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Posté : jeu. juil. 07, 2016 5:25 pm
par Otto
Protection des animaux

Alors que certains pays libéraux développent de plus en plus une législation favorable aux droits des animaux, le Viertenstein a depuis longtemps des coutumes s'occupant de ceux-ci. Tout d'abord, la Tradition reconnaît à tout les animaux une forme d'âme, certes différente de celle de l'homme comme l'explique Saint Thomas d'Aquin dans la Somme, mais qui les différencie des plantes ou des meubles. Mais parfois, cela va plus loin que la simple reconnaissance de la sensibilité des animaux...

Les animaux d’élevages par exemple, que ce soit des animaux à viandes, à laine ou à oeuf, sont protéger par les corporations paysannes. Celles-ci prennent en charge les éventuels soins dont les animaux peuvent être les sujets. Ces opérations sont néanmoins rares dans un pays où les antibiotiques sont interdit pour les animaux ayant pour vocation d'être mangé. Lorsqu'un animal de ferme est infecté, il est simplement abattu et son corps est incinéré.

Les animaux de traits bénéficient de la même protection. Les corporations agricoles prennent soins d'eux et lorsqu'ils sont mal, elles n'hésitent pas à payer les soins que prodiguent le vétérinaire. En effet, ces animaux sont ce qui permet au paysan de gagner son pain et la perte d'un d'entre eux est un risque énorme pour l'agriculteur qui ne peut plus travailler correctement, d'où la prise en charge.

Il existe pourtant des prises en charges plus surprenantes : celles des chiens et des chats. En effet, il existe une forme d'assurance pour ses animaux domestiques. Les propriétaires de chiens et de chats peuvent adhérer à l'un des fonds de protection des animaux que compte le pays. Ce fonds finance la plupart des soins envers ces animaux, depuis l'enlèvement des puces jusqu'aux opérations les plus graves. Cette protection des animaux n'est pas une opération de pure angélisme : un tel comportement se pratique depuis de nombreux siècles au Viertenstein. Le chien et le chat sont en effet protégé pour leur utilité à la société. Le chien est considéré comme le protecteur des biens, luttant contre les voleurs et protégeant les troupeaux. Le chat quant à lui est protégé par la société pour son combat contre les rongeurs, qui déciment les récoltes dans les granges et qui apportent les maladies en ville. Il n'est pas rare de voir dans les petits bourgs des chats nourrit par toute la communauté.

Néanmoins, un comportement aussi protecteur envers les animaux domestiques ne s'étant pas jusqu'aux poissons rouges dont l'utilité est inexistante en-dehors de l'usage récréatif. De même, les animaux présents dans les rares zoos du pays ne sont pas pris en charge par les fonds "sociaux" pour animaux : étant donnés qu'ils ne représentent aucuns intérêt pour la communauté, c'est à leur propriétaire seul de prendre en charge leurs soins.

Posté : mer. juil. 27, 2016 4:03 pm
par Otto
Liste des Compagnies Générales

Existantes au Viertenstein depuis la formation de la Principauté au XVIIIème siècle, le système des Compagnies Générales a été étendu à l'ensemble de l'Union Alémanique. Les Compagnies Générales, des sociétés privées, remplacent les douanes traditionnelles et imposent leurs propres tarifs sur les produits entrant et sortant sous le regard de l'Union. Pour certains, ce système est un reliquat de l'Ancien Régime, comme beaucoup de chose au Viertenstein et dans ses satellites de l'Agors'a et de la Bassaxe. Pour d'autres, ce système est un réel abandon des fonctions régaliennes vers des particuliers. En effet, les Compagnies sont des sortes de société privée recevant le contrôle des frontières et surtout ayant la permission de s'armer. Pourtant, [url=http://www.simpolitique.com/post290610.html#p290610]ce système est encouragé par le pouvoir[/url]. En effet, malgré tout ces critiques, le système des Compagnies Générales permet à l'Union et aux Etats-Membres de celle-ci d'avoir une réserve financière dans laquelle ils peuvent se servir sans justification, les baux des Compagnies leurs imposant de mettre leurs finances au service des Etats.

Afin d'éviter les dérives, ce système est néanmoins très encadré. Les Gouverneurs Généraux, propriétaires des Compagnies, sont soumis à d'importantes contraintes : ils doivent être sujets de l'Union, ne pas être seigneurs ou héritiers d'un fief ni parent proche (père, frère, époux, fils) d'un seigneur ou héritier et ne pas être responsable d'une corporation ou entreprise. De plus, les baux des Compagnies rendent la position des gouverneurs fragiles car l'Union, consciente de l'importance de ces personnages, se réserve le droit de les limoger contre remboursement, voir même sans remboursement dans les cas de trahison ou de lèse-majesté. Une telle décision est dangereuse pour les Gouverneurs Généraux pour la bonne raison que la Compagnie est leur unique source de revenu et qu'ils sont ainsi entièrement dépendants de la bonne volonté de l'Union.



