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Posté : jeu. janv. 15, 2015 10:57 pm
par Michou92
Prétorus,
13 février 2026
9h10
Vincent Courneuve, le Ministre de l'Economie et des Finances, se rendait au siège du Gouvernement où Henri Lefèvre consultait depuis déjà deux jours pour constituer un nouveau Gouvernement. Le Gouvernement sortant avait en effet pour but de gérer la crise intérieur et extérieur qui s'était crée suite à la démission de Paul Mercand, alors chef du Gouvernement. Mais ce Gouvernement d'union nationale n'était pas conçu pour réformer le pays dans un but de modernisation et il était donc prévu qu'il soit remanié quelques mois après les élections législatives de l'été dernier ayant accordé la majorité aux libéraux et à leur alliés, jusque là fragilisés par les événements politiques ayant suivis la défaite à la présidentielle de Lefèvre en 2023.
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Le Ministre lisait le journal ouvertement libéral "Le Prétorusien". La une était réservée à Paul Mercand, lavé de tout soupçon par de récentes révélations faite par un journal ménovien au sujet de soit disant propos insultant envers la Fiémance.
Vincent Courneuve :Et dire qu'on le pensait finit il y a un an...personne n'ai jamais vraiment mort en politique, je crois que ça confirme la règle.
Chauffeur : Vous pensez qu'il peut revenir au Gouvernement maintenant ?
Vincent Courneuve : Difficile à dire, rien ne s'y opposerait mais bon : de un je crois qu'Henri n'a pas l'intention de provoquer une nouvelle fois la Fiémance, ce qui serait le cas en renommant Mercand, et de deux je crois que Paul n'en a pas envie. Il s'est tellement fait lyncher après sa démission que la politique l'a écœuré. Je peux comprendre.
Son téléphone vibra. Il le prit et regarda le message qu'il venait de recevoir : selon un ami journaliste rattaché au Palais Saint Louis, Ludwig Von Varminc, ancien Président de Bassaxe, resterait à l'Agriculture.
Vincent Courneuve : Ah quel beau salop celui-là !
Chauffeur : Que se passe-t-il si je puis me permettre?
Vincent Courneuve : Oh rien, juste une petite déception concernant le remaniement. On est bientôt arrivé?
Chauffeur : Dans deux minutes monsieur le Ministre.
Vincent Courneuve : Très bien.
Il regarda par la fenêtre. Il voyait se succéder les arbres sans feuilles bordant le boulevard Saint-Mathieu. Le soleil éclairait la capitale d'une douce lumière, bien que comme en jugeait la froideur de la vitre, la chaleur n'était pas encore au rendez-vous. Son attention fut tout d'un coup captée par l' autoradio.
Vincent Courneuve : Augmentez le son si'il vous plait.
Le chauffeur s’exécuta.
"[...]Et nous revenons sur le remaniement en cours. Selon nos dernière information, le commerce extérieur passerait sous l'égide du ministère des Affaires Etrangères. Le Gouvernement, qui se veut de "combat" selon Henri Lefèvre, devrait être annoncé en fin de journée[...]"
Vincent Courneuve : Merde mais c'était à moi ça ! Il va m'entendre le père Lefèvre, si il croit que je vais me laisser faire !
La voiture arriva au Ministère de l'Intérieur, d'où le Ministre d'Etat dirige le Gouvernement.
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Le Ministre sortit de sa voiture d'un pas décidé et monta sur le perron où l'attendait un huissier. Les deux hommes rentrèrent alors dans le grand hôtel particulier pour se rendre au bureau du chef du Gouvernement. C'est alors qu'ils croisèrent Jean-Philippe Delcourt, Président de la Compagnie Publique des eaux de Franconie.
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Jean-Philippe Delcourt : Oh tiens bonjour Vincent ! En forme?
Vincent Courneuve : Eh bien oui même si je vais pousser une gueulante et toi? Que fais-tu ici?
Jean-Philippe Delcourt : Ah...eh bien vois tu je vais peut être faire mon entrée au Gouvernement, avec un grand ministère qui comporterais notamment le budget, les finances et l'administration ! Mais c'est en partie ton poste d'ailleurs non? Oh j'ai peut être une fait un gaffe dans ce cas, mince alors eh eh eh !
Vincent Courneuve écarquilla les yeux et accourra au bureau de Lefèvre.
Jean-Philippe Delcourt-le regardant partir à toute allure, avec un petit sourire sadique-: Bonne journée quand même !
La secrétaire présente dans l'anti-chambre du bureau le vit arriver mais n'eut pas le temps de lui dire d'attendre. Il ouvrit d'un grand mouvement la porte et la claqua derrière lui.
Vincent Courneuve : Henri je veux des explications !
Courneuve venait de rompre un silence qui avait l'air pesant au sein du bureau. Le directeur de cabinet, le conseiller politique et le conseiller parlementaire était assis autour de la table basse présente au centre de la pièce. Lefèvre était accoudé à la cheminé et regardait jusqu'alors dans le vide. Il leva les yeux vers son ministre. Ses traits étaient tirés et ses yeux rougis exprimaient une grande irritabilité. Courneuve ne se dégonfla pas pour autant.
Vincent Courneuve : J'ai appris que Delcourt prenait le budget et les finances et que Karkaman raflait le commerce extérieur, il me reste quoi à moi hein? Tu me vires c'est ça? Après tout ce que j'ai fait, tu te rends compte là? Je te jure que ça va pas se passer comme ça et...
Le Ministre d'Etat le regarda dans les yeux et dit d'un ton autoritaire tout en arpentant un léger sourire d'exaspération:
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Henri Lefèvre : Vincent, si tu ne la boucles pas immédiatement je te jure que je prend cette statuette et que je te l'enfonce dans le crâne, d'accord?
Vincent Courneuve fut interloqué, il ne su quoi répondre.
Henri Lefèvre : Assis.
Il s'exécuta aussitôt. Lefèvre quitta le rebord de la cheminée pour faire lentement le tour de la pièce après s'être passé une main dans les cheveux en soupirant .
Henri Lefèvre : Alors là tu vois je vais t'expliquer calmement la situation : Cela fait près de deux jours que je vois tout le monde pour composer un Gouvernement resserré et paritaire pour réformer le pays durant les trois prochaines années. Hier je me suis couché à 2h du matin et vu que Victor recevait je ne sais plus quel représentant ce matin au Ministère des Affaires Etrangères à 8h on a dû se voir à 6h, ce qui m'a obligé à me lever à 5h. Tu admettras que 3h de sommeil c'est un peu cour donc je suis exténué. Rajoute à ça que personne n'est d'accord sur rien depuis 48h, que Finckel m'emmerde en prenant des nouvelles du Gouvernement toutes les deux minutes et que Palevesse me harcèle au téléphone pour que je prenne moins de personnes de la société civile et plus de politiques. Bref, tu auras bien compris que c'est la joie.
Il s'appuya sur le rebord de son bureau.
Henri Lefèvre : Bien. Donc je te rassure tout de suite avant que tu repartes dans tes réclamation digne d'un syndicaliste : non, tu n'es pas viré. Tu changes juste de...
Le téléphone de son bureau sonna, il pris une grande inspiration et le saisie rapidement.
Henri Lefèvre : Je vous jure que si c'est encore Nicolas qui appelle vous lui dites que la prochaine fois qu'on prend un petit déjeuner ensemble je le noies dans son foutu café-crème c'est compris?! Ah, excusez-moi Natacha, c'est pour quoi? Karkaman demande si on reconnait l'Aste-Rivéa? Mais qu'est-ce que j'en ai à foutre moi? Non mais il se fous de moi lui aussi? Il sait bien que j'ai pas le temps pour ces bêtises, dites-lui de faire comme il veut, ou alors qu'il aille demander ça au Président, de toute façon je m'en fous ! Et Natacha, par pitié, dites que j'ai été frappé par la peste ou que je suis retenu dans mon bureau par des terroristes chorocrates armés jusqu'au dent mais faites qu'on arrête de me harceler ! Merci. -Il raccroche.-Oh...non mais! Je vais pas quitter la formation de mon Gouvernement pour débattre si oui ou non on doit reconnaître cette République de paysans...on avait déjà la Fiémance maintenant on a eux...Espérons qu'il soient moins pénibles. Ils font fort quand même, l'Est Alméra était déjà pas dans mes priorités mais alors si en plus ils se mettent à pondre des régimes chorocrates partout..enfin.
Donc oui je reprend : toi tu changes de fonction, tu vas être numéro deux du Gouvernement.
Il se dirigea vers la table basse et s'assit entre ses conseillers, en face de Courneuve.
Henri Lefèvre : Delcourt va reprendre tout le côté gestion, comptable si tu préfères. En gros lui son rôle c'est d'être la tirelire. Ou plutôt dans le cas présent le type devant la tirelire qui a le port d'arme, le permis de tuer et qui a pour passion de chasser le fonctionnaire durant des safaris. Non j'exagère mais en gros il doit tout faire pour gérer au mieux l'argent et l'administration. Toi tu es le côté sympa de l'économie : tu vas t'occuper de la modernisation, des investissement, de l'industrialisation, de l'emploi et de l'aide à l'innovation. Tu vas en plus de cela être Ministre du plan, ce qui fera de toi le coordinateur en chef du projet de modernisation. En effet tu vas travailler en concert avec l’aménagement du territoire notamment. Heureux?
Vincent Courneuve : Bien évidemment ! C'est génial, merci de ta confiance !
Henri Lefèvre : Eh bien voilà ! Tu vois quand tu écoutes jusqu'au bout ça va tout seul !
Directeur de cabinet : Bien, ça c'est fait, maintenant va falloir se coltiner la soc-dem...
Henri Lefèvre : Oh non...faut que je reprenne un café alors.
Vincent Courneuve : Pendant que j'y suis : pourquoi Von Varminc reste à l'Agriculture?
Henri Lefèvre : Eh bien vois tu si tu as un peu suivit il va y avoir un référendum en Bassaxe dans les prochains mois. Et qui est en principe le Président de la Bassaxe?
Vincent Courneuve : Von Varminc...
Henri Lefèvre : Bien...Et vois tu vu qu'il est ministre c'est son numéro deux qui est donc Président jusqu'à ce qu'il n'ai plus de fonctions gouvernementales. Or, cela tombe très bien vu que Von Varminc est bien moins proche de nous sur le sujet de l'autodétermination que son numéro deux qui est un anti-indépendance convaincu. Bref : plus longtemps Von Varminc est éloigné de la Bassaxe, mieux on se porte et comme ça ces clowns d’indépendantistes n'ont pas de soutiens politiques forts dans les institutions de la Province.
Vincent Courneuve : Je comprend. Mais cela n'aurait pas été plus simple de le nommer comme ambassadeur au Viertenstein comme je l'avais proposé?
Henri Lefèvre : C'est vrai que ça aurait était une bonne chose. Mais j'ai eu pitié de cette principauté. En plus à chaque fois que je vois le Prince-Régent j'ai l'impression qu'il est littéralement en train de mourrir sur place alors je ne compte pas risquer d'être responsable de sa mort en lui envoyant un Von Varminc...Bien sur ce je te laisse, j'au un Gouvernement à terminer !
Il le raccompagna à la porte du bureau.
Posté : mer. mars 04, 2015 11:02 pm
par Michou92
[center]Le Prix de la Victoire (partie 1)[/center]
Ministère de l'Intérieur-Siège du Gouvernement
Bureau d'Henri Lefèvre
10 juillet 2026
11h
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L'ambiance était lourde dans le bureau d'Henri Lefèvre et la chaleur en cette fin de mois de juillet n'arrangeait pas les choses. Le Ministre d'Etat regardait par la fenêtre. Le ciel était gris et le tonnerre grondait au loin. C'était toujours comme cela l'été à Prétorus : après le temps glacé demeurant jusqu'en février, le soleil était toujours interrompu durant une ou deux semaine par de forts épisodes orageux. Nicolas Palevesse, Président de l'Union des Démocrates Libéraux et ancien ministre de l'Intérieur ainsi que Herman Lenz, patron des renseignements intérieurs, étaient assit en face du bureau.
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Nicolas Palevesse et Herman Lenz[/center]
La situation était grave : alors qu'ils s'attendaient à voir les "nonistes" remporter haut la main le référendum sur l'indépendance Bassaxonne, les libéraux voyaient s'approcher à grand pas une victoire du oui qui semblait désormais inéluctable. Le chef du Gouvernement était apparu depuis quelques jours comme rarement abattu. Il dormait mal depuis plusieurs jours et avait l'air perdu dans ses pensées.
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Henri Lefèvre : C'est mort.
Nicolas Palevesse : Il est vrai que c'est mal parti.
Henri Lefèvre : 13 points à rattraper en 10 jours? Nous sommes bons pour rattraper une campagne élecotrale mais il y a des limites.
Herman Lenz : Et puis c'est pas de chance : vous ne pouvez pas frauder sur les résultats avec cette histoire d'observateurs internationaux...Mais qu'est-ce qui vous a prit de faire ça aussi? Un référendum d'accord mais il faut toujours avec une option de secours.
Nicolas Palevesse : Oh tu sais...avec un tel écart on aurait du mal à gagner même en fraudant... On aurait dû se charger de la campagne nous même finalement.
Henri Lefèvre : Il ne faut pas regretter nos choix passés, cela ne sert strictement à rien. Delphina et son Mouvement de Défense de la Bassaxe ont fait du bon boulot, on aurait fait moins bien.
Nicolas Palevesse : Certes mais de toute façon là on n'avance à rien...
Henri Lefèvre alla se servir un whisky à l'autre bout de la pièce.
Henri Lefèvre : Herman, on a pas retrouvé de traces de financements Fiémançais pour l'instant?
Herman Lenz : Rien pour le moment. Navré. -il se tourna vers Nicolas Palevesse avec un regard interrogateur.-
Nicolas Palevesse dit alors :
Nicolas Palevesse : Henri, il y a peut être une solution à cet épineux problème.
Lefèvre se retourna vers eux. Son verre à la main, il traversa la pièce pour aller s'asseoir derrière son bureau.
Henri Lefèvre : Je vous écoute messieurs.
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Siège de l'institut de sondage EOF
Bureau du chef d'étude
15h30
Louis Chamel était depuis maintenant 3 ans chef d'étude de l' "Etude d'Opinion Franconienne", l'une des plus grandes institut de sondage du pays. Ancien journaliste au Prétorusien, il avait décidé de se lancer dans cette nouvelle voix en reprenant cette Etude à l'époque au bord de la faillite. Car même si la plus part de son temps était consacré à diriger les différents sondages, il était également le propriétaire de cette entreprise bien que la gestion purement financière et administrative avait été déléguée à son directeur adjoint. Il devait passer chez son teinturier à deux pas d'ici et décida donc d'y aller à pied. Il sortit du bureau, traversa la salle principale, descendit à pied les 4 étages de l'immeuble et se retrouva dans la rue. Il fit une petite centaine de mètres lorsqu'une berline noire aux vitres teintés roulant au pas à ses côtés le fit s’arrêter. La voiture se stopa et le chauffeur sortit afin de lui ouvrir la porte. Il hésita quelques secondes puis monta dans le véhicule qui repartit immédiatement.
Nicolas Palevesse : Bonjour Louis.
Louis Chamel : Nicolas! Quelle surprise. Je ne m'attendais pas à te voir ici.
Nicolas Palevesse : Je suis également content de te voir mon ami. Dis moi, tu es toujours conscient que tu m'es redevable pour tous ces tuyaux passés ces dernières années lorsque tu était journaliste? Nous sommes d'accord que sans ma coopération ta carrière aurait été bien différente et que tu ne serais pas là aujourd'hui?
Louis Chamel : Bien sûr, tu sais bien que je te suis infiniment reconnaissant. Je ferais n'importe quoi pour toi.
Nicolas Palevesse : J'y compte bien...
Posté : sam. mars 07, 2015 12:07 am
par Michou92
[center]Le Prix de la Victoire (Partie 2)[/center]
Stade Karl Zeft,
Meeting de fin de campagne du MDB
17 juillet 2026
18h15
Pour le dernier meeting de campagne des pro-franconiens, le Mouvement de Défense de la Bassaxe a décidé de jeter ses dernière force dans la bataille. C'est ainsi que près de 45 000 personnes se sont réunies au stade Karl Zeft, ancien stade du club de football de Henzburg. Verner Brown, partisan du MDB et Maire de la capitale Provinciale, venait de terminer son discours. Tout d'un coup, la Présidente du MDB, Deplphina Lebzung, est annoncée. Acclamée par une foule en liesse, elle monte sur scène avec énergie et salut le Maire avant de s'approcher du pupitre.
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Delphina Lebzung : Bonsoir mes amis! Depuis cette estrade votre mobilisation est encore plus impressionnante! C'est en voyant cela que je me dis : "quelle fierté d'être à la tête du MDB"! Fiers, nous devons l'être, tout comme nous devons être courageux. Car oui, vous le savez tous, certains indépendantistes, arrogants de leur victoire annoncée, ont décidé de s'en prendre directement à nous. Je vois Heinrick Loval ou Ursula Veinz au premier rang, qui ont vu leur domiciles défigurés par des extrémistes indépendantistes mais je pense également à Karl Veneberren, qui a fait le déplacement alors qu'il a été agressé il y a de cela quelques jours et qui se retrouve avec un bras dans le plâtre et de nombreuses contusions! Et maintenant ces tracts-elle en prend un à la main, le montrant à tous-. Je ne peux que m’effarer. Mais une chose est sûre : nous tiendrons! Nous ne renierons jamais nos convictions face aux menaces !
Les militants applaudissent avec entrain.
Nous voulons défendre ce que nous pensons essentiel : une Bassaxe autonome, mais à l'intérieur de la Franconie! Nous avons parcourus tant de chemin avec les Ilyriens et les Semptrains. Nous avons connus des moments difficiles et des moments de gloire, mais ces siècle d'Histoire commune ont au moins résulté d'une chose indéniable : nous avons beau être Bassaxons, Ilyriens ou Semptrains, nous sommes avant tout des Franconiens ! Nous partageons une Histoire commune, nous partageons des valeurs communes, nos cultures sont liées malgré leur différence, elle se complètent. Ne laissons pas une minorité tromper le peuple. Je le dis clairement : les indépendantistes sont dangereux. Non pas ceux qui pensent voter pour eux ou ceux qui militent pour eux depuis peu, mais ceux qui les dirigent. Car derrière cet élan soit disant "patriotique" se rouvent des intérêts cachés : ceux d'une petite caste aristocratique mis sur le bord de la route à cause de son refus de la méritocratie Républicaine, à l'image de leur chef, le compte Von Brandt!
Les gens huent en entendant son nom.
Il nous reste deux jours pour convaincre, deux jours pour faire l’impossible, deux jours pour tout changer! Alors allez convaincre vos familles, vos voisins, vos amis : c'est à vous que revient la tâche de sauver la vision de la Bassaxe qui nous réunit ce soir! Vive la Bassaxe, vive la Franconie, et vive la République !
La foule en extase se lève tel un seul homme pour acclamer leur leadeuse. Delphina Lebzung, exaltée par cet enthousiasme général, descend de l'estrade.
Delphina Lebzung : Allons les voir, j'ai envie d'une bain de foule!
La jeune femme s'élance alors dans la foule suivie par son service d'ordre, peinant à la suivre. Heureuse, elle l'était. Ce meeting était l'aboutissement d'une rude bataille, et si elle avait connu des moments difficile, elle n'avais jamais douté. Les sondages étaient depuis peu devenus incertains et elle comptait bien saisir sa chance et retourner la tendance. L'exaltation de la foule la rendait ivre d’enthousiasme et d'énergie, elle se sentait capable de soulever des montagnes, de réaliser l’irréalisable. Elle était devenue une combattante aguerrie, elle le savait, et elle allait prouver à tout le monde que cette guerrière n'était pas encore vaincue. Toutes ces pensées lui faisaient tourner la tête, quand tout d'un coup, un homme dans la foule, à quelques mètres d'elle, sortit une arme et la pointa dans sa direction. 3 coups. La jeune femme s'effondre. C'est la panique. Les cris de joie laissent place à des cris d'horreurs. Les gens s'affolent et tentent de fuir. Un 4ème coup survient. L'un des hommes du service d'ordre a abattu le tireur. Delphina Lebzung est emmenée en urgence à l’hôpital central d'Henzburg.
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Parking souterrain du vieux marché,
5h plus tard.
Victor marchait lentement dans le parking. Il était épuisé. C'est lui qui a abattu le tireur. Il avait passé plus de trois heures près de l'hôpital d'Henzburg pour répondre aux questions de la police nationale. Il était revenu à pied de là bas, ce qui représentait une marche de plus d'une heure. Il avait emprunté les petites rues pour éviter les mouvements de foule qui s'étaient spontanément crées suite à la nouvelle. Il s’arrêta afin de contempler le silence. Ce petit parking du sud de la ville était désert à cette heure. Il aperçut sa voiture et alla dans sa direction. Il ouvrit la porte et s'assit sur le siège conducteur. Il s’arrêta de bouger. Il n'était pas seul. Une ombre était assise à l'arrière et ne bougeait pas.
Victor : C'es vous?
L'ombre s'approcha approcha son visage, qui fut légèrement illuminé. C'était un homme portant un chapeau et de grosses lunettes. Il s'agissait d'Herman Lenz, le directeur du Département des Renseignements Intérieurs.
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Herman Lenz : Bien sûr, si non vous seriez déjà probablement mort Victor.
Victor : Très drôle.
Hermand Lenz : Tout est arrangé?
Victor : Oui. Elle est morte peu de temps avant que je parte.
Herman Lenz : Bien. Et j'ai pu constater que notre cher ami Ernets Rhum avait rejoint son créateur par vos soins.
Victor : Oui. Comme prévu je l'ai abattu immédiatement.
Herman Lenz : Parfait. Il était facilement manipulable. Cela aurait été problématique que la police puisse l'interroger.
Victor : Oui...monsieur, on était vraiment obligé de faire ça?
Herman Lenz : Je sais que c'est dur pour vous. Vous étiez dans son service d'ordre depuis le début de la campagne. Mais oui, sa mort était malheureusement nécessaire.
Victor : D'accord...Je suis désolé de vous avoir posé cette question, je ne sais pas...
Herman Lenz : Ne vous inquiétez pas, je comprend tout à fait votre réaction. Mais dites vous que sa mort est loin d'être inutile. Elle va permettre de changer le cour des choses, pour toujours. Vous avez marqué l'Histoire ce soir Victor. Soyez fier et ne vous en voulez pas : c'est ceux qui donnent les ordres qui portent le lourd fardeau de leur décision, pas ceux qui les exécutent.
A ces mots Lenz sortit de la voiture et partit.
Posté : dim. mars 08, 2015 10:43 pm
par Michou92
[center]Le prix de la Victoire (Partie 3)[/center]
Siège de la section anti-terroriste de Bassaxe,
Salle de briefing.
22 juillet 2026
9h05
La réunion de briefing avait commencé il y a environ 20 minutes. Le directeur de la section, Franck Lavart, faisait un résumé des avancées de l'enquête en expliquant quelle direction devaient maintenant être prises par chaque équipe. Parmi les chefs des différents services de la section, Henri Lefèvre, chef du Gouvernement et Ministre de l'Intérieur, était présent avec son directeur de cabinet et son conseiller en matière d'anti-terrorisme. Le Ministre d'Etat était en effet présent sur place pour assister aux funérailles de Delphina Lebzung qui avaient lieux à 10h.
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Franck Lavart : [...]Concernant les documents analysés, l'équipe d'Alexandra a découvert une adresse ne correspondant à aucune permanence du Parti de la Bassaxe Libre. Il s'agit à priori d'un vieil entrepôt désaffecté dans la périphérie sud de Henzburg. Cela pourrait être une cache d'arme ou de cash. Les escouades de Georg et de Hannah iront sur place avec un détachement de la police provincial qui s'occupera d'éloigner les civils tant que l'opération là bas ne sera pas terminée. C'est finit, vous savez ce que vous avez à faire, on refait le point à 13h.
Tout le monde se leva. Henri Lefèvre, un goblet de café à la main et sans cravate, fit signe à Lavart.
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Henri Lefèvre : Où sont vos toilettes? Il faut que je me change pour l'enterrement et j'ai besoin d'une glace.
Francl Lavart : Oui bien sûr je vous montre.
Ils sortirent, accompagnés par le service de sécurité et les deux membres du cabinet. Devant la porte, Lefèvre dit à Lavart et à un des gardes du corps portant une housse de venir avec lui. Il enleva sa veste qu'il donna au garde et commença à nouer puis à ajuster sa cravate en face de la glace.
Henri Lefèvre : C'est du bon boulot Franck. Ces terroristes sont à terre et à priori l'opinion est rassurée, même si il faut encore rester prudent.
Franck Lavart : Merci Monsieur. En parlant d'opinion, des journaliste ont demandé à accompagner nos hommes pour fouiller l'entrepôt, je ne sais pas trop quoi leur dire.
Henri Lefèvre : Cela va gêner vos hommes dans leur tâche?
Il finit de nouer sa cravate et tendit le bras à l'homme de la sécurité pour qu'il lui donne son gilet noir, 3e pièce de son costume pour l'enterrement.
Franck Lavart : Il sont de la rubrique judiciaire de leur journal donc il connaissent les règles de ce genre de reportages. Par conséquent non.
Henri Lefèvre : Alors faites les venir. Tout ce qui est bon pour rassurer l'opinion est une bonne chose. Et puis cela fera de la bonne pub pour votre service. Vous l'avez mérité.
Il renfila sa veste et ils sortirent de la pièce puis se dirigèrent vers la sortie.
Franck Lavart : Très bien. On a un autre problème : les journalistes me harcèlent pour savoir quel pays a financé le PBL. On fait quoi?
Henri Lefèvre : Ne dites rien. On a un moyen de pression potentiel sur le Vierenstein, je n'ai pas envie qu'il soit gâché pour alimenter les gros titres. Veillez juste à ce qu'il n'y ait pas de fuites. Je suppose que vous ne venez pas à l'enterrement, vous avez du boulot sur la planche. Continuez à me tenir informé des avancées de votre enquête.
Franck Lavart : Ce sera fait.
Il se serrèrent la main et Lefèvre sortit sur le trottoir où une voiture noire l'attendait. Il monta dedans et le chauffeur démarra. Son directeur de cabinet était à l'arrière avec lui et son conseiller était à l'avant avec le chauffeur.
Directeur de cabinet : On va être juste niveau horaires.
Henri Lefèvre : Cela ne commence jamais à l'heure Charles, tu le sais bien. Où est Caroline?
Chauffeur : Votre femme est déjà à la cathédrale avec madame la Première Dame.
Henri Lefèvre : Et le Président?
Chauffeur : Il est allé rendre visite à la famille de la défunte et a passé en revu un bataillon de la Garde Républicaine mobilisée dans le cadre du plan alerte attentat. Il doit déjà être arrivé là bas également.
Henri Lefèvre : Ok.
Conseiller : Le Président reste dans la Province jusqu'au scrutin, on fait de même?
Henri Lefèvre : Oui bien sûr. De toutes façon on avez rien de très important à l'agenda officiel je crois non? Je suppose que le Président occupe la résidence de Porterole?
Directeur de cabinet : Evidemment, c'est une résidence présidentielle de toute façon. Il va en faire son QG jusqu'au 27.
Henri Lefèvre : Très bien, si il y a besoin de faire des réunions avec je m'y rendrais mais à priori si il y installe une annexe temporaire de la Présidence il ne va pas y avoir de place pour moi. Loue une chambre pour ma femme et moi à l'hôtel Vernaux de Henzburg, il vient d'ouvrir et le cadre est magnifique il paraît. Je réglerais de ma poche bien sûr. Et vous deux prenez un hôtel proche, histoire que vous n'ayez pas à traverser la ville pour venir me voir si besoin est.
Directeur de cabinet : Très bien. Ah, on arrive.
La voiture arriva sur le parvis de la cathédrale Sainte Gunilda de Bassaxe. Les journalistes étaient présents en masse. Des manifestants étaient également venus témoigner de leur solidarité envers la famille. Le service de sécurité aida Lefèvre à traverser sans trop d'encombre ce véritable mur de journalistes. Il marcha vers la grande porte lorsqu'il s’aperçut que les enfants de la défunte et leur père arriver en même temps que lui. Cela lui fit un coup. Il savait qu'en autorisant Herman Lenz et Nicolas Palevesse à débuter cette gigantesque manipulation il allait briser la vie de cette famille mais la voir ainsi, en plein désarroi, lui lassera le cœur. Il avait dû à maintes reprises prendre des décisions difficiles, mais cela ne faisait rien : il souffrait comme il n'avait jamais souffert, il se sentait atrocement mal même si cela ne se voyait pas extérieurement. En l’apercevant, le veuf et ses trois enfants s'approchèrent de lui. Il serra la main du père et lui présenta toutes ses condoléances. Il fit de même avec Linda, 13 ans et Lukas, 11 ans. Lorsqu'il se mit accroupit pour parler au cadet, Karl, 5 ans, ce dernier fonda en larme et se blottit contre le chef du Gouvernement. Lefèvre, paralysé, réussit tout de même à le serrer dans ses bras. C'était le coup de grâce, lui qui était toujours imperturbable même dans les pires situation, sentit ses yeux se remplir de larmes. Tous les journalistes immortalisèrent la scène avec leurs appareils photos et leur caméras. Il réussit à s'essuyer les yeux avant de relâcher l'enfant. Il avait toujours les yeux humides mais au moins, il ne voyait pas complètement flou.
Il rentra dans la cathédrale avec la famille. Il salua bien du monde en se rendant au premier rang mais il ne voyait pas leur visage : il était encore bouleversé. Finalement, il arriva à sa place. Il embrassa sa femme et salua le couple présidentiel. Il se retourna pour saluer les autres membres du Gouvernement venus à Henzburg ainsi que les autres personnalités de premier rangs venues assister aux funérailles. Étaient notamment présents Nicolas Palevesse qui était là en tant qu'ancien ministre, le maire de la ville, Verner Brown, le Président de la Province, Hanz Lordung ainsi que la Présidente de la Cour Suprême, Elise Dumont.
La cérémonie commença, retransmise en direct sur la première chaîne de télévision Franconienne.
Posté : lun. mars 09, 2015 9:30 pm
par Michou92
Le Prix de la Victoire (Partie 4)
Henzburg
Hôtel Vernaux,
25 juillet 2026
0h30
Henri Lefèvre regardait la chaîne en continue FTV dans le salon de sa suite. Il s'agissait d'une grande pièce, le sol était d'un marbre beige et les murs resplendissaient d'un blanc éclatant. Des toiles de maîtres contemporains étaient accrochées sur les murs et une grande baie vitrée permettait de profiter d'une vue imprenable sur la Capitale Provinciale. Caroline dormait mais lui n'y arrivait pas. Le stress du scrutin ajouté à la forte culpabilité qu'il avait sont en effet rarement bon pour le sommeil. On toqua à la porte. C'était Charles, Son chef de cabinet.
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Henri Lefèvre : Charles, que se passe-t-il pour que tu débarques ici à cette heure?
Charles : Tiens regarde, ce sont des sondages, conffidentiels bien entendu, plus rien est publié depuis l'assassinat.
Lefèvre prit la feuille et regarda attentivement les chiffres. Sa mâchoire se crispa : Non :43, oui : 47.
Henri Lefèvre : Appelle immédiatement Palevesse et Lenz.
Charles : Très bien.
Charles alla trouver les autres. Lefèvre restait crispé dans son fauteuil. Il se passa la main dans les cheveux et soupira.
45 minutes plus tard Nicolas Palevesse et Herman Lenz arrivèrent.
Ils entrèrent dans la suite. Lefèvre les appela. Il était dans le salon, assit à une petite table ronde. Ils le rejoignirent.
Henri Lefèvre : Je suppose que vous avez été prévenu des chiffres du dernier sondages?
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Nicolas Palevesse et Herman Lenz[/center]
Nicolas Palevesse : En effet.
Henri Lefèvre : Vous m'aviez pourtant assuré que votre plan suffirait à renverser la tendance! On a plus rien d'autres à faire que frauder maintenant. Quelle belle réussite !
Herman Lenz : On a été prit de cours, c'est le mieux qu'on a pu faire. Et puis 4 points d'écarts, par rapport aux 15 qu'il avaient avant, c'est pas mal.
Nicolas Palevesse : Et puis ce n'est pas comme si ce qu'on avait fait n'avait servit à rien. Nous allons pouvoir nous débarrasser de l'infulence Fiémançaise dans la région en l'évacuant avec les mouvements indépendantistes. Nous pouvons nuire contre elle à découvert désormais.
Herman Lenz : Et puis même si on va frauder cette fraude va paraître vraisemblable. L'écart est faible en plus, cela demandera moins d'effort de frauder. Et qui dit moins d'efforts dit moins de risque à prendre.
Henri Lefèvre : Il faut agir vite. Notre seul chance de réussite réside dans notre choix de nos observateurs internationaux. Avec l'attentat tout le monde les avez oublié mais nous allons en faire un atout. Nicolas, appelle notre ami entrepreneur du Groupe Préba, il pourra peut être convaincre Tel Erib de nous envoyer des observateurs bienfaisants. Herman, vois si Circonstances Spéciales peut nous aider. On a déjà travaillé avec eux dans le passé. Moi je vais téléphoner à Karkaman pour lui dire qu'on accepte la proposition du Viertenstein concernant ses observateurs et ensuite je m'occuperais de la Biturige.
Herman Lenz : Mais ils sont pour l'indépendance le Viertenstein...
Henri Lefèvre : On les mettra dans des bureaux acquis au non. Pour rendre le vote plus crédible c'est bien de les avoirs, ça va permettre de légitimer le tout. Evidemment pour une plus grande "transparence" seuls les observateurs feront le décompte, pas de franconiens présents. Ils seront seulement là pour organiser le déroulement du vote. Messieurs nous jouons gros sur ce coup, il ne faut pas se rater.
Posté : lun. mars 23, 2015 10:58 pm
par Michou92
Cour Suprême,
Salle de délibération de la Cour
9 septembre 2026
15h
Les 11 juges de la Cour Suprême s'étaient réunit afin de délibérer sur le référendum du mois de juillet. Bien que validé par les observateurs internationaux, de nombreuses plaintes additionnées au dossier du journal la Parole Rouge avait forcé la Cour Surpême à ouvrir une enquête préliminaire pour savoir si oui ou non il y avait matière à lancer des poursuites. La salle des délibérations était située derrière la salle des audiences. Le plafond était haut et les grands murs de marbres blancs donnaient un air plus que majestueux, impérial, à cette cour qui dirigeait le pouvoir judiciaire du pays depuis sa création en 2019. Elus par leurs pairs pour deux ans non renouvelables, ces juges, magistrats expérimentés, devaient traiter d'affaires ô combien importantes en plus de vérifier la constitutionnalités des lois. Ainsi donc, tous litiges de niveau provincial ou plus était réglé directement par cette prestigieuse instance. La délibération avait commencée à 14h30 et le moins qu'on pouvait dire, c'est que le débat était animé. La Président de la Cour, Elise Dumont, venait de reprendre la parole
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Elise Dumont[/center]
Elise Dumont : Chers collègues, je comprend vos hésitations quant à la posture à adopter. Mais il faut bien admettre que les éléments que nous avons sont très légers pour lancer une enquête...
Karl Bassecht : Légers? Des sommes d'argent en liquide et des centaines de plaintes? Vous appelez ça léger? Je ne suis pas non plus convaincu par cette histoire de fraude mais de mon point de vue je pense que nous devrions ouvrir une véritable enquête pour faire toute la lumière sur cette histoire....
Ludivine Vicomte : Mais Karl enfin vous n'y comptez pas? Les observateurs ont donné leur conclusions et je pense qu'on peut leur faire confiance !
Jerôme Waulso : Il y a clairement une intention délibérée de déstabiliser la Nation, il faut donc faire très attention ! Très attention vous dis-je !
Victor Marin : Mais on ne peut pas faire confiance à ces observateurs, les éléments à l'encontre de la majorité d'entre eux sont accablants !
Ludivine Vicomte : Mais enfin Victor il n'y a aucune preuve que cet argent ai servit à de la corruption! Et il n'est pas traçable d'ailleurs! Vous ne pouvez donc pas affirmer qu'il y ai eu corruption !
Victor Marin : D'où une véritable enquête ! On trouvera d'où vient l'argent !
Jerôme Waulso : Mais on ne va pas ouvrir une enquête de cette ampleur pour si peu...et imaginez le souk que ça va déclencher !
Elise Dumont : Un peu de calme s'il vous plait! On s'arrêta de parler après quelques échanges encore vifs. Merci. Nous sommes confrontés à une situation inédite. Dehors attendent les journalistes pour savoir si oui ou non une enquête est lancée et si par conséquent la viabilité du référendum est sur la sellette. Nous allons donc devoir faire un choix qui décidera de l'avenir de cette Nation. Car oui, vous aurez beau dire tout ce que vous voulez il s'agit bien de cela. Ce référendum a crée des tensions et ce depuis l'assassinat de la défunte Delphina Lebzung. Remettre en cause la viabilité de ce référendum c'est remettre en cause la viabilité de l'Etat et de la Nation toute entière. Or dans le contexte actuel je pense que cela serait totalement suicidaire! Préférez-vous voir nos doutes triompher pour de si pathétiques éléments d'enquête au prix de l'unité de la Nation ou préférez-vous que cette Cour sauve la Franconie de plus d'instabilité encore? Il faut mettre fin à cette comédie !
Karl Bassecht : Et qu'en serait-il si il se trouvait que nos doutes soient fondés? Aucun de nous ne peux le savoir mais il serait criminel de les ignorer !
Elise Dumont : Vous n'êtes pas un simple juge monsieur Bassecht, vous êtes un des onze juges les plus puissants de ce pays. Vous avez une importance politique majeure et il faut donc prendre en compte l'impact politique des décisions que vous souhaitez voir appliquer. Peut être y-a-t-il un risque, je n'en sais rien. Peut être qu'il y a eu des fraudes. Mais dans le cas présent je pense solennellement que l'intérêt de la Nation doit passer avant notre conception de la Justice.
Victor Marin : Vous êtes en train de nous dire que vous préférez voir une Nation dont l'unité repose sur un mensonge plutôt que d'appliquer la véritable Justice? C'est tout bonnement scandaleux! Vous devriez avoir honte! Être la plus jeune de nous tous et être notre Présidente ne vous autorise pas tout! Vous allez trop loin, ce Gouvernement est peut être coupable de...
Elise Dumont : Ce Gouvernement. Pas l'Etat, pas la Nation. Quoi qu'il arrive si jamais nos doutes sont fondés les coupables de tricherie seront remplacés d'ici quelques années. Nous ne sommes pas dans une dictature après tout. Pensez-vous donc qu'il faille risquer l'unité nationale pour condamner des gens qui auront quitter le pouvoir dans dix ans? Et en plus, c'est seulement dans le pire des cas. Je vous signale que rien ne lie le Gouvernement à ces potentielles tricheries ce qui rend cette affaire encore moins crédible.
Victor Marin : Mais faites une enquête alors!
Elise Dumont : On a pas le temps pour ça! Des milliers de personnes défilent à Henzburg, la Fiémance complote ouvertement pour organiser les indépendantistes Semptrains et le Viertenstein lorgne toujours autant sur la Bassaxe et vous vous nous pourrissez la vie avec votre enquête?! Vous voyez bien que nous vivons une crise et que nous ne pouvons pas nous permettre de perdre des mois pour vérifier des doutes non établis! Qu'est-ce qu'aurez pensé Férdérique de tout cela Victor?
Victor Marin fut pétrifié. Frédérique Marin, son fils, était mort dans les premiers mois de la guerre civile, prêt de Mathern au côté de ses camarades révolutionnaires.
Elise Dumont : Risqueriez-vous vraiment le rêve qu'avez votre défunt fils pour quelques doutes? Nous nous sommes battus pour cette Nation. Nous nous sommes battus pour cette République et aujourd'hui il nous revient la tâche de la sauver.
Un grand silence suivit. Les plus réfractaires des juges étaient songeurs. Fallait-il sacrifier leur désir de connaître la vérité sur l’autel de l'unité de la Nation ou fallait-il rester de simples magistrats ne cherchant qu'à faire justice quel qu'en soit le prix? Après quelque secondes, Marin rompit le silence :
Victor Marin : D'accord. D'accord je vous suis, mais ce n'est pas de gaieté de cœur.
Elise Dumont : Pour moi non plus Victor, mais tel est notre devoir vis à vis de la République et la Nation. Je suggère de procéder aux votes. Je propose donc de ne pas donner suite à l'enquête préliminaire. Qui vote contre? -Personne ne bougea- Qui s'abstient? -Encore une fois aucun mouvement- Qui vote pour? -Les 11 mains se levèrent- Ainsi donc la décision de ne pas donner suite à l'enquête préliminaire est adoptée à l'unanimité. Je vous propose de passer en salle d'audience afin d'annoncer la décision de la Cour.
Ils se levèrent tous et se dirigèrent vers la salle d'audience.
Posté : dim. mars 29, 2015 5:17 pm
par Michou92
Siège du Gouvernement-Ministère de l'Intérieure
Appartements d'Henri Lefèvre
27 septembre 2026
18h40
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Le soleil déclinait sur Prétorus. Des faisceaux de lumière presque crépusculaires traversaient les vitres des appartements du Ministre d'Etat. Un silence assourdissant régnait dans le salon, plongé dans la pénombre.
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Henri Lefèvre était assit par terre, adossé au canapé. La lumière du téléviseur éclairait péniblement sa face. Il regardait la chaîne d'information en continue FTV, qui parlait en boucle des contestations du référendum en Bassaxe. Le son était coupé, la voix de la présentatrice l'énervait. Il avait le regard triste, épuisé par les événements qui s'enchaînaient depuis le mois de juillet. Il ne se remettait pas de cette vue de la famille de la défunte Delphina Lebzung, effondrée, et qui avait cru trouver en lui l'homme qui allait retrouver les commendataires de ce crime horrible. Si seulement ils avaient su. En donner l'ordre avait déjà été un déchirement, en voir les conséquences fut la goutte de trop. Et si seulement cela avait permit de retrouver la paix politique dans le Pays...Mais cela ne servit qu'à justifier d'autres crimes : l'arrestation des leaders indépendantistes, pour la plus part uniquement coupables d'avoir des convictions, et la fraude électorale qui résulta de cette "victoire" à l'arraché. Et désormais le voilà contraint de négocier avec les indépendantistes, du moins si ils acceptent la rencontre proposée par Finckel. Le Président ne savait rien de la fraude mais il savait une chose : Lefèvre était un bon diplomate et surtout, négocier avec les indépendantistes l'agacerait au plus haut point. Or, pour un Président mis à l'écart par la majorité Gouvernementale, le seul plaisir restant est de nuire au chef du Gouvernement. Lefèvre ferait son devoir, mais il commençait sérieusement à être atteint personnellement par ces histoires. Même sa femme Caroline, pourtant au courant de nombreuses affaires peu honorables, ne savait rien. Elle ne pouvait donc pas le soutenir comme elle l'avait toujours fait : elle ne pouvait pas comprendre le mal qui rongeait son mari. Il prit la bouteille de Whisky qui se trouvait à côté de lui mais en la portant à ses lèvres il comprit qu'il ne restait plus rien. II voulu se lever mais il était tellement épuisé que son corps ne suivit pas l'esprit. D'ailleurs cela valait mieux : il avait songé à écrire sa lettre de démission un peu plus tôt dans l'après midi mais là aussi, les actes ne suivirent pas la pensée. Ce n'était même plus une question d'avoir ou non le pouvoir, c'était tout simplement une question de devoir. Que se passerait-il si il partait? Finckel n'avait pas de majorité et son successeur naturel, Paul Mercand, avait quitté la politique. Il était coincé. Il arrêta de songer à tout cela lorsque la porte du salon s'ouvrit et qu'il fut éblouit par la lumière du couloir.
C'était Herman Lenz, le chef des services secrets intérieurs. Il resta immobile. La vision d'Henri Lefèvre déprimé et débraillé, lui, l'homme qui l'avait toujours suivit, le choqua. Il ferma la porte derrière lui, replongeant la pièce dans la pénombre, puis vint s'asseoir à côté de lui.
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Herman Lenz : Ça va?
Henri Lefèvre : -rire las- J'ai l'air d'aller bien selon toi?
Herman Lenz : Je ne peux pas croire que cette "petite" crise politique de rien du tout puisse te mettre dans cet état....c'est à cause de Lebzung c'est ça?
Henri Lefèvre : Oui.
Un silence plana plusieurs secondes.
Herman Lenz : Pour moi aussi c'est dur...J'en fais des cauchemars. Pourtant j'en ai fait tuer des gens...mais c'était des "méchants" : commissaires politiques coco, fascistes, terroristes....mais là...une mère de famille...
Henri Lefèvre : Mais on ne peut pas revenir en arrière...Et il faudra sentir notre conscience se faire ronger par ce mal jusqu'à la fin de notre vie...
Herman Lenz : On ne peut pas revenir en arrière comme tu l'as dit. Alors il faut l'accepter et aller de l'avant. De toute façon on avait pas le choix, le cour des événements nous ont imposé ce choix.
Henri Lefèvre : Toi tu n'avais pas le choix, c'était un ordre. Un ordre que j'ai donné. Et cet ordre, j'aurais très bien pu ne pas le donner. J'aurais dû ne pas le donner.
Herman Lenz : Si ça peut t'aider n'oublie pas que c'est Palevesse et moi qui t'avons conseillé ce choix, on est donc autant voir plus fautif que tu ne l'es.
Henri Lefèvre : Oui mais c'est moi le dirigeant! Palevesse est un chef de parti et un homme d'influence. Toi tu es le chef des services secrets. C'est moi qui prend les décisions et par conséquent je suis le seul à devoir en subir la responsabilité morale. Je suis un monstre.
Herman Lenz : Non mais reprend toi! Il est où là l'homme que j'ai suivit dans les années 2000 et qui voulait changer le monde? L'homme qui à 20 ans avait déjà la ferme volonté de renverser les salopards fachos qui nous gouvernaient depuis des années? T'as libéré un pays mon vieux! Tu lui a apporté la démocratie et le développement! Même si un certains nombre d'entre eux gueulent aujourd'hui n'oublie pas que sans toi ils seraient encore dirigés par des extrémistes qui eux, étaient des monstres.
Henri Lefèvre : La démocratie? On a truqué les élection Herman...
Herman Lenz : Faux. Les Fiémançais et le Viertenstein ont influencé l'opinion, on a fait que corriger le tire. Et puis même : notre Nation est la garantie de notre liberté, conserver son unité était donc une nécessité pour que la démocratie survive! Tu es un excellent homme d'Etat mais un homme d'Etat doit parfois prendre des décisions difficiles. Or certaines décisions sont trop difficiles, même pour le meilleur dirigeant du monde. Dans ce cas il faut que ce dirigeant s’appuie sur quelqu'un d'autre pour tenir le coup. Tu ne peux pas en parler à Caroline, mais tu peux m'en parler à moi. Laisse moi t'aider.
Lefèvre fut touché par ce que venait de dire son vieil ami. Il tenta de retenir ses larmes, avec peu de succès toutefois. Il se tourna alors vers Lenz et l'embrassa. Ce dernier, d'abord surprit, ne recula pas et passa sa main derrière la tête du Ministre d'Etat.
Posté : jeu. avr. 09, 2015 6:20 pm
par Michou92
Assemblée Nationale,
Hémicycle
27 octobre 2026
14h50
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Comme tous les ans, les parlementaires et le Gouvernement étaient passés dans la merveilleuse période des négociations pour le budget de l'année suivante. Et comme d'habitude, personne n'étaient d'accord sur rien : les socialistes voulaient toujours augmenter les prestations sociales et les aides de l'Etat dans l'Economie, les traditionalistes voulaient toujours voir le budget du développement urbain redirigé ou réduit à néant et les libéraux répondez toujours non aux premiers et "on verra" aux seconds. Henri Lefèvre étaient présents au banc des ministres pour suivre la séance même si les termes "cour de récréation" ou "joyeux bordels" étaient plus appropriés à la situation.
Un député du Mouvement traditionaliste termine son intervention. A peine s'est-il rassit qu'un député communiste se lève, sans même que cela soit à lui de parler :
"Espèce de vieux croûton, vous ne comprenez rien à rien, mais vous êtes bouché ou quoi? Et pourquoi pas retourner au moyen âge tant qu'on y est?"
Avant que l'un de ses collègues rajoute : "Si c'est ça que vous voulez vous n'avez qu'à aller voir au Thorval si on y est !". -Éclats de rire à gauche-
Dans cette ambiance houleuse, le Ministre d'Etat essayait tant bien que mal de discuter avec son ministre de l'Economie, Vincent Courneuve.
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Henri Lefèvre : C'est bon le budget des investissements publics pour cette année a été complètement utilisé?
Vincent Courneuve : Oui! On a écoulé les derniers millions dans un projet d'aménagement de site industriel près de Wischbourg.
Henri Lefèvre : Ah oui, site réservé à l'industrie agroalimentaire c'est ça?
Vincent Courneuve : Oui ! Ils sont plusieurs groupes à vouloir se lancer dans ce secteur. Il faut dire qu'avec nos productions on peut faire quelque chose de très rentable!
Henri Lefèvre : Très bien. Bon et ces emprunts? On pourra les demander dès février comme prévu?
Vincent Courneuve : En principe oui. On fait les dernières estimations. On va en diriger environ un quart vers Néo-Prétorus ainsi qu'une bonne partie sur le projet de canal Prétor/Semptre. Le reste financera le grand pôle de recherche de Pulney ainsi que d'autres projets mineurs.
Henri Lefèvre : Excellent. Le chef du Gouvernement fut gêné par les hurlements désespérés d'Alexis Marcelo, Présidents de l'Assemblée, qui s'était mit debout sur son perchoir pour tenter de calmer la situation, en vain.
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Alexis Marcelo : Mais taisez-vous monsieur Ponchet! Non, ce n'est plus à vous de parler...Comment ça abruti? C'est moi que vous traitez ainsi ?!? Eh bien dehors alors! Huissiers?
Le chef de cabinet d'Henri Lefèvre rentra discrètement dans la salle pour faire signe au directeur de cabinet, présent sur le banc derrière celui des ministres, qu'il fallait y aller. Ce dernier posa la main sur l'épaule du Ministre d'Etat et lui chuchota :
Directeur de cabinet : Monsieur, la réunion avec monsieur Karkaman va nous obliger à partir.
Henri Lefèvre : Ah, très bien. Je n'aurais pas à supporter plus longtemps ce vacarme. En voyant le regard interrogateur de Vincent Courneuve, il lui dit : Oui je dois voir Victor au sujet du congrès des libéraux de novembre prochain. Bonne chance pour la suite!
Il sortit rapidement de l'hémicycle avec Charles Julon, son directeur de cabinet.
Henri Lefèvre : Charles vous savez ce que je regrette le plus dans le fait de ne plus être président?
Charles Julon : Hum, non.
Henri Lefèvre : Eh bien quand on est Président on a pas le droit de venir au parlement et par conséquent on est pas obligé de supporter ce cirque qui recommence chaque année!
En arrivant dans le hall, plusieurs journalistes suivis de leur cameraman et micros en main, se jetèrent sur le chef du Gouvernement :
"Monsieur Lefèvre, la côte de popularité du Gouvernement est remonté suite aux positions fermes prisent par monsieur Victor Karkaman face à la Fédération Transnationale, êtes vous satisfait?
Henri Lefèvre : Eh bien vous savez on ne gouverne pas pour la popularité mais je ne peux que me réjouir de cette tendance.
" Monsieur le Ministre d'Etat, on parle beaucoup d'un article paru au Litzburg critiquant les démocraties d'Alméra Centrale, notamment la nôtre et la Biturige, qualifiant les dirigeants de ces régimes comme manquant de sagesse. Comme réagissez-vous à ce papier?"
Henri Lefèvre : Eh bien oui j'ai lu cet article ce matin. Eh bien je pense que le premier fondement de la sagesse est de ne pas se considérer sage soit même or c'est ce qu'a conclu ce journal au sujet des dirigeants de son pays si je ne m'abuse? C'est en effet très arrogant. Qu'ils commencent par devenir indépendants vis à vis de leur Etat, nous en reparlerons après.
"On parle de plus en plus de l'ordre de Longinus, des rumeurs laissent entendre que Rodolphe Finckel souhaiterait soutenir cette organisation, qu'en est-il?"
Henri Lefèvre : Eh bien nous n'avons pas évoqué ce sujet donc je suppose que ce ne sont que des rumeurs. De toute façon la position du Gouvernement est claire à ce sujet : nous considérons que mêler religion et géopolitique est une mauvaise chose, à partir de là la réponse est toute trouvée.
La conseillère en charge des relations avec le Parlement d'Henri Lefèvre s'approcha de lui.
Danielle Cains : Il faut parler. -ils s'extirpèrent de la masse de journalistes- Delcourt a un problème avec les ultras, il est dans le salon rouge. Lefèvre regarda sa montre. Il allait être en retard pour sa réunion avec Karkaman. Mais bon, vu l'attitude de Danielle Cains, si posée d'habitude, il valait mieux voir quel était le problème.
Ils arrivèrent dans le salon rouge, au premier étage, où étaient en train de discuter des parlementaires ultras-Républicains.
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Jean-Philippe Delcourt : Dans le mot "non" vous ne comprenez pas le sens global ou c'est parce que ça vous trouble dans la mesure où ça se rapproche à une lettre près de l'adjectif qui vous qualifie le mieux?
Député 1: Ah ah ah, très drôle! Toutefois vous n'avez pas le choix : on veut une augmentation du budget de la défense de trois points si non on ne vote pas ce budget.
Jean-Philippe Delcourt : Mais enfin c'est stupide! La réforme de l'armée est déjà bien avancée, il faut privilégier le développement, c'est la ligne du Gouvernement!
Député 2 : Sauf que nous avons 30 parlementaires avec nous, or la majorité est de 239 et nous savons tous que certains sociaux démocrates ne voteront pas le texte. Vous n'avez pas le choix.
Henri Lefèvre : Messieurs qu'est-ce qui se passe encore? On été d'accord qu'on augmentait pas la part du budget de la défense. Contentez-vous en, il est déjà assez élevé.
Député 1 : Alors nous ne voterons pas ce budget.
Henri Lefèvre : Messieurs, il y a une semaine nous nous sommes vus et vous n'aviez pas cette idée saugrenue, qu'est-ce qui a changé?
Député 2 : Eh bien, maintenant que vous le dites, notre choix a été très influencé par monsieur Benjamin Veil. Nous serions en effet très déçus si ils ne pouvait pas proposer sa candidature à la mairie de Prétorus dans des primaires internes au parti....
Lefèvre s'assit.
Henri Lefèvre : Ah...nous y voilà! Vous êtes donc près à sacrifier un budget pour ça? Vous êtes pathétiques....
Député 2 : Peut être mais vous n'avez pas le choix.
Henri Lefèvre : Eh bien soit, faites votre primaire mais ne gênez pas notre travail!
Le Ministre d'Etat se leva brusquement et claqua la porte.
Posté : mer. avr. 29, 2015 10:05 am
par Michou92
Ministère de l'Economie et des Finances,
Bureau de Jean-Philippe Delcourt
26 décembre 2026
17h
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Jean-Philippe Delcourt en était à son cinquième café depuis le début de cet entretien avec son directeur de cabinet et le Président de la Commission finance de l'Assemblée National. Cela faisait maintenant trois jours qu'il n'avait pas dormit, exception faite d'une petite vingtaine de minutes où il avait pu s'assoupir sur la banquette arrière de sa voiture de fonction, qui tenait plus désormais de la navette entre son bureau et le Parlement que de la berline d'un ministre. Encore une fois, le vote du budget avait respecté la grande tradition franconienne en matière de finances, à savoir : toujours en négociation 3 heures avant le vote final.
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Jean-Philippe Delcourt : Bon...le militaire c'est bon, je crois que tout le monde est content non?
Jules Rain (Pdt de la Commission Finances) : Oui ça c'est fait.
Jean-Philippe Delcourt : Youpi...Et maintenant? Que reste-t-il encore à faire, histoire de ruiner un peu plus mes pseudos vacances?
Lucas Philippe (directeur de cabinet) : Eh bien maintenant il reste encore à choisir une solution pour dégager le milliard supplémentaire que veut le chef du Gouvernement pour l'investissement dans l'économie.
Jean-Philippe Delcourt : Je croyais qu'on avait déjà trouvé les solutions ?
Jules Rain : Certes, mais il faut les présenter aux membres de la majorité pour qu'ils choisissent laquelle de ces solutions est la meilleure. Tenez, voici le dossier où sont rappelées les solutions proposée.
Il tendit le dossier au Ministre, qui y jeta un rapide coup d’œil.
Jean-Philippe Delcourt : Alors...."gèle des dépenses de Santé"..."gèle des dépenses en sécurité, Agriculture et Ecologie"..."gèle des prestations sociales"-il leva les yeux vers ses deux interlocuteurs- Ils vont s'écharper là dessus, vous le savez?
Lucas Philippe : Oui mais à priori ça devrait durer moins de deux heures pour qu'ils se mettent d'accord sur la solution à adopter.
Jean-Philippe Delcourt : J'ai une idée pour que ça soit moins barbant....Bon, on y va?!
1 heure plus tard, dans la salle du Groupe UDL
[url=https://www.youtube.com/watch?v=WUAKourRlaw]Musique[/url]
Jean-Philippe Delcourt, en smoking noir et nœud papillon, tout sourire, monte sur la scène micro en main.
Jean-Philippe Delcourt : Bonsoir à tous et bienvenu dans le "Fiscal Show"! -Applaudissements et cris de joie se font entendre dans les rangs des députés de la majorité-
Bien : nous devons voter pour le budget dans deux heures mais avant ça il nous reste une question : comment allons nous financer nos investissements dans l'Economie?! Eh bien c'est à vous, oui à vous, de choisir parmi trois solutions que mon assistant va nous présenter sur l'écran derrière moi? Lucas?
Lucas Philippe, le sourire jusqu'aux oreilles, se place sur le côté du grand écran installé à l'occasion au fond de la scène.
Jean-Philippe Delcourt : Vous avez donc le choix. Première solution : Licencier la moitié des fonctionnaires du pays et faire sous traiter les postes supprimés par des entreprises privées ! - Cri de joie et applaudissements en folie. La solution s'affiche sur le côté gauche de l'écran, à l'image des grands jeux télévisés.
Deuxième solution : La suppression totale des aides sociales ! -Là encore, la foule en liesse hurle avec entrain, la solution s'affiche au centre de l'écran.-
Enfin, troisième et dernière solution : la privatisation des deux tiers des entreprises d'Etat ! - Forts applaudissements, les députés les plus libéraux ne se sentent plus. La dernière solution s'affiche à droite de l'écran-
Quelle solution allez-vous choisir? 3-2-1....VOTEZ !
Phlippe Lucas s'approcha et le secoua.
Philippe Lucas : Monsieur...Monsieur ! Réveillez-vous !
La musique s’arrêta nette. Le Ministre des finances s'était endormi sur son bureau sans s'en rendre compte.
Jean-Philippe Delcourt : Oh ma tête...
Lucas Philippe : Vous devriez prendre un autre café si vous voulez tenir durant la réunion avec la majorité. A ce propos quelle était cette idée pour dynamiser ce pénible moment?
Jean-Philippe Delcourt : Oh non rien...un rêve qui ne se réalisera jamais malheureusement. Ah si seulement on pouvait prendre des mesures vraiment radicales pour l'économie...moi je peux vous trouver bien plus q'un milliard supplémentaires, je peux vous en trouver deux, trois, voir plus ! Malheureusement avec des sociaux-démocrates au Gouvernement on peut pas faire ce qu'on veut je suppose... -tout bas- : Si seulement j'avais fait de la télé au Danmaya...je m'amuserais plus !
Lucas Philippe : Vous dites?
Jean-Philippe Delcourt : Non rien rien -dit il avec un grand sourire-
Le Président de la commission finance, qui regardait son portable, eu tout d'un coup l'air sombre :
Jules Rain : Oh oh...
Lucas Philippe : Que se passe-t-il?
Jules Rain : Les premières estimations de la primaire pour les municipales à Prétorus viennent de tomber : Veil serait largement en tête, plus de 60%...Lefèvre va pas être content...et ça va être la scoumoune au groupe UDL, soyez en assurés...
Jean-Philippe Delcourt : Oh...merde.
Rp inspiré d'une vidéo papy grenier.
Posté : lun. mai 04, 2015 10:13 pm
par Michou92
Palais Saint Louis,
Sorti du conseil des Ministres
10 janvier 2027
11h
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=647614800pxCourcarreedulouvreverslouest1.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/647614800pxCourcarreedulouvreverslouest1.jpg[/img][/url][/center]
Le conseil des Ministres venait de se terminer. Comme d'habitude, les membres du Gouvernements discutaient un peu entre eux dans la salle avant de sortir du palais. Henri Lefèvre parlait avec Vincent Courneuve et Jean-Philippe Delcourt, respectivement Ministre de l'Economie et Ministre des Finances.
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=587472fabriceluchini40379w1000.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/587472fabriceluchini40379w1000.jpg[/img][/url][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=839477HenriLefvre6.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/839477HenriLefvre6.jpg[/img][/url][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=807565kenjenkins2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/807565kenjenkins2.jpg[/img][/url]
De g. à d. : Vincent Courneuve, Henri Lefèvre et Jean-Philippe Delcourt[/center]
Henri Lefèvre : Bien, cette année c'est une année décisive pour l'économie, ça va investir de tout les côtés alors va falloir faire des choix de développement judicieux !
Vincent Courneuve : Oui ! Il faut viser le 25% de croissance sur cette année, on va devoir se remuer ah ah !
Jean-Philippe Delcourt : Oui enfin Vincent je te signale que la dernière fois que tu as dis ça on a fait péniblement 10%...
Vincent Courneuve : Oui bon ça va hein !
Le Président Finckel, ravi de voir son chef de Gouvernement menacé dans son parti par la montée en puissance de Benjamain Veil, s'approcha.
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Rodolphe Finckel : Aaahhhhh Henri ! Alors content du résultat des primaires à Prétorus? -il rit-
Henri Lefèvre rit jaune mais dès que Finckel tourna le dos pour aller voir ailleurs, il s’arrêta net, montrant clairement son exaspération.
Il sortit du Palais. Victor Karkaman, Ministre des Affaires Etrangères, le rattrapa.
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Victor Karkaman : Il faudrait que je te parle d'une missive, je peux venir avec toi?
Lefèvre acquiesça et les deux hommes montèrent dans la berline noire du Ministre d'Etat. La voiture partit immédiatement, sans que les journalistes présents aient pu poser une seule question aux deux responsables politiques.
Henri Lefèvre : De quoi voulais-tu me parler Victor?
Victor Karkaman : Tiens je te lis la missive que j'ai reçus l'autre jour :
[quote]Monsieur,
Avec humour vous abordez les questions qui vous taraude : Tayyip Feruh, enchanté,
dans votre « à l’attention de », dans votre missive : vous l’avez sans doute compris.
Néanmoins, la formulation « Qui êtes-vous » me taraude.
Bien à vous,[/quote]
Un grand silence régna quelques seconde. Lefèvre avait l'air dubitatif.
Henri Lefèvre : D'accord...et tu lui avait envoyé quoi à ce...monsieur?
Victor Karkaman : Bah je lui avait demandé très sérieusement qui il était, où était son pays quoi.
Henri Lefèvre : Et alors?
Victor Karkaman : Bah je sais toujours pas.
Henri Lefèvre : Ah.
Victor Karkaman : Bon bah je suppose que je dis non à son invitation? On va quand même pas envoyé quelqu'un dans un pays dont on ne connait ni l'emplacement ni les intentions.
Henri Lefèvre : Non non...Quoique...
Victor Karkaman : Tu penses à quoi?
Henri Lefèvre sourit.
Aéroport de Prétorus,
Le jour suivant
5h50
Victor Karkaman arriva à l'aéroport après une courte nuit, mal rasé, fatigué. Il avait reçut un sms du Ministre d'Etat une heure plutôt, lui disant de venir ici. Il ne savait pas pourquoi, mais on ne désobéit pas à son chef de Gouvernement, surtout quand il s'appelle Henri Lefèvre. Le Terminal C de l'aéroport était désert. Le premier vol ne partait que dans 1h30. Il avança et aperçut deux hommes assit à une table à côté de la machine à café. C'était Henri Lefèvre et son directeur de cabinet, Charles Julon, seuls, sans même un agent de sécurité avec eux. Le haut fonctionnaire buvait un café dans un goblé en carton pendant que le chef du Gouvernement mangeait tranquillement un croissant, probablement acheté à la boulangerie du Terminal, encore fermée aux clients mais déjà en activité. Devant cette scène peut commune, le Ministre s'arréta quelques instants, incrédule. Il s'approcha.
Henri Lefèvre : Ah Victor ! Bien dormit?
Victor Karkaman : Une nuit un peu courte, mais ça va. Qu'est-ce qu'on fait là au juste?
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=290464PhilippeDuclosFranoisRobanEngrenages.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/290464PhilippeDuclosFranoisRobanEngrenages.jpg[/img][/url][/center]
Charles Julon : Ah vous non plus vous savez pas?
Henri Lefèvre : Vous allez voir. Assit toi Victor.
Il s'exécuta. Les trois hommes attendaient en silence dans le hall désert. On entendait au loin le bruit d'un aspirateur, probablement l'équipe de ménage qui terminait son travail. Au bout de quelques minutes, des pas se firent entendre près de la porte du hall. En les entendant, Lefèvre leva la main pour faire signe à Karkaman de se taire alors que ce dernier allait dire quelque chose. Le Ministre écarquilla les yeux en voyant qui était en train de passer la porte.
Rodolphe Finckel : -apercevant au loin les trois hommes- : Coucou ! Eh oh ! -il fit de grands signes pour les saluer
Ce trop plein d’enthousiasme fit presque peur au chef de la diplomatie et au directeur de cabinet. Ce n'était pas un Président qu'ils voyaient approcher, mais un fous furieux. Suivit de Victor Krift, Secrétaire Général de la Présidence et de deux grades du corps portant ses bagages, Finckel s'approcha d'un pas vif.
Rodolphe Finckel : Aaaahhhhh vous êtes venus ! C'est tellement gentil, vous n'étiez pas obligé !
Henri Lefèvre : Oh mais c'était bien normal de venir vous dire au revoir avant votre départ pour ce grand sommet !
Rodolphe Finckel : Ahhh oui... -il prit la main du Ministre d'Etat- Vous savez Henri, je sais que nous ne sommes d'accord que sur peu de choses...sur rien en fait, mais me laisser aller seul à ce sommet, sans être accompagné par un représentant du Gouvernement libéral faisant office de tuteur, c'est vraiment très appréciable !
Henri Lefèvre : Oh mais non ne dites pas ça, vous êtes le Président. Et un Président, même minoritaire au Parlement, représente sa nation. Vous saurez nous représenter, Le Gouvernement que je représente vous fait entièrement confiance.
Karkaman et Julon se regardèrent, l'air de ne pas bien comprendre ce qu'il se passait.
Tous se dirigèrent vers les pistes. L'avion présidentiel les y attendait. Des membres de la Garde Présidentielle étaient là. Avant de monter dans l'avion, le Président se retourna.
Rodolphe Finckel : Encore un fois merci, vous êtes un type qui, parfois, peut être bien !
Henri Lefèvre : C'est trop d'honneur !
Il sourit en voyant le Président monter dans l'avion avec Victor Krift et quelques conseillers diplomatiques les ayant attendus près de l'avion. La porte se ferma et l'avion se prépara au décollage. Lefèvre, Karkaman et Julon restaient seul, tous les trois, au bord de la piste. L'avion prit de la vitesse et prit son envole. Lefèvre et Julon firent quelques pas et fixèrent l'avion qui s'éloignait. Karkaman, resté en retrait, les rejoignit, fixant lui aussi l'avion.
Victor Karkaman : Il le prend vachement bien. J'aurais pas pensé qu'il soit si content qu'on l'envoie dans ce..."congrès" au fin fond de nul part...
Henri Lefèvre : Oh c'est normal il le sait pas.
Victor Karkaman : Comment ça il le sait pas?
Henri Lefèvre : J'ai été très vague dans mes explications, j'ai parlé d'un grand congrès, loin, à l'Est. Je crois qu'il pense faire route vers le Raksasa ou un truc dans le genre.
Un grand silence plana. Seul le bruit des moteurs d'avion résonnait au loin. Charles Julon, après quelques secondes d'hésitation, toujours en fixant l'avion s'éloigner, demanda :
Charles Julon : Mais il va où alors?
Victor Karkaman : En Osmanistan.
Charles Junon : Putain mais c'est où ça?
Henri Lefèvre : Je sais pas.
Victor Karkaman : Loin.
Un nouveau silence s'installa.
Victor Karkaman : Il sait où c'est le pilote au moins?
Henri Lefèvre : J'espère pour eux.
Silence.
Charles Junon : Mais...c'est pas un peu dangereux de l'envoyer comme ça tout seul ou presque dans des endroit qu'on connait pas?
Henri Lefèvre : Bof. On verra bien quand il rentrera la semaine prochaine. Enfin il a le DRE et la Garde qui le surveillent, on est responsable quand même.
Victor Karkaman : Une semaine? Mais ça ne dure qu'une demie journée !
Henri Lefèvre : Oui...Mais ça le pilote ne le sait pas. Alors quand il va déposer notre cher Président, il va repartir tout de suite après car il ne va pas rester une semaine là-bas. Et vu que j'ai réquisitionné toute la flotte Républicaine la semaine prochaine pour des déplacements du Gouvernement, bah on pourra pas aller le chercher avant 7-8 jours.
Charles Junon : Bhe il va faire quoi pendant ce temps là?
Henri Lefèvre : Alors ça j'en sais foutre rien. Puis j'm'en tape...
Charles Junon : Ah.
Un énième silence se fit. L'avion disparu au loin.
Henri Lefèvre : Bon bah c'est pas tout ça mais on a une semaine de vacances : je vais aller tout seul au forum des investisseurs de Prétorus, je vais ensuite allé tout seul présider la réunion sur les missions annuelles du Ministère de la Rechcerhce et surtout, il ne pourra pas aller au congrès annuel de son parti à la fin de la semaine ! -Il se frotta les mains.- On a du pain sur la planche !