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Posté : lun. juin 10, 2019 11:37 am
par Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (37).
29 avril 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/25/wf3b.png[/img]
Dans le Táunrgarðr, on pleure la mort de Sören IV, dit l'Urs (HRP = Ours).[/center]
Les conséquences du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=352354#p352354]carnage d'Hurðborg[/url] :
Le comte Sören IV avait succombé à ses blessures, reçus dans le sud, lui pur homme du nord. Sa dépouille était veillée à l'église tandis que les prières pour son salut s’élevaient jusqu'aux cieux. Son aîné, appelé désormais Sören V, lui succéda. Pusillanime, médiocre guerrier et facilement impressionnable, beaucoup parmi son concilium doutaient de ses capacités et redoutaient qu'il ne conduise le Táunrgarðr au désastre, alors que la remuante Yngvildr avait récemment déclaré l'indépendance de ses terres. Les proches de ceux qui furent massacrés à Hurðborg faisaient déjà pression sur le comte pour qu'il déclare la guerre au Baron de Fljótland, Lige du cruel Víðarr III, afin de venger les morts, mais ce dernier s'y refusait, espérant régler la dispute autrement que par la guerre. Dès lors, de premières tractations se déroulaient dans le secret des alcôves pour renverser Sören V au profit de son jeune frère. D'autres dynastes locaux réfléchissaient à former une ligue afin de porter le fer jusqu'à Víðarr III, sans rien attendre de leur seigneur-lige, quel qu'il soit.
Entretemps, après avoir ouïe les témoignages de gens ayant vu les scènes, rapportant que les corps étaient nombreux à en boucher le fleuve, la Reine décida de réagir fortement en condamnant le « bochier d'Ǫlfossá » à la mort par pendaison, ne l'estimant plus digne de mourir par l'épée. Déterminée d'apporter justice et à faire valoir son autorité, deux formidables colonnes de fantassins et de chevaliers partirent de Frueborg en direction du nord avec Marie à leurs tête. Offensés, Víðarr III et son seigneur Erlandr IX massaient leurs troupes dans leurs châteaux et attendaient de rencontrer l'ost royal.
En retrait, tirant les ficelles dans l'ombre...
Le plan de Yngvildr marchait à merveille : confronté à des problèmes plus graves, divisé et affaiblit, le Táunrgarðr détournait dorénavant son regard de l'Austrheimr. La jeune Dame ne s'attendait guère à une telle réaction de Marie mais peu lui en importait, ses intérêts étaient quand même servit. Les tensions grandissaient petit à petit. Et il ne manquait plus que quelques intrigues bien ficelées pour dangereusement les exacerber. Elles impliqueraient surement des femmes car tout le monde savait que les hommes n'étaient jamais aussi stupides que lorsqu'une femme était en jeu. Dès lors quand chacun en appellera à ses alliés, l'habituel chaos des guerres privées sera une promenade de santé comparé à l'immense chaos dévastateur qui affligera bientôt le royaume. Alors, Yngvildr pourra non seulement régner sur sa patrie mais aussi sur le Thorval comme Reine. Elle n'en avait pourtant pas l'ambition au début, mais vu le rythme où allaient les choses, la perspective de s'élever au sommet de la hiérarchie féodale la titillait de plus en plus... [/justify]
Posté : mar. juin 11, 2019 4:14 pm
par Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (38).
3 mai 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/24/kb6g.png[/img]
Un village de moyenne montagne dans les Heilagrbjarg [/center]
Les premiers arbres de Mai étaient coupés et promenés par les paysans au milieu des chaumières. Dans quelques jours, ils les planteront au centre du village après les avoir décorés de fleurs et de couronnes tressées. Enfin, la communauté dansera autour lors de cérémonies aux rites païens, largement tolérés par l'Église, afin de célébrer le retour du printemps, la renaissance et le réveil de la nature de nouveau féconde. Creux en travaux agricoles, Mai était traditionnellement le temps où les peuples ruraux attendaient les fenaisons et les moissons. Néanmoins, avec les tensions entre les Grands, la paysannerie prenait les devants de trois façons différentes selon sa situation : les clans adoptés par un seigneur aiguisaient leurs haches, les clans neutres entrainaient leurs milices claniques à les défendre, et les autres clans, moins de cent membres pour la plupart, se préparaient à fuir vers les châteaux ou les hauteurs. A l'heure actuelle, beaucoup espéraient que la Grande Guerre n'ai pas lieu... Du moins, pas avant les moissons, les seigneurs comprenaient le besoin de remplir les greniers avant l'hiver.
