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Posté : mer. sept. 18, 2019 10:55 am
par Galaad
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[center]Rapport d'activité | Classifié secret défense[/center]
Le projet Hydra continue de progresser à bon rythme, notamment grâce à la construction d'un complexe - Forestille - intégralement dédié aux travaux autour du vivant, avec comme principales activités celles en lien avec la biologie humaine, animale et végétale et notamment la génétique et les modifications et améliorations pouvant être apportées aux organismes, voire aux espèces. Les ambitions sont naturellement de pouvoir à terme améliorer les conditions de résistance de l'organisme humain à des conditions particulièrement rudes ou des efforts physiques plus intenses, et de disposer d'espèces animales et végétales mieux adaptées aux besoins démographiques du Jernland à l'horizon 2060.
Au regard des avancées notables en cours au sein des laboratoires de l'Institut Hammer, ainsi que chez nos partenaires et entreprises associées, comme nyGEN, ou Den Nordisk Kjemiskfabrikk, la sécurité est constamment renforcées et les personnels rigoureusement interdits d'introduire ou extraire quelque matériel ou objet personnel que ce soit. Les forces de la Militærpoliti interviennent régulièrement et de façon inopinée - nous rappelons qu'à la demande du Sikkerhetsjeneste, cette dernière assure déjà la surveillance, la protection et le contrôle aux abords et au sein des installations de Hammer et des différents centres de recherches accrédités pour travailler sur Hydra - auprès de différents collaborateurs pour assurer le maintien de la classification secret défense. Un incident notable s'est produit toutefois au cours du dernier mois, avec un participant au projet qui avait réalisé plusieurs clichés d'installations interdites. Ce dernier a été appréhendé, radié du programme scientifique et fait l'objet d'une surveillance accrue, en plus de poursuites par les autorités judiciaires.
Projet Hydra
Sur l'avancement du projet Hydra à proprement parler, il apparaît que la piste du ciseau génétique CRISPR, dont [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356556#p356556]plusieurs articles[/url] de la revue scientifique spécialisée i Morgen ont récemment fait l'objet d'une attention particulière. Déjà connue d'un point de vue théorique - nous ignorons si les chercheurs de la Sarkhovie sont parvenus à un usage en laboratoire de cette technique encore peu couverte internationalement - ce ciseau permettrait de retirer grâce à une enzyme un ou plusieurs gènes pour modifier la structure génétique d'un organisme et ainsi en altérer les caractéristiques. Les applications sont nombreuses et plusieurs en particulier intéressent tout spécialement l'Institut Hammer dans l'avancement de ses travaux. Ainsi, en premier lieu, le ciseau CRISPR pourrait permettre de modifier la structure de certains végétaux pour en améliorer les qualités, dont la résistance, sans avoir nécessairement recours à la technologie encore peu répandue des OGM. Une équipe de scientifiques à récemment pu développer une variété de blé produisant entre 25% et 35% de grains en plus. Ces expériences à l'échelle du laboratoire ne sont pour l'heure pas suffisamment avancées pour envisager à très brève échéance une généralisation et une apparition dans les champs jernlanders avant quelques années encore. Cependant, à terme, au regard des conditions rudes et de l'espace plutôt restreint dont nous disposons, la capacité à modifier les gènes végétaux pour accroître les rendements permettrait d'envisager une souveraineté alimentaire renforcée, alors qu'aujourd'hui nous continuons de dépendre d'importations de pays tiers (avec une prédominance forte depuis des partenaires de la Communauté des Nations Dytoliennes). De même, après l'épisode de la sécheresse dans le bassin céruléen, un maïs plus résistant aux fortes chaleurs et restrictions d'eau offrirait au Jernland un avantage concurrentiel fort et pourrait lui permettre d'envisager de devenir un important acteur agricole continental. A défaut, il sera tout du moins en mesure de nourrir largement sa population.
Par ailleurs, nous étudions l'opportunité de modifier des espèces animales pour là également améliorer leur rendement et leur résistance. Si aujourd'hui de nombreux éleveurs doivent recourir aux antibiotiques pour protéger leurs cheptels, cela n'est pas sans conséquence pour l'organisme humain, avec une forte progression de l'antibiorésistance. Si Den Nordiskfabrikk et NovoAstra ont largement travaillé sur les bactériophages pouvant combattre les bactéries sans devoir recourir aux traitements habituels, rien ne permet de garantir une efficacité égale et il apparaît que cette technique médicale n'offrent pas toujours les résultats espérés. A titre d'exemple, les volailles sont très exposées aux risques de grippes, tout comme diverses autres espèces, tels les porcs. Ainsi, l'un des objectifs de Hammer est, à l'aide du ciseau CRISPR de modifier leur génome pour disposer d'élevages immunisés contre les différentes grippes, et ainsi recourir moins aux antibiotiques. Les améliorations en matière de qualité sanitaire pourraient être notable pour l'homme. Par ailleurs, différentes études démontrent dorénavant que les spécimens bovins masculins présentent davantage de qualité lorsqu'ils sont destinés à l'abattage pour la consommation carnée. En effet, leur croissance plus rapide et leur masse musculaire supérieure les rend meilleurs à la consommation. De même, nous étudions la possibilité de travailler autour du gène de la calpastine qui dégrade les fibres musculaires post-mortem. l'issue pourrait être une viande plus tendre après abattage.
Le génie génétique nous permet également de mieux comprendre le fonctionnement de la transmission de certaines maladies via les insectes et nous avons de bonnes raisons de croire qu'à terme, nous parviendrons à éradiquer certains moustiques par exemple et ainsi améliorer la lutte contre le paludisme. Le forçage génétique est une piste prometteuse et qui ouvrirait la voie à une amélioration de la santé chez de nombreuses populations ; avec évidemment également des perspectives commerciales majeures pour les groupes pharmaceutiques jernlanders en Algarbe, en Ventélie, ou même en Marquésie. Nous sommes parvenus à créer artificiellement, par utilisation expérimentale du ciseau CRISPR, plusieurs spécimens de moustiques stériles. Cela présente un intérêt en cas d'introduction massive dans les écosystèmes, puisque réduisant ainsi les populations. Nous estimons qu'il faudrait compter entre sept et dix générations pour parvenir à une extinction programmée. D'un point de vue militaire cela pourrait également constituer une forme nouvelle d'arme, en déstabilisant sérieusement et très durablement des parties entières de pays hostiles en supprimant une espèce. A règles d'emploi militaires constantes, les applications militaires sont envisagées par l'Institut Hammer, pour le compte du Sikkerhetsjeneste et des forces armées. Une équipe travaille tout spécialement sur ces usages pour proposer une feuille de route au chef de l'Etat, même si pour l'heure la lutte contre les maladies de type paludisme reste prioritaire.
