Presse de Danube

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Pazu

Message par Pazu »

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12 Juillet 2025

[center]INTERVIEW DE BASEK MARKESON[/center]

Bonjour à vous. Nous souhaitons que vous commencer par vous présenter. Par présenter votre parcours politiques ; il faut savoir qu'une majorité des Danubois ne vous connaissent que de nom et n'ont pas une culture sur l'histoire contemporaine Tarnoise assez vaste pour re-contextualiser les événements actuelles.

Je vous remercie déjà pour m'avoir permis de faire cet interview. Je pense que c'est une chose importante de permettre un certain dialogue interculturel, surtout en vue des actualités plutôt houleuses entre nos deux pays. Donc mon nom est Basek Markeson mais on a plutôt coutume de abrévier mon prénom en Bas. Ceci car le suffixe -ek a plutôt une mauvaise connotation. Mais je ne veux pas vous faire subir les horreurs de la langue tarnoise.

Je suis né le 11 septembre 1989 donc durant la fin de la guerre froide et aussi dans la dernière partie de l'Empire tarnois. C'était une époque bien plus rude que celle que nous vivons aujourd'hui au contraire ce que l'actualité pourrait nous suggérer. A l'époque, l'Empire tarnois ressemblait beaucoup au Khalidan actuel. Il y avait des lois très anciennes voir même rétrogrades sur certains aspects. Mais au contraire de ce dernier pays, l'Empire souffrait d'une profonde crise politique, économique et culturelle. Des que j'ai eu vingt ans, j'ai fait alors ce que faisaient beaucoup à l'époque : rejoindre l'armée. C'était la seule institution ou il y avait vraiment des perspectives d'avenir. Aussi, des que quelqu'un avait des idées progressistes, il avait intérêt d'être un soldat. La loi martiale était bien plus avantageux au dissident intellectuel que la loi civile de cette époque. Quand la Révolution suniste a éclatée en 2016, j'ai pris le partie de Gorun Sun et la Fédération. Ceci m'a permis de survivre sur le plan professionnel durant cette période. Le nouveau régime a prit soin d'éliminer de l'Armée toute personne suspectée d'avoir de la nostalgie envers l'Empire. J'en ait pu passer entre les gouttes. Après la mort de Gorun Sun et la prise de pouvoir de Blackwood, j'ai participé à la Guerre du Vicaskaran en faisant campagne en Nueva Esperanza et au Zorokon. Néanmoins la défaite et la Paix de Hellington forçait le gouvernement de la Fédération a démobilisée une grande partie de l'Armée fédérale. J'ai donc été remercié et j'ai prit un emploi comme garde de corps à Borisk. C'était une sale époque surtout car l'OTH avait établit un embargo contre la Fédération. La crise économique n'a pas attendu et les gens, surtout les riches, commençaient à avoir peur pour leur vie. C'était donc une bonne période pour offrir des services de protection. Quand la Fédération tombe en 2020 et eprmet le retour de la monarchie, j'ai été forcé de quitter le pays vu que la police royale en a eut un intérêt plus que soutenu pour ma personne. C'est qu'avec la crise mondiale de 2023, la guerre aux USP et le chaos qui a suivi que j'ai pu revenir. Vaelak et moi on a alors organiser avec d'autres anciens officiers un coup d'état le 18 juin 2023 contre le roi à fin de permettre de restaurer la République. Le mot coup d'état est un grand mot. La situation était tellement chaotique, qu'on a surtout permis de restaurer l'ordre avec le soutien de l'Armée fédérale et des anciens soldats démobilisés. A partir de là, j'ai pris la présidence de la Fédération. Ces dix derniers années ont été une époque tumultueuse pour tous les Tarnos.

La triste réalité est que le fait que je sois aujourd'hui président est surtout dû à la guerre mondiale et le chaos qui a suivi. Je n'ai donc aucun vrai mérite d'être là ou je suis aujourd'hui. J'ai été au bon moment au bon endroit. C'est très certainement quelque chose avec quoi on peut que mal construire une hagiographie, je vous l'avoue sans aucune hésitation. Mais ça m'arrange largement. Je n'ai nulle intention de devenir un objet de culte comme l'a permis Gorun Sun.

Pour vous, que représente l'Union du Vicaskaran ? Que doit-elle représenter ? Pourquoi y avoir adhérer ?

L'Union du Vicaskaran c'est un ensemble de vision. Certains rêvent de la démocratie mondiale, d'autres d'une défense et d'un marché commun. Pour ma part je désire que l'Union soit un facteur de stabilité et de paix pour les peuples du Vicaskaran. Nous en avons besoin. Que ceci passe par des projets économiques, militaires ou culturelles n'a que peu d'importance. Ce qu'il faut, c'est construire un espace commun de tranquillité. Après, que doit-elle représenter ? Bonne question. A mon avis, elle doit plus agir que représenter. Il ne faut pas tomber dans le piège de vouloir la voir incarner des valeurs. Ca ne marche jamais. Les actes démasquent les plus beaux principes. Elle doit agir pour le bien du continent. Voila ce qu'elle doit faire. La représentation viendra de toute seule et si elle représente rien sur le plan idéologique, tant mieux, pourvu qu'elle fasse son travail sur le terrain et améliore le quotidien de chaque habitant de ce continent. La raison de l'adhésion sont difficiles à expliquer. Il fallait avoir une union pour servir d'instrument à une paix et prospérité continentale. Ceci demandait de devoir accepter des compromis des fois poussés trop loin. Le cas des élections montrent qu'on a trop voulu laisser imposer un ensemble d'idées politiques au détriment du bon sens. Je n'ai rien contre les idées politiques mais dans un processus de construction, elles doivent venir dans un deuxième temps, pas avant. Le Danube a bien négocié, peut être trop bien sur le moment. Jusqu'à certains point, on peut dire que le Danube est aujourd'hui victime de ses succès très larges durant la négociation du traité de l'Union. A mes yeux, le devoir principal de la Fédération était d'aider à donner naissance à l'Union. Si nous faisons partie de l'aventure pour la suite, est encore une question ouverte. Nous soutiendrons toujours l'Union mais peut être différemment demain que nous le faisons aujourd'hui.

Que pensez vous du continentalisme ? Du fait de vouloir d'une manière ou d'une autre rapprocher les états ou les peuples du continent ?

Le continentalisme est une bonne idée s'il est basé sur des aspirations réelles de rapprochement. On peut rapprocher des peuples mais les continents sont aussi des espaces de diversité. On ne peut pas prendre une carte et supposer que tout continent, doit être uni dans une organisation continentale. Nous avons au Vicaskaran au moins trois grandes cultures, voir plus si on compte plus largement. Nous avons des façons très différentes de faire de la politique et organiser nos économies. Si un continentalisme existe, alors il doit accepter de devoir être plus souple, mutable et ouvert que le fut l'Union de l'Alméra en son temps. Mais le but en soit est louable. Après tout dépend comment on veut le promouvoir.

Pour rentrer dans un pan plus précis de l'U.V. Etes vous défavorables aux Vicaskarannaises ?
Si non, seriez vous prêt à voir vos élections garantie par l'assemblée des nations ?
Si oui, pourquoi avoir signer le traité institutionnel ?


Je pense que l'idée d'élections n'est pas mauvaise mais déplacée pour le Conseil économique. Nous parlons d'un organe sensé s'occuper de questions techniques. Pourquoi vouloir donner à des représentants cette mission ? N'aurait-on pas mieux fait de créer une assemblée pour le conseil ethique ? Là, des débats philosophiques et moraux auraient du sens. Là, la diversité politique serait une vraie richesse. Je crains que le gouvernement du Danube a tellement voulu imposer la démocratie dans l'Union, qu'il a sauté sur la première occasion. On a voulu faire la démocratie pour la démocratie en elle-même et non car elle correspondait à des besoins techniques réels. C'est à mon avis, le grand défaut. Pour les élections, il faudra voir si elles seront organisés. A mon avis, la Fédération n'est pas prête pour l’exercice démocratique. Il faudra encore du temps avant de pouvoir se permettre une telle forme de gouverne. Pas tous les peuples sont prêts à la démocratie. C'est quelque chose qui se construit très lentement et qui se prépare. La dernière fois que nous avons eu des élections démocratiques, elles ont porté au pouvoir un homme très charismatique mais complètement fou. Voulons-nous répéter cet expérience? Non. Il faut préparer le terrain. Le Danube prête aux autres peuples des vertus qu'ils n'ont pas encore. Il pêche par optimisme. Le traité institutionnel a été signé car il n'y avait pas de choix. Le Danube a imposé la démocratie et ne voulait pas y revenir. C'était la seule façon de permettre à l'Union de naître. Il est préférable de devoir avoir une crise a-posteriori que de compromettre la naissance d'une telle organisation. Une naissance avortée, reste avortée mais les crises peuvent être résolues avec un peu de bonne volonté.

Que pensez vous de l'idée générale de voir votre peuple choisir ses dirigeants ?
Pourquoi préférez vous votre régime politique actuel ?


Quand je suis arrivé à la présidence, la majeure partie de la production électrique était en arrêt, deux-tiers des entreprises en faillites et il n'y avait plus d'essence pour les voitures civiles. Je suis donc monté au pouvoir quand le chaos était omniprésent. Ce n'est donc pas une question de préférer le régime politique actuel. C'est que c'est un régime qui s'est établi quand tout allait mal et qui désormais tend de réparer dix ans d'errements. Pensez-vous vraiment qu'une assemblée d'élus auraient pris les décisions draconiennes que nous avons dû prendre ? Non. Le peuple peut choisir ses dirigeants quand tout va bien mais pas quand le chaos est omniprésent et que trois mille ans de civilisations sont compromis, il faut opter pour des formes de gouverne radicale. La dictature est une forme de gouvernement comme une autre. Et elle est particulièrement efficace en temps de crise. Même vos démocraties, quand il y a des guerres, acceptent de doter leurs gouvernements de pouvoirs similaire à celui d'un dictateur. Pourquoi ? Car instinctivement vous savez que quand la maison brûle, ce n'est pas le temps de faire du formalisme avec les pompiers.

Et généralement parlant, la démocratie ne vaut pas plus qu'un régime autoritaire. La seule différence est que vous considérez que seul un gouvernement élu par le peuple est légitime. C'est un système qui fait le jeu des politiciens les plus charismatiques et qui savent le mieux promettre. Ce n'est pas un système qui permet aux plus aptes d'arriver au pouvoir. Croire le contraire, c'est de finir aveuglé par vos propres croyances. D'une certaine sorte, vous considérez le charisme comme une condition pour exercer le pouvoir. Nous, nous pensons que c'est la force individuelle qui doit prévaloir. La légitimité vient des aptitudes du dirigeant à se montrer fort et à faire avancer le pays.

Chaque système à ses forces et faiblesses mais aucun vaut plus que l'autre. Ce sont des choix historiques faits en des temps et espaces précis. Il n'y a pas de bon ou mauvais régime mais des régimes qui arrivent à résoudre les problèmes et faire avancer leur peuple et ceux qui ne sont pas à la hauteur de cette tâche. La démocratie fonctionne au Danube. Tant mieux. L'autoritarisme marche dans la Fédération ? Encore une fois, tant mieux.

Si vous avez une critique à faire vis à vis de l’exécutif Danubois, ce serait quoi ?

Je respecte le président de votre pays et je le considère comme un homologue respectable. Je pourrais au plus dire que sur certains dossiers, des choix peu judicieux ont été pris mais ceci arrive à chacun.

Si vous avez une critique à faire cette fois ci sur le Danube en général, et l'image que vous vous en représentez, que serait-elle ?

Je pense que le Danube croit trop que son modèle de vie peut être exporté partout dans le monde. C'est une erreur que commettent presque tous les peuples à un moment de leur histoire. Après, peut-on en vouloir les gens du Danube d'être fier de leur système politique et économique ? Certainement pas. Mais d'un autre côté, on constate que c'est un pays avec une grande richesse intellectuelle qui peut que provoquer admiration. Surtout le fait que l'extrême-gauche soit si bien implantée est un signe d'une belle diversité idéologique.