[center]---[/center]
Au sud de Miðgarðr, les villages claniques de petite taille constituaient le type d'habitat principal avec quelques fermes claniques isolées. Aucune ville n'y a été établit.
Au nord de Miðgarðr, bien moins dense, les villages claniques étaient aussi présents mais plus rares, au profit de fermes claniques isolées plus présentes. Trois villes s'y trouvaient également : Jensgård, Sankt-Thøger et Valborg
Matériaux de construction des chaumières
Colombages ou torchis : 63%
Bois : 32%
Pierres : 5% (surtout en montagne)
Toits
Chaumes : 97%
Tuiles en bois ou terre cuite : 3%
Fenêtres
Aucunes : 23%
Volet plein sans vitrage : 59%
Barreau, parchemin, toile huilée ou peaux en guise de vitrage : 16%
Vitrage en mica : 1%
Vitrage en verre : 1%
[/justify]
Posté : mer. juin 12, 2019 10:04 am
par Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (39).
7 mai 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://www.zupimages.net/up/19/23/jakk.png[/img]
Un village de plaine, non loin de la capitale.[/center]
Face au danger d'un grand chaos pire qu'à l'accoutumé, les villageois de Seiðrheri montaient des palissades rudimentaires autour de leurs chaumières. Les reliques de la sainte locale, Ádís, étaient dorénavant exposées quotidiennement près du porche de l'église en pierre gothique. Seiðrheri était le foyer de quelques clans paysans mineurs. La plupart élevait des chèvres et cultivait les champs seigleux (méteil 80% seigle, 20% froment) qui bordaient les rives du fleuve serpentant la plaine vallonnée. Les paysans ne redoutaient pas les osts, mais l'action des hommes en rupture de ban, des chevaliers errants, des mercenaires, des bandits, des écorcheurs... Si leur préparation ne suffisait pas, ils pouvaient toujours se réfugier à l'ombre des épicéas et frênes de la région. Bien que moins gardé depuis plusieurs années, le château Sankt-Olaf était une autre solution. A seulement une journée de marche, ses murs rassuraient malgré tout. Les gens de Seiðrheri pouvaient en dernier recourt chercher protection dans la fournaise de Jensgård. Toutefois, ll était peu de dire que la Cité ne les attirait pas, même de façon temporaire, car la misère et le mépris des bourgeois y étaient grands.
Très loin au sud,
La Reine avait atteint le Fljótland et campait devant Hurðborg avec son ost. De son coté, le sanguinaire Víðarr III et ses troupes ne bougeaient pas de leurs forteresses. Au sein du campement royal, l'atmosphère était étrangement joyeuse : la bière coulait à flot et les scaldes chantaient des poèmes. La nuit dernière, Marie et son Roi consort tirèrent même profit de l'intimité de leur tente pour faire du corps à corps. Les chevaliers passèrent aussi du bon temps avec leurs dames qui, comme le souhaitait la tradition, les accompagnaient avant la bataille. Seuls les gardes et les portes-bannières demeuraient sérieux en tout temps.
Au nord-est,
Sur les bords de la mer des Crabes, dans le Táunrgarðr, le jeune comte Sören V venait de tomber malade. Avait-il été empoisonné ?
[/justify]
Posté : jeu. juin 13, 2019 11:54 am
par Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (40).
10 mai 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/24/m2bk.png[/img]
Une des filles du tavernier de l'Aigle Errant.[/center]
Depuis la venue de l'ost de Marie près d'Hurðborg, les tavernes et auberges qui bordaient le Ǫlfossá vivaient l'enfer. En effet, une bande de sept gardes arborant le tabard royal rançonnait les établissements, mangeait et buvait à l’œil, rudoyait les humbles et pelotait les femmes. Investis des couleurs royales, ces derniers se sentaient invincibles et tout puissants. Toutefois, pour le commun des mortels, ces emblèmes étaient ceux d'un puissant seigneur et pas l'écu royal qu'ils n'avaient jamais vu. Parmi eux se trouvait le vieux paysan Áfastr. Au début, il dû céder sa tourte aux pois, puis sa bière les jours suivants. Il était un habitué de l'Aigle Errant (nom de taverne traduit) et assistait, sans oser intervenir, aux méfaits des gardes.