Enfin, pour les applications sur l'homme, notre vocation est de proposer des modifications génétiques permettant de mieux guérir des contaminations tel le VIH par exemple, ou de créer potentiellement des nouveaux-nés améliorés, et résistant dès la naissance à certains types d'affections. La guérison du sida, ou même du diabète pourrait garantir une réduction des coûts anticipés par les organismes de santé avec l'accroissement de ce genre de maladies au Jernland. Les recherches autour des applications pour l'homme font l'objet d'une restriction encore plus forte, avec des contrôles aet accréditations extrêmement sévères. Une toute petite équipe seule est autorisée à accéder aux travaux et conclusions partielles. Nous avons mis en place un processus d'identification anticipé des potentiels risques de fuite ou d'attaque epuis l'extérieur et l'étranger, de sorte de garantir au Jernland une avance technologique considérable en cas d'aboutissement du projet Hydra, avec le clonage humain, animal et d'organes. Potentiellement, des couples porteurs de maladies pourront ainsi enfanter de sujets sains et ne représentant ainsi plus un coût pour la société. Des chercheurs étudients la possibilités également d'avancer sur les thérapies géniques, la virothérapie et les autres formes de biologie de synthèse pour mieux traiter les cancers, virus lourds et aux conséquences majeures pour l'organisme humaine. Les erreurs génétiques type dystropie musculaire ou Charcot sont ciblées. Nous recommandons par ailleurs de fortement inciter à envisager la piste de modification des génomes en faveur d'individus plus intelligents, plus réactifs et diversement augmentés, au bénéfice de la société et de l'Etat.
Posté : ven. sept. 20, 2019 7:57 am
par Galaad
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28. februar 2040[/center]
Atmel et NT Technologies ont conclu cette semaine un important partenariat de recherche avec comme objectif affiché de combiner leurs efforts sur deux projets majeurs qui retiennent actuellement l'attention de la communauté et de la presse spécialisée en raison du fort potentiel économique mais également scientifique qu'ils représentent. En effet, alors que le spécialistes jernlanders des composants électronique cherchent actuellement à proposer une version améliorée de ses produits, NT Technologies, dont les compétences en matière de robotique se renforcent à mesure que l'entreprise se développe et conquière des parts de marchés - ses produits trouvent cependant encore majoritairement des débouchés au Jernland, sans parvenir à s'imposer sur les marchés internationaux en raison de l'écart qualitatif qui les séparent encore de leurs grands concurrents, notamment santognais. Ainsi, les deux groupes vont mettre en commun leurs récentes avancées pour progresser davantage sur les enjeux robotiques. Pour les cadres de chez NT Technologies, il s'agit surtout de parvenir à la finalisation plus rapidement de son ambition de fournir des services nouveaux à ses principaux clients, notamment professionnels. En matière médical par exemple, la forte progression des connaissance et de la qualité des infrastructures hospitalières a conduit à une explosion des besoins et de la demande en robotisation des installations. Aujourd'hui cette forte demande reste encore très largement comblée par Tadhchai, le spécialiste mondial de la robotique de service et industrielle. Pour Atmel, ce partenariat représente surtout une opportunité de tester sur des prototypes de robot ses puces et composants en cours de développement dans ses laboratoires de recherche, alors que l'entreprise a essuyé plusieurs déconvenues au cours des derniers mois, ne parvenant pas à miniaturiser certaines de ses productions, alors même que dans le cadre de son partenariat avec Den Nordisk Kjemiskfabrikk elle est parvenue à des résultats plutôt concluants et encourageants sur les puces sous-cutanées - les deux entreprises coopèrent notamment sur ce projet largement soutenu financièrement et techniquement par le ministère de l'instruction et de la recherche.
Si pour l'instant ce partenariat entre Atmel et NT Technologies n'a pas encore démontré son intérêt pour l'une et l'autre entreprise, les responsables et cadres dirigeants se montrent plutôt enthousiastes et soulignent le potentiel industriel que cette coopération pourrait représenter à long terme pour l'économie nationale. En effet, le communiqué commun annonçant la collaboration scientifique n'a pas manqué de mettre également en avant les intentions de travailler ensemble « à long terme », y compris lors des prochaines phases de recherche de NT Technologies qui compte acquérir des savoirs également en matière de robotique industrielle. Pour son directeur général, il s'agit de « diversifier davantage les fournisseurs de robots, que ce soit pour les professionnels, mais aussi pour l'industrie », alors qu'aujourd'hui seulement deux pays au monde proposent ce genre de produits. « Nous sommes dans une situation oligopolistique évidente et cela conduit à tirer les prix vers le hauts ; les entreprises jernlanders par exemple achètent au tarif élevé leurs besoins et pour se moderniser » juge plusieurs entrepreneurs industriels.
De plus, Atmel a déclaré conduire d'autres projets en parallèle, toujours pour miniaturiser davantage ses composants électronique. C'est notamment le cas des futures puces bancaires qui doivent être mises en circulation prochainement pour améliorer le paiement par carte bancaire, avec comme objectif de multiplier les paiements sans contact, à ce stade assez peu utilisés au Jernland, mais que le gouvernement souhaite pouvoir doper pour faciliter la vie des petits commerçants. Ou encore, les nouvelles puces pour les passeports et celles qui seront à terme présentent également dans les pièces d'identité des ressortissants jernlanders. Du côté du ministère de l'intérieur, on estime que cela va « réduire le risque de fraude et de faux documents en intégrant des composants électroniques difficilement falsifiables dans les passeports et cartes d'identité » ; ces derniers contiendront d'ailleurs des informations biométriques qui faciliteront l'identification des individus lors des contrôles aux frontières ou lors des contrôles d'identité dans les casernes de la Militærpoliti. Les militaires en charge de la sécurité publique seront donc prochainement équipés également de lecteurs de puces portatifs et plus compacts que les lecteurs habituels pour pouvoir procéder y compris dans la rues aux contrôles d'usage. Toutefois, si [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356456#p356456]le projet du Statsråd (ndlr. Conseil d'Etat)[/url] d'équiper chaque ressortissant jernlander d'une puce sous-cutanée, les pièces d'identité pourraient purement et simplement disparaître de la circulation au profit de ce nouveau dispositif. « A ce stade aucune décision n'est prise définitivement, mais quoi qu'il en soit, les collaborations avec Atmel s'intensifieront dans les mois qui viennent pour améliorer la sécurité des Jernlanders » explique le directeur de la sécurité publique, très impliqué sur ces différents sujets.
