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Posté : mar. mars 22, 2016 2:03 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
1er septembre 2029

Doit-on relancer l'aide économique aux pays socialistes et mouvements communistes dans le monde ?

C'est là une question sincère que beaucoup de politiques se posent à Novgorod. La Rostovie, bien qu'officiellement communiste, tend vers une voie disons "révisionniste" et socialiste-démocrate plus poussée avec Dniepropetrov à sa tête. Ce que dénonce justement les kirovistes avec virulence, accusant le dirigeant rostov de trahir l'esprit de la Constitution rédemptoriste, que Dniepropetrov lui-même a avoué vouloir modifier par son hostilité à l'idéologie communiste. Beaucoup de députés de droite ont alors rétorqué aux communistes qu'ils allaient affaiblir l'économie rostove, ce à quoi Arkharov a répondu que l'aide internationale restera mesurée par la priorité logique et naturelle accordée aux citoyens de l'URR. Tendant habilement la main aux chrétiens saratovistes en parlant de "tous les partisans Mir", Arkharov les a persuadé de l'impérative nécessité de faire profiter à tous les assoiffés de Justice dans le monde, la croissance rostove désormais devenue nettement positive.

[quote]Il est question de suivre l'idéal qui anime l'esprit de notre Constitution, pas le chiffre d'affaire de nos sociétés. Lesquelles, est-il nécessaire de le rappeler, sont la propriété exclusive du peuple.
La solidarité internationaliste fait partie intégrante de l'âme rostove. Elle façonne désormais notre culture, elle est un élément essentiel de notre identité. C'est faire preuve de patriotisme que de soutenir les autres peuples en difficulté économique. Cet idéal de fraternité doit être et rester à jamais le guide de toutes nos industries. Et ce n'est pas pour rien qu'elles ont été nationalisé : le collectivisme et la suprématie du public sur le privé en économie procède directement d'une doctrine philosophique, pas de formalités techniques opportunistes.
Arkharov[/quote]
Dans un premier temps, les communistes (kiroviens et gakistes), et même de nombreux saratovistes ont vivement applaudi à cette intervention.

Mais l'indéracinable Haïdarovski est alors venu contre-attaquer à la rescousse des saratovistes non-communistes, souvent dépassés sur leur droite (!) par l'opposition de gauche :
[quote]La solidarité internationale telle que vous la concevez consiste à soutenir à bout de bras des régimes dictatoriaux, au mépris de nos valeurs de liberté et de démocratie. Elle consiste à armer des insurrections communistes qui appellent à l'anarchie en tuant des innocents. Au Bangiso par exemple, c'est la droite qui est opprimée, c'est l'opposition de droite qui représente le peuple. Og'to Bissaro n'est qu'un dictateur aux mains pleines de sang. C'est un kirovien idéologue à la tête d'un parti unique qui, sous couvert de panzanyanisme, enferme des opposants politiques, persécute les religions et empêche tout développement économique au moyen d'un collectivisme absurde qui nie leur identité nationale !
Ces kirovistes invoquent le système du MiR pour vous séduire et vous tromper. N'ayez pas peur de dire la vérité : le MiR est une impasse, il est inefficace et pousse le peuple à l'oisiveté. Il est le fruit d'une expérience dont le seul intérêt fut celui de prouver à notre pays son incontestable et inévitable échec.
Gospodin (monsieur) Dniepropetrov... amis saratovistes, vous assistez ici à une tentative vicieuse de retour progressif du kirovisme, qui renoue peu à peu avec son passé dictatorial de parti unique, d'absence totale de liberté économique et de totalitarisme idéologique. Pour notre nation millénaire, pour notre peuple avide de paix, de pain et de liberté... ne vous laissez pas faire !
Piotr Haïdarovski[/quote]
[img]https://i.imgur.com/C8wAlfd.jpg[/img]
Piotr Haïdarovski, le chef du parti NSH, ne manque jamais de fougue quand il s'agit de combattre les disciples de Kirov.

Beaucoup de saratovistes d'abord hostiles à l'aide aux mouvements communistes (souvent athées), ont fini par se plier de peur que n'éclatent l'alliance entre les deux principaux mouvements rostovs, ce qui pourrait conduire, selon beaucoup d'experts, à un nouveau chaos politique en Rostovie.
Ainsi, c'est par une majorité de 68% des voix que la Rostovie a décidé de relancer l'aide financière aux pays socialistes.
D'office, la solidarité internationaliste pouvait compter sur 46% des voix du Viétché : le KPR (kirovistes) et le PKP (gakistes). Se sont ajoutés près d'une centaine de députés "saratovistes de gauche" et 15 anarchistes makhnovistes, soit respectivement 19 plus 3 points supplémentaires.

C'est ainsi que 27,5 milliards $ en devises étrangères (puisque directement issus des ventes d'armes) seront dépensés :
_ 10 milliards $ pour aider au redressement économique de l'Oustrie, soit 14% de son PIB !
_ 5 milliards $ pour le Finnherland
_ 2 milliards $ pour le Bangiso
_ 1 500 millions narevs pour la Constance (fournis par le Narkomat aux affaires étrangères, soit l'équivalent de 500 millions $)
_ 10,4 milliards $ pour les mouvements communistes à travers le monde (liste secrète)

Brèves

Karachaï : nouvelles émeutes à Kolgol contre "l'impérialisme rostov", 5 morts (dont 2 policiers) et une dizaine de blessés.

Posté : lun. avr. 04, 2016 6:28 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
12 octobre 2029

[img]https://i.imgur.com/kDLyAj5.jpg[/img]
Le sous-marin nucléaire d'attaque Terienkov / Magadarev, le fer de lance de la flotte de guerre rostove.

Le sous-marin "Terienkov" est débaptisé : vive nos SNA Magadarev !

C'est une décision anodine et pourtant révélatrice de grandes crispations politiques en Rostovie.
Le sous-marin nucléaire (SNA) le plus puissant et moderne de notre flotte de guerre, dénommé "Terienkov" à l'époque de l'URKR, prendra désormais le nom de son inventeur, Sergueï Magadarev.
Les seuls à avoir contesté cette décision furent le groupe des "révolutionnaires enragés" au sein des kirovistes, autrement dit quelques dizaines de députés, prétextant de ne pas nuire à la "tradition militaire".

[quote]Je n'arrive pas à croire qu'on ait pris si tard ce genre décision. Le terienkovisme serait-il encore parmi nous ? Au Vietché ? Au gouvernement ?! Ces gens-là freineraient-ils, avec quelques complices, notre marche vers la démocratisation ?[/quote]
S'est insurgé l'opposant politique le plus célèbre de Rostovie, Piotr Haïdarovski.

Le "Terienkov class" est un sous-marin nucléaire d'attaque. Moderne, rapide (plus de 27 nœuds en silencieux, plus de 40 nœuds max) et particulièrement imposant pour sa catégorie (127 mètres de long, 15 000 tonnes de déplacement d'eau en plongée), il est surtout connu pour avoir... vaincu les États-Unis pelabssiens. Rien que cela.
Si les bombardements nucléaires furent innommables tant moralement que tactiquement, l'activité "conventionnelle" de ces meutes sous-marines permirent à l'URKR de gagner l'affrontement militaire réel, c'est-à-dire contre l'armée ennemie, sans tuer un seul civil. A noter que les honteuses destructions de navires humanitaires furent entrepris par des sous-marins plus anciens (Akula), les missiles de croisière trop onéreux des Terienkov n'en valaient pas la peine... Ces SNA, qui rappelons-le ne sont pas des SNLE c'est-à-dire que le nucléaire se résume à leur seule propulsion pour gagner en autonomie et en discrétion, s'attaquaient en effet à la pierre angulaire des forces armées pelabssiennes : l'US Navy.
Celle-là même qui se vantait de pouvoir intervenir à n'importe quel point du globe en moins de vingt-quatre heures grâce à ses "Carrier strike Group", des formations aéronavales réparties sur tous les océans comptant pour chacune d'elles un super-porte-avions, des croiseurs géants, des destroyers de guerre sous-marine des frégates furtives anti-aériennes et bien d'autres navires.
Celle-là même qui, grâce à ses "CSG", imposaient la "pax pelabssa" sur tous les Océans, permettant à Hellington de jouer son rôle de gendarme du monde contre les États voyous.

Face à elle, le SNA rostov devait impérativement allier plusieurs facteurs pour espérer gagner une bataille navale. L'idée était de disposer d'une gigantesque force de frappe invisible et suffisamment bien dispersée pour "voir sans être vu" et frapper à distance de sécurité pour avoir le temps de disparaître à nouveau avant la riposte. Parce que même en immersion, un tir de missile anti-navire révèlera sans doute l'emplacement approximatif de la plate-forme concernée.
système lance-leurres, système de simulation acoustique, système de contre-mesure électronique avancé
Équipements : mats optroniques et de communication (avec antenne), flûte sonar / sismique (antenne acoustique hydrophone), système d'identification ami-ennemi
En plus de sa furtivité sous-marine passive qu'incarne tout sous-marin moderne, sa coque est recouverte de tuiles anéchoïques qui absorbent les ondes de sonar et atténuent les sons émis: elle est dite de "résistance hydro-acoustique". A l'intérieur du submersible, des silentblocs anti-vibration insonorisent les équipements électro-techniques les plus bruyants à l'aide de matériaux élastiques amortisseurs. A cela s'ajoute bien-évidemment ses contre-mesures électroniques, avec un lance-leurres pour se protéger des torpilles, des missiles de changement de milieu anti-sous-marins et des grenades ASW, ainsi qu'un système de simulation acoustique !
Capable de plonger jusqu'à 700 mètres sous l'eau, son armement "principal" est particulièrement moderne mais relativement basique au premier coup d’œil : 10 tubes lance-torpilles, 8 de 650mm et 2 de 533mm, avec 8 torpilles à super-cavitation Chkval-2 (30 km de portée, 370 km/h, une vitesse exceptionnelle grâce à la vaporisation de l'eau qui entre en contact avec l'engin), et 12 torpilles à tête chercheuse 65-76 « Kit » DST92 (90 km de portée, 93 km/h, ses capteurs détectent le sillage de la cible). Avec un tel arsenal, il est sans conteste le meilleur SNA du monde... mais aussi le plus cher.
Mais encore faut-il qu'il soit suffisamment bien armé pour affronter les navires de surface les plus modernes, et cela à distance raisonnable (ce que ne permettent pas les torpilles) pour éviter la riposte ou une éventuelle détection au moment de l'approche de la cible. Parce que si les retards s'accumulent quant à ses concurrents directs (la technologie sous-marine des autres pays laisse généralement à désirer), certains de leurs navires de surface pouvaient prendre beaucoup d'avance sur les notre à l'époque de la "deuxième Guerre Froide" des années 2015-2018/2022. Et c'est encore le cas aujourd'hui pour des pays comme le Raksasa qui profitèrent du gigantesque "transfert technique pelabssien".

