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Posté : jeu. juil. 14, 2016 7:19 am
par Alex Scker
En l'attente de rps qui viendront vendredi, quelques réactions :
- Nagwon semble avoir les mains libres mais reste fragilisée, d'où une atonie du pouvoir. Certains analystes avancent que le gouvernement Bao aurait pour projet de transformer partiellement Hau Quang en zone de non-droit, se présentant comme le seul rempart crédible contre la barbarie agissante. Le Général espèrerait ainsi fédérer la population - par une politique du chaos - autour de son pouvoir.
- Yoon Shin continue à subir les conséquences de la fronde interne de son parti. Cependant, malgré sa perte d'influence, il reçoit de nouveaux soutiens, opposés à l'idée d'un gouvernement militaire.
- Le Royaume du Kurong reste calme et silencieux en apparence. A huis clos, ses dignitaires réfléchissent à retenter le coup d'une prise d'indépendance, la dernière s'étant historiquement interrompue par un bain de sang, un autre Général aux commandes.
- A Nankin, les socialistes les plus radicaux se font plus actifs et seuls les transferts financiers de Nagwon (4 mrds de mémoire) permettent au gouvernement réformiste de gérer convenablement le territoire. Le Club de Botoï y consolide ses appuis.
- Les idées du CLE ne sont pas reçues partout avec mépris, dans une contrée en état de surpopulation évidente. Certains essayistes appellent à la mise en place de républiques fiduciaires pour lutter contre la décadence sociale, causée selon eux par la perte de force du concept d'enfer et de punition divine (plus ou moins adoptés dans les croyances locales), dans des sociétés modernes de plus en plus rationnalisées.
Posté : jeu. juil. 14, 2016 10:19 pm
par Johel3007
Force Expéditionnaires du SSP
Ligue des Communistes Mayongais
[center][img]https://s32.postimg.org/u5uv9113p/tsn_Terminal520.jpg[/img][/center]
En Mong, hòa bình signifie tranquillité. L'ironie de l'Histoire aura voulu que ce soit dans un village du même nom que le gouvernement décida, dans le cadre du plan d'aménagement du territoire et de l'organisation de la défense orientale du Mayong, de faire installer par son armée une base aérienne. Le projet avait été initialement ambitieux, avec des prévisions pour une escadrille entière de chasseurs-bombardiers établis à plein temps sur la base et dont la seule tâche aurait été de défendre les collines séparant le pays du matin calme de la vallée du fleuve Wa. La piste accueillerait aussi les avions de transport, en vue de fournir un ravitaillement rapide aux troupes déployées à la frontière ainsi qu'une évacuation tout aussi rapide des éventuels blessés vers l'aéroport de Nagwon. Et à terme, les notables de Kampong y voyaient aussi l'opportunité de bénéficier d'un aérodrome civil, que ce soit pour le tourisme ou simplement pour les projets d'urbanisation de la région.
Puis l'ambition avait fait place à la raison : avec une seule escadrille de chasseurs, le Mayong n'avait pas besoin d'une base aérienne moderne et active à temps plein dans l'Est. Pas quand la principale menace militaire conventionnelle venait de l'Eran ou du Lychaka. Et si l'idée d'un aérodrome ne fut pas abandonné en raison de promesses et patronages politiques divers, il fut finalement limité à une seule piste et une tour de contrôle servant d'avantage de relais pour la couverture radar et radio de la région que de phare guidant les avions, lesquels se limitaient en fait à un cargo militaire en stand-by et quelques petits engins privés en charge de l'épandage des champs. Et un hélicoptère loué tantôt par les hôpitaux, tantôt par la Border Control Section, tantôt par des entreprises de prospection et tantôt par des touristes.
En tout et pour tout, la base générait quand même quelques centaines d'emplois indirects et permettait à la force aérienne d'y muter les officiers les moins désirables sans que cela ne soit vu officiellement comme un écartement et donc comme une insulte, offrant ainsi aux officiers en question l'opportunité de garder la face, même s'ils savaient que leur carrière prenait une voie de garage. C'était donc un personnel pas franchement motivé, discipliné ou même présent qui tenait la base aérienne de Hoa Binh... laquelle garda quand même un peu de la tranquillité d'où originait son nom.
Une cible symbolique pour le Syndicat mais aussi une garantie que Nagwon devrait se reposer sur le seul ravitaillement terrestre pour soutenir ses troupes quand le conflit éclaterait de manière plus ouvert et direct. Mais aussi, prise juteuse potentielle, l'armée avait déployé sur place plusieurs systèmes de défense anti-aérienne SISOPHON, dans le but de fournir un écran à Kampong mais aussi aux villes de l'Ouest en cas de frappes chimiques par la République Souveraine du Wapong. Le déploiement datait du gouvernement wapongais précédent, où communisme et ultranationalisme se mélangeaient dans une alliance instable mais potentiellement dangereuse pour la région. Depuis, on avait laissé en place la batterie pour garantir au demi-millions d'habitants de Kampong qu'ils étaient à l'abri d'une frappe stratégique, ainsi que par simple apathie : nul ne savait trop où les déployer plus efficacement.
Pour le SSP, la saisie même d'un seul de ces systèmes serait une aubaine immense, garantissant d'avoir un argument de poids en cas de négociations... ou au moins une source de revenus importante :
Si le prix officiel atteignait les 95 millions $RAK pour un système entier, ce prix triplait aisément au marché noir, vu que le Kaiyuan ne le distribuait qu'aux nations alliées et uniquement sous réserve que ces dernières donnent de sérieuses garanties.
Sous couvert d'une mission de relever topographique de la région pour une entreprise minière, les agents du Syndicat louèrent donc l'hélicoptère pour deux heures, chaque jour pour un mois entier, se donnant ainsi l'alibi parfait pour se rendre sur l'aérodrome.
[url=https://s32.postimg.org/mdyhy8e85/Mayong00003.png]Carte globale[/url]
[url=https://s32.postimg.org/q3t32jout/Mayong00005.png]Pour l'encyclopédie[/url]
Posté : jeu. juil. 14, 2016 11:03 pm
par Viktor Troska
[justify]FRONT ROUGE DES COMBATTANTS
''MONTER A L'ASSAUT DU CIEL''
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/28/1468535693-slpp.png[/img][/center]
Le cœur du "nouveau pouvoir" ne pouvait pas être entérinée, tant qu'il serait faible et soumis aux multiples contre-attaques de la part des adversaires de la révolution. Pour les membres du Front des Combattants Rouge, il s'agissait de faire en sorte de pouvoir s'établir suffisamment pour pouvoir résister à toute attaque qui pourrait venir détruire le nouvel édifice révolutionnaire. Pour ce faire, l'on mobilisait spirituellement tout le monde afin que chacun/une soit prêt à se défendre le moment venu. Plusieurs exercices de simulations d'attaques sur les localités détenu par le FRC ont été simulé, afin de pouvoir parfaire les défenses et prévoir tout débordement le cas échéant. Il était évident qu'il y aura un conflit extrêmement long et coûteux qui se déroulerait de la part du gouvernement et des forces réactionnaires, pour reprendre le territoire qu'ils ne contrôlent plus. C'est pour cela qu'il fallait préparer les esprits à une longue guerre, une guerre qui n'accoucherait pas immédiatement de la prise de pouvoir mais permettrait de mieux la préparer. La lutte serait longue et elle sera sans doute parsemé d'embûches. Seulement, l'enthousiasme de la population avec le volontarisme du Front Rouge des Combattants, devait permettre une osmose constante entre les militants, l'organisation et sa branche armée. Il fallait établir un roc capable de pouvoir résister à n'importe quel contre-attaque, à n'importe quel intempérie. Pour le moment, il n'y avait eu que des affrontements contre des troupes peu entraînés, contre des traîne-savate ou des petits voyous payés par te ou tel potentat local pour essayer de battre le Front Rouge des Combattants. Tout changerait quand les unités régulières allaient venir pour s'affronter avec les combattants rouges.