Posté : lun. sept. 23, 2019 1:07 pm
par Galaad
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08. mars 2040[/center]
L'Energikommisjonær (ndlr. Commissariat à l'énergie) a annoncé que finalement en plus de l'agrandissement des sites de stockages des déchets nucléaires issus de l'exploitation des deux centrales actuellement en activité, le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat) a approuvé la construction d'un deuxième site, dont la localisation devrait rester encore confidentielle plusieurs mois, le temps de sécuriser le futur chantier et de s'assurer des antécédents des ouvriers et ingénieurs qui interviendront dans la construction du laboratoire souterrain. L'enfouissement se fera a priori grâce à un stockage en couche géologique profonde et permettra ainsi de mieux prendre en compte le rayonnement ionisants des déchets de haute activité à vie longue. En effet, jusqu'ici le principal facteur était d'éviter une altération de la biosphère le temps que la radioactivité résiduelle soit inoffensive, grâce notamment à leur décroissance. Kjernland et Statskraft, deux acteurs majeurs du secteur de l'énergie nucléaire au Jernland, ont souhaité proposer la construction d'installations dépassant les standards habituellement requis pour ce genre d'infrastructures en renforçant les couches de béton, non sans conséquences en matière de dépassement des coûts de réalisation. Le chantier devrait dont dépasser le budget initial d'environ 20%. Face à cette situation, le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail a déclaré que les prévisions budgétaires accordent une priorité à la gestion des combustibles en fin de vie et que ces surcoûts seront absorbés par les constructeurs qui les exploiteront ensuite. Pour les responsables de Statskraft, « cela occasionnera une hausse de l'ordre du centime du prix de l'énergie, grâce à une électricité d'origine nucléaire particulièrement peu chère et très rentable, avec des approvisionnements sûrs et réguliers ». L'Energikommisjonær valide d'ailleurs cette analyse et ces projections tarifaires en rappelant qu'elles ne pourront évidemment se vérifier que dans le scénario d'une extension du parc de réacteurs nucléaires jernlanders ; « dans le cas contraire, les prix pourrait bien augmenter plus fortement, avec des conséquences notables sur le pouvoir d'achat des ménages qui consacrent de plus en plus de leurs revenus à des dépenses de confort de l'habitat ».
Les travaux avec le Karmalistan et grâce au soutien technologique du Gänsernberg, avec lequel le Jernland semble s'être inscrit dans une dynamique de coopération très active, permettent des avancées véritables en matière de génie nucléaire. Ainsi, une équipe scientifique a révélé récemment avoir réussi à finalement optimiser les centrifugeuses, construites très largement sur les modèles fournis par le Karmalistan, pour en accroître l'efficacité. Reste cependant que l'enrichissement de l'uranium en provenance du Gänsernberg et du Xhilinhar n'a pas encore atteint le seuil utile pour pouvoir être exploité par les installations civiles. « Notre objectif est clairement de réussir une phase d'enrichissement du combustible jusqu'au taux minimal de 25%, de sorte de ne pas exclure du champ de nos travaux les usages médicaux et énergétiques, puisque certaines centrales nucléaires à neutrons rapide nécessitent ce type d'uranium de haute qualité » rappelle le directeur du programme. En effet, la production de radioisotopes à usage médical nécessite de dépasser largement le seuil des quelques pourcents. Plusieurs hôpitaux jernlanders ont d'ailleurs annoncé suivre de près les travaux d'enrichissement de l'uranium et constituer un laboratoire spécial pour travailler sur les déclinaisons sanitaires possiblement envisageables. Le ministère de la santé a d'ailleurs déclaré qu'une subvention publique viendrait en complément des sommes déjà disponibles pour faciliter les recherches, en plus des coopérations avec le ministère de l'instruction et de la recherche.
Enfin, le ministère de l'énergie s'est réjoui de la capacité à présent en cours de développement à produire ses propres yellowcakes. Ces derniers sont essentiels dans la fabrication du combustible nucléaire puisqu'ils ne sont rien d'autres qu'un concentré d'uranium auparavant sous forme de diuranate de sodium et plus récemment d'octaoxyde de triuranium. L'approvisionnement des centrales en dérivé de yellowcakes et en combustible finalisé est d'ailleurs placé sous haute surveillance en raison du caractère très sensible du matériau. Dernièrement, la Militærpoliti a procédé à l'arrestation de plusieurs individus qui avaient cherché à empêcher les convois de transport d'accéder au site de traitement et de transformation en barre de combustible. Cette action n'avait pas manqué de faire réagir en haut lieu et a eu pour suite un très net renforcement des contrôles et opérations de sécurité aux abords et au sein des installations sensibles du Jernland, avec l'arrestation de plusieurs dizaines de personnes. De même trois scientifiques se sont récemment fait retirer leurs habilitations et sont interdits de participer à la suite des travaux après que le Sikkerhestjeneste a révélé leur appartenance à des groupes divers d'influence. Depuis le début des recherches sur l'enrichissement de l'uranium et de la fabrication d'un combustible par le Jernland lui-même, la vigilance du gouvernement et de ses organes de sécurité s'est accrue, ce qui avait conduit justement au [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=355067#p355067]rattachement du Energikommisjonær[/url] au Rådet for statens sikkerhet. Pour le Generalmajor Arne Odlo, ministre de l'Intérieur et de la sécurité, il s'agit avant tout de « s'assurer que le produit de nos travaux ne tombera pas entre de mauvaises mains qui risqueraient d'en faire un usage contraire à la paix mondiale et à la sécurité des Etats », pointant ici manifestement les risques de terrorisme ou de criminalité environnementale.
Posté : mar. sept. 24, 2019 12:04 pm
par Galaad
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[center]Rapport d'activité | Classifié secret défense[/center]
En parallèle au projet Hydra, dont la finalité est l'amélioration du génome pour un humain augmenté, l'Institut Hammer poursuit ses activités en matière d'amélioration des capacités des individus. Ainsi, au regard des avancées réalisées au cours des derniers mois en matière de robotique, les travaux doivent conduire à envisager également des accroissements physiques et psychiques au travers des interfaces neuronales directes, également connues comme les interfaces cerveau-machine. Si actuellement les capacités technologiques jernlanders restent encore trop limitées pour espérer parvenir à des résultats concluants immédiatement, les progrès attendus en matière de composants électroniques ainsi qu'en robotique doivent conduire à envisager des recherches pour parvenir in fine au contrôle des machines directement par le cerveau.
Une petite équipe de chercheurs doit être composée, en coordination avec le Sikkerhetsjeneste qui se chargera d'identifier les personnes jugées les plus sûres, et compiler l'ensemble de nos savoirs en la matière ainsi que fixer au cours des prochains mois les besoins. Le projet sera identifié sous l’appellation Genesis. L'ensemble des travaux sont frappés du secret défense, applicable également à l'identité des scientifiques qui y seront associés.
Projet Genesis
Les projets Hydra et Genesis sont complémentaires en cela qu'ils ont la même finalité, c'est-à-dire la capacité pour le Jernland, si la décision en était prise, de pouvoir augmenter les capacités innées de l'être humain et ainsi permettre l'essor d'un individu d'un type nouveau, plus résistant aux conditions climatiques extrêmes, plus endurant et mieux immunisé face aux grandes pandémies. Le premier doit s'appuyer largement sur la biologie et le génie génétique pour modifier le génome et en éliminer potentiellement les faiblesses et les sensibilités aux maladies agissant sur le système immunitaire ou pour améliorer et accélérer par exemple les croissances musculaires, tandis que le second doit intervenir en soutien pour permettre par l'implantation de composants électroniques de nouvelle génération (hrp : composants électroniques ▮▮▮) directement au niveau du système nerveux et cérébral pour faciliter le contrôle de machines et de robots aux individus porteurs. Les recherches en cours sur ces composants électroniques pourront, en plus des puces sous-cutanées, éventuellement permettre l'émergence d'implants cérébraux aux fonctionnalités médicales entre autre, et aux usages divers.
S'il n'existe aucune garantie de succès, tant sur le projet Hydra que Genesis, la conduite de ces travaux relève de la sécurité nationale et le Jernland se doit de s'en emparer avant que les Etats hostiles ou des organisations terroristes internationales ne parviennent eux même à maîtriser ces techniques pour les mettre au service d'intentions manifestement nuisibles pour les intérêts nationaux.
