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Posté : jeu. déc. 14, 2017 9:33 am
par Arios
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60ct ---------- 12/11/2034[/center]
Les grandes enseignes culturelles invitées à "créer des cartes d'achats"
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Le Ministère de l'Information et de la Politique a adressé un courrier à plus d'un millier d'enseignes culturelles, grandes et moyennes, ainsi qu'aux associations de regroupement des petites librairies et petits théâtres, leur demandant de renforcer leur système de fidélité et de créer quand système d'achat par points de fidélité. En arrière plan de cette demande inédite, un vieux projet du défunt Maometto Buazizi, qui consistait à faire verser une partie des salaires en bons d'achats afin d'orienter le choix de consommation des salariés.
Alors que dans la Ligue, [url=http://www.simpolitique.com/post322449.html#p322449]le montant du revenu consacré à la culture reste autour de 3%[/url], l'enjeu d'un versement par thème du salaire a beau inquiéter de nombreuses personnes, il serait le moyen le plus facile pour inciter les consommateurs à se reporter davantage vers les biens culturels (sorties, livres, musique), autant qu'un moyen de donner un coup de pouce aux acteurs culturels menacés par Internet sa grande disponibilité de musiques et films.
Si le remplacement de l'argent électronique par les bons d'achats électroniques n'est pas pour demain (il n'y a qu'à voir la pagaille créée par le passage à la Lire électronique et l'acclimatement encore difficile des petits commerçants au terminal d'achat), une bonne expérimentation en 2035 pourrait consister à verser entre 4 et 8% du salaire des fonctionnaires sous la forme de ces "cartes cadeaux", obligeant les personnes à consacrer une part non compressible de leur salaire aux biens culturels.
Dans un pays où les écarts de revenus ont tendance à ne pas se réduire, et où la pauvreté s'accentue dans des pan entiers de la population du fait d'une inflation très difficile à rattraper, il n'est pas sûr que la mesure soit véritablement bien accueillie. "Une carte cadeau ne se mange pas" répondait une auditrice à nos confrères de la radio ce matin-même.
Posté : jeu. déc. 14, 2017 1:00 pm
par Arios
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[center]L'autoproclamée FIDES continue de sacquer la Ligue[/center]
[right]12 novembre 2034[/right]
Un articolo di Luca Abramovicio
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Ils pensaient pouvoir juger le monde mais n'y comprennent rien ![/center]
Notre pays, le plus puissant du monde, qui cumule près de 110 milliards de PIB en 2033, et probablement 160 en 2034 alors même que la guerre entre l'UPO et les Lucifériens a nuit au commerce touristique, est encore une année de plus mésestimée par une FIDES de plus en plus dépassée par les événements et incapable de juger les efforts des différents pays pour sortir du lot.
Incapable, et illégitime, même, selon notre expert économique, Benito Lasciacolla : "La FIDES est un organisme qui n'a jamais souffert de rechercher une reconnaissance officielle transnationale, c'est un organisme isolé qui veut juger seul de la capacité des États à inspirer confiance à leurs forces vives. Mais quelle est sa légitimité ?"
Pour la 5ème année consécutive, la Ligue de Montalvo devra donc trainer son C, alors même que des pays comme l'Amarantie (pourtant confédération d'une cinquantaine d'entités aux politiques douanières différentes), ou comme le Vonalya (qui ne connait à peu près qu'un organe de presse et n'organise jamais d'élections), sont à B, et que des pays semi-sauvages du fin fond du Wenlei comme le Kaiyuan ou le Sengaï ont encore un A.
Dites-donc, ils sont vraiment nuls à la FIDES ! La moindre des choses aurait été de mieux prendre en compte les efforts et la fidélité de chacun à faire de son pays un véritable aimant à activité et à bonnes notes. La Ligue n'a pas besoin de la note de la FIDES et se débrouille très bien sans !
W la Lega !
