Presse générale et provinciale
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 15/08/2031[/center]
Le TOMAG n'aura pas lieu
Sur la fin de sa visite aux États-Fédérés d'Olgarie, le Président de la Ligue Giuseppe Veraldini a fait savoir que le Trattato OlgaroMontalvono dell'AGricoltora e alimentare (TOMAG) "n'était pas à l'ordre du jour", "au moins provisoirement abandonné, complètement".
L'équipe du Président de la Ligue se serait montré à l'écoute des nombreuses craintes de la population civile, et particulièrement des secteurs potentiellement concernés par l'ouverture à la pleine concurrence fédérale des produits des EFOs. Aussi, on évoque des retards récurrents dans la gestion de la rencontre présidentielle, de la part des États-Fédérés, qui aurait sinon agacé l'entourage du Président, du moins créé un climat d'incertitudes dans lequel il n'était pas bon de travailler.
"Le TOMAG n'a pas plus de raison d'exister que tout autre traité de libre-échange de marchandises, avec tout autre pays du globe, et certainement encore moins qu'avec des pays proches" a conclu, pour ce chapitre, Maometto Buazizi le Ministre de la coordination économique.
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 15/08/2031[/center]
Le TOMAG n'aura pas lieu
Sur la fin de sa visite aux États-Fédérés d'Olgarie, le Président de la Ligue Giuseppe Veraldini a fait savoir que le Trattato OlgaroMontalvono dell'AGricoltora e alimentare (TOMAG) "n'était pas à l'ordre du jour", "au moins provisoirement abandonné, complètement".
L'équipe du Président de la Ligue se serait montré à l'écoute des nombreuses craintes de la population civile, et particulièrement des secteurs potentiellement concernés par l'ouverture à la pleine concurrence fédérale des produits des EFOs. Aussi, on évoque des retards récurrents dans la gestion de la rencontre présidentielle, de la part des États-Fédérés, qui aurait sinon agacé l'entourage du Président, du moins créé un climat d'incertitudes dans lequel il n'était pas bon de travailler.
"Le TOMAG n'a pas plus de raison d'exister que tout autre traité de libre-échange de marchandises, avec tout autre pays du globe, et certainement encore moins qu'avec des pays proches" a conclu, pour ce chapitre, Maometto Buazizi le Ministre de la coordination économique.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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15/08/2031[/center]
Face aux blés bykoviens, la Ligue pourrait réhausser ses droits de douanes sur les céréales
Avec 160 000 km² dédiés à l'agriculture dont 65 000 à la production de céréales, le Bykova produit plus de 35 millions de tonnes de céréales chaque année malgré une surface nationale emblavée d'à peine 10,5% du territoire. Handicapé par sa géographie partiellement subarctique, le Bykova a su exploiter une bonne partie de ses terres du sud, en Natolique centrale, pour produire de grandes quantités de céréales à grands renforts d'engrais des plus contemporains.
Face à cette production de 35 millions de tonnes, soient 3 à 4 fois davantage que celle de la Ligue du Montalvo (9 651 000 tonnes en 2030), les provinces de la Ligue maintiennent une agriculture plus ou moins archaïque sur un certain nombre de points et particulièrement celui des intrants, principalement organiques et naturels chez nous. Si la céréaliculture montalvéenne n'a rien à voir avec le médiévalisme de certains pays dytoliens, elle demeure marquée par des inégalités territoriales et des structures familiales persistantes (avec une moyenne de 25 hectares par exploitation, toutes cultures confondues).
Alors que la consommation intérieure n'est plus suffisante pour l'écoulement des productions céréalières montalvéennes, et que ces surplus ralentissent un processus d'amélioration des techniques (mécaniques, génétiques...), le marché montalvéen se trouve partiellement pénétré par les produits bykoviens, essentiellement le seigle qui demeure minoritaire chez nous quand il concerne 20% des terres emblavées au Bykova.
Il pourrait s'agir d'un nouvel épisode du rapport troublé entre le Montalvo et sa production agricole ; hier, le TOMAG menaçait encore les céréaliers et éleveurs bovins montalvéens, aujourd'hui le gouvernement pourtant libéral réfléchit à faire le contraire en augmentant les taxes sur les céréales étrangères... un contre-sens si l'on espère permettre le développement de la productivité au service de l’acquisition de parts de marché en dehors du territoire, grâce notamment à une image qui restera à raison plus traditionnelle, relativement écologique, plus familiale.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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15/08/2031[/center]
Face aux blés bykoviens, la Ligue pourrait réhausser ses droits de douanes sur les céréales
Avec 160 000 km² dédiés à l'agriculture dont 65 000 à la production de céréales, le Bykova produit plus de 35 millions de tonnes de céréales chaque année malgré une surface nationale emblavée d'à peine 10,5% du territoire. Handicapé par sa géographie partiellement subarctique, le Bykova a su exploiter une bonne partie de ses terres du sud, en Natolique centrale, pour produire de grandes quantités de céréales à grands renforts d'engrais des plus contemporains.
Face à cette production de 35 millions de tonnes, soient 3 à 4 fois davantage que celle de la Ligue du Montalvo (9 651 000 tonnes en 2030), les provinces de la Ligue maintiennent une agriculture plus ou moins archaïque sur un certain nombre de points et particulièrement celui des intrants, principalement organiques et naturels chez nous. Si la céréaliculture montalvéenne n'a rien à voir avec le médiévalisme de certains pays dytoliens, elle demeure marquée par des inégalités territoriales et des structures familiales persistantes (avec une moyenne de 25 hectares par exploitation, toutes cultures confondues).
Alors que la consommation intérieure n'est plus suffisante pour l'écoulement des productions céréalières montalvéennes, et que ces surplus ralentissent un processus d'amélioration des techniques (mécaniques, génétiques...), le marché montalvéen se trouve partiellement pénétré par les produits bykoviens, essentiellement le seigle qui demeure minoritaire chez nous quand il concerne 20% des terres emblavées au Bykova.
Il pourrait s'agir d'un nouvel épisode du rapport troublé entre le Montalvo et sa production agricole ; hier, le TOMAG menaçait encore les céréaliers et éleveurs bovins montalvéens, aujourd'hui le gouvernement pourtant libéral réfléchit à faire le contraire en augmentant les taxes sur les céréales étrangères... un contre-sens si l'on espère permettre le développement de la productivité au service de l’acquisition de parts de marché en dehors du territoire, grâce notamment à une image qui restera à raison plus traditionnelle, relativement écologique, plus familiale.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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15/08/2031[/center]
Mines de charbon de Lajamiglia : enquête ouverte par le contre-terrorisme intérieur
[img]http://s2.lemde.fr/image/2012/08/23/534x267/1748771_3_ec8a_mine-de-charbon-en-australie-pres-de_3f83488de0df91fae94093fae0826499.jpg[/img]
Les puits de charbon du Lajamiglia, désormais exploités par une firme alekanne
Depuis l'enlèvement de l'ingénieur britonnien Mark Aedwyn en mai 2030, Carbonico se savait sur la sellette concernant les puits de charbon de la région lajamiglienne, dans le nord-ouest de la Nazalie, que l'entreprise ne parvenait semblablement plus à défendre malgré des coûts en entreprises de sécurité élevés.
En juin 2031, les concessions ont été cédées à une firme sud-algarbienne, qui est venue d'Aleka installer ses ouvriers et ses foreuses à quelques pas d'un désert étranger, que d'aucuns jugent aujourd'hui anormalement calme.
On a appris ce matin qu'une enquête avait été ouverte, il y a dix jours, auprès du service de contre-terrorisme intérieur du Servizio degli Figli della Lupa (SFL), alors que le sujet relevait jusqu'alors de la problématique de sécurisation des frontières. Si le SFL a vu son anti-terrorisme saisi, c'est que la Justice s'intéresse désormais à de possibles liens entre les Barbaresques étrangers, accusés par défaut dans les attaques qui déstabilisent la région productrice depuis des années, et des mouvements bien nazaliens ou montalvéens, qui auraient planifié ou aidé des attaques directement depuis le sol de la Ligue.
Vers midi, les Carabiniers ont arrêté un homme à l'aéroport de Bragopola, qui s'apprêtait à s'envoler pour le Yanlei. Milo Giacanovicio, financier connu des milieux huppés de l'Arovaquie des super-riches, est entendu sous le régime de la garde-à-vue dans le cadre d'un interrogatoire auxquels sont soumis toute une série de personnes gravitant autour de la production de charbons de bois, dans la région de Foresta Velicha. Mais si beaucoup de ses connaissances n'ont été convoquées que comme témoins, l'homme qui était sur le départ a fait l'objet d'une demande d'urgence de la part du bureau du SFL à Cartagina, qui a demandé aux Carabiniers de l'arrêter avant qu'il sorte du territoire.
Si les doutes du SFL à son sujet persistaient, d'autant que l'excuse des vacances avec sa maîtresse en Ventélie passe mal, le régime de la garde-à-vue pourrait être commué en détention arbitraire pour sûreté d’État, sous le service du SFL. Alors, le Servizio n'aurait aucun compte à rendre et pourrait prolonger indéfiniment la détention.