Cela ne faisait aucunement peur à la DirectPol du Front Rouge des Combattants. Après tout, l'on est marxiste quand l'on admet que la finalité de tout processus révolutionnaire cohérent est l'opposition violente et armée, entre l'État et les forces révolutionnaires qui lui font face. La situation devenait mûre de jours en jours, il fallait intensifier le travail de propagande et d'agitation. Il fallait sans cesse attaquer ceux qui devaient l'être via les "collectes", tenter de regrouper de plus en plus de personnes dans les collectivités gérer directement par le FRC. A côté de cela, il fallait entretenir l'esprit ardent des combattants de la guérilla populaire. Le nombre d'entraînement allait s'intensifier, tandis qu'une plus grande discipline allait être de mise. Selon une note interne discuté lors d'une réunion de la DirectPol, la Section Spéciale aurait désormais des droits élargis en ce qui concerne le maintien de la discipline et de l'ordre dans les rangs des combattants. Il fallait petit à petit transformer une guérilla parcellaire, en véritable armée révolutionnaire. Cela passait avant tout par une discipline de fer, par une volonté révolutionnaire forte et surtout, une connaissance des objectifs précis de la révolution. Il n'y aurait plus de demi-mesure à partir de maintenant. Le rôle majeur fut donné aux Camarades-Commandants, qui avaient pour tâche de gérer leurs troupes et tout ce qui touchaient aux régions où ils opéraient. L'on attendait un maximum d'efficacité militaire, mais aussi idéologique. Les deux devaient fusionner pour que la lutte politique et idéologique, ne puisse plus transparaître que d'un point de vue militaire. Ce serait donc quelque chose comme "La victoire ou la mort".
Le prochain objectif pur le Front Rouge des Combattants, étaient de s'assurer des bases solides vers l'est du pays. Les mouvements opérés par le SSP devait le conduire au plus proche de la capitale de la région et peut-être, réussir à forcer le destin. Quoi qu'il en soit, la stratégie du FRC était différente et ressemblait plus à une araignée entrain de tisser sa toile, ou une pieuvre laissant traîner ses tentacules (pour donner du grain à moudre à la propagande anti-communiste) : A force de patience et avec de la détermination, l'ensemble du secteur finirait par devenir entièrement sous le contrôle du Front Rouge des Combattants. Avec la proximité de la frontière du Wa, il serait plus facile de pouvoir avoir un appui plus direct du SSP, voir de pouvoir tout bonnement avoir une position de repli dans le pays voisin si au cas où, la situation venait à réellement dégénérer. Les cibles des prochaines actions du FRC étaient trois petites localités qui gravitaient non loin de la place forte du FRC. Long Cai, Sóc Gia et Klupei allaient être investit par des membres de la Section Spéciale, qui allaient faire du travail d'information et de désinformation dans les trois localités. Comme à chaque fois, le but de l'opération sera de pouvoir prendre la température et envisager quel pourrait être la bonne action à prendre. Inutile d'envoyer à la mort des membres du syndicat, voir même des militants journalistes pour qu'ils se retrouvent brûlé vif. Si le terrain est propice, la propagande pourra être souterraine. Si le terrain n'est pas propice, il y aura seulement quelques morceaux de cervelles en moins. La SecSpé était composé majoritairement de femmes, sous les ordres de la Camarade-Commandant Bach Vân, où elles s'étaient déjà fait une réputation d'impitoyabilité dans l'exercice des droits révolutionnaires. Pour les ennemis du peuple, quatre mure ça fera toujours trois de trop. [/justify]
Posté : ven. juil. 15, 2016 12:51 am
par Feral
Les milices de la Prospérité
Club Boïtoï
Hexagone : Kampong
Dans un restaurant de l'ouest de Kampong se déroulait une réunion privé. Le restaurateur avait fermé plus de la moitié de son restaurant pour laisser un peu d'intimité à l'assemblée des honorables hommes de la ville. Se trouvait présent, hormis la plus part des commerçants, des artisans et des lettrés professionnels, les notables municipaux, des patrons de manufacture, des policiers, des pompiers, Ngô Bù Lôc, le docteur de Cao Minh Chan le directeur de l'hôpital général de Kampong Est. Ils étaient rassemblée là de leur propre initiative et avait demandé à Ngô Bù Lôc de venir les aider à s'organiser suite a son discours dans cette même ville.
(...)
Ngô Bù Lôc
Conseiller exécutif du Club Boïtoï du Bò Lai,
« Je suis heureux d'être ici a la sollicitation du Docteur Cao Minh Chan ce soir pour officialiser la formation du conseil du Club Boïtoï de Kampong Ouest »
« Vous avez bien travaillez. En ces quelques heures, le temps de ce repas succulent que nous devons à notre hôte, nous avons comblé les postes administratifs du conseil, élu l'exécutif et préparé l'ordre du jour. Je dois admettre que j'ai devant moi, l'un des plus beau et des plus diversifié des club que j'ai eu la chance de lever. »
« C'est le premier conseil que j'ai la chance d'organisé dans une si grande agglomération. J'espère que mes conseils aurons été utile et que le modèle de l'organisation interne des Milices de la Prospérité permettra aux commerçants de Kampong de trouver la stabilité nécessaire à bonne fortune. »
« Je vais maintenant laisser la parole à votre nouveau conseiller exécutif. S'il vous plaît, faite un bon accueil au docteur Cao Minh Chan de l'hôpital général de Kampong Ouest. »
Cao Minh Chan
Conseiller exécutif du Club Boïtoï de Kampong Ouest,
« Je remercie notre invité pour sa belle implication et son énergie investie dans la formation du rempart qui protégera notre avenir et notre prospérité en face de la menace que présente le grand désordre de la guerre civile. Je suis heureux de voir que nous n'avons pas eux de problème à trouver des candidats, voir plusieurs candidats pour remplir chacun des postes de conseiller. Nous avons en outre procédé à l'élection d'un capitaine pour la milice et d'un sergent d'arme pour les patrouilles et le maintient de l'ordre dans nos rues et près de nos commerces et de nos résidences. »
« La tension dans les rues de la ville devient palpable à mesure que les désordres croissent. Aussi, il devient important que nous organisions rapidement les patrouilles et nos plans de défenses. Cela sera la tâche du comité barricades. »
« Pour être efficace et soutenir nos organisations dans le reste de la région, nous allons procédé à une levé de charité. Je laisse la parole à Phong Lam Kim, notre trésorier. »
Plusieurs dizaines de minutes plus tard.
Phong Lam Kim
Trésorier du club Boïtoï de Kampong Ouest
« Nous avons lever ce soir une importante sommes grâce aux cotisation régulières des membres et des donations généreuses des vrais patriotes en nos rangs.»
« L'argent et les ressources collectés, permettront de faire fonctionner le CBKO et de s'organiser à l'intérieur du plus grand Club Boïtoï Général de Kampong. »
« Nous pourrons avec l'argent, en outre, acheter des armes, des uniformes, des bras et plus important encore des presses, du papier et de l'encre afin d'imprimer nos propres journaux et nos pamphlets.»
