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Posté : mar. sept. 25, 2018 4:29 pm
par Cyrus
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La Diète fait voter le budget dans le silence total[/center]
16 Mars 2037
Contrairement aux remous de l'année dernière, c'est cette fois dans le calme que le budget de la République a été voté pour l'année 2037. Face à un bloc Libéral-Démocrate une nouvelle fois uni, l'opposition épuisée de ressasser les mêmes arguments sans arrêt est restée plutôt silencieuse. Et pourtant, quel budget, et que de choses à dire! Entre 2036 et 2037, le budget a changé si radicalement qu'on aurait pu croire que le gouvernement avait changé de bords politique: les dépenses publiques ont baissé de 2%, baisse qui ne se fait heureusement pas trop sentir grâce à la hausse formidable du PIB. Cependant, là où certains ont levé la voix fut plus le volet des recettes: envolées, les taxes sur les bénéfices des entreprises! Réduites à peau de chagrin, les taxes douanières! Une baisse de l'impôt sur le revenu est saluée comme bienvenue, même si elle profite plus aux très riches qu'aux classes moyennes. La TVA a profité d'une augmentation de la consommation pour augmenter ses bénéfices aux caisses de l'état, mais cela n'est pas suffisant pour compenser les baisses, alors d'où vient tout cet argent?
La réponse est simple: Entre 2036 et 2037, la part des emprunts dans le budget national a pas moins de doublé! Emprunts faits en large majorité au Teikoku et non à l'étranger, selon la politique traditionnelle de ne pas subordonner le budget de l'état à l'étranger, et en grande partie contractés auprès de Nomura Holdings, la branche bancaire du Conglomérat Gyôkai, qui enregistre en 2036 l'année la plus rentable de son histoire. Si pour le moment, la Coalition se félicite de son succès, est-ce que ce nouvel acte de favoritisme envers Gyôkai n'apporterait pas de l'eau au moulin du Représentant Nakagawa, critiquant sans relâche le copinage entre le gouvernement et le puissant conglomérat?
Posté : dim. oct. 07, 2018 4:08 pm
par Cyrus
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Des manifestations à travers le pays contre le partenariat Gyôkai-gouvernement[/center]
22 Avril 2037
C'est la première fois depuis longtemps qu'un mouvement populaire de cette ampleur prend les rues du Teikoku: depuis deux jours, les rues des principales villes du Teikoku sont occupées par des groupes dénonçant le partenariat jugé inacceptable entre le gouvernement du Premier Ministre Kaita Ishizuka et le Conglomérat Gyôkai. L'action qui a démarré ces manifestations est la liste, rendu publique, des banques ayant prêté à l'état Teiko pour financer les baisses de l'imposition voulues par le Parti Libéral: près de 90% de l'argent provient des banques possédées par le puissant conglomérat, en premier lieu Nomura Holdings. Qui plus est, un cadeau fiscal aurait pour certains été fait au Conglomérat par la forte baisse des impôts sur les entreprises. Ainsi, une réforme censée aider les citoyens Teiko en baissant leurs impôts se retrouve-t-elle critiquée pour en fait profiter plus les grands groupes industriels.
Parti d'O-Mashi et de Kyûshingai, les manifestations ont vite prit de l'ampleur: après deux jours, les manifestants ont pris la rue à Hantô, Midoriyama, Ryôkuto, Kashoku, Kinkô et bien évidemment Kinjo et Subarashî. En particulier, la Diète et le Kantei à la capitale, le centre du Conseil Régional de l'Inishie à Kyûshingai et la résidence secondaire du Premier Ministre à Kinkô sont régulièrement entourées par des manifestants demandant la démission du Premier Ministre et de son gouvernement. A la tête des manifestations à la capitale devant le Kantei, Yuuji Kanagawa, président du PTR, accompagnés d'autres pontes de la gauche tels que le Maire de Kyûshingai Morhiro Ikarashi, annoncent la fin de "l'Ere Ishikuza", et prédisent la fin de la Coalition Libérale-Démocratique après près de vingt ans au pouvoir.
De leur côté, les Libéraux et Démocrates sont majoritairement restés silencieux, mais quelques-uns se sont fendus d'un commentaire: le Premier Ministre Ishizuka a ainsi dit à un journaliste que les manifestants étaient "égarés" et qu'ils ne se rendent pas compte des bénéfices de cette loi". Le Président Murai, quand à lui, a déclaré que la coalition ne céderait pas à "quelques agitateurs des rues" dirigés par des "clowns contestataires Travaillistes."
Posté : mer. oct. 17, 2018 12:16 pm
par Cyrus
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Yuuji Nakagawa lors de son discours
"Il est temps que le Teikoku change"[/center]
21 Mai 2037
Du 17 au 20 Mai dernier s'est tenu le traditionnel Congrès National du Parti Travailliste, accueilli cette année au Centre des Congrès de Kyûshingai. Renommé pour l'occasion "Congrès National de l'Union des Gauches Teikos", le rassemblement, qui est sans doute le Congrès le plus important de ces vingt dernières années, dans le contexte d'un possible retour des travaillistes au pouvoirn a été le théâtre de plusieurs annonces importantes de la part du Parti Travailliste, mais aussi de plusieurs autres partis de la gauche présents pour l'occasion. En effet, la première annonce, faite juste après la traditionnelle "Internationale" ouvrant les trois jours du Congrès, fut celle d'un accord conclu entre les Travaillistes, les Communistes, ainsi que le parti régional Initiative Kouma, qui présentera un total de 71 candidats sur 40 circonscriptions aux élections législatives. Momoko Shigemoto, Représentante travailliste et principale architecte de l'Union, a de plus étendu un appel au Parti Ecologique et Social, qui n'a pas encore annoncé d'éventuelle présence aux législatives, ainsi qu'à Ôkinahi 40, pour rejoindre l'Union, un appel qui n'a pour le moment pas encore reçu de réponse.
Peu de temps après s'est tenu le discours du Représentant Yuuji Nakagawa, président du PTR et potentiel futur premier ministre si l'Union des Gauches est élue au pouvoir. Dans son allocution, le Représentant a appelé au changement, dénonçant la stagnation qu'a souffert le Teikoku au cours des vingt dernières années de gouvernement Démocrate. M. Nakagawa a ainsi présenté les grandes lignes du programme de l'Union des Gauches dans un "Programme en 6 points":
- Nettoyer le monde politique des politiciens corrompus en augmentant les peines face à la corruption; suppression de l'immunité parlementaire.
- Augmentation des fonds alloués à la santé, particulièrement mentale, pour faire face au problème de dépression de nombreux Teikos; Légalisation de l'euthanasie.
- Meilleure protection des employés Teikos, hausse de la sécurité sociale et du salaire minimum.