Mais la volonté politique, en premier lieu locale, n'y est pas, et les avocats de Giacanovicio rappellent comment leur client est ô combien impliqué dans la lutte contre le chômage dans sa région, combien c'est un homme important et honnête à qui on ne peut pas prêter décemment d'intentions aussi ubuesque que le financement du terrorisme pour abattre la concurrence. Avec l'opinion publique, et l'opinion politique de son côté, il y a fort à parier que même avec quelque chose à se reprocher, Milo Giacanovicio ne pourrait être inquiété tant, quand bien même serait-t'il coupable d'association de malfaiteurs, d'autres se seraient sali les mains à traiter avec des mains salies par d'autres mains sales, à la place des siennes.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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15/08/2031[/center]
Mines de charbon de Lajamiglia : enquête ouverte par le contre-terrorisme intérieur
[img]http://s2.lemde.fr/image/2012/08/23/534x267/1748771_3_ec8a_mine-de-charbon-en-australie-pres-de_3f83488de0df91fae94093fae0826499.jpg[/img]
Les puits de charbon du Lajamiglia, désormais exploités par une firme alekanne
Depuis l'enlèvement de l'ingénieur britonnien Mark Aedwyn en mai 2030, Carbonico se savait sur la sellette concernant les puits de charbon de la région lajamiglienne, dans le nord-ouest de la Nazalie, que l'entreprise ne parvenait semblablement plus à défendre malgré des coûts en entreprises de sécurité élevés.
En juin 2031, les concessions ont été cédées à une firme sud-algarbienne, qui est venue d'Aleka installer ses ouvriers et ses foreuses à quelques pas d'un désert étranger, que d'aucuns jugent aujourd'hui anormalement calme.
On a appris ce matin qu'une enquête avait été ouverte, il y a dix jours, auprès du service de contre-terrorisme intérieur du Servizio degli Figli della Lupa (SFL), alors que le sujet relevait jusqu'alors de la problématique de sécurisation des frontières. Si le SFL a vu son anti-terrorisme saisi, c'est que la Justice s'intéresse désormais à de possibles liens entre les Barbaresques étrangers, accusés par défaut dans les attaques qui déstabilisent la région productrice depuis des années, et des mouvements bien nazaliens ou montalvéens, qui auraient planifié ou aidé des attaques directement depuis le sol de la Ligue.
Vers midi, les Carabiniers ont arrêté un homme à l'aéroport de Bragopola, qui s'apprêtait à s'envoler pour le Yanlei. Milo Giacanovicio, financier connu des milieux huppés de l'Arovaquie des super-riches, est entendu sous le régime de la garde-à-vue dans le cadre d'un interrogatoire auxquels sont soumis toute une série de personnes gravitant autour de la production de charbons de bois, dans la région de Foresta Velicha. Mais si beaucoup de ses connaissances n'ont été convoquées que comme témoins, l'homme qui était sur le départ a fait l'objet d'une demande d'urgence de la part du bureau du SFL à Cartagina, qui a demandé aux Carabiniers de l'arrêter avant qu'il sorte du territoire.
Si les doutes du SFL à son sujet persistaient, d'autant que l'excuse des vacances avec sa maîtresse en Ventélie passe mal, le régime de la garde-à-vue pourrait être commué en détention arbitraire pour sûreté d’État, sous le service du SFL. Alors, le Servizio n'aurait aucun compte à rendre et pourrait prolonger indéfiniment la détention.
Mais la volonté politique, en premier lieu locale, n'y est pas, et les avocats de Giacanovicio rappellent comment leur client est ô combien impliqué dans la lutte contre le chômage dans sa région, combien c'est un homme important et honnête à qui on ne peut pas prêter décemment d'intentions aussi ubuesque que le financement du terrorisme pour abattre la concurrence. Avec l'opinion publique, et l'opinion politique de son côté, il y a fort à parier que même avec quelque chose à se reprocher, Milo Giacanovicio ne pourrait être inquiété tant, quand bien même serait-t'il coupable d'association de malfaiteurs, d'autres se seraient sali les mains à traiter avec des mains salies par d'autres mains sales, à la place des siennes.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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18/08/2031[/center]
Abramo Arbarachi : son appel pour les Juifs de Nazalie
[img]http://www.tunisiatravel.tn//uploads/img/2015-04-15.11.48.53.images.jpg[/img]
La Synagogue du Dalribaho, à Cartagina, reconstruite en 1680.
Le Grand Rabbin de Nazalie, Abramo Arbarchi, a répondu de façon virulente aux appels sionistes pour le regroupement des tribus d'Israël, plus prosaïquement des communautés juives à travers le monde, suite à l'appel émis depuis le JDndenland, un des pays concentrant la plus grande communauté juive de Dytolie occidentale.
Séférades, essentiellement, les Juifs de Nazalie ont été surpris ce matin de pouvoir lire dans la presse l'appel du Grand Rabbin, pour une de ses rares apparitions politiques. Abramo Arbarchi, homme de 69 ans, depuis une dizaine d'années à la tête de la représentation des Juifs dans la Province, est d'habitude un homme de Dieu préférant passer ses journées à étudier la Torah, plutôt qu'à se mêler de politique. Mais le sujet, cette fois-ci, était des plus graves selon ses mots :
"Personne n'a le droit d'appeler à la réunion des Juifs du monde, l'exil faisant partie de l'identité juive et du caractère juif à travers l'Histoire. Les Juifs ne peuvent pas parler la même langue, ils ne peuvent pas vivre au même endroit, ils ne peuvent pas se réunir car leur caractère juif est dans cette désunion, cet éparpillement, cette diaspora. Vouloir accomplir le projet sioniste, c'est vouloir mettre fin à l'Histoire juive, alors que Dieu seul accomplira la fin de l'Histoire de son peuple. [...] Les Juifs de Nazalie, comme les Juifs d'Arovaquie, sont parmi les plus anciennes communautés de notre Foi. Ici, en Algarbe du Nord, nous y avons précédé les Latins, nous y avons précédé les Arabes, nous y avons précédé les Croisés. Certains Juifs dytoliens, fuyant les persécutions, nous ont rejoint dans le courant de l'Histoire ; mais ceux-là fuyaient les persécutions. Nous n'avons pas de persécutions à fuir, demeurons qui dans notre terre de Nazalie, qui dans notre terre d'Arovaquie, que nous avons rejoint en s'entassant dans le fond des galères phéniciennes et latines aux premiers siècles de l'Histoire, lorsque le temps se confondait à celui du Livre."
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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18/08/2031[/center]
Abramo Arbarachi : son appel pour les Juifs de Nazalie
[img]http://www.tunisiatravel.tn//uploads/img/2015-04-15.11.48.53.images.jpg[/img]
La Synagogue du Dalribaho, à Cartagina, reconstruite en 1680.
Le Grand Rabbin de Nazalie, Abramo Arbarchi, a répondu de façon virulente aux appels sionistes pour le regroupement des tribus d'Israël, plus prosaïquement des communautés juives à travers le monde, suite à l'appel émis depuis le JDndenland, un des pays concentrant la plus grande communauté juive de Dytolie occidentale.
Séférades, essentiellement, les Juifs de Nazalie ont été surpris ce matin de pouvoir lire dans la presse l'appel du Grand Rabbin, pour une de ses rares apparitions politiques. Abramo Arbarchi, homme de 69 ans, depuis une dizaine d'années à la tête de la représentation des Juifs dans la Province, est d'habitude un homme de Dieu préférant passer ses journées à étudier la Torah, plutôt qu'à se mêler de politique. Mais le sujet, cette fois-ci, était des plus graves selon ses mots :
"Personne n'a le droit d'appeler à la réunion des Juifs du monde, l'exil faisant partie de l'identité juive et du caractère juif à travers l'Histoire. Les Juifs ne peuvent pas parler la même langue, ils ne peuvent pas vivre au même endroit, ils ne peuvent pas se réunir car leur caractère juif est dans cette désunion, cet éparpillement, cette diaspora. Vouloir accomplir le projet sioniste, c'est vouloir mettre fin à l'Histoire juive, alors que Dieu seul accomplira la fin de l'Histoire de son peuple. [...] Les Juifs de Nazalie, comme les Juifs d'Arovaquie, sont parmi les plus anciennes communautés de notre Foi. Ici, en Algarbe du Nord, nous y avons précédé les Latins, nous y avons précédé les Arabes, nous y avons précédé les Croisés. Certains Juifs dytoliens, fuyant les persécutions, nous ont rejoint dans le courant de l'Histoire ; mais ceux-là fuyaient les persécutions. Nous n'avons pas de persécutions à fuir, demeurons qui dans notre terre de Nazalie, qui dans notre terre d'Arovaquie, que nous avons rejoint en s'entassant dans le fond des galères phéniciennes et latines aux premiers siècles de l'Histoire, lorsque le temps se confondait à celui du Livre."