Posté : jeu. déc. 14, 2017 9:49 pm
par Arios
12 novembre 2034
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Une femme accuse la BNSL d'avoir provoqué la mort de son père
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Créée à la fin du mois de Février, la Brigata Nazionale della Sicurezza del Lavoro est censée avoir recruté près de 60 000 hommes sur la durée de l'année, afin de venir soutenir l'effort de la répression des fraudes. Mais les personnels formés l'ont été rapidement - trop peut-être, alors qu'ils interviennent d'ores et déjà sur le terrain. Certains pointent du doigt une formation trop légère, ou encore une sélection trop peu draconienne, alors que les agents de la BNSL ont le droit d'user de violence à l'encontre du matériel ou même de personnes prises en flagrant délit de fraude et se montrant récalcitrantes à accepter de se plier à la Justice.
Plusieurs affaires de violences ont éclaté ces dernières semaines, rapportées sur les réseaux sociaux et dans la presse d'opinion ; une partie de la classe politique s'est montré, timidement mais réellement, hostile à ce renfort mal cadré des forces de répression des fraudes - bien que le discours sécuritaire soit porteur ces derniers temps, autant dans les partis de gouvernement que dans les partis protestataires dont les modèles de société vantés portent souvent les germes d'un encadrement plus strict.
Agata Fino, conseillère bancaire de 37 ans, a récemment porté plainte contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui et homicide volontaire ; la jeune femme accuse, témoignages de sa mère et sa sœur à l'appui, les hommes de la BNSL d'avoir porté des coups à son père, cardiaque, alors même que celui-ci avait reconnu ses tords et souhaité répondre de sa fraude devant la justice. L'apiculteur de 68 ans n'avait déclaré que dix pourcent de ses ruches, et pratiquaient l'extraction du miel dans une cave servant elle-même de poulailler, et dont les voûtes étaient couvertes de salpêtre et le matériel peu entretenu. Surtout, les revenus tirés de ses ruches n'étaient évidemment pas déclarés à leur hauteur. Son père, mort lors de son transfert à l'hôpital, n'a pas pu donné sa version - mais ce sont bien les hommes de la BNSL qui ont accepté de contacter les secours, lorsque le vieil homme a semblé perdre connaissance.
Si les infirmiers avaient bien constaté les traces de coups, les brigadiers assurent n'avoir fait que contrôler l'homme, qui refusait de les suivre. Une grande partie du matériel ayant été abîmé, la violence de l'intervention ne pourra être constatée par les accusés.
Posté : ven. déc. 15, 2017 9:35 am
par Arios
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60ct ---------- 15/11/2034[/center]
Alliance avec le Zeederland : douce illusion ?
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Ces jours-ci, le Palazzo a l'honneur de recevoir le Président de la Confédération du Zeederland, chef de l'exécutif des Villes-Unies. Si certains veulent voir en cette rencontre un moyen de relancer la collaboration interdytolienne loin des querelles de voisinage céruléennes, d'autres enterrent à l'avance le projet en prétextant que les deux pays sont trop différents.
C'est le président et non le Stadhouder, chef de l'État, qui se rend en personne dans la Ligue, à Cartagina bien sûr, pour donner la réplique au gouvernement montalvéen, en axant les échanges sur l'économique. Il serait compliqué, en ces temps de remaniements, d'après "coup d'État" et d'avant élections-sanction, de venir échanger sur le thème démocratique. Faut-il y voir un signe positif ? pendant que le Stadhouder inaugurerait les chrysanthèmes de part le monde, co-signant les traités de non-ingérence et les échanges d'État pétrole-tulipes, le Président viendrait parler sérieusement de l'avenir économique des deux pays à Cartagina. Ou faut-il y voir un signe négatif ? pendant justement que le Stadhouder range son pays dans le rang des libéraux-protectionnistes à verve haute, le Président viendrait assurer à la Ligue qu'il n'hésiterait pas à y venir en vacances s'il en avait le temps.
Les Villes-Unies et les Provinces-Unies sont deux pays liés, à la manière de deux jeunes amis qui se racontent pour la première fois les gênes et les joies similaires qu'ils rencontrent dans leur vie d'adulte. "Oui, moi aussi je suis endetté à plus de 100%, je comprends ce que tu dis... la tristitude quoi !", "Oui, moi aussi mon appartement donne sur la mer !", "Moi aussi je ne sais pas quoi faire avec la Britonnie, rofl". Mais leur relation peut-elle vraiment aller plus loin ?