- Progrès écologique par l'adoption massive des énergies renouvelables, fermeture des dernières centrales au gaz.
- Mise en place de restrictions sur les loyers, afin d'endiguer la gentrification de la région de Subarashî et la précarisation des autres villes du Sentâ.
- Ouverture de liens diplomatiques avec les nations socialistes, au premier plan desquelles le Westrait.
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Morihiro Ikarashi annonçant la liste des candidats aux législatives[/center]
Enfin, c'est au cours du Congrès qu'a été annoncée par Morhiro Ikarashi, maire de Kyûshingai et numéro deux du PTR, la liste des candidats Travaillistes aux élections législatives, dont il fera lui-même partie pour le district de Kyûshingai-Kyotanabe. Une annonce surprenante de la part de l'indéboulonnable maire de l'ancienne capitale, en poste depuis plus de trente ans, que certains voient comme le premier pas vers un futur ministère, voire le poste de Vice-Premier-Ministre. Une autre surprise de cette liste est que tous les Représentants ayant été impliqués ou soupçonnés dans le cadre de l'affaire Masuda il y a de cela vingt ans sont absents et remplacés par de nouveaux visages, sans doute une manière pour le PTR de se détacher des scandales soufferts sous l'administration Masuda et de se tourner vers le futur.
Posté : mar. oct. 30, 2018 2:51 pm
par Cyrus
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De nouveaux documents font la lumière sur une possible gigantesque conspiration criminelle[/center]
25 Juin 2037
La plus grande conspiration politique de l'histoire du Teikoku, plus grande même que le Coup d'Etat de 1924, impliquant des industriels, des politiciens, et même des acteurs étrangers. Si cette description peut sembler sensationnaliste et même fantasque, c'est pourtant ce que suggèrent près de huit cent pages de documentation, provenant de plusieurs services de l'état dont les bureaux de plusieurs Représentants et Conseillers à la Diète, ainsi que plusieurs ministères et même le Kantei, le tout déposé par une source fiable, dont nous garderons l'anonymat pour sa sécurité et celle de sa famille. Ce que suggèrent ces documents? Que depuis 2018 et l'arrivée au pouvoir du PPD et de son allié le PLT, au plus fort de la Grande Crise, les principaux politiciens du gouvernement auraient été secrètement payés, intimidés ou bien les deux par des représentants du Conglomérat Gyôkai afin de mettre en place des politiques favorables au Conglomérat, qui en vingt ans est passé de groupe industriel puissant à titan de l'industrie en charge d'une large partie de l'économie Teiko.
Selon les documents, tout aurait commencé en 2017 lors de la campagne électorale de M. Takaya Arakawa, qui fut élu Premier Ministre un an plus tard: en échange de larges compensations, le Premier Ministre et son cabinet mirent en place des politiques favorisant fortement le Conglomérat Gyôkai. Avec les Elections de 2028 et l'arrivée de M. Ishizuka à la tête du gouvernement, et 2033 et le fort renforcement du PLT lors de ces élections, il semblerait que l'influence de Gyôkai ait grandi au sein de la coalition de gouvernement, que ce soit par la corruption de littérales centaines d'hommes politiques à travers tout le Teikoku, ou bien la menace et la coercition par ce qui semble être des Yakuzas à la solde du Conglomérat Gyôkai. Parmi les manoeuvres politiques attribuées en grande partie au Conglomérat se trouvent la fin de la taxe sur les bénéfices des entreprises ou encore la tentative échouée d'empêcher l'embargo sur l'Aleka, où se trouve le siège de Townsend Thorensen, multinationale avec laquelle Gyôkai avait de nombreux contrats. Plus étonnant encore, alors que le Teikoku n'a jamais ouvert de canal diplomatique officiel avec cet état Olgarien, le Conglomérat Gyôkai aurait profité de son immunité effective pour conclure en douce des contrats illégaux avec le Caeturia, s'assurant notamment que ses principaux concurrents sur le marché Oblakien et Deserans soient forcés de pays des douanes en Caeturia alors que les navires de la flotte marchande de Gyôkai en étaient mystérieusement exempts.
Malgré l'épaisseur de la documentation reçue par le Teikoku No Zenkoku Shibun, et l'impressionnante couverture de cette affaire pendant vingt ans, il semble que nous ne grattons aujourd'hui que la surface d'un problème qui pourrait bien avoir gangrené la politique et la société Teiko à un niveau impressionnant, et aujourd'hui, nul ne peut encore dire ce que nous pourrions trouver en continuant les recherches à partir de la documentation obtenue.
Le journaliste auteur de cet article ne sera pas nommé, afin d'éviter toutes possibles représailles à son encontre.
Posté : dim. nov. 04, 2018 5:57 pm
par Cyrus
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Ces titres sont tous pris de l'édition spéciale du 9 Juillet 2037, couvrant les retombées immédiates de "l'Affaire Gyôkai"
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Une image satirique apparaissant sur Internet et dans les journaux. De gauche à droite: Logo du PTR, logo du PPD, logo d'O40.
Double punch pour le gouvernement[/center]
En pleine période électorale, il était évident qu'un tel scandale impliquant de nombreux membres du gouvernement ferait parler de lui, et galvaniserait l'opposition. C'est après tout ce qui était arrivé en 2017, il y a vingt ans, lorsque le Premier Ministre Travailliste fut forcé à la démission et la gauche écrasé aux élections de l'année suivante. Cependant, l'opposition à la coalition Démocrate-Libérale est aujourd'hui plus forte que jamais, et les critiques fusent de la gauche comme du centre. Yuuji Nakagawa, leader du PTR et de facto tête de liste de l'Union des Gauches, critique depuis plusieurs années de l'influence de Gyôkai sur la politique Teiko, a ainsi déclaré devant 15 000 personnes lors d'un discours Place Tokokawa a Subarashî: "Il ne s'agit plus d'une simple opposition politique: M. Ishizuka et ses ministres ne travaillent pas dans l'intérêt du Teikoku, ils ne sont qu'après l'argent des grosses entreprises. Si vous vouez que justice soit faite, évincez les menteurs et les profiteurs du pouvoir!". Un sentiment repris par de nombreux pontes de l'opposition, des Communistes galvanisés dans leurs centres traditionnels de Hantô, Subarashî et Ryokutô, à O40 qui espère emporter encore plus de sièges qu'initialement prévu.