Posté : dim. juil. 17, 2016 8:48 pm
par Feral
Les Milices de la Prospérité
Club Boïtoï
Hexagone : Mÿ Lai
Nuit noire pour matin calme - I
Chân Ly Pham s'était rendu à Mÿ Lai, depuis Kampong, afin de visiter le petit monde côtier géré en souplesse par le club Boïtoï. Chân Ly n'avait pas crut en grand-chose durant sa vie, ne pouvant pas imaginé les cadres communistes comme étant sincèrement du côté des travailleurs, comme avait dit un exiler Eranien qu'il avait rencontrer « Les communistes, ils viennent chez vous pour vous imposer leur système qui ne fonctionne pas. Ils vous disent que l'usine vous appartient, mais vous avez toujours les mêmes horaire de merde et vous n'êtes pas mieux payé », quant aux Natcap et a l'ordre établit…. Chân Ly est policier depuis dix ans dans le district est de Kampong, il est enquêteur spécial. Spécial parce que les coupures budgétaire avait anéantit les structures organisationnel et que les départements homicide, criminel et autres avaient été fusionné en un seul…. Et l'on avait compensé les enquêteurs pour les heures supplémentaire non payer en leur affublant l'heureux titre « d'enquêteur spécial » ou « d'enquêteur extraordinaire ». Quelle plaie! C'était pareil dans l'administration municipal de Kampong, le représentant de que le généralissime Bao avait envoyé de Nagwon « économisait » les ressources de l'État… La plus part allait dans ses poches, mais c'était surtout pour payer les mercenaires de Bao que l'on coupait les dépenses… aucunes chances que l'honorable putschiste pensent à augmenter les impôts des grands capitalistes plutôt que de couper dans les salaires des humbles fonctionnaires…
Quoi qu'il en fût, Chân Ly Pham était à Mÿ Lai, ont lui avait conseiller le grand restaurant, où il avait prit une table. Lorsqu'on lui avait présenté le menu, il avait faillit ce lever. Cependant, malgré la qualité de la nourriture, les prix était raisonnable, tellement résonnable qu'un fonctionnaire municipale pouvait manger là comme un roi, au moins une fois par mois. Alors qu'il parcourait la liste des vins, un agent du Boïtoï le reconnu, il avait assisté au discours enflammé de Ngô Bù Lôc à Kampong. L'agent avait dit au maître d'hôtel que la note était pour le Club, qui était venu en informé l'enquêteur. Un peu déstabilisé, il fut tenter de refuser. En ville c'était les gangsters qui régalait les policiers pour acheter leur silence. Un rapide coup d'oeil à la salle ne permit pas à l'enquêteur de détecté le moindre individu suspect. Il accepta alors avec joie son dernier repas contenant de la viande remontait à trois jours. Depuis il s'était nourrit de bol de nouilles et de tofus de seconde qualité. C'est qu'on ne le disait pas encore à voix haute, mais avec tout ces gens occupé à piller et à se tuer entre eux l'on avait oublié de passer la commande et les épiciers vendaient leur réserves… Seul les régions dont l'ordre était intact ou restauré avait assez à manger pour dire que tout les ventres étaient satisfait.
Loin était l'idée de Chân Ly Pham d'abusé de la générosité de ses hôtes, mais la faim, la terrible faim, celle qui vous faisait glouton lorsque vous n'aviez pas manger à votre faim depuis suffisamment longtemps le tenaille déraisonnablement. Il commanda une soupe de poisson avec une portion de bœuf sauté des légumes du bouddha et une galette de riz aux cerises. Il aurait commandé tout le menu s'il n'avait pas été suffisamment lucide pour savoir qu'il gaspillerait tout. Des musiciens vinrent s'installer sur une petite estrade et une chanteuse fardé les rejoints, elle avait la voix d'un rossignol. Tout ça faisait très provincial, très traditionnel. En un sens Chân Ly n'était pas surprit que le grand restaurant ait ce cachet et honnêtement cela ne lui déplaisait. C'était un changement bienvenue des salles de karaoké et des salons de thé bruyant post-mo(derne) de la capitale. Il avait bien entamé le bœuf sauté et honoré de quelques bouchées l'excellent sauté de légumes du bouddha que son souper, jusqu'alors tranquille, fut interrompue par le tintamarre des sirènes. Passèrent en trombe devant le restaurant, la petite voiture ambulance de Mÿ Lai, trois camionnettes des maîtres-pompier ainsi que le camion remorquant une grosse citerne contenant, selon les déductions de l'enquêteur, l'eau pour la pompe. Cette dernière devaient être à l'arrière du camion. C'était logique, Mÿ Lai n'était pas une ville pauvre, mais n'était pas excessivement riche. Aussi le matériel étaient-il moins coûteux et moins spectaculaire que celui du service incendie de Kampong. L'enquêteur avait entendu le sirène de la police, mais n'avait pas vue les tout-terrain de la police. Il y eut des coups de feu dans le lointain, il s'essuya la bouche et demanda qu'ont lui mette le restant du repas dans une boîte et qu'on la porte à son hôtel. Il s'assura que sa plaque était bien visible avant de la couvrir de son veston et arma son pistolet dans son étui.
Chân Ly Pham sortit du restaurant et marcha dans la direction prise par les véhicules d'urgences. Une rafale de mitraillette lui fit accéléré le pas. À mesure qu'il s'approchait, il pouvait voir les flammes lécher le ciel et le brouhaha des ordres lancés par tout les services d'intervention. Il déboucha quelques rue plus loin sur une maison en flamme. Les miliciens du Club Boïtoï tenait en joue trois hommes à genoux. Tout trois étaient vêtue comme des ouvriers, leur masque relevé. Des bidons d'essences, deux revolvers, trois couteaux à poisson et des bombes incendiaires étaient empilé dans un coin. La police encerclait une ruelle. Sur leur voiture des impacts de balles marquait la direction du tireur. Deux corps gisaient près de l'entrée et des mitraillettes gisaient sur le sol. Un policier était blessé à la jambe. Chân Ly dégaina son arme et sortit sa plaque. Il s'approcha des policiers bloquant la ruelle. De leur côté les pompiers tentaient d'éteindre le brasier. Alors qu'il marchait vers eux, les membres de l'unité tactique le mirent en joue.
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Ne tirer pas Kampong PD »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« Baissez vos armes, c'est un collègue »
« Qu'est-ce que vous faites ici? »
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Je visitais la ville prospère. »
« Qu'est-ce qui se passe ici? »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« Des agitateurs enquêteur, ils ont mit le feu à la maison du maire. Une de nos patrouilles les a interceptés alors qu'ils quittaient les lieux et ils ont ouvert le feu sur nos hommes. »
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Des victimes? Quelle est la situation dans la ruelle? »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« Nous ne savons pas encore, les pompiers ne réussissent pas à maîtriser les flammes, ils ont dû y mettre beaucoup d'accélérant d'incendie »
« Nous avons aux moins un tireur avec un fusil de chasse là bas qui nous empêche d'avancé, nous avons descendu ceux là, mais nous avons eux quelques blessés. Heureusement que la milice est intervenue sinon, nous laissions de bons officiers sur le tapis. »
Il y eut un bruit sourd et une décharge de fusil de chasse.