L'équipe qui sera constituée rassemblera des spécialistes et ingénieurs de la robotique, du numérique et de l'informatique, mais également des médecins et des chercheurs en biologie. Pour assurer la confidentialité des travaux, l'identité des participants et les lieux précis des laboratoires seront maintenus secret, à l'exception d'une chaîne hiérarchique simplifiée relevant du président du Statsråd (ndlr. Conseil pour la sûreté d’Etat) directement. Il incombe au Sikkerhetsjeneste de repérer et recruter les scientifiques impliqués, après s'être assuré qu'il n'existe pas de motif légitime de s'interroger sur leur loyauté. Ces derniers bénéficieront d'ailleurs d'un complément salarial suffisant pour que le motif pécuniaire ne soit pas un problème. Enfin, il sera fournit à chacun une couverture sur le contenu de leurs travaux pour n'éveiller aucunement l'attention des entourages professionnels et personnels. L'Institut Hammer a fixé, en accord avec le Sikkerhetsjeneste, une interdiction absolue de faire entrer des éléments matériels extérieurs (clefs USB, téléphone portable, stylo et autre matériel informatique) à l'intérieur des installations. De même, aucun document, ou pièce ne pourra quitter les laboratoires. Il est à noter que l'ensemble des sites sera placé sous une surveillance électronique renforcée et que les individus impliqués dans les travaux et la sécurité devront se voir équipés d'une puce sous-cutanée sans que cela ne puisse souffrir de dérogation.
Après les travaux et premières découvertes sur les principes de l'interface neuronale directe, le projet se focalisera sur des expériences grandeurs natures, d'abord sur des cobayes animaux avant d'envisager des essais cliniques sur des individus du genre humain. L'équipe scientifique a pour mission de mieux comprendre l'activité des cerveaux des animaux et des hommes et disposera pour cela d'appareils médicaux de type IRM et électrodes pour mesurer le fonctionnement de cet organe et en répertorier les grandes fonctions. L'ensemble des recherches pourra naturellement également servir par la suite à des usages purement médicaux pour établir des diagnostiques neurologiques et potentiellement un jour peut-être développer des prothèses cérébrales dont les applications sont prometteuses. Cette dernière piste permettrait en effet d'injecter dans le cerveau des électrodes capables d'envoyer des signaux aux muscles et ainsi d'augmenter les chances de réparer des nerfs endommagés d'un membre paralysé. Allant bien au delà des applications des prothèses mécaniques, ces solutions révolutionneraient la médecine réparatrice.
Posté : jeu. sept. 26, 2019 9:36 am
par Galaad
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17. mars 2040[/center]
Les travaux autour de la robotique (hrp: robotique de service ▮▮) conduit par le Institutt for forskning (ndlr. Institut pour la recherche) de l'Université de Røros conduisent également le Rådet for statens sikkerhet (ndlr. Conseil pour la sûreté de l’Etat) à envisager de profondes mutations dans le fonctionnement et l'entrainement de la Militærpoliti (ndlr. police militaire). En effet, la robotisation devrait aussi finir par concerner les forces de l'ordre qui s'appuient déjà de plus en plus sur les nouvelles technologies [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=350531#p350531]comme la vidéosurveillance[/url], et potentiellement bientôt [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356456#p356456]les puces sous-cutanées[/url], rejoint en cela par une Slézanie peu hostile à [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356834#p356834]pucer ses détenus[/url]. Les possibilités des robots pour la police sont assez nombreuses et Elementor, le spécialiste jernlander des équipements de sécurité et pour le fantassin, se réjouit que le ministère de l'intérieur et de la sûreté étudie sérieusement l'hypothèse de recourir davantage aux robots, au premier rang desquels les robots d'inspection.
En effet, face aux nouvelles menaces et pour réduire l'exposition de ses propres personnels, la Militærpoliti, ses beredskapstroppen, mais également le Sikkerhetsjeneste ont demandé à Elementor de travailler sur le prototypage d'un robot permettant d'inspecter des colis suspects potentiellement piégés, mais également d'étudier les possibilités pour une machines commandable à distance qui pourrait inspecter l'intérieur d'un espace confiné où se serait par exemple retranché un ou plusieurs individus dont la neutralisation pourrait mettre en danger les policiers. « Nous avons besoin des nouvelles technologies pour réduire notre exposition au feu ennemi, mais aussi pour pouvoir intervenir plus rapidement et plus efficacement dans la neutralisation des objets abandonnés qui sont éventuellement piégés » nous a indiqué l'Oberst Brage Enberg qui commande les beredskapstroppen. Mais les robots pourraient plus largement faire leur apparition dans le quotidien de la Militærpoliti et des citoyens, au travers de machines capables d'assister les policiers dans leurs contrôles d'identité au volant. « L'idée est de réduire au plus l'exposition des agents de police au risque et aux affrontements dans l'exercice de leur mission » rappelle d'ailleurs les ingénieurs de chez Elementor.
Pourtant, ces nouveaux dispositifs ne rencontrent pas tous l'approbation et le soutien des civils qui y voient pour certains une rupture du lien direct entre la police et la nation. Plusieurs associations ont d'ailleurs déjà été reçues par le Generalmajor Arne Odlo, le ministre de l'intérieur et de la sûreté, pour lui faire partager leurs inquiétudes et réserves sur le sujet des robots aidant aux contrôles d'identité. Ce dernier a d'ailleurs rappelé que « le Statsråd n'exclut pas d'entrée de jeu d'avoir recours à ce genre d'assistants pour le travail quotidien des forces de l'ordre, mais qu'à ce stade aucune décision n'est prise et que compte tenu des coûts que cela représenterait en matière d'équipement des véhicules de la Militærpoliti actuellement en circulation cette hypothèse reste assez incertaine ». Néanmoins, les robots d'inspection devraient rapidement faire leur apparition dans l'équipement des démineurs policiers, d'autant plus que chaque année des incidents et accidents surviennent dans l'exercice de ces missions, avec heureusement généralement des blessures plutôt bénignes que très graves. Elementor a ainsi pu signer récemment un contrat et obtenu l'attribution d'un marché public avec le ministère de l'intérieur et de la sûreté représentant plus de dix millions de dalers (ndlr. 7,5 millions de dollars) pour le développement et l'équipement des forces de l'ordre en robot d'identification et d'inspection des colis suspects. « Même sur le plan civil, les déclinaisons seront nombreuses ; prenez par exemple les travaux actuels sur le nucléaire et les énergies conduits au Jernland, les opportunités en matière d'inspection des installations sont variées et diverses ». Justement dans le cadre des recherches sur les carburants nucléaires, les ingénieurs énergétiques du pays recherchent également les moyens de mieux avoir accès aux installations sensibles des centrales pour y introduire le combustible en réduisant au maximum les expositions humaines.
