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Posté : sam. déc. 09, 2017 11:24 pm
par Arios
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60ct ---------- 27/10/2034[/center]
Les Zibbibonautes peuvent-ils arrêter la guerre ?
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Une étudiante amarantine de 24 ans ouvre une cagnotte sur Zibbibo-Insieme, pour que les donateurs anonymes paient les réparations de guerre de l'UPO et qu'elle accepte une paix blanche. Après 8 jours de présence internet, la cagnotte a déjà récolté 25 000 $, auprès d'internautes pour la plupart révoltés par la guerre. Des entreprises pourraient commencer à faire des promesses de dons...
[url=http://www.simpolitique.com/post300356.html#p300356]En 2030, le patrimoine montalvéen était estimé à 1 500 milliards de $[/url], reposant essentiellement sur l'immobilier. L'argent disponible dans les coffres, lui, s'élevait à 50 milliards, déjà largement de quoi financer, à cette heure seulement, les frais de guerre des nations de l'Union Pan-Océanique, élancées aujourd'hui dans une croisade pour la vengeance financière... un cercle vicieux, s'il en est, qu'il faudra arriver à faire avaler à quelqu'un in fine.
Laura Denedo, étudiante amarantine de 24 ans, qui étudie le droit au Darylée à Miliameni, a eu l'idée géniale, "au départ une plaisanterie", de faire un appel aux dons sur Internet, grâce à la plateforme collaborative Zibbibo-Insieme, afin que les Internautes du monde entier décident de financer eux-mêmes une sortie de guerre. Un système qui pourrait permettre à des pays, si tant est que les dons étaient suffisants, à se rembourser plutôt que de faire rembourser aux autres, en nuisant alors à leur reprise économique, des frais de mobilisation, d'entretien, d'investissement pour l'industrie de guerre...
Si l'idée qu'une cagnotte en ligne puisse sauver le monde fait rire, le principe n'est pas absurde économiquement. Dans les pays développés, beaucoup d'argent dort dans les coffres, et si la tendance tend à diminuer devant le phénomène d'inflation forte, il n'est pas trop tard selon les experts pour que cet argent soit converti en bonds de remboursement... qu'il faudra bien rembourser un jour : mais ce sera plus facile avec 10 nations en état de marche, plutôt que 5 terrassées par la mise en coupe réglée, et 5 autres essayant de convertir des meubles, des tapisseries et des piercings en liquide.
Posté : dim. déc. 10, 2017 4:24 pm
par Arios
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27/10/2034[/center]
La Ligue DOIT financer des missions de secours aux naufragés de guerre !
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Spectaculaire naufrage il y a une semaine, à 300 km des côtes
Les quelques pêcheurs montalvéens présents non loin des derniers naufrages ayant eu lieu entre l'Alilée et la Nazalie n'ont rien pu faire, ou presque. Effrayés par un naufrage, et les affrontements supposés qui ont lieu sous les eaux où ils travaillent, nombreux sont les pêcheurs à préférer demeurer au plus proche des côtes pour éviter de se retrouver au milieu de combats, ou sur la trajectoire d'un missile de sous-marin. Apparemment, la guerre des Containers se durcit, puisque les armées n'hésitent plus à s'en prendre directement aux navires civils afin de nuire à l'économie des adversaires.
Environ une dizaine de personnes auraient pu être sauvées lors des derniers naufrages en Cérulée, par des pêcheurs toutes nationalités confondues. Certains corps sans vie se sont retrouvés échoués sur les côtes, mais la plupart des vies se sont abîmées au fond de la Mer, quand elles n'ont pas été fauchées par l'explosion même des cargos, visés sans plus de distinctions, dès lors qu'ils portent le pavillon étranger. Un comportement absurde, au demeurant, puisque les règles de pavillon dans la marine marchande sont très libres, et que beaucoup de navires desservant l'ELA, la Posnanie, ou le Commonwealth, préfèreront désormais et préfèrent déjà hisser un pavillon qui ne soit pas celui d'un pays en guerre.
Pourtant ces naufrages surviennent, en dehors de toutes les lois coutumières du bon comportement en guerre, et en guerre maritime. L'esprit des marins, s'il en est, se retrouve bafoué par une sombre règle comptable : étouffez le commerce adverse, et vous gagnerez la guerre. Mais qui pense à cette femme, cette mère, cette fille qui s'étouffe à la nouvelle que son disparu, qui ne se battait que pour sa famille, est mort en faisant son travail de commerçant, de marin, sans même porter d'arme ?
C'est pourquoi, malgré ses difficultés financières, la Ligue doit envisager d'organiser des missions de secours, peut-être par une vraie patrouille de ses navires militaires et aux frais certains d'une mobilisation d'exception, afin de mieux prévenir ces naufrages et de préparer la prise en main des personnes se retrouvant au milieu de l'eau.
Posté : dim. déc. 10, 2017 7:30 pm
par Arios
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Internazional, conflitti, economia... Storia di oggi d'un mondo in subbuglio... IL GIORNALE CHE PARLA PER TUTTI - Stampato a Miliameni, Alileia - 30/10/2034
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HACHÉMANIE : la perle de l'Orient dans la botte de la Coalition
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Al-Khar/Lacarro, bijou balénaire et tertiaire du pays[/center]
La Hachémanie est de ces pays dont on se demande ce qu'ils viennent faire dans un conflit d'ego gouvernementaux, sinon se mesurer à des plus grands dont ils se doutaient bien que l'image ne reflétait pas la réalité vue de plus près. Ce pays moyen de 10 millions d'habitants, à la productivité remarquable pour notre époque et comparable par tête à celle de la Ligue de Montalvo (au PIB plus important), jouit d'un tissu urbain mature tricoté entre la Mer et le désert par les rentes d'un Or noir et une position savamment cultivée depuis des décennies, par une dynastie musulmane ayant su tirer profit du noeud commercial que représente structurellement l'île de Tarfa, entre la Terre Sainte, la Janubie, le Wenlei par l'Ashurdabad, et la Cérulée, si pénible Cérulée au jour d'aujourd'hui.
Depuis 1750, ancienneté remarquable dans le monde des États musulmans, la Hachémanie est dirigée par des Émirs, puis des Rois, fidèles à une tradition nationale qui ne fut broyée que l'espace de quelques jours, en 2012, quand l'Armée tenta de prendre le pouvoir en la personne d'un Colonel rebelle, vite arrêté et fusillé par les gardiens de la royauté. Ces derniers jours, forcées par une situation militaire coalisée assez ridicule, et les tensions revenus en écho à 2012 dans ce contexte d'affaiblissement de l'exécutif, l'Armée a dû reprendre en main la défense hachémite, avant d'inviter le Roi à s'exiler... mais l'erreur n'a pas été renouvelée, et comme bien de l'annoncer une Agence de Presse Royale toujours réactive et pertinente, c'est en faveur de l'héritier du trône le prince Rashid ben Qabus al Massoud (Raccido Bencabusso Lamassodi selon la transcription italique) que l'Émir-Général Hussein ben Salmane al Khalifa entend délaisser ses prérogatives, détenues quelques jours pour mieux garantir la sécurité nationale.
Ainsi, le sabre et le goupillon dynastique savent travailler en bonne intelligence pour assurer la survie du pays, et les intérêts économiques l'exigent. Centre économique en plus d'être un centre religieux (avec la ville sainte de Meccdha), la Hachémanie est pour la région un phare, et pour le monde musulman une perle, à accrocher au collier des nations modernes et industrialisées. Dans le contexte guerrier, il faut sauver les exportations de pétrole (les Ligues d'Amarantie et du Montalvo y participe grandement...), le dynamisme économique qui font des villes hachémites des pôles urbains développés à l'énergie folle... mais aussi la tradition nationale de la culture du pavot, pourvoyeuse de nombreux emplois sur le continent, et véritable système de rentes régulières pour les grandes familles tenant le capitalisme dans l'Émirat.
Tout n'est pas rose dans ce pays et loin de là, et les défenseurs d'une plus grande démocratie critiqueraient volontiers le rapport aux libertés d'expression, de réunion, d'entreprise, pas assez garanties ou mal protégées du fait de l'influence des grandes familles dans le domaine économique, par exemple. Les Chrétiens, quelques % de la population, n'ont pas toujours le droit de célébrer une union religieuse, la polygamie reste tolérée, de même que l'homosexualité, mais le code légal prend soin d'interdire noir sur blanc certaines pratiques sexuelles. Avortement, prostitution, pornographie, zoophilie et jeux de hasard sont formellement interdits avec la même fermeté, comme si tous étaient comparables.
Il ne fait pas bon tomber entre les mains de la police du Royaume-Émirat, qui plus est pour "crime de lèse-majesté", car on y risquerait torture, puis peine de mort. De même, si l'on est musulman, la Charia est appliquée au moins partiellement, jusque dans le contenu du repas du soir... Pour rester attractif, le pays prend soin de ne pas faire respecter toutes ces mesures aux étrangers - et heureusement pour l'ouverture du pays.
Avec un système fiscal comparable, la Hachémanie et la Ligue de Montalvo auraient tout pour s'entendre : taxe sur la valeur ajoutée très basse, ce qui limite le coût de la vie, impôt sur le revenu très mesuré - bien que plus progressif et correcteur en Hachémanie que dans la Ligue, où son taux est universel.
Aujourd'hui, la Hachémanie se retrouve en situation d'adversaire frontal face au Commonwealth, peut-être son dernier adversaire conscient - car si l'Islam hachémite est une religion du réel, le luciféranisme algarbien s'intéresse davantage à l'outre-monde, et cette passion aveuglante pour le "Porteur de Lumière" pourrait bien précipiter inutilement, beaucoup de gens du Livre, dans une longue suite d'horreurs militaires... Rahdya a dans ce sens un rôle historique à jouer, un choix majeur à faire : la paix, ou la guerre. Elle est de celles à avoir le plus à y gagner, ou à y perdre.
Posté : dim. déc. 10, 2017 10:06 pm
par Arios
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60ct ---------- 30/10/2034[/center]
Autour des "Happy hours", la reconquête des frontaliers amarantins
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Si la frontière entre les deux Ligues est plus contrôlée qu'auparavant, les échanges continuent et l'excursionisme reprend du poil de la bête à la faveur des fêtes de fin d'année qui approchent. Mais les divergences de politiques douanières et policières entre la Spongorie et le Forluno pourraient bouleverser le rapport habituel entre les différentes cités montalvéennes situées non loin de l'Amarantie...
Repas et boissons moins chères jusqu'à une certaine heure, dégustations gratuites, nuits d'hôtel à prix cassés, les villes frontalières et plus largement l'Alilée n'ont pas manqué d'imagination pour tenter, avec bonne humeur, de préserver le climat bon enfant habituel, lié aux très nombreux échanges de personnes entre les deux frontières. Échanges surtout en direction de la Ligue de Montalvo, ces derniers mois en tous cas, alors que plusieurs entités amarantines ont suivi une attitude du Conseil Exécutif plutôt hostile à Cartagina, suite à son alliance commerciale avec l'UPO. Pour autant, si des villes comme Clisto ont connu un très mauvais Été, fragilisée qui plus est par une intensification des contrôles à la frontière assez dissuasive pour les gens ne voulant passer que quelques heures en Alilée du sud, l'affluence revient à la faveur des fêtes de fin d'année.
C'est le grand retour des Amarantins dans la Ligue, autant d'un point de vue migratoire (la tendance devrait peu faiblir par rapport aux années précédentes), que commercial à l'échelle des particuliers. L'Alilée, province pauvre en relatif, offre en certains endroits un pouvoir d'achat intéressant pour les Amarantins aisés - mais surtout, les commerces, essentiellement les débits de boisson, restaurants et boutiques de services, n'ont pas hésité à casser leurs prix pour encourager ce "retour à la normale". La présence des Amarantins est essentielle, constitutive du tissu urbain frontalier, et essentiellement de la côte clistéenne de Cochipédie, qui tout au nord du Massif de l'Asciuttina n'a bâti son développement que sur la richesse du tourisme, enrichi aux hormones de croissances que lui octroie son caractère frontalier.
Pour autant, les décisions différentes prises par la Spongorie, qui a cette année appliqué des taux de douanes inédits et en hausse aux produits montalvéens, et par le Forluno qui maintient des taux neutres, a tendance à faire se rabattre les Amarantins de l'autre côté de l'île. Si ce ne sont pas forcément les mêmes, et pour cause, il devient plus facile de traverser la frontière pour arriver du côté de Filipiada, au Nord-Est de la Province, que pour atteindre Clisto - même si la capitale du Lofusi est située à plus de 100 kilomètres de la frontière contrairement à la grande ville cochipédienne qui s'étale sur les postes douaniers, toute la plaine de la Granda Calona autour de Filipiada redécouvre une attractivité perdue depuis la fin de sa grande époque industrielle.