L'ANR se devait donc de concevoir un sous-marin multirôle, déjà roi sous l'eau et capable de frapper en surface et au-delà. Pour cela, il lui manquait le missile de croisière mer-mer à changement de milieu ou mer-sol.

Voici les caractéristiques majeures qui mesurent la performance d'un missile de croisière :
_ la portée (au détriment de la vitesse)
_ la vitesse (au détriment de la portée et de sa signature radar)
_ la trajectoire (au détriment du coût...)
_ la signature radar (au détriment de la vitesse : généralement subsonique)

A l'époque de la Guerre Froide (1949-1999), il fallait généralement choisir entre ces facteurs, toujours au détriment d'un autre.

Pour les chercheurs rostovs, et en premier lieu Magadarev, le plus grand cerveau du complexe militaro-industriel rostov de la fin du XXe et du début du XXIe siècle, il était question de mettre au point un missile capable d'allier tous ces facteurs en même temps. Ce fut ici l'extraordinaire prouesse de cet ingénieur : la conception du RK-42 Sapsan, le véritable vainqueur de la guerre navale rosto-pelabssienne de 2022.

Le RK-42 Sapsan fut conçu comme un "tueur de porte-avions".

Tiré en immersion à plus de 100 mètres de profondeur sa portée maximale est de 4 000 km (3 000 km en pratique). Sa charge explosive de 950 kg ne s'enclenche véritablement qu'après l'impact... pour neutraliser le navire de l'intérieur et maximiser son potentiel destructeur.
Certes, lorsqu'il est tiré à plus de 1 000 km de sa cible, le missile est contraint de prendre de la hauteur. Le premier propulseur l'amène dans un premier temps à une vitesse supersonique (3 500 km/h max, variant selon la distance de tir), aidée par l'altitude, et sur l'essentiel du trajet. Ce n'est qu'à l'approche de la cible (mais encore bien au-delà de l'horizon, ainsi que de la portée des anti-missiles, des CIWS et de la plupart des radars ennemis), lorsque le missile perd de la hauteur, que son premier propulseur s'éteint soudainement, la partie inférieure du missile se détachant du reste. C'est alors qu'il est remplacé par un second propulseur d'une puissance hors du commun qui s'enclenche lorsque le missile est au raz des flots, à quelques mètres d'altitude seulement. Ce vol rasant s'effectue ainsi à une vitesse très variable selon la distance de tir. Agissant en meutes, ces missiles se coordonnent de façon à frapper la cible en plusieurs points différents au même moment. Lors des manœuvres de contournement au raz des flots s'il y a, la vitesse est réduite de façon à retarder au maximum la détection ennemie. C'est enfin lorsque la dernière ligne droite est définie que le missile passe en mode hypersonique : 7 200 km/h au raz des flots.

C'est ce qu'on appelle les "missiles intelligents" : ils altèrent leur vitesse et leur trajectoire en fonction de la distance et de la nature de la cible. Au début du trajet ils gagnent de l'altitude pour réduire la durée de vol et gagner en portée, en mi-parcourt ils passent en vol rasant pour éviter les détections radars, ralentissent lors des dernières manœuvres, avant de frapper une même cible (généralement un navire) à plusieurs endroits et au même moment.
Lorsque la portée est inférieure à 1000 km, le missile peut se passer de la phase ascensionnelle : le vol rasant concerne toute la durée de sa trajectoire, ce qui réduit de manière drastique les chances de détecter le missile à l'avance. La phase hypersonique pouvant alors être amorcée beaucoup plus tôt.

On se souvient par exemple du P270 Moskit qui représentait une menace d'un nouveau genre lors de sa sortie en 1980, sa vitesse comprise entre mach 2 et mach 3 étant alors sans égale parmi les missiles anti-navires à vol rasant (de l'ordre de trois fois supérieure à celles des Sea Eagle, Exocet, AGM-84 Harpoon, Otomat Mk.II, RBS-15, Gabriel Mk.III, C-801 "Ying Ji" et autres...). Ce caractère supersonique laissait en effet à l'ennemi un délais très court pour se protéger : généralement de deux ou trois minutes face à des Exocet ou Harpoon (les meilleurs de leur temps avec le Moskit), ce temps de réaction tombait sous les 30 secondes face aux Moskit, rendant inutile toutes formes de contremesures.

Voici une vidéo de la société Almaz sur le [url=http://www.simpolitique.com/post263223.html#p263223]3M54 Klub[/url], un exemple de missile "intelligent" (bien que son principe de fonctionnement soit relativement proche de celui du RK-42, il s'agit d'un missile de croisière à moyenne portée plus petit mais "seulement" supersonique).

===> [url]https://www.youtube.com/watch?v=mbUU_9bOcnM[/url] (pour les versions à l'export) <===

Lors de la bataille décisive de l'Océan Makiran en 2022, c'est avec ce genre d'arme que le Terienkov, désormais "Magadarev", a permis d'envoyer par le fond, à lui seul, la majorité des navires composants les groupes aéronavals pelabssiens, super-porte-avions compris.

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Fait étonnant au Viétché : lors des débats, absolument personne n'a osé aborder le cas du "KR-99", principal élément de la force de dissuasion nucléaire rostovique. En effet, pour sa proximité technique et son codéveloppement avec le SNA nouvellement nommé Magadarev, le SNLE KR-99 porte toujours la dénomination officielle de "Terienkov".

Posté : mer. avr. 06, 2016 7:49 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
18 octobre 2029

[img]https://i.imgur.com/y0xhaZC.jpg[/img]
Une mosquée au Nord de Kolgol à proximité des monts du Verkhoïan.

Attentat à Kolgol ! On estime le premier bilan à 190 morts

En pleine prière du vendredi, plusieurs bombes ont explosé dans une mosquée à Kolgol, la capitale de la République miriste autonome du Karachaï. 190 personnes ont péri sur le coup ou peu de temps après de leurs blessures avec un millier de blessés dont 200 graves. Parmi eux, une cinquantaine d'enfants...
D'habitude tempérés dans leur dénonciation des violences (même contre les civils), les mouvements séparatistes karachaïs les plus radicaux (tels que ceux d'Alibulat el-Barebjali ou Djokhar Khamatov) ont cette fois-ci vivement condamné cet attentat meurtrier contre les musulmans, d'une sauvagerie jamais vue depuis la fin de la guerre civile rostove.
Assassiner des civils musulmans désarmés -dont des enfants- dans un lieu sacré en pleine prière, même les musulmans les plus radicaux ne devraient pouvoir y souscrire.
Cet incident survient après les émeutes de septembre et une série d'attaques contre les forces de l'ordre depuis plusieurs années déjà dans la région.

De bruyantes manifestations sont déjà survenues sur la place centrale de Kolgol pour dénoncer un "sale coup de Novgorod" et des nationalistes turriïs se sont joins par solidarité aux séparatistes karachaïs en manifestant à leur tour, beaucoup plus violemment cette fois-ci, à Permiï. Les émeutes de Permiï ont déjà fait plusieurs blessé et un habitant rostov y a été assassiné probablement pour son origine ethnique. Une trentaine d'ultra-nationalistes turriïs y ont été arrêté par la Militsia.
Heureusement, les manifestations de Kolgol n'ont pour l'instant pas dégénérées mais elles couveraient une véritable volonté insurrectionnelle. La situation y serait "sous-contrôle" et le sort des blessés préoccuperaient encore davantage les karachaïs.

Toutefois, inéluctablement, "LA" question est déjà postée dans tous les esprits : qui est responsable de cette énième tragédie au Karachaï ?

A Kolgol, on semble généralement accuser Novgorod... à savoir l’État rostov. A Novgorod, les avis sont divisés : "le duc" Alexandrovitch s'est emporté en dénonçant les "barbus karachaïs complices de la Main Noire", avant d'être interrompu par Haïdarovski qui reporte la responsabilité de l'attaque à une opération sous faux drapeau du NKRD... et donc à Arkharov lui-même, lequel a refusé de répondre à cette invective. Dniepropetrov est lui aussi resté silencieux, "par respect pour les victimes", en attendant les résultats de l'enquête. Viatcheslav Manturov a accusé de son côté les saratoviens de "laxisme" envers toutes les formes de fondamentalisme religieux, il a été suivi par le leader makhnoviste de l'ARF.
Svetozar Dzerine, le diplomate et kirovien modéré, a appelé au calme, "à rendre hommage aux victimes, à aider leurs familles et à trouver les coupables le plus vite possible sans s'emporter dans la calomnie".