Militairement parlant, vous semblez favorable à une protection de l'ensemble du continent, quelque soit le types de régimes du pays en question. Voulez vous nous confirmer ou infirmer cette affirmation et si celle ci se révèle exacte, pouvez-vous développer ?

Je suis de l'avis que la défense de chaque pays passe par la défense de tous les nations de notre continent. Donc je confirme cette affirmation. Nous ne pouvons pas permettre qu'un pays subisse le sort de l'invasion. Si nous le faisons, nous compromettons la sécurité de tous car ce pays occupé servira d'avant-poste à la puissance étrangère sur nos terres. Nous avons vu ce qui arrive quand es pays étrangers comme le Wapong s'installent dans des pays comme la Nueva Esperanza. Nous connaissons aussi tous les risques que nous avons couru aux moments les plus agités avec le Makiran oriental en terme de sécurité régionale. Ce n'est donc pas un simple slogan mais une nécessité géopolitique. Le continent est à voir comme une île, une île sur laquelle nous ne devons pas tolérer des avant-postes extra-continentaux. Par ceci nous ne protégeons non seulement la liberté de notre voisin mais surtout la notre.

Pour sortir un peu du carde de la polémique sur l'U.V. , j'en profite pour vous poser d'autres questions :
Gerardo Tumien est une figure Esmarkienne peut populaire en Danube qui a récemment affirmé dans le National vous avoir rencontré. Est-ce exacte ? Si oui, dans quel circonstance ? De quoi avez vous conversé ?


C'est tout à fait vrai et j'en suis l'auteur du crime. J'ai invité Monsieur Tumien à un dîner à la résidence présidentielle. Le but était de discuter ensemble sur tout et rien. Mais plus concrètement, nous avons abordé la question des minorités indiennes et leur avenir sur notre continent. Il m'a permis d'apercevoir une problématique que j'avais jusqu'à là négligé. Monsieur Tumien est un homme tumultueux et qui divise les opinions mais je pense que son avis ne vaut pas moins d'être écouté. Il défend avec une certaine violence une cause trop longtemps négligée et qui doit devenir un enjeu majeur de la politique continentale. Peut être pas au niveau qu'il le désire mais faire apparaître la question des minorités indiennes sur nos agendas, serait un bon début. Ses actions sont que la suite d'un long processus de conflits culturels entre d'une part les peuples anciens et les peuples venus d'outre-mer il y a quelques siècles. Pour assurer une cohabitation harmonieuse, il faut prendre au sérieux ces anciens conflits et les problèmes des inégalités. Donc sur le fond, il a entièrement raison. Après, on peut modérer la forme mais ceci n'est pas son devoir mais le notre. Peut être qu'une rencontre entre le Président du Danube et moi pourrait être l'occasion de parler plus amplement sur le problème de la situation précaire des populations indiennes. Voir même, on pourrait en envisager de discuter au niveau de l'Union du Vicaskaran.

Lorsque l'on parle de vous à Danube, c'est très généralement pour vous critiquer. Néanmoins, pour détendre l’atmosphère ou à des fin parodiques, beaucoup de Danubois commentent votre coupe de cheveux. Il est vrai que malgré votre réputation de dictateur, votre charme physique fait contre-sens à votre image politique. Vous pouvez ne pas répondre mais nous en profitons pour vous poser une question qui sort quelque peu du contexte politique : Utilisez vous un gel cheveux ?

Je dois avouer de ne pas m'être attendu à ce que mes cheveux en provoquent une telle fascination au niveau national. Mais c'est je pense à prendre avec de l'humour et c'est peut être même bien de rire de ces choses alors que la situation diplomatique est tendue. C'est encore une force de votre pays de savoir rire même durant les moments les plus compliqués. Et pour répondre à cette question, je pense que je ne devrais pas vous cacher la vérité, mon arme secrète consiste surtout dans un bon peigne. Je n'ai jamais été un amateur du gel cheveux. Mais peut être que je devrais me lancer dans la publicité de gel cheveux le jour ou je serais plus président. Apparemment j'arrive à attirer l'attention des gens sur ce sujet.

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Vous nous dite que la démocratie n'est possible qu'en temps organisé et pacifié ; ce qui est probablement vrai quand nous constatons, comme vous l'avez précisé, que même la constitution Danuboise prévoit les pleins pouvoirs en cas de situation majeur. Cependant, votre pays est sortie du chaos et de la guerre.
Beaucoup de Danubois penserons que la concentration des pouvoirs tel que vous le prôner est justement un facteur d'abus évident. Si l'ancienne démocratie Tarnoise a permit à un fou de faire du pouvoir une folie, c'est très probablement que cette démocratie confondait les pouvoirs.
Sans vouloir douter de votre bonne fois vis à vis de votre peuple, un jour vous ne serez plus à la tête de l'aquanox. Partant de ces constats, ferez-vous alors une constitution qui prône la séparation des pouvoirs, qui donnera aux citoyens des droits inaliénables qu'aucun politique ne pourront attaquer et, dans une certaines mesures, un système qui prend en compte les aspirations populaires ?


J'essaie surtout de dire que la démocratie ne peut pas être instaurée en tout lieu et en tout temps. Il y a des moments et des régions, ou une telle forme de gouverne n'est pas adapté. Rousseau le disait lui-même dans son chef d’œuvre « le contrat social ». Chaque peuple a un autre régime en fonction de son environnement. Vous ne pouvez pas gouverner de la même façon un peuple de trois cent millions d'habitants qu'un de trois cent mille. Ce n'est pas la même chose d'avoir un pays insulaire qu'un situé au cœur d'un continent. Le fait d'avoir des voisins agressifs et bellicistes n'est pas la même chose que d'en avoir des voisins fiables et pacifiques. Tout ceci fait qu'un régime politique sera davantage adapté qu'un autre. Que le Danube est démocratique est conditionné par des dizaines de facteurs. L'histoire, la géographie, la culture, les voisins, son évolution sociale et aussi les gens qui habitent le pays. Il n'y a pas de bon ou mauvais régime d'un point de vue moral. Il y a ceux qui conviennent à leur peuple et répondent aux besoins de l'époque. Dans ce cas, ils sont bons. Il y a ensuite ceux qui ne le sont pas et donc ils peuvent être considérés comme mauvais. La démocratie peut donc être un bon pour un peuple et mauvais pour l'autre. Dans un cas elle répond aux besoins et dans un autre, elle ne le fait.

Je comprends parfaitement les soucis liés à la concentration de pouvoirs. Néanmoins il ne faut pas oublier que la séparation des pouvoirs classiques n'est pas la seule façon de lutter contre la concentration de pouvoirs. Et même là, la Fédération n'est pas aussi mauvaise qu'on l'accuse d'être. La justice est réellement indépendante. La preuve en est qu'aucune organisation non-gouvernementale a jamais constaté des prises d'influence sur les tribunaux. La justice se fait de manière autonome car c'est un principe inscrit dans notre culture depuis la nuit des temps. Il y a des démocraties ou ceci est moins le cas que chez nous. Après oui, le pouvoir exécutif et législatifs sont étroitement liés mais il ne faut pas croire que je suis assis sur un trône et que je peux faire ce que je veux.

Je suis aussi contraint à respecter des règles que votre président. Sauf que dans la Fédération, ces règles sont informelles. Chaque décret doit avoir même tacitement le soutien de la majorité des gouverneurs car sans eux, son application sera impossible. Chaque décision qui mobilise des ressources financières doit respecter les sensibilités des concernés. Je ne peux pas décréter par exemple un nouvel impôt sans au moins discuter avec des syndicats et corporations. Et même si j'ai leur soutien, il faut que je discute avec mon Vice-président et le reste du gouvernement. On pense souvent que c'est celui qui signe le décret qui a le pouvoir mais la vérité est que chaque décret est un long processus de négociation. Tout simplement, il se fait en dehors d'un parlement. Si vous lisez un peu nos journaux, vous verrez que les gouverneurs de la Fédération n'hésitent pas de dire quand ils ne sont pas d'accord et chaque fois, la seule solution c'est de négocier avec eux. Je ne peux pas imposer une décision par la force, ou si oui, alors c'est uniquement contre une toute petite minorité extrémiste.

C'est vrai que je ne serais pas éternellement à la tête de la Fédération. Je pense qu'après un mandat de six ans au plus, il sera temps de passer la flamme à une nouvelle génération. Après, tout dépend vraiment de la situation. Je suppose que via votre question, vous voulez savoir s'il aura une démocratie ? Je ne peux pas vous répondre à ça aujourd'hui. Mais si une démocratie émerge, alors elle sera très différente de celle d'un pays alméran car notre conception du pouvoir et du social est différente. Elle aura forcement quelque chose d'exotique car notre histoire est remplie d'idées bien différentes de celles qu'a connu l'Alméra. Est-ce que vous la reconnaîtrait en tant que telle ? C'est une bonne question. Tout processus de démocratisation prend son temps et il donne naissance à des résultats différents. Ca sert à rien de vouloir démocratiser un pays pour tout simplement avoir fait une démocratisation. Il faut être sûr que les fondations sont stables. Autrement elle tombera dans le chaos comme l'ont fait toutes les expériences passées.

Vous affirmez que l'efficacité est plus importante que la légitimité populaire. Néanmoins, vous serez d'accord avec moi pour dire que l'on est efficace en fonction de critères ou d'objectif préalable. Or, tous ne partageront pas vos objectifs, tant en matière économique que sociale ou sociétale. L'efficacité ne peut être une valeur totalement objective. Certes, en cas de graves crises, le taux de famines ou de mortalités infantile en baisse est clairement un signe incontestable d'efficacité mais vint un temps où ces taux sont si bas que les problèmes contemporains deviennent plus subtiles et font moins l'unanimité quant aux objectif à fixer. Pour illustrer, il n'existe pas d'indicateur d'efficacité objectif en terme sociétale ou bien même sur des problématiques à multiples répercussions tel que l'instauration des OGM. La répartition des richesses est également un débat dont aucune solution objectif n'existe. Pourquoi alors affirmer que "La légitimité vient des aptitudes du dirigeant à se montrer fort et à faire avancer le pays" alors même que l'avancement du pays est subjectif à chacun ?

Je ne dis pas que l'efficacité est plus importante que la légitimité populaire. Je dis que le talent et le mérite sont des facteurs aussi légitimes que le charisme. C'est une nette différence. Que vous choisissez un dirigeant car il est le plus charismatique, comme c'est le cas en démocratie, ou car il est le plus apte à s'imposer par ses qualités, comme dans un régime autoritaire, c'est un simple choix social et historique. Il n'y a pas le bon choix parmi ces deux modes de gouverne. Il y a des choix adaptés aux peuples et ceux qui ne le sont pas.

Vous tentez de me dire que l'efficacité est subjective alors que vous me citez deux cas démontrant l'existence d'une efficacité objective. La vérité est que le but de l'efficacité c'est surtout de répondre aux besoins de son époque. Ces besoins ne sont pas forcement toujours objectifs. Ils sont des fois bien subjectif mais ceci n'empêche pas à une personne de qualité de répondre aux besoins élémentaires de la population.

Maintenant au sujet de vos exemples comme l'OGM ou les débats sociétal, je pense que vous voulez politiser des thèmes qui ne sont pas en premier lieu du ressort du politique. Ce que le dirigeant doit faire c'est assurer la stabilité, la sécurité, l'accès à la nourriture, la santé, l'éducation et la culture et fixer des objectifs collectifs sur long terme. Que ces objectifs ne sont pas partagés par tous, c'est un fait. Mais il aura toujours une minorité contre un projet collectif. La question des OGM c'est un débat que la société civile doit conduire, pas le politique. Le politique doit surtout assurer une nourriture accessible et de qualité. La question des OGM, c'est presque du ressort de la philosophie ou les experts en santé publique.