Notamment, de nombreux commerçants petits et moyens, pouvant déplacer leurs commerces sans trop de coûts, commencent à quitter Clisto dont le prix du foncier reste très haut, afin d'aller fonder ou refonder Filipiada, autour de ses quartiers industriels jusque-là en friche, ou dans son centre-ville des années 1960, d'une Reconstruction mal-vieillie. Difficile de croire que cette transformation urbanistique sera de longue durée, car on veut penser que les relations iront en se normalisant, et que la Spongorie finira pas reconnaître qu'il est dans son intérêt d'encourager à nouveau le passage de la frontière, plutôt que de fouiller les coffres de voiture à la recherche d'un paquet de chips à taxer.
Mais plongées toutes deux dans une guerre absurde, par procuration, qui sait ou se finira le mauvais rêve ? En attendant, main dans la main, les couples reprennent leurs habitudes le long des quais de Clisto, ou dans les anciennes poissonneries de Filipiada, qui se reconvertissent en boites de nuits, en bar dansants, en galerie d'art ou en café-théâtre...
Posté : lun. déc. 11, 2017 12:02 pm
par Arios
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2/11/2034[/center]
Fouette-queue, pétrole, lézard, UdCS, train, polémique, Hachémanie, environnement
[img]http://www.leguideduchauffage.com/photogallery/fioul/cuve-fioul.jpg[/img]
Stockage de fioul
Alors que la guerre a fait prendre conscience a beaucoup de nations de leur fragilité, Raimondo Mazzola a inscrit la Ligue dans celles-ci en annonçant qu'elle voulait augmenter ses réserves stratégiques de 5200%... Un nombre important, mais qui illustre davantage le manque de préparation et d'habitude à stocker du pétrole, que la volonté de disposer désormais de réserves très importantes. La Hachémanie, principal fournisseur aujourd'hui, exporte son pétrole brut en Arovaquie, qui se charge de le raffiner pour le revendre sur le marché mondial mais aussi à l'intérieur du pays. Désormais, et répondant aussi aux mutations du secteur qui a connu d'importants investissements, la transformation pourrait alimenter les nouveaux réservoirs de stockage, qui seront également alimentés en brut et permettront d'aplanir le rythme de transformation à Daro-di-Suresisca, principal pôle de raffineries de la Ligue.
Seulement, si les sites choisis pour accroître leurs capacités en cuve ne sont pas nouveaux, l'agrandissement des structures fait polémique auprès des associations de défenseurs de l'environnement, auto-proclamés, et particulièrement à Bumerdi. La ville du sud de la Nazalie, depuis quelques jours sous gouvernance régionale du parti anti-centraliste UdCS, accueille la nouvelle des chantiers financés par l'État avec un fort enthousiasme, longtemps anxieuse de se voir dérober l'essentiel de la compassion et des aides générales par Lébira, dont le récit et la position se prêtent mieux à la caricature attendrissante. C'était sans compter sur les collectifs se mettant en mouvement dans toute la Province, pour défendre le "Fouette-queue à collerette bleue", lézard soi-disant indigène aux dunes de terre-sèche qui entourent la ville, en s'appuyant sur une activité internet particulièrement marquée.
Si le dernier rapport environnemental portant sur les espèces nazaliennes commandé par le gouvernement en 2025 ne faisait pas de différence entre le Lézard Fouette-queue à collerette bleue, qui n'apparait que très peu dans la bibliographie jusqu'à présent, et le Lézard Fouette-queue à collerette mauve qui peuple abondamment les grandes provinces de Lasahari et des Riaggiadi, au point qu'il s'aventure même jusqu'aux territoires des Lézards Fouette-queue à collerette verte ou à collerette à pois des campagnes lajamigliennes, dans le nord, les associations hostiles au projet d'agrandissement du site pétrolier de Bumerdi s'en donnent à cœur joie. De quoi inquiéter la municipalité, centriste, alors que la région vient de passer à gauche avec l'UdCS - et ses projets de parc régional.
Bumerdi, comme Bragopola et les autres villes où est réservé le pétrole stratégique, se trouve sur une voie de chemin de fer, loin des sites côtiers potentiellement menacés en cas de guerre, et servirait de réserve de secours aux cuves de Duzzo. Le site bumerdien devrait gagner, selon les plans gouvernementaux, plus de 17 hectares dont 10 liés directement au stockage. L'agrandissement devrait permettre, à terme, plus de cent nouveaux emplois permanents, et indirectement plus de 500 - une manne dont la ville de 80 000 habitants n'a pas envie de se priver.
Posté : mar. déc. 12, 2017 2:01 pm
par Arios
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5/11/2034[/center]
Pour Mazzola, Noël "est le moment de dépenser pour prouver qu'on aime les autres"
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Les grandes surfaces redoublent d'animations ces temps-ci.[/center]
Nous ne sommes que début Novembre et pourtant, Noël est déjà dans toutes les têtes. Pourquoi ? Parce-qu'après une année morose économiquement, plombée par les balbutiements d'une réorientation diplomatique et les menaces d'une guerre régionale, la Ligue entend reprendre le chemin d'une consommation heureuse afin que l'économie reparte, que l'argent circule et que le moral des ménages se stabilise.
Dans un clip tourné sur la zone commerciale de Sant'Sebastiano dans le nord de la Nazalie, le Président Mazzola et plusieurs personnalités politiques vont rendre visite aux commerçants, aux clients, et vantent à grand renforts d'entretiens participatifs avec faux passants et vrais conseillers de vente, que la Ligue s'apprête à vivre un véritable épisode exceptionnel : une fin d'année, chose qui n'arrive à peu près qu'une fois par an, et qui cette année est plus importante encore que d'habitude car dépend de la consommation de Noël les résultats économiques finaux sur l'année.
Raimondo Mazzola, le président, intervient lui-même à plusieurs reprises face caméra, et encourage évidemment les Montalvéens à se montrer particulièrement dépensiers. La vidéo, qui s'intitule "Dépouillez-vous", n'hésite pas les références sans vergogne à Saint-Martin, qui donna la moitié de son manteau à un mendiant. Saint-Martin serait le consommateur montalvéen, et le mendiant serait le membre de sa famille, avec souvent moins de revenus, mais aussi le commerçant recevant ainsi assez de moitiés de mentaux pour ouvrir une nouvelle boutique.
Les références jugées malheureuses, notamment par les membres du clergé et le monde philosophique, sont pourtant revendiquées politiquement, et nombre d'économistes apportent leur soutien, sinon sur la forme, du moins au fond de la campagne de promotion de la consommation, dont la figure de proue est ce jeune président à la barbe de trois jours, qu'il assure pourtant "entretenir au moins une fois par semaine chez le barbier".
"Mazzola a une initiative louable et d'ailleurs il n'est pas forcément toujours à la source des sorties du gouvernement ; l'initiative louable, est de pousser les gens à consommer, consommer toujours davantage, car il n'y a aucune conséquence négative à ce que l'argent circule, et ce n'est qu'en circulant, à l'image de l'eau claire dans la rivière, qu'il fait tourner la roue de l'économie, comme l'eau claire la roue du moulin. Ce n'est pas grave de consommer trop, on ne peut pas consommer trop, plus on consomme plus l'économie suit, produit, plus les usines tournent, plus les salaires sont versés. Il ne faut pas avoir cette pudeur, cette sorte de peur du feu, archaïque, cette honte de gaspiller. Plus on se dépouille de son argent, plus on y gagne car il ne se déprécie pas, plus l'argent revient par d'autres biais : salaires, aides sociales, plus les moyens publics sont forts pour accroître le confort collectif. Plus vous consommez, plus vous avez de chance que votre salaire augmente, collectivement" explique Antonio di Bura, économiste.
A l'argument que la Ligue n'est pas un pays isolé et que la consommation, donc, profite autant aux étrangers qu'aux entreprises locales, l'équipe présidentielle répond qu'il faut penser "dans une logique globale", et que faire tourner ainsi les entreprises étrangères "est structurellement bon pour notre économie, car les étrangers ainsi enrichis continueront d'acheter chez nous".
Le Président, qui a notamment encouragé "les femmes à aller toutes se faire les ongles chez l'esthétiticienne pour les fêtes", et plus généralement les parents "à doubler le nombre de cadeaux envers leurs enfants chaque année", devrait continuer de s'investir dans cette campagne de promotion. Le calendrier de l'Avent promet d'être particulièrement long cette année... tant mieux pour les chocolatiers, et pour tout le monde, en fait.
Posté : mar. déc. 12, 2017 6:54 pm
par Arios
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Le Président s'invite à une cérémonie de familles de Sénateurs exécutés
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En juin dernier, une soixantaine de personnes, toutes Sénateurs de la Ligue, étaient arrêtées par le pouvoir central puis exécutées sommairement après qu'elles eurent voté, contre les règles constitutionnelles, leur indépendance. Edmondo Boterlo (Edmund Butler), alors Président nommé par le Conseil de la Ligue, avait avec une fougue toute nordique mais fidèle au respect des règlements latins sur la trahison, fait avancer les procédures au pas de charge afin qu'en une dizaine de jours et sans qu'on ne puisse l'arrêter, les Sénateurs séditieux soient inquiétés, jugés de façon expéditives et pendus, publiquement qui plus est.
Difficile, quelques mois après, et alors que le calendrier électoral s'en est retrouvé si bouleversé que les observateurs pensent à se demander si la démocratie montalvéenne fonctionne toujours, du moins une certaine forme de démocratie car la nôtre ne semble pas aller jusqu'au droit à la libre-détermination, pour un jeune Président à l'image tolérante, sinon cool, tant cultivée, de nier ce qui restera comme l'événement politique principal de l'année, peut-être même avant l'affaire du retournement d'alliances commerciales.
Raimondo Mazzola s'est donc invité à une petite cérémonie organisée dans un square de Dovernico, non loin de l'avenue principale de la ville où s'est déroulée l'exécution, là où les corps une fois détachés, pour certains tombés d'eux-mêmes, ont été amenés puis empaquetés après une brève bénédiction religieuse, au mois de juillet dernier. Les familles, outrées premièrement par la venue, ont pour certaines préféré partir, tandis que d'autres, triées sur le volet selon l'agressivité, ont accepté de venir parler avec le Président, allant à sa rencontre pour tenter d'obtenir des réponses.
Le Président leur a présenté des excuses personnelles, et non officielles au nom de l'État. Répétant à plusieurs reprises, notamment à la mère d'un des jeunes sénateurs du MBC, qu'il était profondément choqué et malheureux, triste, au point de faire semblant d'essayer de cacher une larme, le Président a ensuite tenté une allocution, courte mais au moins sincère dans la forme, que les chaines de télévision se sont empressées de rapporter :
"[...]Le sacrifice de vos proches, c'est un sacrifice, ne s'est pas fait au service de l'État, mais il s'est fait, en quelques sortes, au service de la collectivité, dont ils ont voulu, que l'on soit d'accord ou non, étendre le champ des droits. Peut-il exister un droit à l'autodétermination dans la Ligue ? un droit à la prise, unilatérale, d'autonomie en dehors du cadre constitutionnel ? L'État, à cet instant, a répondu non, avec une fermeté dont on l'ignorait capable. Il est temps, de vous dire, je crois, combien le sacrifice de vos proches a été admirable, je n'ai pas peur de le dire, je suis admiratif, comme Président, comme homme politique, devant le courage de ces gens. Ces gens, qu'importe le fond de ce qu'on peut penser de leur volonté politique, inspirent l'admiration, le courage. Néanmoins, je ne peux pas dire, comme Président, que faire le choix d'abandonner, à un moment critique, et à n'importe-quel moment, le cadre constitutionnel, était un choix à faire, une option. Je continue de penser, comme Président, et comme homme, que ce n'était pas une bonne chose. Maintenant, la réaction de l'État était-elle juste ? Elle était en tous cas légale, car la Constitution est le cadre de la légalité de l'État, et à partir de l'instant où l'on quitte ce champ constitutionnel, on s'expose aux pouvoirs extraordinaires de la force publique... Cela n'enlève rien au caractère admirable du sacrifice consenti par vos proches, pour leurs idées. Et pour que vive notre démocratie, nous devrons nous en souvenir, et évidemment prévoir l'élargissement du cadre de la justice régulière afin de répondre, à ceux qui en feraient le choix de violer la Constitution demain, un cadre de jugement plus serein, moins expéditif, non moins rigoureux, mais dont ils connaitraient à l'avance les conséquences - car là est l'honnêteté du politique, de la justice, de laisser entendre à l'avance, d'annoncer même à l'avance, les conséquences probables d'un acte qui reste un acte criminel."
