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Posté : jeu. avr. 25, 2019 12:36 pm
par Nizam
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14/12/2038

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Le ministre des Affaires Etrangères, Augusto Mateus, favori à la succession

Le PCCB prépare déjà l'après-Fendres [/center]

[justify]Quelques mois seulement après la réélection de Joaquim Fendres en avril dernier, les jeux politiciens semblent avoir repris de plus belle en vue des prochains scrutins fédéraux. Si le président Fendres apparait comme étant le chef incontesté des conservateurs chrétiens du PCCB, et a remporté une brillante victoire face au PSB mené par Fernando Quamina, il n'en demeure pas moins que le Constitution du mars 2022 joue contre lui. En effet, elle interdit à un président de se représenter pour un troisième mandant consécutif à la tête de la République fédérale, ce qui signifie que Joaquim Fendres ne pourra pas être candidat aux prochaines élections fédérales. Cet état de fait a différentes conséquences sur la vie politique du pays.

Premièrement, cette impossibilité de briguer un troisième mandat donne à Joaquim Fendres une très grande liberté politique. Peu soucieux d'enjeux électoraux, il a la possibilité de mener à bien son projet politique comme bon lui semble, sans avoir la crainte permanente de nuire à ses chances de réélection. Il a d'ailleurs été possible de constater cela à plusieurs reprises depuis sa réélection, via différents projets controversés. Il a notamment réinstallé le catholicisme comme religion officielle étatique au Berlim, alors que ce projet été fortement critiqué par l'opposition. Mais il n'a pas abandonné et a utilisé l'arme du referendum pour affirmer sa position dominante sur l'ensemble de la classe politique berlimienne, un pari gagnant étant donné la victoire à ce scrutin. Il a par ailleurs fait voter une grande loi pour relancer la natalité au Berlim, avec des mesures controversées et jugées machistes voire rétrogrades par une partie de la classe politique, notamment en exonérant d'impôts les femmes dès leur quatrième enfant, les incitant de fait à devenir avant tout des femmes au foyer. Malgré les contestations de la gauche ainsi que de certaines associations féministes horrifiées par la volonté du président Fendres de défendre les valeurs familiales, cette loi est largement passée au Senado Federal et devrait permettre au pays de relancer sa croissance démographique.

Néanmoins, au sein du PCCB présidentiel, certains préparent déjà la succession aux prochaines élections, dans un peu plus de 3 ans. En réalité, le parti présidentiel n'est pas le seul à entamer ce processus. Les candidats aux prochaines élections fédérales sont déjà connus, sauf retournement de situation. Les leaders des principaux partis politiques ont renouvelé, ou non, leur direction suite aux dernières élections ayant signé le désastre des socialistes et de la gauche en général. Mais le PCCB doit travailler dans l'ombre afin de ne pas saper l'autorité du président Fendres ou nuire à son action à la tête du Berlim. De fait, plusieurs poids lourds du parti se positionnent déjà pour obtenir l'investiture en 2042. Au milieu de tous ces prétendants, un nom émerge plus que d'autres : Augusto Mateus, le ministre des Affaires Etrangères. Nommé à ce poste suite au limogeage de Rui Da Costa provoqué par les révélations du Correio Popular sur ses activités illégales de corruption, Augusto Mateus s'est très vite intégré au gouvernement fédéral et est devenu l'un des ministres les plus populaires du pays, avec plus de 56% d'opinions favorables selon les différents instituts de sondage, soit davantage que le président Fendres, ou encore Pedros Gomes, ministre de la Sureté Nationale et lui aussi prétendant à l'investiture du PCCB.

Ainsi, Augusto Mateus bénéficie d'un porte-feuille ministériel peu exposé aux mêlées politiciennes nationales au Berlim, et peut profiter de ses fonctions afin de tisser un vaste réseau de contacts à travers le monde. Lors de ses très nombreux déplacements, il y rencontre des financiers puissants, des chefs d'entreprises, des expatriés, des dirigeants politiques de premier plan... tout ce qui est nécessaire pour se former un vaste réseau prêt à soutenir une éventuelle campagne électorale. Malgré tout, la route est encore très longue vers une éventuelle investiture de Augusto Mateus comme candidat officiel du PCCB en 2042. Si aujourd'hui, il semble être le favori et avoir même les faveurs du président Fendres, nul ne sait ce qui peut arriver dans ce jeu si imprévisible : la politique.[/justify]

Posté : sam. avr. 27, 2019 5:15 pm
par Nizam
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21/12/2038

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Le président de la RDM du Makengo, Youssouf Botamba

Makengo : le président Botamba vend son pays à Ennis [/center]

[justify]Depuis maintenant quelques semaines, le plus grand pays d'Algarbe, la République démocratique du Makengo, a décidé de faire son retour sur la scène internationale après plusieurs longues années d'isolationnisme et conflits internes. Le Makengo, pays multi-ethnique et historiquement instable, a dû faire face à de nombreux conflits civils, apportant son lot de victimes, de guerres, de pauvreté et de misère. Aujourd'hui, avec un PIB par habitant d'environ 700 dollars, le Makengo est l'un des pays les plus pauvres au monde. Paradoxalement, il est doté de vastes et importantes richesses naturelles, particulièrement minières : or, manganèse, platine... Toutes ces ressources attirent inexorablement les envies de certaines puissances étrangères. Dans sa volonté de réouvrir le Makengo, le président Botamba a entamé des négociations avec le Berlim, Ennis ou encore le Txile. Mais il semblerait que ce soit les déchinésiens qui aient tiré le gros lot.

