Subventions aux Laboratoires de Recherche en énergies : 380 000 000$
[center]- Écologie, gestion et protection de la nature : 510 000 000$[/center]
*Subventions aux municipalités : 300 000 000$
*Frais des services sanitaires de contrôle de l'industrie et de protection de la nature : 92 000 000$
*Salaires des travailleurs publics du secteur : 10 000 * 10 000$ = 100 000 000$
*Bourses de Recherche sur l'environnement : 3000 * 6000$ = 18 000 000$
dont
[quote]Caisses de retraite et chômage :
*Versement des pensions de retraites : 3 882 803 retraités * 2500$ = 9 707 007 500$ (46,22% de la Dépense Publique ; 13,54% du PIB).
*Versement des pensions de chômage : 1 000 000 chômeurs * 600$ = 600 000 000$
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Total retraites et chômage : 10 307 007 500$[/quote]
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Arios
Économie Détail des Recettes publiques (2032) Prévisionnel
[quote]Nom du pays : Lega di Montalvo
Montant du PIB (2030) : 71 673 000 000$
La dépense publique dans votre pays représentait en moyenne en 2032 : 30,389% du PIB
Montant de la dépense publique (2032) : 21 780 982 500$[/quote]
Impôts directs :
Contribution provinciale : 11 485 281 adultes * 6 240$ (revenu annuel moyen) * 0,1665 (taux) = 11 932 747 547,76$
Impôt sur le bénéfice des sociétés (année précédente : 2031) : 0,06 (taux) * 9,637 milliards (bénéfices des sociétés) = 578 235 072,3$ (d'après : http://www.simpolitique.com/post301272.html#p301272)
Impôt sur le capital des sociétés : 0,0025 (taux) * 48,185 milliards (capitaux des sociétés) = 120 462 500$
Cotisation de retraite : 0,08 (taux) * 3 164 878 (actifs) * 6 240$ (revenu annuel moyen) = 1 579 907 097,6$
Impôts indirects :
Taxes sur les produits (TTM+TPV+droits import/export) : 6 000 000 000$ (la TTM a été doublée au 1er Février)
Permis :
Permis de Pêche : 54 000 000$
Permis de Chasse : 76 000 000$
HRP :
Pour le capital des entreprises, j'estime qu'elles ont 5 fois plus que leur bénéfice en coffre au Montalvo.
Pour les cotisations de retraite, je conserve le revenu annuel moyen par habitant (bien qu'il soit minoré du fait des nombreuses retraites, et que l'actif moyen touche en fait davantage).
________________________________
TOTAL des RECETTES PUBLIQUES (2032) : 20 341 352 217,66$
TOTAL du DÉFICIT BUDGÉTAIRE annuel : DP - RECETTES = 21 780 982 500$ - 20 341 352 217,66$ = 1 439 630 282,34$
DETTE PUBLIQUE totale :
Déficit budgétaire 2021-2030 : 156 986 643 547,09$
+ (intérêts 3% 2031 : 4 709 599 306,4127$) - rabais siracuzzien de 40% de 30% = 4 144 447 389,6431$
+ (intérêts 3% 2032 : 4 709 599 306,4127$) - rabais siracuzzien de 40% de 30% = 4 144 447 389,6431$
+ Déficit budgétaire 2031 : 12 988 664 354,709$
+ (intérêts 3% 2032 : 389 659 930,64$) - rabais siracuzzien de 40% de 30% = 342 900 738,96$
+ Déficit budgétaire 2032 : 1 439 630 282,34$ (environ 2,01% du PIB 2031)
= 180 046 733 702,38$ (251,20% du PIB 2031) contre (243,7% du PIB l'année précédente).
[quote]Nom du pays : Lega di Montalvo
Montant du PIB (2030) : 71 673 000 000$
La dépense publique dans votre pays représentait en moyenne en 2032 : 30,389% du PIB
Montant de la dépense publique (2032) : 21 780 982 500$[/quote]
Impôts directs :
Contribution provinciale : 11 485 281 adultes * 6 240$ (revenu annuel moyen) * 0,1665 (taux) = 11 932 747 547,76$
Impôt sur le bénéfice des sociétés (année précédente : 2031) : 0,06 (taux) * 9,637 milliards (bénéfices des sociétés) = 578 235 072,3$ (d'après : http://www.simpolitique.com/post301272.html#p301272)
Impôt sur le capital des sociétés : 0,0025 (taux) * 48,185 milliards (capitaux des sociétés) = 120 462 500$
Cotisation de retraite : 0,08 (taux) * 3 164 878 (actifs) * 6 240$ (revenu annuel moyen) = 1 579 907 097,6$
Impôts indirects :
Taxes sur les produits (TTM+TPV+droits import/export) : 6 000 000 000$ (la TTM a été doublée au 1er Février)
Permis :
Permis de Pêche : 54 000 000$
Permis de Chasse : 76 000 000$
HRP :
Pour le capital des entreprises, j'estime qu'elles ont 5 fois plus que leur bénéfice en coffre au Montalvo.
Pour les cotisations de retraite, je conserve le revenu annuel moyen par habitant (bien qu'il soit minoré du fait des nombreuses retraites, et que l'actif moyen touche en fait davantage).
________________________________
TOTAL des RECETTES PUBLIQUES (2032) : 20 341 352 217,66$
TOTAL du DÉFICIT BUDGÉTAIRE annuel : DP - RECETTES = 21 780 982 500$ - 20 341 352 217,66$ = 1 439 630 282,34$
DETTE PUBLIQUE totale :
Déficit budgétaire 2021-2030 : 156 986 643 547,09$
+ (intérêts 3% 2031 : 4 709 599 306,4127$) - rabais siracuzzien de 40% de 30% = 4 144 447 389,6431$
+ (intérêts 3% 2032 : 4 709 599 306,4127$) - rabais siracuzzien de 40% de 30% = 4 144 447 389,6431$
+ Déficit budgétaire 2031 : 12 988 664 354,709$
+ (intérêts 3% 2032 : 389 659 930,64$) - rabais siracuzzien de 40% de 30% = 342 900 738,96$
+ Déficit budgétaire 2032 : 1 439 630 282,34$ (environ 2,01% du PIB 2031)
= 180 046 733 702,38$ (251,20% du PIB 2031) contre (243,7% du PIB l'année précédente).
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Arios
Économie agraire Production de bois
[center][img]http://assetlabelaust.com.au/wp-content/uploads/2015/05/Sun-rays-in-forest-300x224.jpg[/img][/center]
En considérant http://www.simpolitique.com/post297313.html#p297313 ;
La forêt nazalienne est quasi-exclusivement de type méditerranéen, composée de résineux (pins maritimes, pins sur certains massifs), très peu de feuillus, et beaucoup de palmiers (palmiers dattiers, mais surtout sur le domaine cultivable).
La forêt aliléenne ressemble aux forêts nazaliennes, mais dispose de davantage de feuillus et de très peu de palmiers. Des arbres revenus à l'état sauvage, comme des dattiers, des oliviers, des agrumiers... Les massifs intérieurs de la partie sud de l'île sont parfois couverts de feuillus.
La forêt arovaque peut se distinguer entre les massifs côtiers, de type méditerranéen, et la Foresta Velicha qui consiste en une forêt primaire de type continental, composée de feuillus à bois dur dont principalement le Hêtre, le Chêne, et pour un cinquième environ de résineux.
Près de la moitié des forêts arovaques, qui fournissent la plupart des zones de coupe et du volume de production, est exploitée de façon très mécanisée et rationnelle. Il s'agit d'un fleuron de l'industrie nationale, dont la croissance a été possible par l'exode rural du XXème siècle, lui-même encouragé par les nombreux emplois créés par les firmes forestières...
La production montalvéenne annuelle tourne autour de 14 millions de mcube de bois.*
La répartition entre bois d’œuvre, bois d'industrie et bois-énergie est à peu près d'un tiers pour chaque catégorie. Le premier est utilisé en artisanat et construction, le deuxième sert de matière de transformation, et le troisième dans la production d'énergie. La plupart du bois-énergie est vendu à l'étranger, tandis que les deux autres types sont exportés à 50% environ. Les exportations de bois tournent ainsi autour de 9 millions de mcube de bois.
*source : prod fr / surfaces boisées & types
https://www.biomasse-normandie.org/evaluation-ressource-bois-disponible-pour-energie-bois-oeuvre-bois-industrie_358_fr.html
http://observatoire.franceboisforet.com/wp-content/uploads/2014/06/Marche-du-bois-2014.pdf
https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_en_France
Pour la balance commerciale, prix très approximatifs estimés grâce à : http://www.fibois-alsace.com/fr/graph_pboi/
[center][img]http://assetlabelaust.com.au/wp-content/uploads/2015/05/Sun-rays-in-forest-300x224.jpg[/img][/center]
En considérant http://www.simpolitique.com/post297313.html#p297313 ;
La forêt nazalienne est quasi-exclusivement de type méditerranéen, composée de résineux (pins maritimes, pins sur certains massifs), très peu de feuillus, et beaucoup de palmiers (palmiers dattiers, mais surtout sur le domaine cultivable).
La forêt aliléenne ressemble aux forêts nazaliennes, mais dispose de davantage de feuillus et de très peu de palmiers. Des arbres revenus à l'état sauvage, comme des dattiers, des oliviers, des agrumiers... Les massifs intérieurs de la partie sud de l'île sont parfois couverts de feuillus.
La forêt arovaque peut se distinguer entre les massifs côtiers, de type méditerranéen, et la Foresta Velicha qui consiste en une forêt primaire de type continental, composée de feuillus à bois dur dont principalement le Hêtre, le Chêne, et pour un cinquième environ de résineux.
Près de la moitié des forêts arovaques, qui fournissent la plupart des zones de coupe et du volume de production, est exploitée de façon très mécanisée et rationnelle. Il s'agit d'un fleuron de l'industrie nationale, dont la croissance a été possible par l'exode rural du XXème siècle, lui-même encouragé par les nombreux emplois créés par les firmes forestières...
La production montalvéenne annuelle tourne autour de 14 millions de mcube de bois.*
La répartition entre bois d’œuvre, bois d'industrie et bois-énergie est à peu près d'un tiers pour chaque catégorie. Le premier est utilisé en artisanat et construction, le deuxième sert de matière de transformation, et le troisième dans la production d'énergie. La plupart du bois-énergie est vendu à l'étranger, tandis que les deux autres types sont exportés à 50% environ. Les exportations de bois tournent ainsi autour de 9 millions de mcube de bois.
*source : prod fr / surfaces boisées & types
https://www.biomasse-normandie.org/evaluation-ressource-bois-disponible-pour-energie-bois-oeuvre-bois-industrie_358_fr.html
http://observatoire.franceboisforet.com/wp-content/uploads/2014/06/Marche-du-bois-2014.pdf
https://fr.wikipedia.org/wiki/For%C3%AAt_en_France
Pour la balance commerciale, prix très approximatifs estimés grâce à : http://www.fibois-alsace.com/fr/graph_pboi/
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Arios
Sondages Présidentielles arovaques de Septembre 2032
Creno Instituto per la ricerca politica - sondaggio condotto 20-22 luglio
Si le premier tour des Présidentielles avait lieu ce dimanche, à qui apporteriez-vous votre voix ?
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 19%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 18,5%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 17%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 10,5%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 6,5%
Ne se prononce pas : 28,5%
En cas de duel entre ces candidats au deuxième tour, à qui apporteriez-vous votre voix ?
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 52%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 48%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 55%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 45%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 56%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 44%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 69%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 31%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 53%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 47%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 73%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 27%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 48%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 52%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 56%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 44%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 54%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 46%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 46%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 54%
Creno Instituto per la ricerca politica - sondaggio condotto 20-22 luglio
Si le premier tour des Présidentielles avait lieu ce dimanche, à qui apporteriez-vous votre voix ?
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 19%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 18,5%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 17%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 10,5%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 6,5%
Ne se prononce pas : 28,5%
En cas de duel entre ces candidats au deuxième tour, à qui apporteriez-vous votre voix ?
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 52%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 48%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 55%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 45%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 56%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 44%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 69%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 31%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 53%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 47%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 73%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 27%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 48%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 52%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 56%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 44%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 54%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 46%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 46%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 54%
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Arios
Sondages Présidentielles arovaques de Septembre 2032
Creno Instituto per la ricerca politica - sondaggio condotto 15-16 agosto
Si le premier tour des Présidentielles avait lieu ce dimanche, à qui apporteriez-vous votre voix ?
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 18,5%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 18%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 16%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 15,5%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 8,5%
Ne se prononce pas : 23,5%
En cas de duel entre ces candidats au deuxième tour, à qui apporteriez-vous votre voix ?
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 50%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 50%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 56%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 44%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 58%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 42%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 67%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 33%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 52%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 48%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 71%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 29%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 51%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 49%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 55%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 45%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 55%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 45%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 45%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 55%
Creno Instituto per la ricerca politica - sondaggio condotto 15-16 agosto
Si le premier tour des Présidentielles avait lieu ce dimanche, à qui apporteriez-vous votre voix ?
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 18,5%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 18%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 16%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 15,5%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 8,5%
Ne se prononce pas : 23,5%
En cas de duel entre ces candidats au deuxième tour, à qui apporteriez-vous votre voix ?
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 50%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 50%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 56%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 44%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 58%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 42%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 67%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 33%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 52%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 48%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 71%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 29%
Girardo Mascarpone, candidat indépendant : 51%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 49%
Giuliano Verdogliaco, candidat de Nazione&Liberta : 55%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 45%
Livia Fiorine, candidate de l'Unione Cristiano-Sociale : 55%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 45%
Addolorata Pozzi, candidate d'Avanti Arovachia : 45%
Giovena Dovonarco, candidate d'Ecologisti per Tutti : 55%
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Arios
Histoire politique contemporaine L'Arovaquie
En cette période électorale, l'occasion de remonter le temps à l'origine du système parlementaire arovaque, pour voir défiler l'évolution d'un champ politique représentatif d'un corps électoral qui ne correspondit que tardivement à la réalité démographique de la Province.
Quel pays au XVIIIème siècle ?
Au XVIIIème encore, l'Arovaquie est un territoire faiblement peuplé, composé majoritairement de forêts épaisses et de reliefs côtiers inhabitables. Les zones déboisées sont habitées par des slaves, tantôt nomades ou sédentaires, qui les cultivent depuis parfois des siècles. La plupart du territoire est la propriété de plusieurs villes côtières, construites (le plus souvent) et habitées par les Latins puis les Italiques, qui eux ont accès au développement des techniques.
À mesure de l'évolution, lente mais présente, du Progrès technologique et technique, le territoire est mité par l'installation de comptoirs marchands, qui s'ajoutant aux missions catholiques de l'époque moderne jettent les bases du tissu urbain arovaque contemporain.
Le début du XIXème siècle
L'évangélisation s'est très tôt accompagnée de l'italianisation, par la diffusion de la langue romane contre les dialectes slaves porteurs de trop de superstitions, et de dérivés hybrides de l'orthodoxie et des cultes animistes. Bien qu'encore majoritairement slave par la race, la population de l'Arovaquie intérieure développe petit à petit un nouveau rapport à son identité. L'italien se répand dans les zones rurales, notamment par le biais des premiers chantiers industriels (en forêt, dans la construction ou sur des grandes fermes de colons) que viennent mettre en place des bourgeois venus d'abord de la côte, puis issus de l'immigration italo-occidentale.
Les villes possèdent une à une le territoire intérieur, jusqu'en 1824, date à laquelle le Traité de Dovernico (1824) fixe l'unification du territoire arovaque, la fusion des milices en une armée commune pour le défendre, et la création prochaine d'un parlement visant à définir une politique générale pour encadrer les initiatives bourgeoises.
Le pays est toujours mis à l'écart par les monarchies dytoliennes devenues maîtresses du Bassin céruléen, pour avoir soutenu financièrement plusieurs mouvements révolutionnaires (par pur intérêt de circonstances) dans les décennies précédentes. Cet isolement diplomatique, mais aussi la hausse démographique de ses cités côtières (où la population est d'origine italique) sous l'effet de l'amélioration de l'alimentation, de la médecine et de l'hygiène, l'invitent à regarder vers un arrière-pays jusqu'alors faiblement exploité et dont la fonction était jusqu'alors de servir de tampon contre les pouvoirs slaves.
1830-1850
Les réformes des années 1820 conduisent à la mise en place d'un suffrage censitaire masculin, concernant les individus mâles de plus de 50 ans, disposant d'au moins 12 000 Lires (l'équivalent de trois millions de Lires actuelles). Les élections sont fixées à 1830, pour élire un parlement de 30 membres issus des grands courants intellectuels en vogue dans les clubs des grandes villes (Dovernico, Primonica, Arovace). Élus principalement sur leur personnalité, les membres du premier parlement uni se classent en deux groupes dès les premières semaines de leur législature fixée à 20 ans : les Bourgeois, voulant défendre les intérêts préférentiels des grandes familles locales sur l'Arovaquie, et les Unionistes, arguant de la nécessité d'ouvrir le territoire aux investisseurs italiques venus de Dytolie occidentale ou d'autres pays et cités. La philosophie politique de ces derniers préfigure le nationalisme italique, et s'en rapproche durant le courant du mandat de deux décennies.