En traduisant cet enchaînement d'évènements au Karachaï, plusieurs analystes et politiques préviennent d'un risque de morcellement de facto du territoire rostov voire à terme d'une véritable désagrégation de l'Union rédemptoriste.

Posté : ven. avr. 08, 2016 8:15 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
24 octobre 2029
===> [url]http://www.simpolitique.com/post281020.html#p281020[/url]

[img]https://i.imgur.com/n6l8KsQ.jpg[/img]
La Vierge de Vladimir (Notre-Dame de Vladimir), qui ne cesse d'intriguer les rostovs et les orthodoxes du monde entier pour ses miracles.

Point de vue d'un orthodoxe rostov à propos des critiques anti-catholiques d'Azarbaïnev Conradian

Un auteur slavian du nom d'Azarbaïnev Conradian, dont vous pouvez retrouver les ouvrages dans les bibliothèques de Kirovgrad et de Kritev, prétend décrédibiliser "Le catholicisme face à la Bible", selon le nom de son ouvrage, sous-titré "Histoire d’une contre-Eglise". En réalité c'est par plusieurs questions directrices qu'il base son argumentaire pour démontrer la prétendue imposture de la plus grande Église chrétienne du monde. Mais, vous le constaterez sans doute par vous même, ces questions se départagent en deux catégories bien distinctes.
Nous tenterons de répondre -le plus brièvement possible- à chacune d'elles.

[quote]Pourquoi le catholicisme enseigne-t-il la vénération de la Vierge Marie alors qu’il s’agit d’une idolâtrie interdite par Christ lui-même ?[/quote]
Vénération n'est pas adoration. Un chrétien n'adore que Dieu et sait pertinemment que toute bonté, toute puissance ne vient que de Lui. Seulement, la "vénération" se différencie de l'adoration par l'infériorité fondamentale, d'un point de vue qualitatif, de sa puissance cultuelle : il s'agit d'une dévotion qui s'inscrit par Dieu et pour Dieu. L'adoration est non-seulement supérieure, mais elle englobe la vénération : celle-ci ne pouvant avoir lieu que par et grâce à l'adoration du seul Dieu Trinitaire.
L'importance de Marie quant à elle, n'est surtout pas à écarter. Jésus lui-même dit à Jean, fils de Zébédée, son disciple et "l'un des douze" (apôtre), qu'il devait la prendre pour Mère (Jean 19:25 à 27). Cette déclaration faite peu avant sa mort sur la croix, n'est pas une parole en l'air : il s'adressait ainsi à toute l'Humanité.
La Vierge Marie ne détient sa puissance aimante et miraculeuse que de Dieu. Et par elle, par la vénération de son image, comme les icônes rostoves et [url=https://s-media-cache-ak0.pinimg.com/236x/1e/a1/76/1ea176c08e5e2b3d0352e3e1db415d27.jpg]images miraculeuses vicaskaranes[/url] l'homme sert Dieu et manifeste son amour pour Lui.

[quote]Pourquoi enseigne-t-il le culte de saints, alors qu’il s’agit de nécromancie interdite par les Evangiles ? [/quote]
Je ferai ici la même remarque que celle expliquée précédemment. Les saints sont des figures humaines à imiter, des exemples qui ne sont certainement pas adorées, et dont il faut toujours se souvenir que même eux, les saints, ont été des pécheurs, voire de grands pécheurs au cours de leur vie. Leur foi, leur humilité ou leur énergie dans l'espérance en Dieu contre le mal, et notamment par la lutte acharnée contre leurs propres péchés, doivent être des exemples à suivre pour les autres hommes. C'est ainsi qu'ils sont vénérés et non-pas adorés.
Enfin, il est également important de souligner qu'ils ne sont grands pas parce qu'ils formeraient une élite éclairée et orgueilleuse désignée par Dieu au détriment de tous les autres, mais au contraire, ils sont grands par leur petitesse dans l'humilité, dans l'amour profond et honnête des autres et la reconnaissance par eux-mêmes de leurs propres péchés, jusqu'au sacrifice de soi pour Dieu. La sainteté est le but à suivre de tous les hommes. Et les plus grands saints sont souvent d'ailleurs les gens les plus fragiles par des maladies physiques terribles, ou tout simplement par leur "excès" d'amour, les plus humbles (financièrement par exemple) et les plus méconnus des grands tumultes médiatico-historiques du monde.

[quote]Pourquoi la transsubstantiation est-elle au centre des rites catholiques alors qu’il s’agit d’un blasphème rejeté par la Bible ?[/quote]
Il s'agit là d'une question longuement débattue par les différents courants religieux, et je ne m'y attarderai pas [manque de temps IRL]. Certains considèrent que ce n'est qu'un symbole (quelques protestants, chrétiens tièdes libéraux...), d'autres croient fermement à la transsubstantiation (catholiques fidèles à la ligne officielle de l’Église). Nous orthodoxes, nous préférons parler de "changement mystique d'essence" : comme Jésus l'a dit lui-même dans la Cène, selon les orthodoxes le pain et le vin deviennent réellement le corps et le sang du Christ, sans toutefois prendre cela à la lettre selon quelques interprétations bornées et irréfléchies, d'où l'idée de "mystère sacré" du corps et du sang lors de la messe.

[quote]Pourquoi les catholiques vont-ils se confesser auprès d’un prêtre pécheur alors qu’il est écrit qu’il ne faut se confesser qu’auprès du Seigneur ?[/quote]
Il est facile de confesser ses péchés "seul", face à Dieu que l'on ne voit pas directement. Beaucoup d'humilité au contraire est indispensable pour oser exposer ses péchés à un autre homme. Toutefois, cet "autre homme" n'en est pas vraiment un dans sa fonction de confesseur : le prêtre représente Dieu. C'est son devoir, sa fonction et sa transcendance. C'est par lui que Dieu agit pour pardonner les péchés.
Si la perdition n'est pas absolument inévitable en l'absence de confession (certains peuvent mourir avant d'avoir pu voir un prêtre, cela malgré leur sincère volonté de se repentir : Dieu est miséricordieux !), cet usage est fondamental dans la mesure où il nécessite un certain effort, un courage pour faire confiance à l'action de Dieu par les hommes, ce que l'Eglise représente justement ! L'Eglise est un pont entre les mondes céleste et terrestre.

[quote]Pourquoi l’Eglise catholique affirme-t-elle pouvoir pardonner les péchés alors que seul Dieu le peut ?[/quote]
L’Église (en tout cas l’Église orthodoxe), n'a jamais prétendu vouloir pardonner les péchés. Ou alors ce fut le cas de charlatans que nous condamnons. L’Église, qu'elle soit catholique ou orthodoxe, "n'est que" le pont entre Dieu et les hommes (et là est toute son importance, paradoxalement). Et lorsqu'un "prêtre pardonne les péchés" à une personne venant se confesser, ce n'est pas le prêtre qui le fait mais Dieu en travers lui.
Dieu nous demande de nous faire confiance les uns aux autres et de cesser de nous replier sur nous même. Un prêtre a des devoirs, qu'il se doit de respecter avec intransigeance (révéler les péchés d'une personne qui s'est confessée est par exemple, un crime gravissime), et le fidèle en retour doit savoir lui faire confiance. Cela est difficile, cela demande beaucoup d'humilité (beaucoup plus que par une "confession seule" avec l'image individualiste que l'on se sera faite de Dieu...), et c'est justement la raison pour laquelle la confiance en l'institution de l’Église et au prêtre confesseur est si belle et si enrichissante pour l'âme de chacun. Le culte chrétien est aussi un culte collectif, pas seulement personnel.

[quote]Pourquoi le pape se dit-il vicaire de Christ sur terre, usurpant ainsi la place du Saint-Esprit ?[/quote]
Le Saint-Esprit n'est pas le "vicaire" du Christ et ne l'a jamais été. Le Saint-Esprit est la puissance, l'essence de l'amour infini qui lie le Père et son Fils. Il procède du Père (pour les catholiques il procède également de Jésus) et constitue donc la troisième Personne divine, lesquels ne font qu'un.
Le Pape catholique et le Patriarche orthodoxe sont sensés être (selon chacune de ces deux Églises) les "vicaires du Christ" dans le sens où ils le servent en ce monde comme ses "lieutenants" si l'on me permettra cette expression, pour guider spirituellement l'Humanité (et certainement pas temporellement... un pape trop puissant quant aux choses matérielles sera inévitablement corrompu). Ils doivent transmettre le message divin, organiser l'évangélisation et coordonner les actions de l’Église de part le monde, pourvu qu'elles ne soient pas politiques, militaires ou financières. Trois facteurs de corruption et de perversion qui n'ont eu de cesse, malheureusement en effet, de pervertir l’Église dans l'Histoire. Laquelle toutefois a toujours eu la force de se relever et de combattre ces tentations. Parce que l'Eglise est humaine et qu'elle n'est que le "vicaire" du Christ justement, à l'inverse du Saint-Esprit qui n'est pas le vicaire de quiconque, mais est DIEU Lui-même par son identité trinitaire.