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Vite! »
Chân Ly et le sergent Shen se précipitèrent dans la ruelle leur arme pointé. Ils enjambèrent rapidement un homme masqué qui gisait sur le sol son bras droit horriblement disloqué. Chân Ly lui décocha un coup de pied au visage en passant, envoyant l'homme dans les vapes. Ils arrivèrent presque à la sortie de la ruelle. Un homme en maintenait un autre au sol, une main sur un fusil de chasse, tenu par l'homme au sol dont le bras était tordu d'impossible façon, son autre main derrière la tête de l'homme au sol, l'appuyant fortement dans la crasse qui jonchait le sol. À côté d'eux gisait, contre un mur, un autre homme armée d'un couteau le nez enfoncé dans le visage et du sang s'écoulant lentement de ses narines. Sans hésité Chân Ly mit l'homme en joue.
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Lâcher cet homme immédiatement! Placer les mains où je peux les voirs! »
L'autre se contenta de frapper la tête de sa victime contre le sol pour lui faire voir du noir et se leva dans la faible luminosité de la nuit. Il se tourna vers les policiers.
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« C'est maître Ho! Baisser votre armes enquêteur, c'est l'un des conseillers de la ville, il dirige l'école d'art martial du quartier des poissonniers. »
Chân Ly baissa son arme et l'autre se détendit.
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Qu'est-ce qui s'est passé ici? »
Maître Ho
Maître-Poissonnier et Maître de l'école du Poisson volant,
« Je rendais visite à ma fille qui vit près d'ici, son mari est comptable pour la ville. »
« Nous sommes venu voir ce qui causait tout cette perturbation et lorsque j'ai entendu les coups de feu je suis entrée dans la ruelle pour prêter main forte à la milice et aux policiers. »
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Est-ce courant pour les citoyens de faire justice ainsi? »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« C'est assez fréquent, les artisans, les notables, les commerçants d'ici, ils prennent très au sérieux le besoin d'harmonie et stabilité. »
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Mais comment avez-vous pu désarmé trois hommes armé? »
Maître Ho
Maître-Poissonnier et Maître de l'école du Poisson volant,
« Le style de l'école du poisson volant et du poulpe est très puissant, il enseigne a ses adhérant la manière de bondir dans l'action et d'avoir quatre mains et quatre jambes là où il n'y en a que deux. »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« Il dit la vérité enquêteur. Maître Ho enseigne à des gens venue de tout le Bò Lai et au-delà. Son école remporte régulièrement les compétitions et Maître Ho est le Conseiller de l'association des Maîtres d'art martiaux de Mÿ Lai, une position qu'ils ont convenu entre-eux qui ne devait revenir qu'a celui qui pourrait battre tout les autres maîtres de la ville. »
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Vous ne devez pas avoir que des amis Maître Ho »
Maître Ho
Maître-Poissonnier et Maître de l'école du Poisson volant,
« Les maîtres n'ont aucune hostilité à mon égard, je leur donne l'occasion de perfectionné leur technique et d'augmenté leur prestige. »
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Ça change des guerres entre école à Kampong »
Maître Ho
Maître-Poissonnier et Maître de l'école du Poisson volant,
« Laissez la nécessité rallier toute les écoles, ils verront la pertinence de l'unité lorsque le danger sera suffisamment grand »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« Maître Ho, voulez vous nous aidez à escorter les suspects? »
Maître Ho
Maître-Poissonnier et Maître de l'école du Poisson volant,
« Ce serait un honneur Sergent Shen, mais ma fille et son mari m'attendent et si je m'absente encore d'avantage ils se feront du mauvais sang. »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« Très bien maître, bonne soirée et bon retour »
Maître Ho
Maître-Poissonnier et Maître de l'école du Poisson volant,
« Merci Sergent, bonne soirée à vous aussi. Bonne soirée enquêteur »
Chân Lý Pham
Enquêteur spécial,
« Bonne soirée Maître Ho...»
Sur ce, le maître tourna les talons et s'en fut tranquillement comme s'il n'avait pas tué un homme et désarmé trois assaillant quelque minutes seulement auparavant. Les hommes du F.I.T arrivèrent sur les entre fait et ils escortèrent les deux prisonniers hors de la ruelle. C'était fini, un patrouilleur viendrait attendre les ambulanciers près du corps contre le mur.
Posté : lun. juil. 18, 2016 9:13 am
par Johel3007
[center]
Guerre Civile au Mayong
Mise à jour du 24/08/2030
[img]https://s31.postimg.org/3soy9rg63/Mayong00006.png[/img]
[img]https://s32.postimg.org/y9wpgwq79/Mayong00007.png[/img][/center]
Coalition National-Capitaliste
- Faction : « Gouvernement Bảo » : 100 RM, 100 RF
[quote]
Toujours sans réaction de Nagwon. On parle toutefois du retour prochain d’une partie des Forces Auxiliaires d’Austrobeysin, corps loyal au général et que celui-ci attend peut-être avant de se confronter à l’opposition armée.
[/quote]
Ligue des Communistes Mayongais
- Faction : « Force Expéditionnaires du SSP » : 70 RM, 40 RF
[quote]
Poursuite d’une lente infiltration sous couvert de diverses activités. Le SSP est relativement silencieux comparé à ses frères du FRC.
- -20 RF (infiltration d’espion)
- +2 pts de contrôle
[/quote]
- Faction : «Front Rouge des Combattants» : 97 RM, 42 RF
[quote]
À Lao Tum, après les destructions, il vient le temps de la reconstruction. Mais celle-ci n’est pas sans coût pour la population qui se doit désormais de fournir une aide en nature au nouveau pouvoir. Entre sortir de l’argent de sa poche ou offrir quelques heures de travail gratuit, peu de gens voient la différence. L’organisation en coopérative est par contre assez bien accueillies parmi les paysans sans terre et les petits artisans, qui y trouvent une certaine sécurité ordinairement absente.
L’érection d’un cinéma contribue certes à égailler les foules… même si plusieurs foyers n’y voient pas l’utilité, vu que les télévisions et paraboles sont disponibles même dans ces régions reculées. Finalement, le bilan est assez mitigé, les bénéfices immédiats de l’autorité du FRC étant peu visibles alors que le coût est, lui, bien réel.
Néanmoins, la Révolution ne se gagne pas en un jour et, de gré ou de force, un bastion communiste solide se forme dans les collines du Nord-Est de la province et, autour de lui, les damnés du pays du matin calme se rassemblent. Après la pacification finale de Lào Tum, le FRC a entamé une consolidation vers la frontière. Si les communes de Long Cai, Sóc Gia et Klupei sont calmes à l’heure actuelle, les histoires de patrouilles armées en bordure des villages commencent à se multiplier…
- +10 RF ; - 10 influence (Collectes de taxes en nature)
- -4 RF ; + 2 influence (Propagande cinématographique)
- - 6 RF ; +4 influence (Réorganisation collective)
- -10 RF (infiltration d’espion)
- +2 pts de contrôle
[/quote]
Club de Boïtoï
- Faction : «Milice de la prospérité» : 101 RM, 51 RF
[quote]
Conscientes qu’un changement de lois implique son lot de problèmes lors de la transition mais aussi soucieuses d’offrir une véritable justice et pas seulement un ordre public militarisé, les milices de la prospérité ont mis en place les bases de leur propre système judiciaire parallèle. L’institution est encore assez informelle mais elle apporte une clarté uniforme dans la justice de proximité.