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Le Maire O40 de Hantô, Hiroki Takahashi, qui s'oppose dans ces Législatives au ministre Libéral du Travail Fumito Yamaguchi, n'a pas non plus mâché ses mots envers possiblement l'un des hommes les plus impliqués dans cette affaire: accusant son adversaire d'être un "vendu", un "traître qui ne penses qu'à ses poches, pas aux Teikos et encore moins aux Hantoais", et un "professionnel de la corruption, mais incompétent pour tout le reste". Il semblerait que ce message résonne bien avec les électeurs, puisque selon nos récents sondages, la chute soudaine du PPD et du PLT dans les sondages s'est accompagnée de large gains poir le PTR comme pour O40, qui pourrait espérer devenir le troisième parti à la diète selon l'institut Iken, qui a annoncé travailler sur une analyse spéciale de l'influence du scandale sur les élections de Février prochain, le Premier Ministre et le Président ayant exclu toute possibilité de dissolution de la Diète afin de procéder à des élections anticipées.
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[img]https://i.imgur.com/pBsl25c.png[/img]
Le Parti Libéral tente de s'excuser... et échoue[/center]
C'est pour le moins une interview mettant mal a l'aise: on s'attendait à ce qu'Akito Kozawa, leader du PLT à la Diète, invité devant les caméras des journalistes, explique sobrement les liens supposés entre son parti et Gyôkai. On s'attendait soit à une minimisation du scandale expliquée professionnellement, soit à de solennelles excuses avec force inclinaisons, auxquelles les politiciens pris la main dans le sac nous avaient habitués. Au lieu de ça, nous autres journalistes, ainsi que tous les téléspectateurs regardant l'interview en direct, ont du supporter 40 minutes de larmes, de cris de désespoir, de phrases à peine cohérentes et d'excuses incompréhensibles, dont nous vous laissons regarder des extraits ici:
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https://youtu.be/vMeG9avRDkg[/center]
Cependant, le Représentant Kozawa n'est pas le seul a avoir abandonné ses fonction politiques: une vingtaine de représentants du PLT comme du PPD ont annoncé leur retrait de l'élection, le Ministre Démocrate du Commerce Taro Hatakenaka, l'un des rares membres du gouvernement à ne pas être inquiété par l'affaire, quand à lui, a déclaré qu'il quittait le gouvernement et le PPD, mais qu'il se présenterait sous l'étiquette O40, ou à défaut comme indépendant, aux élections législatives.
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Les actionnaires des filiales de Gyôkai tentent de se débarrasser du Conglomérat[/center]
Avec cette histoire, le Conglomérat Gyôkai, bien que titanesque dans l'économie Teiko, se retrouve cerné d'une aura toxique, qui ne pet pas les actionnaires en confiance. C'est ainsi que certaines filiales du Conglomérat qui ne sont pas contrôlées à majorité par le Conglomérat mais des actionnaires indépendants, notamment la banque d'investissement Nomura Holdings, ont annoncé le vote de motions afin de se séparer du Conglomérat, en nommant de nouveaux PDGs non-impliqués dans l'affaire, mais aussi en coupant les liens qui les reliaient au Conglomérat, qui maintient pour le moment sa mainmise sur ses deux filiales les plus rentables: Subete-Mart et Denshi Electronics. Cependant, même au sein du Conglomérat on observe une fuite des personnels, avec certaines personnalités haut-placées de la société décidant d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte, laissant le PDG Shôtô Tokiomi seul à la tête de sa gigantesque embarcation partant petit à petit à la dérive.
Le multimilliardaire ne n'est pas encore exprimé devant la presse et n'est pas apparu en public depuis ces derniers jours, faisant apparemment le transport entre sa résidence et la Tour Gyôkai par hélicoptère. L'un de ses proches, préférant garder l'anonymat, nous a cependant confié que M. Tokiomi est "profondément troublé" par cette affaire, mais que l'enquête "prouvera qu'il était innocent." Ce proche de M. Tokiomi pense en effet que les tractations illégales proviennent de niveaux plus bas du Conglomérat, et non de M. Tokiomi lui-même.
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...Wakarimasen?*[/center]
*signifie "je ne comprends pas"
Enfin, dans un autre registre, nous ne pouvons que nous intriguer sur [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=344271#p344271]ce curieux tweet[/url] de la corporation Alekane Townsend Thorensen. Nous accusant de trahir l'honneur de la profession de journalistes, et nous qualifiant de torchon, l'entreprise Alekane accuse le Teikoku No Zenkoku Shinbun d'avoir allégué que T&T aurait eu des pratiques illégales, une idée que nous n'avons aps un instant entretenue: si le Conglomérat Gyôkai a été acusé de pratiques illégales, ce n'est pas le cas de son partenaire Alekan, dont nous avons simplement dit qu'il possédait des liens commerciaux avec notre cher Conglomérat Teiko. Cependant, au vu d'un déni si vulgaire, vif et virulent, nous nous posons la question: pourquoi cette sur-réaction? Cacherait-elle quelque chose? En tout cas, nous attendons de pied ferme la plainte en diffamation de Townsend Thorensen, même si nous nous demandons ce qu'une entreprise originaire d'un état sous embargo espérerait en accusant faussement une institution réputée possédée par le service public du Teikoku.
Posté : ven. déc. 21, 2018 10:38 am
par Cyrus
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Messieurs les candidats, qu'en pensez-vous?[/center]
3 Décembre 2037
Alors que la date des élections législatives se rapproche tranquillement, trois personnalités sont perçues comme favorites pour accéder au Kantei et au poste de Premier Ministre: Le Premier Ministre actuel, M. Kaita Ishizuka du Parti Populaire Démocratique, bien entendu, ainsi que son rival M. le Représentant Yuuji Nakagawa, président du Parti Travailliste Républicain, et enfin M.Hiroki Takahashi, actuel maire de Hantô et membre du parti Ôkinahi 40 dont il est le numéro 2 (La numéro 1 du parti, Mme. Amiko Nakamura, a décidé de conserver son poste de Maire de Subarashî). Nous sommes donc allés interviewer ces trois candidats, et leur avons chacun posé ces neuf questions:
Quels sont, à votre avis, les points forts du Teikoku qu'il faut mettre en avant? Les points faibles auxquels remédier?
Kaita Ishizuka: De mon point de vue, notre plus grand point fort en tant que nation est cette ingéniosité, cette envie de progrès du peuple Teiko. C'est ce qui nous a permis de nous relever des ruines de la Grande Guerre et de devenir, en quelques générations, l'une des plus puissantes économies mondiales. C'est ce qui nous permet, aujourd'hui, d'être des leaders de l'innovation. Et je pense que c'est ce qu'il nous faut mettre en avant au Teikoku. Il est vrai cependant que nous avons des lacunes à combler, notamment dans le domaine légal: nos régulations étouffent nos entreprises, et c'est pourquoi je pense qu'il faut faire du Teikoku une société plus ouverte au business.