Enfin, l'entreprise a conclu également un contrats avec NT Technologies et Hete pour former un consortium, appuyé sur le volet technique par l'Institutt for forskning, pour mettre au point d'autres modèles de robots d'inspection, destinés davantage à des usages civils comme l'étude des canalisations, ou des milieux jugés hostiles en raison des fortes chaleurs, des difficultés d'accès ou parce que contaminées par exemple. A terme, les applications seront nombreuses et permettront de positionner davantage encore le Jernland sur les marchés de la robotique à l'usage des particuliers et des professionnels, mais également des forces de l'ordre et des armées ; un prototype militaire étant également à l'étude, résistant aux conditions nucléaires, radiologiques, biologiques ou chimiques et permettant justement de mesurer l'intensité des rayonnements. Pour le responsable des recherches et du développement de ce programme commun, « l'aboutissement d'une telle entreprise pourrait bien crédibiliser les ambitions jernlanders en Dytolie et au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes » en positionnant notre pays comme un géant technologique et le principal centre de recherche au monde, avec l'attractivité et les retombées économiques et scientifiques positives que cela implique.
Posté : lun. sept. 30, 2019 12:44 pm
par Galaad
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30. mars 2040[/center]
La fusion des laboratoires [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=354527#p354527]Novo Industries et Astra[/url], deux acteurs majeurs de l'industrie pharmaceutique au Jernland a donné naissance à un challenger majeur pour Den Nordisk Kjemiskfabrikk qui a longtemps misé sur la croissance interne pour se développer. Ce rapprochement, qui s'apparente davantage à une prise de contrôle de Novo Industries par Astra, dont Åsmund Vetlesen est devenu le président-directeur général pour les deux groupes, a permis au nouveau géant des médicaments de se hisser sur la deuxième marche du podium des plus importantes entreprises du secteur depuis le troisième trimestre de l'année dernière. Mais c'est bien en matière de production de traitements à l'usage des hôpitaux et des particuliers que le laboratoire s'illustre particulièrement ces derniers mois. En effet, à l'aide de nyGEN - il s'agit du spécialiste incontesté au Jernland en matière de séquençage ADN et de recherches sur le génie génétique, qui travaille aussi bien avec Den Nordisk Kjemiskfabrikk ou l'Institut Hammer - NovoAstra entend bien généraliser largement les usages de l'insuline d'origine humaine. Si depuis de nombreuses années, cette dernière est synthétisée et préparée à base de substances animales, l'entreprise entend bien grâce au génie génétique réussir à synthétiser une insuline d'origine humaine, sans avoir besoin de recourir aux dons massifs et réguliers des populations. Pour Åsmund Vetlesen, le nouvel homme fort de la société, « cela représenterait une avancée notable pour l'ensemble du milieu médical national, puisque nous pourrions dès lors multiplier fortement la production d'insuline et ainsi améliorer les conditions de soins pour les patients ».
Très concrètement le processus devrait être, sur le papier du moins, assez simple, puisqu'il s'agit de recourir au génie génétique pour amener une bactérie à fabriquer le médicament. En effet, l'insuline est une hormone synthétisée dans le pancréas de tout individu normal et en bonne santé. « Grâce au séquençage de l'ADN nous comprenons déjà beaucoup mieux par nous même le fonctionnement de l'organisme humain, et nous espérons que le génie génétique va nous ouvrir la voie vers de nouvelles applications en matière de génome, dont la fabrication d'insuline dans notre cas » confie le président-directeur général du groupe. Longtemps spécialisé dans la diabétologie, Novo Industries dispose d'une expertise certaine, mais continuait de souffrir de son retard technique en la matière. « Notre ambition est de réussir la fabrication d'insuline en laboratoire. Pour cela nous prévoyons dans un premier temps la culture de bactéries en éprouvettes grâce aussi à du patrimoine génétique collecté, afin que ces bactéries unicellulaires produisent ensuite la protéine voulue » explique le professeur en charge des travaux scientifiques. Cette manière de procéder, si elle devait finir par être pleinement maîtrisée par NovoAstra, ferait du laboratoire le premier jernlander à parvenir à synthétiser ainsi un traitement à l'aide du génie génétique. « Etant donné que les bactéries utilisées dans le cas de la fabrication d'insuline se multiplient rapidement, nous pourrons produire sans problème de l'insuline par génie génétique en quantité suffisante » se réjouit Åsmund Vetlesen. Cette capacité ferait surtout de NovoAstra le leader incontesté de ce type de traitements, en lui offrant notamment une position presque monopolistique sur ce segment ; les coûts de production sont nettement inférieurs que dans le scénario d'une production à base d'hormones animales.
Actuellement testé en laboratoire, avec la phase de test sur les souris et cobayes animaux, les résultats de cette fabrication révolutionnaire pour le Jernland, le produit des travaux devrait être prochainement disponible pour les phases d'essai sur des humains, préalable inconditionnel avant une commercialisation à vaste échelle. Ces nouvelles interviennent à un moment où les agences sanitaires et les hôpitaux témoignent d'une recrudescence du diabète. Principale mise en cause, l'amélioration du niveau de vie des habitants, avec une modification profonde de leurs habitudes alimentaires, le sucre étant de plus en plus présent dans les consommations au quotidien. Si le seuil d'alerte est encore loin d'être atteint, le ministère de la santé, ainsi que le Trygd (ndlr. l'assurance sociale) ont lancé une importante campagne de communication et de sensibilisation pour attirer l'attention des Jernlanders sur l'importance d'une alimentation saine, variée et équilibrée. Si dans de nombreux pays le fait de n'avoir que trois repas par jour est commun depuis plusieurs années, les importants gains de pouvoir d'achat ont provoqué des dérèglements dans le respect de ce genre de précautions en Dytolie norroise, dérèglements que le gouvernement entend bien compenser par l'éducation alimentaire des citoyens.
Régulièrement évoqué, y compris dans nos colonnes, le ciseau à ADN, CRISPR/Cas pourrait devenir dans les prochaines années un outil majeur pour les traitements, leur fabrication et les thérapies au Jernland. C'est en tout cas ce que laisse clairement entendre nyGEN qui cherche de plus en plus à s'imposer comme un acteur majeur de la génétique sur le continent, et au delà. Nicolai Thoresen, son président-directeur général, ne désespère pas de faire davantage travailler ensemble les grandes entreprises spécialistes du génie génétique et de la génomique, pointant les gains importants qui pourraient être réalisés ainsi que les avancées scientifiques notables à attendre d'une mise en commun des connaissances humaines dans cette filière qui reste encore à ses balbutiements, alors que les maladies, les virus et les bactéries mutent de plus en plus vite et semblent s'être adaptés en partie aux traitements auxquels l'humanité avait recours jusqu'à présent. S'il n'est pas question d'abandonner des brevets, il estime qu'il y a « des défis majeurs qui nécessitent de regarder moins le profit et davantage les potentialités pour l'amélioration de l'espèce humaine et une vie en meilleure santé ». Ses propos ont déclenché un début de polémiques, puisque plusieurs associations de croyants ont dénoncé une volonté de se prendre pour Dieu, largement encouragée par les pouvoirs publics. Si ces derniers ont refusé de prendre part à cette polémique inutile, Nicolai Thoresen dénonce quant à lui une mauvaise foi qui confine presque à vouloir garder l'homme fébrile et faible alors que potentiellement il sera un jour confronté aux risques d'une extinction de masse qui pourra être d'origine bactériologique ou virologique.