En 2030, l'Union Alémanique a abandonné ses frontières à l'ensemble suivant de Compagnie Générale :

Nom :Compagnie Générale de Franconie
Bail : totalité des frontières terrestres de Bassaxe
Gouverneur général : Charles de Bois-Robert

Nom :Compagnie Générale du Levant et des Îles Saint-Aloïs
Bail : Makara et Baredjal
Gouverneur général : Martin Sterlennberg

Nom :Compagnie Générale du Quantar
Bail : totalité des frontières terrestres du Viertenstein
Gouverneur général : Alexander Zwanglich

Nom :Compagnie Générale du Maok, de l'Agorsa'a et du Zanyane Oriental
Bail : totalité des frontières terrestres de l'Agorsa'a + frontières maritime avec les pays du Zanyane de l'Est
Gouverneur général : Hans Luxendorff-Mässerman

Nom :Compagnie Générale de la Mer Blanche et de l'Altevum
Bail : ensemble des pays bordant la Mer Blanche + Vicaskaran + îles de Kinaka et de Sankt-Ludwig
Gouverneur général : Mark Welschmann

Nom :Compagnie Générale de la Mer d'Elghin
Bail : Jeekim + Alméra de l'Est
Gouverneur général : Karl Wittelsdof

Posté : jeu. juil. 28, 2016 9:51 am
par Otto
Dans la tête de la noblesse (5.)
septembre 2030

Depuis la restauration du Saint-Empire et l'avènement de l'Union Alémanique, les querelles nobiliaires s'étaient calmées à Hochburg et la noblesse viertensteinoise pouvait facilement se diviser en deux clans : ceux qui sont au pouvoir et ceux qui veulent l'être. Les deux camps voyaient se mélanger de nombreux partis, ennemis d'hier mais ralliés par la force de la politique princière. Ceux qui sont au pouvoir se retrouvent tout les mercredis dans les salons organisés par les maisons Luxendorff et Ligenheim tandis que leurs opposants se retrouvent les jeudis dans les réceptions du Chevalier de Tønder.

Mais la situation est de plus en plus floue, les clans se divisent. En effet, bien qu'unis grâce à la politique à la foi impériale et alémanique de Franz, les Impériaux de Leunheim et les Alémanistes de Wittelsreich se détestent toujours autant. Et voir un prêtre et un juriste posséder les postes clefs de la politique internationale déplaît fortement aux Luxendorff et aux Ligenheim et à leurs clientèles. Chez leurs opposants aussi, l'alliance entre les partisans de la monarchie mixte, les républicains et les libéraux ne peut plus durée. Les monarcho-nobiliaires de Bergvättern se détachent des républicains comme Männergät. Malgré que tout deux acquiescent à l'idée d'une Alméra dominant le monde, ils s'opposent radicalement sur les rapports entre l’État et ses sujets, les monarcho-nobiliaires défendant un État où la noblesse est prépondérante et est la légitime représentante du peuple face aux républicains davantage portés sur le système électifs.

De plus, la lutte d'influence ne se fait désormais plus seulement à Hochburg, mais également à Henzbüri et à Salormion. Dans les trois capitales de l'Union, des groupes d'influences apparaissent, sous l'impulsion des dynamiques hochburgeoises, et veulent tirer leur épingle du jeu. A Henzbüri, le Château d'Andlä et son propriétaire la vicomtesse de Montmartin (Martinberg en alémanique) reçoit régulièrement un salon nobiliaire aux idées proches des anciens Ségurois de Fiémance. C'est de ce milieu, qui a récemment retrouvé sa noblesse, que provient l'Annuaire de Mathern. Face à eux, le comte de Saint-Lëu rassemble autour de lui l'élite fiémancophone et libérale de la Bassaxe. Les Alémanistes de Witteslreich sont également présent par l'intermédiaire du Salon des Pères Ignatiens, défendant le traditionalisme catholique, l'Union Alémanique et le Saint-Empire, dénigrant par la même occasion la noblesse bassaxone sur le retour. Tout ces groupes essayent de prendre l'ascendant sur le jeune duc Ernst-Lothar, mais l'action de ces précepteurs l'isole de ces influences. Si cela permet de garantir à la Bassaxe un monarque libre de toute influence, cela encourage également ces groupes à agir pour prendre un maximum de responsabilité. La régence, incarnée par la mère du duc Helène de Montvert, vit par compromis entre les différents camps et s'avoue bien heureuse de devoir gouverner avec un gouvernement issue d'une assemblée plutôt que venant de la noblesse.

A Sarlomion enfin, la guerre des salons oppose la Loge Victorienne, organisation maçonnique et libérale, proche des milieux républicains et schlessois, au Salon des Médaillés, groupe traditionaliste et militaire proche de Khademos. D'autres groupes d'influences moins important comme les Zanyaners de Salormion ou la Société Alémanique de l'Agorsa'a servent de balanciers entre les deux clans.

Pour l'instant, l'Union et son protecteur Franz parviennent à maintenir calme tout ces groupes et la situation est relativement calme. Mais les dissensions entre les alliés d'hier pourraient bien changer certaines lignes politiques au sein de l'Union.