Devant son fond de viande, Áfastr scrutait tristement les femmes gémir des attouchements subit quotidiennement par les butors. Pendant ce temps, le tavernier les servait tremblotant, la mort dans l'âme. C'est alors qu'un groupe vêtu des mêmes armoiries entra, conduit par une jeune fille. D'austres truandailles, pensa le paysan. Cependant, à la vue de la... chastelaine, les soudards relâchèrent leurs étreintes et les pauvrettes purent se dégager. La dame, en habit de guerre, portait une énorme épée à la ceinture, ainsi qu'une hache. Les truands ne pipaient plus mots et semblaient pétrifiés comme des statues de sels. Áfastr crut même voir l'un d'eux compisser ses chausses. Le chef essaya de s'approcher mais s'arrêta aussitôt.
« Ques faistes vous icelieu, grippeminauds ?! A murdrir li genz, gaster li puceles et asalir l'enor de mi ? dit la chastelaine agacée, surement de haute naissance.
– Mestresse...j... » s'essaya le chef mais...
A peine put-il balbutier davantage que la dame prit une arbalète et lui ficha un carreau dans la poitrine. Il tomba lourdement, raide mort. Les petites gens jubilèrent silencieusement, reprenant espoir devant un si bel acte de justice. Sentant son heure venir, le reste de la bande paniqua et partit à l'assaut. Le premier reçut l'arbalète dans la figure et eut le nez fendu. Déséquilibré, il vit son ancienne maitresse approcher et l'achever de son épée. Ses comparses tombèrent peu de temps après sous le coups des guerriers, maculant le sol de terre du sang des vaincus.
« Merciet cointe chastelaine, que li Segnor bénisse la vostre dame ! » rendit grâce le tavernier, ne devinant toujours pas qui était la personne devant lui.
Avant de s'en aller, Marie III distribua des pièces aux pauvres présents, afin de rattraper autant que ce peut, le malheur que ses reîtres, en rupture de ban, avaient causé. Au moins, les petits et petites étaient désormais vengés.[/justify]
Posté : sam. juin 15, 2019 10:45 am
par Zaldora
[justify]Croyances populaires (13).
14 mai 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/24/eops.png[/img]
Deux oursons débout sur leurs pattes, dans la nature thorvaloise.
La ressemblance avec les Hommes est indéniable.[/center]
Le royaume est marqué par une forte présence du merveilleux, au détriment de l'esprit rationnel, et vit toujours à l'heure de l'enchantement. Les Universités et les Grands monastères, cœurs de la pensée intellectuelle, s'en démarquent en conciliant toutefois Foi, Raison et Sciences. Pour les savants du royaume, un clerc qui chercherait à opposer ces trois notions ne serait qu'un Coprolithe méprisable, c'est-à- dire « un excrément fossilisé ».
Voici quelques croyances des seigneurs, des paysans et du bas peuple citadins :
Descendance de l'homme
31% croient que l'homme descend d'Adam et Eve.
29% croient que l'homme descend d'Adam et Eve, et des Ours.
28% croient que l'homme descend uniquement des Ours.
12% ne savent pas/ou ne se sont jamais posés la question (indifférence).
Forme de la terre
93% ne savent pas/ou ne se sont jamais posés la question (indifférence).
6% la pensent sphérique (intuition).
1% la pensent plate (intuition).
[/justify]
Posté : dim. juin 16, 2019 10:01 am
par Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (41).
17 mai 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/24/8s3g.png[/img]
Les terres d'Austrheimr encerclées par les navires comtaux. [/center]
A la lisière du grand nord, Yngvildr, l'autoproclamée comtesse d'Austrheimr, faisait face à un imprévu. Avant de succomber à la « maladie », son ancien Lige Sören V ordonna de bloquer les eaux entourant l'île rebelle. Une flottille ennemie patrouillait désormais les eaux et interdisait aux navires de pêche et baleiniers toute sortie en mer. Si la situation venait à durer, non seulement les renforts promis par la Reine n'arriveraient pas, faute de route maritime sûre, mais Austrheimr risquait aussi de ne pas recevoir de ravitaillement en grain à l'automne. Se croyant plus intelligente que tout le monde et grisée par ses premiers succès, Yngvildr avait sous-estimé ses adversaires et devait revoir sa stratégie. Ployer le genou devant les comtes de Táunrgarðr ? Jamais plus ! Tout n'était néanmoins pas perdu car au sein de la forteresse ennemie, la succession donnait lieu à une lutte sans merci entre la faction soutenant le puiné « Sören VI » et celle qui appuyait les prétentions de l'oncle « Dragmáll II » réputé être un guerrier inexpugnable, déterminé, perspicace, fin tacticien et franc à en offenser plus d'un. Il n'était néanmoins pas très bon intrigueur, faiblesse qui pouvait coûter cher au sein de la société féodale, infestée d'intrigues, de trahisons et d'assassinats en tout genre.