Posté : mar. oct. 01, 2019 9:18 am
par Galaad
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02. april 2040[/center]
L'Institut Hammer a rendu public que les travaux sur le génie génétique pourraient bien porter leurs fruits également en matière de traitements contre le cancer. En effet, l'identification d'une molécule inhibitrice de PARP - il s'agit de molécules actuellement en phase d'étude en oncologie pour traiter tout particulièrement les cancers du sein et des ovaires et qui agissent sur le système de réparation de l'ADN - pourrait déboucher sur la production de nouveaux traitements améliorant sensiblement la stabilisation de la maladie et reportant le délai d'apparition de la douleur. Si initialement les recherches de l'établissement scientifique devaient davantage porter sur d'autres applications, finalement c'est par hasard que les médecins impliqués sur le projet ont identifié la molécule en question avec encore cependant de nombreuses zones d'ombre à éclaircir. Selon plusieurs sources impliquées dans les travaux, « les récentes découvertes ne devraient pas déboucher immédiatement sur des applications médicales concrètes », notamment faute de moyens actuellement disponibles pour accentuer les efforts sur ce volet du génie génétique, mais aussi en raison de priorités mises ailleurs par la direction de l'Institut Hammer, notamment la maîtrise de la technique du ciseau à ADN CRISPR/Cas. Cependant, l'équipe a pris le soin de déposer un brevet sur cette molécule afin de pouvoir à terme reprendre pour potentiellement permettre la fabrication en série de médicaments de nouvelle génération.
Ces déclarations récentes traduisent surtout une autre réalité qui est celle de l'attrait de plus en plus de chercheurs pour les travaux actuellement en cours au Jernland. Comme s'en faisait écho [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356943#p356943]un article du Courrier santognais[/url], la Dytolie norroise s'impose de plus en plus comme une locomotive technologique sur le Vieux Continent, au point d'attirer des chercheurs et ingénieurs qui pourraient se montrer bien utiles dans leur propre pays. Loin de s'en inquiéter au contraire, le ministère jernlander de l'instruction et de la recherche se félicite de cet engouement des centres de recherches et projets scientifiques qui contribuent à l'attractivité du pays. De ce point de vue, le gouvernement ne lésine d'ailleurs pas sur les moyens mis à disposition des communautés scientifiques expatriées. Alors que [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=356870#p356870]la législation sur l'immigration se durcit[/url], celle pour l'accueil des cerveaux étrangers reste très permissive et rend particulièrement facile de s'installer au Jernland, au point que les immigrés scientifiques, universitaires et économiques pourront vraisemblablement continuer de profiter d'aides sociales, en exonération des nouvelles dispositions réglementaires. Pour Oddvar Odegaard, le ministre de l'instruction et de la recherche, « derrière cette décision politiquement courageuse se cache évidemment des intérêts nationaux, la facilité à s'installer au Jernland et à y bénéficier de fonds publics et privés en faveur de la recherche et de projets de nature scientifique contribue largement à un climat très favorable pour le dynamisme de ces activités ».
Loin d'être la seule filière à profiter fortement de ces contributions étrangères, celles de l'électronique mais également de l'informatique tournent à plein régime. « Le département de recherche de la Ligue de Lébira m'offrait une bourse pour conduire mes travaux sur place, mais l'écosystème scientifique jernlander, même s'il dispose de moins de moyens financiers, fait preuve d'une plus grande activité et la collaboration avec des chercheurs étrangers, venus des quatre coins du continent est beaucoup plus prometteuse en terme de carnet d'adresse et d’opportunités pour la suite » confie Rutilo Gelardi, jeune étudiant nouvellement diplômé d'une école d'ingénieur lébirienne et qui travaille actuellement sur des résistances miniaturisées et d'autres composants électroniques. Ou encore Sławomir Dziadosz, quarantenaire slézan qui s'est expatrié pour les trois prochaines années au Jernland, où le niveau de vie est meilleur et les travaux sur les logiciels nombreux, lui offrant par là-même l'occasion de s'illustrer auprès d'Altek qui cherche à moderniser ses solutions logiciels pour les particuliers et les professionnels. « Dans la concurrence internationale, nous n'avons pas d'autre choix que de nous montrer très accueillant et très offensif vis-à-vis des cerveaux, ingénieurs, chercheurs étrangers pour les convaincre de venir s'exiler, au moins temporairement, au Jernland et y contribuer aux nombreuses recherches en cours » estime le directeur général de la recherche au ministère de l'instruction.
Et cette tendance ne devrait d'ailleurs que peu ralentir, puisque les années à venir vont encore être très riches en projets divers. Si l'issue des recherches sur la robotique de service ne sont qu'un préalable à la maîtrise de la robotique industrielle - des partenariats et transferts technologiques sont déjà prévus sur ce volet avec les établissements valdaques et liangais et permettront certainement d'accélérer l'aboutissement jernlander - d'autres filière entière sont extrêmement dynamique, comme la médecine et la pharmaceutique. « L'émergence d'un très important hub de recherche à Trondheim, dans le comté de Rodinland, dans le Nordland, constitue une chance inouïe puisque notre pays de devenir véritablement leader mondial dans ce secteur, avec des améliorations de qualité de vie d'ordre planétaire » considère Arne Haukelid, le président-directeur général de Den Nordisk Kjamiskfabrikk. Pour encourager d'autres jeunes ingénieurs et cadres de recherche à faire le choix de venir s'installer en Dytolie norroise, le ministère des relations extérieures, en coopération avec celui de l'instruction et de la recherche, va profiter du réseau des centres culturels norrois installés dans les ambassades nationales à l'étranger, pour faire la promotion de la destination Jernland. Les bourses d'étude et de science devraient d'ailleurs se multiplier, avec notamment la possibilité de les cumuler avec des cours de langue offerts par le gouvernement jernlander. La Ligue de Lébira, les Etats de la Communautés des NAtions Dytoliennes et du Caeturia sont particulièrement ciblés au regard de la réputation de leurs établissements d'enseignement supérieur, alors que Black Lotus est de plus en plus visé de son côté par des offres de recrutement de cadres par Altek, qui escompte bien s'implanter prochainement sur les marchés ventéliens et janubiens.
Posté : mer. oct. 02, 2019 1:24 pm
par Galaad
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[center]Rapport d'activité | Classifié secret défense[/center]
Consignes de sécurité
La maîtrise du génie génétique n'est que le préalable au développement de projets plus complexes mais dont l'aboutissement conduirait le Jernland à devenir potentiellement un géant de la santé, avec des potentialités en matière d'humain augmenté. Ainsi, de façon complémentaire aux travaux Hydra et Genesis, Kimære ambitionne de réduire les difficultés relatives aux greffes et transplantation d'organes. En effet, à la lumière des importantes avancées sanitaires réalisées depuis deux ans, les difficultés rencontrées à disposer de suffisamment d'organes humains transplantables risquent de poser à terme des problèmes pour l'amélioration de la santé et de l'espérance de vie des ressortissants jernlanders. Aussi, en prévision de ces problématiques, l'Institut Hammer, passé véritablement maître dans les recherches génétiques, et associé à nyGEN, dont il a pris le contrôle au travers de plusieurs entreprise écrans, constitue un vaste écosystème scientifiques pour décupler les moyens de la recherche.
Le projet Kimære ne fera l'objet d'aucune publicité et ne sera pas rendu public, de même que les projets Hydra et Genesis ont été classifiés secret défense avec une mise sous scellé de l'ensemble des découvertes et avancées réalisées jusqu'à présent. Officiellement, il s'agit de mieux protéger les travaux des établissements scientifiques du Jernland face à une concurrence internationale qui va se renforcer. L'ensemble des chercheurs associés font l'objet d'enquête concernant leurs liens familiaux, amicaux et personnels pour identifier les risques potentiels de compromission de la confidentialité des travaux. Les mesures de sécurité à l'entrée et à la sortie des laboratoires sont en cours de renforcement substantiel, de sorte que les potentialités d'exposition à l'espionnage scientifique et industriel soit réduit notablement. Tout participant aux projets, avec des antécédents étrangers ou dont la fiabilité n'est pas garantie, se verra limité à des tâches subalternes et ne pourra détenir d'informations sur la réalité des recherches. Les exclusions et mesures d'éloignement seront prises au cas par cas, sous la coordination des services du contre-espionnage du Sikkerhetsjeneste.
Projet Kimære
Le président du Statsråd personnellement est seul informé de la nature véritable des travaux relatifs au projet Kimære. En attendant l'augmentation des fonds secrets du Sikkerhetsjeneste, qui à terme permettront le financement de projets de recherche confidentiels, il a été autorisé un prélèvement sur les lignes budgétaires du ministère de l'instruction et de la recherche, ainsi que du ministère de la santé pour couvrir officiellement les frais liés à un projet fictif autour du ciseau à ADN CRISPR/Cas, par ailleurs déjà étudié dans le cadre d'autres travaux de recherche. Les scientifiques participant seront sélectionnés sur les mêmes bases que celles énoncées ci-avant.
L'objet des travaux est de travailler sur les embryons et cellules souches pour potentiellement les transformer et réaliser des essais de croissance de cellules humaines au sein d'embryons d'animaux. Si à première vue l'idée semble entièrement contre-nature, les applications pourraient se révéler nombreuses, avec la capacité à multiplier des organes et ainsi pouvoir accroître le volume de ces derniers à des finalités de transplantation. Les travaux sur ce qui se rapproche le plus de chimères - c'est-à-dire des animaux ayant subis des transformations importantes de leur anatomie - présentent à ce stade de faibles chances de réussite, mais constituent toutefois une piste qu'il convient de ne pas négliger. Les organes hybrides obtenus par des manipulations génétiques devront présenter finalement les mêmes caractéristiques de viabilité qu'un organe non modifié et issu d'un porteur humain normal. Dans un premier temps, ce sont les souris qui feront office de cobayes, eu égard leur période de gestation faible, de l'ordre de deux semaines, contre neuf mois chez les humains. Le professeur à la tête de l'équipe est un disciple de spécialistes des mutations génétiques qui avaient réussi, au temps de la Grande Hégémonie, à fabriquer un pancréas implanté sur un rat, à base de cellules souche de souris.
Très concrètement, l'ambition est d'injecter des cellules souches pluripotentes d'homme dans des embryons de porc - il s'agit de l'animal, génétiquement, le plus proche de l'être humain - dont le génome aura été préalablement modifié pour empêcher la formation du pancréas. La naissance d'un embryon chimère porteur d'un pancréas hybride constituerait une opportunité scientifique permettant d'envisager de poursuivre plus avant les recherches. Cet embryon chimère ferait dès lors l'objet d'une implantation dans une truie porteuse avant d'être transplanté sur un organisme humain. Si à ce stade cela relève plus de la curiosité scientifique, l'Institut Hammer espère pouvoir disposer finalement d'usines animales de production d'implants à destination de l'homme pour faire face au déficit d'organes disponibles pour des transplantations. Plusieurs verrous resteront cependant difficilement surmontables et la réussite de l'expérience entre la souris et le rat s'explique par des ancêtres récents - de l'ordre de seulement deux millions de décennies - alors que la distance génétique séparant l'homme et le porc ou le mouton est fortement supérieure, de l'ordre de cent millions d'années. Des avancées en matière de modification génétique ou de biologie de synthèse permettraient éventuellement de surmonter les difficultés à faire communiquer les cellules humaines et porcines ou ovines. Pour rappel, réussir à reconstituer une chimérisation entre le rat et la souris - elle était de l'ordre de 25% - comme du temps de la Grande Hégémonie constituerait une réussite scientifique majeure à mettre au crédit du Jernland, ouvrant d'autres perspectives intéressantes en matière de mutations génétiques et de création d'espèces hybrides.
Posté : jeu. oct. 03, 2019 3:39 pm
par Galaad
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09. april 2040[/center]
Si jusqu'à présent le génie génétique est une technologie qui a surtout été envisagée par nyGEN pour ses applications médicales et en santé, le [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?p=357028#p357028]récent accord[/url] entre le Jernland et la République de Valdaquie devrait à terme permettre d'élargir les applications de la génomique à l'agriculture et à la production d'organismes génétiquement modifiés. C'est en tout cas ce qu'espère le ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts qui a décidé de contribuer à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dalers au financement des travaux de l'entreprise privée pour compléter le volet agricole de ses travaux. Au sein de nyGEN on se réjouit d'ailleurs de cet apport, qui permettra de compléter, côté jernlander, les fonds très importants débloqués par le groupe agroalimentaire valdaque Avia Agro-Banat. Nicolai Thoresen, le président-directeur général du spécialiste national de la génétique a d'ailleurs rappelé que l'ensemble du groupe de recherche « bénéficiera assez largement de ces fonds neufs ; ils contribueront d'ailleurs à fortement accélérer les travaux ». Teodosie Chiritescu, dirigeant du géant valdaque de l'alimentaire a d'ailleurs conformé qu'une partie de ces financements servira à la maîtrise génétique, avant de lancer le partenariat scientifique autour des organismes génétiquement modifiés (ndlr. OGM). Son ambition est d'ailleurs de positionner son entreprise comme un acteur incontournable des cultures agricoles en développant des espèces et plants plus résistants aux conditions climatiques afin d'éviter que ne se réédite des épisodes de pénuries de grains comme lors de l'été 2039, avec le phénomène climatique El Pepito.
