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Posté : dim. janv. 18, 2015 9:27 pm
par Wellington
James Pinch, VERITAS (2026 - desgranges) - 20$RAK
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/c/e/2/complot-498711a.png[/img][/center]
Quelques extraits de l'oeuvre :
[quote="Introduction"][justify][...] Cette enquête lancée en 2018 a été faite aux périls de notre vie. L'organisme secret sino-teleribain surveille tout, est partout. Nous n'avons pu nous fier à personne, à aucune autorité, à aucun expert. Ceux qui ont témoignés l'ont fait au péril de leur vie. ILS sont capables de tout détruire, votre vie, votre famille, vos notes, votre voiture. [...] ILS contrôlent le monde, c'est la conclusion horrible à laquelle nous avons aboutie suite à cette enquête qui vous est présentée ci-après au péril de nos vies. [...] L'Océania semble paisible mais c'est l'une des nations qui a été la première à rompre et est aujourd'hui contrôlée depuis les QG secrets à Tel-Erib. Ce livre est un témoignage et une tentative de sauver désespérément le monde de la conspiration sino tel-eribaine [...][/justify]
[/quote]
[quote="Page 18"][justify][...] Comme indiqué dans le Parchemin Fondateur de 1738 intitulé "ORDUM TEL ERIBUS TECHNOCRATUS ILLUMINARE MONDUS" (l'ordre tel-eribain technocrate doit illuminer le monde) le siège de l'organisme secret se situe à Tel-Erib, la terre juive et sinoiste. [...] Iskupitel le prince immortel est le gardien du parchemin et a le pouvoir au Conseil de l'Organisme de choisir quels conflits majeurs toucheront le monde dans les années à venir car pour lui [...] famines, guerres, catastrophes naturelles, ILS contrôlent tout et sont tous puissants [...][/justify]
[/quote]
[quote="Page 52"][justify]"Our Time Will Come", notre hymne national océanien, son nom évoque l'âge d'or et de puissance de l'organisme qui est en train de se mettre en place. Cet indice, anodin en apparence, montre bien à quel point notre société est infiltrée au plus profond d'elle-même et depuis longtemps [...][/justify]
[/quote]
[justify][quote="Page 53"][...] Le Committee n'est rien d'autre qu'un organe de contrôle et de censure pour permettre plus facilement à l'organisme secret de contrôler l'Océania. Ils prennent ici les décisions importantes et alternent la peur et l'euphorie pour contrôler le peuple océanien. [...] Nous avons déterminé après nos investigations que a chancellière Moorhad-Gray est la plus impliquée dans ce complot. Océano-tel-eribaine elle a été mise au monde pour contrôler l'Océania tandis que son père s'occupait de gérer Tel-Erib, le fief de l'organisme. [...] La mise en scène de son espionnage en collaboration avec les deux polices nationales contrôlées par les technocrates ménoviens (voir page 46) a permis d'éliminer Howes qui avait décidé de se retourner contre ceux qui le contrôlent. L'organisme est méthodique, chaque personne qui s'y oppose devient un ennemi qu'il faut éliminer par la force. [...][/quote][/justify]
[quote="Page 53"]
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/7/9/2/complot2-4987450.png[/img]
Photo officielle, on distingue en fond le globe du pouvoir et un triangle semi-caché, symboles des illuminatis garants du pouvoir siano-tel-eribain. Difficile de croire à une coïncidence devant cette mise en scène[/center]
[/quote]
[quote="Page 55"][justify][...] l'Opéra de Wellington, considéré comme un chef d'oeuvre architectural de la culture océanienne. Il suffit de regarder quelques photos pour s'apercevoir facilement qu'il n'est rien d'autre qu'un monument à l'ode de l'organisme et des illuminatis [...] comment justifier ces triangles inutiles si ce n'est pour inculquer et habituer les symboles au peuple [...][/justify][/quote]
[quote="Page 183"][justify]La Fédération est un génie stratégique de l'organisme qui s'en sert pour gérer les technologies mondiales. Elle peut ainsi décider à quel pays elle fera bénéficier ces technologies pour créer des différences marquées de niveau de vie entre les différentes nations et ainsi créer une course déséquilibrée pour atteindre une place illusoire de leader mondial dans un domaine qui permet à l'organisme de maintenir sa poigne de fer [...] elle gère aussi depuis la nation fantôme d'Azude les maladies mentales [...] selon notre enquête des asiles recréent et diffusent des dérangements psychologiques afin d'infecter les personnes saines [...][/justify][/quote]
[quote="Page 192"][justify]L'OPS est le bras armé et d'action de l'organisme. En regroupant ensemble les nations les plus belliqueuses et instables elle a su créer une formidable machine guerrière qui est utilisée pour créer guerres, complots et amener la mort [...] elle oblige les nations dites démocratiques à intervenir et entrer dans son jeu et son influence [...] le tout est orchestré par les illuminatis qui gèrent aussi les polices et services secrets [...][/justify][/quote]
[quote="Page 216"][justify]Vaste complot qu'est la question de pétrole [...] créer par l'organisme et abrité dans des caves géantes dans les montagnes tel-eribaines, les réserves de pétrole infinies sont cachées dans des proportions intimes dans des lieux sensibles du monde afin de créer des guerres et des conflits [...] l'organisme peut alors jouer et manipuler la quantité disponible pour dérégler à son aise le marché mondial [...][/justify][/quote]
Posté : sam. janv. 31, 2015 7:49 pm
par Wellington
Publicités à Engelwood (Blue Coast)
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/1/5/a/pub-49b78e3.png[/img]
[img]http://img110.xooimage.com/files/a/2/4/pub-49b79f9.png[/img]
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Posté : mar. févr. 10, 2015 4:30 pm
par Wellington
Publicité - Bristone, N.S.A
[center][img]http://img110.xooimage.com/files/b/c/c/666-49e1696.png[/img][/center]
[justify]La campagne des municipales se lance petit à petit. A Bristone, capitale du N.S.A, on pourrait assister pour la première fois dans l'histoire océanienne à l'élection d'un maire socialiste. Porté par un mécontentement grandissant et une situation économique bonne mais moins compétitive que les états du nord couplé avec des dissidences dans les Partis de droite et de centre William Dolorean est pour l'instant le grand favori de l'élection et en tête des premiers sondages. Charismatique et proche du peuple, il multiplie les meetings où il promet de rendre l'économie aux bristoniens.
Paiera-il l'image très négative du socialisme en Océania en raison des débordements de certaines nations du monde et de l'association socialisme = dictature ou parviendra-il à sa petite révolution dans l'histoire océanienne ? Réponse du 4 au 7 novembre... ou avant.[/justify]
Posté : jeu. févr. 12, 2015 3:40 pm
par Wellington
[justify][img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/27/Taxi-cabs-New-York-0986.jpg/640px-Taxi-cabs-New-York-0986.jpg[/img]
[url=http://www.youtube.com/watch?v=QD4Ks_EMQBY]accompagnement sonore [radio du taxi][/url]
Le taxi jaune fonçait sur le contournement presque désert en cette heure tardive. Les lumières des lampadaires défilaient régulièrement éclairant l'intérieur par intermittence. Des panneaux apparaissaient, disparaissaient, et le regard du passager se perdait aveuglé dans les phares rouges brillants des autres véhicules devant eux. Une musique électro répétitive grésillait dans le vieil autoradio du chauffeur. Parfois elle s'arrêtait quelque secondes le temps qu'un speaker annonce un bête slogan du type "Kanga FM, la Radio de la Nuit à Wellington" puis elle reprenait, avec toujours le même rythme à la fois lassant et entraînant. Comme dans un rêve. Il devait être trois ou quatre heures du matin et la fatigue d'une lourde semaine de travail rendait ses paupières lourdes, il avait hâte d'arriver à l'hôtel au plus vite.
Quand ils commencèrent à s'enfoncer dans le centre de la mégapole la circulation devint plus difficile. Dans certaines rues populaires éclairées par des milliers de néons multicolores vantant des centaines de produits divers on se serait cru en plein jour. Les gens allaient, venaient, vivaient sans se soucier de l'heure. Wellington ne dormait-elle donc jamais ? Il savait bien que non.
Etait-il heureux ? se demanda-il alors. Bien qu'il fût fatigué la question le tenta. Certes, il était l'un de ces bijoux du rêve océaniens, de ceux qui s'en étaient mis pleins les poches et dînaient au « White Labie » a 500$ pour deux. Il vivait de plein fouet ce rêve capitaliste, il se permettait tout et ne s'interdisait rien. Il avait l'argent, et l'argent contrôlait tout. Mais contrôle-il le bonheur ? Il ne savait quoi se répondre. Bien sûr les sans-abris et les prisonniers des goulags thaliboziens enviaient sa position. Mais au fond il sentait qu'il avait loupé quelque chose, quelque chose d'essentiel.
Sa vie était une routine sans fin. Il pouvait tout et s'en lassait, aussi incroyable que cela puisse paraître. La semaine il bossait comme un malade, sans arrêt, à appeler aux quatre coins du monde des investisseurs et à épier les moindres soubresauts de la bourse océanienne. Toujours les mêmes plaintes, les mêmes joies, les mêmes chiffres. Des pertes, des gains, des bonus, ... Puis le vendredi soir comme aujourd'hui il se prenait un hôtel, toujours le même, et couchait avec une femme – une prostituée conseillée par un ami, une stagiaire, une secrétaire, n'importe – avant de retrouver la sienne – la vrai - pour le reste du week-end avec ses deux enfants qu'il ne voyait jamais assez. Il était un mauvais père, et ne s'en souciait pas plus que ça. Sa femme avait voulu des enfants pour remplacer un mari absent, elle les avait eu et les assumait. Il payait les factures. Toute façon les samedi et dimanche étaient presque toujours occupés à des parties de golf avec quelques voisins multimiliardaires ou des activités du même type. Une fois une soirée s'était même terminée en orgie – il avait bu comme un trou – et tandis que ses deux enfants dormaient il s'était envoyée une mineure amenée par son pote tel-eribain.
Etait-il le seul, était-il une anomalie ou au contraire l'exemple même de ce qu'ils étaient tous ? Il ne savait pas. Il ne côtoyait que des jeunes nouveaux riches excentriques comme lui, des petits cons qui finiraient un jour ou l'autre crevés sur leur piscine à 20'000 dollars explosés par une pilule magique cyrénane. Il savait qu'il était comme ça, que c'était son destin. Il faisait partie de cette nouvelle génération, celle qui n'avait connue aucune privation. Celle qui n'avait pas vécu les jours difficiles. Derrière la vitre les lumières des réverbères continuaient de défiler et il espéra qu'il le seul, qu'il soit l'anomalie du système.
Il se rendit compte qu'il n'aimait rien, et que rien ni personne ne l'aimait vraiment. Que quand il mourrait un jour il ne laisserait aucun souvenir à personne, qu'on l'aurait vite oublié. Un parmi cent autres. Les millions sur son compte l'enfonçaient chaque jour plus dans sa solitude. Pouvait-il encore changer ? Il n'avait que 29 ans, sûrement. Mais voulait-il vraiment le faire ? Accepterait-il tout ces sacrifices ? Il avait raté totalement l'essentiel durant 29 longues années, à rien faire. Il avait claqué du pognon un peu partout pour oublier qu'il devait oublier. Un château de cartes qui finirait par s'effondrer si facilement s'il ne faisait rien...
« Chauffeur, retournez à Kent Shell »[/justify]
Posté : jeu. mars 05, 2015 6:29 pm
par Wellington
[justify][spoiler="Avertissement"][img]http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/33/Parental_Advisory_label.svg/200px-Parental_Advisory_label.svg.png[/img]
L'auteur ne partage ni ne cautionne aucun des agissements narrés à la suite dans un but de RP et dans aucun autre but.
Les kangourous de moins d'une quinzaine d'années et sensibles peuvent quitter la page.
Mais bon, franchement y a rien. Cest juste pour pas qu'on me colle un procès. Moi je suis gentil au fond. Ca me rappelle ce prof que javais, il me disait toujours "le droit tu vois cest comme les femmes y a des antécédents" Apres bien sur je n'ai pas compris tout de suite et... Ah ? On me dit qu'il faut que je laisse ma place pour le rp ! Bom bah anjoie, ou Enjoy, comme diraient les anglais ![/spoiler]
Daily Life
Insérons nous dans la vie d'un océanien
Avec aujourd'hui : Hwang Jo Smith
[spoiler="biographie"][img]http://cdn.styleforum.net/6/6a/350x700px-LL-6a502589_Shoulder.jpeg[/img]
(Photo prise sur son compte Twikle, postée le 3 juillet 2026 à 7h12)
Prénom : Hwang
Nom : Jo Smith
Marié à : Belicia Smith
Vit à : 72 Aloha Street, CALTON
Enfant(s) : Non
Parents : Fils unique de Ojitiro Joichi (| 2021) et Bo Yung Joichi
Date de naissance : 13 novembre 1998 (28 ans)
Lieu de naissance : Namgwang (Mayong)
Nationalité : Océanien (2024), Mayongais (1998)
Emploi : Maître d'hôtel
Employeur : MacLloyd Hotels Group
Lieu de travail principal : MacLloyd Group Aloha Luxury Residence
Etudes : Diplômé de l'Ecole Hôtelière de Nagwon
Twikle : @HwangJSmith dernière connexion hier à 23h01
ArpaCom : @HJSmith dernière connexion hier à 17h55
Mail : hwangjosmith@oceanet.oc
Portable : 06-293-11-72 (BlackPearl)
Casier judiciaire : vierge
Déplacement internationaux (2 ans) : Mayong (4x en 2026), Visa Hokkaido (1x 2026), Visa Raksasa (1x 2026), Visa Biturige (2025)[/spoiler]
[img]http://www.torontoairport.info/wp-content/uploads/2014/10/Toronto-Airport-Arrivals.jpg[/img]
Le makaran était un jeune gars, d'une trentaine d'années (28 ans pour être exact), bien habillé avec son costume bleu et sa chemise blanche séparée en deux par une cravate bleu clair. Il se tenait droit, silencieux, comme s'il mettait en action certains des clichés qui circulaient sur les hommes bridés comme lui. En le voyant, attablé à une table du bar qui surplombe le hall des arrivées du quatrième terminal du grand aéroport de Calton on pourrait le prendre pour un homme d'affaire, et au fond ce n'était pas si faux que ça. Un peu nerveux tout de même, il bougeait assez souvent son petit crâne rasé sur l'horloge géante à sa droite. Puis, son portable kaiyuanais dernier-cri lui appris d'un discret vibrage que les passagers du vol SunExpress en provenance de Tel-Erib venait de se poser. Alors le mayongo-océanien, qui avait obtenu le passeport kangourou grâce à son mariage avec sa douce moitié Belicia Smith, se déplaça pour se trouver juste devant la porte d'arrivée des passagers.
D'habitude il ne recevait que les passagers venant du Mayong, dont il suivait personnellement toutes les étapes du trajet du choix sur place jusqu'ici. Mais son collègue Menashe avait dû rentrer précipitamment au pays pour régler de sombres affaires familiales et il avait dû se résigner à venir chercher les deux cyrénannes attendues. Le patron souhaitait qu'on leur fasse un excellent accueil, car l'hôtel comptait beaucoup sur leur arrivée.
Enfin les deux jeunes filles apparurent. Elles tiraient derrière-elles une petite valise en plastique bon marché que devait leur avoir acheté Menashe sur place, quel générosité pensa-t-il en avançant vers elles. L'une portait un T-shirt blanc qui moulait agréablement ses formes généreuses tandis que l'autre avait une sorte de chemise à fleur polynésienne. Des habits peu chers, banals, comme d'habitude. Il s'avança vers elles avec un petit sourire ironique ou excité (impossible à dire) et leur sera la main.
« Bonjour mesdemoiselles, je suis Hwang et je viens de la part de MacLloyd. J'espère que vous avez fait un bon voyage, et que vous appréciez notre chaud pays. Il consulta rapidement son petit carnet noir qu'il venait de sortir de la poche intérieure de son complet puis poursuivit : Vous êtes Eden et Naomi ? »
Un sourire pervers éclaira son visage tandis qu'il se souvenait qu'en hébreu Naomi signifiait douce et agréable et les deux jeunes filles hochèrent la tête un peu intimidée.
« Bien, parfait alors. J'ai une voiture dans le parking on va y aller et je vais vous emmener tout de suite à l'hôtel où MacLloyd vous recevra comme il faut. Vous avez faim ? »
Les deux filles, de 16 et 17 ans, hochèrent timidement la tête. Hwang appréciait leur soumission, d'autant qu'il était lassé de ses compatriotes dont il devait normalement s'occuper. Il ne laisserait pas l'occasion s'échapper.
« Nous nous arrêterons en chemin sur un restoroute dans ce cas. Bon, on se magne, on en a pour au moins deux heures de route ».
Après une dizaine de minutes de marche à travers l'aérogare le trio arriva devant sa berline voltaise, une Zanara Zalana achetée chez un concessionnaire du centre, que Hwang utilisait pour ses déplacements. L'air était agréable, pas trop chaud mais toujours réchauffant, et il décida d'enfiler ses lunettes tout en plaçant les bagages de ses deux invitées dans le coffre. Il laissa ses passagères se reposer durant la première partie du trajet, sur l'Highway A22 qui traverse le sud de Calton. Il reçu un appel du chef, pour savoir si tout allait bien, puis un de sa femme à qui il assura qu'il viendrait avec plaisir manger chez les Johnson – leurs voisin, dont la femme lui demandait sans cesse des nouvelles de cette fabuleuse contrée qu'est le Mayong, si exotique ! - ce soir. Il apprit distraitement par son auto-radio que des attentats – encore – avaient été perpétrés par la Main Noire. Perlian, Aquanox, Fiémance, ces pays étaient si loin, il n'arrivait pas à se sentir concerné. Et puis la Main Noire était devenu un refrain ennuyeux depuis le temps qu'elle sévissait. Le journaliste parla aussi d'autres pays qu'il ne saurait placé comme la Fédération Technocratique, dont il avait vaguement entendu parler, qui venait de condamner ses attentats. Il s'en lassa très vite et changea de station. Son pantalon le démangeait tandis qu'il s'imaginait ce qui suivrait.
A 18 kilomètres de l'hôtel il sortit sur l'aire de Blue Heaven, agréablement construite pas loin de l'océan qu'on pouvait voir depuis certains points. Après s'être parqué il commanda trois menus standards dans le fast-food Woody's à côté du parking et les ramena à l'intérieur où tout le monde mangea avec appétit. L'atmosphère pesant disparu un peu et ils discutèrent un peu, chacun dans leur adélien teinté d'accent local. Lorsqu'ils eurent terminés Hwang donna 15$ à la plus jeune et l'invita à aller s'acheter quelque chose dans le grand shop center à cent mètres. Chacun savait ce qui allait se passer, mais personne n'en pipa mot, et lorsqu’elle revint avec un petit sachet son amie avait déjà remis son T-shirt et essuyait le coin supérieur de sa bouche avec une serviette que le mayongais lui avait passé après s'être soulagé, l'air de rien. La répétition entraînait la banalité et la lassitude, et les jeunes filles avaient vu tant de gens défiler dans leurs couches à Tel-Erib qu'elles ne s'en émouvaient même plus. En fait, elles se plaisaient presque ici car leur vie allait être considérablement améliorée. Il faisait chaud, elles seraient bien traitées, c'était le mieux qu'elles osaient espérer après avoir vécues dans les misères des bordels pédophiles tel-eribains.
La dernière partie de route fut avalée rapidement et ils arrivèrent avec une dizaine de minutes d'avance devant l'hôtel où MacLloyd les attendait déjà. Il aida les deux filles à sortir leurs bagages, parla rapidement au chef puis pris congé des deux jeunes filles en les saluant. Il les reverrait sûrement dans pas longtemps, dans les couloirs de l'hôtel voir dans sa voiture vu qu'il servait aussi de chauffeur et elles étaient presque libre de mouvement. Hwang retourna dans Zanara et consulta son smartphone. On venait de lui faire parvenir une adresse où il devait aller chercher une des filles qui s'était rendue au domicile d'un client régulier de l'hôtel, car tout ou presque passait par un canal crypté par téléphone portable.[/justify]
Posté : mar. mars 31, 2015 7:22 pm
par Wellington
[justify]K7
Cassette audio n°1, Allan Lo-STAM
[chaque paragraphe correspond à une pause prolongée]
« J'étais un journaliste ambitieux. Oui, je devais l'avouer il y avait aussi de ça dans cette prise de risque. Mais j'étais aussi chrétien, humaniste, océanien. Et c'est ce qui m'avait poussé à prendre cette décision lourde de conséquence. J'avais pris la voiture de location tôt le matin pour me rendre à Aloha Street un peu en avance moulé comme un dieu réminien dans mon costume sombre loué pour l'occasion. Je m'étais parqué devant l'hôtel MacLoyd qui se détachait au-dessus du portail qui entourait la résidence, majestueux bâtiment blanc et luxueux. Ça puait le riche.
Immédiatement un homme, probablement un steward, était venu m’accueillir et me demander nom, prénom, raison de visite. « Jackie Mitchell, je viens chercher mademoiselle Eheb pour le week-end » avais-je répondu sans tiquer, sûr de moi. On m'avait fait entrer dans la propriété et j'avais pu patienter un instant attablé tranquillement sur la petite terrasse extérieure un cocktail orangé à la main. Le soleil caltonien caressait mes joues et un instant j'avais oublié la mission qui m'attendait. Puis, après un moment où on avait probablement comparé ma tête à celle de ma – fausse – carte d'identité présentée au moment de la réservation, le jeune homme était venu me chercher. Il s'exprimait dans un adélien parfait mais teinté d'un accent qu'on reconnaissait mayongais ou raksasa, il avait d'ailleurs des traits typés Makarans. Il m'avait emmené jusqu'à une sorte de salle de réception où on m'avait enfin emmené la fille. Malgré ses 15 ou 16 ans elle était il est vrai ravissante, totalement féminine. Elle semblait encore pure et à la fois mature, je comprenais mieux pourquoi elle avait tant fait de bruit dans le milieu de la prostitution de luxe de la Blue Coast. Derrière on apercevait quelques filles qui patientaient dans la piscine, le bar, le jardin où dans ce même salon, qui attendaient le prochain cochon gras qui viendrait se détendre ici. Toutes n'étais pas mineures, mais une grande partie en avait l'air.
Je devais jouer le jeu jusqu'au bout et j'avais donc entrepris de la caresser légèrement, de l'embrasser et de lui mettre la main aux fesses tandis que je terminais de signer divers documents administratifs et surtout pécuniers. On nous avait ramené à la berline et après avoir tourné au coin de la rue j'avais vomi, comme une merde. Mais une merde organisée, j'avais préparé un sac au cas-où. On ne s'habitue jamais à la déchéance humaine.
Je n'avais pas envie de parler à la fille et c'est pourquoi j'avais mis un peu de musique, une chaîne populaire que j'entendais souvent dans les bars. Nous étions arrivés assez vite à la gare centrale, juste à l'heure pour attraper le StarThyroptis de 10h25. Avant de s'installer dans le compartiment que j'avais réservé en première classe, mettant encore plus à mal mon maigre budget d'enquête, j'étais allé acheter deux sandwiches au chariot ambulant tiré ce jour-là par un jeune noir, cécopien au vu de son accent. J'avais aussi acheté quelques magazines pour la fille, Eden de son prénom, afin qu'elle ne s'ennuie pas pendant les quelques heures de trajet qui devaient nous amener à Wellington. Un choix étrange, il est vrai, mais que je pensais réfléchi. Il fallait qu'elle se sente en sécurité, loin de ses bourreaux, la plus grande ville du pays était parfaite pour ça. Elle m'avais demandé quelques banalités, je sentais bien qu'elle voulait engager la conversation peut-être pour se rassurer, enchaînant les réponses vides de ma part. Mais il était trop tôt pour tout expliquer. Maintenant je pense que ce fut une de mes erreurs, j'aurais dû tout lui dire. On se sent toujours plus intelligent après coup.
Je l'avais autorisé à se reposer un peu. Elle, elle était toujours craintive à ce moment. Je pense qu'elle craignait un sale coup de ma part. On ne sait jamais quels obsédés traînent dans la nature, surtout quand à 15 ans on a passé la moitié de sa vie à satisfaire les envies de vieux monsieurs. Je lui avais donc expliqué rapidement que tout irait bien, qu'elle ne devait pas s'inquiéter.
Arrivé à Wellington, nous étions allé chercher la voiture que j'avais loué quelques jours auparavant sur internet. On avait pris le pont, le grand qu'on voit sur toutes les photos de carte postale et nous avions un peu tapé la discussion. Je voulais en savoir un peu plus sur elle, savoir si mon épais dossier correspondait à la vérité ou non. