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Alderande

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L’Acte sur la Sécurité voté dans l'Etat du Korriban par l’extrême droite inquiète Ctesiphon
5 juillet 2016

Le Président du Conseil du Korriban Serden Eos Hsek a répondu l’aile droite la plus radicale de sa majorité qui l’urgeait depuis quelques mois à entreprendre des « réformes plus audacieuses » en présentant un Acte sur la Sécurité. La nomination du très sévère Tretyl Mandö à la tête de la Police Républicaine de l’Etat (Moff) en mai dernier avait quelque peu satisfait les surnationalistes les plus radicaux de sa majorité mais ceux-ci, menés par le charismatique Député à la Diète Ark Answersen, demandaient un « coup d’accélérateur » estimant que l’actuel Président du Conseil, bien qu’élu par la majorité d’extrême droite, « ne répondait pas aux attentes des citoyens » de l’Etat du Korriban. Cet Acte, présenté sous plusieurs volets, vise à répondre à la « première préoccupation » des habitants du Korriban : la sécurité. Il augmente le nombre de policiers de 5%, il crée une nouvelle Préfecture (division administrative de la Police Républicaine) à Lespsus et trois nouveaux Edilat (les Ediles sont les chefs locaux de la PR) à Santer, Kriitë et Pluto-Drangedek, le texte autorise aussi les Ediles à déclarer des couvre-feux (droit réservé jusque là au Moff) et il autorise la levée de « milices locales » composées de civils sélectionnés par le Maire d’une commune et par l’Edile de la région. C’est ce dernier point qui semble poser problème pour l’opposition au sein de la Diète et qui inquiète le pouvoir fédéral à Ctesiphon. Ce dernier volet autorise ainsi la formation de milices de volontaires visant à « sécuriser les voisinages et les quartiers en étant au plus près des populations », ces volontaires seront triés sur le volet par le Maire et l’Edile largement acquis aux idéaux d’extrême droite et beaucoup craignent que ces milices fassent office de « garde rapprochée » et de « police privée » aux services des Surnationalistes. « Il ne s’agira pas de cela » a affirmé le Président du Conseil Hsek pour rassurer Ctesiphon. L’Acte sur la Sécurité a été approuvé par la majorité d’extrême droite de la Diète à Elgefran et a été promulgué le jour suivant par le Président du Conseil, inquiet de satisfaire rapidement sa propre majorité.

A Ctesiphon, la nouvelle a été accueillie avec sévérité : « cet Acte est grave et dangereux » a ainsi estimé le Commissaire aux Affaires Intérieures et à la Confédération Alemoth Prestor Darashka et le Chancelier Suprême Aeon Lebara s’est lui-même dit « inquiet » de cette mesure « populiste et démagogique qui va liguer les citoyens les uns contre les autres. » Le Président du Conseil de Surveillance du Prétoire, saer Sidar Yedeeri, a même déclaré que « des agents de la Surveillance veilleraient sur place au respect des droits fondamentaux. » De son côté le Commissaire à la Sécurité Cyprius Dante Yularen s’est montré moins sceptique et plus enthousiaste, agaçant grandement la majorité unioniste de Lebara, il a ainsi estimé que « cet Acte n’était pas mauvais en soi et méritait d’être évalué à ses résultats. »

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A Kriitë, dans le Korriban, le Maire a déjà autorisé la formation de la Milice Communale et la sélection s'est faite sur une centaine de volontaires.</center>
Alderande

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Les tensions dans les discussions préliminaires sur le projet de réforme économique embarrassent la Chancellerie
22 juillet 2016

Si le Comité pour le Libre-Echange fait partie de la majorité unioniste du Chancelier Suprême Aeon Lebara, des bruits de couloir au Sénat affirment que les Sénateurs libéraux font pression sur la Chancellerie pour accélérer les préparatifs de la réforme économique et financière annoncée dès l’investiture du Chancelier en mai 2015. Le Sénateur Ernest Tannhäuser, Président du Comité, a appelé le Chancelier à « ne pas revenir en arrière » et à « être courageux. » Le Commissaire à l’Economie et aux Finances Pter Thanas, membre du Comité pour le Libre-Echange et allié de Tannhäuser, a défendu le Chancelier en affirmant que des « propositions étaient en cours d’étude » aussi bien au Sénat qu’à la Chancellerie mais qu’il fallait « laisser du temps pour qu’une véritable réforme soit possible. »

Cependant, le monde politique s’étonne beaucoup de la lenteur des débats entre la Commission Première (qui regroupe l’ensemble des Commissaires), l’Office Economique de la Chancellerie et les différentes Commissions, débats qui semblent plutôt houleux malgré une volonté affichée de discrétion. Si le Chancelier peut compter sur le Commissaire Thanas à l’Economie et aux Finances et sur le Commissaire Semion Genk qu'il avait imposé à la présidence de la Commission l’Emploi et à l’Industrie le 31 mai dernier, il doit affronter les résistances acharnées du Commissaire Othorion Koeve à l’Agriculture et du Commissaire Victor de Darens au Commerce Extérieur, deux élus de l'opposition. Si tous sont favorables à une réforme économique, il n’existe aucun compromis entre la réforme libérale défendue par le clan Lebara et une réforme protectionniste pour les conservateurs et leurs alliés au Sénat. Le Commissaire Modéré Conservateur Darens s’oppose ainsi farouchement à une réforme libérale du système et prône bien plutôt une union douanière protectionniste au niveau fédéral. Son acharnement commence à exaspérer les libéraux au Sénat qui l’accuse de saboter les débats. S’il s’est montré relativement calme et ouvert au dialogue devant les télévisions hyléennes, le Commissaire a fait un discours beaucoup plus incisif contre la politique libérale du Commissaire Thanas et de la Chancellerie lors d’une invitation à l’Université de Lyöns au Quantar au mois de juin dernier.