L'un des deux pays est connu dans le monde entier pour son pragmatisme tranquille, sa façon d'annexer des récifs avec un sourire en coin, et de rester le roi du Lycée. Connu aussi pour ses mines d'or, ses porte-avions et son armée de terre immense. L'autre est vu comme le pessimiste pompeux, incapable de chasser les Mafieux du jardin, connu aussi pour son charbon de bois, et les cas sociaux qui composent son petit-fonctionnariat.
Même politiquement, ça ne tient pas la route. Le pays de la propriété privée tend à accroître son système redistributif depuis des années, par l'allocation chômage, l'indemnité retraite, ou encore des mesures ponctuelles comme la prime de Noël. Le pays des canaux communaux s'est doté d'un récent gouvernement dont le projet-phare est de privatiser toute la vieille ossature de l'administration publique. Sauront-ils se toucher la main à mi-distance, et pour quoi faire ?
Posté : ven. déc. 15, 2017 10:30 am
par Arios
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15/11/2034[/center]
Vers une Organisation de défense du Proche-Orient ?
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La rencontre entre le Ministre de l'Information et les officiels hachémites pourrait sonner l'heure d'un nouvel axe de partenariat pour la Ligue de Montalvo. Alors que l'alliance avec l'UPO semble s'effriter depuis le débarquement uhmali en Txile, que le continent algarbien n'a fait émergé aucune puissance stable et à proprement dit algarbienne, et que l'Amarantie se perd en diners de charité kaiyuano-vonalyans, Cartagina pourrait voir le futur de son positionnement régional par rapport aux puissances arabes émergentes, à commencer par la Hachémanie très ouverte sur le monde, et potentiellement l'Ali-Kazar (ne serait-ce que par le climat qu'il fait peser sur Hiérosolyme).
C'est en s'appuyant sur son passé et héritage phénicien, et particulièrement maghrébin en Nazalie, que la Ligue pourrait argumenter son adhésion à une ligue de défense du Proche-Orient. Quelle meilleure idée que celle-là pour éviter un glissement des pays arabo-musulmans de Cérulée, vers l'aimant islamiste qui tournoie sur lui-même quelque part entre l'Ashurdabad, le Karmalistan et le Dosalhi. Propriétaire des Lieux-Saints de l'Islam, la Hachémanie aurait tout du futur aimant du monde arabe, au sein d'une organisation orientée vers l'Occident, comme un soldat sur la défensive mais pouvant comprendre et parler le langage d'un adversaire respecté, et tenu en respect.
Laïque, polyculturelle mais incontestablement orientale, par rapport à une Dytolie de l'Ouest du centre incapable de faire émerger elle-aussi des pays-phare, cette organisation de défense pourrait assurer la sécurité des pays membres, et du commerce régional en général, menacé autant par les délires militaires lucifériens et britons que par une piraterie endémique.
Posté : ven. déc. 15, 2017 12:49 pm
par Arios
15 novembre 2034
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Addolorata Pozzi, Présidente d'Arovaquie : le grand entretien
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Madame la Présidente, bonjour, merci d'avoir accepté de répondre à nos questions.
Peut-être pour commencer, voudrai-je vous demander : avez-vous encore quelque chose à voir avec le mouvement autonomiste, Avanti Arovachia ?
Je vous en prie.
Je suis la Présidente de tous les Arovaques, à partir du moment où l'on accède à cette fonction, on n'a plus de parti politique attitré. Mais oui, j'ai encore des relations avec certains membres de AA, ce sont des amis, ce sont aussi des conseillers, et je m'appuie sur eux pour définir une politique cohérente à l'intérieur de l'Arovaquie. Vous savez, je suis passé du parti des utopistes, au parti des réalistes. L'utopie arovaque indépendante n'est pas possible, je n'ai pas été nommée pour la mener à bien, primo, et elle n'est pas possible, secundo. Dès avant le scrutin auquel j'ai pu participé, il n'était pas question d'indépendance.