Yuuji Nakagawa: Le plus grand point fort du Teikoku? C'est sa culture qui rayonne à l'international, de Donostia à Fort-William. Aujourd'hui, dans les esprits du monde entier, le Teikoku est cool, branché et moderne. Cette image, nous devons la préserver et la mettre en valeur, car elle représente l'accomplissement du Teikoku moderne, à ne pas ruminer le passé mais à se tourner vers le futur. Malgré tout, le Teikoku a, je l'admets, ses défauts auxquels je me promets de remédier si je suis élu Premier Ministre, au premier rang desquels la trop grande liberté d'action sur la politique données aux grandes entreprises par des générations successives de Démocrates. Il est temps de rendre la politique au peuple Teiko!
Hiroki Takahashi: Vous savez, je pense que le plus grand point fort du Teikoku, c'est son peuple, ses citoyens. Où en serait le Teikoku sans l'esprit Teiko? Sans cette volonté d'aller toujours de l'avant? Et il faut continuer ce continuel progrès, cette avancée inexorable vers l'avenir du Teikoku! De plus, je ne pense pas que notre nation soit entravée par ce que vous appelez des "points faibles". Tout au plus, il existe des secteurs, oui, où notre performance n'est pas aussi bonne qu'ailleurs! Mais nous y remédirons, ne vous inquiétez pas!
Le Teikoku est l'un des pays les plus déséquilibrés démographiquement du monde. Comment comptez-vous remédier à l'exode rural et à la captation de la population active par la mégapole Subarashiote?
Kaita Ishizuka: Cette question de la démographie a été un des grands sujets de mon gouvernement jusqu'à maintenant. Le problème est simple: il n'y a pas assez d'opportunités en campagne, donc les citoyens viennent dans les grandes villes, Subarashî en tête, pour y trouver du travail. En ouvrant le système ferroviaire à la concurrence, et en aidant à l'implantation d'usines et de sites de travail en zone rurale, nous créons de nouvelles opportunités, qui endigueront l'exode vers Subarashî.
Yuuji Nakagawa: Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis dix ans, la population de Subarashî stagne, à douze millions et demi d'habitants. Ce sont les villes alentours, Kinkô la première, qui voient leur population continuer d'augmenter. A Subarashî, le vrai problème est la gentrification: par manque d'espace, les loyers deviennent de plus en plus chers, et les classes moyennes se retrouvent exclues de la ville et de ses opportunités. C'est pourquoi l'un des points les plus importants du programme du PTR concerne la mise en place d'un plafond pour les loyers de la capitale, afin d'endiguer la gentrification.
Hiroki Takahashi: Complexe sujet... Alors que la population du pays augmente à peine, la mégalopole Ôkinahiote est en plein boom, du fait de l'exode rural. Cet exode, il faut y remédier, car c'est la mort des campagnes Teikos. Pour cela, il faudrait vouloir rester à la campagne, donc y avoir les mêmes bénéfices qu'en ville. C'est pourquoi il faudrait améliorer l'infrastructure rurale du Teikoku, ainsi que la couverture des services, afin que les ruraux aient accès au luxe du train ou des Subete-Marts, comme les urbains.
Quelle est votre opinion quand aux demandes d'avancées sociales dans la société Teiko, notamment en ce qui concerne l'adoption pour les couples homosexuels et l'abolition de la peine de mort?
Kaita Ishizuka: Je suis personnellement opposé à l'adoption par les couples homosexuels: un enfant doit être éduqué par un homme et une femme, ou à défaut par un seul parent. D'avoir deux parents du même sexe le rendrait confus. Quand à la peine de mort, j'ai d'ores et déjà donné mon opinion dessus lors de l'exécution du tueur en série Mahuyiko Ogura: c'est un mal nécessaire, et de la supprimer rendrait la société Teiko moins sûre, peu importe ce qu'en disent ses opposants.
Yuuji Nakagawa: Il faut aller, sur ces deux questions du moins, dans le sens du progrès. Lorsque l’institution du mariage a été ouverte aux homosexuels, c'était dans un esprit d'égalité, qui, pour beaucoup, signifiait égalité d'élever des enfants. C'est pourquoi je suis en faveur, au nom de l'égalité, de l'ouverture de l'adoption pour les couples homosexuels, ainsi que la PMA pour les couples lesbiens. Quand à la peine de mort, il s'agit d'une relique d'un autre âge, un symbole de justice punitive alors que la réhabilitation devrait être notre priorité, c'est pourquoi j'ai toujours été un véhément opposant de cette pratique.
Hiroki Takahashi: Les questions sociales sont toujours des interrogations de long terme pour la société. Je pense qu'il faut là-dessus ne pas se précipiter, et considérer les sensibilités de chacun avant de prendre de trop hâtives décisions qui pourraient à long terme nuire à la société Teiko.
Si vous êtes élu au Kantei, quelle serait l'axe principal de votre politique internationale? Avec quelles nations souhaiteriez-vous nouer ou renforcer des liens?
Kaita Ishizuka: Tout d'abord, il nous faudrait renforcer nos liens dans notre voisinage direct: Liang, Posun, Kaiyuan, ainsi que les autres états de l'Organisation de Coopération de Choenglung. Ensuite, je pense que notre grand axe d'expansion diplomatique devrait être la Dytolie: des états tels que le Lébira, le Valaryan ou l'Aurora représentent de réelles potentialités pour le Teikoku d'étendre son réseau diplomatique.
Yuuji Nakagawa: Je pense que les nations de l'OCC doit bien évidemment rester les partenaires diplomatiques privilégiés du Teikoku, et qu'il nous faudrait renforcer nos liens avec le continent. Je pense qu'il faudrait de plus ouvrir des liens plus nombreux et poussés avec la Dorimarolgarie: Si nous entretenons déjà des relations avec le Txile et le Tlaloctlitlal, il faut les renforcer, et en créer de nouvelles avec le Westrait, le Deseret, et nos cousins Athabaskans.
Hiroki Takahashi: Je pense qu'il faut que le Teikoku maintienne des relations poussées avec Choenglung, bien évidemment. Nos amis continentaux doivent rester nos amis continentaux. Cependant, il ne faudrait pas se reposer sur nos lauriers, et continuer d'étendre notre réseau diplomatiques à de nouveaux potentiels états-amis à travers le monde. C'est ce sur quoi j'axerai ma politique étrangère si je suis élu au Kantei.
Quelle attitude pensez-vous qu'il faille adopter envers le Caeturia, entre ses provocations et son racket de cargaisons?
Kaita Ishizuka: Le Caeturia est un état de perturbateurs, et à travers le monde, personne ne sait vraiment comment les gérer et les aborder. Personnellement, je pense qu'au vu de leur présence en Néchinésie, mais aussi au vu de leur ouverture au business étranger, nous devrions nous en faire des amis. Le Caeturia représente un potentiel allié économique de choix en Olgarie.