A Hurðborg,
L'ost royal campait toujours près de la forteresse située sur la rive sud et venait de recevoir un pigeon porteur de mauvaises nouvelles : les troupes censées couper le château bâtit sur l'autre rive se faisaient barrer la route à six lieues au nord-est par le baron Erlandr IX. Un émissaire de Víðarr III s'était aussi montré au campement afin d'inviter Marie à négocier chez son maitre, jurant de lui offrir la corne de l'hospitalité en guise de bonne foi. Flairant le piège, la suzeraine renvoya l'ambassadeur en proposant une rencontre sur la colline de Nógr, à moins d'une lieue de là. Pendant ce temps, quelques uns de ses sapeurs creusaient un tunnel, le plus discrètement possible.[/justify]
Posté : lun. juin 17, 2019 5:33 pm
par Zaldora
[justify]Soldat ou guerrier ?
23 mai 2039,
[center][img]https://i.imgur.com/J3kNZqW.jpg[/img]
La charge de la chevalerie lors d'une guerre privée actuelle
dans l'Afreksmaðr... alors que le capitaine avait dit d'attendre. [/center]
Le Thorval ne dispose pas de force militaire permanente mais d'une succession très nombreuse d'ost. Contrairement à la croyance, ces armées ne sont pas professionnelles, mais de service dans la mesure où les combattants n'en vivent pas mais effectuent leurs obligations féodales. L'ost est levé de façon temporaire lorsqu'un seigneur publie son ban de guerre et convoque ses vassaux sous sa bannière pour parer à une invasion ou guerroyer lors d'une guerre privée. Les troupes seigneuriales varient en taille d'un fief à l'autre et se composent de :
La Chevalerie : les chevaliers ne sont pas rémunérés car ils rendent un devoir. De plus, la guerre n'est pas pour eux un métier mais un sacerdoce. Le cheval, la lance, le bouclier, l'armure, l'épée et l'ensemble des coûts sont à leur charge. Les membres de le chevalerie sont majoritairement issus de la noblesse (63%), la part restante étant d'extraction paysanne (37%). Il y a plus d'hommes chevaliers (70%) que de femmes (30%).
La Piétaille : les combattants à pied, essentiellement les fantassins et les archers. Appelés « gardes », ils patrouillent les remparts, garnissent les garnisons et sont parties prenantes des batailles. Ils ne touchent pas de solde mais sont dotés en armes et nourris par le seigneur. La piétaille vient en majorité de la paysannerie (64%) et de la noblesse (36%) qui n'a pas su entrer en chevalerie.
Au final, ceux qui vivent des affrontements et touchent une paie pour se battre sont les mercenaires réunis en compagnie. Ces derniers sont les seuls soldats professionnels à proprement parlés. Leurs groupes sillonnent le pays et dévastent les terroirs pour se rémunérer en temps de paix. Autant dire que les mercenaires, réputés violents, ont une affreuse réputation. [/justify]
Posté : mer. juin 19, 2019 5:43 pm
par Zaldora
[justify]La prostitution.