Dans un [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17668#p350480]communiqué de presse officiel,[/url] la présidence du Makengo s'est félicité d'avoir trouvé un accord avec Ennis. Il précise que cet accord "passé avec une nation puissante du continent déchinesien, permettra sans l'ombre d'un doute au Makengo de retrouver la voie de la croissance économique et du développement." A première vue, cela pourrait être véridique. Le Makengo a besoin d'investissements étrangers pour relancer son activité économique et sortir son immense jeunesse de la misère. Cela serait bénéfique si cet accord était équitable, au minimum, voire avantageux pour le Makengo. Mais en réalité, il acte la vente du Makengo et de ses ressources à un pays étranger : Ennis. Négocié par Son Excellence Dieumerci Aboki, Ministre des Affaires Étrangères de la République Démocratique du Makengo, ce traité est en réalité très avantageux pour Ennis, et non pour le Makengo. Outre les dispositions diplomatiques habituelles classiques, à savoir les échanges d'ambassadeurs et autres programmes culturels, le volet économique et militaire sont catastrophiques pour le Makengo et son peuple. Premièrement, les deux pays se sont mis d'accord autour de la création d'une entreprise minière commune : Société Algarbienne des Mines et des Dépôts (CAMD). Elle serait détenue à 33,33% par l'Etat enissois et 33,33% par l'Etat makengais. A première vue, cela semble équitable ! Mais les 33,33% restants seront détenus par... Todhchaí C.G.A, une entreprise privée enissoise. Bien que cette dernière soit supposée être indépendante de toute influence étatique enissoise, en réalité, le Makengo se retrouve bel et bien minoritaire au capital de cette nouvelle entreprise CAMD. 66,66% du capital détenu par des actionnaires enissois, qui pendant 10 ans auront la primauté et l’exclusivité de l’extraction des gisements makengais d’or, de platine et de 50% des gisements de manganèse. De fait, le Makengo obtiendra seulement 33,33% des recettes issues de l'exploitation... de ses propres ressources. Et cela n'est pas fini : Ennis pourra importer les ressources makengaises sans aucune taxe douanière.

Dans ce cas, qu'a promis Ennis en échange ? Une aide au développement de 80 millions de dollars annuels, soit moins de 0,1% du PB enissois, en plus d'embaucher "une majorité" de makengais. Concrètement, cet accord est catastrophique pour le Makengo et marque une nouvelle étape dans l'impérialisme déchinéso-dytolien en Algarbe. Ce volet économique est donc déjà très révélateur, mais comme cela ne suffisait pas, Ennis pourra installer une base militaire aéronavale au Makengo. Ennis a ainsi touché le jackpot : piller les ressources du Makengo et installer son armée sur place, bravo ! Et ceci sans même promettre une assistance mutuelle !

Au Berlim, les services diplomatiques du gouvernement fédéral n'ont pas souhaité répondre à nos questions sur ce traité, alors que notre pays négocie lui aussi avec le Makengo. Néanmoins, des sources gouvernementales nous ont affirmé de façon anonyme qu'ils étaient "stupéfaits" de voir que le président Botamba avait accepté un tel accord. "Soit il vend délibérément son pays, soit il s'est fait rouler dans la farine.", confiaient certains conseillers ministériels. Selon la position officielle du Berlim, ce dernier aurait préféré "nouer un partenariat équitable avec le Makengo", critiquant donc de fait l'impérialisme enissois repartant de plus belle dans un continent déjà fortement sous influence. Les idées colonialistes et impérialistes sont donc très loin d'être dissipés. Le Berlim va devoir réajuster ses objectifs au Makengo : ne pas apparaitre comme étant impérialiste, mais tout faire pour limiter l'influence impérialiste grandissante des déchinésiens et des dytoliens avec l'Algarbe, un continent partageant d'importantes racines historiques avec le Berlim. Néanmoins, ne nous trompons pas : le Berlim de Joaquim Fendres obéira aux mêmes logiques capitalistes que celles ayant amené Ennis a trouvé un tel accord.[/justify]

Posté : mer. mai 01, 2019 2:20 pm
par Nizam
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02/01/2039

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Le président fédéral, Joaquim Fendres, peut apprécier les excellents résultats économiques de 2038

Le Berlim renoue avec la croissance : le pari réussi de Fendres [/center]

[justify]Les résultats économiques pour l'année 2038 ont été publiés hier par le ministère du Développement Economique et il est évident que les résultats du Berlim sont excellents. En effet, le PIB du Berlim a augmenté d'environ 12,2 milliards de dollars en 2038, soit une croissance d'environ 23,7%. Ces résultats sont tout simplement les meilleurs chiffres économiques du Berlim depuis 15 ans. Une telle réussite peut s'expliquer par différents facteurs, mais il est capital de comprendre à quel point elle est le fruit d'un travail de longue haleine sur plusieurs années mené par le gouvernement fédéral. Lors de son accession au pouvoir en 2034 pour son premier mandat, Joaquim Fendres a hérité d'un Berlim en très mauvaise situation économique. Il est clair que la politique menée par la gauche entre 2022 et 2034 a eu d'importantes répercussions négatives sur la macroéconomie berlimienne. Notre pays était fortement endetté, avec des taux de chômage et de misère records. Durant ses trois premières années de présidence, Joaquim Fendres a connu trois importantes recessions économiques, ce qui a fortement participé à son impopularité du fait que les berlimiens attendaient impatiemment des résultats concrets et probants. Tel était le défi de sa réélection : faire comprendre au pays qu'il fallait faire preuve de patience pour obtenir enfin des résultats positifs.