Vous aviez pourtant milité pour que l'Arovaquie se dote d'un budget propre, qui lui éviterait de payer notamment pour les politiques d'investissements structurels massifs, dont sont à l'origine des collectivités aliléennes ou nazaliennes - et l'on peut le craindre aussi cela de la récente élection de l'UdCS dans le sud de la Nazalie.
Oui, la question du budget propre reste sur la table, mais ces choses là ne se décident pas en quelques mois, croyez-moi. Quant à l'investissement, le temps de la dilapidation de l'argent public est je crois révolu, le gouvernement veille, et dans tous les cas il garde avec le Conseil de la Ligue auquel j'appartiens évidemment, le dernier mot en terme de gestion du budget. Je crois que le bon sens au service de l'Arovaquie est rentré dans les institutions générales de la Ligue, et en cela nous n'avons aucunement besoin ni raison d'en sortir.
Que diriez-vous à ceux qui vous reprochent d'avoir tourné le dos au programme autonomiste ?
Je leur répèterai ce que je viens de vous expliquer. sourire
Autre sujet. Votre père exporte-il vers le Mahajanubia ?
Sourire. Les Charbons Pozzi sont exportés, je crois, vers le Mahajanubia, comme tous les charbons de la Ligue et comme vers tous les pays avec qui nos commerçons, c'est à dire à peu près tout le monde. L'UPO a été agressée, je le rappelle, et elle ne fait que se défendre. Nous n'avons pas pour habitude d'entraver au commerce, lorsqu'il est mené avec des pays qui sont les victimes, dans cette histoire, d'une volonté d'impérialisme adverse. Il est hors de question d'empêcher nos entrepreneurs de tirer profit d'une situation qui n'est celle que de la défense de pays agressés.
Très bien. Pourriez-vous exporter vers l'ELA ?
Je n'en sais rien, je ne suis pas charbonnier, je suis Présidente. Nous avons des entreprises qui travaillent avec l'ELA, nous n'avons pas à les en empêcher sous prétexte que politiquement et diplomatiquement, nos pays ne s'entendent pas sur la question religieuse et ce qui en découle. Ce n'est pas en isolant cet État qu'il sortira de sa dialectique eschatologique et malsaine.
Pourriez-vous exporter vers l'Amarantie ?
Rire. L'Amarantie est un partenaire de la Ligue, notamment de l'Alilée mais pas uniquement, et cette amitié commerciale ne saurait pâtir des choix très personnels des dirigeants du Conseil Exécutif. Malheureusement, il y a une mauvaise conduite douanière, mais pour l'instant nous n'avons pas à rentrer dans ces enfantillages. Les produits amarantins continueront d'être accueillis selon la grille générale des douanes, donc autour de 0% pour la plupart des produits, et je ne doute pas que les autorités spongoriennes, puisque c'est d'elles qu'il s'agit, adopterons vite un meilleur comportement. Vous savez, les régimes trop archaïques sont balayés par l'Histoire lorsqu'ils sont entourés de dizaines d'organisations institutionnelles différentes - la Spongorie se déclasse et menace ses institutions en se comportant plus mal que les autres.
Pourriez-vous exporter vers le Vryheid ?
Mais c'est pas fini ? Rire. Pourquoi ?
Le Vryheid a récemment changé de monnaie, d'un certain sens, puis annoncé de façon assez chaotique un troisième système, d'autres options, etc... Est-ce vraiment bon pour le commerce avec l'UPO ?
Le Vryheid fait des expérimentations monétaires, c'est dommageable dans le cadre de l'UPO qu'il n'y aie pas davantage d'entente inter-étatique. Mais jusqu'à preuve du contraire, nos commerçants peuvent encore payer avec la Lire électronique, ce qui est l'essentiel, et cette Lire sort du pays essentiellement contre nos exportations... les entreprises sont libres d'accepter les nouvelles monnaies du Vryheid mais nous ne pouvons que les mettre en garde, pour l'instant.