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/22/170322032107187159.png[/img][/center]
1850-1860
Le précédent mandat ayant été marqué par un nombre important de décès, la législature est ramenée à 10 ans.
Le parti bourgeois, construit sur son protectionnisme à l'égard des italiques étrangers, est doublé à gauche par deux écoles de pensée libérale. Les Risparmiatori considèrent qu'il est nécessaire que le peuple s'enrichisse en "épargnant" (d'où leur nom d'"épargnants"). Jusqu'alors dans les villes, le peu d'argent gagné par les artisans et ouvriers est vite dépensé dans les lieux de festivité collective, de même pour les travailleurs agricoles qui constituent la quasi totalité de la force agraire du pays. Pour les Risparmiatori, il est temps que les gens épargnent afin d'être en mesure d'améliorer leurs conditions de vie et à terme d'accéder à une meilleure situation. En face, nés un peu plus tard dans les années 1845, les Scambiatori ("échangeurs") s'opposent à l'idée de l'épargne, pour privilégier la nécessité d'une circulation accrue des capitaux des bourgeois envers les pauvres, et même au sein des classes populaires. Dans leur idéal, les ouvriers deviennent à terme eux-aussi des marchands, prophétisant la mort du travail par l'essor de la machine. Ces deux partis partagent le souci d'un accroissement de la fortune populaire, une idée reprise que plus tard par les Borghese.
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/22/170322032107306471.png[/img][/center]
1860-1870
Les unionistes et nationalistes sont dès lors alignés sur le monarchisme, venu de l'Ouest, qui concentre en divers pays les idées d'une grande nation italique au niveau céruléen autant que la nécessité d'un marché commun accompagnant cet essor.
Le parti bourgeois continue d'influer sur un gouvernement protectionniste, qui pour compenser les risques d'une immigration de riches, reprend les thèses de l'ascension sociale des ouvriers vers la constitution d'une classe moyenne. Le protectionnisme a notamment pour conséquence, sous l'effet de l'accroissement de l'industrie, d'intégrer à l'Arovaquie des populations d'origines rurales et dont les grands-parents étaient d'authentiques slaves. Le métissage entre individus issus de la côte et populations intérieures est devenu une réalité de grande ampleur, facilité par la lointaine évangélisation et italianisation linguistique des populations.
À gauche, des membres des Risparimatori ou des Scambiatori ont fondé un groupe de Républicains, sur deux idées : l'amélioration des conditions de vie des plus pauvres se ferait dans l'intérêt de toute la population, et tous les pauvres n'accéderaient pas au statut de bourgeois. Pour les Républicains, il fallait accepter l'existence d'un peuple d'en bas, voué à voir son confort s'améliorer sans pour autant qu'il change de statut.
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/22/170322032108942066.png[/img][/center]
1870-1874
Un parti marchand, celui des Mercanti, vient à concentrer les diverses tendances du libéralisme. D'anciens "Borghese" y demeurent en abandonnant tout ou partie de leurs idées protectionnistes pour choisir la voie d'un libre-échange partiel entre pays civilisés, d'autres rejoignent le parti des Républicains, partageant le souhait d'un essor commun des Arovaques au sein d'un pays aux frontières structurantes.
Ces ralliements sont aussi animés par la crainte d'un essor du Monarchisme, qui viendrait à placer l'Arovaquie sous la tutelle du Royaume italique de Dytolie occidentale, en faisant une vulgaire colonie à l'image de tant d'autres territoires pourtant bien plus récemment découverts ou mis en valeur.
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/03/22/170322032110664098.png[/img][/center]
1874-1880
En quatre ans, les Monarchistes parviennent à rallier à eux des membres encore hésitants du parti marchand, pour obtenir une majorité qui leur permet de soutenir une mise sous protectorat. Les troupes royales entrent dans le pays en 1874, sans résistance militaire de la part de l'armée arovaque qui y est ensuite intégrée. Cette "invasion" se fait avec l'approbation de la majorité du parlement.
Devant les contestations du corps législatif, bien que minoritaires, et donc d'une bonne partie de la haute bourgeoisie, le pouvoir de la métropole fait voter de nouvelles règles par la chambre d'Arovaquie avant sa dissolution.
Le suffrage voit ses règles changer, pour 1874 et après : l'âge du vote est abaissé à 30 ans, sous condition de possession de 20 000 Lires ; cette somme, supérieure à l'ancienne, est néanmoins de plus faible importance du fait des variations monétaires. Les 20 000 Lires de l'époque correspondent à quelques 180 000 Lires d'aujourd'hui.
L'élection de 1874, avec ses nouvelles règles, inclue toute une moyenne bourgeoisie, qui donne une avance nette aux monarchistes.
Avec la mise sous protectorat, les thèses libre-échangistes entre les provinces italiques sont appliquées. L'immigration en Arovaquie, depuis les campagnes pauvres de la métropole, démarre en des proportions insoupçonnées. Le pays change, voit ses villes intérieures grossir, des forêts rasées pour faire place à l'agriculture, des routes se tracer. Le patriotisme royal devient un vecteur d'énergie, et permet la diffusion d'une culture commune qui s'italianise davantage par rapport au vieux fond national strictement italo-arovaque (et influencé par les Slaves).
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/22/170322032107974937.png[/img][/center]
1880-1895
Six ans suffisent, avant la nouvelle législature prévue avant le protectorat, pour voir le parti républicain se fragmenter.
Un parti des libéraux arovaques, critique envers le dirigisme monarchique et la dépendance à l'étranger, émerge.
À ses côtés, un parti marchand renait, comme issu des déceptions nées du protectorat par rapport aux ralliements plus anciens (la politique monarchiste est dirigiste, elle met de côté les intérêts de la bourgeoisie locale au profit, parfois, d'investisseurs venus du continent - dans une logique de constitution d'un parti local fidèle à la souveraineté de la métropole).
L'aile gauche des Républicains forme un Parti ouvrier, qui veut défendre le corps des travailleurs avant de penser aux logiques des intérêts bourgeois.
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/03/22/170322032109708814.png[/img][/center]
1895-1910
Devant les difficultés économiques et les mutations, à l'échelle du bassin, induites par une démographie galopante et des conséquences du progrès jusqu'alors insoupçonnées, les Monarchistes regroupés en une Union perdent des voix. L'essor du chemin de fer, l'explosion de la demande en charbon, les balbutiements de la marine à charbon, l'accroissement des villes, la perte de pouvoir d'achat de la bourgeoisie par rapport à la classe moyenne qui s'affiche partout, viennent fragiliser les équilibres sociaux et déstabiliser la classe la plus aisée, qui vote. L'accroissement de la masse monétaire, par ailleurs, a grossi le corps électoral, faute de réforme du système censitaire.
Face à l'Union, une Ligue des Intérêts Arovaques se crée, réunissant une nouvelle bourgeoisie dont les membres, issus de familles autochtones ou originaires de la métropole, s'entendent sur la nécessité de rééquilibrer les pouvoirs par rapport à un centre politique qui, outremer, se fragilise et perd en acuité quant aux situations locales particulières.
À gauche, les Républicains puis Ouvriéristes sont devenus Démocrates, se voulant toujours défenseurs des petits travailleurs, mais acceptant en tous points l'idée d'une nation italique à l'échelle céruléenne. Ils ne s'opposent ainsi pas à l'immigration, qui se poursuit depuis la métropole, mais veulent l'accompagner.
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/03/22/170322032107599757.png[/img][/center]
1910-1920
En 1910, la crise ne s'est pas atténuée. Les difficultés financières de la métropole face aux nécessités d'investissement, sous le coup de l'exode rural et de l'explosion démographique, se sont accentuées, contractant l'économie des provinces extérieures comme l'Arovaquie, soumise à des budgets inférieurs en dotations aux velléités d'enrichissement de la population, dont la plus aisée.
Le parti de l'Unione Monarchica subit une déroute lors du scrutin, beaucoup de Libéraux (Libéraux-Sécessionistes) s'en séparant pour vanter les mérites d'une Arovaquie indépendante qui intègrerait les descendants d'immigrés italiques.
En face, la Lega del Commercio a atténué le discours chauviniste de l'ancienne ligue, mais défend à l'échelle de l'empire la nécessité de favoriser le commerce. Son discours change durant les années 1920, passant de la défense du commerce en général à la défense, contre le grand commerce et la finance, de la petite et moyenne économie populaire. Les financiers sont accusés d'avoir travesti l'économie réelle, alors que des profits nouveaux sont réalisés grâce au capitalisme des actions, sans que la situation du peuple ne semble s'améliorer.
Dans ce climat réactionnaire, un Parti indigène est même créé par des personnes revendiquant leur indigénat, se voulant slaves, contre la société italique. Son émergence est la traduction de la montée d'une préoccupation raciste, partagée par divers courants, face au choc culturel que représentaient tantôt les exodes ruraux, ou les migrations interprovinciales, au prisme de l'essor de la science anthropologique et de l'hygiénisme.
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/03/22/170322032107695818.png[/img][/center]
1920-1930
Durant les années 1910, la population a pris conscience que les mutations de l'économie rendent hasardeuse la tentation d'une indépendance. Ce jugement de valeur est encouragé par la montée d'une contre-culture, incarnée par le Partito della Liberta, qui s'entend recycler les diverses tendances du provincialisme au service d'un nationalisme détaché de la vocation qu'avait le monarchisme à l'incarner. La Lega del Commercio, qui avait entrepris sa mutation vers un parti de classes moyennes, a alimenté l'émergence de ce parti qui entend faire appel au dirigisme, local et général, pour relancer l'essor commercial et économique. Commun à de nombreuses provinces et juridictions de l'empire italique, le Partito della Liberta revendique l'autorité, l'encadrement des masses au service d'intérêts communs, en réaction aux affrontements politiques perpétuels des décennies précédentes et à quoi beaucoup imputent le retard accumulé par les Provinces.
Pour former un gouvernement suite au scrutin de 1920, le PdL s'allie aux Techicisti e Liberali, un groupement progressiste et technocratique qui entend relancer l'économie par le progrès technologique et technique. De nombreux monarchistes votent, durant les premières années, les lois proposées par ce gouvernement à l'échelle locale, avant que le pouvoir de métropole ne transforment, dans les années 1920, les chambres provinciales d'outremer en chambres d'enregistrement des lois générales. C'est la naissance du Fascisme, un mouvement aux impulsions essentiellement métropolitaines.
[center][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/22/170322032108579780.png[/img][/center]
1930-1940
La politique arovaque ressemble de beaucoup à la politique en vigueur dans les autres territoires italiques du bassin, à la même période. Le technicisme, un progressisme plaçant la technologie avant l'humain dans l'échelle stratégique de développement, est fort. Il est la manifestation d'époque du libéralisme. Les Monarchistes sont devenus au cours des années 1920 un corps réactionnaire, partiellement anti-fasciste, mais incapables de formuler une théorie politique fondamentale face à l'accroissement des pouvoirs de l'exécutif fasciste. La monarchie comme système est défendue par Fascimo & Liberta, qui se maintient officiellement par les élections dans les divers territoires de l'empire. Dans les faits, F&L est soupçonné de pratiquer la violence, de truquer les règles économiques par un entrisme dans les syndicats, la création de corporations fidèles, l'entente officieuse avec les principaux groupes industriels venant remplacer les bourgeoisies provinciales traditionnelles. De nombreux opposants sont inquiétés, faits assassinés, de grandes manifestations organisées par le régime témoignent de cette attirance pour une violence salvatrice, venant faire contraste avec le chaos des décennies précédentes. Le technicisme et le militarisme, puis le racisme, sont soutenus par le régime. Le parti des Socialistes Céruléens, fidèle aux principes premiers du nationalisme mais favorables à un retour plein et entier de la démocratie, constitue une force d'opposition qui agrège les déçus, les chrétiens-sociaux, les radicaux et les socialistes au cours du temps.
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1940-1950
La décennie 1940 consacre le tournant totalitaire du régime. Le parlement n'est plus consulté d'occasionnellement, et la plupart des lois sont des décrets émanant directement du gouvernement rapproché du Conte, le chef officieux de l'empire italique derrière le Roi. Comte issu de l'aristocratie moyenne, il dirige la métropole et ses dépendances du Bassin et d'Algarbe d'une main de fer, avec un soutien populaire une dernière fois confirmé par les élections de 1940 malgré des irrégularités notoires mais non déterminantes. Le régime s'arrange pour que les parlements provinciaux soient les copies de celui de la capitale.
Deux oppositions se perpétuent, l'une monarchiste qui se convertit au libéralisme au travers du Fronte reale, l'autre sociale-chrétienne.
L'empire italique se frotte à des concurrents sérieux dans sa volonté de maîtrise des mers en Cérulée, des détroits et des routes commerciales avec l'Orient. Les oppositions coloniales, pour la course aux matières premières, l'amène à subir/déclencher une guerre avec les puissances libérales occidentales, dont la Britonnie. Durant 6 ans de guerre (1944-1950), la plupart des acquis industriels du pouvoir depuis une vingtaine d'année vont être réduits à néant par une confrontation violente à d'autres régimes aussi dans la course technologique. Les possessions italiques, éclatées autour du Bassin, sont difficiles à défendre, tandis que les provincialismes divers n'aident pas à une mobilisation populaire forte. La guerre et la conscription sont vécues comme des punitions par les habitants. L'issue incertaine du conflit bascule à la fin 1948, et la défaite advient dans le courant de 1950 suite à un armistice qui précède plusieurs occupations.
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1950-1952
Le retour plein de la démocratie provinciale en Arovaquie, dans l'effusion de l'armistice, conduit à l'élection d'une chambre très hétéroclite. Les Fascistes n'obtiennent qu'une dizaine de sièges. Un Comité antifasciste pour l'épuration entend, à l'extrême-gauche, représenter les courants collaborationnistes ayant aidé l'ennemi britonnien à combattre de l'intérieur. Une gauche soucieuse de sauver l'empire se partage entre une Union des Partisans Socialistes et un Front royal contre la Ligue de Montalvo. Un mois avant le scrutin, [url=http://www.simpolitique.com/post293620.html#p293620]dans un village de métropole du nom de Montalvo[/url], les belligérants dessinaient le projet d'une Ligue regroupant plusieurs provinces d'un empire ainsi dépecé.
À droite, Libéraux royaux un Comité pour l'indépendance défendent leurs thèses économiques, les premiers souhaitant le maintien de la monarchie impériale étendue, les autres désireux de faire de l'Arovaquie un pays indépendant.
Participent à la chambre, un Parti Libéral (désabusé par les résultats de la Technique), et un parti slavophone Nasa Zemlja ("Notre pays"), identitaire passant bientôt du racisme au folklorisme.
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1952-1962
À gauche, l'Unione Sociale (issue du socialisme démocratique) atténue son discours et se recompose en grande force politique, une fois la poussière de la défaite retombée. Fascismo & Liberta a changé de nom pour devenir le parti Liberta & Ragione (Liberté et Raison), vantant la liberté individuelle dans le contexte de définition par l'État des intérêts collectifs. Les folkloristes se détachent d'un discours exclusif, face à la disparition des familles exclusivement de race slave, et militent pour un survie des traditions locales. Ils se heurtent bientôt au redémarrage de l'économie et aux mutations de la société de consommation.
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1962-1967
Les logiques des années 1950 se poursuivent. La politique perd en passion. Arovachia Vecchia, parti centriste, recycle anciens folkloristes et souverainistes. La Ligue née de l'union entre Provinces, dite Ligue de Montalvo, est acceptée par tous, même au sein du Parti Libéral qui représente désormais une menace aux yeux des anciens partis dirigistes : ex-fascistes de L&R, et Socialistes démocrates.
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1967-1972
Nazione & Liberta remplace Liberta & Raggione. Le parti affirme la Nation, contre le libéralisme du PL. Le rapprochement avec les Chrétiens Démocrates, à mesure que N&L se recompose autour de personnalités non issues du Fascisme, s'organise afin de constituer une force de gouvernement opposée aux théories libérales. À gauche, contre cette union, les Socialistes Humanistes apparaissent.
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1972-1977
La centrisation des Chrétiens Démocrates, favorable à une économie capitaliste corrigée par l'État par le biais des subventions, provoque l'apparition des Radicaux, favorable à une économie plus socialiste, mais d'accord sur le principe de coalition centriste contre les Libéraux. Un gouvernement de coalition est de nouveau mis sur pied. Le Libéralisme politique est fragilisé, dans son discours, par les premiers chocs pétroliers. La fin du mandat est parasité par les affaires de corruption.