Yuuji Nakagawa: Le Caeturia? C'est un état voyou, qui opprime sa population et détourne le commerce international sous couvert d'une prétendue "lutte contre la piraterie". De mon point de vue, notre meilleure voie d'action envers les Caeturians serait une coopération renforcée avec le reste de l'Olgarie et de la Dorimarie, Txile, Westrait et Deseret en tête, afin de faire pression sur le Conglomérat pour enfin pouvoir les maintenir tranquilles.
Hiroki Takahashi: Le Caeturia, cet état corporatiste d'Olgarie Néchinésienne qui fait couler tant d'encre ces derniers temps. Je pense qu'il serait sage d'ouvrir les canaux de discussion, afin de pouvoir aborder ce sujet controversé avec toutes les cartes en main. Discuter avec le Caeturia, et avec ses opposants, devrait être notre priorité.
Depuis quelques temps, les provocations du régime Li au Dokusai se sont amplifiées. Quelle réponse faudrait-il, selon vous, y apporter?
Kaita Ishizuka: Peu importe ce qu'il dit, Li est comme un chihuahua: hargneux, aboie beaucoup, mais jappe et fuit à la moindre ombre de coup de pied. Ses provocations doivent sans doute coïncider avec un problème quelconque sur son île, qui fait baisser sa popularité, alors il se rattrape en jappant aux états alentours. Il suffit de l'ignorer, et dans quelque mois, le problème Dokusaïais sera de nouveau oublié.
Yuuji Nakagawa: Li est un petit tyran sénile coincé sur son île. Autant laisser les provocations sans réponse, afin de ne pas en déclencher de nouvelles. Le régime militaire est en fin de vie de toute façon, et je ne doute pas que le FPLD que nous hébergeons saura alors rendre aux Dokusaïais leur liberté et leur démocratie avec l'aide du Teikoku.
Hiroki Takahashi: Le Dokusai et Li doivent rester sans réponse de notre part, nous n'allons quand même pas nous abaisser à discuter avec ce tyran sur son petit royaume? Si je suis élu Premier Ministre, je continuerai notre politique de ne pas reconnaître Li comme le dirigeant officiel du Dokusai, et je maintiendrai la présence du FPLD à Subarashî.
Quelle est votre opinion quand à la grève et à l'occupation des locaux par les employés Santognais de Gyôkai?
Kaita Ishizuka: Il s'agit d'un problème que Gyôkai et la Santogne doivent régler. Que l'état Santognais se refuse à envoyer l'armée face à des insurgents, et lance un triste ultimatum au Teikoku pour que nous y envoyons, à nos frais, une milice privée, est tout bonnement pathétique, un symbole parfait de cet "état" (NDLR: Le Premier Ministre mime ici des guillemets) en perdition qu'est la Santogne. Le gouvernement Teiko n'a aucun intérêt à aller se perdre dans ce bourbier.
Yuuji Nakagawa: Je pense qu'il faut ici clairement soutenir les grévistes, face à une corporation criminelle, un état santognais catatonique et un gouvernement Teiko complice. Je pense personnellement que signer le traité Santognais soit une mauvaise idée. A la place, nous devrions forcer Gyôkai à maintenir ses opérations en Santogne, au lieu de les délocaliser au Gärnsberg pour se mettre un peu plus de Ginkos dans les poches.
Hiroki Takahashi: Il s'agit ici d'une histoire bien compliquée, entre des manifestants justifiés, une entreprise menant une politique somme toute normale, et la Santogne ayant des attentes somme toute raisonnables dans sa position. Je pense qu'il serait sage de laisser la situation se jouer avant de se précipiter. Trop se hâter pourrait mener à des problèmes bien plus grands pour tout le monde.
Face au scandale Gyôkai, quelle position pensez-vous que le gouvernement devrait adopter, si vous êtes élu Premier Ministre?
Kaita Ishizuka: Je pense que ce scandale est franchement pris de manière disproportionnée. Les quelques coupables seront bien évidemment jugés par la justice, et je m'excuse de ne pas avoir remarqué avant que parmi ma majorité, certains étaient un peu trop proche de l'entreprise... Mais ce n'est pas ce genre de problème de surface qui doit nous éloigner du fond: celui que les politiques du PPD depuis vingt ans ont redressé le Teikoku et mis fin à la crise, un accomplissement dont le PTR ou O40 ne peuvent certainement pas se targuer.
Yuuji Nakagawa: Il s'agit clairement de corruption au plus haut niveau. Ou bien devrions-nous croire que le Premier Ministre est un imbécile au point de ne pas voir la corruption au sein de sa propre majorité? Si j'entre au Kantei, je serai intransigeant au possible envers les criminels qui ont vendu l'état Teiko à Gyôkai. Il faut redonner aux citoyens de ce pays confiance en la politique, en montrant l'exemple. C'est d'ailleurs pourquoi toutes mes finances en entrant au Kantei seront rendues publiques, ainsi que celles de mes Ministres.
Hiroki Takahashi: Toute cette histoire est encore en train de se développer, il ne faudrait pas sauter aux conclusions. Cependant, il est clair que le PPD et le PLT ont un véritable problème sur lequel ils doivent travailler un interne, où bien ils sont à risque de perdre le pouvoir pour bien longtemps au Teikoku.
De toutes les propositions de vos deux principaux adversaires pour le Kantei, lesquelles vous semblent les plus sensées?
Kaita Ishizuka: Je pense que mon adversaire Travailliste est sensé lorsqu'il parle de la crise démographique de Subarashî, et d'un plafond sur les loyers dans la capitale. Il s'agit d'un sujet sur lequel, si je suis réélu, j'aimerais travailler avec lui afin de parvenir à une solution satisfaisante pour tous. Quand à M. Takahashi et O40 en général, j'apprécie leur ligne de politique économique, proche de celle du PPD et allant dans le bon chemin pour maintenir la bonne santé économique de notre pays.
Yuuji Nakagawa: Je dois admettre que la politique de promotion de la culture Teiko à l'international par M. Ishizuka et la Ministre de la Culture, Mme. Taketô, est un plan bien pensé, et au succès indéniable. Si j'accède au Kantei, j'aurai comme objectif de continuer sur cette lancée, avec des actions bénéfiques au rayonnement du Teikoku à l'étranger. Quand à M. Takahashi, j'apprécie sa prise de position quand au scandale Gyôkai, et sa résolution afin d'exposer les problèmes au sein du PTR et du PPD.
Hiroki Takahashi: Je dois bien le dire: la politique économique du Cabinet Ishizuka, et celle du PPD en général, a été dans l'ensemble bénéfique pour l'économie Teiko, et je ne peux que les féliciter sur ce sujet. Quand à M. Nakagawa, j'admire sa droiture et le fait qu'il soit un homme de convictions. Même si nous ne nous entendons pas sur tous les sujets, je pense qu'il a à cœur l'intérêt du Teikoku et des Teikos.
Posté : ven. janv. 11, 2019 6:39 pm
par Cyrus
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A quelques jours des élections, la campagne bat son plein[/center]
4 Février 2038
C'est la dernière ligne droite: dans deux semaines auront enfin lieu les élections législatives de 2038, qui peut-être verront le PPD perde la majorité pour la première fois en vingt ans. Du Heion au Nishi, les candidats pour renouveler les 537 sièges de la Chambre des Représentants sont en campagne, affichant fièrement leurs noms sur des vans, et se rendant dans la rue pour saluer les électeurs, des méthodes qui ne cessent de surprendre les étrangers au Teikoku, tel que Jonathan Pikes, un expatrié Deserean à Subarashî, qui nous dit "Quand on voit le Teikoku, où tout est informatique et dématérialisé, on s'attendrait à ce que la politique soit pareil, mais non! Je ne vous cache pas que quand un van a déboulé dans ma rue à 7h du matin un dimanche, et que ses haut-parleurs ont hurlé "Yamagawa Taro! Yamagawa Taro! Jiyûtô no Yamagawa Taro!", j'ai eu envie de maudire le Parti Libéral tout entier, jusqu'à ce que, alors que j'allais me rendormir, un autre van, tout rouge, déboule aussi et hurle "Kanaguchi Shiro! Kyôsantô no Kanaguchi Shiro!", et que je me suis rendu compte que jusqu'aux élections, j'allais avoir un ballet constant de ces vans dans la rue. Franchement, ce genre de stratégie de campagne sauvage, c'est inimaginable au Deseret!"
Mais contrairement à beaucoup d'autres démocraties, le Teikoku restreint fortement les campagnes électorales télévisées, restreintes à un spot publicitaire de trente secondes par candidat, et un débat retransmis nationalement avec un représentant de chaque parti candidat. C'est pourquoi on peut voir dans nos rues des politiciens aborder les citoyens, leur serrer la main, et répeter plusieurs fois d'affilée leur nom, en épelant les kanjis: rappelons pour nos lecteurs étrangers que les Teikos doivent écrire le nom du candidat sur le bulletin de vote!
Pour beaucoup de Teikos, cependant, nos méthodes parfois jugées "archaïques" ailleurs doivent être préservées, car à ce point les spécificités étranges de notre système électoral sont part de notre culture! Parmi les Teikos de plus de vingt ans, qui ne chantonne pas encore occasionnellement "A-ra-ka-wa! Ta-ka-wa! Ta-ka-waaaaa! A-ra-ka-waaaaaa!", alors même que celle-ci n'a été chantée que dans la circonscription de l'ancien Premier Ministre, sur l'île d'Akaishima. De même, qui pourrait accepter de voter pour un Représentant sans lui avoir serré la main ou du moins approché, pour les citoyens urbains dont les circonscriptions sont suffisamment petites pour être parcourues à pied en une heure? Toujours est-il que cette année, avec la présence d'Ôkinahi 40 sur l'île centrale et d'Initiative Kouma dans sa région du Kouma, les hauts-parleurs hurlent plus souvent, et plus de mains sont serrées, pour une élection qui promet de marquer l'histoire du Teikoku!
Posté : mar. janv. 15, 2019 11:05 am
par Cyrus
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Yuuji Nakagawa sur le podium de la Place Tokokawa
Le Tsunami Travailliste[/center]
15 Février 2038
Nous y sommes enfin: après une campagne qui aura marqué les esprits par son imprévisibilité et sa durée, les élections qui dicteront qui gouvernera le Teikoku pour les années à venir se sont enfin tenues, et le moins que l'on puisse dire est qu'elles furent historiques: le taux de participation est, selon le Ministère de l'Intérieur, de 85,5%, soit le plus élevé depuis les 87% des élections de 1974 qui avaient vu un résultat similaire avec le renversement du gouvernement Honma par les Travaillistes derrière Kokawa. De ce taux de participation record sortent de plus des résultats hors du commun: après vingt ans à la tête du pays sous les gouvernement successifs de Takaya Arakawa et Kaita Ishizuka, la coalition Démocrate Libérale a subi un revers historique, perdant plus de la moitié de ses sièges et passant de 298 sièges à la Chambre à seulement 148, tandis que l'Union des Gauches, menée par Yuuji Nakagawa du PTR, emporte la majorité à la Chambre des Représentants avec 281 sièges, sur les 269 nécessaires. Voici la répartition exacte des sièges à la Chambre, ainsi que la carte des circonscriptions:
[img]https://i.imgur.com/nSYWVbn.png[/img]
Parti Communiste (Kyôsantô/共産党): 50
Initiative Kouma (紅魔先手/Kouma Sente): 25
Parti Travailliste Républicain (Kyôwatô Rôdôtô/共和党労働党): 206
Ôkinahi 40 (Ôkinahi Yonjyû/大気向日40): 102
Parti Libéral du Teikoku (Teikoku no Jiyûtô/帝国の自由党): 28
Parti Populaire Démocratique (Minshutô/民主党): 120
Souveraineté (Shukenja/主権じゃ): 6
[url=https://i.imgur.com/Guau2RI.png][img]https://i.imgur.com/ntTdROD.png[/img][/url]
cliquez pour avoir la carte en grande résolution
Une telle majorité à la Chambre des Représentants nous permet d'être certains de l'identité du prochain Premier Ministre en la personne du président du PTR et de l'Union des Gauches, le Représentant d'O-Mashi-Centre, M. Yuuji Nakagawa, car la Chambre n'aura pas à entrer de longues négociations de coalition avec O40 afin d'établir un gouvernement qui aurait peut-être vu le centriste Takahashi se placer au Kantei.