[quote]Pourquoi le catholicisme enseigne-t-il que la foi ne suffit pas à être sauvé alors que les Evangiles prêchent le contraire ?[/quote]
Ce n'est pas tout à fait exact. La citation "point d’Église point de Salut" vient de parole d'homme, pas de Dieu. Dieu est supérieur à l'Eglise et à ses institutions. Sa Miséricorde est toute-puissante et il est possible pour les hommes d'être sauvé avant d'avoir été baptisé (un enfant mort en bas âge, ou une humble personne, ignorante du christianisme mais aimante d'autrui, honnête et morte après de nobles sacrifices, seront-t-ils vraiment précipités en Enfer ? qui oserait pareil blasphème que de prétendre à une telle cruauté de la part de Dieu ?!). L’Église est une porte terrestre menant vers le Salut. C'est la plus grande, la plus importante, notamment sur long terme. Mais elle n'est pas la seule, parce que Dieu est plus puissant qu'elle, que son Amour la dépasse et que sa Miséricorde dépasse même n'importe quel péché : il "suffit" à l'Homme d'accepter son statut de pécheur, de s'efforcer jusqu'au bout d'aimer son prochain comme soi-même, d'aimer Dieu plus que tout et d'accepter d’être sauvé par Lui.
L’Église le comprends et par sa qualité de pont, a pour mission justement de transmettre et défendre la parole de Dieu. Une fois qu'on la connait, et qu'on peut y accéder, alors et seulement là, il devient impératif de la rejoindre.

[quote]Pourquoi le vœu de chasteté est-il en vigueur dans le clergé catholique alors que rien dans la Bible ne l’impose ?[/quote]
La raison est à la fois théologique et pratique. Théologique, parce que le prêtre catholique sensé représenter Jésus par sa fonction de serviteur en l’Église (et non par son individualité d'être humain pécheur), et que Jésus était resté pur et célibataire toute sa vie. Pratique, parce qu'un prêtre n'a pas le droit de chercher les plaisirs de la chair et de la luxure même au prétexte d'un "amour soi-disant sincère" tout simplement pour la raison qu'il y perdrait de l'énergie et de la motivation pour son rôle dans l’Église.
Chez nous les orthodoxes, le problème de la chasteté se pose différemment : le pope n'a pas le droit de chercher d'épouse parce qu'il s'est voué à servir Dieu. Mais l'homme déjà marié n'a plus d'intérêt à "courir les jupons", vu qu'il est dans une situation stable, et peut donc se consacrer à Dieu parallèlement à ses devoirs de père de famille. Ce qui permet de limiter les chutes démographiques de prêtres : beaucoup rejoignent ainsi la prêtrise après avoir fondé leur famille, ce qui leur permet de donner tout leur temps et énergie pour Dieu sans avoir à subir de tentations trop féroces, relativement à leur situation affective, familiale et amoureuse stable... et cela bien-sûr, sans s'égarer dans de futiles recherches de plaisirs puisque l'amour qu'il a pour son épouse lui impose volontairement la fidélité.
Il est cependant nécessaire, pour garantir le respect de la fidélité conjugale, que la société ambiante reste saine. Et quoiqu'en diront les anti-communistes, les pays égalitaires à économie planifiée parviennent avec beaucoup plus d'efficacité à respecter ces valeurs que les sociétés religieuses inégalitaires (cet élitisme socio-économique générant toujours plus d'insoutenables tentations dans la société... la morale officielle du pays mutant alors en hypocrisie institutionnelle).

[quote]Pourquoi les prêtres baptisent-ils les enfants alors qu’il est clairement énoncé dans la Bible que celui qui est baptisé doit être pleinement conscient de son acte et le vouloir ?[/quote]
Là est une honnête et très intéressante question. Les protestants anabaptistes en avaient fait leur cheval de bataille. Les catholiques et les orthodoxes considèrent que l'homme est toujours, même après le baptême, habileté à choisir sa propre voie. Le baptême à l'enfance doit être vue comme une grâce de Dieu, un cadeau du Ciel pour l'aider à surmonter les difficultés existentielles.

Jusque-là, les questions de Conradian étaient référencées, intéressantes, et bien que déjà débattues et clarifiées dans et par l'Histoire, elles furent toutes posées par des chrétiens sincères et de bonne volonté. Je pense aussi aux protestants, luthériens, anabaptistes, calvinistes, patriarcat orthodoxe du Kirep, autres églises orientales et biens d'autres qui, se sentant trahis par une Eglise catholique ou une Eglise orthodoxe rostove à l'époque corrompue, avaient décidé de faire cavalier seuls plutôt que d’assainir l’Église de l'intérieur comme le firent François d'Assise ou plus récemment ici, Saratova. Même si je ne suis pas d'accord avec l'ensemble de ces critiques (l’Église catholique a une explication détaillée à tout, comme l’Église orthodoxe d'ailleurs), ces interrogations ont le mérite de faire réfléchir et d'avoir été posé par des gens de bonne volonté en quête du Christ.

Jusque-là donc, je croyais avoir à faire à un anabaptiste de bonne foi chez ce Conradian. Jusqu'à ce que...

[quote]_ Pourquoi l’Église catholique trouve-t-elle des accointances avec le libéralisme et le communisme, théories satanistes par excellence ?
_ Pourquoi le clergé catholique est-il constitué à moitié d’homosexuels ?
_ Pourquoi l’Église catholique défend-elle mordicus la théorie de l’évolution alors que celle-ci a été démolie par la science ?[/quote]
...jusqu'à ce que je comprenne que ce n'était pas sérieux... ces trois dernières interrogations ruinent totalement l'argumentaire d'ensemble, qui débutait pourtant plutôt bien et pouvait même participer pourquoi pas éventuellement, à corriger des erreurs dans un débat théologique respectueux.

Ivan Souzdalevitch théologien orthodoxe rostov.

===> Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Il existe une petite minorité catholique en Rostovie, en grande partie d'origine thorvalienne. Elle constitue 0,3% de la population totale, soit tout de même 750 000 personnes, concentrée au Nord-Ouest du pays près de Kirovgrad.

Posté : jeu. avr. 14, 2016 7:06 am
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
10 novembre 2029

[url=https://i.imgur.com/1TQnYLl.png][img]https://i.imgur.com/JFEYxn6.png[/img][/url]
Carte des réactions internationales :

violet-Indigo : Varlovie d'Alcevic
vert : la coalition pro-Schenkennie
violet dégradé : les pays qui soutiennent explicitement voire concrètement la Varlovie d'Alcevic
violet-clair : les pays se déclarant neutres mais condamnant violemment la Schenkennie (la Constance de son côté appelle à la "réconciliation" avec la Varlovie fasciste)
jaune : les pays ayant déclaré leur neutralité, la confirmant par un appel à la paix et au dialogue
vert bleuté : les pays apportant un soutien diplomatique mesuré à la coalition nord-jeekimoise contre la Varlovie d'Alcevic

Le Saint-Empire et la Guerre schenkeno-varlove

A l'ouest le soleil couchant de la Sainte-Alliance a laissé place à l'obscurité du Saint-Empire. A l'initiative de la Principauté du Viertenstein, située sur le cap le plus occidental du vieux continent, une gigantesque association religieuse d’États a vu le jour, ou plutôt l'a vaincu pour le remplacer par les ténèbres d'une sainteté catholique autoproclamée.
Plus organisation internationale que véritable "empire", le Saint-Empire se repose en effet sur une "Diète" sensée être égalitaire entre les différents États membres dans le processus de décision. Pourtant, au-delà même de l'inévitable et compréhensible déséquilibre des puissances (PIB, puissance militaire...), la composition du Conseil tendrai à démontrer le contraire.
Ses huit membres :
_ la Principauté du Viertenstein en N°1 -leader officiel de l'organisation-, qui détient à la fois le personnage du Saint-Empereur (Franz) et la puissante Chancellerie
_ le Royaume des fiémançais en N°2 -leader officieux de l'organisation-, qui détient le troisième et dernier poste le plus prestigieux, celui de Maréchal d'Empire, ainsi que le ministère impérial chargé de la machine économique
_ le Royaume du Thorval, qui commandera en matière religieuse,
_ le Royaume Fédéral et Parlementaire d'Hohenhoff qui gèrera la marine civile,
_ le Duché Stalagmantin qui s'occupera du commerce,
_ et enfin la Bassaxe, vassal de la Fiémance, pour la Justice formelle (Garde des Sceaux)

Avec la Bassaxe, n'oublions pas que la Diète du Saint-Empire ajoute deux autres vassaux de la Fiémance : la Lurie orientale et le Valua.

On constate que deux pays se distinguent nettement de tous les autres :
_ le Viertenstein d'abord en tant qu'initiateur du projet, chancellerie gouvernementale et empereur régnant lui-même. Aussi la Principauté d'Alméra extrême-occidentale "règne et gouverne" tout à la fois le Saint-Empire comme État-fondateur.
_ la Fiémance ensuite qui se trouve être à la fois le cœur démographique, le poumon économique, le bouclier et l'épée militaires du Saint-Empire. Détenant le Maréchalat d'Empire dont la fonction reste obscure, elle mise son pouvoir sur le réel : contrairement au Viertenstein qui occupe les places symboliques les plus prestigieuses et le gouvernement officiel, Opemont parie sur le véritable levier de commande de l'organisation catholique almérane, à savoir la Diète. Dans ce parlement, qui grâce aux pressions thorvalo-hohenhoffoises est devenu le seul vrai centre de décision du Saint-Empire, d'où l'on tirera l'essentiel des principales décisions -notamment en matière géopolitique-, on y trouve pas moins de 4 pays fiémançais sur les 8 pays membres ! En plus de la Fiémance, il est intéressant de noter que la Bassaxe est une vulgaire appendice du domaine royal de Jean, tandis que la Lurie orientale et le Valua sont sensés avoir été annexé par le Royaume !