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1977-1982
L'entrisme des chrétiens-démocrates parmi les partis de gauche, ainsi que le climat d'affaires mafieuses autour de N&L, provoque l'apparition d'un Front Patriotique à l'occasion des élections, ouvrant la voie à un gouvernement gauche/centre-gauche qui parie sur une politique d'investissement et entend renouer avec un État stratège.
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1982-1987
Le Front Patriotique ne tient pas aux élections de 1982. Le Parti Démocrate apparaît, les Socialistes Humanistes reviennent comme groupe autonome. Nazione&Liberta accroit sa réputation de parti de voyous, au point que nombreux de ses cadres participent à la création de la Ligue des Vétérans, un parti centriste constitué initialement d'anciens combattants désireux de faire entendre leurs intérêts, puis proposant finalement à la Province (comme dans d'autres) une offre centriste voulant rechercher l'intérêt commun. Contesté, notamment pour les positions révisionnistes de plusieurs de ses fondateurs (contre les accords de Montalvo), il permet néanmoins la formation d'un gouvernement par une coalition avec le Parti Démocrate.
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1987-1992
Devant la relative efficacité des politiques de relance, et son incapacité à participer aux gouvernements, le Parti Libéral perd en audience. La Lega dei Veterani rempile pour un second gouvernement, désormais sous la majorité du Parti Démocrate. Le centre comme pôle de coalition et de gouvernance semble s'installer durablement dans la politique arovaque, à l'image de ce qui se passe dans d'autres Provinces. Le parti des Vétérans joue beaucoup sur la mémoire, renoue avec la tradition des mouvements de jeunesses de la démocratie chrétienne, et accompagne un mouvement de la société qui réhabilite l'histoire du pays sans tomber dans la glorification du passé.
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1992-1997
Le Parti Libéral est remplacé par un regroupement antifiscal, Citaddini contro la Tassa, alors que Nazione&Liberta s'épure et recycle les théories d'un libéralisme, bien que modéré. N&L accompagne la politique d'un nouveau gouvernement LV-D.
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1997-2002
Trois partis sur quatre présents au parlement participent au gouvernement, N&L, Démocrates, et le Front de la Mémoire (ex-Lega dei Veterani). Ce dernier a vu ses principaux cadres vieillir, son activité militante s'est tournée autour du mémorialisme au point qu'il devient un outil politique peu efficace. La période correspond à un large consensus sur les sujets économiques, mais les mutations sociétales sont là et la société s'agace du côté ringard de la politique. C'est à l'époque que se situe le phénomène sociologique de "Mort de la famille" montalvéenne, alors que le célibat et la monoparentalité se répandent subitement, et que les valeurs traditionnelles tendent à se diluer sous la pression de la diffusion des nouveaux modes de vie. Cette seconde phase de mondialisation contemporaine, post-choc pétrolier, est celle d'une industrie dé-nationalisée, d'un commerce marchand abattant les frontières, mais aussi de l'apparition de nouveaux modes de communication comme les premiers téléphones sans fil, et bientôt un système de Minitels.
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2002-2007
En plus de quelques personnalités du Fronte della Memoria, un gouvernement N&L et UCS se constitue. Mais des désaccords forts apparaissent bientôt entre le centre-gauche et le centre-droit, N&L désirant moins de supervision et de barrières protectrices afin de profiter de la mondialisation du commerce et de freiner le risque de désindustrialisation face à la concurrence des délocalisations. L'UCS refuse de revenir sur les lois encadrant le travail.
Les querelles de partis parasitent la fin de la législature.
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2007-2012
C'est dans ce contexte qu'apparait une contestation populaire qui prend la forme d'un parti d'Artisans, Paysans et Ouvriers, dans la mouvance antifiscale et réclamant des allègements de charges. En fait parti de petits patrons, TPE et citoyens s'opposant à une politique d'impôts et cotisations trop fortes, il participe quelques mois à un gouvernement N&L. Ce dernier parti a réussi à ravir le pouvoir au centre-gauche, mais rencontre une opposition populaire qui lui terminer la plupart du mandat par une coalition avec le Fronte della Memoria, restant très timide sur les réformes.
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2012-2017
Le Fronte della Memoria a disparu, le parti n'ayant su se maintenir sans la ferveur de ses premiers cadres, anciens combattants. Un ultra-centre lui succède pourtant, Via Centrale, mais son discours très technique pour un mélange de dirigisme et d'allègements fiscaux, qu'il prononce en réaction au trop-plein sociétal des programmes du Fronte, empêche le parti de grandir.
Dans le contexte d'après gouvernement N&L très timide sur les réformes, l'ACL a cru. C'est une nouvelle fois l'union de l'UCS et de N&L qui permet la formation d'un gouvernement.
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2017-2022
Un second gouvernement N&L-UCS est formé en 2017, dans la continuité du précédent. L'opposition est constituée de l'ancien ACL, devenu la Ligue des Artisans. Ce parti des petites professions traduit à l'échelle parlementaire le malaise d'une société du travail en pleine mutation, ayant subi les méfaits de la mondialisation, et d'un monde des petites villes voyant avec retard le changement sociétal subvenu dans les plus grandes. Le front commun N&L-UCS permet au pays d'accueillir cette mondialisation et ces changements sans trop subir de la réaction de ce monde des petits industriels et artisans, désormais en voie de disparition face aux grands groupes.
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2022-2027
C'est la crise. Pour des motivations intellectuelles sérieuses, l'UCS va récupérer personnalités et idées du mouvement alors de droite. Surtout, l'UCS va désormais porter le souci - mais un peu tard - des petites unités face aux plus grandes, des petites professions face aux chaînes et aux mutations de l'économie. Cela permet au parti, en 2022, de constituer un gouvernement seul. Il se lance dans une politique d'investissements, de subventions et de mesures de rétorsion à l'égard de certains groupes aux pratiques jugées nocives, et ce dans toute la Ligue. La Ligue emprunte massivement, soutenue par une cohérence politique entre les Provinces, portées par le centre-gauche. Dans cette continuité, villes et régions s'endettent.
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2027-2032
La mouvance localiste se scinde. La partie industrialiste demeure dans l'UCS. L'autre aide à la formation des Ecologisti per Tutti, qui inaugure le sujet de l'environnement au sein de représentation provinciale. Cette fragmentation participe à aider l'hégémonie de N&L au parlement, qui peut constituer un gouvernement. Son action est freinée à l'échelle provinciale par les nombreux compromis avec l'UCS et ses équivalents en Nazalie et en Alilée. Mais la reprise s'amorce, sans que son action soit forcément déterminante. L'archaïsme des institutions est de plus en plus pointé du doigt, tant il limite l'action politique locale par rapport à un cadre national (et le Conseil de la Ligue) sensiblement et mécaniquement décalé par rapport aux aspirations législatives : la crise et l'après-crise ont mis au jour une accélération du temps politique sous l'effet des mutations techniques liées à la mondialisation des NTICS. Le débat sur un redressement conditionné à une réforme institutionnelle apparait.
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2032-2037
Avanti Arovachia, né courant 2031, propose d'orienter l'Arovaquie vers l'indépendance. Son relatif succès au scrutin de Février 2032 constitue la surprise politique de ce début d'année, en Arovaquie et dans le reste de la Ligue. Son positionnement libéral dévie de la tradition anti-protectionniste en ce que son indépendantisme/autonomisme se motive par le décalage économique grandissant entre l'Arovaquie et les autres provinces, depuis la fin de la crise. Par-là, il veut une Arovaquie autonome voire indépendante dans un monde libéral, mais pas une Arovaquie libérale dans une Ligue souffrant de trop grands écarts de niveau de vie. Cette émergence resserre les partis traditionnels. Un pré-gouvernement N&L-UCS se forme, en attendant les résultats des Présidentielles de Septembre suivant.
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En cette période électorale, l'occasion de remonter le temps à l'origine du système parlementaire arovaque, pour voir défiler l'évolution d'un champ politique représentatif d'un corps électoral qui ne correspondit que tardivement à la réalité démographique de la Province.
Quel pays au XVIIIème siècle ?
Au XVIIIème encore, l'Arovaquie est un territoire faiblement peuplé, composé majoritairement de forêts épaisses et de reliefs côtiers inhabitables. Les zones déboisées sont habitées par des slaves, tantôt nomades ou sédentaires, qui les cultivent depuis parfois des siècles. La plupart du territoire est la propriété de plusieurs villes côtières, construites (le plus souvent) et habitées par les Latins puis les Italiques, qui eux ont accès au développement des techniques.
À mesure de l'évolution, lente mais présente, du Progrès technologique et technique, le territoire est mité par l'installation de comptoirs marchands, qui s'ajoutant aux missions catholiques de l'époque moderne jettent les bases du tissu urbain arovaque contemporain.
Le début du XIXème siècle
L'évangélisation s'est très tôt accompagnée de l'italianisation, par la diffusion de la langue romane contre les dialectes slaves porteurs de trop de superstitions, et de dérivés hybrides de l'orthodoxie et des cultes animistes. Bien qu'encore majoritairement slave par la race, la population de l'Arovaquie intérieure développe petit à petit un nouveau rapport à son identité. L'italien se répand dans les zones rurales, notamment par le biais des premiers chantiers industriels (en forêt, dans la construction ou sur des grandes fermes de colons) que viennent mettre en place des bourgeois venus d'abord de la côte, puis issus de l'immigration italo-occidentale.
Les villes possèdent une à une le territoire intérieur, jusqu'en 1824, date à laquelle le Traité de Dovernico (1824) fixe l'unification du territoire arovaque, la fusion des milices en une armée commune pour le défendre, et la création prochaine d'un parlement visant à définir une politique générale pour encadrer les initiatives bourgeoises.
Le pays est toujours mis à l'écart par les monarchies dytoliennes devenues maîtresses du Bassin céruléen, pour avoir soutenu financièrement plusieurs mouvements révolutionnaires (par pur intérêt de circonstances) dans les décennies précédentes. Cet isolement diplomatique, mais aussi la hausse démographique de ses cités côtières (où la population est d'origine italique) sous l'effet de l'amélioration de l'alimentation, de la médecine et de l'hygiène, l'invitent à regarder vers un arrière-pays jusqu'alors faiblement exploité et dont la fonction était jusqu'alors de servir de tampon contre les pouvoirs slaves.
1830-1850
Les réformes des années 1820 conduisent à la mise en place d'un suffrage censitaire masculin, concernant les individus mâles de plus de 50 ans, disposant d'au moins 12 000 Lires (l'équivalent de trois millions de Lires actuelles). Les élections sont fixées à 1830, pour élire un parlement de 30 membres issus des grands courants intellectuels en vogue dans les clubs des grandes villes (Dovernico, Primonica, Arovace). Élus principalement sur leur personnalité, les membres du premier parlement uni se classent en deux groupes dès les premières semaines de leur législature fixée à 20 ans : les Bourgeois, voulant défendre les intérêts préférentiels des grandes familles locales sur l'Arovaquie, et les Unionistes, arguant de la nécessité d'ouvrir le territoire aux investisseurs italiques venus de Dytolie occidentale ou d'autres pays et cités. La philosophie politique de ces derniers préfigure le nationalisme italique, et s'en rapproche durant le courant du mandat de deux décennies.
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1850-1860
Le précédent mandat ayant été marqué par un nombre important de décès, la législature est ramenée à 10 ans.
Le parti bourgeois, construit sur son protectionnisme à l'égard des italiques étrangers, est doublé à gauche par deux écoles de pensée libérale. Les Risparmiatori considèrent qu'il est nécessaire que le peuple s'enrichisse en "épargnant" (d'où leur nom d'"épargnants"). Jusqu'alors dans les villes, le peu d'argent gagné par les artisans et ouvriers est vite dépensé dans les lieux de festivité collective, de même pour les travailleurs agricoles qui constituent la quasi totalité de la force agraire du pays. Pour les Risparmiatori, il est temps que les gens épargnent afin d'être en mesure d'améliorer leurs conditions de vie et à terme d'accéder à une meilleure situation. En face, nés un peu plus tard dans les années 1845, les Scambiatori ("échangeurs") s'opposent à l'idée de l'épargne, pour privilégier la nécessité d'une circulation accrue des capitaux des bourgeois envers les pauvres, et même au sein des classes populaires. Dans leur idéal, les ouvriers deviennent à terme eux-aussi des marchands, prophétisant la mort du travail par l'essor de la machine. Ces deux partis partagent le souci d'un accroissement de la fortune populaire, une idée reprise que plus tard par les Borghese.
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1860-1870
Les unionistes et nationalistes sont dès lors alignés sur le monarchisme, venu de l'Ouest, qui concentre en divers pays les idées d'une grande nation italique au niveau céruléen autant que la nécessité d'un marché commun accompagnant cet essor.
Le parti bourgeois continue d'influer sur un gouvernement protectionniste, qui pour compenser les risques d'une immigration de riches, reprend les thèses de l'ascension sociale des ouvriers vers la constitution d'une classe moyenne. Le protectionnisme a notamment pour conséquence, sous l'effet de l'accroissement de l'industrie, d'intégrer à l'Arovaquie des populations d'origines rurales et dont les grands-parents étaient d'authentiques slaves. Le métissage entre individus issus de la côte et populations intérieures est devenu une réalité de grande ampleur, facilité par la lointaine évangélisation et italianisation linguistique des populations.
À gauche, des membres des Risparimatori ou des Scambiatori ont fondé un groupe de Républicains, sur deux idées : l'amélioration des conditions de vie des plus pauvres se ferait dans l'intérêt de toute la population, et tous les pauvres n'accéderaient pas au statut de bourgeois. Pour les Républicains, il fallait accepter l'existence d'un peuple d'en bas, voué à voir son confort s'améliorer sans pour autant qu'il change de statut.
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1870-1874
Un parti marchand, celui des Mercanti, vient à concentrer les diverses tendances du libéralisme. D'anciens "Borghese" y demeurent en abandonnant tout ou partie de leurs idées protectionnistes pour choisir la voie d'un libre-échange partiel entre pays civilisés, d'autres rejoignent le parti des Républicains, partageant le souhait d'un essor commun des Arovaques au sein d'un pays aux frontières structurantes.
Ces ralliements sont aussi animés par la crainte d'un essor du Monarchisme, qui viendrait à placer l'Arovaquie sous la tutelle du Royaume italique de Dytolie occidentale, en faisant une vulgaire colonie à l'image de tant d'autres territoires pourtant bien plus récemment découverts ou mis en valeur.
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1874-1880
En quatre ans, les Monarchistes parviennent à rallier à eux des membres encore hésitants du parti marchand, pour obtenir une majorité qui leur permet de soutenir une mise sous protectorat. Les troupes royales entrent dans le pays en 1874, sans résistance militaire de la part de l'armée arovaque qui y est ensuite intégrée. Cette "invasion" se fait avec l'approbation de la majorité du parlement.
Devant les contestations du corps législatif, bien que minoritaires, et donc d'une bonne partie de la haute bourgeoisie, le pouvoir de la métropole fait voter de nouvelles règles par la chambre d'Arovaquie avant sa dissolution.
Le suffrage voit ses règles changer, pour 1874 et après : l'âge du vote est abaissé à 30 ans, sous condition de possession de 20 000 Lires ; cette somme, supérieure à l'ancienne, est néanmoins de plus faible importance du fait des variations monétaires. Les 20 000 Lires de l'époque correspondent à quelques 180 000 Lires d'aujourd'hui.
L'élection de 1874, avec ses nouvelles règles, inclue toute une moyenne bourgeoisie, qui donne une avance nette aux monarchistes.
Avec la mise sous protectorat, les thèses libre-échangistes entre les provinces italiques sont appliquées. L'immigration en Arovaquie, depuis les campagnes pauvres de la métropole, démarre en des proportions insoupçonnées. Le pays change, voit ses villes intérieures grossir, des forêts rasées pour faire place à l'agriculture, des routes se tracer. Le patriotisme royal devient un vecteur d'énergie, et permet la diffusion d'une culture commune qui s'italianise davantage par rapport au vieux fond national strictement italo-arovaque (et influencé par les Slaves).
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1880-1895
Six ans suffisent, avant la nouvelle législature prévue avant le protectorat, pour voir le parti républicain se fragmenter.
Un parti des libéraux arovaques, critique envers le dirigisme monarchique et la dépendance à l'étranger, émerge.
À ses côtés, un parti marchand renait, comme issu des déceptions nées du protectorat par rapport aux ralliements plus anciens (la politique monarchiste est dirigiste, elle met de côté les intérêts de la bourgeoisie locale au profit, parfois, d'investisseurs venus du continent - dans une logique de constitution d'un parti local fidèle à la souveraineté de la métropole).
L'aile gauche des Républicains forme un Parti ouvrier, qui veut défendre le corps des travailleurs avant de penser aux logiques des intérêts bourgeois.