Cependant, la situation n'est pas aussi rose du côté du Conseil de la République, dont 34 membres viennent d'être réélus:
[img]https://i.imgur.com/Aef0gU3.png[/img]
Parti Communiste (Kyôsantô/共産党): 7
Initiative Kouma (紅魔先手/Kouma Sente): 2
Parti Travailliste Républicain (Kyôwatô Rôdôtô/共和党労働党): 36
Ôkinahi 40 (Ôkinahi Yonjyû/大気向日40): 9
Parti Libéral du Teikoku (Teikoku no Jiyûtô/帝国の自由党): 10
Parti Populaire Démocratique (Minshutô/民主党): 34
Souveraineté (Shukenja/主権じゃ): 2
Le renouvellement d'un tiers seulement du Conseil joue en effet contre la coalition de gauche, qui se retrouve à 45 Représentants, et devra donc négocier avec les centristes d'Ôkinahi 40, contrôlant 9 des 34 sièges remplacés, pour pouvoir faire avancer leur programme. Dans son discours de victoire sur la Place Tokokawa de Subarashî, le probable futur Premier Ministre Yuuji Nakagawa a déclaré qu'il s'agissant avec cette élection d'une "nouvelle page tournée dans l'histoire de notre pays" et d'un "grand pas en avant pour une société plus égalitaire, plus ouverte et plus écologique". De son côté, le Premier Ministre Sortant, Kaita Ishizuka, a souhaité bonne chance à son rival depuis le Kantei, tandis que le Président de la République, M. Akihiko Murai, a d'ores et déjà remis sa démission et rendu les clefs du Palais Présidentiel afin de laisser la place à son successeur à ce rôle largement symbolique. Les nouveaux Représentants et Conseillers devraient prendre poste dans la semaine et nommer un nouveau Président et Premier Ministre dans la foulée.
Dans une année 2038 qui s'annonce forte en changements politiques de par le monde, entre les élections Teiko, Tlaloctlitlec, Desereane, Ennissoise, mais aussi la récente démission du Premier Ministre du Lorthon, cette élection est un soulagement, et un signe d'espoir, pour beaucoup de nos concitoyens. Pour Tashiro Yamamoto, senior et militant pérenne du Parti Travailliste, "Nous, les Teikos, on a été trop complaisants pendant trop longtemps. Par ce que notre pays faisait son petit bonhomme de chemin sans gros problèmes, on a estimé qu'il ne fallait surtout pas changer, quitte à être laissés pour compte et à ne jamais aller de l'avant. C'est triste qu'il ait fallu un scandale pour en arriver là, mais au moins le Teikoku est de retour sur les rails du progrès aujourd'hui!".
Posté : jeu. janv. 17, 2019 11:50 am
par Cyrus
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Mme. Yukio Fujihara sortant de la Diète
Le gouvernement d'avenir du PTR[/center]
21 Février 2038
Après quelques jours de négociations et de passations de bureaux, l'Union des Gauches a enfin pu nommer le gouvernement qui dirigera le Teikoku à partir de maintenant. Sans surprise, le Représentant d'O-Mashi-Centre, M. Yuuji Nakagawa, a été élu au Kantei où il a été accueilli par le Premier Ministre sortant, M. Kaita Ishizuka, qui reprend son rôle de simple membre de la Chambre. A peine arrivé, le nouveau Premier Ministre s'est mis au travail afin de composer son gouvernement, tandis que le Conseil de la République débattait sur l'identité du nouveau Président de la République pour succéder à M. Akihiko Murai. La liste officielle des Membres du Gouvernement nous est ainsi parvenue plus tôt ce matin:
Présidente: Yukio Fujihara (PTR)
Originaire de la ville de Hantô, et Conseillère de la République depuis 2023, Mme. Fujihara est la première femme à accéder à la position de chef de l'état au Teikoku, une avancée que plusieurs figures féministes au Teikoku ont décrit comme "admirable". Une Travailliste centriste, elle fait partie des figures du PTR ayant appelé à la coopération avec O40 afin de faciliter le passage des politiques du nouveau gouvernement. Mme. Fujihara a été confirmée par 98 voix sur 100, ne recevant l'opposition que des deux Conseillers du parti Shukenja, qui s'oppose traditionnellement à l'institution de la Présidence de la République.
Premier Ministre: Yuuji Nakagawa (PTR)
Sans grande surprise, c'est le leader du PTR, M. Yuuji Nakagawa, qui est entré au Kantei. A la gauche du Parti Travailliste, M. Nakagawa avait d'ores et déjà été Ministre pendant une courte durée en 2017 avant que le gouvernement Travailliste ne chute. Le nouveau Premier Ministre a annoncé que la poursuite de l'enquête sur Gyôkai, ainsi qu'une revitalisation du réseau diplomatique Teiko, seraient les principaux axes des premières semaines de son mandat.
Vice-Premier-Ministre et Ministre des Affaires Etrangères: Morihiro Ikarashi (PTR)
Depuis longtemps pressenti pour entrer au gouvernement, l'ancien Maire de Kyûshingai et nouveau Représentant de Kyûshingai-Kyotanabe est l'un des hommes les plus influents du PTR, dans la même mouvance que la Présidente Yamaguchi. Eternel partisan du compromis, M. Ikarashi a été décrit par le Premier Ministre comme "un candidat idéal au poste demandant le plus de négociations dans ce pays".
Ministre de l'Economie: Jotaro Honda (PC)
Le membre du Parti Communiste le plus influent dans le nouveau gouvernement, M. Honda, qui représente le district de Subarashî-Daigaku, est un ancien professeur d'économie à l'Université Nationale de Subarashî, reconverti en homme politique depuis 2023. L'un des Communistes les plus modérés de son parti, et reconnu comme un économiste compétent, M. Honda était un choix naturel pour ce poste afin de contenter le PC.
Ministre de l'Intérieur: Momoe Sangai (PTR)
Femme la plus haut placée du Gouvernement Nakagawa, Mme. Sangai est la Représentante de Dorai-Dera, sur l'île du Sôgankyô. Représentant son district depuis maintenant 25 ans sur une île pourtant peu acquise à la gauche, Mme. Sangai a coopéré avec le Ministère de l'Intérieur Travailliste lors de ses premières années à la Diète, et est donc déjà expérimentée en entrant en poste.
Ministre de la Défense: Yuta Iwata (IK)
Nouvellement élu dans le district de Midoriyama-Shûshen, qui contient la plus grande base navale du pays, M. Iwata est un ancien militaire (Enseigne dans la Marine Nationale) reconverti en politique il y a près de dix ans. L'un des chefs de file actuels d'Initiative Kouma, il semblait naturel qu'il intègre le gouvernement de coalition de M. Nakagawa.
Ministre du Travail: Tatsuma Ochi (PC)
Le Président du Parti Communiste, et représentant d'Ashijo sur l'île du Heion, le communiste modéré Tatsuma Ochi était déjà au gouvernement il y a vingt ans, en tant que Ministre de la Santé, et était un des candidats naturels pour représenter le PC au nouveau gouvernement.
Ministre de la Justice: Suzuka Kichikawa (PTR)
Ancienne avocate entrée en politique il y a maintenant 15 ans en devenant Représentante de Kasai-Centre dans la région de Kimyô, Mme. Kichikawa fait partie de la mouvance de gauche du PTR aux côtés du Premier Ministre Nakagawa. L'une des critiques les plus vives de la corruption du gouvernement Ishizuka, Mme. Kichikawa semblait un choix tout indiqué pour diriger le Ministère de la Justice.
Ministre de l'Education: Kaishou Souma (PTR)
Ancien professeur de physique des fluides à l'Université Nationale de Subarashî, le docteur Souma représente le district de Subarashî-Koya, dans lequel se trouve le bâtiment autogéré qui avait fait parler de lui il y a quelques temps. Ayant quitté sa chaire l'année dernière et étant élu à la Diète en 2038, M. Souma a fait campagne principalement sur la nécessité de modernier l'éducation Teiko, en faisant un candidat appréciable pour ce Ministère.
Ministre de la Santé: Midori Shimura (PTR)
Mme. Shimura, une politicienne de carrière avec une formation dans le domaine du droit, représente le district de Sunano-Byon sur l'île du Kouma depuis maintenant trente ans, et n'a jamais servi auparavant dans aucun ministère. Figure de la gauche du PTR, Mme. Shimura était l'un des principaux soutiens du Premier Ministre Nakagawa depuis l'entrée de ce dernier à la Diète.
Ministre de la Culture: Aiji Hirayama (PTR)
Représentant du district de Yamano-Naraji dans le Sugaku, M. Hirayama était l'un des membres du PTR qui ont travaillé de concert avec le Ministère de la Culture de l'ancien Premier Ministre Ishizuka afin de faire rayonner la culture Teiko. Se déclarant dans la droite lignée de sa prédécesseure, M. Hirayama était pressenti entrer au Ministère de la Culture en cas de victoire du PTR depuis le début de la campagne électorale.
Ministre du Commerce et de l'Industrie: Tadashi Koga (PTR)
Représentant le district de Hantô-Unibe, M. Koga est un ancien syndicaliste des docks de la ville industrielle reconverti en Représentant depuis 2023, et l'un des principaux conseillers du Bureau Central du PTR en matière d'industrie et de commerce, ce qui en faisait un candidat potentiel pour le Ministère éponyme.
Ministre de la Recherche et des Nouvelles Technologies: Shizuri Murayama (PTR)
L'experte des énergies renouvelables qui permit au Teikoku d'installer ses premières éoliennes il y a de cela douze ans, la respectée Mme. Murayama est entrée à la Diète il y a cinq ans pour le district de Shigan dans le Sentâ, et sa nomination à ce nouveau poste est l'un des principaux indicateurs de la volonté écologique du gouvernement Nakagawa.
Ministre de l'Environnement: Namie Nagano (PC)
Représentant le district de Kashoku-Juntai dans le Sentâ, Mme. Nagano est Représentante à la Diète depuis dix ans, et avant cela une éco-activiste réputée pour avoir permis le maintien d'une réserve aviaire importante dans le Sentâ. Nommée à un poste créé pour l'occasion, Mme. Nagano incarne réellement la nouvelle direction environnementale du Gouvernement Nakagawa.
Secrétaire d'Etat aux Îles Extérieures: Osamu Yano (IK)
Représentant du district de Jifu dans le sud de l'île de Kouma, M. Yano est le premier des trois Secrétaires d'Etat, un nouveau rôle inférieur à celui de ministre établi par le Gouvernement Nakagawa, et ayant un objectif clairement défini: en l'occurence celui de redynamiser les îles extérieures subissant la pression de l'Ôkinahi.
Secrétaire d'Etat à l'urbanisme: Ritsu Shikikawa (O40)
Seule membre d'O40 au gouvernement, et ancienne vice-présidente du Sentâ, Mme. Shikikawa représente le district de Subarashî-Kinyû, dans le quartier d'affaires de Kabushikigaishia. Présente comme garantie à O40 que le parti centriste ne sera pas ignoré, Mme. Shikikawa a la mission d'aider à la crise des logements et des loyers qui touche Subarashî et le reste de la mégalopole Ôkinahiote.
Secrétaire d'Etat à la pêche: Tomomi Nakashima (PTR)
Représentant de la circonscription de Hyôzan-Shikai dans la région du Kimyô depuis maintenant 25 ans, M. Nakashima est à l'origine biologiste marin, et s'est vu donner la mission par le gouvernement d'aider à mettre en place des régulations pour établir une pêche durable, ainsi qu'étudier de nouvelles méthodes d'aquaculture.
Posté : mer. févr. 06, 2019 9:02 am
par Cyrus
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Altercation entre des pêcheurs Teikos et la marine Dokusaïaise[/center]
18 Avril 2037
Cela s'est passé dans le Passage de Tayan, entre l'île du Kouma et le Dokusaï: Avant-hier soir, aux alentours de 19h, un navire de pêche au thon originaire de Midoriyama dans le Kouma, qui pêchait dans les eaux de la ZEE Teiko proche de la limite avec la ZEE Dokusaïaise, a été interpellé par un navire s'étant révélé être une frégate de la marine du Dokusai les enjoignant de s'éloigner de la limite entre les deux ZEE, malgré le fait que les pêcheurs étaient dans leur droit, étant en zone Teiko. Après que les pêcheurs aient refusé de se plier aux ordres, le navire Dokusaïais a tiré un coup de semonce, déclarant que "le prochain coup touchera" aux pêcheurs. Ceux-ci n'ont pas eu le choix et ont du faire retraite, rentrant à Midoriyama le lendemain, et suscitant de vives réactions:
Pour de nombreux habitants du Kouma, l'île Teiko la plus proche du Dokusai, le régime de Li est une menace constante: malgré l'arriérisme de sa nation, et son économie et sa population faibles par rapport au Teikoku, le régime de Li est lourdement armé relativement à sa taille tandis que l'armée Teiko est régulièrement sous-alimentée en fonds, car jugée peu nécessaire. Cependant, depuis quelques années, les provocations Dokusaïaises et Kitakenjin (NDT: Voijiennes) allant en augmentant, les critiques de la politique pacifiste Teikos se sont fait entendre de plus en plus: déjà en 2027, alors qu'une frégate Dokusaïaise s'était approchée des eaux Teikos, des manifestants s'étaient faits entendre aux cris de "Protégez le pays!", cris résonnant encore une décennie plus tard alors que les provocations vont de plus belles.
Rompant avec la politique mutique des Démocrates sur la question, le Premier Ministre a cependant assuré que "nous nous devons de défendre la sécurité et l'avenir du Teikoku, et si cela passe par une augmentation du budget militaire, la création d'une plus grande flotte... Ce sera fait. le Teikoku ne rompra pas avec son idéal de pacifisme, celui qui nous a guidé depuis la fin de la Grande Guerre, mais nous ne devons pas nous laisser marcher dessus par des dictateurs tels que Li!".