L'avancement d'un pays est nullement subjectif. Vous le dites vous-même. Si la mortalité infantile baisse, la faim recule, on a des actes d'efficacité politique. Si plus de gens ont accès à des soins de qualité, on a des actes d'efficacité. Si plus de gens peuvent s'éduquer et gagner plus, en travaillant moins, alors on a aussi des signes de bonne politique. Il y a donc des critères bien visibles et faisant une unanimité. C'est là ou le politique doit agir. C'est là ou le travail doit se faire. Maintenant, si vous êtes pour ou contre les OGM, c'est un débat qui finalement est secondaire comparé à tous ce qui reste à faire dans le domaine de la santé, l'éducation, la qualité de l'eau, un bon réseau de transport, une lutte contre la pollution et je vous passe de faire toute la liste. Donc non, l'avancement d'un pays n'est pas subjectif ou pas que.

Je sais pourquoi vous me dites ceci. C'est car vous venez d'un pays qui pense avoir tout acquis, tout conquis est qui désormais peut se permettre le luxe de mettre en priorité des questions secondaires comme les OGM. On pourrait considérer ceci comme un signe de désœuvrement du politique. Mais je suis convaincu que si vous cherchez bien, il y a encore bien de choses plus importantes à faire que de débattre sur les OGM. Tout simplement, c'est plus facile de parler sur les OGM que de parler d'inégalité de revenus ou les solutions sont très compliqués et froisseront ceux qui financent les campagnes électorales. Et je vous rassure, réduire les inégalités en terme de revenus, c'est loin d'être quelque chose de subjectif. Je peux même parier que les gens concerneront vous diront que c'est même très tangible et objectif. Que vous ayez deux mille ou trois mille dollars à la fin du mois, personne vous dira que c'est subjectif. A part peut être ceux qui en gagnent des millions en tout.

Donc si l'avancement d'un pays est objectif, alors le fait de choisir comme dirigeant quelqu'un qui a les qualités pour le faire, est justifié. Dans la Fédération, tout reste à construire, tout à conquérir et donc nous ne pouvons pas nous permettre de luxe de gens charismatiques mais ne sachant pas quoi faire pour répondre aux problèmes bien tangibles du quotidien des citoyens de la Fédération. C'est un choix que nous impose l’histoire.

Vous savez probablement que l'économie est un domaine particulièrement politique. Que l'on soit partisans d'un "libéralisme efficace", d'un "régulationnisme sociale", d'une "décroissance raisonnable" ou bien même d'une"planification". Que l'on soit partisans d'un productivisme quantitatif ou de la protection du consommateur qualitative. Que l'on défende une répartition des richesses qui suit les lois du marché, de l’instauration d'inégalité correctrice, de la méritocratie ou bien de l'égalitarisme, tous on une vision différente des choix économiques à faire, d'autant plus que l'idéal de société diverge entre ces différentes obédiences économiques. En tant que Danuboises, je ne comprend pas votre étonnement quant aux fait que les Vicaskarannaises concernent les choix économiques à faire, bien qu'il est vrai que la démocratie serait souhaitable également pour des questions plus sociétale au niveau de l'union.

Il y a mille façon de voir l'économie mais il n'y a qu'une seule économie. On ne peut pas fabriquer une table de mille façons. Le processus économique sera presque toujours le même à quelques détails près. Vous ne pouvez pas commercer de mille manières ou créer de la richesse de trente-six facons. Raison pourquoi toutes les idéologies que vous avez cités abordent que deux questions : comment distribuer la richesse et selon quelles règles doit-on la produire ? Mais en soit, la façon de produire la richesse sera toujours identique. Vous ne pouvez pas faire une table de manière très différente. Vous pouvez mieux protéger les travailleurs, donner plus ou moins de salaire, de sécurité et de confort mais le processus de production de la table sera identique. Maintenant, si vous voulez gérer une économie à l'échelle continentale, dont le conseil se fixe le but, vous avez besoin de gens sachant de quoi ils parlent. Des gens qui connaissent les flux commerciaux, les structures économiques à grande échelle et les enjeux. Au niveau d'un pays, c'est une bonne chose de discuter sur comment on réglemente la production mais au niveau continental, c'est surtout organiser les grands flux économiques qui comptent et ceci se fait avec des gens ayant des connaissances dans ce domaine. On pourra discuter des heures durant sur les OGM mais ceci n'aidera à rien de savoir comment transporter des marchandises du Perlian vers la Fédération. Quel taux de douane est le bon ? Comment produire assez de nourriture au niveau continental ? Ce sont des problèmes très concrets et techniques qui demandent des gens qui ont une expertise dans le domaine. On peut discuter de questions idéologiques mais ceci doit être secondaire par rapport à l'organisation à grande échelle de l'économie continentale. Je pense que des débats comme les OGM ont leur place au conseil éthique, pas économique et c'est là ou une assemblée avec une grande diversité idéologique est une force.

Parlant d'économie, quel est votre programme ? Que pensez vous du libéralisme, du corporatisme ?

Je pense que l'économie est une question avant tout nationale. Chaque pays à une structure économique propre qui exige des réponses adaptées. Pour la Fédération, je défends le principe de la production nationale pour la consommation nationale. La politique d'exportation massive d'avant la crise a montré l'extrême fragilité de notre économie quand nous misons tout sur le commerce mondial. Exporter c'est bien mais pas quand nous faisons que ceci. Je vise donc à favoriser l'émergence de ce qu'on aime nommer les PME, donc les petites et moyennes entreprises qui produisent localement pour répondre à la demande locale. Il faut lutter contre le chômage et permettre aux gens de se procurer de la nourriture, des vêtements, de l'essence et des biens de tous les jours à un prix abordable et une qualité fiable. Ceci passe donc par une production localisée. On ne peut plus contribuer à produire des voitures inaccessible pour le citoyen du pays que nous vendons au Raksasa. Si ceci signifie moins de croissance, c'est un prix acceptable. Mais il faut maintenant s'attaquer au niveau de vie catastrophique des gens de la Fédération. Il faut passer de l'ouvrier-esclave à l'ouvrier-citoyen.

Au sujet du libéralisme, je vais vous donner une vieille métaphore de chez nous. L'économie c'est comme un chien qu'on tient à une laisse. Si vous tenez la laisse trop courte, il s'étouffera. Si vous la lâchez trop, il s'échappera et mordra quelqu'un. L'art c'est de donner assez de laisse pour qu'il puisse s'épanouir sans prendre le risque de perdre le contrôle sur lui. Donc ni l'économie planifiée ni l'ultra-libéralisme sont des réponses adaptés sur le long terme. Un étouffe l'économie, l'autre la laisse échapper tout contrôle. Vous remarquerez que ni l'ultra-libéralisme ni l'économie planifiée dure sont largement répandue sur la planète. On opte donc le plus souvent pou des solutions intermédiaires et centristes car instinctivement, on sent que la solution n'est pas dans l'extrême.

Vous savez qu'avec les anciens événements d'Hohensteinhart, avec le scandale politique qu'à suscité les accords avec la Tchoconalie et les actuelles émeutes dans la capitale Danuboise, qui font en partie écho à la mort d'un professeur Danubois au Khaldidan, emprisonné pour avoir défendu le régime démocratique face à ses élèves; les Danubois, dont particulièrement l'opposition politique, sont hostile à tout accord avec des états totalitaires ou ne respectant pas la notion d'état de droit.
Constatant cela, que voulez-vous dire à ces nombreux citoyens partisans de la déclaration des droits des humains ?


Pour commencer, il ne faut pas confondre état totalitaire et état autoritaire. Le premier veut le contrôle absolu sur l'homme alors que le second pratique simplement une politique plus autoritaire comparé à un régime démocratique. La Fédération au contraire de ce qu'on aime dire dans certains discours n'est pas totalitaire ou ne l'est plus. Elle l'était avant sous le Sunisme mais aujourd'hui c'est un régime autoritaire avec une obédience national-conservatrice. Il est important de faire cette différence. Certes, j'imagine que pour beaucoup, ca paraît être une petite différence aux yeux de la personne lambda qui vit dans une démocratie mais elle est fondamentale. Nous ne voulons pas créer un homme nouveau.

Après, je permets de vous dire que ne pas appliquer les principes des droits des humains ne signifie pas qu'un pays n'est pas un état de droit. L'état de droit, c'est quoi ? C'est un pays dans lequel les décisions et le système pénal sont liés au droit donc à la loi. C'est le cas de la Fédération. Toute action politique doit avoir une base légale. On peut bien évidemment discuter la qualité de cette base légale mais elle existe. Si vous êtes un citoyen, vous pouvez en lisant le droit savoir à quel moment vous êtes exposé à des sanctions et quand non. Vous pouvez donc vivre sans jamais avoir de problème avec l'Etat. Bien évidemment il peut exister des moments d'actions arbitraires mais elles sont vraiment extrêmement rare et prise dans l'urgence.

Prenons le cas de ce malheureux professeur au Khalidan. Que serait-il arrivé s'il serait venu à Sayakon enseigner dans une université ? Selon notre législation, vous pouvez tout à fait militer pour un système politique à condition de ne pas vous attaquez directement ou indirectement au gouvernement fédéral. C'est à nos yeux une mesure de sécurité. Nous sommes d'accord de laisser aux intellectuels une « marge de manœuvre » mais à condition qu'ils acceptent un accord de non-agression idéologique avec le gouvernement. Concrètement, vous ne pouvez pas mettre en cause le système politique concret de la Fédération mais rien empêche de dire que vous êtes contre une décision précise si vous avez des arguments. Vous pouvez aussi dire que vous pensez qu'il faut mieux inclure la population dans le processus politique. Bien évidemment le problème réside dans la frontière entre ce qui est une critique constructive et une attaque idéologique. Jouer sur cette frontière comporte un risque.

Mais imaginons que le professeur aurait dit que la démocratie serait mieux pour la Fédération ? Une critique idéologique directe contre notre système. La police l'aurait arrêté et on aurait interrogée la personne. Ensuite, si on pense que cette critique était volontairement portée contre le gouvernement et avait un but militant, il aurait eu un procès. Dans ce procès, il aurait eut droit à choisir librement avocat et on aurait eut une procédure juridique classique entre lui et le procureur fédérale. A mon avis, on l'aurait très probablement relâché rapidement car on aurait vu que c'était une critique pas vraiment malveillante. Le but n'est pas de poursuivre un pauvre professeur qui connaît mal les coutumes locales mais de punir les personnes qui veuillent vraiment déstabiliser le pays. Et même s'il aurait été reconnu coupable, il est à mon avis fort probable qu'on se serait contenté soit d'une amende soit d'une expulsion du pays. Il faudrait vraiment qu'il ait organisé un mouvement politique pour qu'il eut le risque d'une peine de prison et même là, je pense que votre ambassadeur aurait simplement pu faire une demande d'extradition auprès le consulat tarnois.

Tout pour vous dire que la Fédération n'est pas totalitaire mais autoritaire et il existe un état de droit. Si au niveau législatif et exécutif, les pouvoirs se mélangent, la justice reste indépendante. Vous pouvez penser que je tend de vous tromper mais je vous laisse la liberté de contacter les ONG les plus farouchement opposé à ma personne. Tous vous diront que je suis un monstre salopard mais aucun pourra vous dire en âme et conscience que le système judiciaire est sous influence du gouvernement. Après , je ne nie pas qu'il puisse exister une corruption des juges mais le gouvernement n'en participe pas. Ce dernier point est un problème que connaissent même les meilleures démocraties.