Raimondo Mazzola s'est ensuite éclipsé rapidement, après avoir salué, visiblement gêné, une foule pour partie toujours très en colère. Sous quelques jurons vite oubliés par le service d'ordre, des jets de terre et de gravier ramassé le long de la voirie, le convoi politique s'est éloigné après quelques dix minutes de présence. C'était la première fois que les politiques généraux revenaient sur l'exécution des Sénateurs du début de l'Été, événement expéditif dont la Ligue n'a pas fini de payer les conséquences sur son attractivité, et sur l'image qu'elle a d'elle-même.
Posté : mar. déc. 12, 2017 7:26 pm
par Arios
6 novembre 2034
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Question rom et prime de Noël : la présidente du conseil UCS des Divogiache met le feu
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Famille rom installée à Gorniglie[/center]
Valeria Bladonicio, présidente du Conseil régional des Divogiache en Transvélécie, a mis le feu au débat politique à l'échelle de toute la Province et plus largement de la Ligue, en refusant de rejeter elle-même les dossiers de demande de Prime de Noël déposées par un collectif d'une centaine de familles roms résidentes sur le territoire, dans la région. La politicienne rétorque que selon elle, les femmes au foyer rom, bien que non-montalvéennes, devraient pouvoir toucher également la Prime de Noël, d'un montant de 264 Lires, comme les femmes au foyer montalvéennes. Une prime exceptionnelle décidée, avant son tragique suicide, par le Ministre de l'économie Maometto Buazizi.
Madame Bladonicio, cheffe de file de l'Unione Cristiano-Sociale, est depuis accusée par ses pairs de l'opposition de verser dans le sentimentalisme, faute d'avoir une vision politique claire alors qu'électoralement, le centre-gauche-gauche se voit dépassé un peu partout par les mouvements sinon populistes, du moins alternatifs, à l'image de l'Unione delle Città del Sud en Nazalie, ou jusqu'au printemps dernier du Movimento Basta Corruzione en Alilée, dont la présidente Mara-Mamela di Sutzopolis a annoncé vouloir participer aux élections présidentielles dès que le calendrier électoral serait rattrapé. Le centre-gauche, ou centre, enfin un peu moins "à gauche", semble polariser un peu partout, aussi bien en Arovaquie qu'en Alilée, autour de Nazione&Liberta, alors même qu'on retrouve ce glissement en Nazalie où Popolo degli Cittadini, un peu plus libéral, capitalise contre Nazione&Liberta, qui fait là-bas office d'UCS local.
"Alors c'est ça, maintenant, le centre-gauche ? Tomber dans l'humanitarisme à deux sous plutôt que de réfléchir sérieusement à la pauvreté arovaque, bien arovaque ?" a répondu le chef d'Avanti Arovachia, Andrea Rascovicio, par réseau social interposé, enregistrant un score de partage inédit de sa saillie verbale. En froid avec la Présidente, qu'il avait pourtant poussé dans son parti aux élections présidentielles, Rascovicio souhaite reprendre en main AA et la question rom lui offre le moyen de donner un visage social, pour pas cher, alors qu'AA se voulait traditionnellement hostile aux politiques de redistribution. En tous cas, on constate une forme d'unanimité politique pour condamner l'idée selon laquelle les non-montalvéens devraient profiter des aides sociales, ce qui ne serait pas, de l'avis de tous, pour faciliter les transits migratoires alors que l'immigration reste forte, et toujours aussi mal vue, et ce toutes provinces confondues.
À moins que l'avis de Valeria Bladonicio dépasse l'affaire d'une seule personne, mais auquel cas l'UCS aurait du mal à terme à se maintenir dans les régions de la périphérie arovaque, qui tendent à se paupériser du fait d'une inflation qu'elles sont incapables - mis à part le cas exceptionnel de la Granique - de compenser par la croissance.
Posté : jeu. déc. 14, 2017 9:05 am
par Arios
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12/11/2034[/center]
Piraterie : en 2034, 42 pêcheurs blessés, 2 morts et 6 disparus
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Pirates photographiés en 2028 au large
Si l'on connait le terrorisme des terres, comme en a pu être frappé la Nazalie à plusieurs reprises le long de ses frontières ces dix dernières années, on connait moins bien le terrorisme des mers, cette piraterie persistante à mesure que le continent et l'Algarbe-du-Nord n'arrivent pas à accueillir des élans nationaux autres que ceux des puissances d'origine dytolienne. La défection des deux-Lucagne ces derniers mois n'a pas été pour soulager le phénomène, et les associations de pêcheurs, Syndicat en tête, craignent que l'année 2035 soit encore plus meurtrière.