27 mai 2039,
[center][img]https://zupimages.net/up/19/25/k406.png[/img]
Après l'extermination de son clan, Glyrna dû se prostituer pour survivre
dans une taverne de l'Atferðlið, lieu de passage des voyageurs.[/center]
A Valborg, un tavernier s'adonnant au maquerellage se fit bannir de la ville et son établissement détruit de fond en comble. Telles étaient les méthodes de la justice municipale face à la prostitution. Les punitions des justices seigneuriales étaient plus rudes encore : les tenanciers subissaient, selon les mœurs régionales, l'émasculation, l'amputation du nez, le crevage des yeux, le fouet ou la bastonnade. Contrairement à une certaine croyance, la fureur des justiciers ne frappaient pas les dégénérés de clients, ni les ribaudes. Chacun d'eux et chacune d'elles étaient laissés libres, ce qui témoignait peut-être d'une tolérance toute relative ou du moins la volonté de s'en prendre aux vrais coupables. Comme nous l'avons mentionné, les responsables ne bénéficiaient pas de la moindre forme de miséricorde et l'Église les excommuniait souvent.
On ne connaissait pas l'ampleur de la prostitution néanmoins le phénomène était essentiellement urbain et bien moins courant à la campagne. Les bordels portaient pour la plupart des noms évocateurs tels que la Rose farceuse, L'Enchanteresse, la Succube, la Renarde Joyeulse, etc (les noms sont traduits pour faciliter la compréhension). Ces diverses tavernes, peu scrupuleuses, se concentraient en ville. Les autres lieux à fort maquerellage se situaient dans les étuves citadines dont la mixité et la promiscuité favorisaient ce genre d'activités. Certaines tavernes à filles de joie opéraient aussi à la campagne, notamment le long des carrefours, mais à nouveau, le phénomène était des plus rares.
Il existait deux groupes de prostitués : le premier avec les femmes célibataires, exclut de leur clan ou orphelines, sans attache familiale et miséreuses, qui le faisaient par nécessité. Le second, minoritaire, composé des femmes qui donnaient leurs corps par choix. Plusieurs ordres charitables leurs venaient en aide afin de les sortir de leur état. Elles étaient reçues en confession et se soumettaient à des peines spirituelles comme la prière, le jeûne et l'abstinence. Le pénitentiel était toutefois plus sévère pour celles qui avaient choisit de devenir ribaudes que pour les pauvres qui s'y adonnaient par nécessité. Enfin, les peines pénitencielles n'épargnaient pas non plus les habitués des bordels, considérés comme davantage coupables, encore pire s'ils étaient mariés.
Selon les habitués, les prostituées thorvaloises étaient les plus belles et sensuelles de toutes. Aucune autre femme dans le monde ne leur arrivait à la cheville ![/justify]
Posté : jeu. juin 20, 2019 5:19 pm
par Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (42).
1er juin 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/25/27fj.png[/img]
La charge de la chevalerie.[/center]
Les sapeurs avaient bouté le feu aux étais. La fumée s'épaississait au fur à mesure que les flammes colonisaient l'ouvrage. La structure craquela, puis s'affaissa, avant de rompre et d'emporter toute la galerie à sa suite. Au dehors, la façade nord du château-fort d'Hurðborg s'effondra sous les clameurs triomphales de l'ost royal. Un trou béant gisait à l'endroit de la massive porte : les troupes de Víðarr III déboulèrent en toute hâte et prirent position. En face, l'ost royal était survolté après trois longues semaines d'attente : la fureur se lisait sur les visages, la piétaille frappait lourdement ses boucliers et les chevaliers poussaient des cris effrayants. Une soif de combat et de massacre gagnait les rangs. Le grand capitaine tira son épée et annonça puissamment : « Par Bróðir et Sainct Erlandr ! Chaaaaaaargiez ! ». La chevalerie s’élança lances en avant, suivit par les fantassins dans une clameur terrible et indescriptible.
En retrait, la Reine Marie scrutait la charge la mort dans l'âme, triste de ne pas en être. Mais ce qu'elle venait d'apprendre sur son état l'empêchait de prendre part activement à la bataille. Elle était néanmoins toute en armure, portait son épée, tout comme le Roi consort présent à ses cotés. Les armées courraient les unes vers les autres, prêtes à en découdre, avant de se rencontrer enfin dans un choc assourdissant. Alors survint le chaos sans fin : les lances se brisèrent et les chevaux basculèrent, laissant place aux cliquetis frénétiques des épées, au fer qui perçait la chair et au sang se déversant par sétiers dans la valse macabre des cris et des corps inertes qui s'entassaient en tertres. A la fin, le champs de bataille n'était plus qu'une terre désolée et fumante, aux innombrables lances brisées et boucliers fracassés. Les morts gisaient immobiles, défigurés, pendant que l'armée victorieuse achevait les blessés à la Miséricorde. La Reine passa l'endroit au trot et rejoignit la forteresse investie par ses hommes. Au cours de la bataille, la chevalerie avait poursuivie les fuyards sur le pont qui enjambait le Ǫlfossá et prit d'assaut la forteresse de l'autre rive où elle ne trouva qu'une faible garnison.
Malgré la victoire et la prise des forts, la suzeraine paraissait peu satisfaite : Víðarr III était partie avec la plupart de son ost, n'en laissant qu'un petit tiers afin de couvrir sa fuite. Il allait vraisemblablement rejoindre les forces du Baron de Fljótland et quand ils reviendront, cela sera une autre pair de manches. A ce moment, la suzeraine devra être prête et surtout ne pas perdre les forteresses. Aujourd'hui n'était qu'une bataille, tant d'autres devaient encore venir... [/justify]
Posté : lun. juin 24, 2019 3:37 pm
par Zaldora
[justify]Au cœur de Thorval (43).
12 juin 2039,
Le cœur de Thorval se situe dans ses campagnes et ses châteaux, tandis que les villes, en dépit de leur prestige, n'en sont que des places secondaires. Contrairement à la vision idyllique, pleine de douceur et de sérénité, la vie paysanne n'est pas de tout repos, elle est même rude et exigeante. Aussi, les milieux ruraux ne sont pas ces endroits de paix éternelle mais des lieux bouillonnant de vie où les confusions, les bruits, les conflits et l'agitation sont rois. Derrière ces taches sombres se cachent toutefois un véritable artisanat rural et d'importants épicentres de développement culturel et intellectuel par les monastères, les abbayes et les écoles abbatiales.
La vie rurale étant trop localisée pour intéresser les bourgeois de la capitale, elle sera relatée ici :
[center][img]https://zupimages.net/up/19/26/mo2z.png[/img]
L'échange de missives entre la dame Yngvildr et les merciers
se multipliait ces derniers jours.[/center]
Une rencontre entre les ambassadeurs de Víðarr III, d'Erlandr IX et de Marie III avaient abouti à la signature d'une trêve jusqu'à l'automne. Plusieurs jours de négociations et de jurons furent nécessaires pour arriver à une paix fragile et limitée. Personne, néanmoins, n'aspirait réellement à la paix : la Reine voulait voir le seigneur Víðarr au bout d'une corde et conserver les forts conquis. Ses ennemis exigeaient, quant à eux, la restitution des forts volés, l'annulation de la condamnation à mort et le paiement d'un tribu en coffrets de pierreries, d'or et d'argent. Ces derniers espéraient de futures batailles et n'avaient pas dit leur dernier mot. Ils peaufinaient leurs stratégies et intriguaient pour se faire des alliés. De son coté, la suzeraine s’évertuait à réparer les dégâts de la forteresse sud et faisait crier dans tous les terroirs la baisse du péage sur le pont Morgunstjarna. Elle se rendait aussi à cheval dans les villages claniques de la région afin de s'y faire connaître et de tisser des liens avec les paysans. Marie voulait y régner par beaucoup d'amour et un peu de peur (inévitable en ce bas monde), comme sur ses autres fiefs.
En revanche, la guerre de la Pucelle, nom donné à la rébellion de la cheftaine Yngvildr, se poursuivait. Les navires du Táunrgarðr maintenaient non seulement leur blocus sur l'île d'Austrheimr, mais attaquaient désormais les bateaux de pêche. Au moins douze pêcheurs avaient perdu la vie au cours des attaques. Si la situation se prolongeait, des disettes pouvaient apparaitre à la fin de l'été. Consciente du danger, Yngvildr négociait avec des merciers de Sankt-Thøger le passage de grains en contrebande. En position de force, ces derniers comptaient bien faire payer les livraisons au prix fort. Le comportement des merciers empiraient décidément d'année en année. Ils devaient se méfier car à force de maltraiter leur monde, ils pourraient, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=344181#p344181]comme d'autres avant eux[/url], finir leur existence dans la mangeoire des cochons.
Dans le reste du royaume, les faibles précipitations de mai avaient perturbé la croissance des prairies, retardant de plusieurs jours le commencement des fenaisons. La sécheresse sur la Dytolie bouleversait les travaux d'été. Au moins, le séchage du foin ne risquait pas d'être dérangé par des averses.[/justify]