Le Chancelier Lebara semble vouloir absolument restreindre le débat entre la Chancellerie et les Commissions du Sénat mais, profitant de ces tensions, le leader des conservateurs au Sénat, le Sénateur Legan Mosetur, s’est fait le défenseur des prérogatives du Sénat estimant que « pour une réforme aussi importante, les Sénateurs devaient être impliqués dans les débats préliminaires. » Il a ainsi demandé la formation d’une Commission mixte visant à superviser les débats actuels entre les Commissaires et la Chancellerie. Le Chancelier a « refusé catégoriquement » estimant que « cela ne rendrait les débats que plus difficiles encore » et il n’a pas eu peur de frustrer ses alliés au Sénat. Il ne veut sans doute pas voir ce projet lui échapper et il semble vouloir éviter par tous les moyens l’intrusion de ses opposants politiques dans l’élaboration de la réforme qui devrait couronner son mandat.

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Le Chancelier Suprême Lebara doit lutter contre les Commissaires réticents à son idée de la réforme et contre le Sénat qui demande de participer aux discussions préliminaires.</center>

Brèves

- La Loi relative à l’implantation des filiales étrangères a été votée par le Sénat. Le Commissaire à l’Emploi et à l’Industrie Semion Genk s’est félicité du vote : « cette loi est applicable dès la fin du mois et montrera ses premiers effets dès le premier semestre de l’année prochaine » a-t-il assuré. La loi prévoit d’annuler les taxes et les charges sociales sur six ans pour les entreprises étrangères qui s’installent en Hylè, si beaucoup critiquent absolument cette mesure, la Chancellerie mise beaucoup sur elle pour faire venir en Hylè des investisseurs et des capitaux étrangers.

- Une manifestation prévue pour protester contre le gouvernement unioniste du Csertan élu en mai dernier pour son manque d’initiative pour résoudre le problème de l’emploi chez les jeunes a pris une autre tournure dans le centre ville de Damascus, la capitale de l’Etat. C’est près de trois milles jeunes qui ont refusé de quitté le cortège alors que la manifestation prenait fin sur la Place Syntagma. Après quelques heurts avec la police, ils ont décidé de rester dormir sur place en signe de protestation : « nous resterons là le temps qu’il faudra » a déclaré le porte-parole de ce mouvement improvisé.

- L’exposition temporaire Visions des Maîtres Symbolistes qui rassemble près de deux cents cinquante tableaux et dessins d’artistes symbolistes almérans de la fin du XIXe siècle semble faire l’unanimité auprès du public hyléen au Palais de la Voûte à Ctesiphon. Elle a déjà accueillie près de 500 000 visiteurs depuis son ouverture il y a à peine trois mois. « C’est une réussite de scénographie et de travail historiographique et critique » a estimé le Commissaire à la Culture du Sénat Ernst Thoedus, précisant que l’exposition pourrait « voyager à l’étranger. »
Alderande

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Le Pacte de Tyyr fonde la première union militaire au niveau fédéral
25 juillet 2016

Les représentants des gouvernements de quinze Etats de la Confédération ont signé le Pacte de Tyyr dans la capitale de la Fryge dans le sud du pays. En élaboration depuis près de deux ans, ce pacte unifie les forces armées de quinze Etats sur les trente-deux que comptent la Confédération : la Stance, le Luskan, le Jyiventhor, le Deleatur, le Valh, le Gordium, l’Alderë, le Vertigo, la Fryge, le Portôn, le Lavengès, le Smyrno, le Pergame, le Lotha et l’Illyrie. Ces Etats ont consenti à la formation d’une union militaire, la première du pays, qui regroupe dès lors près de 66 924 soldats pour l’armée de terre sur les 198 000 soldats que comptabilise dans son ensemble la Confédération. Ces Etats ont donc consenti à perdre un peu de leur prérogative en matière militaire favorisant ainsi des décisions plus rapides et un déploiement plus efficace en cas de conflit. Les deux initiateurs du projet en 2014, l’Archonte du Pergame Logan Klosuthyrôn et le Premier Ministre de la Fryge Sorens Paradine, se sont félicités de la signature du Pacte : « c’est une avancée majeure dans le fédéralisme » ont-il assuré.

A Ctesiphon, la nouvelle a été perçue de manière ambiguë. Si on se félicite de la réussite d’un projet qui va autant vers le fédéralisme et l’union entre les Etats, on regrette que cette initiative n’ait pas été prise en main par la Chancellerie. Le Chancelier Aeon Lebara a « félicité cette initiative riche et exemplaire » mais ses alliés perçoivent une certaine rancœur à la Chancellerie : « jamais les représentants de ces différents gouvernement n’ont eu besoin de recourir au pouvoir fédéral que ce soit via le Sénat ou via la Chancellerie » a confié un Conseiller de l’Office Suprême du Chancelier. L’opposition ne voit dans la signature du Pacte de Tyyr qu’une défaite pour Lebara : « la faillite de la Chancellerie c’est quand les Etats discutent ensemble de l’avenir de la Confédération sans l’avis ou l’impulsion du gouvernement fédéral » a ainsi ironisé le leader des conservateurs au Sénat, saer Legan Mosetur. Le Commissaire à la Défense du Sénat, le conservateur modéré Marcus Heleon a montré plus de relativisme : « cela reste une initiative réussie pour l’avenir de notre pays, peu importe à qui en accorder le mérite. »

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Les Etats signataires du Pacte de Tyyr.</center>

Le Commissaire Thanas « veut la peau » de la Banque DeBeer et la fin des paradis fiscaux en Hylè
28 juillet 2016

Le Commissaire à l’Economie et aux Finances du Sénat, le très libéral Pter Thanas, a organisé une grande réunion et un cycle de débats et de conférences ayant pour thème « l’avenir de la banque ». Cette réunion de grands experts, de spécialistes, d’hommes politiques et de banquiers s’est tenue sur plusieurs jours à Sèd dans le Deleatur et les débats ont été finalement assez houleux voire parfois virulents. Bien que la question proposée visait à « organiser les idées et les points de vue », tout le monde avait en ligne de mire les pourparlers quelques peu mystérieux qui ont lieu depuis quelques semaines entre la Chancellerie et les Commissions du Sénat à propos d’une réforme économique et financière avenir. Nombreux ont été les défenseurs d’une libéralisation du secteur bancaire à compte du Commissaire Thanas lui-même qui a entamé et clos les discussions par deux longs et pointilleux discours. Le PDG de la Banque Höle Sidgurt Vandangante et le Président du Directoire de la Fédération du Commerce Not Gurnë sont allés relativement dans le même sens laissant croire à une entente possible avec le Commissaire. En revanche, le président de la Banque DeBeer Aloysius DeBeer s’est montré particulièrement virulent contre toute idée de libéralisation plus intense du système bancaire actuel : « une telle réforme renforcerait les grandes banques et ruineraient les banques plus modestes et les compagnies familiales » a-t-il déclaré préférant une « politique plus proche des investisseurs basée sur l’aide aux petites banques considérées comme plus sûres. »

Le choix de la ville de Sèd pour la tenue de ce congrès n’est pas passé inaperçu puisque c’est la capitale du Deleatur, Etat qui bénéficie d’un régime d’exception et considéré comme un paradis fiscal et dans lequel est implantée de façon quasi monopolistique la Banque DeBeer et où n’arrive pas à s’implanter la Banque Höle. Le Sénateur de la Banque DeBeer au Sénat, saer Velen Disfenthaal s’est montré très virulent dans le journal national Në Hylean accusant le Commissaire Thanas de « travailler pour le compte de la Banque Höle » et le journal spécialisé Në Oekonomë a titré sa une de façon provocatrice : « Thanas veut la peau de la DeBeer. » On se souvient de l’interminable guerre d’usure menée en septembre 2014 par le clan des libéraux au Sénat (mené par Tannhäuser et Thanas lui-même) contre l’exception fiscale de certains Etats de la Confédération et menaçant clairement les intérêts de la DeBeer notamment.

<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/534/debeerbanqs.png/][img]http://img534.imageshack.us/img534/3250/debeerbanqs.png[/img][/url]</center>

Brèves

- Le Commissaire à la Sécurité Cyprius Dante Yularen a affirmé qu’il annoncerait une « grande réforme du Tetragrammaton » (l’organe supervisant les différentes agences de la sécurité) à la rentrée parlementaire de septembre prochain. Des bruits de couloirs affirment qu’à la Chancellerie l’annonce a été reçue en grinçant des dents et que le Commissaire Yularen aurait même refusé une entrevue privée voulue par le Chancelier Aeon Lebara.

- Le mouvement de contestation de la jeunesse organisée spontanément et chaotiquement à Damascus dans le Csertan prend plus d’ampleur. La Police Républicaine refuse d’intervenir pour le moment estimant que le danger est minime même si l’on compte déjà plus de huit cents personnes qui dorment jour et nuit sur la Place Syntagma. La Première Ministre du Csertan, saera Mona Mothm, si elle s’est dite « préoccupée » n’a pas encore présentée de propositions pour répondre à la contestation. On affirme cependant qu’elle aurait officieusement demandé au Chancelier Lebara que des agents de la Rectification viennent superviser sur place les actions de la police.

- Un train blindé de la Fédération du Commerce a été attaqué, dilapidé et saboté par une action revendiquée par l’Etoile Verte, groupuscule armé qui ne cesse de s’en prendre aux « richesses » de l’entreprise depuis plusieurs années. Les pertes estimées du vol et du sabotage n’ont pas été communiquées précisément par la Fédération même si l’on estime qu’il s’agit de l’attaque la plus désastreuse depuis qu’elle a pu se doter de sa propre armée privée en avril 2015.

- Suivant le mot d’ordre de leur leader saer Legan Mosetur, les Sénateurs conservateurs tentent de saboter tous les débats et les ordres du jour depuis une semaine dans la Rotonde du Sénat. Ils veulent ainsi faire pression sur le Chancelier Aeon Lebara pour qu’il associe les Sénateurs aux discussions préliminaires tenues informellement entre la Chancellerie et les Commissions depuis quelques semaines concernant la possible réforme économique. Excédé, le Chancelier a dû suspendre la séance trois fois cette semaine pendant quelques heures.
Alderande

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Le mouvement de protestation s’intensifie à Damascus
10 septembre 2016

Malgré le passage de l’été, la centaine d’étudiants qui s’étaient amassés sur la Place Syntagma à Damascus s’est transformé en près d’un millier et demi de contestataires qui regroupent étudiants, ouvriers et employés de tout horizon. La hargne est avant tout social et les revendications sont avant tout économiques. L’élection d’un gouvernement unioniste en mai dernier avait soulevé beaucoup d’enthousiasme et d’espoir mais les réformes n’ont pas suivi. « Nous voulons un travail pour tous, des conditions de vie décente et une redistribution plus équitable des richesses » a déclaré le porte-parole du mouvement. Le gouvernement de la Première Ministre du Csertan, saera Mona Mothm, a annoncé quelques initiatives : la création d’une « allocation jeunesse » et d’un « contrat jeunesse » pour répondre aux attentes des manifestants. Cependant, la Première Ministre a fait appel au gouvernement fédéral : « nous ne pouvons que soigner les plaies, les vraies solutions doivent venir du Sénat et de la Chancellerie » a-t-elle estimé.