La Ligue devrait connaître un recul record de sa fréquentation touristique, que pouvons-nous faire contre cela ?
Je veux me faire un peu l'avocat du Diable, en vous disant qu'une moindre fréquentation touristique en Arovaquie n'a pas que des points négatifs, et pourrait même soulager l'accès au foncier pour les familles arovaques dans de nombreuses régions, et participer de la lutte contre l'inflation en général. Nous n'avons pas à faire du porte-à-porte international pour aller chercher des touristes et les échanger contre des programmes étudiants et des échanges scientifiques sur les missiles, l'abondance crée du ridicule dans ce domaine-là - les dernières déconvenues de l'Armée par rapport à la Sovérovie montre qu'il faut mieux choisir ses partenaires. Comme dans la vie. Comptons sur les Aliléens et les Nazaliens pour venir découvrir l'Arovaquie : eux ont une vraie monnaie, un vrai porte-feuille, et un vrai savoir-vivre. Rire.
La candidate autonomiste est devenue la chantresse de l'amitié inter-montalvéenne.
Mais jamais au sein de AA je n'ai tenue de position isolationniste, sachez-le. Nos intérêts sont les mêmes, ce sont nos modèles économiques qui différent, le débat doit porter sur le choix entre le nivellement, ou la spécialisation. Je suis pour la spécialisation, pour l'innovation, pour le chemin particulier de l'Arovaquie : pas le même climat, pas le même biotope, pas les mêmes chances - regardez le phénomène fou de la Granique, qui devient le grenier électronique de la Ligue. Il y a un projet de la Bourse de Marejno qui veut s'implanter en Alilée montalvéenne - pourquoi ne pas plutôt choisir la Granique ? Nous pouvons être partenaires et dans une forme d'émulation, non vraiment de concurrence, du moment que ça reste dans le respect.
Vous seriez prête à encourager l'abandon du tourisme arovaque en faveur de l'Alilée, échange de bons procédés ?
L'Alilée a d'autres atouts, ce n'est pas la même forme de tourisme, croyez-moi. Non, respectons les identités économiques provinciales, comme les identités en général.
Il va y avoir des élections prochainement en Alilée. Que faut-il en penser, quand on est Arovaque, doit-on avoir une préférence ? Ou finalement, ça ne sert à rien, puisque la porte d'une décentralisation du pouvoir s'est refermée brutalement sur le nez de la population, et de nombreux Sénateurs au passage... dont certains de votre parti, nombreux. Alors ?
D'abord permettez que j'adresse une nouvelle fois mes condoléances aux familles, nous allons passer la durée des six mois. C'est tragique, oui, mais on peut combattre ce genre de tragédie en se parlant, en disant les choses. AA s'est perdu, je crois, à vouloir mélanger une position autonomiste et une position clairement indépendantiste, parfois particulariste, raciste, ésotérique... de mauvaises idées ont fait tâche, des malentendus sont apparus.
Je rappelle que la trentaine de Sénateurs exécutés l'ont été car ils ont voté l'autonomie de la Province, et vous ont nommé Présidente.
C'est une fausse idée. Ils ont voté l'autonomie de la Province, mais mon prédécesseur M. Mascarpone m'a nommé Présidente, dans son bureau. Il ne faut pas propager de fausses informations. Le vote par le Sénat était une prise d'indépendance, intolérable dans un État constitutionnel. Je regrette comme beaucoup le déroulement et la finalité de cet épisode, et renouvèle mes condoléances, mais ils ne sont pas morts pour moi, ils sont pour leurs idées, c'est suffisant pour qu'on les honore, comme des courageux mais non comme des martyrs.
Et l'Alilée ?
Quant aux élections aliléennes elles ne sont pas inutiles, elles sont mêmes dangereuses à certains égards car je crois qu'en dehors du phénomène plus rigolo qu'autre chose autour du Parti Conservateur de M. Delando, il y a la menace d'une gauche dure et sécuritaire avec Madame Mavrocordato. Il faut suivre ce qu'il se passe, soutenir les candidats raisonnables, et être attentifs aux programmes clairs qui ne devraient pas tarder à être sortis... Mais il y a un choix démocratique à faire, ce n'est pas inutile, non.