Après une année 2037 légèrement embellie par une croissance d'environ 3%, la tendance semblait enfin s'inverser, jusqu'à obtenir près de 23,7% de croissance en 2038. Pour arriver à une telle réussite, le gouvernement fédéral a dû mener un travail de fond et de longue durée. Dans un premier temps, la priorité du président Fendres fut de détricoter une grande partie des mécanismes mis en place par ses prédécesseurs, à savoir une forte dépense publique dans le social sans apporter de réels effets concrets sur la pauvreté dans le pays. La recrudescence de subventions sociales, d'aides omniprésentes n'a fait qu'aggraver la situation économique du pays, du fait de l'entêtement dogmatique des précédents gouvernements fédéraux. Il a donc été nécessaire de réduire fortement les dépenses sociales, même si cela consistait à devenir impopulaire. S'en est suivi différentes mesures nationales libérales ayant porté leurs fruits : facilitation de l'emploi, une meilleure flexibilité du marché du travail, une forte baisse d'impôts sur les entreprises présentes au Berlim... un vaste arsenal législatif pro-entreprise qui a au final apporté les meilleurs résultats économiques du pays en 15 ans. Aujourd'hui, le chômage continue sa baisse et la pauvreté perd du terrain dans la plupart des Etats du pays. Néanmoins, la question de la répartition de cette croissance se posera inexorablement : les inégalités sociales se réduisent-elles ? L'ensemble des berlimiens vont-ils profiter de cette croissance record ? Le gouvernement fédéral de Joaquim Fendres sera très certainement attendu au tournant sur ces questions de justice sociale dans les prochaines semaines.

Toutefois il est capital de souligner le travail colossal mené au niveau international, une donnée absolument cruciale dans cette croissance économique. Le Berlim a multiplié les actions diplomatiques l'an dernier, et a signé de très nombreux traités commerciaux avec de grandes puissances économiques, ce qui a grandement facilité et incité à investir au Berlim. De fait, cette nouvelle attractivité du Berlim s'est renforcée et doit être encore accentuée en 2039. Aujourd'hui, le Berlim est désormais la 22ème puissance économique mondiale, avec un PIB d'environ 63 milliards de dollars, le 5ème du super-continent olgaro-dorimarien. Le chemin est encore long pour faire du Berlim un réel mastodonte économique mondial, mais il est évident que si cette excellente tendance se poursuivait, cet objectif pourrait se réaliser à moyen-terme.

Enfin, au niveau national, cela change beaucoup de choses au sein des rapports de forces politiques internes au Berlim. Le président Fendres traversait une mauvaise passe avec une certaine impatience de la population et plusieurs scandales de corruption à l'image du limogeage de l'ancien ministre des Affaires Etrangères, Rui Da Costa. La popularité présidentielle commençait à s'étioler, permettant à l'opposition de gauche, PSB et MRP en tête, de reprendre du poids dans la classe politique berlimienne. Certaines dissensions commençaient également à apparaitre au sein même du PCCB, le parti présidentiel, quant au nom du successeur de Joaquim Fendres en 2042. Aujourd'hui le message est clair : Joaquim Fendres est plus que jamais le patron de la droite berlimienne, et il est fort à parier que sa côte de popularité va remonter en flèche dans les prochaines jours, au détriment de l'opposition et de certains ambitieux l'entourant.[/justify]

Posté : lun. mai 06, 2019 11:05 pm
par Nizam
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19/01/2039

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Le ministre des Affaires Etrangères, Augusto Mateus, lors de la réunion annuelle des ambassadeurs berlimiens

Belamonte à deux doigts de lâcher son allié hachémite ? [/center]

[justify]Cela fait désormais plusieurs mois que la situation en Hachémanie se détériore à grande vitesse. Le pouvoir militaire tenu par l'Émir-Général Hussein ben Salmane al Khalifa semble s'effriter semaine après semaine. Déjà, au mois d'Août de l'an dernier, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&start=135#p348856]plusieurs pilotes de chasse hachémites s'étaient enfuis au Kars[/url], pays frontalier du Royaume de Hachémanie. Après une importe guerre civile, le pouvoir militaire avait décidé d'opérer une interdiction religieuse dans le pays, forçant la majorité de la population hachémite à se convertir à un culte qui n'est la sien. Cette situation, adossée aux importantes difficultés économiques et sociales, n'a fait qu'empirer depuis le début de l'année. Aujourd'hui, la Hachémanie est officiellement en état insurrectionnel. Le pouvoir militaire étatique est complètement dépassé par la révolte de plusieurs villes et tribus se nourrissant de la vaste colère parcourant une grande partie du peuple hachémite. L'armée royale n'a plus aucune capacité de projection et éprouve de nombreuses difficultés à endiguer l'anarchie à l'intérieur de ces frontières.

Cette situation pourrait forcer rapidement le Berlim à modifier sa stratégie en Marquésie. Aujourd'hui, le Berlim est un partenaire important de la Hachémanie. Belamonte importe du pétrole hachémite et les forces armées berlimo-hachémites sont censées coopérer activement. Ce partenariat est toutefois plus que jamais bancal. Cette coopération entre Belamonte et la Hachémanie est à l'origine le fruit d'une transaction militaire, la Hachémanie étant supposée vendre des chars et de l'artillerie modernes à l'armée fédérale berlimienne depuis l'an dernier. Cela était la condition sine qua non d'une telle coopération. Aujourd'hui, avec la situation catastrophique que connait le royaume marquésien, il est fort à parier que le Berlim ne recevra jamais ce matériel militaire. Au final, en ce jour, le seul avantage pour le Berlim d'un tel partenariat est l'importation de pétrole hachémite à très bas prix. Mais au vu de la situation géopolitique en Marquésie, cet avantage parait très maigre aux yeux de Belamonte. Lors de la réunion annuelle des ambassadeurs berlimiens, le ministre des Affaires Etrangères, Augusto Mateus a déclaré être "très préoccupé par la situation anarchique en Hachémanie", ajoutant que le "Berlim suivait avec grande attention son évolution." Il a par ailleurs annoncé s'être entretenu longuement en privé avec l'ambassadeur berlimien auprès du royaume hachémite, afin de "préparer la suite"

En effet, selon certaines rumeurs proches du gouvernement fédéral, le Berlim envisagerait de dénoncer le traité berlimo-hachémite, en invoquant la non-livraison du matériel militaire et la politique interne menée par le pouvoir militaire ouvertement répressive pour des raisons religieuses. Officiellement, le Berlim invoquerait ces raisons pour se débarrasser de ce partenaire de plus en plus encombrant. En réalité, Belamonte ne veut en aucun cas être entrainé dans un conflit armé et géopolitique en Marquésie, étant donné les importantes tensions entre les hachémites et ses voisins janubiens et marquésiens. Néanmoins, le Berlim est surtout inquiet à propos de son approvisionnement en pétrole, grandement menacé par la situation anarchique et insurrectionnelle en Hachémanie qui semble de jour en jour devenue incapable d'assurer l'ordre et la stabilité.