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1895-1910
Devant les difficultés économiques et les mutations, à l'échelle du bassin, induites par une démographie galopante et des conséquences du progrès jusqu'alors insoupçonnées, les Monarchistes regroupés en une Union perdent des voix. L'essor du chemin de fer, l'explosion de la demande en charbon, les balbutiements de la marine à charbon, l'accroissement des villes, la perte de pouvoir d'achat de la bourgeoisie par rapport à la classe moyenne qui s'affiche partout, viennent fragiliser les équilibres sociaux et déstabiliser la classe la plus aisée, qui vote. L'accroissement de la masse monétaire, par ailleurs, a grossi le corps électoral, faute de réforme du système censitaire.
Face à l'Union, une Ligue des Intérêts Arovaques se crée, réunissant une nouvelle bourgeoisie dont les membres, issus de familles autochtones ou originaires de la métropole, s'entendent sur la nécessité de rééquilibrer les pouvoirs par rapport à un centre politique qui, outremer, se fragilise et perd en acuité quant aux situations locales particulières.
À gauche, les Républicains puis Ouvriéristes sont devenus Démocrates, se voulant toujours défenseurs des petits travailleurs, mais acceptant en tous points l'idée d'une nation italique à l'échelle céruléenne. Ils ne s'opposent ainsi pas à l'immigration, qui se poursuit depuis la métropole, mais veulent l'accompagner.
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1910-1920
En 1910, la crise ne s'est pas atténuée. Les difficultés financières de la métropole face aux nécessités d'investissement, sous le coup de l'exode rural et de l'explosion démographique, se sont accentuées, contractant l'économie des provinces extérieures comme l'Arovaquie, soumise à des budgets inférieurs en dotations aux velléités d'enrichissement de la population, dont la plus aisée.
Le parti de l'Unione Monarchica subit une déroute lors du scrutin, beaucoup de Libéraux (Libéraux-Sécessionistes) s'en séparant pour vanter les mérites d'une Arovaquie indépendante qui intègrerait les descendants d'immigrés italiques.
En face, la Lega del Commercio a atténué le discours chauviniste de l'ancienne ligue, mais défend à l'échelle de l'empire la nécessité de favoriser le commerce. Son discours change durant les années 1920, passant de la défense du commerce en général à la défense, contre le grand commerce et la finance, de la petite et moyenne économie populaire. Les financiers sont accusés d'avoir travesti l'économie réelle, alors que des profits nouveaux sont réalisés grâce au capitalisme des actions, sans que la situation du peuple ne semble s'améliorer.
Dans ce climat réactionnaire, un Parti indigène est même créé par des personnes revendiquant leur indigénat, se voulant slaves, contre la société italique. Son émergence est la traduction de la montée d'une préoccupation raciste, partagée par divers courants, face au choc culturel que représentaient tantôt les exodes ruraux, ou les migrations interprovinciales, au prisme de l'essor de la science anthropologique et de l'hygiénisme.
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1920-1930
Durant les années 1910, la population a pris conscience que les mutations de l'économie rendent hasardeuse la tentation d'une indépendance. Ce jugement de valeur est encouragé par la montée d'une contre-culture, incarnée par le Partito della Liberta, qui s'entend recycler les diverses tendances du provincialisme au service d'un nationalisme détaché de la vocation qu'avait le monarchisme à l'incarner. La Lega del Commercio, qui avait entrepris sa mutation vers un parti de classes moyennes, a alimenté l'émergence de ce parti qui entend faire appel au dirigisme, local et général, pour relancer l'essor commercial et économique. Commun à de nombreuses provinces et juridictions de l'empire italique, le Partito della Liberta revendique l'autorité, l'encadrement des masses au service d'intérêts communs, en réaction aux affrontements politiques perpétuels des décennies précédentes et à quoi beaucoup imputent le retard accumulé par les Provinces.
Pour former un gouvernement suite au scrutin de 1920, le PdL s'allie aux Techicisti e Liberali, un groupement progressiste et technocratique qui entend relancer l'économie par le progrès technologique et technique. De nombreux monarchistes votent, durant les premières années, les lois proposées par ce gouvernement à l'échelle locale, avant que le pouvoir de métropole ne transforment, dans les années 1920, les chambres provinciales d'outremer en chambres d'enregistrement des lois générales. C'est la naissance du Fascisme, un mouvement aux impulsions essentiellement métropolitaines.
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1930-1940
La politique arovaque ressemble de beaucoup à la politique en vigueur dans les autres territoires italiques du bassin, à la même période. Le technicisme, un progressisme plaçant la technologie avant l'humain dans l'échelle stratégique de développement, est fort. Il est la manifestation d'époque du libéralisme. Les Monarchistes sont devenus au cours des années 1920 un corps réactionnaire, partiellement anti-fasciste, mais incapables de formuler une théorie politique fondamentale face à l'accroissement des pouvoirs de l'exécutif fasciste. La monarchie comme système est défendue par Fascimo & Liberta, qui se maintient officiellement par les élections dans les divers territoires de l'empire. Dans les faits, F&L est soupçonné de pratiquer la violence, de truquer les règles économiques par un entrisme dans les syndicats, la création de corporations fidèles, l'entente officieuse avec les principaux groupes industriels venant remplacer les bourgeoisies provinciales traditionnelles. De nombreux opposants sont inquiétés, faits assassinés, de grandes manifestations organisées par le régime témoignent de cette attirance pour une violence salvatrice, venant faire contraste avec le chaos des décennies précédentes. Le technicisme et le militarisme, puis le racisme, sont soutenus par le régime. Le parti des Socialistes Céruléens, fidèle aux principes premiers du nationalisme mais favorables à un retour plein et entier de la démocratie, constitue une force d'opposition qui agrège les déçus, les chrétiens-sociaux, les radicaux et les socialistes au cours du temps.
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1940-1950
La décennie 1940 consacre le tournant totalitaire du régime. Le parlement n'est plus consulté d'occasionnellement, et la plupart des lois sont des décrets émanant directement du gouvernement rapproché du Conte, le chef officieux de l'empire italique derrière le Roi. Comte issu de l'aristocratie moyenne, il dirige la métropole et ses dépendances du Bassin et d'Algarbe d'une main de fer, avec un soutien populaire une dernière fois confirmé par les élections de 1940 malgré des irrégularités notoires mais non déterminantes. Le régime s'arrange pour que les parlements provinciaux soient les copies de celui de la capitale.
Deux oppositions se perpétuent, l'une monarchiste qui se convertit au libéralisme au travers du Fronte reale, l'autre sociale-chrétienne.
L'empire italique se frotte à des concurrents sérieux dans sa volonté de maîtrise des mers en Cérulée, des détroits et des routes commerciales avec l'Orient. Les oppositions coloniales, pour la course aux matières premières, l'amène à subir/déclencher une guerre avec les puissances libérales occidentales, dont la Britonnie. Durant 6 ans de guerre (1944-1950), la plupart des acquis industriels du pouvoir depuis une vingtaine d'année vont être réduits à néant par une confrontation violente à d'autres régimes aussi dans la course technologique. Les possessions italiques, éclatées autour du Bassin, sont difficiles à défendre, tandis que les provincialismes divers n'aident pas à une mobilisation populaire forte. La guerre et la conscription sont vécues comme des punitions par les habitants. L'issue incertaine du conflit bascule à la fin 1948, et la défaite advient dans le courant de 1950 suite à un armistice qui précède plusieurs occupations.
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1950-1952
Le retour plein de la démocratie provinciale en Arovaquie, dans l'effusion de l'armistice, conduit à l'élection d'une chambre très hétéroclite. Les Fascistes n'obtiennent qu'une dizaine de sièges. Un Comité antifasciste pour l'épuration entend, à l'extrême-gauche, représenter les courants collaborationnistes ayant aidé l'ennemi britonnien à combattre de l'intérieur. Une gauche soucieuse de sauver l'empire se partage entre une Union des Partisans Socialistes et un Front royal contre la Ligue de Montalvo. Un mois avant le scrutin, [url=http://www.simpolitique.com/post293620.html#p293620]dans un village de métropole du nom de Montalvo[/url], les belligérants dessinaient le projet d'une Ligue regroupant plusieurs provinces d'un empire ainsi dépecé.
À droite, Libéraux royaux un Comité pour l'indépendance défendent leurs thèses économiques, les premiers souhaitant le maintien de la monarchie impériale étendue, les autres désireux de faire de l'Arovaquie un pays indépendant.
Participent à la chambre, un Parti Libéral (désabusé par les résultats de la Technique), et un parti slavophone Nasa Zemlja ("Notre pays"), identitaire passant bientôt du racisme au folklorisme.
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1952-1962
À gauche, l'Unione Sociale (issue du socialisme démocratique) atténue son discours et se recompose en grande force politique, une fois la poussière de la défaite retombée. Fascismo & Liberta a changé de nom pour devenir le parti Liberta & Ragione (Liberté et Raison), vantant la liberté individuelle dans le contexte de définition par l'État des intérêts collectifs. Les folkloristes se détachent d'un discours exclusif, face à la disparition des familles exclusivement de race slave, et militent pour un survie des traditions locales. Ils se heurtent bientôt au redémarrage de l'économie et aux mutations de la société de consommation.
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1962-1967
Les logiques des années 1950 se poursuivent. La politique perd en passion. Arovachia Vecchia, parti centriste, recycle anciens folkloristes et souverainistes. La Ligue née de l'union entre Provinces, dite Ligue de Montalvo, est acceptée par tous, même au sein du Parti Libéral qui représente désormais une menace aux yeux des anciens partis dirigistes : ex-fascistes de L&R, et Socialistes démocrates.
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1967-1972
Nazione & Liberta remplace Liberta & Raggione. Le parti affirme la Nation, contre le libéralisme du PL. Le rapprochement avec les Chrétiens Démocrates, à mesure que N&L se recompose autour de personnalités non issues du Fascisme, s'organise afin de constituer une force de gouvernement opposée aux théories libérales. À gauche, contre cette union, les Socialistes Humanistes apparaissent.
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1972-1977
La centrisation des Chrétiens Démocrates, favorable à une économie capitaliste corrigée par l'État par le biais des subventions, provoque l'apparition des Radicaux, favorable à une économie plus socialiste, mais d'accord sur le principe de coalition centriste contre les Libéraux. Un gouvernement de coalition est de nouveau mis sur pied. Le Libéralisme politique est fragilisé, dans son discours, par les premiers chocs pétroliers. La fin du mandat est parasité par les affaires de corruption.
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1977-1982
L'entrisme des chrétiens-démocrates parmi les partis de gauche, ainsi que le climat d'affaires mafieuses autour de N&L, provoque l'apparition d'un Front Patriotique à l'occasion des élections, ouvrant la voie à un gouvernement gauche/centre-gauche qui parie sur une politique d'investissement et entend renouer avec un État stratège.
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1982-1987
Le Front Patriotique ne tient pas aux élections de 1982. Le Parti Démocrate apparaît, les Socialistes Humanistes reviennent comme groupe autonome. Nazione&Liberta accroit sa réputation de parti de voyous, au point que nombreux de ses cadres participent à la création de la Ligue des Vétérans, un parti centriste constitué initialement d'anciens combattants désireux de faire entendre leurs intérêts, puis proposant finalement à la Province (comme dans d'autres) une offre centriste voulant rechercher l'intérêt commun. Contesté, notamment pour les positions révisionnistes de plusieurs de ses fondateurs (contre les accords de Montalvo), il permet néanmoins la formation d'un gouvernement par une coalition avec le Parti Démocrate.
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1987-1992
Devant la relative efficacité des politiques de relance, et son incapacité à participer aux gouvernements, le Parti Libéral perd en audience. La Lega dei Veterani rempile pour un second gouvernement, désormais sous la majorité du Parti Démocrate. Le centre comme pôle de coalition et de gouvernance semble s'installer durablement dans la politique arovaque, à l'image de ce qui se passe dans d'autres Provinces. Le parti des Vétérans joue beaucoup sur la mémoire, renoue avec la tradition des mouvements de jeunesses de la démocratie chrétienne, et accompagne un mouvement de la société qui réhabilite l'histoire du pays sans tomber dans la glorification du passé.
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1992-1997
Le Parti Libéral est remplacé par un regroupement antifiscal, Citaddini contro la Tassa, alors que Nazione&Liberta s'épure et recycle les théories d'un libéralisme, bien que modéré. N&L accompagne la politique d'un nouveau gouvernement LV-D.
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1997-2002
Trois partis sur quatre présents au parlement participent au gouvernement, N&L, Démocrates, et le Front de la Mémoire (ex-Lega dei Veterani). Ce dernier a vu ses principaux cadres vieillir, son activité militante s'est tournée autour du mémorialisme au point qu'il devient un outil politique peu efficace. La période correspond à un large consensus sur les sujets économiques, mais les mutations sociétales sont là et la société s'agace du côté ringard de la politique. C'est à l'époque que se situe le phénomène sociologique de "Mort de la famille" montalvéenne, alors que le célibat et la monoparentalité se répandent subitement, et que les valeurs traditionnelles tendent à se diluer sous la pression de la diffusion des nouveaux modes de vie. Cette seconde phase de mondialisation contemporaine, post-choc pétrolier, est celle d'une industrie dé-nationalisée, d'un commerce marchand abattant les frontières, mais aussi de l'apparition de nouveaux modes de communication comme les premiers téléphones sans fil, et bientôt un système de Minitels.
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2002-2007
En plus de quelques personnalités du Fronte della Memoria, un gouvernement N&L et UCS se constitue. Mais des désaccords forts apparaissent bientôt entre le centre-gauche et le centre-droit, N&L désirant moins de supervision et de barrières protectrices afin de profiter de la mondialisation du commerce et de freiner le risque de désindustrialisation face à la concurrence des délocalisations. L'UCS refuse de revenir sur les lois encadrant le travail.
Les querelles de partis parasitent la fin de la législature.
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2007-2012
C'est dans ce contexte qu'apparait une contestation populaire qui prend la forme d'un parti d'Artisans, Paysans et Ouvriers, dans la mouvance antifiscale et réclamant des allègements de charges. En fait parti de petits patrons, TPE et citoyens s'opposant à une politique d'impôts et cotisations trop fortes, il participe quelques mois à un gouvernement N&L. Ce dernier parti a réussi à ravir le pouvoir au centre-gauche, mais rencontre une opposition populaire qui lui terminer la plupart du mandat par une coalition avec le Fronte della Memoria, restant très timide sur les réformes.
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2012-2017
Le Fronte della Memoria a disparu, le parti n'ayant su se maintenir sans la ferveur de ses premiers cadres, anciens combattants. Un ultra-centre lui succède pourtant, Via Centrale, mais son discours très technique pour un mélange de dirigisme et d'allègements fiscaux, qu'il prononce en réaction au trop-plein sociétal des programmes du Fronte, empêche le parti de grandir.
Dans le contexte d'après gouvernement N&L très timide sur les réformes, l'ACL a cru. C'est une nouvelle fois l'union de l'UCS et de N&L qui permet la formation d'un gouvernement.
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2017-2022
Un second gouvernement N&L-UCS est formé en 2017, dans la continuité du précédent. L'opposition est constituée de l'ancien ACL, devenu la Ligue des Artisans. Ce parti des petites professions traduit à l'échelle parlementaire le malaise d'une société du travail en pleine mutation, ayant subi les méfaits de la mondialisation, et d'un monde des petites villes voyant avec retard le changement sociétal subvenu dans les plus grandes. Le front commun N&L-UCS permet au pays d'accueillir cette mondialisation et ces changements sans trop subir de la réaction de ce monde des petits industriels et artisans, désormais en voie de disparition face aux grands groupes.
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2022-2027
C'est la crise. Pour des motivations intellectuelles sérieuses, l'UCS va récupérer personnalités et idées du mouvement alors de droite. Surtout, l'UCS va désormais porter le souci - mais un peu tard - des petites unités face aux plus grandes, des petites professions face aux chaînes et aux mutations de l'économie. Cela permet au parti, en 2022, de constituer un gouvernement seul. Il se lance dans une politique d'investissements, de subventions et de mesures de rétorsion à l'égard de certains groupes aux pratiques jugées nocives, et ce dans toute la Ligue. La Ligue emprunte massivement, soutenue par une cohérence politique entre les Provinces, portées par le centre-gauche. Dans cette continuité, villes et régions s'endettent.
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2027-2032
La mouvance localiste se scinde. La partie industrialiste demeure dans l'UCS. L'autre aide à la formation des Ecologisti per Tutti, qui inaugure le sujet de l'environnement au sein de représentation provinciale. Cette fragmentation participe à aider l'hégémonie de N&L au parlement, qui peut constituer un gouvernement. Son action est freinée à l'échelle provinciale par les nombreux compromis avec l'UCS et ses équivalents en Nazalie et en Alilée. Mais la reprise s'amorce, sans que son action soit forcément déterminante. L'archaïsme des institutions est de plus en plus pointé du doigt, tant il limite l'action politique locale par rapport à un cadre national (et le Conseil de la Ligue) sensiblement et mécaniquement décalé par rapport aux aspirations législatives : la crise et l'après-crise ont mis au jour une accélération du temps politique sous l'effet des mutations techniques liées à la mondialisation des NTICS. Le débat sur un redressement conditionné à une réforme institutionnelle apparait.
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2032-2037
Avanti Arovachia, né courant 2031, propose d'orienter l'Arovaquie vers l'indépendance. Son relatif succès au scrutin de Février 2032 constitue la surprise politique de ce début d'année, en Arovaquie et dans le reste de la Ligue. Son positionnement libéral dévie de la tradition anti-protectionniste en ce que son indépendantisme/autonomisme se motive par le décalage économique grandissant entre l'Arovaquie et les autres provinces, depuis la fin de la crise. Par-là, il veut une Arovaquie autonome voire indépendante dans un monde libéral, mais pas une Arovaquie libérale dans une Ligue souffrant de trop grands écarts de niveau de vie. Cette émergence resserre les partis traditionnels. Un pré-gouvernement N&L-UCS se forme, en attendant les résultats des Présidentielles de Septembre suivant.
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Arios
[center]“Potenza & ricchezza”[/center]
Il est vers 20h30, Gino s'en fume une dernière pendant que les bénévoles municipaux chargent les dernières palettes à l'intérieur du camion. Plus de 140 000 bulletins, dans des sacs de jute, sortis tous justes des urnes où durant toute la journée, les habitants de Gorniglie et des alentours y ont glissé leur choix. La nuit tombe sur la Transvélécie, cette région naturelle d'Arovaquie orientale, et Gino bientôt peut partir.
À l'horizon, le soleil décline ses couleurs sur un liserai de grands pins, de hêtres et de peupliers. Gorniglie n'est pas une grande ville, après deux ou trois pâtés de petites maisons à enclos, un stade aux gradins vides et une piscine fermée cette semaine-là, l'entrée de l'autoroute est vite là. Gino en est parti pour trois bonnes heures, en roulant bien, jusqu'à l'aéroport de Bragopola, bien plus au sud.
Il y a la musique, qu'il écoute une bonne demi-heure avant de s'autoriser à regarder la montre, de la radio qui passe des tubes faisant oublier que dans la vie réelle, on n'entend jamais de ces notes, ni de ces harmonies, à moins d'être bien beurré. Ça roule bien, ça roule toujours bien dans le nord, à cette heure-ci, quand les salariés sont dans leur pavillon, les vaches dans leur étable, les jeunes pas encore dehors, les vieux devant la télé, ou dans leur lit, des fois qu'ils mourraient. Gino se fixe le pari de ne pas s'arrêter pisser avant Bragopola.
L'heure tourne, la lumière du jour disparait complètement, les aires viennent mettre un peu d'animation dans le paysage, tous les 30 à 60 km. Le camion fonce et fend la nuit, sur des pans entiers de la route la lumière des lampes est réduite à son strict minimum, la société gérante essayant sans doute de faire un peu d'économies. Et puis ça plait aux écolos, se dit Gino.
Soudain, une voiture des Carabiniers le double. "Porca Madona !", il aime pas cette race-là. Surtout quand elle lui demande de se ranger sur la bande d'arrêt d'urgence. Il accepte, il se range, sans couper le moteur et ouvrant sa fenêtre. Mais avant qu'il n'ait pu demander de qui dérangeait les pingouins, l'un d'eux le braque avec son Beretta et lui ordonne de descendre.
Gino s'exécute. Derrière son crâne chauve où la grisaille repousse, derrière la peau mate des saisons de tâcherons, entre la chaîne et le sommet la caboche, il se doute de suite que les Carabiniers n'en sont pas. Ces derniers l'on fait s'éloigner du camion, ils ont ouvert l'arrière en défonçant les cadenas à la pince, puis balancé deux bâtons de dynamite dans le coffre.
Et puis après comme un grand coup de tonnerre, il se met à neiger du papier. Ça, Gino, ça le rend fou, c'est pas qu'il ne sache pas se tenir, mais l'amour du travail bien fait le fait rouspéter. De pute, le con, qu'il a traité la mère d'un des uniformes. Il lui faut peu de secondes, à notre camionneur, pour se retrouver sur l'asphalte, le visage un peu sur la voie rapide, un peu dans le creux du talus.
Dans la nuit arovaque, une fumée noir s'envole, emportant des bouts de papiers carbonisés un peu partout vers les arbres entourant l'autoroute. Ca leur aurait pas plus, ça, aux écolos, se serait dit Gino, s'il était encore vivant, les grosses mains poilues sur son volant velours.
Il est vers 20h30, Gino s'en fume une dernière pendant que les bénévoles municipaux chargent les dernières palettes à l'intérieur du camion. Plus de 140 000 bulletins, dans des sacs de jute, sortis tous justes des urnes où durant toute la journée, les habitants de Gorniglie et des alentours y ont glissé leur choix. La nuit tombe sur la Transvélécie, cette région naturelle d'Arovaquie orientale, et Gino bientôt peut partir.
À l'horizon, le soleil décline ses couleurs sur un liserai de grands pins, de hêtres et de peupliers. Gorniglie n'est pas une grande ville, après deux ou trois pâtés de petites maisons à enclos, un stade aux gradins vides et une piscine fermée cette semaine-là, l'entrée de l'autoroute est vite là. Gino en est parti pour trois bonnes heures, en roulant bien, jusqu'à l'aéroport de Bragopola, bien plus au sud.
Il y a la musique, qu'il écoute une bonne demi-heure avant de s'autoriser à regarder la montre, de la radio qui passe des tubes faisant oublier que dans la vie réelle, on n'entend jamais de ces notes, ni de ces harmonies, à moins d'être bien beurré. Ça roule bien, ça roule toujours bien dans le nord, à cette heure-ci, quand les salariés sont dans leur pavillon, les vaches dans leur étable, les jeunes pas encore dehors, les vieux devant la télé, ou dans leur lit, des fois qu'ils mourraient. Gino se fixe le pari de ne pas s'arrêter pisser avant Bragopola.
L'heure tourne, la lumière du jour disparait complètement, les aires viennent mettre un peu d'animation dans le paysage, tous les 30 à 60 km. Le camion fonce et fend la nuit, sur des pans entiers de la route la lumière des lampes est réduite à son strict minimum, la société gérante essayant sans doute de faire un peu d'économies. Et puis ça plait aux écolos, se dit Gino.
Soudain, une voiture des Carabiniers le double. "Porca Madona !", il aime pas cette race-là. Surtout quand elle lui demande de se ranger sur la bande d'arrêt d'urgence. Il accepte, il se range, sans couper le moteur et ouvrant sa fenêtre. Mais avant qu'il n'ait pu demander de qui dérangeait les pingouins, l'un d'eux le braque avec son Beretta et lui ordonne de descendre.
Gino s'exécute. Derrière son crâne chauve où la grisaille repousse, derrière la peau mate des saisons de tâcherons, entre la chaîne et le sommet la caboche, il se doute de suite que les Carabiniers n'en sont pas. Ces derniers l'on fait s'éloigner du camion, ils ont ouvert l'arrière en défonçant les cadenas à la pince, puis balancé deux bâtons de dynamite dans le coffre.
Et puis après comme un grand coup de tonnerre, il se met à neiger du papier. Ça, Gino, ça le rend fou, c'est pas qu'il ne sache pas se tenir, mais l'amour du travail bien fait le fait rouspéter. De pute, le con, qu'il a traité la mère d'un des uniformes. Il lui faut peu de secondes, à notre camionneur, pour se retrouver sur l'asphalte, le visage un peu sur la voie rapide, un peu dans le creux du talus.
Dans la nuit arovaque, une fumée noir s'envole, emportant des bouts de papiers carbonisés un peu partout vers les arbres entourant l'autoroute. Ca leur aurait pas plus, ça, aux écolos, se serait dit Gino, s'il était encore vivant, les grosses mains poilues sur son volant velours.
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Arios
Histoire politique contemporaine La Nazalie
À l'approche des élections sénatoriales nazaliennes de Février 2033, l'occasion nous est donnée de revenir sur deux siècles de parlementarisme dans la province nord-algarbienne, terre d'évangélisation commerciale et de parodie de conquête de l'Ouest.
Quel pays au XVIIIème siècle ?
Au XVIIIème déjà, la Nazalie rayonne comme puissance moyenne du Bassin céruléen, construite sur un chapelet de cités plus ou moins autonomes mais partageant leur histoire, leur héritage commercial, occidental et chrétien, leur langue italienne, et à mesure que les manufactures se développent et que les rendements agricoles de l'arrière-pays augmentent, leur population qui va et vient selon les disponibilités du travail, et les incursions, de la part de l'aristocratie capitaliste, dans les territoires berbères.
Le début du XIXème siècle
Vue de l'Occident, la Nazalie est longtemps restée une "terre chrétienne" en Proche-Orient, sinon en Algarbe-du-Nord. Ce n'est qu'avec l'affirmation du naturalisme dans les capitales occidentales qu'on va rattacher la Nazalie à une sphère culturelle italienne, puis devant l'évidence de l'immigration en renforcement, à un périmètre d'expression de l'humanité blanche.
Depuis des siècles, de nombreuses populations locales avaient pris le chemin du Christianisme, quittant leurs croyances animistes ou mahométanes, parfois de façon organisée, parfois par des parcours spirituels personnels, au travers de l'immigration en ville notamment.
Au début du XIXème siècle, la vie dans les campagnes de Nazalie (essentiellement au nord, le sud étant trop sec et non arable) demeure pauvre. Autour des postes, des comptoirs, des églises de fortune, de petites colonies de côtiers (souvent en provenance du continent dytolien) s'établissent, dépendant du propriétaire de terre bourgeois désireux de les mettre en valeur. En ville, la vieille société aristocrate héritée du Moyen-âge et de la Renaissance se perpétue, chantant les gloires de l'héritage phénicien, contant les périples d'ancêtres marchands jusqu'en Janubie ou à la Cour du grand Sengaï.
Heurtée par la montée du péril nationaliste, la Nazalie se voit contrainte à unir une partie de ses forces, pour mieux faire face aux menaces de la part des grands pays occidentaux, mais aussi afin de mieux organiser une nouvelle mise en valeur de l'arrière-pays grâce aux acquis technologique d'un siècle nouveau (phosphates, charbon, vapeur, etc...).
On décide, en 1845, que les cités enverront toutes, selon des modes de scrutin leur étant propres, des représentants à un Sénat situé à Cartagina, de loin cité maîtresse, alliée et ancienne cheffe de nombreuses d'entre elles.
1845-1860
La Nazalie a déjà changé. Les intérêts des cités ne sont plus un angle de compréhension exhaustive de la situation du pays. C'est ce qui explique la formation de Listes physiocratiques de Défense des Colonies, vantant la défense des petites structures de peuplement dans le nord du pays et des intérêts de ses habitants, riches comme pauvres, groupés autour de comptoirs depuis lesquels ils mettent en valeur un sol peu exploité par les Berbères.
À l'opposée du spectre, une Ligue des Intérêts Commerciaux regroupe une partie importante de l'aristocratie et de la bourgeoisie traditionnelles, liées au commerce maritime, aux liaisons commerciales avec l'Algarbe, le monde musulman, mais de plus en plus fragilisée par l'exclusivité des puissances occidentales à l'égard de leurs jeunes colonies, qui se détournent de l'intermédiaire que jouait la Nazalie jusqu'alors avec l'Orient et l'Algarbe.
Un peu partout dans le pays, des voix s'élèvent pour une union transpartisane en faveur de l'unification des territoires de langue italienne, les Unionistes.
Un groupe de cités situées dans le sud, dont une partie de la population demeure musulmane, dont l'identité commerciale est plus fortement tournée vers l'intérieur de l'Algarbe, dont certaines mœurs du peuple y compris la perpétuation de l'esclavage à leurs portes, constitue un groupe unique militant déjà pour une redistribution des richesses du nord vers le sud, pour gommer les particularismes.
Elles forment une Union des Cités du Sud.
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1860-1875
Après 1860, l'unionisme est récupéré par un monarchisme transnational, vantant l'érection d'une grande nation, pour des motivations parfois purement économiques dans un contexte de repli des économies coloniales et nationales sur elles-mêmes.
A l'extrême-gauche, les Libéraux-Progressistes sont apparus, adaptant l'idéal redistributif à une conception ouverte du commerce. On abat progressivement toutes les barrières douanières intérieures.
Un groupe d'une douzaine de députés islamiques est constitué, notamment depuis des petites et moyennes villes dépendant de juridictions civiles plus grandes, prétextant défendre à la fois les intérêts des populations musulmanes demeurant dans le sud, et des populations berbères ou arabo-berbères continuant à vivre dans les campagnes ou déserts reculés.
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1875-1890
L'élection se fait désormais au suffrage censitaire masculin, pour des personnes ayant un niveau de vie aisé.
Le champ politique au dernier quart de siècle se contracte autour de trois grandes tendances.
Le monarchisme a pris une telle ampleur, grâce à ses idéaux de grand marché national, qu'il a forcé à l'union des autres forces politiques. Malgré une majorité non atteinte, ses transfuges au Parti Libéral permettent de valider, par la voie parlementaire, le rattachement de la Nazalie à la Couronne italique de Dytolie.
Cette mise sous protectorat, progressive et aux accents doux, permet néanmoins de grandes réformes qui font sortir la province de l'héritage juridique médiéval et renaissant.
Les élections de 1875 valident l'existence d'une forte résistance souverainiste, qui milite dès lors pour une indépendance de la province malgré le respect des acquis de la simplification juridictionnelle et de la centralisation vers Cartagina.
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1890-1905
Le rattachement au continent a provoqué un tel chamboulement fiscal, administratif et identitaire, suivi de telles vagues d'immigration, que le paysage politique s'en trouve à son tour très bouleversé lors du dernier scrutin sénatorial du siècle. L'unionisme n'est plus soutenu que par la gauche, libérale, tandis que le groupe proprement monarchiste unioniste disparait. À sa place, un monarchisme nazalien, pour "l'indépendance populaire et royale", nourri du romantisme et du retour aux textes de la grande antiquité phénicienne, réussit à s'imposer et veut faire de la Nazalie un grand pays indépendant, pour le doter notamment d'un espace colonial en Algarbe qui lui permettra d'atteindre ses objectifs.
Le libéralisme commence à glisser vers la droite. Le parti libéral national est désormais une force de défense de l'union entre la Dytolie, la Nazalie et les autres provinces ayant suivi ce chemin du rattachement. Plus sociaux, les Progressistes Unionistes sont néanmoins dans le même schéma. Radicaux-démocrates, Socialistes et Communistes ont fait leur apparition à la chambre, à la faveur d'un abaissement du système censitaire, intégrant désormais toutes les classes moyennes et classes populaires élevées.
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1905-1920
La Ligue des marchands s'est reconstituée, détachée du monarchisme indépendantiste à mesure que les idées sécessionnistes ont perdu en réalisme. Elle traduit un libéralisme petit-bourgeois, soucieux des intérêts locaux, de plus en plus pessimiste envers la modernité, fasciné pour les solutions alternatives, la prospective dystopique ou utopique.
Les Solidaristes ont remplacé les Progressistes unionistes, en s'éloignant des thèses collectivistes et trop réformistes de l'extrême-gauche, alors constituée en une grande Union pour le Travail.
Le Parti Libéral National connait lui aussi une crise de confiance, et ses cadres touchés par le blues de l'époque, s'éloignent pour partie peu à peu des idéaux démocratiques en affichant privilégier un pouvoir fort.
La rapide constitution d'un gouvernement par l'Union pour le Travail aggrave la situation financière de la province.
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1920-1930
Les élections de 1920, mandature ramenée à 10 ans, permettent la constitution d'une coalition de droite, libérale, unioniste et autoritaire, alors que le Parti de la Liberté s'est constitué autour de ces thèmes comme un peu partout autour du Bassin italique.
C'est l'alliance électorale avec le nouveau Groupe Hygiéniste, convaincu que la renaissance économique viendra par la meilleure organisation de l'hygiène à la fois matérielle, sociale et anthropologique, qui préfigure les grandes heures du Fascisme nazalien, et permet avec l'aide du groupe monarchiste (unioniste) de dominer le Sénat.
En face, le socialisme tend à se modérer, pour mieux se faire d'abord accepter par un État n'hésitant plus à enfermer des opposants jugés dangereux pour la paix civile. Organisés au niveau de toute l'union, les Socialistes Céruléens sont souvent pointés du doigt comme une influence étrangère de manigance, opérant dans l'ombre. La crainte, en Nazalie, d'un péril démographique venu de l'Algarbe, monte à son tour et l'on accuse les socialistes d'être alliés avec les mouvements indépendantistes anti-occidentaux dans tout le Bassin.
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1930-1940
Les bons résultats économiques du Fascisme et la remise au pas du pays, profitent électoralement, tandis que l'élimination de plusieurs figures locales du socialisme antifasciste prive le courant de représentativité. Fascimo & Liberta domine le Sénat nazalien, avec ses alliés locaux du Groupe Hygiéniste pour la Prospérité et les Monarchistes, pourtant de plus en plus dubitatifs dans cette alliance.
Si les citoyens de Nazalie voient leur situation s'améliorer nettement et créer les conditions de l'émergence d'une forte classe moyenne, dans les espaces reculés les violations des droits de l'homme se multiplient. Les milices du pouvoir et parfois même l'armée, sur ordres et sous l'influence du GHP (GIP), organisent de véritables déportations de masse afin de repousser les Berbères vers l'intérieur du continent, et les déserts où des éliminations de masse sont rapportées. Des stérilisations, des captures d'enfants, des viols de femmes sont parfois orchestrés par le pouvoir, pris d'une fièvre hygiéniste confinant au racisme biologique, le tout excité par la perspective d'une submersion de la vieille province blanche par les vagues démographiques permises par l'apport de l'hygiène dans les colonies occidentales.
Si ces phénomènes n'ont pas eu lieu dans d'autres provinces du bassin, c'est lié à la situation particulière et à l'histoire politique de la Nazalie, où le Fascisme a co-gouverné avec le GIP.
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1940-1950
La rhétorique hygiéniste puis raciste va dominer le débat public. La prospérité est revenue, les villes sont saines. On proclame que l'avenir des Nazaliens et à la conquête de l'Algarbe, pour contrer la domination britonnique. Berbères, Arabo-berbères, Subalgarbiens, doivent être repoussés dans les déserts et les montagnes, et les Nazaliens exporter leur civilisation blanche un peu partout sur les rives du Bras de l'Algarbe et au milieu des jungles, promises à être remplacées par des champs où les machines produiront la nourriture nécessaire.
Une guerre générale contre la Britonnie et ses alliés éclate au milieu de la mandature, dominée dès 1940 par le Parti Raciste, héritier du Gruppo igienisto per la Prosperità, et plus lointainement du courant sceptique de la Lega dei Interessi Mercanti.
À gauche, dès 1940, les Fascistes-Démocratiques remplacent les Socialistes céruléens, admettent les principes de l'État corporatiste et solidariste fasciste, mais rejettent l'excès d'autoritarisme et veulent une évolution démocratique du régime. Ils pèsent peu face au Parti Raciste.
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1953-1968
En 1950, l'armistice fait entrer la grande union dans un effritement progressif. En 1953, la Ligue de Montalvo est créée, unissant trois provinces rescapées, où les vainqueurs tolèrent un fort recyclage des anciens cadres afin de lutter contre le double péril des nationalismes indigènes, et du communisme autour du bassin. Les deux souvent alliés.
En 1953, de nouvelles sénatoriales sont organisées en Nazalie, pour une mandature de 15 années.
Le Parti Démocratique Fasciste constitue une force pour assurer la transition, tout en adoptant des positions révisionnistes sur les Accords de Montalvo.
Le climat est mauvais. Le Parti Eugéniste tente de se dédouaner. Le Groupe Antifasciste réclame une véritable épuration politique.
Une Ligue des Intérêts Nazaliens se reconstitue, faisant renaître le courant souverainiste, mais recyclant beaucoup de personnalités d'horizons divers...
Une Union Civile tente de créer une force civique centrale pour dépassionner le débat et faire rattraper à la province le retard de développement causé par la guerre.
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1968-1973
Le suffrage universel est mis en place.
En 1968, la droite a créé une dynamique pour prendre le pouvoir. Le parti Popolo degli Cittadini regroupe l'ancienne Union Civile et la Ligue des Intérêts Nazaliens. Par son alliance avec le Parti Démocratique Fasciste, il arrive à écarter les Eugénistes de la gouvernance, mais les idées de ces derniers demeurent importantes dans l'opinion, au point que les lois raciales ne sont corrigées que tardivement, voire pas du tout. La citoyenneté fondée en 1953, demeure l'apanage du droit du sang et exclue les minorités non-italophones.
Pour s'opposer au recyclage du PFD à l'égard des anciens cadres du Fascisme, le courant socialiste antifasciste renait autour des Socialistes-Humanistes.
D'anciens cadres de Fascimo&Liberta créent Nazione&Liberta, tentant de redonner une voie politique au libéralisme dirigiste, alors que le PFD leur semble aller trop loin dans la redistribution et la planification sociales.
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1973-1978
Memoria & Liberta , dissidence du N&L, propose une vision dépolitisée de la direction publique, au nom du souvenir des martyrs du conflit mondial.
Le Parti Eugéniste remporte une forte majorité, soutenant activement la remise en place d'accords d'immigration avec la Dytolie, et porté par les craintes populaires suites à une pression migratoire s'intensifiant aux frontières avec l'Entroterra. Au pouvoir, le PE permet l'expulsion de nombreux clandestins, mais aussi travailleurs légaux venus de l'Algarbe noire, ou des pays arabo-berbères quand les individus ne passaient pas les examens anthropologiques. Le PE travaille au niveau du Bassin, avec ses partenaires de l'Alilée et d'Arovaquie, pour imposer une politique d'assimilation absolue, italianisant les patronymes des immigrés et naturalisés provenant de pays non-italiques, ainsi que des critères de naturalisation très stricte. Durant un temps, les jeunes enfants d'immigrés admissibles sont systématiquement pris en charge par l'État et placés dans des familles montalvéennes.
Le PE ne gouverne cependant que grâce à son alliance avec le PdC, et aussi le soutien tacite du Gouvernement central, bien que moins influent qu'aujourd'hui.
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1978-1983
Les Socialistes, bien que débarrassés depuis une décennie de leur qualificatif "fasciste", reprennent le pouvoir sans trop revenir sur les acquis du quinquennat eugéniste. Les priorités sont à la prévention sociale, alors que l'Occident connait des crises pétrolières liées aux indépendances et à l'autonomisation des pays producteurs. Il compose un gouvernement avec M&L, N&L, et occasionnellement les Socialistes-Humanistes. L'opinion publique semble lassée des éternels débats sur la guerre mondiale, le souci général devient celui du confort et du pouvoir d'achat.
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1983-1988
Au travers de Forza Sociale, la province parvient à assumer dans la Ligue une politique de centre-gauche qui adapte le libéralisme à son souci de justice sociale. Petit à petit, les cadres ex-fascistes sont éloignés, ou partent eux-mêmes en retraite. Le parti renoue avec la tradition radicale, voire chrétienne-démocrate du début du siècle.
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1988-1993
La mandature est quasiment reproduire à l'identique aux élections sénatoriales suivantes, en terme de rapport de force.
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1993-1998
Popolo degli Cittadini absorbe les derniers restes du Parti Eugéniste, qui disparait, alors que les lois d'immigration et d'assimilation ont aussi fait s'éloigner la menace de l'immigration-invasion. Par ailleurs, la Ligue subit le contrecoup des politiques dépensières de ses partis de centre-gauche, et n'est plus une destination souhaitable relativement à d'autres pays développés. On commence à prendre conscience du péril des Papy Boomers, qui arrivent à l'âge de cinquante à soixante ans. Depuis lors, les retraites pèsent toujours davantage dans les dépenses publiques annuelles. Le phénomène de "Morte della Famiglia", étudié par les sociologue, se dessine également avec l'explosion du célibat, des familles monoparentales, le déficit de solde naturel.
Forza Sociale cautionne la réouverture des vannes de l'immigration, de façon sélective, notamment avec l'Amarantie voisine, qui n'a toujours pas accepté d'entrer dans un processus de centralisation, ce qui limite son développement et crée un réservoir de volontaires à la migration juste à côté de la Ligue.
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1998-2003
Face aux mutations du siècle, le centre-gauche se reconstitue autour de Nazione&Liberta, rejetant théoriquement les politiques dépensières et ouvertes de la gauche, vantant un retour aux valeurs nationales par la relance du natalisme. Mais grignoté par des logiques familiales et toujours accusé de liens avec la Mafia, N&L perd vite en crédibilité, faute d'organisation dira-t'on.
Il gouverne avec le PdC.
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2003-2008
Forza Sociale reconstitue une large majorité absolue, permettant la relance de l'investissement, notamment au travers de plans ambitieux portés vers les nouvelles technologies.
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2008-2013
La mondialisation financière rend l'endettement facile et peu craint. La gauche nazalienne poursuit son soutien aux politiques d'investissement massives du Gouvernement central.
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2013-2018
Cette attitude dépensière finit par leur faire perdre en crédibilité. N&L sort les marrons du feu. Il promet une opposition à l'austérité vantée par le PdC, mais plus de retenue à l'égard des politiques d'investissement.
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2018-2023
Il finit par remplacer complètement la gauche historique, constituant une force libérale et sociale qui s'oppose aux thèses droitières du PdC, se rapprochant lui-même des théories néo-conservatrices et de la volonté de s'aligner sur les pays très libéraux.
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2023-2028
Au pouvoir, le PdC ne réussit pas à appliquer ses idées, contraint par un Gouvernement central lui étant défavorable. La Ligue entre dans une crise institutionnelle, à l'égard d'un régime semblant paralysé par l'archaïsme des processus décisionnaires.
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2028-2033
À l'échelle de la Ligue, Nazione&Liberta et ses partenaires de gauche/centre-gauche/centre-droite reprennent à leur compte un endettement qu'il convient d'assumer, rejetant les politiques d'austérité. Les acquis sociaux sont maintenus, la Ligue souffre moins que d'autres pays de la grande crise économique mondiale. Au sortir de la mandature, N&L espère profiter du redressement de la croissance, mais le pays a atteint 250% de son PIB en dettes...
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À l'approche des élections sénatoriales nazaliennes de Février 2033, l'occasion nous est donnée de revenir sur deux siècles de parlementarisme dans la province nord-algarbienne, terre d'évangélisation commerciale et de parodie de conquête de l'Ouest.
Quel pays au XVIIIème siècle ?
Au XVIIIème déjà, la Nazalie rayonne comme puissance moyenne du Bassin céruléen, construite sur un chapelet de cités plus ou moins autonomes mais partageant leur histoire, leur héritage commercial, occidental et chrétien, leur langue italienne, et à mesure que les manufactures se développent et que les rendements agricoles de l'arrière-pays augmentent, leur population qui va et vient selon les disponibilités du travail, et les incursions, de la part de l'aristocratie capitaliste, dans les territoires berbères.
Le début du XIXème siècle
Vue de l'Occident, la Nazalie est longtemps restée une "terre chrétienne" en Proche-Orient, sinon en Algarbe-du-Nord. Ce n'est qu'avec l'affirmation du naturalisme dans les capitales occidentales qu'on va rattacher la Nazalie à une sphère culturelle italienne, puis devant l'évidence de l'immigration en renforcement, à un périmètre d'expression de l'humanité blanche.
Depuis des siècles, de nombreuses populations locales avaient pris le chemin du Christianisme, quittant leurs croyances animistes ou mahométanes, parfois de façon organisée, parfois par des parcours spirituels personnels, au travers de l'immigration en ville notamment.
Au début du XIXème siècle, la vie dans les campagnes de Nazalie (essentiellement au nord, le sud étant trop sec et non arable) demeure pauvre. Autour des postes, des comptoirs, des églises de fortune, de petites colonies de côtiers (souvent en provenance du continent dytolien) s'établissent, dépendant du propriétaire de terre bourgeois désireux de les mettre en valeur. En ville, la vieille société aristocrate héritée du Moyen-âge et de la Renaissance se perpétue, chantant les gloires de l'héritage phénicien, contant les périples d'ancêtres marchands jusqu'en Janubie ou à la Cour du grand Sengaï.
Heurtée par la montée du péril nationaliste, la Nazalie se voit contrainte à unir une partie de ses forces, pour mieux faire face aux menaces de la part des grands pays occidentaux, mais aussi afin de mieux organiser une nouvelle mise en valeur de l'arrière-pays grâce aux acquis technologique d'un siècle nouveau (phosphates, charbon, vapeur, etc...).
On décide, en 1845, que les cités enverront toutes, selon des modes de scrutin leur étant propres, des représentants à un Sénat situé à Cartagina, de loin cité maîtresse, alliée et ancienne cheffe de nombreuses d'entre elles.
1845-1860
La Nazalie a déjà changé. Les intérêts des cités ne sont plus un angle de compréhension exhaustive de la situation du pays. C'est ce qui explique la formation de Listes physiocratiques de Défense des Colonies, vantant la défense des petites structures de peuplement dans le nord du pays et des intérêts de ses habitants, riches comme pauvres, groupés autour de comptoirs depuis lesquels ils mettent en valeur un sol peu exploité par les Berbères.
À l'opposée du spectre, une Ligue des Intérêts Commerciaux regroupe une partie importante de l'aristocratie et de la bourgeoisie traditionnelles, liées au commerce maritime, aux liaisons commerciales avec l'Algarbe, le monde musulman, mais de plus en plus fragilisée par l'exclusivité des puissances occidentales à l'égard de leurs jeunes colonies, qui se détournent de l'intermédiaire que jouait la Nazalie jusqu'alors avec l'Orient et l'Algarbe.
Un peu partout dans le pays, des voix s'élèvent pour une union transpartisane en faveur de l'unification des territoires de langue italienne, les Unionistes.
Un groupe de cités situées dans le sud, dont une partie de la population demeure musulmane, dont l'identité commerciale est plus fortement tournée vers l'intérieur de l'Algarbe, dont certaines mœurs du peuple y compris la perpétuation de l'esclavage à leurs portes, constitue un groupe unique militant déjà pour une redistribution des richesses du nord vers le sud, pour gommer les particularismes.
Elles forment une Union des Cités du Sud.
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1860-1875
Après 1860, l'unionisme est récupéré par un monarchisme transnational, vantant l'érection d'une grande nation, pour des motivations parfois purement économiques dans un contexte de repli des économies coloniales et nationales sur elles-mêmes.
A l'extrême-gauche, les Libéraux-Progressistes sont apparus, adaptant l'idéal redistributif à une conception ouverte du commerce. On abat progressivement toutes les barrières douanières intérieures.
Un groupe d'une douzaine de députés islamiques est constitué, notamment depuis des petites et moyennes villes dépendant de juridictions civiles plus grandes, prétextant défendre à la fois les intérêts des populations musulmanes demeurant dans le sud, et des populations berbères ou arabo-berbères continuant à vivre dans les campagnes ou déserts reculés.
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1875-1890
L'élection se fait désormais au suffrage censitaire masculin, pour des personnes ayant un niveau de vie aisé.
Le champ politique au dernier quart de siècle se contracte autour de trois grandes tendances.
Le monarchisme a pris une telle ampleur, grâce à ses idéaux de grand marché national, qu'il a forcé à l'union des autres forces politiques. Malgré une majorité non atteinte, ses transfuges au Parti Libéral permettent de valider, par la voie parlementaire, le rattachement de la Nazalie à la Couronne italique de Dytolie.
Cette mise sous protectorat, progressive et aux accents doux, permet néanmoins de grandes réformes qui font sortir la province de l'héritage juridique médiéval et renaissant.
Les élections de 1875 valident l'existence d'une forte résistance souverainiste, qui milite dès lors pour une indépendance de la province malgré le respect des acquis de la simplification juridictionnelle et de la centralisation vers Cartagina.
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1890-1905
Le rattachement au continent a provoqué un tel chamboulement fiscal, administratif et identitaire, suivi de telles vagues d'immigration, que le paysage politique s'en trouve à son tour très bouleversé lors du dernier scrutin sénatorial du siècle. L'unionisme n'est plus soutenu que par la gauche, libérale, tandis que le groupe proprement monarchiste unioniste disparait. À sa place, un monarchisme nazalien, pour "l'indépendance populaire et royale", nourri du romantisme et du retour aux textes de la grande antiquité phénicienne, réussit à s'imposer et veut faire de la Nazalie un grand pays indépendant, pour le doter notamment d'un espace colonial en Algarbe qui lui permettra d'atteindre ses objectifs.
Le libéralisme commence à glisser vers la droite. Le parti libéral national est désormais une force de défense de l'union entre la Dytolie, la Nazalie et les autres provinces ayant suivi ce chemin du rattachement. Plus sociaux, les Progressistes Unionistes sont néanmoins dans le même schéma. Radicaux-démocrates, Socialistes et Communistes ont fait leur apparition à la chambre, à la faveur d'un abaissement du système censitaire, intégrant désormais toutes les classes moyennes et classes populaires élevées.
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1905-1920
La Ligue des marchands s'est reconstituée, détachée du monarchisme indépendantiste à mesure que les idées sécessionnistes ont perdu en réalisme. Elle traduit un libéralisme petit-bourgeois, soucieux des intérêts locaux, de plus en plus pessimiste envers la modernité, fasciné pour les solutions alternatives, la prospective dystopique ou utopique.
Les Solidaristes ont remplacé les Progressistes unionistes, en s'éloignant des thèses collectivistes et trop réformistes de l'extrême-gauche, alors constituée en une grande Union pour le Travail.