Mais je comprends les sentiments des Danubois et de leur point de vue, je leur dit qu'ils ont raison de penser ainsi. Après, ils doivent comprendre que je dois défendre des intérêts étatiques dans un pays qui a connu dix ans de révolution et contre-révolution. Oui, je dois prendre des décisions qu'ils peuvent juger cruels mais si une personne est tué sous ma direction, c'est que ceci est le seul et unique moyen d 'éviter des dizaines de milliers de morts. La violence est des fois nécessaire pour éviter une nouvelle guerre civile. On essaie de la limiter, de tenter de passer par le dialogue et par un processus juridique mais il existe des moments ou ceci n'est pas possible. Je suis convaincu que dans deux à cinq ans, il ne faudra plus faire ces actes barbares car on aura pu construire un pays assez stable pour se passer d'actes de répression. Même aujourd'hui, je peux vous dire que la Fédération est devenu un régime beaucoup plus respectueux de l'intégrité individuelle. Ce n'est pas parfait mais nous travaillons à établir des règles de jeu qui soient le moins violent et le plus propre que possible. Après, je pense que les Danubois peuvent se reconnaître dans leur propre histoire. Eux aussi devaient passer par des époques violentes pour arriver à ce qu'ils sont aujourd'hui. Ils doivent simplement nous permettre de faire notre propre évolution.

Je respecte les Danubois pour leur culture et leur vision du monde. Mais je dois avant tout défendre un pays qui n'est pas aussi avancé que le Danube. Mais je peux leur promettre une chose et s'il y a une chose que les dictateurs font, c'est tenir leurs promesses. Si le Président du Danube sent le besoin de me parler sur la question des droits des hommes, je serais là, j'écouterais et je lui dirais alors ce qui est faisable, ce qui ne l'est pas et pourquoi et quand nous pourrons améliorer les choses. Je suis disponible au dialogue mais il est essentielle de comprendre que je ne peux pas sortir une baguette magique et transformer la Fédération dans une démocratie ou tout le monde s'aime et danse autour le feu en chantant Kumbaia. Ce sont des processus longs et compliqués mais on peut essayer de trouver des compromis. Sur certaines choses, je devraient dire non car les conditions ne sont pas remplies pour le faire mais je vous rassure, je n'en prends pas un plaisir à restreindre les libertés individuelles. Je le fais car autrement la paix sera en danger et la liberté ne sert à rien quand la guerre civile ravage un pays.

Une question plus philosophie cette fois ci ; est-ce qu'un individu peut exprimer son individualité face à une société ? Est-ce que vous considérez que le bonheur passe avant tout dans un groupe qu'est la société entière ou qu'il est à l’inverse primordiale qu'un être puisse avoir sa propre culture en ce sens qu'il exprime son individualité au travers d'une communauté spécifique et parfois marginale, par exemple une communauté geek, homosexuel, artistique etc... Bref, que pensez vous du libéralisme sociale et de l'affranchissement des individus face à certains diktats sociales imposés par un mode de vie qui fait doxa ?

Bien évidemment qu'il le peut. Je trouve que c'est une erreur d'opposer la société à l'individu. Les excès dans les deux sens sont dangereux. La pratique de l'individu-roi est aussi malsaine que celle du système totalitaire et collectif. Je pense qu'une société a besoin de règles, d'une doxa qui est respecté. Après, cette doxa ne doit pas écraser les minorités par la violence. On peut demander une certaine tenue et de garder certaines cultures dans le milieu privé mais rien sert à vouloir poursuivre les gens avec une baïonnette jusqu'à dans leurs maisons. Je suis également contre cette manie de certains pays de vouloir à tout prix démonter leur société traditionnelle pour établir l'individualisme en tant que nouvelle norme. Le libéralisme social en soit est un contre-sens. On ne construit pas une société par l'accumulation d'individus mais par leur union et fusion. Ceci signifie donc que les individus doivent respecter la société et la culture dominante et qu'en échange, ils aient le droit dans l'espace privé de s'organiser librement voir aussi de revendiquer une partie de l'espace public. Une certaine diversité est bonne à condition que la diversité ne soit pas la norme qui remplace l'unité sociale. Prenons le cas des geeks. Qu'ils puissent librement s'organiser, faire des tournois de jeux, promouvoir leurs idées dans le milieu professionnel est une chose mais ce n'est pas à la société de se dissoudre pour qu'ils puissent s'épanouir. La même chose dans le domaine des mœurs sexuelles. Que deux femmes ou hommes veuillent pratiquer l'homosexualité est une chose mais ils n'ont pas à commencer à faire des manifestations publiques et politiques. Il faut leur laisser la liberté de vivre ensemble et avoir la sexualité qui leur convient tant que ca reste privé. Après, certaines mœurs doivent être combattues comme la pédophilie, la nécrophilie et la zoophilie. Dans ce cas, la protection de l'espace privé ne compte plus. Aussi, la société a le droit de proscrire certaines attitudes, idées et pratiques dans l'espace publique. Une société représente un consensus majoritaire comment l'espace public doit être. Les minorités doivent avoir le droit d'exister en marge mais il est hors de question de changer la société pour plaire à ceux-ci. Nous avons des valeurs que nous défendons. Des alternatives peuvent exister mais nous n'avons pas à renoncer aux conviction de la majorité pour les idées de quelques uns. Par exemple certains veuillent abolir la polygamie. Pour ma part je considère que ceci fait partie de notre culture et qu'il est hors de question de se plier à ceci. Les femmes et hommes ont toujours pu librement opter vivre un ou plusieurs conjoints. Surtout les femmes en ont profité de ce système qui les protège mieux face à des abus physiques et leur donne une liberté sexuelle dans le cadre d'une société conservatrice.

Pour revenir à Tumien, pensez-vous que les efforts du gouvernement actuel pour préparer la reconnaissance culturelle des natifs et plus largement pour la création de la communauté du Péro est un effort louable ou de la poudre dans les yeux ?

Tout effort est louable et on peut toujours aller plus vite. Tumien dirait que c'est rien et insuffisant. Moi je dis que c'est un début. Qui suis pour condamner un progrès ? Même s'il est petit, c'est une bonne chose. Et si c'est par calcul politique, je dis clairement : on s'enfiche, pourvu que ca aille dans le bon sens. Si tous les politiciens feraient le bien par égoisme, je vous rassure que le monde serait merveilleux.

Pour finir, avez vous tous simplement une chose à ajouter et que vous n'avez pas pu exprimer aux travers vos réponses ?

J'aimerais vous remercier pour avoir permis cet interview et fait des questions critiques. Sachez que je vous inviterais à boire une bière si une fois vous passez à Sayakon.

Je n'y manquerais pas. Voilà donc cette interview à présent terminé, nous laisserons les lecteurs et commentateurs de tout bord juger de la position politique défendu par notre invité.
Pazu

Message par Pazu »

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21 Juillet 2025

Analyse du libéral Marco Sánchez sur l'intervention de Basek Markeson dans Le Républicain :

Le 12 Juillet dernier, en pleine crise de l'U.V, Markeson intervenait dans un média Danubois pour éclaircir sa position directement auprès des citoyens de notre pays.
Ce n'est pas sans rappeler Tumien qui a souhaité débattre sur Le National, à croire que lorsque une affaire concerne de près ou de loin notre nation, s'adresser directement aux Danubois est devenu une convention intériorisée même à l'internationale.
J'ai donc lu très attentivement ses déclarations, sans prendre en compte le fait que la journaliste n'était pas assez tenace (ou alors de manière maladroite) et j'en ai débouché sur cette conclusion :

Tout d'abord, Markeson est un vrai As diplomatique. Il débute en se présentant comme un progressiste ayant passé entre les mailles du filet de la répression intellectuelle de son pays. Lorsqu'il est interrogé sur son opinion vis à vis du gouvernement Danubois qui, rappelons le, est relativement populaire depuis le début de l'année tout en étant fortement détesté par certaines franges de la population, il réagit évasivement disant respecter les "homologues respectables" du Danube, ne se mettant ainsi personne à dos. Il affirme que nous avons une "grande richesse intellectuelle qui peut que provoquer admiration" et multiplie les signes d'empathie avec des "je comprends les sentiments des Danubois" ou "Je respecte les Danubois pour leur culture et leur vision du monde". Bref, il n'est pas étonnant qu'avec une telle maîtrise de la rhétorique, ce douée de la politique soit monté si haut dans son propre pays.
Le mieux pour lui est que cela marche ! A en croire les sondages, le taux de désapprobation populaire de Markeson en Danube est passé de 94% à 76% en l'espace d'un jour. Le taux de désapprobation "complète", lui, a chuté de 64% à 35%.
Cependant, comme avec ce genre de personnage, il faut gratter le vernie pour voir ce qui se cache derrière. C'est ce travail que j'ai effectué pour vous.
  • Du désenchantement de la démocratie à la banalisation dictatoriale :

    "J'essaie surtout de dire que la démocratie ne peut pas être instaurée en tout lieu et en tout temps. Il y a des moments et des régions, ou une telle forme de gouverne n'est pas adapté. Rousseau le disait lui-même dans son chef d’œuvre « le contrat social ». Chaque peuple a un autre régime en fonction de son environnement."

    Et voilà comment détourner le discours du défenseur de la souveraineté populaire à son propre avantage, il est donc nécessaire de faire une mise au point primordiale.
    Rousseau admettait effectivement qu'en certaines circonstances, la dictature est nécessaire pour sauver l’état, néanmoins, Markeson va beaucoup plus loin dans son interprétation.
    En citant Rousseau avant de dire que chaque peuples ont des régimes en fonction de leur environnement, il assimile ce propos au penseur. La dictature de Rousseau est temporaire, elle n'est la que lorsque l'état et en danger ... pas la nation, pas des citoyens, pas des régions, l'état en son essence même !
    Le fait que Markeson s'appuie sur Rousseau pour légitimer sa vision découle à mon sens d'un besoin de rationalisation de son régime. Il faut que les fondements de l'ordre politique qu'il prône soient justes et justifiés.

    "La dictature est une forme de gouvernement comme une autre".

    Voilà ainsi donc la banalisation de l'asservissement populaire. Paternaliste chez les paternalistes politique, cette conception du peuple est clairement infantilisante.
    Ce qu'on peux malgré tout lui concéder , c'est se que concédaient déjà nombres de penseurs partisans de la démocratie : on ne pourra pas techniquement faire d'un pays comme l'Aquanox un modèle de participation citoyenne à l'organisation nationale du jour au lendemain. Mais cette perspective, cette angle de vue nécessite que dans un avenir plus ou moins proche, une période de transition démocratique soit à l'ordre du jour. Et cela, Markeson l'a bien compris :

    "Ça sert à rien de vouloir démocratiser un pays pour tout simplement avoir fait une démocratisation. Il faut être sûr que les fondations sont stables."

    Personne ne pourra être en désaccord avec cette affirmation ... mais prenons un peu de recule sur les événements. La crise actuelle émane du fait que l'executif Tarnois est rebuté par les élections Vicaskarannes du C.U.E.N. ... Nous parlons bien des vicaskarannaises, cette élection qui concerne un des quatre organes actif de l'Union et qui interdit à tout candidat de critiquer la nature du régime de son pays. Bien loin d'un immense mouvement de démocratisation tout azimut, nous parlons bien là d'une goutte d'eau démocratique.
    De quoi Markeson a donc réellement peur ? Du fait que participer à un suffrage, quelque soit sont importance, est justement ce qui forme le citoyen à la culture du vote ? A t-il donc peur d'un avenir où les Tarnois seraient suffisamment accoutumé à cette pratique pour réclamer une représentation nationale démocratique voir même un régime de démocratie semi-direct comme le prônait Rousseau ? Ou n'a t-il simplement peur que de ne pas avoir de majorité suffisante au C.U.E.N. pour imposer son propre point de vue ?

    Parce que oui, l'idée sous jacente du C.U.E.N. d'un marché commun où la production et la distribution de certains biens se soient continentalisé n'est pas pour faire sourire le "Président de la Fédération".