De fait, le Berlim serait sur le point de revoir complètement sa stratégie en Marquésie, et devrait prochainement se rapprocher du grand voisin des hachémites, le Royaume de Kars. Ce dernier, en plein boom économique, subit lui aussi les conséquences de la crise hachémite. Un récent article du journal karsais dénommé [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1342&p=350896#p350896]Al Watan[/url], expliquait que le Kars avait accueilli en 2038 environ 150 000 réfugiés politiques originaires de Hachémanie. Le Kars souhaite sans nul doute solutionner la crise insurrectionnelle à ses frontières. Le Berlim pourrait donc envisager de trouver dans le Kars son nouveau grand allié oriental, à la fois premier production pétrolier mondial et importante puissance militaire régionale. Reste à voir désormais les résultats des négociations entre le Kars et le Berlim, ainsi que l'évolution de la situation interne en Hachémanie.[/justify]

Posté : mer. mai 22, 2019 12:50 am
par Nizam
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04/03/2039

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Gilmario célébrant son doublé décisif face aux lébiriens

Le phénomène Gilmario porte la Seleção au Mondial[/center]

[justify]Un seul nom est sur toutes les lèvres au Berlim depuis quelques jours, celui de Gilmario. Alors que la Coupe du Monde de Football, organisée cette année au Karmalistan, a débuté il a désormais une quinzaine de jours, les phases de groupe ont vu éclater au grand jour l'un des joyaux du football berlimien. Gilmario, né en 2017 dans la périphérie pauvre de Belamonte, est un footballeur professionnel de l'équipe nationale du Berlim. Aujourd'hui, il est considéré comme l'un des plus talentueux joueurs berlimiens de sa génération, si ce n'est le meilleur. Après avoir dominé l'ensemble des catégories jeunes, que ce soit en club ou en sélection, il a été lancé dans le grand bain en ayant été appelé par le sélectionneur pour participer au mondial, tant ces récentes performances dans le championnat berlimien sont impressionnantes. Résultat, après trois matches de groupe pleins de succès, il a porté le Berlim vers les 8ème de finale du Mondial : 3 victoires en 3 matches, et 5 buts pour Gilmario, qui est donc co-meilleur buteur de la compétition, à 22 ans.

C'est un véritable phénomène qui touche le Berlim. L'excellente entame de compétition du Berlim a rassuré, dans un pays où le football est le sport national dominant et même comparable à un véritable culte. Depuis le début du Mondial, près de 70.000 maillots floqués au nom de Gilmario ont été achetés au Berlim, l'équipementier de la sélection ne pu même pas satisfaire toute la demande. Il est vrai que le cas Gilmario est particulier et le symbole de quelque chose de bien plus importante que ses performances sportives : son parcours. Né dans une périphérie très pauvre de la capitale Belamonte, d'un père mécanicien et d'une mère au foyer s'occupant d'une fratrie de 3 enfants, Gilmario était très loin d'être destiné à une carrière de footballeur professionnel, synonyme de succès, de notoriété et de richesse. Néanmoins, sa famille a mobilisé toutes ses ressources pour l'accompagner dans cet objectif devant le talent inné dont il était doté dès son plus jeune âge. Repéré par des centres de formations créés suite à de vastes plans publics dédiés au sport, il a pu lancer sa jeune carrière. Il est donc bien plus qu'un footballeur jeune et talentueux, il est le symbole de l'ascension sociale par le sport, si importante au Berlim, un pays à la fois touché par d'importantes inégalités sociales, et vouant un culte au football, vecteur d'ascension par le talent.

Durant la phase de groupe, le Berlim s'est montré en patron et a assumé son statut de favori au titre suprême mondial. Après une entrée en matière timorée mais assurée face à l'Aiglantine (3-1, dont un but de Gilmario), la Seleção a remporté le choc du groupe H face à la sélection lébirienne, également l'une des favorites au titre. Dans un match âpre et serré, Gilmario a apporté la lumière en inscrivant un doublé absolument crucial alors que le Berlim était mené au score. Enfin, il a participé à sa manière à étriller le Kaiyuan lors du dernier match de groupe, afin de parapher une première partie de compétition parfaite. Le capitaine berlimien, Romario Neiva, a notamment loué les qualités de son jeune coéquipier. "Gilmario est sans nul doute l'un des meilleurs joueurs du monde aujourd'hui." Le sélectionneur, quant à la lui, a témoigné toute sa confiance en son équipe et en son joyau : "Nous avons fait une excellent phase de groupe, et Gilmario, tout comme l'ensemble du groupe, a été exemplaire, il nous faut continuer ainsi." L'interessé est quant à lui resté assez discret, rappelant simplement qu'il voulait "honorer ce maillot" et jouer pour "sa famille, le Berlim, et Dieu".