Le Parti Libéral National connait lui aussi une crise de confiance, et ses cadres touchés par le blues de l'époque, s'éloignent pour partie peu à peu des idéaux démocratiques en affichant privilégier un pouvoir fort.
La rapide constitution d'un gouvernement par l'Union pour le Travail aggrave la situation financière de la province.
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1920-1930
Les élections de 1920, mandature ramenée à 10 ans, permettent la constitution d'une coalition de droite, libérale, unioniste et autoritaire, alors que le Parti de la Liberté s'est constitué autour de ces thèmes comme un peu partout autour du Bassin italique.
C'est l'alliance électorale avec le nouveau Groupe Hygiéniste, convaincu que la renaissance économique viendra par la meilleure organisation de l'hygiène à la fois matérielle, sociale et anthropologique, qui préfigure les grandes heures du Fascisme nazalien, et permet avec l'aide du groupe monarchiste (unioniste) de dominer le Sénat.
En face, le socialisme tend à se modérer, pour mieux se faire d'abord accepter par un État n'hésitant plus à enfermer des opposants jugés dangereux pour la paix civile. Organisés au niveau de toute l'union, les Socialistes Céruléens sont souvent pointés du doigt comme une influence étrangère de manigance, opérant dans l'ombre. La crainte, en Nazalie, d'un péril démographique venu de l'Algarbe, monte à son tour et l'on accuse les socialistes d'être alliés avec les mouvements indépendantistes anti-occidentaux dans tout le Bassin.
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1930-1940
Les bons résultats économiques du Fascisme et la remise au pas du pays, profitent électoralement, tandis que l'élimination de plusieurs figures locales du socialisme antifasciste prive le courant de représentativité. Fascimo & Liberta domine le Sénat nazalien, avec ses alliés locaux du Groupe Hygiéniste pour la Prospérité et les Monarchistes, pourtant de plus en plus dubitatifs dans cette alliance.
Si les citoyens de Nazalie voient leur situation s'améliorer nettement et créer les conditions de l'émergence d'une forte classe moyenne, dans les espaces reculés les violations des droits de l'homme se multiplient. Les milices du pouvoir et parfois même l'armée, sur ordres et sous l'influence du GHP (GIP), organisent de véritables déportations de masse afin de repousser les Berbères vers l'intérieur du continent, et les déserts où des éliminations de masse sont rapportées. Des stérilisations, des captures d'enfants, des viols de femmes sont parfois orchestrés par le pouvoir, pris d'une fièvre hygiéniste confinant au racisme biologique, le tout excité par la perspective d'une submersion de la vieille province blanche par les vagues démographiques permises par l'apport de l'hygiène dans les colonies occidentales.
Si ces phénomènes n'ont pas eu lieu dans d'autres provinces du bassin, c'est lié à la situation particulière et à l'histoire politique de la Nazalie, où le Fascisme a co-gouverné avec le GIP.
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1940-1950
La rhétorique hygiéniste puis raciste va dominer le débat public. La prospérité est revenue, les villes sont saines. On proclame que l'avenir des Nazaliens et à la conquête de l'Algarbe, pour contrer la domination britonnique. Berbères, Arabo-berbères, Subalgarbiens, doivent être repoussés dans les déserts et les montagnes, et les Nazaliens exporter leur civilisation blanche un peu partout sur les rives du Bras de l'Algarbe et au milieu des jungles, promises à être remplacées par des champs où les machines produiront la nourriture nécessaire.
Une guerre générale contre la Britonnie et ses alliés éclate au milieu de la mandature, dominée dès 1940 par le Parti Raciste, héritier du Gruppo igienisto per la Prosperità, et plus lointainement du courant sceptique de la Lega dei Interessi Mercanti.
À gauche, dès 1940, les Fascistes-Démocratiques remplacent les Socialistes céruléens, admettent les principes de l'État corporatiste et solidariste fasciste, mais rejettent l'excès d'autoritarisme et veulent une évolution démocratique du régime. Ils pèsent peu face au Parti Raciste.
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1953-1968
En 1950, l'armistice fait entrer la grande union dans un effritement progressif. En 1953, la Ligue de Montalvo est créée, unissant trois provinces rescapées, où les vainqueurs tolèrent un fort recyclage des anciens cadres afin de lutter contre le double péril des nationalismes indigènes, et du communisme autour du bassin. Les deux souvent alliés.
En 1953, de nouvelles sénatoriales sont organisées en Nazalie, pour une mandature de 15 années.
Le Parti Démocratique Fasciste constitue une force pour assurer la transition, tout en adoptant des positions révisionnistes sur les Accords de Montalvo.
Le climat est mauvais. Le Parti Eugéniste tente de se dédouaner. Le Groupe Antifasciste réclame une véritable épuration politique.
Une Ligue des Intérêts Nazaliens se reconstitue, faisant renaître le courant souverainiste, mais recyclant beaucoup de personnalités d'horizons divers...
Une Union Civile tente de créer une force civique centrale pour dépassionner le débat et faire rattraper à la province le retard de développement causé par la guerre.
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1968-1973
Le suffrage universel est mis en place.
En 1968, la droite a créé une dynamique pour prendre le pouvoir. Le parti Popolo degli Cittadini regroupe l'ancienne Union Civile et la Ligue des Intérêts Nazaliens. Par son alliance avec le Parti Démocratique Fasciste, il arrive à écarter les Eugénistes de la gouvernance, mais les idées de ces derniers demeurent importantes dans l'opinion, au point que les lois raciales ne sont corrigées que tardivement, voire pas du tout. La citoyenneté fondée en 1953, demeure l'apanage du droit du sang et exclue les minorités non-italophones.
Pour s'opposer au recyclage du PFD à l'égard des anciens cadres du Fascisme, le courant socialiste antifasciste renait autour des Socialistes-Humanistes.
D'anciens cadres de Fascimo&Liberta créent Nazione&Liberta, tentant de redonner une voie politique au libéralisme dirigiste, alors que le PFD leur semble aller trop loin dans la redistribution et la planification sociales.
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1973-1978
Memoria & Liberta , dissidence du N&L, propose une vision dépolitisée de la direction publique, au nom du souvenir des martyrs du conflit mondial.
Le Parti Eugéniste remporte une forte majorité, soutenant activement la remise en place d'accords d'immigration avec la Dytolie, et porté par les craintes populaires suites à une pression migratoire s'intensifiant aux frontières avec l'Entroterra. Au pouvoir, le PE permet l'expulsion de nombreux clandestins, mais aussi travailleurs légaux venus de l'Algarbe noire, ou des pays arabo-berbères quand les individus ne passaient pas les examens anthropologiques. Le PE travaille au niveau du Bassin, avec ses partenaires de l'Alilée et d'Arovaquie, pour imposer une politique d'assimilation absolue, italianisant les patronymes des immigrés et naturalisés provenant de pays non-italiques, ainsi que des critères de naturalisation très stricte. Durant un temps, les jeunes enfants d'immigrés admissibles sont systématiquement pris en charge par l'État et placés dans des familles montalvéennes.
Le PE ne gouverne cependant que grâce à son alliance avec le PdC, et aussi le soutien tacite du Gouvernement central, bien que moins influent qu'aujourd'hui.
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1978-1983
Les Socialistes, bien que débarrassés depuis une décennie de leur qualificatif "fasciste", reprennent le pouvoir sans trop revenir sur les acquis du quinquennat eugéniste. Les priorités sont à la prévention sociale, alors que l'Occident connait des crises pétrolières liées aux indépendances et à l'autonomisation des pays producteurs. Il compose un gouvernement avec M&L, N&L, et occasionnellement les Socialistes-Humanistes. L'opinion publique semble lassée des éternels débats sur la guerre mondiale, le souci général devient celui du confort et du pouvoir d'achat.
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1983-1988
Au travers de Forza Sociale, la province parvient à assumer dans la Ligue une politique de centre-gauche qui adapte le libéralisme à son souci de justice sociale. Petit à petit, les cadres ex-fascistes sont éloignés, ou partent eux-mêmes en retraite. Le parti renoue avec la tradition radicale, voire chrétienne-démocrate du début du siècle.
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1988-1993
La mandature est quasiment reproduire à l'identique aux élections sénatoriales suivantes, en terme de rapport de force.
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1993-1998
Popolo degli Cittadini absorbe les derniers restes du Parti Eugéniste, qui disparait, alors que les lois d'immigration et d'assimilation ont aussi fait s'éloigner la menace de l'immigration-invasion. Par ailleurs, la Ligue subit le contrecoup des politiques dépensières de ses partis de centre-gauche, et n'est plus une destination souhaitable relativement à d'autres pays développés. On commence à prendre conscience du péril des Papy Boomers, qui arrivent à l'âge de cinquante à soixante ans. Depuis lors, les retraites pèsent toujours davantage dans les dépenses publiques annuelles. Le phénomène de "Morte della Famiglia", étudié par les sociologue, se dessine également avec l'explosion du célibat, des familles monoparentales, le déficit de solde naturel.
Forza Sociale cautionne la réouverture des vannes de l'immigration, de façon sélective, notamment avec l'Amarantie voisine, qui n'a toujours pas accepté d'entrer dans un processus de centralisation, ce qui limite son développement et crée un réservoir de volontaires à la migration juste à côté de la Ligue.
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1998-2003
Face aux mutations du siècle, le centre-gauche se reconstitue autour de Nazione&Liberta, rejetant théoriquement les politiques dépensières et ouvertes de la gauche, vantant un retour aux valeurs nationales par la relance du natalisme. Mais grignoté par des logiques familiales et toujours accusé de liens avec la Mafia, N&L perd vite en crédibilité, faute d'organisation dira-t'on.
Il gouverne avec le PdC.
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2003-2008
Forza Sociale reconstitue une large majorité absolue, permettant la relance de l'investissement, notamment au travers de plans ambitieux portés vers les nouvelles technologies.
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2008-2013
La mondialisation financière rend l'endettement facile et peu craint. La gauche nazalienne poursuit son soutien aux politiques d'investissement massives du Gouvernement central.
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2013-2018
Cette attitude dépensière finit par leur faire perdre en crédibilité. N&L sort les marrons du feu. Il promet une opposition à l'austérité vantée par le PdC, mais plus de retenue à l'égard des politiques d'investissement.
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2018-2023
Il finit par remplacer complètement la gauche historique, constituant une force libérale et sociale qui s'oppose aux thèses droitières du PdC, se rapprochant lui-même des théories néo-conservatrices et de la volonté de s'aligner sur les pays très libéraux.
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2023-2028
Au pouvoir, le PdC ne réussit pas à appliquer ses idées, contraint par un Gouvernement central lui étant défavorable. La Ligue entre dans une crise institutionnelle, à l'égard d'un régime semblant paralysé par l'archaïsme des processus décisionnaires.
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2028-2033
À l'échelle de la Ligue, Nazione&Liberta et ses partenaires de gauche/centre-gauche/centre-droite reprennent à leur compte un endettement qu'il convient d'assumer, rejetant les politiques d'austérité. Les acquis sociaux sont maintenus, la Ligue souffre moins que d'autres pays de la grande crise économique mondiale. Au sortir de la mandature, N&L espère profiter du redressement de la croissance, mais le pays a atteint 250% de son PIB en dettes...
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Arios
Anthropologie Le peuplement humain mondial en 50 000 av. J-C.
FULBERTANO Luigi, Scienza della genitorialità umana, 740p, 1952
Au-delà des nombreuses études anthropologiques politisées, ayant parfois volontairement inclus des erreurs orientées ou simplement trop peu objectives pour constituer une base scientifique solide, la Nazalie (principalement) a produit de nombreux travaux plus sérieux sur la base des données anthropologiques, ethnologiques et archéologiques compilées au fil des décennies, depuis le dix-huitième siècle essentiellement.
En 1952, le Professeur Luigi Fulbertano de l'Université de Cartagina, publie un ouvrage réalisé avant la guerre, revu et corrigé, s'intéressant à l'histoire de la grande généalogie humaine. Son travail, bien que rempli d'hypothèses, a longtemps été salué pour son objectivité, alors que la Nazalie et l'Occident sortaient d'une longue période où les chercheurs avaient pu être manipulés par le politique afin de démontrer la normalité d'un ascendant des Blancs sur les autres populations humaines.
S'intéressant au cours d'un long chapitre sur la période transitoire entre la Préhistoire et l'Histoire anthropologiques, le professeur essaye de définir des aires de peuplement et/ou d'influences pour sept principaux groupes humains. Fulbertano avait longtemps été un défenseur de la thèse monogéniste, avant de revenir au polygénisme à la fin de sa vie. Néanmoins lorsqu'il publie son ouvrage, il croit encore que les groupes humains dont il dessine les principaux ancêtres, n'ont été isolés que quelques dizaines de milliers d'années pour adopter, par goulets d'étranglement génétique, leurs principaux traits caractéristiques.
[center][url=http://nsa37.casimages.com/img/2017/03/30/170330073208423383.png][img]http://nsa38.casimages.com/img/2017/03/30/170330073208543608.png[/img][/url][/center]
[center]Points rouges : foyer originel supposé du grand type humain ; Points roses : foyer secondaires hypothétique
Ne prend pas en compte les variations du niveau de la mer.[/center]
Blancs Janubo-dytoliens : En -50 000, le Pr. estime que des premières vagues janubo-dytoliennes ont peuplé la majeure partie de la Dytolie actuelle, et par intermittence ou durablement le nord de l'Algarbe, la Marquésie, la Natolique centrale. Néanmoins il se veut décrire là des vagues intermédiaires, supposant que de plus anciennes vagues encore auraient été à l'origine des peuplements blancs de type Aïnous, dans les îles du nord de la Néchinésie, et sur certaines côtes de Ventélie.
En Dytolie, ces vagues auraient été à l'origine des populations ibères, ligures, caskares, "pré-janubodytoliennes", bien que le Pr. les assimile à une même branche. Il faudrait selon lui attendre 20 à 30 000 ans, puis 30 à 40 000 ans, pour que les Hellènes, les Celtes puis les Germains recolonisent ces territoires, repoussant les populations cousines plus archaïques.
Par des effets de goulets d'étranglement génétiques, ces vagues de -50 000 auraient permis la constitution de foyers, d'isolats, principalement dans les montagnes de la Marquésie, permettant l'apparition des Moyen-Orientaux qu'il rattache à la branche blanche au contraire de certains de ses collègues.
Premiers Ventéliens : S'appuyant sur les travaux des spécialistes des religions, Fulbertano appuie la thèse d'un contact prolongé entre les proto-scandinaves, et les Sibéro-Ventéliens, mais ne sait pas si ce contact (instituant la barrière religieuse entre les Ases et les Vannes, ou entre les divinités mineures et majeures chez d'autres populations antiques occidentales), se serait fait en Natolique, en Extrême-Orient, ou dans les îles de l'actuel Vonalya. C'est pourquoi il rattache une importante part des îles nordiques à une aire de peuplement ventélien.
Negritos : Les plus vieux textes Roumaliens laissent entendre, dans leurs transcriptions occidentales, la co-existence de populations Roumaliennes avec des indigènes. Pour Fulbertano, comme d'autres, les populations de l'actuelle Ventélie ont cohabité plusieurs millénaires voire siècles avec des indigènes de type Negritos, dont on retrouve encore aujourd'hui des traces dans des îles isolées de la mer de Nayoque ou de Janubie. D'abord rattachées, au XIXème siècle, aux populations subalgarbiennes noires, les Negritos s'imposent comme un groupe différent dès que la génétique vient démontrer leur originalité. Pour tout un courant anthropologue nazalien, l'aire de peuplement pré-antique de ces populations noires de petite taille aurait été bien plus importante qu'aujourd'hui, avant qu'elles soient chassées ou assimilées par des groupes humains plus nombreux.
Premiers Janubiens : Fulbertano imagine une aire de peuplement originelle, autour des sources de l'Aryanrajapur actuel, qui aurait pu être une aire de métissage entre Negritos primitif et Blancs primitifs... Conscient des liens entre Janubiens et Dytoliens, il hésite à arrêter la date de leur ethnogénèse commune à plusieurs périodes. Il imagine cependant, autour de -50 000, un isolat avancé ayant permis l'émergence d'une première civilisation janubienne non aryenne, fortement liée aux populations archaïques locales.
Pré-Polynésiens : Fulbertano les fait apparaître autour de -60 000, et les rattache à des origines ventéliennes (maritimes, plutôt que terrestres). Il imagine que ces populations se sont constituées sur le continent, avant d'aller peupler les îles néchinésiennes de l'hémisphère sud.