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Arios
[center]Po' di Scienza
Notizie rilevanti per le persone che sono interessati a tutto - 21/08/2031
1.20 Cts[/center]
Les gènes parlent : l'héritage natolique au Montalvo !
[img]https://sites.google.com/site/altonin1467/_/rsrc/1401076159688/mongols/khan.jpg[/img]
Certains règnes altaïques ont duré des décennies, sur une superficie phénoménale reliant Orient et Occident.
En 1950, les Provinces du Montalvo sortent d'un régime d’ébullition scientifique, quand certains professeurs d'Université, de métropole, de Cartagina ou Miliameni, flirtaient avec l'aryanisme et les premiers tâtonnements de l'intuition génétique. Les efforts des archéologues retournant le sol de l'Alilée, parfois avec des financements qui leur étaient alloués pour qu'ils trouvent des traces des premiers vaisseaux spatiaux des ancêtres dytoliens, n'étaient pas sans liens avec ceux des Anthropologues qui passaient au crible la population, du moins non-combattante, du Montalvo, ou même sa population combattante, revenue morte du front.
Et puis une génération passa, et pendant que le commun des citoyens s'habillait de paillettes pour aller danser dans les boîtes disco de la décennie 1980, les vieux chercheurs aigris ou rafraichis par le dynamisme neuf de leurs nouvelles recrues, se penchaient avec un œil moins passionné sur les débuts d'une exploration formidable : celle du génome, avec une précision qui dès lors ne fit que croître.
Le grand débat des années 1990, suivi chaque soir par des dizaines de milliers de téléspectateurs devant leurs informations, était de comprendre qui étaient les Montalvéens. Ces Dytoliens bronzés venus de la métropole pour cultiver la terre des barbares arabo-nomades ? Ces Arabes, ou ces Slaves sortis de leur état sauvage par des siècles de rigueur monastique ? Les études se suivaient, concordaient ou réfutaient les théories des linguistes, des vieux anthropologues, des ethnologues de la nouvelle école, mais aussi des poètes ou des musiciens. Et s'ils avaient été Grecs, de quels Grecs parlait-on et avaient-ils été hellènes ?
A ranger dans le tiroir des études successives produites depuis 50 ans, celle toute récente du Professeur Pietro Oberti Sangù, publiée dans la Revue des sciences géniques, Août 2031. En s'appuyant sur des enquêtes de terrain de trois ans, prélèvements sanguins et cartographie précise du territoire, l'équipe du Cartaginien de 45 ans a voulu montrer la diversité d'origines antiques et médiévales des Montalvéens, et parmi les conclusions surprenantes de ce labourage en règle, certaines communautés aux origines locales communes ont montré un taux jusqu'à 6% sur certains haplogroupes (un type de gènes ou d'allèles), propres aux populations nomades du centre-est de la Natolique d'aujourd'hui.
L'histoire du peuplement du continent désert froid, terre de nomade depuis des milliers d'années, a été celle d'une colonisation pastorale longue depuis le temps où toute notion d'histoire ou d'écriture restait à imaginer. Semble-t'il venus d'Occident, ces premiers nomades furent vite en concurrence avec la poussée d'autres peuples de chasseurs-cueilleurs-éleveurs venus d'Orient. Là naquit la première variation d'un métissage promis à assaillir les deux mondes, Ventélie et Dytolique, pendant deux milles ans, par vagues successives de cavaliers sanguinaires, habiles archers précédant vagues de populations qui définirent l'identité de maintes régions du Moyen-Orient.
Durant la fin de l'Antiquité, les Latins furent en communication avec les envahisseurs, et subirent la pression, au limes de l'Empire, de ces nomades à l'ethnogénèse très variable d'une génération à l'autre, d'un endroit à l'autre : les cavaliers prenaient femme sur place, et leurs enfants régénéraient le groupe, au point qu'en quelques générations ces peuples à cheval passaient d'une caractéristique ethnoraciale de type ventélisant, à dytolisant. Et puis, il fallait recomposer les troupes décimées au contact des montagnes qu'ils avaient dû traverser, depuis leurs steppes anciennes, là où dans le tumulte de l'effondrement antique chaque vallée isolée était un petit peuple de cultivateur à faire ployer dans sa fureur.
Les Orthodoxes méridionaux du Moyen-âge central, dernier souvenir de l'empire latin dans ce qu'on appelait naïvement l'Orient, furent assaillis de façon répétitives par les arrières-petits-enfants cavaliers de ces nomades des steppes, qui s'installèrent sur le flanc oriental du Bassin pour y fonder autant de dynasties barbares, pastorales, qu'il y avait de puinés dans chaque tribu royale. Donnant naissance aux peuples turcophones contemporains, ces barbares apprirent vite la science de la navigation, et quand ils ne les affrontaient pas, se mêlaient aux arabes pour venir piller les côtes d'un Occident sur ses gardes et bâtissant ses remparts contre toutes les barbaries.
En bref, on ne sait pas trop comment, mais la poussée turque et ses ascendances natoliques ont, un jour, marqué le patrimoine génétique des habitants du Montalvo, et essentiellement de la Nazalie, puis de l'Alilée et de l'Arovaquie. Comme dirait notre éditorialiste : "Pas de quoi demander un siège au Conseil permanent de la Natolique !", ou même de prétendre à une alliance charnelle avec le Kaiyuan ou le Shadoma.
"Cette étude ne manquera pas d'être critiquée", avait déjà prévenu avant sa publication son auteur, Pietro Oberti Sangù, tandis que les occurances en haplogroupes concernés ne manqueraient pas d'être interprétés à la va-vite comme les témoignages d'un taux équivalent d'hybridation. "Certains effets de goulot d'étranglement ont, par le hasard, multiplié la fréquence d'apparition d'un gène ou d'un allèle au sein d'une population endogame donnée, qui ne présente avant cela pas de taux supérieurs que les populations voisines. Si une vallée affiche un taux plus fort que l'autre, ça ne veut pas dire qu'elle descend davantage de la population qu'on imagine, mais simplement que le hasard des reproductions a grossi l’occurrence de certains gènes, et en a diminué celle d'autres".
Un des rivaux de Oberti Sangù, Giuseppe Parpaglioni, n'a pas manqué de réagir via son compte Zibbibo, pour féliciter son confrère et annoncer la publication prochaine d'une étude visant à montrer que ce ne sont pas les turcophones, mais les Skogujördinois de la fin de l'Antiquité, qui auraient transmis certaines allèles prêtés aux Natoliques et nord-Ventéliens d'aujourd'hui... A l'époque, les populations vikings sont pour certaines directement hybridées avec les Lapons et autres voisins des Inuits, eux-mêmes non sans cousinages outre-calotiers, avec les nomades des steppes préhistoriques de Natolique...
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1.20 Cts[/center]
Les gènes parlent : l'héritage natolique au Montalvo !
[img]https://sites.google.com/site/altonin1467/_/rsrc/1401076159688/mongols/khan.jpg[/img]
Certains règnes altaïques ont duré des décennies, sur une superficie phénoménale reliant Orient et Occident.
En 1950, les Provinces du Montalvo sortent d'un régime d’ébullition scientifique, quand certains professeurs d'Université, de métropole, de Cartagina ou Miliameni, flirtaient avec l'aryanisme et les premiers tâtonnements de l'intuition génétique. Les efforts des archéologues retournant le sol de l'Alilée, parfois avec des financements qui leur étaient alloués pour qu'ils trouvent des traces des premiers vaisseaux spatiaux des ancêtres dytoliens, n'étaient pas sans liens avec ceux des Anthropologues qui passaient au crible la population, du moins non-combattante, du Montalvo, ou même sa population combattante, revenue morte du front.
Et puis une génération passa, et pendant que le commun des citoyens s'habillait de paillettes pour aller danser dans les boîtes disco de la décennie 1980, les vieux chercheurs aigris ou rafraichis par le dynamisme neuf de leurs nouvelles recrues, se penchaient avec un œil moins passionné sur les débuts d'une exploration formidable : celle du génome, avec une précision qui dès lors ne fit que croître.
Le grand débat des années 1990, suivi chaque soir par des dizaines de milliers de téléspectateurs devant leurs informations, était de comprendre qui étaient les Montalvéens. Ces Dytoliens bronzés venus de la métropole pour cultiver la terre des barbares arabo-nomades ? Ces Arabes, ou ces Slaves sortis de leur état sauvage par des siècles de rigueur monastique ? Les études se suivaient, concordaient ou réfutaient les théories des linguistes, des vieux anthropologues, des ethnologues de la nouvelle école, mais aussi des poètes ou des musiciens. Et s'ils avaient été Grecs, de quels Grecs parlait-on et avaient-ils été hellènes ?
A ranger dans le tiroir des études successives produites depuis 50 ans, celle toute récente du Professeur Pietro Oberti Sangù, publiée dans la Revue des sciences géniques, Août 2031. En s'appuyant sur des enquêtes de terrain de trois ans, prélèvements sanguins et cartographie précise du territoire, l'équipe du Cartaginien de 45 ans a voulu montrer la diversité d'origines antiques et médiévales des Montalvéens, et parmi les conclusions surprenantes de ce labourage en règle, certaines communautés aux origines locales communes ont montré un taux jusqu'à 6% sur certains haplogroupes (un type de gènes ou d'allèles), propres aux populations nomades du centre-est de la Natolique d'aujourd'hui.
L'histoire du peuplement du continent désert froid, terre de nomade depuis des milliers d'années, a été celle d'une colonisation pastorale longue depuis le temps où toute notion d'histoire ou d'écriture restait à imaginer. Semble-t'il venus d'Occident, ces premiers nomades furent vite en concurrence avec la poussée d'autres peuples de chasseurs-cueilleurs-éleveurs venus d'Orient. Là naquit la première variation d'un métissage promis à assaillir les deux mondes, Ventélie et Dytolique, pendant deux milles ans, par vagues successives de cavaliers sanguinaires, habiles archers précédant vagues de populations qui définirent l'identité de maintes régions du Moyen-Orient.
Durant la fin de l'Antiquité, les Latins furent en communication avec les envahisseurs, et subirent la pression, au limes de l'Empire, de ces nomades à l'ethnogénèse très variable d'une génération à l'autre, d'un endroit à l'autre : les cavaliers prenaient femme sur place, et leurs enfants régénéraient le groupe, au point qu'en quelques générations ces peuples à cheval passaient d'une caractéristique ethnoraciale de type ventélisant, à dytolisant. Et puis, il fallait recomposer les troupes décimées au contact des montagnes qu'ils avaient dû traverser, depuis leurs steppes anciennes, là où dans le tumulte de l'effondrement antique chaque vallée isolée était un petit peuple de cultivateur à faire ployer dans sa fureur.
Les Orthodoxes méridionaux du Moyen-âge central, dernier souvenir de l'empire latin dans ce qu'on appelait naïvement l'Orient, furent assaillis de façon répétitives par les arrières-petits-enfants cavaliers de ces nomades des steppes, qui s'installèrent sur le flanc oriental du Bassin pour y fonder autant de dynasties barbares, pastorales, qu'il y avait de puinés dans chaque tribu royale. Donnant naissance aux peuples turcophones contemporains, ces barbares apprirent vite la science de la navigation, et quand ils ne les affrontaient pas, se mêlaient aux arabes pour venir piller les côtes d'un Occident sur ses gardes et bâtissant ses remparts contre toutes les barbaries.
En bref, on ne sait pas trop comment, mais la poussée turque et ses ascendances natoliques ont, un jour, marqué le patrimoine génétique des habitants du Montalvo, et essentiellement de la Nazalie, puis de l'Alilée et de l'Arovaquie. Comme dirait notre éditorialiste : "Pas de quoi demander un siège au Conseil permanent de la Natolique !", ou même de prétendre à une alliance charnelle avec le Kaiyuan ou le Shadoma.
"Cette étude ne manquera pas d'être critiquée", avait déjà prévenu avant sa publication son auteur, Pietro Oberti Sangù, tandis que les occurances en haplogroupes concernés ne manqueraient pas d'être interprétés à la va-vite comme les témoignages d'un taux équivalent d'hybridation. "Certains effets de goulot d'étranglement ont, par le hasard, multiplié la fréquence d'apparition d'un gène ou d'un allèle au sein d'une population endogame donnée, qui ne présente avant cela pas de taux supérieurs que les populations voisines. Si une vallée affiche un taux plus fort que l'autre, ça ne veut pas dire qu'elle descend davantage de la population qu'on imagine, mais simplement que le hasard des reproductions a grossi l’occurrence de certains gènes, et en a diminué celle d'autres".
Un des rivaux de Oberti Sangù, Giuseppe Parpaglioni, n'a pas manqué de réagir via son compte Zibbibo, pour féliciter son confrère et annoncer la publication prochaine d'une étude visant à montrer que ce ne sont pas les turcophones, mais les Skogujördinois de la fin de l'Antiquité, qui auraient transmis certaines allèles prêtés aux Natoliques et nord-Ventéliens d'aujourd'hui... A l'époque, les populations vikings sont pour certaines directement hybridées avec les Lapons et autres voisins des Inuits, eux-mêmes non sans cousinages outre-calotiers, avec les nomades des steppes préhistoriques de Natolique...
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 24/08/2031[/center]
Les grandes fortunes veulent le Pape
[img]http://penta-nekretnine.hr/images/72/681/nUBakM68-thumb.jpg[/img]
En Arovaquie, en Alilée, en Nazalie, les super-riches sont à la recherche du T40 vintage qu'ils offriront à Sa Sainteté...
C'est parti comme une trainée de poudre. Dès lors que l'un d'entre eux a cru comprendre que le Pape n'irait pas s'installer dans une de ces nations dytoliennes déjà acquises, en quelque sorte, au message absolu du Christ, mais que la destination idéale pour le Saint-Père et toute sa cour serait celle qui concilierait ancrage chrétien lointain dans le temps, et aptitude à demeurer une terre de mission, de reconquête des âmes.
Et puis surtout, voyant que le Pape était rendu à ne pas savoir où fixer durablement le Vatican, alors que la Rioda s'enfonçait dans le tumulte de la guerre civile, certains en sont venus à reconsidérer l'idée de pouvoir y faire quelque chose. D'abord parce-que le Pape est apprécié par des grandes fortunes qui demeurent catholiques, parfois viscéralement si tant est que les viscères puissent être superficielles, puis parce-que même si l'on peut douter de Dieu, on ne peut pas douter de l'image que renvoie un Pape, enfin car lorsqu'on est un très riche propriétaire terrien, que nos affaires soient honnêtes ou non, et bien l'on vient à ne plus savoir que faire de sa fortune.
Depuis dix jours, les chargés de mission des gestionnaires de fortune des grands parmi les grands, passent leur temps dans les aéroports, dans les gares des centres-ville notoires, ou au-dessus de la Mer, à repérer les biens appartenant à leur patron, à sauter de l'un à l'autre pour en dresser un premier bilan sur les capacités de chacun à recevoir, en fonction de son emplacement, Sa Sainteté.
Proximité des banlieues et marchés de la drogue, ville ou région sécurisée, fréquentations du lieu, état des bâtiments, possibilités d'aménagement... l'idéal serait une belle église baroque, qui jouirait de sa proximité avec une vieille ville médiévale où organiser les déjeuners diplomatiques, avec quelques immeubles déjà dressés ou des terrains neufs qui pourraient accueillir les fonctionnaires utiles du Saint-Père. De chacun de ces éléments, les gros portefeuilles montalvéens en ont dans leur collection.
Avec ses vestiges bien conservés, la ville de Primonica attire tous les regards en particulier grâce à son Palazzo di Diocleziano, qui marque l'empreinte de la vieille-ville et accueille dans son ancienne enceinte la Basilique Santa-Eusebia . Les colonnades restantes du [url=http://www.nosvoyages.fr/_datas/9/2/2/922934f85v/i/uploads/9/2/2/922934f85v//2012/03/11/20120311163203-22f93e96-me.jpg]Palais de Dioclétien[/url] attirent des touristes qui font la renommée du site, pourtant excentré des grands centres à visiteurs de l'Arovaquie côtière. La centre-ville de Primonica dispose de bâtisses bourgeoises, montées par les financiers de l'époque moderne, à l'époque où la cité était une patrie importante pour les commerçants les plus fins. C'est [url=http://romaeredidiunimpero.altervista.org/wp-content/uploads/2015/08/spalato-panoramica.jpg]l'enchevêtrement de styles, médiévaux et modernes (XVII), dans une enceinte antique[/url], qui ont fait cette ville longtemps prisée des nouveaux riches désireux d'acquérir du foncier. Le bruit courre comme quoi d'aucuns seraient près à céder de leurs bâtiments au Saint-Siège, peut-être histoire de se racheter une conscience.
Restera, si les hommes du Vatican sont intéressés, à obtenir l'autorisation des gouvernements de la Province et de la Ligue. Menu détail, mais qui a son importante : la création d'un état dans l'état, pût-il redynamiser une ville, ne se fait pas d'un claquement de doigts.
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 24/08/2031[/center]
Les grandes fortunes veulent le Pape
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En Arovaquie, en Alilée, en Nazalie, les super-riches sont à la recherche du T40 vintage qu'ils offriront à Sa Sainteté...
C'est parti comme une trainée de poudre. Dès lors que l'un d'entre eux a cru comprendre que le Pape n'irait pas s'installer dans une de ces nations dytoliennes déjà acquises, en quelque sorte, au message absolu du Christ, mais que la destination idéale pour le Saint-Père et toute sa cour serait celle qui concilierait ancrage chrétien lointain dans le temps, et aptitude à demeurer une terre de mission, de reconquête des âmes.
Et puis surtout, voyant que le Pape était rendu à ne pas savoir où fixer durablement le Vatican, alors que la Rioda s'enfonçait dans le tumulte de la guerre civile, certains en sont venus à reconsidérer l'idée de pouvoir y faire quelque chose. D'abord parce-que le Pape est apprécié par des grandes fortunes qui demeurent catholiques, parfois viscéralement si tant est que les viscères puissent être superficielles, puis parce-que même si l'on peut douter de Dieu, on ne peut pas douter de l'image que renvoie un Pape, enfin car lorsqu'on est un très riche propriétaire terrien, que nos affaires soient honnêtes ou non, et bien l'on vient à ne plus savoir que faire de sa fortune.
Depuis dix jours, les chargés de mission des gestionnaires de fortune des grands parmi les grands, passent leur temps dans les aéroports, dans les gares des centres-ville notoires, ou au-dessus de la Mer, à repérer les biens appartenant à leur patron, à sauter de l'un à l'autre pour en dresser un premier bilan sur les capacités de chacun à recevoir, en fonction de son emplacement, Sa Sainteté.
Proximité des banlieues et marchés de la drogue, ville ou région sécurisée, fréquentations du lieu, état des bâtiments, possibilités d'aménagement... l'idéal serait une belle église baroque, qui jouirait de sa proximité avec une vieille ville médiévale où organiser les déjeuners diplomatiques, avec quelques immeubles déjà dressés ou des terrains neufs qui pourraient accueillir les fonctionnaires utiles du Saint-Père. De chacun de ces éléments, les gros portefeuilles montalvéens en ont dans leur collection.
Avec ses vestiges bien conservés, la ville de Primonica attire tous les regards en particulier grâce à son Palazzo di Diocleziano, qui marque l'empreinte de la vieille-ville et accueille dans son ancienne enceinte la Basilique Santa-Eusebia . Les colonnades restantes du [url=http://www.nosvoyages.fr/_datas/9/2/2/922934f85v/i/uploads/9/2/2/922934f85v//2012/03/11/20120311163203-22f93e96-me.jpg]Palais de Dioclétien[/url] attirent des touristes qui font la renommée du site, pourtant excentré des grands centres à visiteurs de l'Arovaquie côtière. La centre-ville de Primonica dispose de bâtisses bourgeoises, montées par les financiers de l'époque moderne, à l'époque où la cité était une patrie importante pour les commerçants les plus fins. C'est [url=http://romaeredidiunimpero.altervista.org/wp-content/uploads/2015/08/spalato-panoramica.jpg]l'enchevêtrement de styles, médiévaux et modernes (XVII), dans une enceinte antique[/url], qui ont fait cette ville longtemps prisée des nouveaux riches désireux d'acquérir du foncier. Le bruit courre comme quoi d'aucuns seraient près à céder de leurs bâtiments au Saint-Siège, peut-être histoire de se racheter une conscience.
Restera, si les hommes du Vatican sont intéressés, à obtenir l'autorisation des gouvernements de la Province et de la Ligue. Menu détail, mais qui a son importante : la création d'un état dans l'état, pût-il redynamiser une ville, ne se fait pas d'un claquement de doigts.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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30/08/2031[/center]
Accueil du Pape : Eciarda divisée
[img]https://lh3.googleusercontent.com/proxy/YMbLTm8Lb1tH5MJvtCx64L_3KvzvRJ3C8onXhLtUogvH9S9BeMLmTfA5hdsFzdYAIvU4mr_cSeOAWBuGD2azF84Y_LKFWb4r8GyLU8WvXqKKJivm_HCR1g46sDyoyYthzwkpEuNul7QqX3zUuCTxQb_1=w426-h268[/img]
La vieille-ville d'Eciarda, demain le nouveau Vatican ?
L'opposition catholique-démocrate au Conseil Municipal a frappé fort, à Eciarda, avec sa proposition de transformer la vieille-ville en concession pour une société qui n'aurait ni plus ni moins que le rôle d'organiser l'installation du Vatican à cet endroit, entre le quartier marchand et la bretelle d'autoroute. Soutien populaire important par la pétition locale, oblige au Conseil de faire durer les débats, tandis que se dressent des petits commerçants et des ménages pauvres apeurés par toute idée de remembrement urbain.
"Nous sommes un quartier assez riche historiquement ; quand la droite dit que nous avons besoin du Pape pour faire venir des touristes, ce n'est pas vrai, nous avons simplement besoin de corriger l'image de la ville, car nous avons déjà des richesses !" clame Laura Maramudo, depuis son balcon où elle étend son linge, à une dizaine de mètres d'un des monuments symboles d'Eciarda, l'Arc de triomphe arabisant commandé en 1879 par le maire orientaliste de l'époque, Attilio Benedicti.
"Porcu Papu !" nous lancent deux jeunes habitants, qui serpentent dans la rue pavée sur une mobylette, quand ils comprennent que nous venons pour "l'affaire". Dans le quartier concerné, lointaine est l'époque de construction des maisons bourgeoises du XVIIIème, décrépies, aux arcs brisés des fenêtres, aux boiseries en dentelles et aux linteaux de céramique. Eciarda fut un temps un grand port d'exportation du charbon, qui était produit plein-ouest, acheminé jusque-là par des caravanes de dromadaires et de mules. Eciarda fut un temps la ville où ces transporteurs, souvent étrangers, s'arrêtaient une nuit ou davantage, une fois leur charbon posé, à s'employer peut-être quelques journées, laissant le temps aux mineurs du deserto* de ressortir de quoi charger les animaux. Cette époque s'étendit jusqu'à la fin du XIXème siècle, et ce fut Cartagina, puis la métropole, puis les ports arovaques qui reprirent le flambeau de l'exportation et les dérivés de l'industrie du charbon.
Depuis 40 ans, le vieux quartier a été abandonné par les familles bourgeoises, les dernières sauvant la face en quittant l'endroit comme leurs aînées expatriées sous de meilleurs auspices, mais pour aller s'installer dans les résidences HLM de la capitale, à 2 heures d'autoroute. Le vieille Eciarda se repeupla avec des familles d'ouvriers et de chômeurs, qui fuyaient les cités de tours d'habitation construites en périphéries dans les années 1930, elles-mêmes prises d'assaut par le sous-prolétariat venu des campagnes.
"Et c'est ici que vous voudriez installer le Pape ? Mais qu'est-ce qu'il va y faire le Pape ? Il n'y a pas de château ici, l'église est toute pauvre, et les jeunes crient toute la nuit dans les rues, on entend l'autoroute et les motos, on se croirait à Lebira. Et puis il y a la drogue, il y a les guetteurs, il y a les ramasseurs qui s'arrêtent à la station service pour récupérer des sacs. La mer, on ne peut pas y entrer tant il y a de détritus..."
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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30/08/2031[/center]
Accueil du Pape : Eciarda divisée
[img]https://lh3.googleusercontent.com/proxy/YMbLTm8Lb1tH5MJvtCx64L_3KvzvRJ3C8onXhLtUogvH9S9BeMLmTfA5hdsFzdYAIvU4mr_cSeOAWBuGD2azF84Y_LKFWb4r8GyLU8WvXqKKJivm_HCR1g46sDyoyYthzwkpEuNul7QqX3zUuCTxQb_1=w426-h268[/img]
La vieille-ville d'Eciarda, demain le nouveau Vatican ?
L'opposition catholique-démocrate au Conseil Municipal a frappé fort, à Eciarda, avec sa proposition de transformer la vieille-ville en concession pour une société qui n'aurait ni plus ni moins que le rôle d'organiser l'installation du Vatican à cet endroit, entre le quartier marchand et la bretelle d'autoroute. Soutien populaire important par la pétition locale, oblige au Conseil de faire durer les débats, tandis que se dressent des petits commerçants et des ménages pauvres apeurés par toute idée de remembrement urbain.
"Nous sommes un quartier assez riche historiquement ; quand la droite dit que nous avons besoin du Pape pour faire venir des touristes, ce n'est pas vrai, nous avons simplement besoin de corriger l'image de la ville, car nous avons déjà des richesses !" clame Laura Maramudo, depuis son balcon où elle étend son linge, à une dizaine de mètres d'un des monuments symboles d'Eciarda, l'Arc de triomphe arabisant commandé en 1879 par le maire orientaliste de l'époque, Attilio Benedicti.
"Porcu Papu !" nous lancent deux jeunes habitants, qui serpentent dans la rue pavée sur une mobylette, quand ils comprennent que nous venons pour "l'affaire". Dans le quartier concerné, lointaine est l'époque de construction des maisons bourgeoises du XVIIIème, décrépies, aux arcs brisés des fenêtres, aux boiseries en dentelles et aux linteaux de céramique. Eciarda fut un temps un grand port d'exportation du charbon, qui était produit plein-ouest, acheminé jusque-là par des caravanes de dromadaires et de mules. Eciarda fut un temps la ville où ces transporteurs, souvent étrangers, s'arrêtaient une nuit ou davantage, une fois leur charbon posé, à s'employer peut-être quelques journées, laissant le temps aux mineurs du deserto* de ressortir de quoi charger les animaux. Cette époque s'étendit jusqu'à la fin du XIXème siècle, et ce fut Cartagina, puis la métropole, puis les ports arovaques qui reprirent le flambeau de l'exportation et les dérivés de l'industrie du charbon.
Depuis 40 ans, le vieux quartier a été abandonné par les familles bourgeoises, les dernières sauvant la face en quittant l'endroit comme leurs aînées expatriées sous de meilleurs auspices, mais pour aller s'installer dans les résidences HLM de la capitale, à 2 heures d'autoroute. Le vieille Eciarda se repeupla avec des familles d'ouvriers et de chômeurs, qui fuyaient les cités de tours d'habitation construites en périphéries dans les années 1930, elles-mêmes prises d'assaut par le sous-prolétariat venu des campagnes.
"Et c'est ici que vous voudriez installer le Pape ? Mais qu'est-ce qu'il va y faire le Pape ? Il n'y a pas de château ici, l'église est toute pauvre, et les jeunes crient toute la nuit dans les rues, on entend l'autoroute et les motos, on se croirait à Lebira. Et puis il y a la drogue, il y a les guetteurs, il y a les ramasseurs qui s'arrêtent à la station service pour récupérer des sacs. La mer, on ne peut pas y entrer tant il y a de détritus..."
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 21/09/2031[/center]
Banlieue sauvage
[img]http://www.megamodo.com/wp-content/uploads/2014/04/1000DSC_9009-400x245.jpg[/img]
Réunion de familles sur une terrasse, le toit d'un immeuble à Cartagina
Parmi les trois provinces de la Ligue de Montalvo, la Nazalie est celle dont les cités disposent des banlieues de peuplement les plus grandes ; des banlieues au sens second, voir troisième du terme, c'est à dire des banlieues qui concentrent de la pauvreté, dont la densité de population est importante, dont l'architecture est désuète sinon décalée, en somme un point de crispation urbaine qui cache souvent une économie parallèle.
Le phénomène s'observe particulièrement à Cartagina, capitale de la Ligue, qui draine des populations appauvries de Nazalie depuis un siècle. Cartagina, ses palmiers, ses plages scrutées par les maîtres nageurs, son Corso dei Vincitori, sa promenade de bord de mer, sa cathédrale, ses cafés... mais aussi ses gares, son périphérique, ses portes d'entrées et autant de ses surfaces logistiques, zones commerciales, industrielles, artisanales, qui sont autant de zone de nidification volontaires ou induites pour la population marginale, stockée dans des pavés de béton là où les lignes de bus se terminent.
L'immigration historique en Nazalie ne s'est jamais effectuée par les marges, comme ce peut être le cas dans les grandes villes de Dytolie au XXème siècle. La Nazalie est une terre d'immigration étrangère, mais celle-ci s'est toujours opérée par les centre : centres de Cartagina, de Maghila, de Sant'Sebastiano, Tunina, Eciarda... Pour sûr, elle se composait de foyers bourgeois, de foyers de financiers et de possédants, encombrant le temps d'une après-midi la ruelle où se trouvait, au troisième ou quatrième étage, l'appartement acheté, rénové, agrandi, ou commandé aux meilleurs plâtriers, façadiers et décorateurs. Qu'ils fussent maisonnées des Croisades, financiers de la soie et de l'ébène, fonctionnaires d'outremer ou réfugiés politiques de 1950, les immigrés de Nazalie étaient les riches, quand les autochtones étaient les pauvres.
Si la lecture sociale prime naturellement aujourd'hui sur la lecture par les origines, bien que la dichotomie patronymique, culturelle et familiale continue partiellement de s'opérer entre centre-bourgs et périphéries, les banlieues d'habitation verticales à forte concentration ont historiquement été des zones sinon prolétaires, du moins populaires. Aux heures anciennes où il y avait des ouvriers dans les villes de Nazalie, ceux-là vivaient dans les vieilles rues centrales ; on a créé les premières banlieues autour des usines à mi-chemin entre les campagnes proches et la cité en embourgeoisement (1850-1900), puis la dynamique s'est brisée, tandis que les ouvriers ainsi logés intégraient le vrai tissu urbain, renouvelé, à mesure de la périurbanisation. La deuxième phase d'apparition des banlieues, tandis que les premières faisaient place à la reconstruction par extension simple de la ville, s'opéra aussi essentiellement par déclassement et paupérisation d'une partie de la population citadine, rejointe par une installation de campagnards, parfois planifiée et souvent démesurément par rapport aux besoins de l'industrie (1900-1950).
Les banlieues que l'on connait sous ce nom datent souvent des années 1930, jusqu'aux années 1970. L'exode rural se tarit au-delà, jusqu'à nos jours, du moins en Nazalie. Le schéma de peuplement de la Province s'équilibre dès lors, et les "banlieues" construite par la suite sont davantage liées à la desserve logistique, commerciale, de la ville, ou composent des ensembles de maisons individuelles, de villas, de quartiers chics très vites pourvus par une nouvelle bourgeoisie, acquérant une maison souvent pour peu de temps. Alors que la ville a évolué, que ses populations se sont souvent renouvelées, que le développement a modifié son visage jusque dans les centres, les banlieues 1930-1970 ont constitué une zone de macération sociale, un marécage démographique étouffant, se sont muées parfois en seigneuries féodales sous la coupe d'un baron de la drogue quelconque, ont été les assises du marché parallèle (proximité des autoroutes et solidarités).
Les familles ont peu changé, du moins le caractère de ces espaces a conféré un sentiment d'identité fort, bâti sur l'impression de relégation aux marges. A mesure que la Mafia grandissait, que la Politique se privatisait, que les amicales patriotiques des mouvements fascistes de l'Habitat se taisait sous le poids des décennies, la désuétude du bâti apparaissait, les familles demeuraient coincées : pas assez proches des nouvelles activités des centre-villes (tertiaire puis NTICs), pas assez riches pour changer d'endroit, pas assez pauvres pour faire place vide grâce aux revenus croissant de la drogue arrivant par le biais d'un enfant, d'un parent, d'un ami...
Les Banlieues, toujours selon ce sens qui en fait presque un nom propre désignant un microcosme que l'on retrouve, de Lebira à Tunina malgré des variations, sont une entité silencieuse mais impardonnable. S'intéressant peu à la politique, s'intéressant même peu au système social duquel elles ne vivent pas, elles se sont détachées de façon croissante de la conscience du destin commun de la Ligue, ou de la Province. Les gens des Banlieues ne se voient pas comme des gens des villes. Le sentiment chrétien est fort, la ferveur populaire est persistante, mais à la sauce de la violence, des règlements de compte, de la méthode forte pour faire respecter les schémas d'une contre-société qui rapporte, inégalitaire mais dans l'esprit de beaucoup assez équitable pour qu'on ne prenne pas le risque de la remettre en cause. C'est l'omerta, que l'on trouve plus rassurante qu'un État qui a abandonné toute portée sociale depuis la chute du Fascisme. Les banlieusards sont les autochtones citadins par excellence, au sein d'unités urbaines dont ils refusent la considération. Les générations passent, les caïds changent, les familles restent. L'économie passe, la ville change, les banlieues demeurent, dans l'impassibilité de leur laideur, à laquelle leurs habitants ne font plus guère attention.
Si l'exode rural venait à reprendre à notre siècle, le blocage foncier qui s'opère dans ces zones du fait qu'un grand nombre de foyers se trouvent propriétaires, poserait un problème financier : où trouver un logement de type familial, accessible, sinon dans le neuf et donc dans le crédit ? Le banlieusard ne peut pas quitter sa tour, son quartier, car il quitte ses réseaux et sa source de revenu. Exporter son activité, s'est se rendre à la merci de Carabiniers non corrompus, c'est se mettre à découvert loin des innombrables guetteurs qui rendent les commerces possibles. Bien sûr, certains parents partent s'installer dans des zones résidentielles de l'autre côté des villes, et touchent de l'argent du membre qui est demeuré au quartier et acquiert par-là l'appartement resté vacant, mais le mouvement se restreint surtout aux clans les mieux positionnés dans la hiérarchie du crime organisé.
La catastrophe géographique contemporaine des banlieues 1930-1970 est qu'elle ne sont plus un réservoir de main-d’œuvre, ne sont plus un réservoir de logements, ne sont même pas chez nous un réservoir de populations étrangères, neuves et avides de travailler, mais qu'elles sont autonomes. Elles ne répondent plus, ne participent pas d'une cohérence provinciale ou générale. Elles sont les pendants criminels de notre propre schéma urbain officiel, appuyant leur prospérité noctambule sur les commerces illégaux : armes, alcools, ivoire, objets d'art, électronique, passant dans un sens ou dans l'autre, entre l'Algarbe et la Dytolie, entre le Port de Lebira et la frontière du Mauristan. L'inefficacité de la répression publique se conjugue à un pragmatisme malheureux autant qu'à la corruption ; aurions-nous seulement du travail pour nos banlieusards si on leur couper les vivres ? en attendant, ils font tourner les commerces de nos périphéries urbaines, et plus largement de la ville dans son ensemble.