En 8ème de finale, le Berlim affrontera les léopards makengais, l'une des belles surprises de ces phases de groupe. La Seleção est largement favorite selon les spécialistes et les bookmakers, mais il faudra aborder cette rencontre avec sérieux pour décrocher une place parmi les 8 en quarts de finale, objectif strictement minimum pour un pays qui attend de pied ferme de voir la coupe à Belamonte.[/justify]

Posté : jeu. mai 23, 2019 12:32 pm
par Nizam
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08/03/2038

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Visualisation de la future grande mosquée de Belamonte

Le catholicisme sacrifié sur l'autel de la géopolitique [/center]

[justify]L’Islam, principalement concentré à Belamonte, est présent à travers le Berlim et il n’a rien de nouveau pour les côtes orientales de Dorimarie. Le XVIème siècle a été témoin de la traite négrière transdéchinésienne. La plupart des esclaves étaient emmenés d’Algarbe de l’Ouest, et le Berlim abritait alors plus d’esclaves algarbiens musulmans que tout autre pays. Ils ont également été reconnus pour leur rôle essentiel dans les mouvements de résistance. En réponse à la révolte menée par ces esclaves musulmans, les autorités ont cherché à éliminer toute unité musulmane et des conversions forcées au catholicisme ont eues lieu tout au long du XIXème siècle. Des milliers de musulmans ont été empêchés de pratiquer leur foi.

La grande majorité des berlimiens algarbiens sont catholiques, et environ 20% musulmans. La croissance récente des berlimiens musulmans n’est pas due contrairement à ce que l’on pourrait croire aux immigrants, mais à la conversion de berlimiens catholiques et autres non-musulmans d’origines diverses. Belamonte a été le foyer de la majorité des nouveaux musulmans. Un professeur berlimien, Paulo Pinto, estime que la population musulmane au Berlim compte 1,3 million de fidèles, un mince pourcentage comparé au 43 millions d’habitants. Certains des nouveaux convertis sont venus à l’Islam à travers l’influence de ce dernier dans les favelas. Beaucoup de berlimiens ayant des origines algarbiennes tentent d’en apprendre davantage sur leurs origines et celles de leurs aïeux. Ils font parfois un rapprochement avec certaines conditions difficiles auxquelles ils sont actuellement confrontés. Les 500 dernières années de l’histoire du Berlim démontre que le pays regorge d’une variété d’influences provenant de presque tous les continents et cela en fait l'un des pays les plus peuplés et l’un des plus diversifiés de la planète.

Néanmoins, s'il est évident que l'Islam est présent au Berlim et qu'il tend à se développer, il reste extrêmement minoritaire dans la société berlimienne. Aujourd'hui, il y a environ 3% de musulmans au Berlim, contre 61% de catholiques. Le catholicisme est tellement présent et ancré qu'il a été réintroduit comme étant religion d'Etat par référendum l'an dernier, sous l'impulsion du président Fendres. Mais il semble qu'aujourd'hui, environ un an plus tard, le président fédéral soit moins attaché à l'importance et à l'influence du catholicisme berlimien. En effet, lors du sommet diplomatique bilatéral entre le Berlim et le Royaume de Kars, il a été décidé la construction d'une grande mosquée à Belamonte, souhaitée par le Roi Abdallah. Il serait pertinent de s'interroger sur l'intérêt d'une telle mosquée dans un pays où le catholicisme est religion d'Etat et où les musulmans sont extrêmement minoritaires, voire même marginaux en dehors des grandes métropoles de la côte orientale du pays. Qu'a obtenu le Berlim en échange ? Une présence militaire en Marquésie, évidemment cruciale au niveau géopolitique pour assurer la sécurité du commerce pétrolier et assister le nouvel grand allié oriental de Belamonte. Mais cet accord est révélateur d'une certaine pensée politique du président fédéral et de son gouvernement : être prêt à rogner sur l'un des piliers essentiels de notre société, pour obtenir des gains géopolitiques.

Cette nouvelle n'a pas manqué de faire réagir au sein du PCCB, le parti présidentiel. Si l'opposition de gauche ne s'est pas risqué à des commentaires, préférant ne pas froisser l'électorat musulman historiquement voué à sa cause, les sénateurs conservateurs-chrétiens du PCCB ont quant à eux dit ce qu'ils pensent. Jair Crecias, sénateur PCCB, a notamment déclaré être "choqué et déçu" de voir le président Fendres "accorder une telle place à une religion marginale et peu intégrée à la culture berlimienne." L'extrême droite a été de son coté encore plus offensive, la LNB a notamment évoqué le risque d'une "intrusion étrangère en plein coeur de Belamonte", menaçant de fait "la sécurité nationale berlimienne". Quoi qu'il en soit, il semble clair que ce projet de grande mosquée karsaise en plein coeur de la capitale fédérale berlimienne divise la majorité présidentielle et au delà.[/justify]

Posté : sam. mai 25, 2019 12:35 pm
par Nizam
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14/03/2039

[img]https://images.ecosia.org/TvVx6faTnVyO51BLLW-SvEnE2bk=/0x390/smart/http%3A%2F%2Fs2.glbimg.com%2Fa92lYzIPAl3MmhgIC4O5zD3BXHo%3D%2F620x400%2Fe.glbimg.com%2Fog%2Fed%2Ff%2Foriginal%2F2014%2F10%2F03%2F635479060018581150.jpg[/img]
Joaquim Fendres, le président fédéral, et Isabella Dos Santos, patronne de l'opposition socialiste

Joaquim Fendres tenté par une dissolution du Senado Federal ? [/center]