Si le Thorval, sur la base du partage commun des Îles Blanches, est devenu, du moins historiquement et moralement, un "pays symboliquement ami" de la Rostovie, si le Hohenhoff ne semble pas approuver les appels à la croisade anti-rostove des fiémançais, si le Viertenstein a apaisé ses relations avec la Rostovie lors de la dernière rencontre, et si le duché Stalagmantin ne semble pas encore vassalisé, le Saint-Empire comporte au minimum une moitié d’États qui sont clairement tournés contre "l'ennemi rostov" et le péril rouge siro-slave et islamo-bolchévique que Novgorod ferait peser sur toute l'Alméra pure-blanche-et-chrétienne.

Après avoir annexé non-pas-quatre mais cinq (!) territoires en quelques mois (Valua, Lurie orientale, Savoia, Delphiné occidental et vallée de l'Aumance en Fivardie), après en avoir satellisé deux autres (Bassaxe et Delphiné oriental), après avoir vendu aux plarelo-raksas le Juvna-occidental (comme quoi le racisme des fiémançais est à géométrie variable...), le roi de Fiémance espère accroître encore son emprise sur l'Alméra grâce à son nouvel instrument, le Saint-Empire, et cela sans doute avec l'appui de son escorte de "sujets territoriaux" traités d'égal à égal avec les autres pays souverains au sein de la Diète, lui attribuant d'office systématiquement une majorité relative, qui n'aurait alors besoin plus que de l'accord du duché stalagmantin ou d'un autre État souverain (aux intérêts plus malléables que les siens) pour l'emporter et mener cette organisation internationale où bon lui semblera... Une direction qui sera certainement conforme à ses projets de domination de l'Alméra au dépend de la Rostovie qui, d'abord refoulée, doit désormais être vaincue voire détruite. Et si l'unanimité est nécessaire dans le processus, cela au risque de paralyser le Saint-Empire, alors la Fiémance n'aura qu'une haie supplémentaire à franchir avant la ligne d'arrivée : le poids d'une majorité absolue écrasera inévitablement à terme cette minorité "frileuse et capricieuse" qui se mettra en travers du géant fiémançais et de sa cohorte de vassaux.

Dans cette dynamique de fiémancisation de l'Alméra, la Guerre du Jeekim représente une occasion inespérée pour détourner la surveillance de Novgorod vers l'Est. A quelques centaines de kilomètres à peine du littoral oriental de la Rostovie, au-delà de l'Alméra, la Fiémance espère s'installer durablement en venant à la rescousse de son allié varlovien, qu'elle avait pourtant abandonnée lors des bombardements de l'ANR sous Terienkov. Néanmoins, elle tenta alors de se racheter en... punissant la Tcherkessie qui avait osé mener une mesure de rétorsion contre un seul petit port varlov... cela alors que toute la Varlovie était déjà en train d'être ravagé par l'armée rostove depuis des semaines !
Cette guerre, qui certes est à avant-tout une invasion militaire schenkenienne, opération punitive largement disproportionnée contre le régime -reconnaissons-le, sanguinaire- de la Varlovie, puise ses origines dans une crise bien plus profonde en Jeekim oriental, hérité en partie seulement de la guerre du Nord.
La Constance, nation millénaire, fut d'abord envahie, humiliée et persécutée par les varlovs pendant plus d'une décennie. Cette occupation sanglante, où les varloviens niaient purement et simplement l'identité nationale et la culture des constantais, soumis à une varlovisation forcée après annexion, fut sérieusement remise en cause par l'opération rostovique de défense du Finnherland lors de la Guerre du Nord, où ce pays fut l'objet d'une invasion massive coalisée de plusieurs Etats jeekimois, avec à leur tête... la Varlovie.
Insatisfaite de sa domination en Constance qu'elle acculturait et varlovisait sans aucun frein moral ou humain, il fallait pour la Varlovie détruire le dernier Etat communiste du Jeekim, pourtant communiste et pacifique, sans rapport direct avec la Main Noire dont elle traitait que par intérêt, via une alliance strictement nationale et traditionnelle entre rostovs et finnherlandais.
L'URKR avait alors réagit en vassalisant de force le Finnherland, faisant du pays un membre officiel de la Main Noire... ainsi la Varlovie avait eu ce qu'elle voulait, sans toutefois s'imaginer qu'elle serait la principale victime des mesures de rétorsions de l'ANR. Coulant sa flotte, clouant son aviation et ravageant son industrie pétrolifère, les sous-marins lanceurs de missiles aérodynamiques rostovs écrasèrent la puissance varlove avec succès permettant au Finnherland de l'emporter aussi bien chez lui que chez son adversaire. La guerre fut heureusement terminée par la complète victoire du Finnherland communiste, à la fois contre la Varlovie fasciste et contre la Main Noire (Igor Blauss, le terienkoviste fut déchu puis condamné à mort) imposant donc la paix par la force au Jeekim.
Devenue extrêmement pauvre, voire misérable, la Varlovie misait donc sur l'exploitation et la sur-misère des constantais pour accumuler le peu de richesses qui restait à son petit empire binational. Contre cette menace (les deux pays sont toujours en guerre) et cet état de fait, la Rostovie se devait d'intervenir pour sauver la Constance sans imposer quoique se soit à sa culture et à ses institutions. Les rostovs, les kirepiens et les oustriens se sont donc ralliés, ensemble pour bouter les varloviens hors du pays. La mission fut un succès remarquable et la Constance pu enfin obtenir son indépendance. Tout en respectant scrupuleusement ses institutions et sa souveraineté, les trois pays aidèrent l'armée constantaise à se reconstituer. La Rostovie fournissait même une aide économique massive en comparaison de l'état de pauvreté extrême de ce peuple : infrastructure pétrolière, autres reconstructions d'après guerre civile...
Mais au Nord, la Varlovie se raidissait : bien qu'ayant "accordé" l'indépendance à la Constance, cela probablement par sa sainte et généreuse volonté (la Varlovie s'en attribuant seule les mérites... alors que cela lui fut imposé par le peuple constantais et ses alliés est-almérans... c'est dire le degré de perfidie des élites militaires varloviennes !), l'armée varlove amena au pouvoir le général Alcevic, qui, plus viscéralement nationaliste que son prédécesseur, lança une vaste opération policière contre son propre peuple, poussant à l'exil des dizaines de milliers de varloviens progressistes ou modérés.
Face au discours belliqueux d'Alcevic, à ses répressions intérieures, à ses agents perturbateurs envoyés chez ses voisins, ou encore à son orgueil tel qu'il se réapproprie pour lui les mérites de l'indépendance de la Constance (pourtant consécutive à l'effort du peuple constantais et à la gifle que les rosto-kirepo-oustriens ont infligé à la figure de l'armée varlove), la Schenkennie voisine a décidé de réagir, puis tout bonnement d'intervenir.
Une intervention brutale, maladroite, même condamnable par bien des aspects. Toutefois, il semblerait que la seule solution viable et durable à la crise qui ensanglante la région depuis 20 ans ne soit... la chute d'Alcevic.

Alors que certains pays appellent au dialogue (et en premier lieu l'aile viertensteinoise du Saint-Empire), d'autres condamnent hystériquement un seul des deux belligérants sous prétexte qu'il est l'agresseur suprême.
Les journaux sébaldes à leur tour font dans la surenchère en dénonçant violemment... le Saint-Empire ! Coupable, à initiative rationnelle et prudente d'un Viertenstein, de ne pas être assez pro-varlov ! Oui, selon certains sébaldes, se cachant derrière "l'apparente neutralité" de Stranaberg, il faudrait que le Saint-Empire cesse ses initiatives en faveur de la paix, sous-entendu pour condamner la Schenkennie et soutenir le régime d'Alcevic.
La Fiémance va jusqu'à sous-entendre un soutien militaire actif à la Varlovie ! Cette Fiémance qui ne perd pas une occasion de venir harceler la Rostovie sur tous les points stratégiques : canal juvnien, mer de Carù, Océan Nordique... ayant lamentablement échoué dans sa tentative de créer un schisme rosto-kirepien en faisant la cours à Ophrone, la Fiémance se rabat sur l'encerclement du bloc socialiste alméran, du Juvna à la Varlovie, sans oublier sa colonie arrachée par la ruse au Cobrac.

Cette situation de tensions internationales, pouvant dégénérer en escalade chez les deux géants rosto-fiémançais autour du noyau schenkeno-varlov, doit être observée avec attention. Dans tous les cas, il est à mon sens indispensable de reconnaître trois faits :
_ la disproportion et la brutalité de la réaction schenkennienne, que l'on doit effectivement critiquer,
_ l'horreur du régime fasciste en Varlovie, responsable de toutes les crises du Jeekim depuis 20 ans, que l'on doit abattre une bonne fois pour toute,
_ le danger de l'impérialisme fiémançais qui s'apprête à lancer une croisade contre la Rostovie, que l'on doit stopper par tous les moyens.

Evgueni Pavlovitch.

===> Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Posté : sam. avr. 16, 2016 12:06 pm
par Vladimir Ivanov
Infos Radios
17 novembre 2029

[img]https://i.imgur.com/0fZ4jOB.jpg[/img]

Très tôt ce matin, à l'aube, le jour du 80e anniversaire de la Révolution communiste de novembre 1949, un signe en forme de laser rouge a transcendé le ciel de Novgorod, cela accompagné d'une bruyante résonance. Parmi les citadins de la capitale, ceux qui dormaient encore se sont brusquement éveillés, ceux qui se levaient pour le travail se sont accroupis... ou se sont précipités à la fenêtre pour découvrir ce rayon lumineux.