    L'idée d'une politique économique qui n'émane pas d'un choix politique mais d'un choix technique, pragmatique, objectif :

    "Je vise donc à favoriser l'émergence de ce qu'on aime nommer les PME, donc les petites et moyennes entreprises qui produisent localement pour répondre à la demande locale"

    Avoir pour certains produits une concentration de la production qui fait diminuer le coût marginale de production fait peur Markeson, le temps qu'il passe à défendre les "spécificités économiques de chaque pays" ou celle à prôner une production purement locale tout azimut en est la preuve incontestable.
    Certes, nos amis sociaux-démocrates sont les premiers en Danube à prôner le circuit local ... mais cela ne peut se faire sur tout les produits.
    Insensé serait celui qui voudrait installer une usine de téléphone portable dans toutes les circonscriptions de 1000 habitants, preuve que certains produits réclament par essence de voir leur production mutualisée, ce qu'un marché commun fait mieux que n'importe quel outils économique.
    Paradoxalement, Markeson n'arrête pas de se réclamer des "performances objectives".

    "Réduire les inégalités en terme de revenus, c'est loin d'être quelque chose de subjectif. Je peux même parier que les gens concerneront vous diront que c'est même très tangible et objectif.
    [...] Donc si l'avancement d'un pays est objectif, alors le fait de choisir comme dirigeant quelqu'un qui a les qualités pour le faire, est justifié."


    Le problème est que l'on ne peut constater les effets d'une politique qu'après l'avoir appliquée.
    Nombreux seront les lecteurs libéraux de ce journal à prôner une ouvertures inconditionnel des frontières économiques des pays du globe car nous pensons que cela affectera positivement la croissance de manière objective ... et pourtant Markeson comme Barouel ne l'accepteraient pas car ils pensent que cette politique auraient plutôt des effets néfastes, preuve que lorsque nous mettons en place les structures économiques de demain, l'on ne peut imposer une vision unique des choses au nom de l'objectivité car nous ne pouvons que pronostiquer les conséquences du choix d'aujourd'hui, créant donc des désaccords politiques. Markeson attribuerait surement à certains dirigeants des qualités différentes que ce que le feraient un membre du PL, parce que Markeson n'a pas les mêmes pronostiques que les libéraux. Il n'est donc pas fondée d'imposer une politique économique en écartant une autre au nom de l'objectivité même si, pour le cas unique des politiques déjà appliquées par le passé, les conséquences sont plus facile à pronostiquer.

    C'est de cette illusion de science infuse que naissent toute les dictatures, de l'idée que les décisions politiques émanent d'un choix résultant d'une science dur, d'une mathématique indéniable que nul ne peut contredire.
    Les communistes croyaient que la planification est scientifiquement le mode de production le plus optimisé, de là, la démocratie au sens où nous l'entendons n'a donc plus d’intérêt puisque la solution n'est pour eux plus à débat.

    Nous parlons d'un organe sensé s'occuper de questions techniques. Pourquoi vouloir donner à des représentants cette mission ?

    Jamais le projet du C.U.E.N. n'a été mis en place au Vicaskaran, jamais une Union tel que l'U.V. n'a vue le jour dans le monde. C'est une première, personne ne peut donc affirmer avec objectivisme et cartésianisme ce qu'il faut faire ou ne pas faire dans le cadre du marché unique. Les choix du C.U.E.N. ne pourront donc pas être purement technique, elles résulteront d'un choix politique ... et quoi de plus harmonieux que de soumettre ce choix à la volonté générale ? Puisque le choix ne serait être scientifique, puisqu'il est d'essence politique, la volonté populaire est la plus a même de trancher... et non pas de trancher les dossiers techniques en soit mais d'élire ceux qui s'en chargeront, c'est à dire de voter pour le représentant ayant une vision des choses le plus en accord avec celle de la volonté générale.

    Je pense que l'idée d'élections n'est pas mauvaise mais déplacée pour le Conseil économique.

    Markeson affirme que le Danube a fait du C.U.E.N. un organe démocratique car cela était une opportunité de faire de la démocratie juste pour la démocratie en soit.
    Il ajoutera qu'il aurait été plus logique de faire la démocratie au niveau du conseil éthique, plus porté sur les questions sociétales que techniques ... mais justement non !
    De part ce que nous venons de voir, le C.U.E.N. est l'organe par excellence pour qu'il nomme ses membres via suffrage universel.

    La question même du rapport à l'union du Vicaskaran en question :

    L'Union du Vicaskaran c'est un ensemble de vision.

    Markeson définit brillamment ici ce qui est l'essence actuel de l'U.V. : un ensemble de vision.
    La vision Danuboise qui prend corps à travers le C.U.E.N. (que Moscovi aura défendu bec et ongle) est celle d'une union qui donne la priorité au développement matériel, économique.
    La prospérité commune par l’interconnexion est, pour l'executif Danubois, une condition qui précède toute forme de coopération autre tel que militaire.
    En cas de guerre entre une dictature Vicaskaranne et une démocratie non Vicaskaranne, le Danube préférera la démocratie car il y a plus de points communs.
    Ainsi, pour qu'un programme de protection commune puisse aboutir, il faut des points et des intérêts communs ... et ceux-ci prendront leur sources à travers la coopération économique et culturelle.

    Passons maintenant à la vision de Markeson.

    "Pour ma part je désire que l'Union soit un facteur de stabilité et de paix [...] Je suis de l'avis que la défense de chaque pays passe par la défense de tous les nations de notre continent [...] Nous ne pouvons pas permettre qu'un pays subisse le sort de l'invasion. Si nous le faisons, nous compromettons la sécurité de tous car ce pays occupé servira d'avant-poste à la puissance étrangère sur nos terres."

    La relation qu'entretient Markeson avec l'U.V. est clairement une relation de géostratégie militaire. Créer un cocon, une bulle de protection face à des "colonisateurs" prêt à nous envahir.
    L'Union se définit donc ici non plus par une volonté commune qui trouve son essence de l'intérieur mais une volonté commune qui a pour objet une menace extérieur.
    Cet angle de vue modifie totalement la manière de construire des points communs, des convergences, des cinérgies civils et économiques.
Malgré ses apparences sympathiques, sa rhétorique digne des meilleurs sophistes et son charisme qui fait craquer plus d'une Danuboise, Markeson n'en reste pas moins qu'un dictateur qui légitimise sont régime, qui considère sa doctrine économique et sociale comme émanant d'une science dur (coupant court avec l'economix ou l'économie politique) , qui essentialise sa population et qui considère le monde comme d'un vaste plateau stratégique, oubliant peut-être la notion d'idéal.

Je n'écris pas ses lignes au nom d'un gouvernement, ni même au nom d'un parti, j'essaie juste d'endiguer cette chute d'impopularité lattant d'un dictateur. J'essaie juste de réveiller les Danubois de la tentative d'illusion qui, le 12 Juillet dernier, s'est répandu dans toute la presse nationale.
Pazu

Message par Pazu »

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26 Juillet 2025

Cartographie et géopolitique :

Étonnante initiative de l'université Delacroix : celle de faire une carte qui mette au centre le Danube afin de mieux planifier notre conception mondiale.
[center][url=http://img15.hostingpics.net/pics/738856869491CartedeMerendez.png]cliquez ici pour grandir[/url]
[url=http://img15.hostingpics.net/pics/738856869491CartedeMerendez.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/586457869491CartedeMerendez.png[/img][/url][/center]

Derrière cette idée, se cache l'espoir de certains universitaires de re-modeler notre mode de penser et de mieux appréhender les pays qui nous entoure, ce, en cassant des conventions internationales qui marginalisent la place géographique du Danube.
Dans une carte classique, la Roumalie et son continent nous semble à l'autre bout du monde alors qu'il n'est pas plus loin que le Northland.
Il y a là aussi un renversement symbolique qui suit le renversement de la carte : Ne plus considérer la veille Rostovie et l'USP comme le centre du monde mais bien de porter la priorité psychologique sur des pays du sud tel que le Raksasa, Tel-Erib, le Khaldidan et bien d'autres.
Bien que cette carte qui porte le nom du créateur va très certainement faire jaser l'élite diplomatique nationale, son utilité ne se cantonnera très certainement qu'au monde professionnel et la carte classique continuera d'hanter l'imaginerie populaire.
Pazu

Message par Pazu »

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/351426LeNational.png[/img]

[center]Alors que Barouel et Markeson discutent au Palais Delacroix à propos de la crise de l'U.V., le National vous dévoile en exclusivité sa nouvelle une.

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/273826unelenational.jpg[/img][/center]
Pazu

Message par Pazu »

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/561178LeRpublicain.png[/img]
12 Aout 2025

Vicaskarannaises au Danube :

Le 27 Septembre qui vient, les Danubois seront appelés à voter pour la liste électorale de leur choix. Alors que l'avenir de l'Union est encore très incertaines, d'autant plus que les Vicaskarannaises en Aquanox semble menacées, le Danube n'annule ou ne décale pas l'élection sur son sol et confirme bien sa détermination. Voilà donc 7 listes électorales qui se présente.

Souverainiste ! :
Une liste qui sort du jargons des partis politiques traditionnels, cette liste a une directive simple ; s'opposer à l'Union du Vicaskaran, utilisez leur temps de parole pour critiquer l'union et surtout, voter systématiquement non aux propositions du C.U.E.N.

Frente de la Nacion :
Tout aussi souverainiste, cette liste propose néanmoins l'instauration d'une coopération dans l'Union afin de faire respecter la priorité nationale dans chaque états et pour mettre en place des outils juridiques et législatifs internationales qui favorisent le développement des spécialités nationales. En somme, l'intention est ici de mettre à mal le projet de marché commun.

Partido Nacional :
Toujours avec beaucoup de point commun avec les deux précédentes listes, ce parti axe beaucoup plus son discours sur le fait d'essayer d'utiliser l'U.V. pour exporter les produits phares du Danube.

Partido Liberal :
Complètement à l'antipode des nationalistes ou souverainistes, le Parti Libéral compte développer aux maximum la libre circulation des biens et des services pour "rendre possible un marché unique". Ces donc sur un principe de marché à concurrence parfaite que les libéraux vont essayés de détruire les barrières douanières et normatives entre les états.

Partido Social Demócrata :
Beaucoup plus modéré que le PL; le PSD restera sur la ligne qui la conduite à intégrer le Danube dans l'U.V.. Cette liste défendra un marché commun "raisonné" qui permet d'utiliser les bienfait de la concurrence tout en régulant suffisamment la libre circulation des biens afin d'éviter d'éventuelle abus. Un équilibre entre recherche de croissance, intérêt des nations, intérêt du Danube et interdépendance est prôné dans cette liste.

Partido Socialista :
L'objectif affiché du PS est de faire un U.V. social. Plus que l'ouverture de l'offre, c'est la conditions des forces productives et les répercussions sociales de l'Union qui intéressera les socialistes élus. Plus qu'un idéal politique et diplomatique, l'U.V. doit selon eux montrer l'exemple social à suivre.

Partido Communista Danubois :
Alors que le PCD s'est clairement positionné contre l'Union, cette liste électoral luttera contre toutes les mesures "freinant la planification économique au niveau national".
Ainsi, si l'Union doit développer quelques choses, c'est bien la base productive Danubois, s'opposant donc à d'éventuelles délocalisations ou spécialisations qui rendraient dépendant le Danube de ses partenaires commerciaux.
Pazu

Message par Pazu »

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/561178LeRpublicain.png[/img]
14 Août 2025

[center] Interview de Hadrian I, roi du Perlian. [/center]

Pouvez-vous expliquer le fonctionnement politique de votre pays aux Danubois qui, pour la majeur partie d'entre eux, doivent ignorer le mode de fonctionnement institutionnel du Perlian ?

Bien sur je suis là pour ça.

Le Roi Suprême occupe le haut de la hiérarchie, dispose de pouvoirs quasi illimités et peut intervenir à tout échelon de l’Etat. Il cumule les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire sur le papier. Il est Grand-Gardien, c’est-à-dire qu’il est le chef de la religion perlianne. Cela fait du souverain un personnage à dimension sacrée. Depuis la fondation du Royaume, c’est ma famille, les Pevensie, qui règne sur le trône. Notre longévité accroît la puissance et le prestige de ma famille aux yeux du peuple. De plus, nous jouissons d'une forme d'attachement de la part de celui-ci dont j'espère m'en montrer digne.