[justify]Le camouflet est terrible pour Joaquim Fendres et sa majorité gouvernementale. Alors qu'il s'est toujours opposé farouchement au durcissement de la législation sur le vente et le porte des armes à feu au Berlim, il s'était engagé lors de sa réélection l'an dernier à préserver la législation telle qu'elle est depuis 1994, à savoir permissive au possible. Néanmoins, ces dernieres années et mois, les violences liées à ce laxisme entourant les armes à feu ont fortement augmenté. Fusillades diverses et variées, recrudescence de la présence d'armes à feu dans les favelas exposant davantage les forces de l'ordre, assassinat du gouverneur du Raspador, Leonardo Martins : la liste de ces tristes évènements causés par ce laxisme législatif est extrêmement longue. C'est ce qui a poussé l'opposition, et les socialistes du PSB en tête, à proposer une proposition de loi durcissant cette législation [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1319&t=17597&p=351734#p351734]au Senado Federal.[/url]

Si l'opposition de gauche, pourtant si divisée à l'habituelle, a trouvé un terrain d'entente sur cette question, impossible d'en dire autant de la majorité présidentielle composée des conservateurs-chrétiens du président Fendres et des centristes-libéraux de Berlim Unido, force d'appoint de la coalition. Lors de son premier mandat (2034-2038), Joaquim Fendres avait la majorité absolue au Senado Federal sans avoir besoin de former une coalition tant son parti, le PCCB, était dominateur. Néanmoins, lors des dernières élections fédérales, les résultats ont été bien plus serrés et le PCCB a dû négocier avec Berlim Unido pour former une majorité. En échange de son soutien, Joao Gusmao, patron de Berlim Unido, a obtenu le super-ministère du Développement Economique, regroupant de très larges compétences : finances, économie, industrie, énergie... Si la collaboration fut paisible depuis un an, les choses se font fortement gâtées lors de cette proposition de loi sur les armes à feu.

Alors que le PCCB présidentiel s'est fortement opposé en bloc à ce durcissement législatif, son allié de coalition s'est montré bien plus timoré et partagé entre différentes réflexions. A la fois, la nécessité de ne pas se mettre à dos le PCCB présidentiel, mais également affirmer son indépendance et ses idées, potentiellement partagées avec l'opposition sur le sujet en question. Ainsi, une importante majorité des sénateurs Berlim Unido se sont abstenus ou ont voté pour le texte des socialistes. Evidemment, les réactions ont été fleuves. Si du côté de la gauche, on s'est félicité d'une "très grande victoire", les commentaires furent tout autre du côté de la majorité. Plusieurs députés PCCB ont qualifié le vote de Berlim Unido comme étant "une trahison et un manque de respect manifeste à la coalition gouvernementale." Certains ministres sont même monté au créneau, comme Pedro Gomes, ministre de la Sureté Nationale, qui regrette "cette divergence apparue soudainement et qui ne résout en rien les problèmes sécuritaires au Berlim. Un mauvais calcul politique et une erreur dans la lutte contre la criminalité." De son côté, Joao Gusmao, patron de Berlim Unido, a défendu le vote de ses sénateurs et a qualifié son parti de "libre bien que membre de la coalition."

Quoi qu'il en soit, il est certain que cette défaite parlementaire n'a pas été du goût du président de la République fédérale. Selon certaines sources proches de la présidence à Belamonte, il était fou de rage suite à ce camouflet au Senado Federal. Il a immédiatement convoqué Joao Gusmao au palais présidentiel pour avoir une explication suite au vote de Berlim Unido, et il est clair que cette entrevue s'est plutôt mal déroulé. Le président Fendres s'est notamment montré très critique vis à vis de l'attitude de Berlim Unido, alors que Joao Gusmao n'a pas apprécié les tentatives de subordination orchestrées contre son parti, bien que membre du gouvernement fédéral. Trouver des compromis et des consensus ne semble pas être la tasse de thé du président Fendres, et selon certains conseillers autour du président fédéral, il pourrait envisager la dissolution du Senado Federal et convoqué le corps électoral berlimien afin d'élire 457 nouveaux sénateurs fédéraux. Un pari très certainement risqué, mais potentiellement très avantageux. Certes, aujourd'hui, le PCCB présidentiel est le parti majoritaire, mais a besoin de Berlim Unido pour former une coalition à majorité absolue. Provoquer de nouvelles élections pourrait avoir différentes résultantes pour la suite du mandat présidentiel de Joaquim Fendres : perdre sa majorité au profit de l'opposition socialiste, garder la majorité mais perdre du terrain sur Berlim Unido, ou réaliser le tour de force d'aller chercher la majorité absolue sans avoir besoin d'un allié de coalition. Affaire à suivre.[/justify]

Posté : lun. mai 27, 2019 3:11 pm
par Nizam
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21/03/2039

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L'un des sites les plus visités au Berlim, les chutes Dos Deus

Le Berlim toujours loin d'être une destination touristique [/center]

[justify]Comme chaque année, l'Office International du Tourisme, l'OIT, a dressé le bilan des différentes fréquentations touristiques mondiales en 2038. Le Kaiyuan est la première destination touristique mondiale, avec plus de 72 millions de visiteurs , soit plus du double qu'en 2037, l'Empire ventélien a donc pu observer une hausse très conséquente de sa fréquentation touristique. Si cette hausse a sans nul doute participé au développement économique kaiyuanais et à sa consommation interne, cette masse touristique a certainement dû poser certaines problématiques au Kaiyuan, tant cela demande organisation et infrastructures diverses pour pouvoir gérer et accueillir près de 72 millions de touristes en une année.

L'autre grand enseignement de ces statistiques de l'OIT pour 2038, concerne le Berlim. Ce dernier est toujours assez mal classé en terme d'attractivité touristique en ayant obtenu un indice E. Certes, la fréquentation touristique au Berlim a fortement augmenté entre 2037 et 2038, passant d'environ deux-cents milles visiteurs à près de quatre millions l'an dernier. Néanmoins, pour un pays de 43 millions d'habitants, et dont la superficie est la deuxième au monde derrière le Nephiland, ce chiffre est extrêmement faible et très loin des espérances du gouvernement fédéral et des professionnels du tourisme berlimiens. A quoi est donc dû cette si faible fréquentation touristique ? Certainement pas à un faible capital naturel ou patrimonial. Le Berlim regorge de sites naturels et patrimoniaux d'exception, comme les chutes Dos Deus en Azpetim, au nord du pays. Que ce soit des paysages uniques, ses côtes, ou d'imposants monuments historiques, le Berlim a les ressources pour devenir un pôle touristique majeur.

Si il serait possible d'avancer une éventuelle hypothèse afin d'expliquer cette faible fréquentation, cela serait certainement dû à un certain retard en terme d'infrastructures et des doutes autour de la sécurité des touristes voyageant dans le pays. Si les grandes métropoles des côtes déchinésiennes sont très bien desservies en terme de transports avec notamment l'inauguration récente d'un vaste réseau de monorail moderne, l'intérieur des terres est quant à lui beaucoup moins desservi par les transports, qu'ils soient aériens ou ferroviaires. La géographie du Berlim rend très difficile l'installation durable et efficace d'infrastructures de transports modernes vers le centre et l'Ouest du pays. De plus, l'insécurité ambiante dans certaines régions berlimiennes participe indéniablement à cette faible attractivité touristique.

Le gouvernement fédéral, par la voix du ministre du Développement Economique, Joao Gusmao, a déclaré toute sa volonté de développer le tourisme au Berlim, pouvant devenir l'un des atouts économiques majeurs et fondamentaux du pays dans les années à venir. Joao Gusmao a même émis un objectif chiffré : 10 millions de visiteurs en 2042. Si cet objectif semble être ambitieux, il pourrit se réaliser à certaines conditions. Depuis des années, les professionnels du tourisme berlimiens appellent de leurs voeux une modernisation globale des infrastructures de transports et d'accueil des touristes. Un grand plan fédéral dans ce sens pourrait ainsi voir le jour. Enfin, l'idée de vastes campagnes visant à mettre en valeur le capital naturel et patrimonial du pays est également dans les cartons, afin de promouvoir tout le potentiel touristique d'un Berlim ayant toutes les ressources nécessaires pour devenir dans les années à venir un mastodonte mondial du tourisme.[/justify]

Posté : lun. juil. 01, 2019 1:03 pm
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/5b5NxnW.png[/img]
02/07/2039

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Le président fédéral, Joaquim Fendres

Crise en Avelda : le president Fendres hausse le ton [/center]

[justify]Cela était inévitable, la question de la crise politique aveldaise est arrivée sur l'autre rive de l'océan déchinésien au Berlim. Si Belamonte avait souhaité ne pas s'avancer dangereusement sur ce sujet pendant plusieurs semaines, le président fédéral, Joaquim Fendres, est enfin sorti du bois, et ce malgré une certaine réticence au sein de l'opinion publique berlimienne, se sentant que très peu concernée par les problématiques touchant son très lointain cousin dytolien.

Néanmoins, Joaquim Fendres avait depuis longtemps affiché sa volonté de renouer le dialogue avec Gavinheira (capitale de l'Avelda), alors que les relations bilatérales entre les deux pays sont au point mort depuis des décennies. Malgré le refus du Roi aveldais Leandro V de renouer avec le Berlim, le gouvernement aveldais du Premier Ministre socialiste David Paredes a tout de même souhaité aller dans ce sens et a envoyé Maria Almeida, ministre des Affaires Diplomatiques, au Berlim afin de rencontrer le président Fendres. Si les débouchées concrètes d'une telle rencontre sont à exclure étant donné la position du pouvoir royal aveldais sur cette question, la symbolique d'un tel sommet était historique. Cette rencontre à Belamonte a été l'occasion pour la ministre aveldaise de témoigner toute la détermination de son gouvernement à aller au bras de fer avec le pouvoir royal et noble aveldais qui était toujours farouchement hostile au Berlim. Mais cette rencontre ne fut pas uniquement un prétexte pour témoigner de beaux sentiments de réconciliation. Alors que le torchon brûle à son paroxysme entre le Roi Leandro V et son gouvernement, de très nombreuses vagues contestataires paralysent l'Avelda depuis des semaines, fortement réprimées par Gavinheira et suscitant une vaste crise politique et sociale dans tout le pays. La ministre Almeida a notamment expliqué au président berlimien tout le risque d'un retour à l'autoritarisme et à la dictature en Avelda.

Si de très nombreux aveldais appellent le Berlim à intervenir de quelque manière que ce soit pour soutenir leurs cousins lusophones, l'opinion publique berlimienne y est très réticente. Le Berlim doit faire face à de nombreuses problématiques internes de tout ordre, et une grande partie des berlimiens sont totalement désintéressés de la situation dans un pays si lointain sur un autre continent comme l'Avelda. Intervenir serait donc un très mauvais calcul politique de la part du président Fendres, mais une révélation a renversé la donne. Il y a plus d'un an, un vaste scandale de corruption éclatait au Berlim, [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1319&t=17056&start=30#p348262]l'affaire Da Costa.[/url] L'ex ministre des Affaires Etrangères berlimien avait été limogé suite aux révélations concernants différents paiements venus de l'étranger dans le but de l'utiliser pour influencer la politique étrangères de Belamonte. Si durant des mois, aucune information n'avait fuit concernant l'identité de cette entité étrangère à l'origine de cette corruption, plusieurs médias berlimiens ont récemment annoncé que le gouvernement fédéral avait enfin eut ces informations : le Royaume d'Avelda serait derrière cette affaire Da Costa. De telles révélations ont grandement fait évolué la position des berlimiens sur la crise aveldaise, toujours choqués par cette affaire, et le président Fendres avait annoncé à l'époque des représailles face à de tels actes.