Un habitant de Novgorod :
[quote]"ça y'est, le Lochl... la Fiémance nous attaque !" a scandé mon vieux père alors qu'il prenait son petit déjeuner. Mon épouse a d'abord cru à une explosion du à une fuite de gaz quelque part dans le quartier, mais ce bruit étrange n'avait rien à voir avec ce genre d'incident...[/quote]

Une jeune mère venue de Pavlodar :
[quote]Mon enfant de 6 ans m'a demandé naïvement ce qu'était ce trait rouge dans le ciel... n'ayant aucune réponse à lui donner j'ai eu plus peur que lui...[/quote]

Un étudiant... :
[quote]La Rédemption approche ! Voilà le signe du retour de Kirov ! Notre Messie vit dans la mort !!![/quote]

Un historien :
[quote]Je ne vous cache pas mon inquiétude quant à ce qui s'est passé ce matin. Le bruit m'a d'abord fait penser aux frappes et contre-frappes nucléaires au-dessus du ciel rostov en 2022, lors de la "Guerre du Jugement Dernier". On aurait pu penser à un évènement similaire avec des missiles fiémançais ou raksassans...
J'espère que la cérémonie des commémorations de la Révolution se déroulera malgré tout aujourd'hui.[/quote]

Un ouvrier spécialisé dans une usine d'armement :
[quote]Ils exagèrent tout de même... tester leurs nouveaux systèmes de défense anti-missile au-dessus de leurs propres capitales, à la vue de tous... comme si on avait pas déjà assez les jetons avec tout ce qu'on a subit ces dernières années ![/quote]

Dans un contexte de fortes tensions avec la Fiémance, en relation avec la guerre qui se déroule actuellement au Jeekim, il s'avère que l'hypothèse la plus probable de cet étrange évènement soit la réalisation d'un exercice en temps réel, entre-autres par des unités SRA-600V de l'ANR, afin de tester la fiabilité du bouclier ABM rostov, laquelle est parfois remise en cause par certains spécialistes qui considèrent que le "bouclier" est bien moins hermétique qu'il ne l'était du temps de Terienkov à l'apogée de l'URKUR.

Posté : mer. mai 04, 2016 3:48 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
janvier 2030

L'Alméra de l'Est resserre ses rangs !

Bien qu'ils ne soient nullement historiques, la Rostovie a tout de même renouvelé de vieux accords -oubliés depuis le règne de la Main Noire- avec trois de ses voisins almérans :

I- Avec la Fédération Communale de Balazdem, le grand voisin Nord de l'Oustrie (qui s'inspire d'ailleurs largement du modèle oustrien pour son développement politico-économique intérieur), fut signé :
_ un pacte d'alliance militaire
_ un accord culturel approfondi dans la tradition de l'ancien Pacte des pays socialistes (en relation donc, avec le Kirep, l'Oustrie et le Sébastov)
_ un accord de partenariat commercial approfondi dans la tradition de l'ancien Pacte des pays socialistes (en relation donc, avec le Kirep, l'Oustrie et le Sébastov)
_ une aide technique rostove (gratuité socialiste)
Et éventuellement pour ses forces d'infanterie et sa défense de base, une fourniture de matériel militaire rostov sera livrée à prix d'ami.

II- Avec la République populaire du Blavdoj, petit pays riverain de la Mer Bleue, voisin direct de la CESS, fut signé :
_ un pacte d'alliance défensive (mais pas d'alliance militaire, cet État pacifique se refusera sans doute à participer à toutes opérations extérieures communes)
_ un accord de partenariat commercial
_ un accord culturel
_ une aide technique rostove
et éventuellement là aussi, une fourniture de matériel militaire rostov à prix d'ami pour ses forces d'autodéfense.

III- Avec la République corporatiste (stato-bancaire) d'Asjanie
_ un accord de partenariat commercial
_ une zone industrielle commune rosto-asjanienne sera installée dans la région de l'Artaï sous la proposition du gouvernement asjanien, afin d'y faire bénéficier nos économies mutuelles (celle de l'Artaï autant que celle de l'Asjanie) et pourquoi pas d'approfondir nos rapports diplomatiques, en souvenir de notre alliance passée contre le Turriïvostok ultranationaliste de Bogdaniï.

Au total, on compte 7 pays communistes rien qu'en Alméra orientale (Rostovie hybride comprise), soit près de la moitié du total dans le monde. Si l'on ajoute les pays socialistes d'inspiration communiste, ce chiffre monte à 9.
Pour l'heure toutefois, aucune organisation régionale politique n'est à l'ordre du jour : les accords sont strictement bilatéraux, et ils demeureront ainsi pour un temps indéterminé. Un responsable : la Rostovie. En effet, sans compter le reste de l'opposition anti-kirovienne, tous les saratovistes de droite, dits "traditionalistes", refuseront catégoriquement ce genre de projet pourtant réclamé par de nombreuses personnalités politiques en Oustrie et au Kirep.

Raison de plus pour qualifier de mythe absurde cette idée, très répandue au Makara, d'une menace provenant d'un "bloc" communiste unifié...
D'une Rostovie refusant de participer aux opérations contre la Varlovie, à un Kirep en très bons termes avec notre nouvel adversaire fiémançais, il faut bien admettre que les divergences restent à la fois profondes et nombreuses entre les trois "pôles" du communisme est-alméran.

Posté : ven. mai 06, 2016 2:04 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
janvier 2030

Richesse réelle et migrations... : au Makara, c'est l'Hokkaido qui fait rêver, pas le Kaiyuan, ni le Raksasa

[url=https://i.imgur.com/3N9pqZJ.png][img]https://i.imgur.com/O5SymjH.png[/img][/url]

[img]https://i.imgur.com/3XFy6gf.png[/img]

Voici une carte des richesses par habitant dans le monde en 2030.
Comme on peut le constater, cette carte balaye bien des préjugés :
_ qui aurait cru que le PIB/habitant rostov était le plus important de toute l'Alméra orientale juste après le ménovien, et loin devant le fiémançais ?
_ qui aurait cru que le Thaliboz communiste comptait parmi les pays les plus riches du monde ?
_ qui aurait cru qu'un kaiyuanais était deux fois plus pauvre qu'un raksas ?
_ qu'un habitant hokkai, méprisé politiquement par ses voisins, était infiniment plus envié qu'un kaiyuanais, cela par l'écrasante majorité de la population makarane, malgré le prétendu "soft-power" du Kaiyuan et pourtant en proie à une extrême pauvreté si l'on tient compte des inégalités qui règnent dans le pays ?

La situation mondiale se caractérise par une grande pluralité de répartition géographique entre pays riches et pays pauvres. Pas d’hémisphère particulier, pas de continent plus riche que les autres. L'extrême pauvreté frappe aussi bien l'Alméra occidentale que sa partie orientale, le Jeekim Nord comme le Sud, l'ensemble du Makara et du Vicaskaran... mais aussi le Barebjal ! Les centres de richesse semblent émerger, géographiquement, tels des îlots au milieu de la misère ambiante.
L'Hokkaido et La Culture, les champions du monde de la richesse individuelle, sont comme perdus au milieu d'un océan de misère.
L'île d'Hokkaido est entourée par le Lerminia qui vient de sortir de la guerre civile, du Remino mafieux et profondément inégalitaire, du Kaiyuan, lui aussi marqué par la pauvreté la plus scandaleuse, sans parler de l'Endo, géant du centre-Makara qui n'est ni plus ni moins qu'un espace en proie à la misère la plus noire.
D'ailleurs à ce propos, les ambitieux programmes militaires de l'Endo sont non-seulement considérés comme prématurés par les experts adéliens les plus sérieux, mais parfois même taxés de "bluff", le pays n'ayant absolument pas la technologie requise pour développer la plupart de ses projets de défense stratégique militaires. Étrangement, les experts wapongais se taisent à ce sujet : quand il s'agit de souligner la misère schenken ils sont bruyants, mais pour rappeler objectivement les faiblesses techniques énormes endoas, là, on ne les entends plus.
Encore bien des mythes à déconstruire sur le rayonnement du Makara : l'Endo reste un nain technologique et donc militaire, tandis que le Kaiyuan n'a rien d'un pays "socialement" attrayant pour la plupart des peuples du monde. Même en Eran, pourtant quatre fois plus peuplé, l'habitant moyen dispose d'un niveau de vie trois supérieur à celui d'un endoa, on vit même bien mieux en Eran qu'au Kaiyuan !
C'est triste à dire, mais les endoas et les roumaliens, qui vivent dans le dénuement le plus total au Makara, préfèrent vivre en Eran qu'au Kaiyuan !

Mais revenons sur le concept d'îlot économique. Un culturelien, citoyen d'un territoire indépendant sur l'île de Cyrénanie-Tel-Erib, est... vingt fois plus riche qu'un cyrénanien. La faible augmentation de la population de cette cité ne peut que démontrer une chose : la construction d'un mur de sécurité, accompagné de fils de fers barbelés, de miradors, de caméras de surveillance, voire de champ de mines et de nombreuses patrouilles policières ou militaires avec chiens de combat... cela pour que le couvercle de la marmite en surchauffe des migrations cyrénaniennes tienne le coup...
Imaginez : un immense pays, de 250 millions d'habitants, dont le PIB/hab dépasse à peine 2 000 $. Et à l'intérieur des terres, complètement encerclé, un petit pays d'un million d'habitants dont le revenu par tête dépasse non-pas 4 000 $ mais 40 000 $ ! 42 000 exactement, soit 21 fois plus : ainsi la misère côtoie-t-elle directement l'opulence entre Tel-Erib (partie juive annexée de la Cyrénanie du Sud) et La Culture.