De son côté, nyGEN et l'Institut Hammer escomptent bien tirer également avantage des travaux sur les OGM, mais davantage sur les questions animales et de santé publique, l'objectif étant de faire du Jernland un champion des thérapies géniques et sur la lutte contre les maladies affectant le génome. « Nous étudierons d'ailleurs en temps voulu les potentielles applications des OGM et des manipulations génétiques pour les êtres humains, avec en ligne de mire une maîtrise de l'ensemble de la chaîne de soins autour de la génétique » confirme le responsable des groupes de travail communs aux deux principaux établissements de recherche de la filière. De son côté, le ministère de la santé pointe le renforcement de l'attention relativement aux avancées en matière d'OGM et a rappelé que les travaux sur la génétique humaine feraient vraisemblablement l'objet d'une réglementation ou d'une circulaire à l'ensemble des entreprises et instituts bénéficiant d'aides publiques de la part de l'Etat. En revanche, sur le volet agricole des organismes génétiquement modifiés, le ministère de l'agriculture, de la pêche, de l'environnement et des forêts a redit se montrer très intéressés par le développement de ces technologies, qui combinées aux autres avancées valdaques en la matière pourraient grandement améliorer les rendements de l'agriculture jernlander également. « Si la Valdaquie est bien positionnée pour devenir le futur grenier à grain de l'ensemble du continent, nous ne voulons pas dépendre trop fortement des importations, même si elles viennent de nos principaux alliés, ce qui nécessite évidemment d'accroître les rendements des cultures nationales ».
Du côté du monde agricole, la perspective de plants mieux adaptés aux températures plus rudes du nord du Hovedland, ou des fourrages plus riches pour nourrir les cheptels en hiver, lorsqu'ils sont dans les étables, semble rencontrer plutôt l'adhésion des principaux intéressés. Toutefois, des questions émergent petit à petit sur les conséquences en matière sanitaire - plusieurs agriculteurs et coopératives agricoles se sont inquiétées des risques que cela pourrait représenter pour la santé des individus et des bêtes - ou encore des augmentations potentielles des coûts d'achat des semences. Interrogé, un agriculteur du comté de Heldmark résume les interrogations de la profession face aux mutations scientifiques très importantes. « La mécanisation et la commercialisation de produits phytosanitaires par les géants de la chimie ont déjà permis d'augmenter nettement les rendements. Est-ce que les OGM ne vont pas avoir des conséquences sur notre propre organisme pour nous les agriculteurs qui les manipuleront ? ». Face à ces doutes, l'administration se veut surtout très rassurante et rappelle que les agréments de mise sur le marché seront attribués seulement aux semences présentant une absence absolue de danger pour l'organisme humain. « Personne, y compris en Valdaquie, n'a intérêt à voir des populations, humaines ou animales, être empoisonnées par des céréales transgéniques. l'objectif est véritablement de disposer de productions mieux adaptées aux réalités géographiques et climatiques, à des coûts raisonnables » a précisé le ministre de l'agriculture.
Posté : ven. oct. 04, 2019 1:11 pm
par Galaad
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11. april 2040[/center]
Deux anciens diplômés de la Sentral Teknisk Høyskole (ndlr. collègue central technique), prestigieux établissement de formation des ingénieurs jernlanders, ont montré grâce à leurs calculs quels critères d'efficacité il est nécessaire d'utiliser dans la construction des usines d'enrichissement de l'uranium pour permettre de réduire considérablement leurs coûts de construction et de fonctionnement. En effet, dans le cadre du programme Uran sur les techniques d'enrichissement de l'uranium pour le transformer en carburant pour centrales nucléaires un groupe d'étude avait été constitué pour travailler sur les différents scénarii pour les deux futurs centres de traitement de l'uranium importé depuis le Gänsernberg et le Xhilinhar, au travers d'entreprises liangaises qui exploitent les gisements locaux. Ces travaux, ainsi que leurs conclusions, vont permettre d'optimiser l'efficacité des éléments de séparation et les centrifugeuses à gaz en cascade, plutôt que selon le fluide traversant lesdites centrifugeuses. Si a priori ces données paraissent très techniques, elles représentent un grand intérêt pour les spécialistes de la filière nucléaire, au premier rang desquels figure Kjernland. C'est justement l'entreprise jernlander qui aura la charge de procéder à l'enrichissement de la matière première de sorte de la transformer en combustible fissible utilisable dans les quatre centrales nucléaires nationales - actuellement deux sont déjà en exercice, tandis que deux autres sont encore au stade de projet et devraient sortir de terre d'ici quatre à cinq ans, selon Statskraft, l'énergéticien qui exploite déjà les autres réacteurs jernlanders.
« Ces découvertes représentent une grande avancée dans nos travaux parce qu'elles vont faciliter la maîtrise du processus en réduisant autant que possible les dépenses non essentielles. Jusqu'à présent l'ensemble de nos travaux avec nos alliés karmalis reposaient sur le postulat que c'est le fluide actif traversant les centrifugeuses qui était crucial, alors que le critère optimal d'efficacité reposait bien davantage sur le nombre minimal d'éléments de séparation et centrifugeuses à gaz en cascade ». Pour parvenir à ces conclusions, les connaissances apportées par les scientifiques gänsernbergeois associés au projet ont grandement facilité les calculs des ingénieurs de la Sentral Teknisk Høyskole. Grâce à leur statut militaire, ces derniers sont très impliqués sur la question énergétique nationale, compte tenu notamment du caractère très protégé des travaux et des nombreuses mesures de sécurité et accréditations nécessaires pour y être associé. Puisque les réacteurs nucléaires du pays doivent être approvisionnés en uranium faiblement enrichi, la quantité de combustible doit être d'autant plus importante ; c'est ce qui implique que dans le futur, lorsque le Jernland produira son propre carburant fissible, la matière première puisse être enrichie dans des séparateurs multiniveaux, c'est-à-dire des centrifugeuses à gaz qui seront disposées en cascade. Si longtemps, la communauté scientifique nationale a buté sur les techniques de construction de ces centrifugeuses, le partenariat de recherche avec le Karmalistan, puis le transfert par les énergéticiens du Gänsernberg ont grandement accéléré les découvertes de la filière. La découverte de l'optimisation des dépenses ont cependant été faites grâce aux connaissances acquises sur le secteur depuis plusieurs années.
Les économies qui seront réalisées grâce à ce constat appliqué concrètement aux futures usines d'enrichissement permettront de renforcer la sécurité des sites. L'Energikommisjonær (ndlr. Commissariat à l'énergie) a en effet déclaré par la voix de son directeur qu'à la lumière de ces éléments nouveaux, les budgets affectés à la construction des deux usines ne seront pas revus à la baisse mais que c'est la sécurisation des sites qui s'en verra améliorée encore. Ainsi, les infrastructures en construction dans les Thorkjeder - il s'agit d'un important complexe, digne d'une forteresse, construit dans la montagne pour résister à de potentielles attaques aériennes - accueilleront leur propre unité d'enrichissement expérimental, dans un département spécialement dédié au sein de la direction en charge des énergies nucléaires et de leurs applications. Si pour de nombreux non-initiés, cela n'a pas une véritable traduction concrète, en réalité les spécialistes s'accordent à dire que le Jernland chercherait dans un avenir proche à se positionner comme un leader en matière d'énergie atomique. « En positionnant plusieurs milliers de centrifugeuses au sein de l'important complexe scientifique et militaire du Heldmark, le Jernland va se doter d'un puissant outil pour développer une énergie nucléaire plus sûre et surtout renforcer son indépendance énergétique, étant entendu qu'à moyen terme les luttes pour la souveraineté des réseaux d'approvisionnement électrique pourraient aller en se renforçant » estime le ministère de l'industrie, de l'énergie et du travail.