Mais je ne suis pas seul. Un Gouvernement est présent pour me seconder dans leur domaine de compétence, les ministres sont nommés dans leurs fonctions par moi-même. Révocables à tout moment, leur mandat peut aussi durer des décennies. Il n'y a pas de limite. Il n'y a pas de Premier Ministre, juste des ministres par discipline. Le Gouvernement peut aussi être déchu par la Chambre des Représentants sous réserve du vote d'une Motion de Censure. M'obligeant à former un nouveau Gouvernement.

La Chambre des Représentants est composée de 100 Représentants (dix pour chacune des dix provinces du Royaume), il s’agit d’une assemblée à rôle consultatif élue au suffrage universel direct, renouvelée par moitié tous les 3 ans. Elle a été crée afin de permettre un dialogue plus direct entre le peuple et le pouvoir royal. Il est aussi dans ses compétences de pouvoir proposer des idées de loi, ce que je veux dire par là c'est que ce n'est pas un organe passif, qui ne répond que quand on lui demande conseil. Elle est active et peut prendre elle même des initiatives. Enfin comme je l'ai dit elle peut destituer le Gouvernement. C'est un contre-pouvoir important car imaginons un conflit entre le Pouvoir Royal et la Chambre, la Chambre est en mesure de paralyser complètement le système, si les Gouvernement successifs ne la satisfont pas. Je ne peux dissoudre la Chambre que si elle outrepasse son champ d'action, et ce n'est pas le cas ici.

Passons maintenant à une échelle plus locale.

Les Provinces sont au nombre de dix. La Province n'est pas une institution en elle même mais n'est qu'une délimitation géographique dans laquelle on pourra trouver une multitude de juridictions très locales. Le territoire est ainsi morcelé. Dans une seule province on trouve un ou plusieurs Duchés, des Comtés, des Marquisats, des Cités, et dans une moindre mesure des Domaines Royaux, des Terres Sacrées et des Parcs Naturels.

L'aristocratie conserve des prorogatives au niveau des provinces. La Noblesse acquiert des fiefs (Duché, Comté ou Marquisat) de la part du Roi Suprême et obtient donc sur ces territoires un pouvoir exécutif et judiciaire. Elle est aussi chargée de faire régner l’ordre public. En somme, je dirais que la noblesse joue le rôle sur leurs terres que l'on pourrait attribuer à un Préfet en République.

La Cité est une ville importante ayant reçu du Roi Suprême un Charte de Cité. Elle sera désormais gérée par les Guildes de métiers de la Cité et doit faire régner l’ordre public au moyen de milices citadines. Elle dispose de son propre budget et se gère elle-même dans le respect de la loi il s'entend. Le pouvoir judiciaire est conservé par un représentant du Roi Suprême (un Juge) ou par la noblesse.

L’autorité religieuse n’est pas en reste et dispose d’un pouvoir spirituel très important. Elle tient souvent un rôle de conseil auprès des Cités et de la Noblesse. Elle supervise les Conseils Communaux, à l'échelle des villes moyennes et des villages. Le Conseil Communal est composé de l’autorité religieuse, des Guildes, d’un ou plusieurs représentants paysans et d’un noble et d’un représentant du Roi Suprême . Dans le respect de la loi il est habilité à prendre toutes les décisions à son échelle.

Le Peuple peut interagir à divers moments avec les institutions. Il n'est jamais mis à l'écart. Il élit ses représentants à la Chambre des Représentants.
De plus tous les métiers représentés sont regroupés en Guildes de métiers, comparables aux Corporations présentes au Thorval et au Viertenstein, qui jouent un rôle déterminant tant dans les Cités que dans les communes. Par exemple, dans l'exemple des Cités, les Guildes sont plus représentées que la Noblesse, ce sont donc elles qui prennent la majeure parties des décisions. Pour les communes, le peuple est représenté par des délégués paysans élus par leurs pairs et aussi par les Guildes. Ainsi le pouvoir avec la Noblesse est équilibré. C'est donc la position du représentant du Roi Suprême et de l'autorité religieuse que va dépendre la balance du pouvoir au sein des Conseils Communaux.

Donc le Perlian est en somme habitué à organiser des élections, notre peuple aime s'investir et participer à la prise de décisions. Je pense qu'avec mon exposé vos compatriotes pourront voir que le stéréotype de la Monarchie poussiéreuse et impossible à réformer n'a pas lieu d'être. Le régime de mon pays est ancré sur d'anciens usages, j'en conviens. Mais je pense que nous avons su lui insuffler un élan de modernité et de démocratie dans une proportion raisonnable.
J'espère que les Danubois seront surpris, et dans le bon sens, d'entendre que l'on vote et que l'on participe aux décisions nationales et locales sous une Monarchie. *sourire*



Si vous deviez qualifier en un mot l'Union du Vicaskaran, vous choisiriez lequel ?

Je choisis ce mot : Mosaïque
En effet, j'ai pu vite me rendre compte que nos peuples sont tous différents, nous n'avons pas les mêmes coutumes, les mêmes aspirations, la même philosophie de vie...
La différence peut entraîner l'ignorance, le mépris, la peur et enfin la haine. Mais ce n'est pas une fatalité. L'humain a d'immenses capacités de destruction, il peut détruire une amitié, un matériau, son propre environnement et même une vie. Mais d'un autre côté et c'est ça qui est prodigieux, c'est qu'il peut aussi créer, bâtir. Il faut juste un minimum de volonté. Et je suis satisfait que nous l'ayons eu, nous les pays fondateurs de cette Union. Une volonté de construire quelque chose ensemble. Nous sommes tel une mosaïque, des petits carrés tous de couleur différentes qui au final donneront quelque chose de magnifique.


Vous-avez affirmé que l'Union est une bonne chose mais a, comme toutes organisations, des défauts. Si vous devez énumérer les points positifs et négatifs, les espérances et les craintes que vous avez vis à vis de l'U.V, que serait-elle ?

En ce qui concerne les points forts de l'Union, je pense d'abord au Conseil de Sécurité. A ce sujet je suis entièrement d'accord avec le Président Markeson. Une institution avant tout pragmatique, sans idéologie à part la protection de la paix sur le continent. De plus, concernant le C.U.E.N, c'est pour moi un point positif que d'avoir inséré à un conseil économique la notion de norme. Au Perlian, nous pensons que l'économie doit être rationnelle, au service de l'intérêt général et qu'elle doit par conséquent demeurer contrôlée et préservée de l'apparition de "l'argent roi" et des ambitions individuelles qui nuiront à la société sur le long terme. Ce conseil pourra, en relation constante avec le Conseil d’Éthique, faire prévaloir des mesures justes en matière d'économie. Le Royaume de Perlian sera également en première ligne pour promouvoir des normes écologiques et sanitaires. Le Conseil de l'Election est également bénéfique car il permet un filtrage des candidats qui pourraient profiter de l'espace médiatique pour parler de sujets indésirables pour cette élection. Néanmoins, et cela va me permettre de faire une transition vers les points négatifs, je serais d'avis à donner à cet organe plus de prérogatives, notamment dans le contrôle des connaissances des candidats sur les sujets économiques. Le filtrage par compétence a été une revendication de mon pays lors des négociations.

Autre point négatif qui sera comme un boulet pour le développement de l'Union : l'article 1 alinéa C du Traité Institutionnel qui dispose : " Les articles ici présents ont une autorité légale supérieure aux constitutions nationales. " J'ai pu me rendre compte que ce point du traité est une des causes du rejet des autres pays pour l'Union. Les pays ont peur pour leur souveraineté et à vrai dire j'ai tendance à être d'accord avec eux. Mais je crois savoir que le Danube était depuis le début pour cette mesure. En proclamant haut et fort que l'Union devait être forte dès le début. Personnellement, je serais dans un premier temps d'avis à privilégier l'agrandissement de l'Union plutôt que sur sa force. Quatre pays ce n'est que trop peu et j'ai peur que la voix de l'Union ne sera pas assez légitime pour les autres pays du monde sur les questions concernant le continent dans son ensemble.


Que pensez-vous de l'actuelle crise diplomatique que traverse l'Union du Vicaskaran et avez-vous lu l'intervention de Markeson dans notre journal et les divers réactions Danuboises qu'elle a suscitée ?

Je vais peut-être vous étonner mais je ne dirais pas qu'il s'agit là d'une crise diplomatique, Markeson est un homme intelligent et je ne pense pas qu'il aurait voulu créer cette polémique volontairement. Donc j'en conclus qu'il a voulu passer entre les mailles du filet, peut-être tester votre surveillance vis à vis de l'application des accords signés. J'essaie d’interpréter mais je ne suis pas dans sa tête. Et si j'ai un conseil à donner à vos gouvernants pour gérer cet incident, c'est d'abord ne pas dramatiser la situation. Il ne s'agit là que d'un désaccord sur un alinéa du texte appliqué par Markeson en Aquanox. Les élections ne sont pas remises en cause. Et justement parce que c'est un homme intelligent, je pense qu'il va insister sur votre mauvaise interprétation du Traité Institutionnel. Libre à vos dirigeants d'insister mais cette polémique pourra se transformer en crise si les deux parties restent campées sur leurs positions alors je demande solennellement à ce que vous trouviez ensemble une solution rapidement. Tout ceci couvre de ridicule les pays de l'Union, cela doit cesser.

Concernant l'interview de Markeson, oui j'ai pu me procurer un exemplaire du journal en question. Interview tout à fait passionnante. Je pense qu'il a voulu avant tout rassurer vos compatriotes sur son modèle politique et sur ses motivations. Ce qu'il a assez bien réussi si l'on en croit vos sondages de popularité. Il insiste sur l'obsession des danubois pour la propagation de la démocratie, j'espère que vos dirigeants sauront se montrer assez intelligent pour lui donner tort en lui prouvant par les actes que non. *sourire malin*

J'ai aussi pris connaissance de la réaction du libéral danubois Marco Sánchez dans Le Petit Libéral. Cette personnalité politique a bien entendu ses idées, qu'il a su défendre en décortiquant et décodant selon lui les paroles de Markeson. Nous avons eu ici un exemple de débat d'idées. Ces deux hommes ne pourront jamais être en accord pour une raison simple, indépendamment de leurs convictions : Sanchez est un politique, un homme d'idées. Markeson est un militaire, un homme d'action, qui a trouvé dans la mise en place de son pouvoir personnel le moyen d'imposer ce qu'il pense être le mieux pour son peuple. Selon moi, et c'est ma vision totalement subjective, les dictateurs ne sont pas forcément mauvais en soi, ils ont juste un terrible besoin de contrôle, presque maladif, ce sont des gens très pointilleux.


Que pensez-vous, si vous êtes d'accord avec ma question, du fait que l'Union a été construit pour avoir des organes représentants les états et un organe représentants les peuples de ces états ?

Si on prend l'historique des grandes organisations internationales qui ont existé par le passé, nous pouvons déjà dire qu'il s'agit là d'une nouveauté. Il y a eu une avancée, c'est indéniable. Il y a de plus en plus une volonté de mettre en avant l'individu dans la société d'aujourd'hui, je fais juste un constat car aller plus loin consiste à poser le débat sur la place de l'individualisme dans la société. Je ne souhaite pas rentrer dans ce débat sans fin. Sachez juste que je réprouve un individualisme forcené et intransigeant, passant avant l'intérêt collectif.