En plus de Cyrénanie-Culture et Makara continental-Hokkaido, il y a d'autres de ces zones de friction dans le monde entre "micro-climats" marqués par les différences extrêmes strictement géographique de niveau de vie : Tarnoisa-Ranekika, Cabral-Khaldidan, Tyroptis-Océania et Tyroptis-Thaliboz, Maok-Océania, Casti-Numancia, Lerminia-Andaral/Plarel, Roumalie/Endo-Choson, Varlovie/Constance-Sébaldie.

On pourrait croire que la petite ré-annexion au Nord du Lychaka par le Mayong, qui, étrangement, n'a pas fait réagir le gouvernement de ce premier pays, pourrait être un Eden capitaliste prêt à attirer de la main d’œuvre pauvres de la dictature communiste. Eh bien non, même les habitants du Lychaka n'ont rien à envier aux habitants misérables de ce comptoir mayongais où le revenu par habitant atteint péniblement 60% de celui d'un raksas !

En conséquence de cet isolement des zones riches et du nombre important de ces frictions entre mondes riches et mondes pauvres, la pression migratoire devrait être absolument énorme.
Combien de makarans, combien de kaiyuanais rêveraient de vivre en Hokkaido ? Combien de raksas prendraient la mer pour le Qabar avant un allez-simple vers le Thorval ? combien de zanyanais et habitants des EUT prêts à submerger l'Océania et le Thaliboz ?
Mais la situation la plus paroxysmique quant aux pressions migratoires revient, certes d'abord à La Culture, dont nous avons déjà parler précédemment... et à la Sébaldie.
Pays de loin le plus riche du Jeekim, la Sébaldie est littéralement cernée par la misère tout autour d'elle : la Constance est ni-plus ni-moins l'un des pays les plus pauvres du monde. La Varlovie est en guerre par-delà la misère, tout comme la Schenkennie ! En Centralia le niveau de vie ne dépasse pas celui d'un mayongais... tandis que le Liethuviska, perle du capitalisme minarchiste et pseudo-high-tech du Jeekim, la misère a atteint un tel niveau qu'ils en regretteraient presque la période communiste... même au Lito, en plein cœur du Zanyane, les gens vivent mieux qu'au Liethuviska.
En somme, la Sébaldie, comme La Culture, doit sans aucun doute à l'heure actuelle se préoccuper d'un risque sans cesse accru d'un flux migratoire massif et potentiellement déstabilisateur.

Et oui chers lecteurs, biens de mythes doivent être reconstruits pour coïncider avec la brute réalité sociale du monde.

Ni le Mayong, ni l'Endoa, ni le Liethuviska, ni le Kaiyuan n'ont de PIB/Habitant suffisant pour en faire des centres technologiques d'avant-garde. Même au Wapong le niveau de vie moyen reste inférieur à celui de la Rostovie.
Exceptés peut-être le Wapong malgré le marasme récent, tous ces pays font indubitablement partie du Tiers-Monde et les capitalistes shawiriciens et hokkaïs les regardent avec mépris comme des pays sous-développés, "en retard", qui ne méritent de considération que pour leur modèle économique fondamentalement inégalitaire.

En résumé, dans le camp du "monde libre", il n'existe qu'un seul pays qui mérite le qualificatif de "pays développé" : la Sébaldie.
Les autres États capitalistes libéraux anti-communistes ne sont que des affabulateurs technologiques au milieu de vulgaires mirages sociaux.

Vous savez, face à un capitaliste arrogant, c'est pas bien compliqué : on peut le mettre au pieds du mur rien qu'avec ses propres armes.

Ivan Volgodonine.

===> Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

Posté : sam. mai 07, 2016 12:42 am
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
17 janvier 2030

La Fédération de Tarnosia : le géant du Vicaskaran est de retour !

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Sa croissance économique en 2025 était de 15% ; en 2026 elle était de 16% du PIB ; en 2027, 19% ; en 2028 elle était de 20%. En trois ans, sa puissance économique brute est passée de 350 à 600 milliards $. La richesse produite annuelle du Tarnosia aura donc plus de doublé en quatre ans, dépassant l'Adélie, le Quantar puis le Kirep. Malgré des réformes libérales récentes dont le pays n'avait pas besoin vue ces scores précédents, ainsi qu'un léger ralentissement consécutif à ces réformes, cette année 2029 consacrera sans doute le Tarnosia comme dixième puissance mondiale, avec une croissance estimée encore bien supérieure à 15% du PIB (peut-être aux alentours de 17%).
C'est ce qu'on pourrait appeler une "surchauffe". En cinq ans le pays est devenue une puissance mondiale, première en Vicaskaran-Sud, dixième du monde et septième des nations considérées comme "actives".
Aux côtés de la tétrarchie des grandes puissances dynamiques, Kaiyuan-Fiémance-Khaldidan-Kirep, le Tarnosia y a désormais pleinement sa place.

Troisième démographie du monde, à elle seule la nation tarnoise cumule près d'un tiers de la population totale du Vicaskaran. Bien qu’extrêmement pauvre et méprisée par les capitalistes de ce monde, cette gigantesque masse démographique travaille avec courage, si ce n'est zèle et acharnement, à l'édification d'un monde meilleur pour les générations futures, soit la centaine de millions d'enfants nés depuis 2020 ou à naître dans les années à venir.
Nous ne pouvons que leur souhaiter du courage pour cette tâche difficile, mais avec respect et admiration : nourrir, loger, éduquer, soigner et défendre 400 millions de personnes, ce n'est pas chose aisée, surtout si l'on tient compte des péripéties politiques internes dont a souffert le pays, ainsi que des nombreuses menaces extérieures. A son rythme (autrement dit, à une cadence folle...), le géant novuniste multi-religieux et multiconfessionnel du Sud-Vicaskaran s'élève.

Indubitablement, le Tarnosia est une nation sur laquelle il faut compter désormais, plus seulement dans les affaires régionales mais mondiales.

Malgré la franchise de notre diplomatie, qui n'a pas hésité -rappelons le- [url=http://www.simpolitique.com/post277521.html#p277521]à critiquer ses réformes libérales ou corporatistes[/url], menées en contradiction avec la philosophie sociale-humaniste et tiers-mondiste du grand Gorun Sun (cela néanmoins, tout en respectant le choix de ce pays souverain : notre soutien militaro-technique n'a pas faibli !), l'URR a clairement décider (sans envoyer de missive officielle, par politesse diplomatique), par la voix du célèbre Narkom des affaires étrangères rostovs, Svetozar Dzérine, et avec l'appui du Commissaire-Général Dniepropetrov, de soutenir disons "non-formellement", la nouvelle politique tarnoise dénonçant le nouveau G8 en cours de constitution.

[quote]Nous partageons entièrement les critiques tarnoises contre l'élitisme arrogant de ce "G8 anti-communiste", organisé par une poignée de nations arbitrairement considérées comme "plus avancées que les autres" alors que la population de la plupart d'entre-elles souffrent tout-autant de la misère ambiante aggravée par leur idéologie commune, comme dans beaucoup d'autres pays du monde. Il s'agit là encore une fois d'un signe de mépris de leur part à l'encontre des pays du Tiers-Monde ou plutôt du Quart-Monde (qui existe concrètement, par ce terme, entre les blocs communistes, capitalistes et traditionalistes).
Un G-X ou G-Y réunissant des grandes puissances de tous horizons politiques dans le but de calmer leurs ardeurs belliqueuses, comme ce fut le cas lors de la première tentative fiémançaise (à laquelle participait le Tarnosia), pouvait avoir un sens rationnel bénéfique à la marche du monde vers la coexistence pacifique. Cette fois-ci, nous avons à faire à un G-8 des puissances d'un seul bloc, contre un autre. En clair, une tentative de faire ressusciter l'OTH alors qu'un Pacte de pays communistes n'existe pas et n'est même pas en projet, comme le démontre le [url=http://www.simpolitique.com/post283200.html#p283200]refus catégorique de la majorité des membres Viétché[/url] contre cette idée.
Malheureusement... si le G8 abouti à la formation d'un nouvel OTH, alors la Rostovie sera forcée de réagir, par mesure défensive, en poussant à son tour à la formation d'un bloc communiste (avec entre-autres le Kirep, l'Oustrie et le Thaliboz) ou de l'appui indirect à celui d'un bloc tiers-mondiste (ressemblant plus de nations dans le monde).

Svetozar Dzérine, Narkom des affaires étrangères de l'URR[/quote]

Les échanges économiques massifs (Plan Maréchal, miniers et énergétiques) et les accords de coopération militaro-technique entre la Rostovie et le Tarnosia, héritant de cette tradition d'alliance rosto-tarnoise depuis l'ère Gorun Sun - Kirov puis [url=http://www.simpolitique.com/rencontre-rostovie-federation-aquanox-t5582.html]Sargel Blackwood - Nina Saratova[/url], semble perdurer malgré les récents clivages doctrinaux.
Avec le très prochain voyage de la Reine du Thorval Annabelle II dans notre pays (et le succès de la rencontre thorvalo-oustrienne !), Novgorod espère en même temps assainir les bases de cette vieille alliance avec le Tarnosia, en renouvelant la sincérité de celle-ci au moyen d'un axe cohérent en triade Sayakon-Adursted-Novgorod, sachant que la souveraine thorvalienne est très respectée et admirée dans nos deux pays (c'est la personnalité politique étrangère la plus populaire en Rostovie, et sans doute aussi en Tarnosia), sans parler du lien historique très fort qui la relie à Nina Saratova, notre héroïne nationale, elle-même grande tarnophile et sauvée par des médecins tarnois, deux nations qui, avec l'Azude, jouèrent un rôle fondamental au Salut de notre peuple contre la Main Noire et ses engeances !