Merci Madame la Présidente, et à une prochaine fois.
Merci à vous.
Posté : sam. déc. 16, 2017 10:58 am
par Arios
18 novembre 2034
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Affaire Fino : trois brigadiers seront bien jugés
Suite de l'affaire Maurizio Fino, cet apiculteur de 68 ans mort d'une crise cardiaque après une intervention de la Brigade de sécurité du travail, inspection des fraudes : après le dépôt de plainte contre l'État par sa fille, conseillère bancaire de 37 ans, la Justice a saisi les premiers éléments de l'enquête pour finalement envoyer trois brigadiers devant le tribunal suite à la constatation, par les services médico-légaux et les enquêteurs des Carabiniers, "de signes de coups indéniables".
Les hommes de la BNSL aurait donc bien frappé le retraité, apparemment fraudeur au fisc, du moins les premiers éléments le laisse à penser. Une autre hypothèse, avancée par l'avocat Maître Gregorio, serait que le vieil homme et ses proches aient assénés eux-mêmes les coups après le départ des Brigadiers - mais la piste ne semble pas coller, jusqu'à présent, par rapport aux témoignages des fonctionnaires qui assurent avoir eux-mêmes constaté le début de perte de connaissance du vieil homme, puis contacté les secours.
Si du côté des accusés on reconnait des violences consécutives au refus, par l'homme, de se laisser maitriser, la plainte a été déposée pour homicide volontaire ; les avocats désignés des trois brigadiers qui se retrouveront finalement sur le banc des accusés à la place "de l'État", pourraient plaider l'homicide involontaire, afin d'atténuer l'impact d'une différenciation entre coups donnés involontairement dans l'action pour empêcher la violence de l'homme, ou coups assénés volontairement mais sans la volonté de tuer.
Cette affaire intervient bientôt 1 an après la création de la BNSL, et le recrutement progressif de 60 000 fonctionnaires-inspecteurs sur l'année - cette mesure, censée garantir le respect des normes et une concurrence équitable notamment pour les entreprises étrangères s'installant dans la Ligue, ne semble pas avoir encore convaincu la FIDES qui maintient son C à la Ligue, pour l'Indice de Confiance des Entreprises et des Consommateurs.
Posté : sam. déc. 16, 2017 4:19 pm
par Arios
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Le Gouvernement instaure une taxe sur le sapin pour trouver des fonds exceptionnels
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Les différents Sénats ont accepté de valider la proposition du Gouvernement, à sa demande, quant à la taxation d'un bien dont personne n'osera de priver même si son prix augmente : le sapin de Noël. Environ un mois avant les fêtes, la plupart des familles montalvéennes n'ont pas encore acheté leur arbre, pourtant elles sont 9 sur 10 à faire ce geste chaque année.
Avec sa taxe de 22% sur les sapins, le gouvernement espère lever une cagnotte exceptionnelle autour de 30 millions de Lires, modeste somme qui pourrait faire jurisprudence - pourtant, inventer une taxe du jour au lendemain n'est pas une idée pour rassurer les investisseurs, en ces temps de fin d'année et de rapports internationaux. L'excuse choisie par le Ministère de l'Économie et son nouvel occupant, Sergio Guerbo, est assez éhontée : "Nous avons accueillis de nombreux mineurs étrangers dans le cadre de la guerre, nous avons besoin de sous pour répondre à l'exceptionnalité de la situation mondiale. Peut-être que demain, la cagnotte servira à reconstruire les destructions des pays menacés à l'étranger".
Le Ministère de l'Information n'a pas encore communiqué quels pays s'étaient rapproché de Cartagina pour réclamer une part de la cagnotte future des sapins de Noël, mais il ne fait aucun doute que la trentaine de millions de Lires promise doit faire chavirer les têtes dans les chancelleries étrangères. Mais la magie de Noël, c'est toujours cette "intention qui compte".