En 2034, plus d'une dizaine de navires de pêcheurs montalvéens, essentiellement nazaliens, ont été attaqués au large de l'Algarbe, par des hors-bords et barques à moteurs de pirates venus des tribus arabes au sud de la Mer d'Algarbe, ou parfois touaregs plus ou moins soldats-esclaves des institutions tribales ennemies et poussés en mer à commettre des larcins pour le compte de leur réseau. En temps normal, les navires commerciaux sont privilégiés, mais le contournement des règles et/ou la présence de sociétés de sécurité à bord ont tendance à limiter l'attrait des grands cargos, peu attaqués ces dernières années. La piraterie algarbienne se concentre alors sur les pêcheurs, particulièrement ceux issus de pays avec lesquels les tribus mahométanes entretiennent des relations historiques exécrables sur fond de ressentiment ethnique.
Egizio Baldini et Vincenzo Larbi ont toujours leur portrait affiché sur l'hôtel de ville de Duzzo : ces deux pêcheurs, qui tentaient de protéger le fruit de leur pêche, ont été exécutés en mer en Septembre dernier par des pirates armés sur lesquels la Justice n'a évidemment jamais pu mettre la main. D'ici 2035, le Ministère de l'Information rendra peut-être public la conclusion de l'enquête menée pour comprendre où sont passé les équipages du Fiambente et de la Carpalina, deux chalutiers retrouvés sans personne à bord en juillet dernier, à quelques milles du détroit de la Mer d'Algarbe.
En tous, les attaques de pirates sur des pêcheurs auront fait une quarantaine de blessés, légers et parfois lourds, en 2034. Un chiffre important qui s'explique par le respect d'un certain code d'honneur jusqu'à présent, par des pirates n'hésitant pas à voler mais refusant de mettre en péril d'autres marins, bien qu'ennemis. Doigts coupés, oreilles coupées, sont ce à quoi se limitent ces terroristes de la mer, pour marquer leurs victimes. Si la mort reste l'exception, elle n'en est pas moins insupportable.
Posté : jeu. déc. 14, 2017 9:22 am
par Arios
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60ct ---------- 12/11/2034[/center]
Les Présidentielles aliléennes fixées au 15 Janvier
Les élections présidentielles, qui auraient dû avoir lieu au mois de septembre, avaient été jusqu'alors reportées sans qu'on ne connaisse la date du scrutin, au point que certains remettaient en doute le fait qu'elles pourraient avoir lieu. Mais l'influence de Raimondo Mazzola a été pour les faire revenir dans le calendrier au plus vite - un président si jeune et si cool ne pourrait pas être soupçonné d'entrave à l'exercice électoral régulier.
Massimo Cavafella, président intérimaire et nommé par le Conseil de la Ligue, devrait donc mettre sa place en jeu en Janvier prochain ; il a d'ailleurs annoncé à l'avance qu'il ne serait pas candidat - très impopulaire du fait de sa provenance, il a conscience de sa situation et retournera aux tâches plus discrètes du haut-fonctionnariat montalvéen de l'ombre.
Devraient donc s'affronter dans le scrutin les candidats qui s'étaient déjà annoncé pour le précédent. On peut penser à Mara-Mamela di Sutzopolis, la baronne amarantine d'adoption, qui pourrait porter les valeurs d'un MBC plus discret mais non moins radical sur la question de la corruption - à moins que les efforts généraux depuis quelques mois ruinent le potentiel du Movimento Basta Corruzione. Alessandro Delando, d'origine amarantine, devrait également être candidat pour représenter son jeune parti conservateur, tendance inédite dans la Ligue et venue tout droit des milieux réactionnaires nord-aliléens, opposés à la société homosexuelle et bobo, favorables à un "progressisme familial". Le centre, autour de Forza Alileia et Nazione&Liberta, devrait également proposer un ou deux candidats - le Palazzo passera probablement par eux pour proposer un candidat à hauteur du gouvernement.