A ce propos, le pope rostov Ivan Touroukhanov [url=http://www.simpolitique.com/post267778.html#p267778]poursuit le développement des communautés "Naxalbariken Sabha"[/url] dans la région de Sayakon, sans se mêler de politique, mais à la mémoire toutefois de l’attachement particulier de Saratova pour le peuple tarnois !

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Un temple novuniste à Tituana (ancienne et prestigieuse capitale du Tarnosia). Le novunisme est la deuxième grande religion tarnoise après le catholicisme.

Posté : sam. mai 07, 2016 2:22 pm
par Vladimir Ivanov
Kollektiva Rabota
20 janvier 2030

Après Casti et Cabral... la Sébaldie légalise l'esclavage

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C'est désormais officiel : les députés sébaldes ont voté en faveur de la légalisation de l’esclavage. En termes juridiques abstraits d'une novlangue maladroite, il s'agit de "tutelle totale et consentie".
De quoi s'agit-il exactement ?
Par un sacro-saint "consentement mutuel", deux personnes peuvent décider "librement" de la suprématie de l'un sur l'autre. Cette suprématie est totale, c'est-à-dire qu'elle va jusqu'au droit de vie ou de mort du "tuteur" sur le dénommé "disposé". Ce dernier est donc transformé, juridiquement, en "bien meuble". Rien de moins qu'une réification de l'être humain.

C'est donc par haine viscérale envers l’État, représentant du peuple, envers les institutions publiques et le bien commun, et bien-sûr sous l'omnipotence "naturelle" d'une infrastructure économique capitaliste, que le régime sébalde a autorisé l'esclavage privé. Parce que les individus sont libres selon leurs petits caprices, ils peuvent s'exploiter les uns les autres selon la loi du plus fort. La nuance maligne qui distingue "l'esclavage brutal" cabralais ou casti de la "tutelle" sébalde est double :
_ l'exploitation sébalde ne sera pas institutionnalisée, ni racialisée (du moins pas officiellement, bien qu'elle le sera de facto comme en témoigne les faveurs de l'extrême droite sébalde anti-immigrationniste)
_ l'exploitation sébalde remplace l'oppression physique par l'oppression psychologique : la victime assujetti et réifiée ne devra pas être forcée physiquement mais psychologiquement (bien que de facto, cette nuance n'existera pas, la violence physique est inévitable dans de telles conditions, à savoir dans le cadre rappelons d'un assujetissement légalisé "total"...)

Là où Terienkov imposait dans un but précis et déterminé, un esclavage public rationaliste, aussi universel qu'absolu, imposé par un État lui-même victime de purges continuelles ordonnées selon les principes de la "révolution permanente" (du moins telle qu'il l'a concevait), cela de façon à ce que personne n'en profite (ou tout le monde à la fois !), la Sébaldie autorisera l'esclavage privé instinctif, absolu mais pour particuliers selon leurs petits caprices égocentriques et rapports de force rappelant ceux des chiens ou des babouins.
Oui, à y prendre un peu de recul, on ne peut s'empêcher de se dire que le premier avait quand même un peu plus la "classe" : tout y était plus grand. A l'inverse, le modèle sébalde n'inspire que mépris.

La question que l'on se pose à propos de cette "tutelle totale et consentie" au profit des seuls intérêts d'un particulier capricieux, c'est à propos de sa raison d'être. Sera-t-elle d'ordre commercial-industriel (néo-féodalisme, salariat aggravé) ? commercial-sexuel (prostitution forcée de femmes et d'enfants via un réseau de tutelles) ? religieux/sexuel (masculinisme wahhabite) ?
On s'imagine bien que dans l'esprit de certains sébaldes libéraux, à la conscience tranquille, il s'agit ici de légaliser simplement les petits sado-masochismes conjugaux gentillets, où les fantasmes sexuels d'une épouse dérangée pourront être pleinement assouvis par la domination absolue de son époux sadique, cas psychiatrique plus grave encore. C'est sans doute là leur définition de l'amour... ou plutôt de la liberté sexuelle. Bien-sûr, cette vision "enfantine", idiote et ridicule de la chose n'est que pure fantaisie : la triste réalité directement issue de cette loi ne se manifestera concrètement que par les trois formes d'esclavage précédemment énumérés : servage, proxénétisme et obscurantisme. Voilà les trois véritables conséquences de la "tutelle totale et consentie". Une exacerbation du salariat, mais cette fois-ci sous couvert de "protection" du tuteur.

Toujours pour se justifier, selon cette loi, le "disposé" pourra mettre fin au pseudo-"contrat" à tout moment !
[quote]Il ne dispose donc plus des droits inhérents à sa condition humaine – exception faite du droit de résilier le contrat de manière unilatérale – et l’étendue de ses droits est laissée à la libre appréciation de son tuteur.[/quote]
Du moins... en théorie.

Imaginez un peu : un tuteur nanti, grâce à son surplus de richesses, prend le contrôle total d'un disposé nécessiteux qui accepte par souci d'argent. A partir du moment où ce contrôle est "total", pouvant aller jusqu'au droit de vie ou de mort, il est aisé pour le premier de retirer au second ses moyens -physiques ou psychologiques- de résilier le soi-disant "contrat". Qui l'empêchera en vertu (légal !) de cet accord, de le mettre aux fers, dans une prison privée, pour particuliers ? Qui l'empêchera, toujours en vertu de cet accord, de jouer de multiples menaces et/ou de promesses, de pressions psychologiques, l'empêchant de changer d'avis ? Qui l'empêchera de l'interdire de conduire, de téléphoner, d'aller sur internet, et autres façons indispensables pour résilier le... "contrat" ? Qui l'empêchera de lui interdire de s'exprimer ? de lui coudre la bouche ? lui couper les mains ?...

"L’État démocratique" laisse les faibles et les marginaux sans défense... si ce n'est celle imposée par les forts, avec leurs petites pulsions animalières, sans aucun intérêt à entretenir un quelconque souci du bien d'autrui.

Contrairement à ce que beaucoup d'ignorants croient, dans un contrat, il ne peut y avoir deux parties. Il en faut obligatoirement une troisième, pour servir d'arbitre et de voie médiane qui tranche, qui formalise et équilibre le conflit implicite s'il y a. Sinon ce n'est pas un contrat. Ce troisième acteur, ce n'est pas un juge ou un notaire... c'est le Peuple. Ou, plus précisément, la Vertu populaire, la conscience humaine de tous forgée par une éducation saine au service du Bien Commun.
C'est lui, et lui seul, qui doit trancher : le Peuple. Mais un peuple révolutionnarisé, qui a conscience de son unité, de ses intérêts communs, qui a conscience de la nécessité d'imposer à tous l'égalité absolue qui incombe à chaque être humain selon la seule Vertu objective qui vaille : le bien réel et rationnel de tous par-delà les faux-semblants des caprices passionnels.

Ceux qui refusent d'être libres sont presque aussi "coupables" que ceux qui empêchent les autres de l'être. Coupable, certes, dans la mesure où les circonstances imposées par l'infrastructure l'emportent toujours dans le processus de décision. D'où l'illusion totale de ce genre de "libertés", au pluriel et avec un petit "l", absurdité droitisante qui se revendique "concrète" en permettant aux forts d'écraser les faibles. LA liberté, celle du Peuple, soi-disant "abstraite", est pourtant la seule, scientifiquement, rationnellement parlant, qui puisse agir et exister réellement, parce qu'elle est la seule à déterminer toutes les autres, individuelles, qui lui appartiennent indubitablement comme un tout, selon un rééquilibrage égalitaire sans lequel aucune liberté n'est possible.

Mais laissons parler Jean-Jacques Rousseau, qui est un des rares grands penseurs à avoir véritablement cerné la définition exacte du "contrat" :
[quote]Quiconque refusera d'obéir à la volonté générale y sera contraint par tout le corps : ce qui ne signifie autre chose sinon qu'on le forcera d'être libre.[/quote]
Contre "les libertés" futiles et chimériques des prédateurs et de leurs proies, il ne peut y avoir que LA Liberté. Celle du Contrat Social, du Bien Commun qui rééquilibre équitablement les forces en présence en faveur de proies et contre les prédateurs, lesquels n'en seront plus puisque tous seront alors humanisés.

Le Contrat Social rousseauiste est un accord passé entre l'individu et l’État sous l'arbitrage populaire guidé par le Saint Œil de la Vertu révolutionnaire. L'individu abandonne ses libertés naturelles absolues mais abstraites à l’État, qui en échange, les lui rétrocède en Liberté publique, citoyenne, limitée mais concrète et génératrice de bonheur. Cette opération permet à l'homme de se civiliser dans un monde de Justice, où l’Égalité l'arrache (par la tignasse de sa chevelure si nécessaire) de sa condition d'animal en concurrence pour devenir un homme, amoureux et égal d'autrui.

Les capitalistes veulent substituer à ce contrat citoyen, rationnel, démocratique et républicain, un accord subjectif d’assujettissement de l'homme par l'homme, selon les désirs et caprices de chacun, considéré comme individus isolés, rétrogradés à leur condition d'animal stupide se contentant d'idiotes "libertés" illusoires pour satisfaire l'appétit bestial des arrogants vicieux au détriment des humbles vertueux. Cette vision des choses est défendue par une formule aussi simple que mensongère : le "consentement mutuel".

Par conséquent en Rostovie, contre cette philosophie anti-humaniste, nous avons une maxime : pas de libertés pour les ennemis de la Liberté.

Andreï Gromov

===> Les opinions exprimées dans cet article n'engagent que la responsabilité de l'auteur (ici, un kiroviste revendiqué et militant).