Posté : sam. déc. 16, 2017 5:48 pm
par Arios
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60ct ---------- 17/11/2034[/center]
Immigration en Alilée : l'avis des candidats à la présidentielle
Avec 122 000 naturalisations en 2033 et une présence permanente de 700 000 étrangers travaillant dans la Ligue, le pays fait office de terre d'accueil... à son échelle, et surtout à l'échelle de son histoire de front pionnier. Le sujet n'est plus au cœur des débats officiels, mais il concentre l'attention de beaucoup de Montalvéens, comme a pu le montrer le récent débat dans les Divogiache concernant les familles roms réclamant la prime de Noël. Quelques jours avant les élections présidentielles aliléennes, la discussion s'invite à nouveau sur les plateaux et dans la presse.
Giustina Taravella, candidate de Nazione&Liberta (créditée de 20% des intentions de vote) : "Nous sommes un pays d'immigration et avons besoin des immigrés, d'autant que nous avons la chance, par notre position géographique, de pouvoir les choisir. Oui à l'immigration des gens éduqués, oui à l'immigration des gens qualifiés, c'est le cas de l'extrême majorité des gens qui viennent chez nous. Par ailleurs, je souhaite que la procédure soit légèrement simplifiée, en prenant en compte l'expérience des fonctionnaires, afin d'encourager cette immigration, et de viser une stabilisation du rythme de naturalisation au-dessus, légèrement, de ce qu'il était en 2033."
Mara-Mamella Mavrocordato di Sutzopolis, candidate du Movimento Basta Corruzione (créditée de 17% des intentions de vote) : "Les procédures de contrôle des immigrés sont efficaces, il ne faut pas les changer, ni même simplifier l'accès à la naturalisation - ce qui serait une erreur grossière. Je pense que le rythme est soutenable actuellement, et l'absence d'incidents parmi la population montalvéenne d'origine amarantine le montre ces derniers temps, alors que les tensions transfrontalières existent. La plupart des immigrants amarantins se rendent au final en Arovaquie, et ne font que passer par chez nous. Il n'y a pas d'urgence dans ce domaine, mais nous ne devons pas baisser la garde institutionnellement. Je m'opposerai à toute simplification des règles d'entrée et de vie pour les immigrés."
Lino Chefalla, candidat de Forza Alileia (crédité de 20% des intentions de vote) : "Nous pensons que l'Alilée doit utiliser l'immigration à son avantage en réussissant à fixer les Amarantins migrants chez nous, plutôt que de les laisser partir dans les autres provinces. Mais oui, si vous voulez que je vous réponde, nous avons besoin d'eux, nous avons besoin qu'ils viennent, toujours plus nombreux, c'est la vocation de notre pays, nous sommes nés de cela - et du moment qu'ils respectent notre culture, alors ils sont des nôtres, évidemment."
Alessandro Delando, candidat du Partito Conservativo (crédité de 10% des intentions de vote) : "Nous devons ramener l'immigration au rythme d'il y a cinq ans, d'abord en diminuant le nombre plafond de naturalisations, qui n'est pas respecté d'année en année, en nous y tenant, ensuite en fixant un plafond pour le nombre d'étrangers travaillant dans la Ligue. Il ne faut pas taxer leur travail, ce sont des êtres méritants quand ils travaillent et doivent être traités comme les citoyens, mais il faut se garder d'avoir un trop grand nombre d'étranger car cela nuit à d'autres méritants, ceux qui cherchent du travail et qui trop nombreux n'en ont pas, montalvéens. Le cas des aliénés est à part, et je proposerai un plan d'exception pour l'arrivée, l'intégration et la libération des Aliénés amarantins qui le souhaitent, c'est là un devoir de nature humaine et spirituelle."
Le nombre de naturalisations en 2034 sera connu quelques heures après la nouvelle année.