Posté : lun. août 15, 2016 12:34 pm
par Otto
Le ministère du diaconat
Octobre 2030

Le Concile Vatican II a restauré dans l'Eglise Catholique l'antique ministère du diaconat, disparu dans les affres de l'histoire aux alentours du XIIème pour n'être qu'un passage pour les futurs prêtres. Mais depuis 1962, des hommes mariés pouvaient devenir diacre permanents, et ainsi célébrer certains cérémonies. Au Viertenstein, le Concile n'avait pas été aisé à accepter à cause des changements liturgique qu'il entraînait et l'épiscopat tint tête au Saint-Siège durant longtemps avant de finalement rentrer dans le rang. Malgré cela, le ministère du diaconat fut également restauré au Viertenstein sous la forme créé au Concile Vatican II.

A l'intérieur de la principauté, la Société Apostolique Saint-Antoine, principale organisation catholique "moderniste" ordonnait régulièrement des diacres, et même depuis le Concile des Valeurs acceptait théoriquement d'ordonner des hommes mariés à la prêtrise (en 2030, il n'existe qu'un seul séminariste marié sur tout le territoire de la principauté). Mais même en dehors de cette organisation, les diacres mariés existent. Ces hommes, environ 200 sur tout le territoire de la principauté, sont reconnus comme des clercs et peuvent porter la soutane noire. Ils se différencient des prêtres en ne portant pas de col blanc ni de ceinture. D'ailleurs, pour se différencier des prêtres, ils ne peuvent se faire appeler "mon père" ; un respectueux "monsieur" est préconisé lorsque l'on s'adresse à un diacre marié. Au niveau liturgique, ils secondent le prêtre durant la Messe et sont astreint à la lecture des offices.

Mais leur principal rôle n'est pas à l'église mais au service de la communauté. En effet, comme chez les protestants, les diacres catholiques sont considérés comme serviteurs de l'Eglise et de ses membres. Ainsi, la plupart sont enseignants ou médecins. Par exemple, l'Université Catholique d'Hochburg compte parmi ses professeurs 8 diacres.

Les diacres mariés reçoivent un enseignement sensiblement différent de celui des futurs prêtres. Comme eux ils entrent au Séminaire, et reçoivent les ordres mineurs (acolytat, lectorat etc.). Ils ne sont cependant pas astreint à la vie en communauté et vivent avec leur famille, ou du moins avec leur femme, durant le temps de l'étude. Après 5 années de séminaire, ils sont finalement ordonnés diacres et s'insèrent dans la vie communautaire en répondant aux missions que leur confie les évêques.

Posté : mar. sept. 13, 2016 5:21 pm
par Otto
Le droit dans le monde
Février 2031

[center][url=http://img02.deviantart.net/0139/i/2016/256/f/2/simpodroit_by_stan_de_barra-dahivok.jpg][img]http://orig04.deviantart.net/dbc2/f/2016/257/8/2/simpodroitpetit_by_stan_de_barra-dahmmml.jpg[/img][/url]
Cliquez pour agrandir[/center]

Jaune : droit coutumier
Bleu : droit civil
Rouge : droit commun (jurisprudence)
Vert : droit islamique
Violet : droit canon

Addendum :
Etats-Unis du Levant et Talequah, mixte droit civil et droit commun

Posté : mar. sept. 27, 2016 6:36 pm
par Otto
Dans la tête de la noblesse (6.)
mars 2031

A l'intérieur du Saint-Empire, des dissensions ne cessent d'apparaître. L'élément déclencheur fut sans aucun doute l'entrée du Qabar au sein de l'Empire, voulue par le Duc de Qabar. Cette décision a été applaudis par les clans Wittelsreich, Luxendorff et Ligenheim au nom d'une solidarité nobiliaire avec le Duc et de l'universalité de l'Empire. Mais ces familles nobles, dirigeants le Viertenstein, savent que cette décision a été contestée au sein de la Diète. Ludwig Wittelsreich a été présent et à dus défendre ses principes impéro-nobiliaires. Les autres monarchies de l'Alméra catholique ont contestés la décision prise par les légistes proches de ces familles. Mais pourtant, cette crise semble être passée et l'Empire semble avoir triomphé.

Ce n'est pas tant ce petit débat qui inquiète les grandes familles nobiliaires, mais plutôt une situation nouvelle : la nomination d'un archevêque théocrate à Adursted. Si au Viertenstein théocratie rime avec Saint-Empire, ce n'est pas le cas au Thorval. Pour les évêques théocrates du Thorval, le régime s'oppose au contraire à l'Empire. A la bicéphalie Empereur pour le temporel et Pape pour le spirituel est remplacé la monarchie pontificale. Ces évêques veulent que le clergé remplace la noblesse pour diriger le monde. Cela inquiète grandement : le Saint-Père en nommant un théocrate serait-il entrain de contester l'Empire qu'ils s'échinent à construire ?

La situation devient bancale, l'Empire est désormais contestée. Il va falloir agir pour défendre l'idée impériale qui, jusqu'à peu, semblait faire l'unanimité au sein de l'Alméra, depuis Hochburg jusqu'à Adursted en passant par le Saint-Siège.