La compétition entre les autorités locales et les milices semblent inexistantes pour l’heure : le Club de Boïtoi a sû rallié à lui la police et faire désarmer les militaires. L’implication croissante des citoyens dans le maintien de l’ordre dénote pour sa part une mobilisation toujours plus importante à My Lai alors même que des fonds sont levés à Kampong. Concernant cette dernière, si les partisans du Club contribuent avec joie, ils font comprendre qu’ils pourront difficilement fournir d’avantage.
- -4 RF ; +3 influence (Justice de proximité)
- +20 RF ; -16 influence (Levée de fonds à Kampong)
- -2 RM (Mobilisation de citoyens à My Lai)
- +3 pts de contrôle
[/quote]
- Faction : «Association Fiduciaire du Mayong» : 105 RM, 89 RF
[quote]
L’association fiducière poursuit son projet de sondage et d’organisation à Vin Duh mais les choses stagnent, l’urgence initiale de la situation étant diffusée depuis les premières pendaisons.
[/quote]
Mànhđảng
- Faction : «Renouveau Monarchique» : 88 RM, 59 RF
[quote]
La société de conditionnement de nourriture fonctionne bien, exportant nombre de produits locaux vers le Kurong voisin et à des prix qu’on devine très élevés mais néanmoins acceptés par les habitants du Kurong en raison du label royal apposé dessus. Sinon, rien de bien neuf à Chug-Nan.
- +16 RF (venant des infrastructures économiques)
[/quote]
[url=https://s31.postimg.org/68mfp2jcb/Mayong00003.png]Carte globale[/url]
[url=https://s32.postimg.org/lradg46yt/Mayong00005.png]Pour l’encyclopédie[/url]
Posté : lun. juil. 18, 2016 11:44 am
par Johel3007
Force Expéditionnaires du SSP
Ligue des Communistes Mayongais
[center][img]https://s32.postimg.org/rswqb4s8l/Thorny_Bamboo.jpg[/img][/center]
Le bambou, c’est la plante par excellence du Makara. Il domine presque toutes les terres et défie presque tous les climats de l’Île-Continent, conquérant en quelques années des surfaces immenses si l’on ne contrôle pas sa croissance prodigieusement rapide. Dans les bonnes conditions, seule la richesse du sol pose éventuellement une limite à l’ampleur de la colonisation à laquelle se livre cette espèce invasive.
Pendant des siècles, l’Eran et le Kaiyuan bénirent le bambou comme l’un des « quatre plantes nobles », supposées incarnées les vertus désirables chez un homme accompli selon la tradition confucéenne. Les climats chauds et humides de ces contrées firent du bambou une source de matériaux de construction abondante et donc bon marché tandis que la main d’œuvre abandonnant et le haut niveau de centralisation du pouvoir garantirent que son caractère prolifique n’en fasse pas une menace pour les cultures. Bénédiction des cieux, le bambou y est révéré.
Ce n’est pas forcément le cas en Austrobeysin, où le climat est certes humide en raison du front de mer mais pas assez que pour justifier la même croissance rapide et continuelle. Ici, les bambous se développent surtout en sous-sol, formant de larges réseaux de rhizomes contre lesquels les outils agricoles sont mis en échec.. La quasi-absence de gouvernement centralisé et efficace au cour de l’Histoire de la région résultat en la perte de milliers d’hectares de terres arables. Ce qui croit en surface, ce sont des bambous généralement trop petits ou frêles que pour être d’une réelle utilité à la construction et, durant les brèves périodes de floraison, on constate une soudaine multiplication des populations de rongeurs au cœur des forêts de bambous. Sitôt les tendres fleurs fanées ou dévorées, cette vermine vorace tourne son appétit vers les champs et greniers, causant famines, conflits et migrations. Il en résulte une vision moins favorable du bambou, traité d’avantage comme une mauvaise herbe que comme un cadeau des dieux.
Néanmoins, on lui a trouvé nombre d’usages originaux. L’un d’eux est en ce moment mis en pratique par les membres du Syndicat pour l’interrogatoire de notables enlevés la veille à Cao Tho. À présent enfermés dans des cages en bambou, leurs membres entravés par des cannes en bambou et des cordes en fibre de bambou achevant de les immobilisés, ils étaient suspendus quelques centimètres du sol, incapables de bouger mais aussi incapable de reposer leur poids contre quoique ce soit.
Gigotant pitoyablement, ils savaient que leur pire ennemi n’était toutefois ni la fatigue, la soif, la faim ou la douleur comme bien des interrogateurs pouvaient en brandir la menace. C’était le temps : derrière touche à leur cellule et pièce centrale de l’interrogatoire, un sol riche en humus accueillait une jeune pousse de bambou. Fragile et verte, elle s’ouvrait à peine à la douce lumière du pays du matin calme, petite vie nouvelle et pleine d’espoir, avide de gouter au monde et de grandir, grandir, grandir en s’étirant de toute sa longueur vers les cieux jusqu’à percer les nuages… et chaque obstacle sur son passage, dont le captif en dessous duquel elle avait été plantée.
Dans les forêts tropicales du Kaiyuan, une telle pousse peut croître jusqu’à 4 cm par heure, soit presque un mètre par jour. Heureusement pour les notables de Cao Tho, la croissance des espèces au Mayong était bien moins véloce, de sorte qu’ils disposaient de quelques semaines pour fournir des informations utiles à leurs ravisseurs, afin de motiver ses derniers à raccourcir le bambou et ainsi offrir un sursis...
[url=https://s32.postimg.org/ljszaj1c5/Mayong00003.png]Carte globale[/url]
[url=https://s32.postimg.org/q3t32jout/Mayong00005.png]Pour l'encyclopédie[/url]
Posté : mar. juil. 19, 2016 9:36 pm
par Sébaldie
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Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Vinh Du
Il s’était écoulé plusieurs semaines depuis la pendaison exemple de Vinh Du. Pendant ce temps, les sondages se multipliaient permettant de cartographier les réseaux d’affinités de toute une ville. Comme prévu, aucun notable de la ville ne figurait parmi les « 1 % détestés ». On retrouvait dans cette liste des militants communistes et des petits caïds. La bonne bourgeoisie de Vinh Du était heureuse que l’on prenne à corps le problème d’une insécurité sans doute largement exagérée et fantasmée mais elle réclamait de passer à la vitesse supérieure.
Le maire n’avait plus aucune autorité sur sa ville et avait été « invité » à céder sa place au président de l’Association Fiduciaire, Vien Xuan Vuong. Le propriétaire de la Caserne, qui s’inquiète de la tournure de l’évènement qu’il a lui-même impulsé, s’était fait une évidence : soit il continuait à présider l’association et donc la ville, soit sa tête était mise à prix. Il avait conscience qu’il avait réveillé les plus bas instincts de la population locale, en quête perpétuelle d’une « justice populaire » et en soif de vengeance. Mais il était le plus modéré : il ne devait pas fuir le combat mais au contraire, être le garde-fou de Vinh Du. À contrecœur mais avec la volonté d’encadrer tout débordement, Vien Xuan Vuong délogea donc symboliquement Monsieur le maire de son fauteuil pour s’y installer. L’évènement avait été photographié et filmé par les membres de l’Association qui ont créé un site Internet pour l’occasion, et pour expliquer les raisons d’être du mouvement.