Aujourd'hui, alors que la situation continue d'empirer avec un exil de réfugiés aveldais vers le Santogne et l'Estura, le Berlim décide enfin d'agir. Dans une conférence de presse spéciale dédiée à cette crise, le président Fendres a annoncé "être prêt à accorder l'asile politique à toute personne persécutée par le pouvoir royal aveldais, y compris le gouvernement démocratiquement élu de David Paredes." Le gouvernement fédéral va mettre en place différents moyens financiers, en collaboration avec les autorités santognaises et esturanes, pour permettre aux exilés aveldais de rejoindre le Berlim. En parallèle, le Berlim appelle officiellement au "boycott commercial total" de l'Avelda. Selon le président Fendres, il est "nécessaire d'asphyxier économique le Royaume aveldais afin de faire flancher son pouvoir tant qu'aucune initiative de dialogue n'est lancée", même si le Berlim "garde sa main tendue et se tient prêt à organiser une transition politique en Avelda." A la question d'une possible intervention militaire berlimienne si la situation continuait de dégénérer, Joaquim Fendres ne s'est pas étalé et a simplement déclaré qu'il "n'envisageait pas une telle intervention à l'heure actuelle".[/justify]

Posté : ven. juil. 05, 2019 12:38 pm
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/es1C3m3.png[/img]
14/07/2039

[img]http://s2.glbimg.com/-ceYvUxkv5Rq_BOC6GA1aDvNrBE=/620x400/e.glbimg.com/og/ed/f/original/2016/03/08/sergio-moro-palestra.jpg[/img]
Le ministre du Développement Economique, Joao Gusmao, semble réticent

L'initiative monétaire caeturienne divise la classe politique [/center]

[justify]Depuis plusieurs semaines, une idée parcourt l'espace olgaro-dorimarien. Comme l'indiquait récemment la chaine caeturienne [url=https://www.simpolitique.net/viewtopic.php?f=1211&t=17360#p353294]Caeturian World TV[/url], plusieurs propositions ont émané visant à la fondation d'une double monnaie en Olgarie et Dorimarie, à l'initiative de l'Administration Azevedo caeturienne. Ce projet, qui a pour but de renforcer l'intégration commerciale dans la région, regrouperait plusieurs pays comme : Le Caeturia, le Nuevo-Rio, les îles Panoa auroranes, le Westrait ou encore le Berlim. L'objectif, selon l'Administration caeturienne, serait de conserver en parallèle deux monnaies indépendantes, une destinée au marché intérieur de chaque Etat, et une pour faciliter les échanges commerciaux.

Le Caeturia a officiellement invité le Berlim a réfléchir à cette proposition et souhaiterait qu'il rejoigne cette initiative de double monnaie. Si la classe politique berlimienne est divisée sur la question, plusieurs voix se sont élevées pour inciter le gouvernement fédéral a accepter cette idée monétaire caeturienne. Plusieurs membres du PSB et notamment de son courant social-libéral ont témoigné leur approbation, comme Miguel Tramis. Le sénateur fédéral, à la sortie d'une session parlementaire, a notamment expliqué que "le commerce en Olgaro-Dorimarie est au point mort pour différentes raisons économiques et politiques. Cette initiative de double monnaie pourrait résoudre ces deux points et permettre un meilleur développement économique à la région et au Berlim." Différents économistes semblent également aller dans ce sens. Dans une tribune commune, plusieurs économistes insistent sur les bénéfices d'une telle initiative, comme notamment "une meilleure maîtrise des cours monétaires" ou encore une "amélioration de la compétitivité des entreprises berlimiennes sur les marchés internationaux." Tout ceci devrait donc permettre de développer en parallèle le marché interne au Berlim, et renforcer le poids de l'Olgaro-Dorimarie dans l'économie mondiale.

Toutefois, cette initiative ne fait pas l'unanimité au sein de la classe politique berlimienne, à commencer par le Ministre du Développement Economie lui même, le centriste-libéral Joao Gusmao. Si l'idée de renforcer le commerce olgaro-dorimarien est partagée de tous, le problème pour le gouvernement fédéral et la majorité réside davantage dans des problématiques géopolitiques qu'économiques. Selon différents sénateurs PCCB (parti présidentiel), le fait que cette initiative vienne du Caeturia pose problème au gouvernement fédéral, qui voit dans cette proposition une tentative de renforcer son influence sur la région. Un sénateur fédéral PCCB de Belamonte nous expliquait ses réticences : "Si nous regardons les pays invités à ce projet, il y a de quoi se poser des questions. En plus du Caeturia, on retrouve le Nuevo-Rio voisin en voie d'être un satellite caeturien, les Îles Panoa avec lesquelles nous n'avons aucun lien et qui sont sous autorité aurorane (alliée du Caeturia), et le Westrait qui est en dans une situation interne très chaotique avec le récent coup d'Etat communiste." En plus de ses réticences géopolitiques, plusieurs économistes sont inquiets de voir une double monnaie internationale "potentiellement incontrôlable et néfaste pour l'économie berlimienne."

Le Ministre du Développement Economique à quant à lui botté en touche lorsqu'il a été interrogé sur cette question, en affirmant que "le gouvernement fédéral et le président de la République réfléchissent à cette proposition du Caeturia", tout en évoquant "certaines réserves sur cette idée". Selon différentes sources proches de la majorité au Senado Federal ou du gouvernement, il y aurait relativement peu de chance de voir le Berlim accepter cette initiative monétaire caeturienne, notamment pour des raisons géopolitiques et diplomatiques propres aux dynamiques spécifiques à la région olgaro-dorimarienne et à ses variables lourdes géopolitiques. Quoi qu'il en soit, cette question devrait permettre de ressouder la majorité gouvernementale récemment mise à mal par certains échecs législatifs, et au contraire diviser encore plus le PSB, divisé entre une frange sociale-libérale favorable à cette initiative et le reste du parti plus réticent.[/justify]