Posté : sam. déc. 16, 2017 10:43 pm
par Arios
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60ct ---------- 18/11/2034[/center]
Énergie en Alilée : l'avis des candidats à la présidentielle
Sans forêts exploitées à la manière de l'Arovaquie, l'Alilée est complètement dépendante de l'importation de charbon des autres provinces, des mines nazaliennes et arovaques ou des forêts du nord de l'Arovaquie. Pourtant, à l'image du reste de la Ligue, son tissu urbain et ses systèmes de chauffages sont complètement calqués et construits sur une disponibilité de la ressource, longtemps promue par les politiques publiques. Beaucoup pensent qu'aujourd'hui, les intérêts aliléens sauraient primer sur les besoins d'exportation du charbon arovaque. En dehors de la petite infidélité que cela représenterait, l'Alilée pourrait-elle produire son énergie ?
Giustina Taravella, candidate de Nazione&Liberta (créditée de 19% des intentions de vote) : "Écoutez, je ne suis pas pour me laisser aller au jeu de la remise en cause de... nos traditions économiques, même, pourrait-on dire. Euh, l'Arovaquie fait partie de la Ligue, on prend du charbon là-bas selon la loi du marché, il ne vient pas de loin, il ne tue pas d'oiseaux ; si vous prenez le coût de nouvelles infrastructures, et bien passer à l'énergie hydraulique, ou solaire, ou n'importe-quoi d'autre, ça ne serait pas rentable. Donc non, il n'y a pas de débat énergétique propre à l'Alilée."
Mara-Mamella Mavrocordato di Sutzopolis, candidate du Movimento Basta Corruzione (créditée de 19% des intentions de vote) : "C'est intéressant, de se poser la question. Il y a une question, on en parle, oui. Produire une énergie aliléenne, ce serait aussi, à commencer pour nous, une occasion de relever la tête, et l'on pourrait aisément la vendre à la partie nord de l'île, plus peuplée... Enfin voilà, on peut en parler, je crois, ce n'est pas quelque chose qui nécessite le blanc-seing de Cartagina, et des messieurs là-haut, enfin vous voyez où je veux en venir : pas de souci pour moi, étudions les opportunités, nous avons des fleuves permanents, il doit être possible d'attirer des investisseurs internationaux s'il le faut pour doter l'île en usines hydroélectriques. Je n'aurai pas peur de porter l'idée en tous cas."
Lino Chefalla, candidat de Forza Alileia (crédité de 19% des intentions de vote) : "Je dis oui à l'étude du projet, si ça intéresse des investisseurs. L'Alilée est grande ouverte pour accueillir des gens qui veulent parier sur la consommation d'énergie électrique venue d'autres sources que le charbon. Nous avons énormément d'espaces en friche, il faut les utiliser, sinon ça ne sert à rien. Mais je dis non à un investissement de la part de l'État, nous n'en avons pas les moyens actuellement et vous le savez."
Alessandro Delando, candidat du Partito Conservativo (crédité de 10% des intentions de vote) : "Attendez, attendez, attendez, euh, parler d'énergie, à quelques semaines de Noël, alors qu'on est dans un grand mouvement national pour les mineurs réfugiés, je trouve cela, peut-être, pas prioritaire. Mais l'énergie, moi l'énergie, je n'ai rien contre. L'énergie, c'est d'abord celle des hommes, des femmes aussi, je pense à ces femmes esclaves qu'on achète sur Internet, vous savez, je pense à ces aliénées, qui traverse des marais pour venir ici, je pense à l'énergie que le Christ donne aux individus, justement, ou que les bonnes idées, au travers des bonnes idées, ils agissent, ils tentent, ils râtent parfois, mais ils sont accompagnés par la collectivité, par leurs frères et sœurs dans la communauté humaine. Donc l'énergie c'est bien, mais une énergie de charité avant tout. Voilà. Vous avez votre réponse. Sinon, le charbon c'est bien, ça fait travailler des gens, nous n'avons pas les moyens de nous payer autre chose actuellement, cessons l'investissement sur trop long terme, investissons plutôt dans l'humain, dans la citoyenneté ; cela fera davantage de liens. Cela nous rapportera plus, en tant qu'hommes, que des usines éoliennes ou des boudins sur l'eau. Voilà. Merci chère madame."