Pour l’heure, Vien Xuang Vuong était « l’administrateur par intérim » de la ville de Vinh Du. Son rôle consistait essentiellement à lancer la première campagne électorale visant à élire les membres du Parlement local (les 1 % de citoyens les plus appréciés par leurs pairs) et donc, par la même occasion, le conseil exécutif (les 10 citoyens préférés du Parlement)… mais surtout la première élection fiduciaire visera à désigner les 1 % à bouter hors des frontières de la ville et les exécuter s’ils y restent et s’ils ne bénéficient d’aucune immunité. L’hôtel de ville ferait pour l’instant office de bureau exécutif et le service le plus sollicité sera celui de l’état-civil. Cadastre, recensement de la population, registre des décès… tout devait être passé au crible pour que les électeurs puissent consciemment voter pour et contre quelqu’un de vivant, majeur et habitant à Vinh Du. Les élus ne sont pas des candidats déclarés, l’administration est donc pressée de connaître le nom de tous ses administrés. Un premier édit municipal – qui fait office de Constitution du nouvel proto-Etat - est affiché partout dans la ville :
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ANNONCES DU CONSEIL EXECUTIF PROVISOIRE
Édit du 27 août 2030[/center]
- Le conseil exécutif provisoire proclame la Municipalité de Fiduciaire de Vinh Du comme Etat sécessionniste de la République de Mayong, sous l’impulsion de l’Association Fiduciaire du Mayong.
- L’Association Fiduciaire du Mayong œuvrera pour la constitution d’autres municipalités fiduciaires, qui seront regroupées sous une nouvelle entité, la Fédération Fiduciaire Mayongaise (FFM) ou en adélien, Mayese Fiduciary Federation (MFF).
- La Fédération Fiduciaire Mayongaise proclament les valeurs fondamentales suivantes : liberté, confiance, sécurité, souveraineté et justice populaires. Palliant aux défauts de la démocratie représentative, elle promeut la liberté sous toutes ses formes et une société codifiée et limitée grâce au suffrage universel fiduciaire.
- Les municipalités qui compose(ro)nt la Fédération sont autonomes mais sont toutes soumises à l’impératif du suffrage universel fiduciaire.
- Le suffrage universel fiduciaire consiste à convoquer aux urnes l’ensemble des citoyens de chacune des municipalités, qui seront amenés à voter pour les citoyens qu’ils estiment le plus et ceux auxquels ils sont les plus hostiles.
- Est organisée au moins une fois par an une « élection générale » (general election) par municipalité membre de la Fédération. Une élection anticipée peut être convoquée sur la demande d’au moins la moitié du conseil exécutif. Une législature dure de fait au maximum un an.
- Les 1 % de citoyens préférés sont élus au Parlement de la municipalité et en leur sein, les 10 citoyens préférés constituent le conseil exécutif. Le nombre de membres du conseil exécutif peut être réduit de manière dérogatoire si la ville a moins de 500 habitants.
- Les 1 % de citoyens les moins estimés sont invités à quitter la municipalité à laquelle ils appartiennent jusqu’à présent dans un délai de 48 heures. Dans le cas contraire, ils seront exécutés dans les plus brefs délais, sans aucune autre forme de procès.
- Les 1 % de citoyens qui forment le Parlement disposent d’une immunité, les rendant intouchables quant à toute injonction d’expulsion ou d’exécution. Cette immunité dure le temps de la législature et peut être transmise durant ce laps de temps à un citoyen qui ferait partie des 1 % les moins estimés, les rendant intouchables. La transmission fait l’objet d’un communiqué officiel de la municipalité.
- Le conseil exécutif administre la municipalité durant la durée de son mandat (au maximum 365 jours) et soumet des textes de lois et résolutions au vote du Parlement.
- Le Parlement vote dans les plus brefs délais les projets de lois du conseil exécutif. Il dispose également de l’initiative législative : il peut soumettre au vote n’importe quel texte s’il est porté par au moins 10 % de ses membres.
- La première élection générale de Vinh Du aura lieu le 22 septembre 2030. À partir de la proclamation de cet édit et jusqu’à la veille du scrutin – le 21 septembre 2030 – les citoyens peuvent mener campagne, par tous les moyens qu’ils souhaitent, dans le respect du cadre législatif.
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Une annexe reprend quelques dispositions législatives de la République du Mayong communément admises, telles que les crimes de sang, et les délits de droit commun. Ces dispositions seront ensuite librement amendées par l’exécutif et le Parlement. Une ère nouvelle s’ouvre pour Vinh Du.
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Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Myegon (hexagone à droite de Vinh Du)
Tian Trung, 33 ans, sentait le vent tourner à Vinh Du. Ce célibataire endurci avait été, sans qu’il ne le sache officiellement, placé sur la liste des « 1 % les plus détestés » mais il savait que ses concitoyens voulaient sa peau. Heureusement, il a échappé au courroux de la justice populaire qui a préféré s’en prendre à Chung Sinh, un client de Tian, qui avait été pendu haut et court. La scène avait interpellé Tian Trung, qui y avait assisté en catimini. L’assistance endiablée s’était régalée de le voir goûter à ses dernières heures. Le public semblait sous l’emprise de LSD… et pourtant, Tian Trung n’en avait pas vendu ! Non, son truc, c’était l’opium. Plus soft. Il en avait même fait sa profession et se qualifiait de « paysan » plutôt que de « dealer » même si dans les faits, il ne faisait que vendre la marchandise et non la produire. Au fil du temps, il s’était consolidé un réseau de 50 personnes qu’il dirigeait d’une main de fer et qu’il distribuait de l’héroïne aux quatre coins du Mayong.
Tian Trung ne voulait pas être le successeur de Chung Sinh. Mais il n’avait guère œuvré pour se faire apprécier par son quartier. Il écoulait sa marchandise dès qu’il le pouvait, à des fils et filles à papa pas encore majeurs s’il le faut. Cela lui avait attiré quelques ennuis mais contrairement à Chung Sinh, il avait su se faire relativement discret. Cela l’a évité la corde au cou ! Toutefois, l’avenir ne pouvait plus se faire à Vinh Du, sa ville natale et de résidence. D’ici un mois, on pendra 150 nouvelles personnes et cette fois-ci, il ferait partie à coup sûr de la « shortlist » ! Tian Truang avait donc les yeux rivés sur un petit village – un hameau même ! – voisin de Vinh Du : Myegon. 47 habitants et plus de porcs que d’habitants. Puisque le but de l’Association Fiduciaire était d’étendre son influence, il allait la prendre au mot et créer sa propre municipalité fiduciaire ! Cette fois-ci, il devra veiller à faire partie de la bonne shortlist, celle des 1 % qui dirigeront la ville. Tian Truang était lui aussi un commerçant mais il ne souffrait guère de l’insécurité… c’était lui qui l’amenait ! Il n’avait donc aucun grief contre un quelconque habitant de Myegon. Mais s’il devait en tuer pour se maintenir au pouvoir, il le fera. Myegon était au contraire de Vinh Du une ville exclusivement rurale, le maire était lui-même un fermier. La ville disposait de beaucoup de « foncier » (comprendre : des terrains pour cultiver ses plantes magiques). Elle était donc idéale.