Le Chancelier Suprême plie devant la pression parlementaire à propos de sa future Réforme Economique
13 septembre 2016

Depuis juin dernier, le Chancelier Suprême Aeon Lebara était très critiqué par l’opposition et par une partie de sa majorité pour avoir exclu le Sénat des débats préliminaires sur la future Réforme Economique. S’il voulait des discussions informelles en huis-clos entre les Commissions Sénatoriales et les Offices de la Chancellerie, il a finalement cédé à la pression des parlementaires et de ses rivaux. Le Chancelier Suprême a ainsi accepté la formation d’une Commission spéciale paritaire mixte sur la question mais il a lui-même décidé de ses prérogatives : droit de douane, libéralisation du marché intérieur, hausse du salaire minimum et hausse des cotisations sociales. Il a ainsi délibérément mis de côtés des questions aussi cruciales que la nationalisation de la Banque d’Hylè et les statuts des privilèges fiscaux de certains Etats, questions chères à son allié le Commissaire à l’Economie et aux Finances, saer Pter Thanas. Le Président de la Commission paritaire mixte, le Sénateur Herven Gulan, a ainsi déclaré que « les discussions allaient très vite et qu’un compromis était en voie d’être trouvé. »

Malgré tout, cette décision ne convainc finalement personne. Les alliés libéraux de la Chancellerie estiment que le Chancelier a « fait un pas en arrière », notamment sur la question des paradis fiscaux. L’opposition conservatrice s’oppose, quant à elle, à une libéralisation du marché intérieur et de la perte des prérogatives des Etats concernant leur politique douanière. Enfin, les grandes entreprises craignent de voir certain de leurs avantages amoindris : la Fédération du Commerce exige déjà de mettre un terme à l’idée d’une libéralisation du marché intérieur puisqu’elle verrait ses privilèges douaniers tout simplement annuler, les patrons estiment quant à eux que la hausse des cotisations nuiraient aux petites entreprises et alourdiraient les investissements. Quoi qu’il en soit, le Sénateur Gulan a annoncé que le texte, une fois approuvé par les Commissions et la Chancellerie, serait présenté « d’ici une semaine. »

Brèves

- Le Chancelier Suprême Aeon Lebara est revenu d’une visite officielle de trois jours au Quantar. Il a rencontré la Chancelière Abby Venternen et a signé avec elle plusieurs accords culturels, politiques et économiques à Lyöns, la capitale de la République fédérale. Le Chancelier s’est dit « heureux et enthousiaste » suite à cette visite qui rapproche considérablement les deux démocraties.
Alderande

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Le projet de Réforme Economique est finalement présenté au Sénat dans une version allégée
19 septembre 2016

Le Chancelier Suprême Aeon Lebara a convoqué le Sénat en session extraordinaire afin de présenter la Réforme Economique annoncée dès son investiture en mai 2015 et qui a connu des pérégrinations houleuses. C’est le Président de la Commission mixte paritaire créée par le Chancelier au début du mois de septembre, le Sénateur Herven Gulan, qui a présenté et défendu le texte de loi devant les Sénateurs. « C’est un travail de collaboration qui souligne la cohérence du projet » a-t-il déclaré. La réforme reste relativement ambitieuse par rapport aux annonces successives du Chancelier qui voulait aller beaucoup plus loin. Le Commissaire à l’Economie et aux Finances Pter Thanas a souligné « la justesse » du projet de réforme tout en soulignant ses lacunes et les réformes à envisager sur le long terme comme la nationalisation de la Banque d’Hylè et la fin des privilèges fiscaux dans certains Etats. Le projet prévoit plusieurs volets, tous d’une certaine importance, dont :
- la libéralisation du marché intérieur par la suppression des taxes douanières entre les Etats de la Confédération
- l’instauration d’une taxe douanière équivalente pour toute la Confédération, les Etats n’ont ainsi plus de prérogatives en matière douanière
- la hausse du salaire minimum de 25%
- la hausse des cotisations sociales de 5%

La majorité unioniste a accueilli le projet de réforme avec enthousiasme, « c’est une réforme ambitieuse qu’il faudra défendre coûte que coûte pour l’avenir économique de notre pays » a ainsi déclaré le Sénateur et ancien Commissaire Eltes Gert. Les conservateurs se sont montrés farouchement opposés : « la Chancellerie vise au démantèlement de la Confédération en instaurant un seul état centralisé » a déclaré le leader de l’opposition Legan Mosetur. Les libéraux se sont sentis un peu lésés par le projet de loi, s’ils voteront pour, le Président du Comité pour le libre-échange du Sénat, saer Ernest Tannhäuser, a estimé que « le texte manque d’ambition. »

La Commission de Vérification du Prétoire a dors-et-déjà averti le Prétoire qu’un Avis Consultatif va être édicté suite à l’annonce du Chancelier Suprême : « cette réforme pose un problème majeur quant à sa propre légalité, elle augmente les prérogatives du pouvoir fédéral en matière d’économie et de finance et empiète sur les prérogatives des Etats de la Confédération, il faudra statuer plus clairement » a déclaré la Présidente de la Vérification, saera Heleda Tardus.

Brèves

- La Commission à la Justice du Sénat a annoncé qu’une « réforme générale » de la justice devrait être envisagée. Le Commissaire à la Justice, saer Vickus Eanor Grant a rencontré le Chancelier Suprême Aeon Lebara sur cette question et il a annoncé qu’une Réforme judiciaire sera bientôt à l’ordre du jour. Elle concernerait l’organisation structurelle des tribunaux, l’augmentation du nombre de magistrats, la réforme du statut des avocats et la fin du Département Judiciaire.

- Le Commissaire à l’Economie et aux Finances, saer Pter Thanas, a annoncé qu’il fallait « augmenter drastiquement le nombre de fonctionnaires inspecteurs » afin de lutter contre le marché noir, les fraudes fiscales et les fraudes en tout genre. Il a suivi sur cette question les propositions d’un récent rapport du Prétoire qui évaluait les pertes à plus de 10 milliards d’Olocron par an (soit environ 5 milliards de dollars pelabssiens) sur les perceptions d’impôts en tout genre et le travail non déclaré.
Alderande

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Le Sénat vote la Réforme économique : une demie victoire pour le Chancelier Lebara
26 octobre 2016

Après plusieurs mois de délais, la Réforme économique a finalement été votée avec une majorité confortable par le Sénat. Cette réforme, promise par le Chancelier Suprême Aeon Lebara dès le mois de mai 2016 suite aux bons résultats des unionistes aux élections partielles, a cependant connu de nombreux déboires. Les discussions préliminaires initiées par la Chancellerie en pourparlers avec les Commissions Sénatoriales ont été vivement critiquées par certains Commissaires appartenant au rang de l’opposition (Othorion Koeve et Victor de Darens) qui ont réussi à faire participer les Sénateurs à l’élaboration de la réforme via la constitution d’une commission mixte paritaire. Certains voient dans cette réforme un semi-échec pour le Chancelier qui comptait en faire le cœur de son mandat mais qui, confronté aussi directement au Sénat, a dû faire de nombreuses concessions quitte à mettre de côté certaines propositions qui lui étaient chères. Ainsi, le Commissaire à l’Economie et aux Finances, le très libéral Pter Thanas, s’est vu spolié par la prise de contrôle du projet de réforme par la commission paritaire. Si la Réforme économique libéralise le marché intérieur, fixe une politique douanière au niveau fédéral et hausse le salaire minimum et les cotisations sociales, elle a évacué les questions épineuses de la nationalisation de la Banque d’Hylè et des privilèges fiscaux accordés à certains Etats ; questions chères au Chancelier et aux libéraux.

Cependant, pour beaucoup cette réforme est une réussite car elle a su créer un compromis pour convaincre une grande majorité de Sénateurs et ce jusque dans les rangs de l’opposition conservatrice. Le Commissaire à la Sécurité Cyprius Dante Yularen, pourtant très critique vis-à-vis de la politique du Chancelier, a même encouragé ses comparses à voter pour. Le Président de la commission mixte paritaire qui a dirigé les débats entre le Sénat, la Commission Première et la Chancellerie – le Sénateur Herven Gulan – est même allé jusqu’à déclarer que cette réforme « refondait le pacte républicain et confédéral par sa capacité de compromis et sa volonté d’être réussie dans le dialogue. »

La Réforme économique est aussi perçue comme une avancée évidente vers plus de fédéralisme puisqu’elle inclut une modification conséquente de la Constitution. Si jusque là les Etats géraient eux-mêmes leur politique douanière quitte à se concurrencer les uns les autres, la nouvelle réforme les prive dorénavant de cette prérogative et la confie au pouvoir fédéral. Le Prétoire a ainsi entériné le vote de la réforme par le Sénat mais il attendra la fin de l’année pour entériner le changement constitutionnel qui nécessite un certain délai d’organisation.

L’état d’urgence déclaré à Damascus
5 novembre 2016

<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/31/riotfrance.jpg/][img]http://img31.imageshack.us/img31/3549/riotfrance.jpg[/img][/url]
La situation empire à Damascus, dans le Csertan, dans le centre du pays.</center>

Le mouvement de protestation entamé en juillet dernier par des jeunes contestataires à Damascus, la capitale du Csertan, s’est considérablement intensifié. Si les revendications de départ concernaient des réformes pour favoriser l’emploi et le niveau de vie des jeunes et des étudiants, le mouvement est devenu de plus en plus anarchique. Les occupants de la Place Syntagma ont vu leurs rangs grossir et leurs revendications devenir de moins en moins claires : « nous assistons à un ras-le-bol général de grande ampleur qui touche aussi bien les jeunes que les étudiants, les retraités que les salariés » a écrit un journaliste dans le journal quotidien du Csertan. Les manifestations sont maintenant quotidiennes à Damascus et c’est maintenant tout le quartier du centre ville, de la Place Syntagma au Palais de l’Assemblée, qui est bloqué par les occupants. Ceux-ci, pacifistes durant les premiers mois, ont été rejoints par des contestataires plus virulents et les violences entre les différents manifestants tournent chaque jour en bataille rangée malgré les interventions musclées de la Police Républicaine. Le Moff du Csertan Gedeon Höffendoter a déclaré l’état d’urgence et a instauré un couvre-feu dans la capitale avec l’accord de la Première Ministre Mona Mothm. Celle-ci a fait une allocution télévisée invitant « au calme, à la raison et à la solidarité autour du gouvernement » et appelant à une « union sacrée » avec les membres de l’opposition qui ont refusé de soutenir la formation d’un nouveau gouvernement de crise avec les unionistes et les modérés. Le Député Maximilian de Baer, leader de l’opposition conservatrice au Csertan, a appelé à la démission du gouvernement de saera Mothm et à l’organisation de nouvelles élections dont il pense sortir largement vainqueur : « le peuple montre son mécontentement face à la politique inefficace du centre modéré et de la gauche unioniste » a-t-il déclaré devant l’Assemblée de l’Etat.

Le pouvoir central de Ctesiphon n’a émis aucun commentaire public ni n’a fait de déclaration officielle mais on sait que la Chancellerie s’inquiète et que le Chancelier Suprême Aeon Lebara aurait envoyé à Damascus plusieurs agents de la Rectification pour contrecarrer ce que certains appellent déjà une insurrection.
Alderande

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Les révoltes de Damascus provoquent une crise sociale et politique au Csertan
13 décembre 2016

La Première Ministre du Csertan, saera Mona Mothm, est en mauvaise posture face à l’Assemblée et elle ne parvient pas à motiver les voix de l’opposition, habilement menée par le conservateur Maximilian de Baer, dans la constitution d’une « union sacrée » face à l’ampleur de la crise. Le centre ville de Damascus est entièrement occupée et les commerces fermés dans un rayon de plusieurs kilomètres alors que la Police Républicaine parvient avec beaucoup de difficultés à calmer les mouvements de violence et les pillages. L’annonce de l’état d’alerte et du couvre feu n’y ont rien fait puisque les rues sont encore occupées par des tentes et des barricades. Le Moff Gedeon Höffendoter a prévenu que le couvre-feu devra impérativement être appliqué à partir de lundi soir 20h et que la Police ferait son travail pour « ramener l’ordre dans les rues dans le respect de la loi », précisant que « l’usage de la violence reste légal et envisageable dans un tel cas ». Malgré les exhortations de plusieurs personnalités politiques, le gouvernement et l’Assemblée du Csertan n’ont pas voulu quitter Damascus pour Mykenö, une ville proche et plus sûre que la capitale. C’est que d’autres villes du Csertan commencent à connaître une situation similaire : à Llorda, Pezinontus et Klorh (les trois plus grandes villes de l’Etat après Damascus) des manifestations ont aussi lieu tous les jours et les centres villes connaissent des occupations journalières de plus en plus massives. Mais c'est aussi un mouvement social important qui se profile avec déjà près de six préavis de grèves prévus d'ici la semaine prochaine notamment dans la fonction publique et les transports.

A Ctesiphon on s’impatiente et le Commissaire à la Sécurité Cyprius Dante Yularen a ouvertement exprimé ses craintes : « il ne faut en aucun cas que d’autres villes explosent » a-t-il déclaré. On affirme que le Chancelier Suprême Aeon Lebara s’est mis en colère contre le Commissaire conservateur suite à cette déclaration : « le Commissaire Yularen ranime la peur sécuritaire pour préparer la campagne des conservateurs pour les élections partielles de mai prochain » a estimé un Conseiller proche du Chancelier. Cependant, vu les difficultés de la Première Ministre Mothm pour rallier derrière elle une majorité assez large à l’Assemblée du Csertan pour régler la révolte de Damascus, on craint que ce ne soit au pouvoir fédéral de s’impliquer. Si la Chancellerie a déjà envoyé des agents de la Rectification pour seconder les efforts de la Police Républicaine, c’est aussi de Ctesiphon que le Moff Höffendoter (le chef de la Police Républicaine dans le Csertan) reçoit ses instructions. « Cette crise montre les limites du confédéralisme et la nécessité d’un état fédéral plus fort » a estimé le professeur Henskel Kierkegaard de l’Université de Damaara en Uskar.

<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/33/dorisleuthardmonamothm.jpg/][img]http://img33.imageshack.us/img33/4107/dorisleuthardmonamothm.jpg[/img][/url]
La Première Ministre du Csertan, saera Mona Mothm, doit séduire l'opposition à l'Assemblée du Csertan si elle veut réagir efficacement face à la crise sécuritaire et sociale que connaît son Etat.</center>

Le Congrès International de Néo-Ilion séduit la droite radicale hyléenne
26 décembre 2016

Le Congrès de Néo-Ilion organisé par la République de Libria fait beaucoup parlé de lui en Hylè. L’ambition de ce congrès est de créer une nouvelle alliance internationale regroupant les nations nationalistes à tendance autoritaire pour faire face aux autres alliances internationales et le pari semble réussi. Le Chancelier du Libria Visar Aldaryan a su convaincre de nombreuses nations comme le Tel-Erib, la Sébaldie, la Varlovie, la Roumalie et la Cyrénanie. L’organisation s’annonce ambitieuse même si ses objectifs et ses accords semblent encore mal définis. En Hylè, le monde politique bavarde : si à gauche on évoque un « projet contradictoire » (dixit le Premier Commissaire Helad Pelleas) à droite on se montre plus séduit, comme le leader des conservateurs saer Legan Mosetur qui a félicité l’organisation d’un congrès « ambitieux, légitime et prometteur. » C’est surtout l’extrême droite et la droite radicale qui se sont montrées les plus enthousiastes. Le Sénateur Pieter Vlev Botha, surnationaliste convaincu, a souligné la « cohérence » d’une telle démarche : « le Congrès de Néo-Ilion est plus légitime que le Pacte de Novgorod ou le Traité d’Hellington » a-t-il estimé.

Pourtant, les critiques venant des spécialistes et experts en politique sont vives et la question porte sur d’une part la contradiction entre la coexistence du nationalisme avec une organisation à visée transnationale et d’autre part sur la différenciation avec la Sainte Alliance. Un professeur de l’Université de Ctesiphon a écrit un article éclairant sur la question :

[quote]« ... Si pour ces régimes, le besoin est grand de s’unir pour donner une voix au conservatisme face au bloc démocrate du Traité d’Hellington ou communiste du Pacte de Novgorod, il n’est pas sans se heurter au discours de la Sainte Alliance. En effet, si ce n’est la question théocratique, la Sainte Alliance regroupe - tout comme les nations participant à ce congrès - des régimes autoritaires conservateurs c’est-à-dire attachés à des valeurs traditionnelles comme l’ordre et la sécurité et qui sont antilibéraux, antidémocratiques et antiprogressistes sur le plan de la morale et de la société. Si ce n’est la question de la transcendance du pouvoir, quelles sont les véritables différences avec la Sainte Alliance ? ... »[/quote]

Brèves

- Le professeur Herevan Mofaset, héraut de la nouvelle extrême droite surnationaliste, a annoncé qu’il prendrait sa retraite à la fin de l’année universitaire 2016-2017 de son poste à l’Université de Damaara en Uskar pour se consacrer à l’écriture alors que son dernier essai politique Considérations sur l’homme et la société fait déjà polémique. Le livre relance la question de la censure des écrits jugés dangereux de Mofaset en Hylè comme l’avait fait avant lui son dernier essai Në Manifesto publié en 2014.

- Le dernier film du réalisateur hyléen Hugo Krôn Le Bleu du Ciel, sorti dans les salles au printemps dernier, a été la réussite de cette année. Primé au Festival du Cinéma Hyléen de Telefuthë, il a enregistré un nombre record d’affluence et est resté dans les salles jusqu’au mois de décembre. De nombreux distributeurs étrangers ont déjà acheté les droits de diffusion. Le film évoque les tribulations sexuelles de deux amants à l’aune de la mort de l’un d’entre eux.
Alderande

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L’Acte sur la Sécurité au Korriban : une réussite de l'extrême droite qui embarrasse les démocrates
28 décembre 2016

L’Acte sur la Sécurité voté en juillet dernier par la Diète du Korriban avait suscité une vague d’inquiétude dans tout le pays. Votée par la majorité d’extrême droite du Président du Conseil Serden Eos Hsek, la loi avait choqué parce qu’elle rendait la mise en place de couvre-feu plus facile et parce qu’elle instaurait des « milices locales de sécurité » formés par des volontaires et visant à rendre les rues et les lieux publics plus sûrs. Le Conseil de Surveillance du Prétoire, qui veille au respect des lois et des droits fondamentaux dans toute la Confédération, avait épinglé le gouvernement d’Elgefran sur cette question estimant que « la formation de milices volontaires nuisait à l’équilibre social et à la paix civile en relativisant la médiation des forces policières de l’Etat. » La loi avait été amendée : le choix des volontaires ne procéderait plus du Maire et de l’Edile (chef local de la Police Républicaine) mais dépendrait d’un Comité de sûreté public, considéré comme plus impartial et indépendant. Si cet amendement a satisfait la Surveillance, certains Députés radicaux de la Diète du Korriban ont fait appel auprès de la Commission Centrale du Prétoire estimant que le pouvoir fédéral avait commis un acte d’ingérence. Malgré tout Ctesiphon continue de garder un œil vigilant sur le Korriban et le Chancelier Suprême Aeon Lebara a même publiquement critiqué cette loi considérée comme « populiste, antisociale et dangereuse. »

Pourtant les premiers chiffres de la sécurité au Korriban sont tombés récemment et sont assez éloquents. Le rapport, rédigé par une commission d’enquête mixte de la Diète du Korriban, montre que de juillet (date du vote de la loi) à décembre 2016, la criminalité a globalement baissé de 9%, surtout le soir et la nuit (heures durant laquelle les milices sont déployées) avec une chute de plus de 15%. Le Président du Conseil saer Hsek s’est félicité de ces résultats et semble avoir durablement conquis sa majorité qui le trouvait jusque là trop peu efficace et trop peu radical. Le message va cependant bien plus loin et les Surnationalistes d’extrême droite semblent avoir trouvé le meilleur argument de vote pour les prochaines élections partielles de mai prochain quant on sait que la sécurité est la préoccupation majeure des hyléens. A Ctesiphon on ne fait aucun commentaire mais le Sénateur unioniste du Korriban, saer Sideon Qortid, a demandé la formation d’une commission d’enquête sénatoriale pour contrer les chiffres de ce rapport jugés « fallacieux ». Le journal national Në Hylean a fait sa une sur cette information : on y voit la première de couverture du dernier livre du théoricien de l’extrême droite saer Herevan Mofaset, Considérations sur l’homme et la société, avec un titre provocateur : « La solution ? »
Alderande

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Le Chancelier Suprême en visite au Csertan alors que le mouvement de colère s’étend dans la Confédération
30 décembre 2016

Alors que la session parlementaire 2016 est close et que les congés parlementaires dureront jusqu’au début du mois de janvier, le Chancelier Suprême Aeon Lebara a décidé de visiter le Csertan et il s’est rendu à Mykenö, dans la banlieue de Damascus, la capitale de l’Etat. Il s’est longuement entretenu avec la Première Ministre Mona Mothm sur la situation chaotique que connaît le Csertan et il a appelé à un « gouvernement d’union » en s’adressant directement avec les chefs de l’opposition conservatrice et modérée. Finalement, si les conservateurs ont refusé « toute compromission », les conservateurs modérés ont décidé de se joindre aux efforts de saera Mothm pour régler au plus vite la situation sociale du Csertan. La Première Ministre a ainsi annoncé la formation d’un nouveau gouvernement dès la rentrée de janvier pour proposer un ensemble de réformes « tout azimut » et le Chancelier Suprême a encouragé l’organisation d’un « sommet social » au Csertan pour discuter avec les partenaires sociaux.

La situation au Csertan reste la même, à Damascus, Llorda, Pezinontus et Klorh les manifestations sont quotidiennes et on dénombre plus de 30 000 personnes qui occupent le centre ville de ces métropoles. La colère sociale regroupe aussi bien jeunes, étudiants, salariés et retraités et les revendications sont aussi politiques. Des groupuscules d’extrême droite et de la gauche radicale s’affrontent ainsi quotidiennement dans une atmosphère plus que chaotique. Le Moff Gedeon Höffendoter a étendu le couvre-feu à d’autres villes de moindre importance de manière préventive et il a abaissé l’heure du couvre-feu dans les grandes villes à 19h. L’ultimatum n’a cependant pas fonctionné et les affrontements avec la police ont été violents et on dénombre près de 1000 blessés plus ou moins grave. La police ne parvient ainsi qu’à restreindre les occupations nocturnes à des lieux bien définis.

Le mouvement social s’est étendu dans la Confédération. Des mouvements de grèves ont été annoncés dès la rentrée de janvier dans dix autres Etats de la Confédération (qui en compte trente-deux) avec des manifestations qui s’annoncent massives notamment à Ctesiphon, Telefuthë, Smyrno, Vertigo, Teluskano, Tyyr, Halikarnassus, Sohbe, Ostend, Dusarès et Taxis.

<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/341/aeonlebara13.jpg/][img]http://img341.imageshack.us/img341/5509/aeonlebara13.jpg[/img][/url]
Le Chancelier Suprême Aeon Lebara en visite au Csertan pour régler la crise sociale et politique.
Le Chancelier devra sans doute affronter un mouvement social de grande ampleur dès le mois de janvier.
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Alderande

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Le mouvement social et politique paralyse la Confédération
3 janvier 2017

Le mois de janvier s’annonce difficile dans toute la Confédération. Alors que le mouvement de contestation politique continue dans les plus grandes villes du Csertan, celui-ci s’est étendu à plusieurs autres métropoles et villes hyléennes. A Ctesiphon notamment, des contestataires occupent actuellement une bonne partie du centre historique, mais ce sont surtout dans les banlieues de la capitale que le mouvement est le plus spectaculaire. Malgré les directives du Grand Moff Celadon Veers (qui dirige la Police Républicaine au niveau confédéral), les Moffs ont décrété des couvre-feux dans certains grandes villes mais ils difficilement applicable. La contestation reste politique mais les revendications sont chaotiques : la gauche radicale demande plus de mesures sociales alors que l’extrême droite veut plus de sécurité. Quoi qu’il en soit, la contestation est unanimement contre le système actuel jugé « bloqué » et « sur sa fin. » « Aucune mesure ne permet de rétablir la situation économique et sociale » a jugé un des leaders de la contestation à Damascus. Ces manifestations quotidiennes se sont doublées d’un mouvement social d’envergure. Les grèves touchent ainsi, dès le 3 janvier, près de 40% de la fonction publique et 15% des salariés du privé. Les revendications sont les mêmes : demande de plus de sécurité et du pouvoir d’achat. La Réforme économique du Chancelier Aeon Lebara a déjà augmenté le salaire minimum de 25% « mais cela n’est pas assez » a déclaré le Sénateur Zeem Sistra, leader des communistes au Sénat. Inquiet de la tournure des événements, le Chancelier a décidé d’organiser « courant janvier » un grand sommet avec les gouvernements des Etats pour apaiser les mouvements de contestation.

<center>[url=http://imageshack.us/photo/my-images/193/parisriot.jpg/][img]http://img193.imageshack.us/img193/6564/parisriot.jpg[/img][/url]
Le mouvement de révolte s'étend dans toute la Confédération. Ici à Telefuthë, capitale de l'Alderë.</center>

Vers la fin de l’ère Lebara ?
6 janvier 2017

Ce mouvement social a accompagné la publication des résultats économiques de l’année 2016 jugés « catastrophiques » par l’opposition. En effet, depuis 2014, le PIB/habitants est passé de 400$USP/habitant à 405$USP/habitant avec une récession importante en 2014 et une reprise relative en 2015 et 2016. Ces résultats sont très décevants pour la majorité unioniste du Sénat et beaucoup commencent à douter de l’efficacité des réformes défendues par la Chancellerie et les Commissions. Si le Chancelier Suprême Aeon Lebara garde une majorité confortable avec le soutien de la gauche unioniste et des libéraux (30% des sièges au Sénat) et d’une partie des modérés de gauche et de droite (respectivement 17% et 10%), il ne semble plus faire l’unanimité. Il semble que l’extrême gauche ait décidé de ne plus soutenir le Chancelier et se soit rangée dans les rangs de l’opposition. Si les communistes, qui représentent 6% des sièges au Sénat, ont voté les dernières réformes de Lebara, ils ne semblent plus aussi enthousiastes et se sont joint au mouvement de contestation populaire. La situation s’annonce de plus en plus difficile pour le Chancelier et sa majorité unioniste de gauche. Dans une entrevue informelle avec le journal Në Hylean, le Conseiller à la Chancellerie Santer Payargeon a pourtant largement défendu le Chancelier : « celui-ci a mis en place des réformes structurelles qui vont montrer leur efficacité sur le long terme, le problème réside ailleurs, le confédéralisme ralenti le rythme et l’efficacité de toutes les réformes, le vrai coupable est la décentralisation mal gérée » a-t-il déclaré.

Le Chancelier semble ne pas porter trop d’attention à ces discrets mouvements au Sénat, les élections partielles de mai approchant, saer Lebara a annoncé que d’autres réformes d’envergure étaient prévues. Il s’est entendu avec le Commissaire à la Justice Vickus Eanor Grant sur une réforme judiciaire et il aurait trouvé un compromis stable avec son rival, le Commissaire à la Sécurité Cyprius Dante Yularen, sur une réforme structurelle du Tetragrammaton, l’organe responsable de la sécurité intérieure et extérieure de la Confédération.

Brèves


- La tension monte entre le Ravendel et le Cecopia après qu’un vigile de l’ambassade de Cecopia à Akron ait ouvert le feu sur des manifestants qui exprimaient leur rejet de la dictature du général César L’Baraku. L’enquête est en cours mais il semble que les provocations du dictateur soit de moins en moins tolérées à Akron.

- Un sous-marin albionnais a été torpillé par la marine varlovienne pour avoir dépassé les limites des eaux internationales. Si le gouvernement d’Albion n’a semble t-il pas encore donné de raisons officielles, la République de Varlovie semble prendre l’événement beaucoup moins à la légère, nécessitant l’intervention indirecte du Pelabssa.

- L’écrivaine hyléenne Lyda Valorum (nièce du Commissaire Darius Valorum), primée au Festival Littéraire International d’Hispalis en 2014 pour Un soir de rose et de pourpre, vient de publier son dernier roman Parler dans la bouche annoncé comme la révélation littéraire de l’année. L’auteure y développe une écriture claire et poétique caractéristique et elle y décrit les expériences sensuelles aussi bien ordinaires qu’éblouissantes d’un narrateur sur le point de mourir.
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