Si vous me le permettez j'aimerais apporter une nuance à ce que vous avez dit, pour moi le Conseil de l'Union Economique et des Normes ne représente pas les peuples mais plutôt les aspirations économiques et normatives des peuples. Ce qui est légèrement différent. Les électeurs sauront les prérogatives de ce conseil, et vont donc voter en conséquence. L'ensemble des idées et des valeurs des individus n'est pas concentré sur les questions économiques. Les idées économiques peuvent être indépendantes des idées politiques. Il peut y avoir une dictature libérale sur le plan économique tout comme une démocratie qui planifie son économie. A l'inverse, une dictature peut aussi gérer son économie et une démocratie peut-être ultra-libérale. C'est caricatural mais c'est pour bien vous montrer que le C.U.E.N n'aura pas vocation à représenter les peuples dans l'intégralité de leurs aspirations.

Après, si vous voulez savoir si je suis d'accord avec l'organisation actuelle de l'Union, je pense que comme dit si bien votre Président Mr Barouel l'Union est née d'un consensus. Il a bien fallu composer, négocier. Donc je ne peux pas dire que j'approuve à 100% l'organisation de l'Union. En effet, comme l'a dit Mr Markeson, ce conseil aura à traité de questions techniques. Et le Perlian a été au cours des négociations pour poser le plus de contrôle possible concernant les compétences des candidats. Ce qui nous a été en grande partie refusé. Mais en même temps je pense que le système arrivera à fonctionner même sans cela. J'attend de voir les comptes rendus des premières sessions pour me faire une idée claire. J'espère que vous comprenez ma position, la simplicité n'est pas le fort des perlians et nos opinions sont souvent nuancées.



Vous avez parlez de dieu. Il faut savoir qu'au Danube, 55% des danubois sont athées et peut-être 10 à 20% sont agnostiques ; en quel dieu croyez-vous et qu'avez vous à dire, si vous avez une chose à dire, aux incroyants ?

Au Perlian, l'écrasante majorité de mes sujets croient aux Dieux de la Foi Perliane. Dont je suis par ailleurs le chef religieux en tant que Grand-Gardien. Nos prêtres s'appellent les Gardiens. Nos Dieux sont issus des diverses autres religions polythéistes qui régissaient en Alméra avant l'arrivée du christianisme. Nous retrouvons dans notre Panthéon des divinités grecques, celtes nordiques mais aussi des dieux issus de Perlian même, vénérés depuis la nuit des temps par les premiers habitants.
Ces divinités sont liées aux représentations de la Nature dans ses multiples facettes et la glorifie par la même occasion. La Foi Perliane prône la quête de l'accomplissement personnel et collectif (construction d'une société idéale), la recherche d'une forme d'harmonie avec la nature, dont nous faisons partie après tout. La protection de l'environnement est importante pour notre peuple. Notre Foi nous transmet aussi certaines valeurs comme le sens de la famille, le sens de l'honneur et du devoir. La pratique de l'exercice physique est aussi conseillée afin d'avoir un esprit sain dans un corps sain.

Nous avons aussi des communautés catholiques et juives sur le territoire.

Oui j'ai quelque chose à dire aux gens qui ne croient à la présence d'une ou plusieurs entités supérieures. Cela va vous sembler peut-être un peu guimauve mais pour moi c'est important et je le dis avec le cœur. Je vous en prie, il faut avoir la Foi d'une manière ou d'une autre. Si vous ne l'avez pas en Dieu, ayez au moins la Foi en ceux que vous aimez, en vos rêves, en vos capacités à pouvoir réaliser ce que vous voulez faire de votre vie. La Foi peut soulever des montagnes, on peut faire des miracles quand on y croit. Et qu'est ce que vivre sinon essayer de s'en sortir, de faire quelque chose de bien de sa vie ? Eh bien avoir la Foi nous aide à y arriver.


Une question un peu plus complexe mais, en tant que journaliste, il faut bien que je vous embête un peu : Vous êtes souverain au Perlian mais d'où provient selon vous la souveraineté ? Réside-elle en dieu, réside-elle dans le peuple, dans la nation ? Qu'est-ce qui fait que vous vous sentez légitime à votre place ?

(Ne répond pas immédiatement car visiblement ému après la question précédente.) Excusez moi. Je vais vous répondre à présent. Pour nous, la souveraineté est en la Nation et en tout ce qu'elle représente : ses traditions, sa religion, sa culture, son peuple et tout ce qui fait que nous vivons ensemble. Tout ces éléments sont assimilés à un concept mais aussi dans un objet : la Couronne.

Sur le papier, la légitimité du Roi Suprême de Perlian est basée sur plusieurs choses, sur le caractère bien sûr sacré de la fonction, sur le sang et donc la lignée. De plus, le Roi Suprême est aussi le "père de la Nation". Il y a vraiment une connotation paternaliste dans le pouvoir royal. Il est du devoir du Roi d'agir dans l'intérêt du peuple mais aussi de la religion. Il est inconcevable dans notre imaginaire que le Roi Suprême puisse agir contre eux. Le Roi Suprême est un défenseur, un bouclier.



Seriez-vous bientôt sur les gradins et/ou sur le podium de l'actuel festival de musique du Vicaskaran ?

Oui je vais me rendre sur le lieu du festival très prochainement pour une demi-journée. Je ne vais pas me produire sur scène mais j'irai tout d'abord féliciter les festivaliers, qui font un travail remarquable pour accueillir et assurer la sécurité du public. Nous ne nous attendions pas un tel succès et il y a eu un problème de place, vite réglé heureusement. Je vais aussi saluer et remercier les artistes nationaux mais surtout ceux venant des autres pays de l'Union, qui ont bien voulu se déplacer pour faire découvrir leur musique et leur culture au public.
Enfin, après avoir terminé ma visite par les stands associatifs, je pense que je vais assister à un concert ! Voilà vous avez mon programme ! *rires*

Vous dite que sur le papier, le roi dispose de tout les pouvoirs. En pratique, est-ce également le cas où des mécanismes existe pour limiter le pouvoir du roi, notamment s'il devient fou ou s'il va à l'encontre flagrant de la volonté populaire ? (mécanismes autres que le droit de veto sur le gouvernement de la part de la chambre des représentants).

Cela a tendance à être le cas dans la réalité mais nous restons tout de même rationnels. Des situations exceptionnelles entraînent des mesures tout aussi exceptionnelles. Si le Roi Suprême perd ses capacités mentales ou entre en opposition complète avec la volonté populaire il y a deux solutions. Soit celui ci est de bonne foi et si il se rend compte de son état il peut bien sur abdiquer à tout moment, la Couronne revenant de fait à l'héritier légitime. Ou bien former un Conseil de Régence si l'héritier est trop jeune. On prononcera alors la vacance du trône jusqu'à temps que l'héritier soit en âge de régner. Au contraire si le Roi Suprême s'accroche au trône et ne veut rien entendre, il peut être destitué par l'autorité religieuse selon des conditions strictes : il faut que les 3/4 des Gardiens se prononcent pour la destitution. Je ne parle ici que des moyens légaux. Un Roi Suprême allant à contre-sens de la volonté populaire s'expose bien sur à l'éventualité d'un renversement plus brutal.
Ce qui n'est bon pour personne.
Comprenez bien que il n'existe que des mesures pour destituer et nommer un nouveau Roi Suprême en cas de problème gravissime. C'est la personne sur le trône qui change, pas l'autorité royale. L'autorité du Roi Suprême en elle même ne peut être réduite pour plusieurs raisons, les autres maisons nobles seraient tentées d'accaparer le pouvoir par un Coup d'Etat ou de fomenter des mouvements indépendantistes pour leurs domaines. Les entités régionales sont encore fortes et si le pouvoir central décline, on risque une dislocation du territoire. Nous voulons donc éviter cela.

Concernant les Vicaskarannaises, n'ayez vous pas peur que l'idée d'un contrôle capacitaire puisse dériver en une "idéologisation" du filtre des candidats ? Si non, comment pouvoir filtrer objectivement les postulants ?

Je reconnais que ce serait un risque... Pour y remédier je propose que les pays de l'Union s'entendent sur les critères académiques nécessaires et tout à fait objectifs afin de créer une sorte de grille d'évaluation pour les candidats. Ce sujet pourrait figurer à l'ordre du jour des premières séances du Conseil de l'Election ou du Conseil d'Ethique. Ainsi nous éviterions la possible dérive partisane qui pourrait apparaître.

Si l'Aquanox se refuse à une élection transparente, c'est à dire au fait qu'il refuse que des médias ou fonctionnaires étrangers puissent, comme pour toute élections non opaque, contrôler en observant les bureaux de votes et vérifier sur le terrain que l'opposition politique a bien pu se former et postuler. Dans ce cas, il y a un risque de voir la fédération quitter l'union. Quel serait votre réaction ?

Ce serait une terrible perte d'abord pour nous, qui avons longuement négocié et dépensé temps et argent pour monter ce projet à quatre, mais aussi le pire des signaux que nous pourrions donner au monde de l'Union du Vicaskaran. Je pense sincèrement que nous souffririons grandement d'un manque de crédibilité. Nous n'avons pas besoin de plus de mauvaise publicité que nous n'en avons déjà.
Une sortie de l'Aquanox de l'Union serait un véritable séisme au Perlian et je crains de voir s'envoler les soutiens nationaux sur lesquels je me suis basé pour contribuer à faire accepter à mes sujets la signature du traité. Je le dis sans détour un sortie de l'Aquanox remettrait sérieusement en question l'avenir de mon pays au sein de cette institution.

Après concernant la raison du litige, je préfère ne porter aucun jugement. Je serais bien mal placé pour juger tant la position du Danube que celle de l'Aquanox.

Pour ce qui est de l'article 1 alinéa C, François Barouel a déjà annoncé qu'il serait prêt à modifier ce passage pour re-affirmer la supériorité des constitutions nationales sans pour autant menacer le traité. Quel est votre réaction ?

Je dis que c'est une bonne chose. Votre Président fait ici preuve d'abnégation, ce qui est à mes yeux louable. Ce geste apaisera peut-être certaines craintes que peuvent avoir les autres nations du continent.

Le peuple de Shawiricie est, aux derniers sondages, à 52% favorable à l'adhésion de leur pays dans l'U.V. Quel est votre interprétation de ce fait ?
Aussi, si l'on imagine un scénario mi-catastrophe, mi-réussite, si la Fédération quitte l'Union mais que la Shawiricie l'y remplace, quel serait alors votre réaction ?


C'est une réussite et je suis content de voir que nous pouvons convaincre et donner envie à 52% du peuple shawririçois de nous rejoindre. Après je ne crie pas encore victoire, ce pourcentage est une majorité fragile qui pourrait décrocher rapidement. Raison de plus pour tout faire pour faire en sorte que l'Union arrive à fonctionner normalement. La cacophonie qu'a entraîné le désaccord du Danube avec l'Aquanox a été disproportionnée dans les médias. Les journalistes qui croyaient défendre l'Union en pointant du doigt la conduite de Markeson l'ont en réalité torpillée en traître. Reste à savoir si nous parviendrons à réparer le navire pour qu'il arrive à rester à flot si vous me permettez l'utilisation de cette image.

Ce scénario serait tout à fait décevant, pour moi cette possibilité serait un échec de notre part, désolé d'être plus catégorique que vous ne l'êtes. Ce serait certes une victoire que la Shawiricie entre dans l'Union, mais elle aurait un goût amer du fait de la perte de la Fédération. Je ne saurai dire quel pays a le plus de valeur entre l'Aquanox et la Shawiricie, ces deux pays sont des moteurs pour le continent mais leur fonctionnement et leur système politique ne sont pas comparables.

Dernier question. A la rédaction du journal, nous nous demandions ce que peut bien manger un roi au petit déjeuner. J'en profite donc pour vous retourner la question.

*rires* Vous vous posez des questions extraordinairement métaphysiques à la rédaction ! Le matin je mange des toasts avec soit de la confiture, soit du miel ou encore du beurre. Et ce avec un fruit de saison. Parfois nous avons aussi des brioches aux zestes d'oranges ou des muffins à la rose ou à la violette. Les muffins floraux sont préparés par les cuisiniers plus particulièrement pour mes sœurs les Princesses Royales mais il m'arrive de leur en chiper un ou deux car ils sont vraiment délicieux. Avec ceci je bois du thé ou un jus de fruit, le parfum a tendance à changer tous les jours.