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 21/09/2031[/center]
Banlieue sauvage
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Réunion de familles sur une terrasse, le toit d'un immeuble à Cartagina
Parmi les trois provinces de la Ligue de Montalvo, la Nazalie est celle dont les cités disposent des banlieues de peuplement les plus grandes ; des banlieues au sens second, voir troisième du terme, c'est à dire des banlieues qui concentrent de la pauvreté, dont la densité de population est importante, dont l'architecture est désuète sinon décalée, en somme un point de crispation urbaine qui cache souvent une économie parallèle.
Le phénomène s'observe particulièrement à Cartagina, capitale de la Ligue, qui draine des populations appauvries de Nazalie depuis un siècle. Cartagina, ses palmiers, ses plages scrutées par les maîtres nageurs, son Corso dei Vincitori, sa promenade de bord de mer, sa cathédrale, ses cafés... mais aussi ses gares, son périphérique, ses portes d'entrées et autant de ses surfaces logistiques, zones commerciales, industrielles, artisanales, qui sont autant de zone de nidification volontaires ou induites pour la population marginale, stockée dans des pavés de béton là où les lignes de bus se terminent.
L'immigration historique en Nazalie ne s'est jamais effectuée par les marges, comme ce peut être le cas dans les grandes villes de Dytolie au XXème siècle. La Nazalie est une terre d'immigration étrangère, mais celle-ci s'est toujours opérée par les centre : centres de Cartagina, de Maghila, de Sant'Sebastiano, Tunina, Eciarda... Pour sûr, elle se composait de foyers bourgeois, de foyers de financiers et de possédants, encombrant le temps d'une après-midi la ruelle où se trouvait, au troisième ou quatrième étage, l'appartement acheté, rénové, agrandi, ou commandé aux meilleurs plâtriers, façadiers et décorateurs. Qu'ils fussent maisonnées des Croisades, financiers de la soie et de l'ébène, fonctionnaires d'outremer ou réfugiés politiques de 1950, les immigrés de Nazalie étaient les riches, quand les autochtones étaient les pauvres.
Si la lecture sociale prime naturellement aujourd'hui sur la lecture par les origines, bien que la dichotomie patronymique, culturelle et familiale continue partiellement de s'opérer entre centre-bourgs et périphéries, les banlieues d'habitation verticales à forte concentration ont historiquement été des zones sinon prolétaires, du moins populaires. Aux heures anciennes où il y avait des ouvriers dans les villes de Nazalie, ceux-là vivaient dans les vieilles rues centrales ; on a créé les premières banlieues autour des usines à mi-chemin entre les campagnes proches et la cité en embourgeoisement (1850-1900), puis la dynamique s'est brisée, tandis que les ouvriers ainsi logés intégraient le vrai tissu urbain, renouvelé, à mesure de la périurbanisation. La deuxième phase d'apparition des banlieues, tandis que les premières faisaient place à la reconstruction par extension simple de la ville, s'opéra aussi essentiellement par déclassement et paupérisation d'une partie de la population citadine, rejointe par une installation de campagnards, parfois planifiée et souvent démesurément par rapport aux besoins de l'industrie (1900-1950).
Les banlieues que l'on connait sous ce nom datent souvent des années 1930, jusqu'aux années 1970. L'exode rural se tarit au-delà, jusqu'à nos jours, du moins en Nazalie. Le schéma de peuplement de la Province s'équilibre dès lors, et les "banlieues" construite par la suite sont davantage liées à la desserve logistique, commerciale, de la ville, ou composent des ensembles de maisons individuelles, de villas, de quartiers chics très vites pourvus par une nouvelle bourgeoisie, acquérant une maison souvent pour peu de temps. Alors que la ville a évolué, que ses populations se sont souvent renouvelées, que le développement a modifié son visage jusque dans les centres, les banlieues 1930-1970 ont constitué une zone de macération sociale, un marécage démographique étouffant, se sont muées parfois en seigneuries féodales sous la coupe d'un baron de la drogue quelconque, ont été les assises du marché parallèle (proximité des autoroutes et solidarités).
Les familles ont peu changé, du moins le caractère de ces espaces a conféré un sentiment d'identité fort, bâti sur l'impression de relégation aux marges. A mesure que la Mafia grandissait, que la Politique se privatisait, que les amicales patriotiques des mouvements fascistes de l'Habitat se taisait sous le poids des décennies, la désuétude du bâti apparaissait, les familles demeuraient coincées : pas assez proches des nouvelles activités des centre-villes (tertiaire puis NTICs), pas assez riches pour changer d'endroit, pas assez pauvres pour faire place vide grâce aux revenus croissant de la drogue arrivant par le biais d'un enfant, d'un parent, d'un ami...
Les Banlieues, toujours selon ce sens qui en fait presque un nom propre désignant un microcosme que l'on retrouve, de Lebira à Tunina malgré des variations, sont une entité silencieuse mais impardonnable. S'intéressant peu à la politique, s'intéressant même peu au système social duquel elles ne vivent pas, elles se sont détachées de façon croissante de la conscience du destin commun de la Ligue, ou de la Province. Les gens des Banlieues ne se voient pas comme des gens des villes. Le sentiment chrétien est fort, la ferveur populaire est persistante, mais à la sauce de la violence, des règlements de compte, de la méthode forte pour faire respecter les schémas d'une contre-société qui rapporte, inégalitaire mais dans l'esprit de beaucoup assez équitable pour qu'on ne prenne pas le risque de la remettre en cause. C'est l'omerta, que l'on trouve plus rassurante qu'un État qui a abandonné toute portée sociale depuis la chute du Fascisme. Les banlieusards sont les autochtones citadins par excellence, au sein d'unités urbaines dont ils refusent la considération. Les générations passent, les caïds changent, les familles restent. L'économie passe, la ville change, les banlieues demeurent, dans l'impassibilité de leur laideur, à laquelle leurs habitants ne font plus guère attention.
Si l'exode rural venait à reprendre à notre siècle, le blocage foncier qui s'opère dans ces zones du fait qu'un grand nombre de foyers se trouvent propriétaires, poserait un problème financier : où trouver un logement de type familial, accessible, sinon dans le neuf et donc dans le crédit ? Le banlieusard ne peut pas quitter sa tour, son quartier, car il quitte ses réseaux et sa source de revenu. Exporter son activité, s'est se rendre à la merci de Carabiniers non corrompus, c'est se mettre à découvert loin des innombrables guetteurs qui rendent les commerces possibles. Bien sûr, certains parents partent s'installer dans des zones résidentielles de l'autre côté des villes, et touchent de l'argent du membre qui est demeuré au quartier et acquiert par-là l'appartement resté vacant, mais le mouvement se restreint surtout aux clans les mieux positionnés dans la hiérarchie du crime organisé.
La catastrophe géographique contemporaine des banlieues 1930-1970 est qu'elle ne sont plus un réservoir de main-d’œuvre, ne sont plus un réservoir de logements, ne sont même pas chez nous un réservoir de populations étrangères, neuves et avides de travailler, mais qu'elles sont autonomes. Elles ne répondent plus, ne participent pas d'une cohérence provinciale ou générale. Elles sont les pendants criminels de notre propre schéma urbain officiel, appuyant leur prospérité noctambule sur les commerces illégaux : armes, alcools, ivoire, objets d'art, électronique, passant dans un sens ou dans l'autre, entre l'Algarbe et la Dytolie, entre le Port de Lebira et la frontière du Mauristan. L'inefficacité de la répression publique se conjugue à un pragmatisme malheureux autant qu'à la corruption ; aurions-nous seulement du travail pour nos banlieusards si on leur couper les vivres ? en attendant, ils font tourner les commerces de nos périphéries urbaines, et plus largement de la ville dans son ensemble.
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Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 9/10/2031[/center]
La presse montalvéenne est de trop bonne qualité
Les indicateurs de la vente presse papier sont toujours aussi négatifs au Montalvo, avec une baisse mensuelle des tirages de l'ordre de plusieurs milliers d'exemplaires. Comment expliquer ce phénomène que d'aucuns pourraient traduire comme le désintéressement à l'actualité, la baisse du niveau de réception des citoyens, et/ou la montée en puissance d'Internet dans l'accès à l'information ?
Selon une série d'enquêtes sondagières co-réalisées par plusieurs grands titres, la critique principale émise à l'encontre de la presse montalvéenne est que cette dernière a un trop haut niveau ; privilégiant les grands-titres et enquêtes sociologiques, urbanistiques, ou autre -ique, les journaux de la Ligue perdraient ainsi des lecteurs à force de négliger l'actualité et la vie quotidienne dans les villes, villages, campagnes du pays...
"Ne pas prendre le problème à l'envers : si les titres de presse se réorientent vers l'analyse plutôt que l'information, c'est qu'Internet et la numérisation nous volent des lecteurs préférant avoir les infos principales, à coup d'alertes sur leur téléphone, et qu'ils n'achètent plus le papier. Ne pas croire que c'est nous qui les faisons fuir. On ne fait que miser davantage sur ce qui peut encore en retenir certains" veut expliquer Giacomo Casanera, rédacteur en chef de l'Eco di Miliameni.