Hommes Primitifs : Le Pr. imagine une aire humaine à cheval sur le sud de la Dorimarie, et les îles occidentales de l'Algarbe du Sud. Cette aire humaine ou "pré-humaine" aurait pu être celle d'un hominidé primitif mais socialisé, non Sapiens, et assez intelligent pour produire une culture et naviguer, même à grand peine, des deux côtés. C'est en s'appuyant sur des vestiges très anciens (pierres semblant travaillées, creusées), que la thèse d'une aire de culture contemporaine à la période mais non sapiens s'est construite dans le milieu anthropologique, de la même façon que Néanderthal continuait d'exister par bribes en Natolidytolique.
Premiers Noirs : Au contraire de la tradition universitaire qui regroupait Subalgarbiens et Negritos au sein d'un groupe humain à cheval sur le cap de Janubie et ayant essaimé des deux côtés, les progrès de la linguistique et de l'anthropologie au milieu du XXème siècle semblent donner raison à l'intuition de Fulbertano, de dissocier dès -50 000 au moins les deux populations. Une forte consanguinité, liée au phénomène de plateaux fertiles ou à l'encerclement forestier, semble justifier l'apparition du type subalgarbien. De façon plus ancienne, Fulbertano émet l'hypothèse de l'origine commune avec les Negritos, qu'il semble plus que probable au vu de la proximité phénotypique entre les populations descendantes contemporaines. Mais il ne sait pas où placer ce premier foyer noir commun.
--
Les travaux de Luigi Fulbertano ont pu être salués par la communauté scientifique, néanmoins sans aucune unanimité. Sa contribution à la recherche scientifique a néanmoins souvent été pointée du doigt, dénoncée violemment voire censurée par de nombreux gouvernements. Attribuant, par exemple, aux populations blanches l'origine des vieux États de Ventélie ou de Janubie, son discours sans être volontairement idéologique a pu être critiqué pour son ethnocentrisme. Par ailleurs, la simple existence de "races" jugées différentes en lieu et place de peuplements modernes, incluant ou non des métissages, a toujours mis mal à l'aise un certain nombre d'États.
FULBERTANO Luigi, Scienza della genitorialità umana, 740p, 1952
Au-delà des nombreuses études anthropologiques politisées, ayant parfois volontairement inclus des erreurs orientées ou simplement trop peu objectives pour constituer une base scientifique solide, la Nazalie (principalement) a produit de nombreux travaux plus sérieux sur la base des données anthropologiques, ethnologiques et archéologiques compilées au fil des décennies, depuis le dix-huitième siècle essentiellement.
En 1952, le Professeur Luigi Fulbertano de l'Université de Cartagina, publie un ouvrage réalisé avant la guerre, revu et corrigé, s'intéressant à l'histoire de la grande généalogie humaine. Son travail, bien que rempli d'hypothèses, a longtemps été salué pour son objectivité, alors que la Nazalie et l'Occident sortaient d'une longue période où les chercheurs avaient pu être manipulés par le politique afin de démontrer la normalité d'un ascendant des Blancs sur les autres populations humaines.
S'intéressant au cours d'un long chapitre sur la période transitoire entre la Préhistoire et l'Histoire anthropologiques, le professeur essaye de définir des aires de peuplement et/ou d'influences pour sept principaux groupes humains. Fulbertano avait longtemps été un défenseur de la thèse monogéniste, avant de revenir au polygénisme à la fin de sa vie. Néanmoins lorsqu'il publie son ouvrage, il croit encore que les groupes humains dont il dessine les principaux ancêtres, n'ont été isolés que quelques dizaines de milliers d'années pour adopter, par goulets d'étranglement génétique, leurs principaux traits caractéristiques.
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[center]Points rouges : foyer originel supposé du grand type humain ; Points roses : foyer secondaires hypothétique
Ne prend pas en compte les variations du niveau de la mer.[/center]
Blancs Janubo-dytoliens : En -50 000, le Pr. estime que des premières vagues janubo-dytoliennes ont peuplé la majeure partie de la Dytolie actuelle, et par intermittence ou durablement le nord de l'Algarbe, la Marquésie, la Natolique centrale. Néanmoins il se veut décrire là des vagues intermédiaires, supposant que de plus anciennes vagues encore auraient été à l'origine des peuplements blancs de type Aïnous, dans les îles du nord de la Néchinésie, et sur certaines côtes de Ventélie.
En Dytolie, ces vagues auraient été à l'origine des populations ibères, ligures, caskares, "pré-janubodytoliennes", bien que le Pr. les assimile à une même branche. Il faudrait selon lui attendre 20 à 30 000 ans, puis 30 à 40 000 ans, pour que les Hellènes, les Celtes puis les Germains recolonisent ces territoires, repoussant les populations cousines plus archaïques.
Par des effets de goulets d'étranglement génétiques, ces vagues de -50 000 auraient permis la constitution de foyers, d'isolats, principalement dans les montagnes de la Marquésie, permettant l'apparition des Moyen-Orientaux qu'il rattache à la branche blanche au contraire de certains de ses collègues.
Premiers Ventéliens : S'appuyant sur les travaux des spécialistes des religions, Fulbertano appuie la thèse d'un contact prolongé entre les proto-scandinaves, et les Sibéro-Ventéliens, mais ne sait pas si ce contact (instituant la barrière religieuse entre les Ases et les Vannes, ou entre les divinités mineures et majeures chez d'autres populations antiques occidentales), se serait fait en Natolique, en Extrême-Orient, ou dans les îles de l'actuel Vonalya. C'est pourquoi il rattache une importante part des îles nordiques à une aire de peuplement ventélien.
Negritos : Les plus vieux textes Roumaliens laissent entendre, dans leurs transcriptions occidentales, la co-existence de populations Roumaliennes avec des indigènes. Pour Fulbertano, comme d'autres, les populations de l'actuelle Ventélie ont cohabité plusieurs millénaires voire siècles avec des indigènes de type Negritos, dont on retrouve encore aujourd'hui des traces dans des îles isolées de la mer de Nayoque ou de Janubie. D'abord rattachées, au XIXème siècle, aux populations subalgarbiennes noires, les Negritos s'imposent comme un groupe différent dès que la génétique vient démontrer leur originalité. Pour tout un courant anthropologue nazalien, l'aire de peuplement pré-antique de ces populations noires de petite taille aurait été bien plus importante qu'aujourd'hui, avant qu'elles soient chassées ou assimilées par des groupes humains plus nombreux.
Premiers Janubiens : Fulbertano imagine une aire de peuplement originelle, autour des sources de l'Aryanrajapur actuel, qui aurait pu être une aire de métissage entre Negritos primitif et Blancs primitifs... Conscient des liens entre Janubiens et Dytoliens, il hésite à arrêter la date de leur ethnogénèse commune à plusieurs périodes. Il imagine cependant, autour de -50 000, un isolat avancé ayant permis l'émergence d'une première civilisation janubienne non aryenne, fortement liée aux populations archaïques locales.
Pré-Polynésiens : Fulbertano les fait apparaître autour de -60 000, et les rattache à des origines ventéliennes (maritimes, plutôt que terrestres). Il imagine que ces populations se sont constituées sur le continent, avant d'aller peupler les îles néchinésiennes de l'hémisphère sud.
Hommes Primitifs : Le Pr. imagine une aire humaine à cheval sur le sud de la Dorimarie, et les îles occidentales de l'Algarbe du Sud. Cette aire humaine ou "pré-humaine" aurait pu être celle d'un hominidé primitif mais socialisé, non Sapiens, et assez intelligent pour produire une culture et naviguer, même à grand peine, des deux côtés. C'est en s'appuyant sur des vestiges très anciens (pierres semblant travaillées, creusées), que la thèse d'une aire de culture contemporaine à la période mais non sapiens s'est construite dans le milieu anthropologique, de la même façon que Néanderthal continuait d'exister par bribes en Natolidytolique.
Premiers Noirs : Au contraire de la tradition universitaire qui regroupait Subalgarbiens et Negritos au sein d'un groupe humain à cheval sur le cap de Janubie et ayant essaimé des deux côtés, les progrès de la linguistique et de l'anthropologie au milieu du XXème siècle semblent donner raison à l'intuition de Fulbertano, de dissocier dès -50 000 au moins les deux populations. Une forte consanguinité, liée au phénomène de plateaux fertiles ou à l'encerclement forestier, semble justifier l'apparition du type subalgarbien. De façon plus ancienne, Fulbertano émet l'hypothèse de l'origine commune avec les Negritos, qu'il semble plus que probable au vu de la proximité phénotypique entre les populations descendantes contemporaines. Mais il ne sait pas où placer ce premier foyer noir commun.
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Les travaux de Luigi Fulbertano ont pu être salués par la communauté scientifique, néanmoins sans aucune unanimité. Sa contribution à la recherche scientifique a néanmoins souvent été pointée du doigt, dénoncée violemment voire censurée par de nombreux gouvernements. Attribuant, par exemple, aux populations blanches l'origine des vieux États de Ventélie ou de Janubie, son discours sans être volontairement idéologique a pu être critiqué pour son ethnocentrisme. Par ailleurs, la simple existence de "races" jugées différentes en lieu et place de peuplements modernes, incluant ou non des métissages, a toujours mis mal à l'aise un certain nombre d'États.
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Arios
[center]Là-bas, sur la colline...[/center]
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De petites larmes noires coulaient sur le visage de l'Algarbe. Sur l'horizon pâle du jour finissant, elles glissaient une à une, estompant de leur trainée sang la terre jaune des scorpions et des vipères à cornes. Un écho répété, sourd et promeneur, précédait, accompagnait et suivait la chute de chacune d'entre elles. Ribambelle, caravane de larmes noires, charriant le sable avec elles à chaque chute, tourneboulant jusqu'au pied de la dune, comme une plume descend l'air, avant de reposer à l'abri des regards, là où sur la terre des hommes il y aurait de l'ombre.
Mais dans le territoire des djinns, le soleil perce toutes les formes ; il en fait fi. C'est là l'endroit du monde où le Diable a son règne en plein cœur du jour, loin des brumes et des fumées, sinon celles des insectes égarés par un vent trop puissant, et se grillant les pattes à rechercher leur trou au milieu de cette pierraille étrangère. L'ombre n'est pas un sanctuaire mais un linceul, aussi sec que celui que l'on peut sortir des sarcophages. La lumière, elle, y est un baiser de mort, en quelques instants, en quelques heures quand l'humain va chercher au fond de son âme les quelques armes de la Foi.
Sur le sable, sous leur toile couleur garrigue, les trois hommes sont à plat-ventre. Dans un trou à leur côté, creusé à près d'un mètre dans le sol, de nombreuses bouteilles d'eau accompagne leur après-midi. Leurs balles sifflent, coup par coup, et dégarnissent les crêtes suspectes, les débarrassent de ces petits arbres mouvant, au feuillage rond, couvert et lointain, faisant de ces formes des boules de poussière à la merci du coup de vent qu'est pour chacun d'eux l'impact final à leur périple par dessus jungles et roches.
Ils appuient, ils contemplent, ils jumellent, ils rechargent. Le temps a disparu. Quel tailleur assez résistant pour graver un cadran au milieu de cet enfer ? Quel vulcain assez savant pour forger un gnomon qui ne fonderait pas à cet endroit ? Ils enclenchent, détente après détente, ils obéissent, ils récitent les gestes. Qui d'autre le ferait à leur place ? Ils ajustent, ils épargnent, ils sauvent le monde en exécutant cette honte d'État. Qui pourrait bien témoigner contre eux ?
Soudain, le talkie grésille, sonne et parle, comme le son d'un réveil quand le cauchemar semble s'éterniser. "Centro di controllo, per brigata mobile. Centro di controllo a brigata mobile, a voi...".
Les jambes d'un des deux hommes reviennent à la vie, son corps se redresse, il chasse le sable de ses rangers dans un réflex instinctif de réponse à l'ordre. Depuis combien de temps sont-ils couchés ? L'homme va saisir le talkie, depuis la place du mort de la jeep. Le talkie, bien que de plastique, est chaud ; son épaule, contre la carlingue du véhicule, le brûle au point qu'il s'en détache afin de ne pas la toucher.
"Qui il Sergente Argento, Brigata Mobile, a voi...
-Brigata mobile, confermare la posizione per favor...
-Posizione... 457 845 S 54, 457 845 S 54, a voi...
-Ritentato di violazione territoriale in posizione 446 832 S 51, ripeto, 446 832 S 51. Andate su sito e rispondete, ordine del centro, a voi...
-Ai suoi ordini, ci muoviamo, terminato."
Les autres Fils de la Louve n'ont pas attendu la transmission de leur Sergent. Ils ont commencé à lever leur minuscule campement, plié la toile de tente, sorti les bouteilles d'eau pleines de leur trou et laissé les vides, démonté les piquets et remis leurs armes sur la plage arrière de la jeep. L'un d'eux monte dans le véhicule, prend la carte papier et recherche la position où ils doivent se rendre. Bientôt ils démarrent.
Là-bas, aux pieds de la colline, le visage de l'Algarbe a pleuré et déposé ses larmes, entassées sous le soleil, déjà s'évaporant. À la nuit tombée, les chacals du désert et disciplines sauvages de Bastet viendront en consommer la viande avant que les taons ne la gâtent.
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De petites larmes noires coulaient sur le visage de l'Algarbe. Sur l'horizon pâle du jour finissant, elles glissaient une à une, estompant de leur trainée sang la terre jaune des scorpions et des vipères à cornes. Un écho répété, sourd et promeneur, précédait, accompagnait et suivait la chute de chacune d'entre elles. Ribambelle, caravane de larmes noires, charriant le sable avec elles à chaque chute, tourneboulant jusqu'au pied de la dune, comme une plume descend l'air, avant de reposer à l'abri des regards, là où sur la terre des hommes il y aurait de l'ombre.
Mais dans le territoire des djinns, le soleil perce toutes les formes ; il en fait fi. C'est là l'endroit du monde où le Diable a son règne en plein cœur du jour, loin des brumes et des fumées, sinon celles des insectes égarés par un vent trop puissant, et se grillant les pattes à rechercher leur trou au milieu de cette pierraille étrangère. L'ombre n'est pas un sanctuaire mais un linceul, aussi sec que celui que l'on peut sortir des sarcophages. La lumière, elle, y est un baiser de mort, en quelques instants, en quelques heures quand l'humain va chercher au fond de son âme les quelques armes de la Foi.
Sur le sable, sous leur toile couleur garrigue, les trois hommes sont à plat-ventre. Dans un trou à leur côté, creusé à près d'un mètre dans le sol, de nombreuses bouteilles d'eau accompagne leur après-midi. Leurs balles sifflent, coup par coup, et dégarnissent les crêtes suspectes, les débarrassent de ces petits arbres mouvant, au feuillage rond, couvert et lointain, faisant de ces formes des boules de poussière à la merci du coup de vent qu'est pour chacun d'eux l'impact final à leur périple par dessus jungles et roches.
Ils appuient, ils contemplent, ils jumellent, ils rechargent. Le temps a disparu. Quel tailleur assez résistant pour graver un cadran au milieu de cet enfer ? Quel vulcain assez savant pour forger un gnomon qui ne fonderait pas à cet endroit ? Ils enclenchent, détente après détente, ils obéissent, ils récitent les gestes. Qui d'autre le ferait à leur place ? Ils ajustent, ils épargnent, ils sauvent le monde en exécutant cette honte d'État. Qui pourrait bien témoigner contre eux ?
Soudain, le talkie grésille, sonne et parle, comme le son d'un réveil quand le cauchemar semble s'éterniser. "Centro di controllo, per brigata mobile. Centro di controllo a brigata mobile, a voi...".
Les jambes d'un des deux hommes reviennent à la vie, son corps se redresse, il chasse le sable de ses rangers dans un réflex instinctif de réponse à l'ordre. Depuis combien de temps sont-ils couchés ? L'homme va saisir le talkie, depuis la place du mort de la jeep. Le talkie, bien que de plastique, est chaud ; son épaule, contre la carlingue du véhicule, le brûle au point qu'il s'en détache afin de ne pas la toucher.
"Qui il Sergente Argento, Brigata Mobile, a voi...
-Brigata mobile, confermare la posizione per favor...
-Posizione... 457 845 S 54, 457 845 S 54, a voi...
-Ritentato di violazione territoriale in posizione 446 832 S 51, ripeto, 446 832 S 51. Andate su sito e rispondete, ordine del centro, a voi...
-Ai suoi ordini, ci muoviamo, terminato."
Les autres Fils de la Louve n'ont pas attendu la transmission de leur Sergent. Ils ont commencé à lever leur minuscule campement, plié la toile de tente, sorti les bouteilles d'eau pleines de leur trou et laissé les vides, démonté les piquets et remis leurs armes sur la plage arrière de la jeep. L'un d'eux monte dans le véhicule, prend la carte papier et recherche la position où ils doivent se rendre. Bientôt ils démarrent.
Là-bas, aux pieds de la colline, le visage de l'Algarbe a pleuré et déposé ses larmes, entassées sous le soleil, déjà s'évaporant. À la nuit tombée, les chacals du désert et disciplines sauvages de Bastet viendront en consommer la viande avant que les taons ne la gâtent.