Bien, merci à vous d'avoir accordé un peu de temps pour répondre à nos questions.
Pazu

Message par Pazu »

16 Aout 2025

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Pazu

Message par Pazu »

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16 Aout 2025

[center]SCANDALE D'ESPIONNAGE DE LA PART DE MARKESON EN PERSONNE[/center]

L'affaire vient d'être révélé par la ministre de l'intérieur elle même. Le président de la fédération d'Aquanox aurait, après avoir avoué au président Barouel qu'il n'était pas favorable à une élection transparente, utilisé le téléphone du président pour y télécharger un programme espion Tarnois.

[center][url=http://img11.hostingpics.net/pics/266063ScandaleduSmartphone.jpg]Cliquez ici pour agrandir[/url]
[url=http://img11.hostingpics.net/pics/266063ScandaleduSmartphone.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/679299ScandaleduSmartphone.jpg[/img][/url][/center]

La sécurité informatique du Palais était, comme tout les agence de sécurité alors, en état d'urgence maximal due à la venu d'un président relativement très impopulaire en Danube alors que la capitale avait connu quelques jours auparavant de fortes violences.
  • "La suppression en catimini de l'historique et le flux de donné anormalement descendant, c'est à dire le nombre de donné partant du téléphone vers le réseaux internet, démontre bien qu'une spoliation de donné a eu lieu"
Alors que cette faille, spectaculaire pour le coup, est une première dans le Palais, elle démontre au moins l'efficacité du dispositif informatique.
  • "Il ne faut pas se réjouir trop vite. Si il n'y avait pas eu les violences à Centralia, jamais nous n'aurions activé la surveillance maximal et cette anomalie n'aurait pu être détecté. De plus, avec les expertises extérieurs et l'annonce de l'affaire aux médias, nous sommes obligé de repenser totalement le services de défense informatique"
Nuance néanmoins l'un des employé du Palais.
Cependant, nous pouvons nous demander quand et comment est-ce que le président Tarnois aurait pu profiter d'un moment d'inattention.
La réponse est tout aussi surprenante que la scène se serait produit face à Barouel en personne.
  • "D'après ce que l'on en sais, Markeson aurait eu accès au Smartphone quand le Président voulait lui faire voir un document par internet. Il aurait donc saisi l'appareil et aurait, discrètement comme sait le faire les militaires, fait son opération. Quand on recoupe la seconde exacte de la dite opération révélé par l'historique de la Wifi avec, en parallèle, ce qui se passait dans la salle de réunion, c'est le scénario le plus plausible. Némoins, on ne pourrait pas écarter une reprise en mains à posteriori du téléphone par le président Tarnois pour, discrètement sous la table, faire ce qui a été fait. C'est cependant une question de seconde zone puisque quelque soit le scénario, Markeson a opéré dans la plus grande discrétion."
Heureusement pour la sécurité intérieur, le smartphone utilisé pour ce connecté à internet (celui que Markeson aurait piraté) est uniquement dédié au "surf" sur internet et n'aurait donc pas de précieuses informations estampillées secret défense. Néanmoins, cette précision provenant du ministère de l'intérieur, l'on ne peut être certains de la pertinence de cette information, probablement annoncée pour calmer l'hystérie médiatique.
Les communistes n'ont d'ailleurs pas attendu pour parler de "Grave erreur du gouvernement", dénonçant non seulement le rapprochement diplomatique en marche entre le Danube et l'Aquanox au travers l'U.V. mais dénonçant aussi l'inattention face à un "dictateur-militaire" potentiellement dangereux. Alessandro Natta aurait même parlé de "Cheval de Troie invité au Palais".

QUEL CONSÉQUENCE POUR L'U.V. ?

Désormais, l'executif Danubois ne peut faire autrement que de s'opposer à une Fédération d'Aquanox dans l'Union. Le ministre des affaires étrangères, Manuel Moscovi, serait même allez jusqu'à ces terme :

"C'est une trahison non seulement d'un président promettant une élection démocratique et réellement transparente, ce qui a été refusé durant toute la réunion, mais c'est surtout pour moi une trahison d'un ami devenu proche"

La position Danuboise vis à vis de la question Tarnoise rejoint donc celle de nombreux shawiricois (dont leur président) : L'U.V. ne peut plus s'envisager avec la Fédération.
Quel scénario donc pour l'avenir ? Soit la Fédération sera bien exclu de l'Union pour non respect du traité et espionnage d'un pays membre, soit le Danube se retirera de l'Union et dans ce cas, la Shawiricie qui est encore le pays le plus apte à ce jour pour devenir un membre de l'U.V. devrait probablement ne plus jamais envisager d'adhésion.
Le Northland (pro-tarnois selon certaines sources) et le Perlian devront donc vite se prononcer.

"C'est une situation qui démontrera la capacité ou l'incapacité de l'Union a faire respecter ses engagements, dont l'élection transparente sans discrimination politique des candidats.
Mais c'est aussi sa capacité ou incapacité à faire respecter le minimum vital entre les membres qui est testé. Non, on espionne pas un autre pays membre !"


Ajoute le ministre de l'économie Danubois.
Alors que le Roi Hadrian I semble être très favorable au traité actuel de l'U.V. (hormis la question du statue de celle ci vis à vis des constitutions nationales), il ne serait pas étonnant selon notre analyste qu'en cas de refus du Northland vis à vis de la demande Danubois, le Perlian, le Danube et la Shawiticie pourrait se rencontrer pour organiser une autre union, plus stable cette fois ci. Néanmoins, ce même analyste précise que la situation est pour l'heure trop confuse pour avoir d'exactes pronostiques. Pour le moment, malgré ces différent rebondissement, les Vicaskarannaises au Danube ne sont pas annulés.
Pazu

Message par Pazu »

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/902396Lepetitlibral.png[/img]
27 Septembre 2025

Bientôt le premier film gros budget du Danube :

Malgré l'absence de moyens, le cinéma a toujours eu un fort encrage au Danube. Du poignant Marco Alvarez aux loufoques films d'Antonio Zapata, le cinéma d'auteur avec ses plans finement travaillés règne en roi. De plus, le système de redistribution permet de sauvegarder cette pépite Danuboise face à une mondialisation qui impose ces best-sellers venu de l'étranger. En effet, tout tickets de cinéma vendu aura pour effet de financer un futur film Danubois, mécanique qui permet aux réalisateurs de ne jamais être à cours de financement.
Néanmoins, les films Danubois s'exportent mal, due au fait que les critères scénaristiques ne correspondent pas à la norme "mondiale" ... et c'est bien sur ce point que Daniel Prado essaie de corriger le tire.
  • "Nous avons la chance au Danube d'avoir un cinéma qui met l'accent sur la qualité des plans. Néanmoins, il est temps de mettre à profit ces qualités dans un film qui correspond à ce que le marché mondial attend de nous"
C'est pourquoi, avec ses 32 millions de Dhanne (16 millions de dollars USP), le futur film de Prado sera le plus coûteux des longs métrages jamais réalisé au Danube.
  • "Avec la baisse du coût informatique et du matériel en général, il est de moins en moins cher de pouvoir jouir d'effet spéciaux Hollywoodiens. Ce gros budget nous permet d'avoir une ambition internationale"
Néanmoins, nombreux sont ceux qui s'indignent d'un tel coût alors que le taux de pauvreté reste encore très élevé. Ce a quoi la présidente du PL a réagit :
  • "Si le pari réussi. Si ce film s'exporte bien, cela sera une source de bénéfice et donc de croissance pour le Danube. Il faut arrêter de vouloir tuer les gros projets avec ce genre d'arguments alors que ce sont justement ceux-ci qui permettront d'intégrer le Danube dans la prospérité mondiale"
Bien que nous disposons de peu d'information à propos de ce long métrage en cours de réalisation, nous savons qu'il a pour scénario une "invasion extraterrestre" et, selon certaines sources, il sera un objet de réflexion sur la coopération internationale et l'importance de la démocratie. Faire l'apologie du monde libre sera-il une contrainte pour l'exportation ? Nul ne peut le savoir tant que le film et son histoire ne sera pas rendu publique. Nous pouvons en revanche profiter de 22 secondes de réalisation qui ont récemment fuité sur internet et donne le la du film.

QTJn_gx17xg

Football :

Première coup du monde pour l'équipe national de Danube, l’événement a lieu en Océania. Le Danube fait partie du groupe C et affrontera donc Thaliboz, le Valacida et le Vierstenstein.
La chaîne Tchoconalienne Sports Channel HD concurrencera de manière très rude DanubeInfo dans la couverture sportif, du profit est donc à prévoir alors que déjà les vols Centralia-Christport sont au complet pour les semaines qui viennent.
Pazu

Message par Pazu »

[img]http://img4.hostingpics.net/pics/340690Internationale.png[/img]
30 Septembre 2025

POP CULTURE Markeson :

Alors que la Fédération d'Aquanox semble avoir tournée la page Markeson, ce dictateur à profondément encré la jeune génération Danuboise. En effet, à force de crise diplomatique, de fausse démocratie et pour finir d'une tentative spectaculaire d'espionnage, ce personnage atypique est devenu le symbole numéro 1 du dictateur sur internet.

[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/827112Nouvelleimagebitmap3.png[/img][/center]

Parodies, détournements, produits dérivés, le dictateur est devenu un véritable produit commercial populaire chez les jeunes. L'homme qui faisait trembler la démocratie est ici abondamment parodié. Pour Hervé Delagruz, ce phénomène est très facilement explicable.
  • "Markeson est devenu, grâce aux médias et à la situation diplomatique, le représentant du totalitarisme, du "mal" dans l'imagerie populaire. A défaut d'être une source de terreur absolue pour les citoyens, comme c'est le cas par exemple pour l'ennemie populaire dans les dictatures, il est ici détourné et parodié à foison jusqu'à avoir une image presque sympathique, comme c'est le cas pour Dark Vador"
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/852032Julian.png[/img]
Tee Shirt Markeson, disponible dans de nombreuses boutiques pour 3.50 Dhannes[/center]

Nombreux sont, sur internet, les parodies de Markeson espionnant le téléphone de Barouel. Il y a même des web-séries animées spécialement centré sur ce personnage. De plus, ce mouvement est parfaitement légal puisque la loi autorise les détournements ouvertement humoristique de personnalités, firmes, états ou autres personnes morales et événements publics. Alors que certains réalisateurs Danubois envisage sérieusement de tourner un film humoristique sur le personnage, Tropico, un jeu vidéo indépendant Danubois où l'on bâtie et gère une dictature sur une île paradisiaque, utilise déjà l'image du dictateur pop-culture.

[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/694597tropicoscreenshotME00000762382.jpg[/img]
"Markeson s'est enfuit de la fédération et est devenu El Présidente d'une lointaine île. Aide le à gérer et développer ce coins paradisiaque
tout en répriment l'opposition politique et en éloignant les diplomates étrangers qui ne doivent pas reconnaître El Présidente !"
[/center]

Même l'association pour la légalisation des cigarettes et autres joints utilise ce phénomène pour rendre populaire la pratique encore aujourd'hui illégal en Danube.

[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/293899261024helloagainCopie.png[/img][/center]

Congrès communiste :

Contre tout attente, Alessandro Natta devient le meneur des réformistes face au révolutionnaire. Alors qu'il fait partie des moins modérés du PCD, la monté en puissance du réformisme à la veille de 2027 à surement influencé le choix de Natta dans son positionnement lors de ce congrès.
Il faut dire que les révolutionnaires ont toujours été minoritaire lors des primaires qui précèdent les élections présidentiel, aucun communiste révolutionnaire n'est devenu président depuis 1945.
Dans quelques semaines, les résultats du congrès devraient lancer officiellement le PCD en campagne électorale pour 2027.
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