Au demeurant, l'image des grands tirages montalvéens s'enlisent et on les accuse d'aller en "se boboïsant", essayant de vendre des abonnements premium pour citoyens alertés et attentifs, désireux d'obtenir éditoriaux et articles poussés. Le développement de l'achat d'abonnement aux formats numériques participe aussi à la baisse du nombre de tirage papier.
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 9/10/2031[/center]
La presse montalvéenne est de trop bonne qualité
Les indicateurs de la vente presse papier sont toujours aussi négatifs au Montalvo, avec une baisse mensuelle des tirages de l'ordre de plusieurs milliers d'exemplaires. Comment expliquer ce phénomène que d'aucuns pourraient traduire comme le désintéressement à l'actualité, la baisse du niveau de réception des citoyens, et/ou la montée en puissance d'Internet dans l'accès à l'information ?
Selon une série d'enquêtes sondagières co-réalisées par plusieurs grands titres, la critique principale émise à l'encontre de la presse montalvéenne est que cette dernière a un trop haut niveau ; privilégiant les grands-titres et enquêtes sociologiques, urbanistiques, ou autre -ique, les journaux de la Ligue perdraient ainsi des lecteurs à force de négliger l'actualité et la vie quotidienne dans les villes, villages, campagnes du pays...
"Ne pas prendre le problème à l'envers : si les titres de presse se réorientent vers l'analyse plutôt que l'information, c'est qu'Internet et la numérisation nous volent des lecteurs préférant avoir les infos principales, à coup d'alertes sur leur téléphone, et qu'ils n'achètent plus le papier. Ne pas croire que c'est nous qui les faisons fuir. On ne fait que miser davantage sur ce qui peut encore en retenir certains" veut expliquer Giacomo Casanera, rédacteur en chef de l'Eco di Miliameni.
Au demeurant, l'image des grands tirages montalvéens s'enlisent et on les accuse d'aller en "se boboïsant", essayant de vendre des abonnements premium pour citoyens alertés et attentifs, désireux d'obtenir éditoriaux et articles poussés. Le développement de l'achat d'abonnement aux formats numériques participe aussi à la baisse du nombre de tirage papier.
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Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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21/10/2031[/center]
Manifestation : 45 000 personnes défient le gouvernement
[img]http://www.ilpost.it/wp-content/uploads/2014/10/small_141025-124935_to251014pol_00341-400x181.jpg[/img]
Un cortège fourni, ou plutôt plusieurs cortèges...
L'autorisation de manifester avait été demandée dès juin dernier, en premier lieu par le principal syndicat des travailleurs la CMTS, ancré dans la gauche de protestation. Au cours des aléas de l'actualité durant l'été, la date du 21 octobre a été retenue par plusieurs partis et mouvements généraux ou régionaux, afin que ce jour de sensibilisation à la dégradation du niveau de vie se mue en une forme de jour de colère où protesteraient, réunis à Cartagina, les citoyens engagés et soucieux pour leur avenir.
Partie de la Piazza dei Mercanti à 14h et rejoignant le front de mer en remontant le Corso dei Vincitorri, la manifestation a constituée en une suite de plusieurs cortèges, de grands et plus petits attroupements aux causes et aux griefs plus ou moins éloignés ou contradictoires, allant des altermondialistes aux monarchistes, protestant ou souhaitant mettre en garde contre selon eux diverses menaces pesant sur le pays.
"Hausse du coût de la vie", "déconnexion de la classe dirigeante", "ingérence britonnienne", ou encore "maintien de l'opposition au TOMAG", ce traité de libre-échange annulé avec l'Olgarie des États-Fédérés, les raisons de manifester ne manquaient pas à entendre quelques-uns des 45 000 citoyens ayant battu le pavé sous un soleil résistant à l'automne. Si les protestataires de gauche sont venus majoritairement réclamer une reprise de la réforme sociale promise à plusieurs reprises par le cabinet de Maometto Buazizi, les protestataires de droite sont venus témoigner d'opinions d'inquiétudes quant à la position montalvéenne dans le Bassin et dans le monde autant économiquement que militairement. "La non-participation à la coalition occidentale en Ashurdabad pose question sur le rôle secondaire que veulent laisser les gouvernants à notre pays, l'absence de réponse diplomatique à la privatisation de trop nombreux secteurs en Extrême-Orient, la béatitude face au renouvellement des liens entre l'Arsois et Siracuzzia, l'absence de réaction face à l'accaparement de fonds pétroliers par les Abrigs dans les eaux internationales, sont autant de sujets qui inquiètent les forces de la droite populaire dans le pays." explique Gianfranco Tomasini, politologue.
La semaine donnera lieu à de nouvelles manifestations, plus provinciales et liées aux enjeux locaux, où se grefferont probablement des causes d'ordre plus général. Dont principales :
-Clisto, jeudi : Collectif Frontières pour nos enfants.
-Filipiada, jeudi : Mouvement pour la politique ferroviaire inter-aliléenne et trans-frontalière.
-Ogulino, vendredi : Réunion des citoyens patoisants et slavophiles.
-Camenisco, vendredi : Mouvement pour l'intensification de la politique numérique.
-Bragopola, vendredi : Défilé des anciens de l'Administration publique.
-Melulech, samedi : Manifestation citoyenne contre l'accaparement des plages.
-Melulech, samedi : Manifestation pour le retour du nom traditionnel de Melolecco.
-Duzzo, samedi : Soutien aux bergers transhumants et accueil des hivernages côtiers.
-Tunina, dimanche : Loto international des retraités transfrontaliers.
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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21/10/2031[/center]
Manifestation : 45 000 personnes défient le gouvernement
[img]http://www.ilpost.it/wp-content/uploads/2014/10/small_141025-124935_to251014pol_00341-400x181.jpg[/img]
Un cortège fourni, ou plutôt plusieurs cortèges...
L'autorisation de manifester avait été demandée dès juin dernier, en premier lieu par le principal syndicat des travailleurs la CMTS, ancré dans la gauche de protestation. Au cours des aléas de l'actualité durant l'été, la date du 21 octobre a été retenue par plusieurs partis et mouvements généraux ou régionaux, afin que ce jour de sensibilisation à la dégradation du niveau de vie se mue en une forme de jour de colère où protesteraient, réunis à Cartagina, les citoyens engagés et soucieux pour leur avenir.
Partie de la Piazza dei Mercanti à 14h et rejoignant le front de mer en remontant le Corso dei Vincitorri, la manifestation a constituée en une suite de plusieurs cortèges, de grands et plus petits attroupements aux causes et aux griefs plus ou moins éloignés ou contradictoires, allant des altermondialistes aux monarchistes, protestant ou souhaitant mettre en garde contre selon eux diverses menaces pesant sur le pays.
"Hausse du coût de la vie", "déconnexion de la classe dirigeante", "ingérence britonnienne", ou encore "maintien de l'opposition au TOMAG", ce traité de libre-échange annulé avec l'Olgarie des États-Fédérés, les raisons de manifester ne manquaient pas à entendre quelques-uns des 45 000 citoyens ayant battu le pavé sous un soleil résistant à l'automne. Si les protestataires de gauche sont venus majoritairement réclamer une reprise de la réforme sociale promise à plusieurs reprises par le cabinet de Maometto Buazizi, les protestataires de droite sont venus témoigner d'opinions d'inquiétudes quant à la position montalvéenne dans le Bassin et dans le monde autant économiquement que militairement. "La non-participation à la coalition occidentale en Ashurdabad pose question sur le rôle secondaire que veulent laisser les gouvernants à notre pays, l'absence de réponse diplomatique à la privatisation de trop nombreux secteurs en Extrême-Orient, la béatitude face au renouvellement des liens entre l'Arsois et Siracuzzia, l'absence de réaction face à l'accaparement de fonds pétroliers par les Abrigs dans les eaux internationales, sont autant de sujets qui inquiètent les forces de la droite populaire dans le pays." explique Gianfranco Tomasini, politologue.
La semaine donnera lieu à de nouvelles manifestations, plus provinciales et liées aux enjeux locaux, où se grefferont probablement des causes d'ordre plus général. Dont principales :
-Clisto, jeudi : Collectif Frontières pour nos enfants.
-Filipiada, jeudi : Mouvement pour la politique ferroviaire inter-aliléenne et trans-frontalière.
-Ogulino, vendredi : Réunion des citoyens patoisants et slavophiles.
-Camenisco, vendredi : Mouvement pour l'intensification de la politique numérique.
-Bragopola, vendredi : Défilé des anciens de l'Administration publique.
-Melulech, samedi : Manifestation citoyenne contre l'accaparement des plages.
-Melulech, samedi : Manifestation pour le retour du nom traditionnel de Melolecco.
-Duzzo, samedi : Soutien aux bergers transhumants et accueil des hivernages côtiers.
-Tunina, dimanche : Loto international des retraités transfrontaliers.