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/349141ferme.png[/img]
La ferme du prochain cartel de Myegon[/center]
Afin d’officialiser sa présence sur le sol de Myegon, Tian Trung acheta pour une bouchée de pain une très vieille ferme à l’abandon avec un pick-up tout rouillé et sans roues qui donnait un certain cachet à cette propriété. La ferme était à vendre depuis la mort de son propriétaire il y a deux ans de cela ; les enfants héritiers ont accueilli l’offre de Tian Truang avec plaisir : pas de chèque, juste du cash. Des billets de dollars raksans par centaines. Il l’avait payé 120 % de son prix annoncé pour être vraiment sûr de l’acquérir… une broutille aux côtés de ce qu’il pouvait gagner ! Désormais, il était hors d’atteinte des suffrages fiduciaires de Vinh Du… Grâce à lui, Myeong était maintenant peuplé de 48 âmes mais Tian Truang s’assurera de faire grossir la démographie locale en faisant venir les membres de son réseau. Cette année, on ne se contentera pas de faucher les blés.[/justify]
Posté : jeu. juil. 21, 2016 11:30 pm
par Feral
Les Milices de la Prospérité
Club Boïtoï
Hexagone : Mÿ Lai
Nuit noire pour un matin calme – II
La brigade des combattants du feu de Mÿ Lai, élevé aux rangs de maître artisans par le Club Boïtoï, maîtrisèrent le feu après deux heures de combat. Des ruines fumantes de la maison du maire, l'on avait extrait trois corps. Chân Ly Pham avait assisté à la lutte des hommes contre la nature, l'un des pompiers avaient été projeté contre une poutre durant l'incendie par un retour de flamme et était traité par les ambulanciers. Les policiers tentaient d'identifier les victimes, mais l'on sût bientôt que ce n'était pas le maire, ni sa femme qui gisait sur le sol encore inondé, car une berline quatre porte noire s'arrêta et en émergea à toute vitesse une femme en larme, suivit du maire de Mÿ Lai qui se ruèrent vers les corps. La femme du maire s'effondra près du corps de ce qui était apparemment sa plus vieille fille « Bạch Liên », lotus blanc. La femme était accroupis et sanglotait le nom de son enfant. Les deux autres corps étaient le beau-père de Ba Hiêp et sa belle-mère. Ba Hiêp s'inclina profondément devant devant le corps de son beau-père et embrassa le front du défunt. Il salut la mère de sa femme avec respect et allait s'accroupir auprès de sa femme. Chân Ly Pham hésitait à se présenter au maire endeuillé, il prenait exemple sur le Sergent Shen, dont la plus part des hommes étaient partit conduire les prisonniers derrières les barreaux. Shen prenait une attitude réservé et respectueuse du deuil tout en restant à la disposition du maire. Ngô Bù Lôc sortit de la voiture accompagné du chauffeur, un gade du corps du Club Boïtoï.
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
«Le chauffeur … C'est l'un des élèves de maître Ho! »
Chân Ly acquiesça de la tête, considérant avec grand intérêt le solide gaillard dont le regard semblait être partout et nulle part à la fois. Il couvrait Ngô Bù Lôc comme si la vie de celui-ci représentait le seul espoir de l'harmonie. Son nom était Bảo Quốc. L'attitude du maire changea dès qu'il s’aperçut que Ngô Bù Lôc était présent, même si celui-ci imitait la déférence de Shen, le maire semblait désireux de faire bonne figure.
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai, membre du Conseil local du CB
« Anh Nguyệt, je t'en pris ressaisie toi. Nos concitoyens ont besoin que nous soyons fort en face de cette injustice. »
Les larmes de la femme se tarirent et ses sanglots devinrent de plus en plus espacé jusqu'à ce qu'il ne soit qu'un tic irrégulier. Chân Ly put voir qu'elle était très belle et que son nom de clair de lune était bien mérité, car son visage était un ovale pâle et parfait, malgré une douleur apparente fixé dans son regard. Elle serrait convulsivement le corps de sa fille.
Anh Nguyêt
Femme du maire de Mÿ Lai,
« … J'ai perdu mon père et ma mère ce soir… ainsi que ma fille aînée Ba… »
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai, membre du conseil local du CB
« Je sais Anh, mais nos autres enfants sont chez mes parents dans le Nord. Nous sommes heureux dans notre misère, si cela avait été une nuit normale nous y serions tous passé. »
Anh Nguyêt
Femme du maire de Mÿ Lai,
« Arrête Ba… je veux aller à Chang Dang… Je veux aller au temple... Maître Chí Hiếu … »
Le maire acquiesça silencieusement et se retira. Pendant cet échange, le Sergent Shen s'était approcher de Ngô Bù Lôc suivit de Chân Ly Pham. Il s'inclina devant le Conseillé exécutif, celui-ci ne quittait pas son ami des yeux, le visage impassible, mais ses yeux trahissait une partie de son affliction.
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« Que c'est-il passé ici Cao Son Shen? »
« Qui est cet homme qui vous accompagne? »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« Un groupe d'homme, une dizaine au moins ont pénétré dans la rue et ont incendié le domicile de maître Ba Hiêp. Une patrouille de la milice est passé et il y a eut des échanges de tirs, la police est arrivée en renfort et un siège à commencé autour des ruelles, avant que les assiégées ne battent en retraite vers l'arrière où ils ont été intercepté. Moi-même et Chân Ly Pham, ici présent enquêteur spécial pour le Kampong PD avons assisté à l'arrestation des suspects. C'est Maître Ho qui les a interceptés. Il en a maîtrisé deux et a tué le troisième. »
Ngô Bù Lôc quitta le maire du regard et regarda le policier et s'inclina poliment.
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« Il est rare que nous avions la visite de Kampong ici à Mÿ Lai, mais je suis heureux que vous soyez là si vraiment vous avez prêter main forte à mes concitoyens. »
« Cao Son Shen, comment ce fait-il que les occupants n'ait pas pu évacué le logement avant que les flammes et la fumé ne leur enlève la vie? »
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial pour le KPD,
« Si vous permettez, je crois fermement qu'ils ont lancer des accélérant ininflammable dans la maison après avoir incendier la structure. Emballez dans du papier, ceux-ci fournissent un surplus d'oxygène au flamme qui deviennent rapidement incontrôlable. Si c'est le cas, les occupants ont perdu connaissances et sont mort asphyxiés.
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« C'est une théorie intéressante enquêteur. Qu'est-ce qui vous fait croire que de tel substance chimique peuvent avoir été utilisé et qui à Mÿ Lai pourrait avoir de tel connaissance? »
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial pour le KPD,
« L'odeur monsieur. C'est une tactique assez commune dans le monde criminel de Kampong et c'est plus discret que des accélérant inflammable comme l'essence… surtout si vous voulez toucher les assurances. »
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« Je ne crois pas que le but ici était de toucher les assurances enquêteur et je crois que personne dans la ville ne saurait distingué de tel substance d'une autre, surtout si elles sont apparemment inerte. »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« Monsieur, la plus part des hommes que nous avons arrêtés sont originaire d'ici, mais les trois morts de la ruelle et les deux arrêtés viennent de l'extérieur, nous ne les avions jamais vue.»
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« Intéres… »
Le maire de Mÿ Lai s'interposa dans la conversation.
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai, membre du conseil local du CB
« Sergent Shen, ma femme souhaite se rendre à Chang Dang pour voir le maître du temple, pouvez vous demander à deux de vos hommes de l'escorter? »
Sergent Shen
Force d'intervention tactique,
« Oui monsieur, j'appel le central »
Le sergent s'écarta.
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai, membre du conseil local du CB
« Ngô Bù Lôc savons nous qui a fait le coup? »
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« De ce que j'en déduis, votre syndicat clandestin à la poissonnerie à frapper fort. »
« Chân Ly Pham que voici est enquêteur pour le KPD et il m'informe que la méthode utilisé est fréquente à Kampong. Aussi avons-nous peut-être à faire à quelques choses de plus large que la socialisation de votre bien. »
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai, membre du conseil local du CB
« Un coup de la LCM? »
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« Je ne saurais le dire pour l'heure Ba Hiêp. »
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai, membre du conseil local du CB
« Avez-vous une réponse adéquate Ngô Bù Lôc? On nous attaques dans notre bastion, il faut réagir! »
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« Tout dépend de vous. Si vous m'autoriser à utiliser le service de police, demain il n'y aura plus d'inquiétude à y avoir en ce qui concerne la paix intérieur à Mÿ Lai. »
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai, membre du conseil local du CB
« Ils sont déjà à vous, mais j'assumerais publiquement ce qui se déroulera ce soir. »
« Sergent Shen! Donnez leur tout ce que vous avez! »
« Chân Ly Pham, je serais honoré si vous acceptiez de participer à l'opération avec la F.I.T, vos connaissances pourrait leur être utile surtout si, comme Ngô Bù Lôc le croît, cela peut remonter jusqu'à Kampong.»
Chân Ly Pham
Enquêteur spécial pour le KPD,
« Ce serait pour moi un plaisir, je suis venue jusqu'ici pour voir l'organisation du Club Boïtoï en action.»
Ba Hiêp
Maire de Mÿ Lai, membre du conseil local du CB
« Très bien! »
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« Je m'occupe de tout Ba Hiêp. Allez vous reposer. J'aimerai beaucoup que vous passiez la nuit à l'hôtel de ville. Je demanderais à Chienh d'envoyer des hommes sûr. »
Le maire acquiesça et se laissa escorter par Bảo Quốc. Le sergent Shen revint, la femme du maire partit bientôt à bord d'un véhicule tout terrain de la force d'intervention tactique. Ngô Bù Lôc durcit son regard.
Ngô Bù Lôc
Conseiller Exécutif du CB pour le Bò Lai, Orateur politique,
« Donner l'ordre d'interroger les prisonniers, je veux savoir où se cache ce soit disant syndicat des poissonniers et qui sont leur allié de l'extérieur. Chân Ly, vous me feriez une grande faveur en vous chargeant des interrogatoires. Cao Son Shen, je veux que le F.I.T fasse une descente à la poissonnerie, fouillez les bureaux.»
« Il ne sera pas dit que le Club Boïtoï tolérera que de tel acte soit commit sous sa vigilance sans réponse. »
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(à suivre – manque de temps)
Posté : ven. juil. 22, 2016 1:42 pm
par Alex Scker
Un nouvel ordre
hexagone sud-ouest
Bắc Son
- [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/29/1469193718-maisonvietcampagne.png[/img]
L'atonie du pouvoir laissait à l'abandon, à une autogestion complaisante les provinces périphériques du cœur du pouvoir. Les commerçants rechignaient désormais à payer les sommes que le gouvernement ponctionnait hier, les mandarins se prélassaient dans de véritables palais administratifs et la coutume remplaçait progressivement la loi, une opaque brume de paresse embrumant les esprits.
Lee Bảo savait bien qu'il ne pouvait compter sur une maîtrise théorique du territoire et que le Mayong ne saurait prospérer sans ses aires géographiques traditionnelles. Maintenant que le Général avait acquis la reconnaissance de l'opinion du sud du pays et des puissances étrangères, une remise en ordre s'imposait avec toute la violence nécessaire, au besoin.
Bắc Son figurait comme une petite ville à l'orée d'Hau Quang, porte d'entrée d'importance sur l'axe reliant Nagwon et sa province à Kampong. La province ne saurait être tenue sans assurer un contrôle certain de sa capitale et sans sécuriser routes et ponts, voies logistiques rendant possible la maîtrise d'un territoire encore sauvage. A faire claquer leurs bottes de cuir noir sur le sol boueux au nom du nouvel ordre, les loyalistes, les milices de la CNC seront les premières. Le temps était à l'exemple, aux pouvoirs officieux et non officiels qui avaient bien des choses à faire dans les terres-vitrines du pays.
Cung Đạt :
Lieutenant loyaliste
« Toi là, le vieux...tu connais cet homme ? »
L'officier, enveloppé qu'il était dans son uniforme bleue-verte si caractéristique, encadrait depuis quelques semaines déjà les milices partisanes en Hau Quang. Homme d'âge mûr, il s'était rapproché il y a de cela quelques années des milieux natcap, entraînant sa carrière dans une voie bien plus politique. Hier il défendait la République contre la menace rouge et le désordre, aujourd'hui il défendait le nouvel ordre, ce qui équivalait à peu ou prou la même chose.
Le vieil homme qu'il avait interrogé reposait son dos contre le dossier laissé à disposition des clients d'un de ces infâmes boui-bouis provinciaux. Drapé de blanc comme il était de tradition, l'ancêtre posa un regard soucieux et suspicieux à « l'haut-gradé de la ville » qui se promenait en terre d'Hau Quang comme si tout lui appartenait. Il expira de son nez une blanche et opaque fumée, levant un bras rachitique pointé en direction d'un petit ensemble de maisonnettes en bois, à l'est du village. Tout lentement, il leva sa main gauche, dévoilant sa paume abîmée par le dur labeur, repliant certains de ses doigts de façon à indiquer « trois ».
Sans un signe de respect, remettant la photo de mauvaise qualité dans sa poche, le lieutenant sortit à grands pas, effectuant une rotation de l'épaule entraînant sa main vers le bas, intimant à ses hommes en armes de le suivre, grattant de sa main gauche sa barbe de dix jours, grisonnante. Les carabiniers nagwonais se précipitèrent alors, en formation, levant vers le petit groupe d'habitations leurs armes à feu, immédiatement accueillis par des tirs épars.
Cung Đạt :
Lieutenant loyaliste
« Cueillez-moi ces chiens ! »
Tirant vers l'origine des tirs, l'un des hommes de Đạt ne tarda pas, ayant cure des représailles, de lancer plusieurs cocktails Molotov à travers les fenêtres brisées des habitations. Deux corps brillants, enflammés qu'ils étaient, sortir en hurlant, courant à l'aveugle jusqu'à s'écrouler sur le sol boueux de la grande rue, sous les yeux écarquillés et horrifiés des badauds. Les derniers irréductibles, poussés hors de leurs retranchements, finirent bien vite par se rendre, déposant les armes aux pieds des carabiniers. L'espoir du respect de valeurs humaines, d'une volonté de justice universelle, sans doute.
Dommage...jetant un regard méprisant aux six hommes agenouillés devant ses bottes, le lieutenant claqua des doigts. Tirant de leurs étuis de longs et larges couteaux, ses « proches collaborateurs » s'employèrent à égorger leurs prisonniers. Levant bien haut la tête et le menton, l'officier s'écriait, poussant les locaux à entrouvrir leurs volets soigneusement refermés à son arrivée, pour mieux écouter.
Cung Đạt :
Lieutenant loyaliste
« Voilà comment meurt la racaille rouge ! »
Les carabiniers nagwonais étaient appelés à entretenir un poste en faction permanent, garantissant une maîtrise plus sûre du territoire et un contrôle administratif renouvelé. Les ordres étaient simples, figurant en objectif principal une arrivée triomphante à Kampong afin de réaffirmer le pouvoir national face au regain de la coutume et des pouvoirs dissidents. Les forces socialistes ne faisaient pas exception et toute présence militante se devait d'être définitivement neutralisée.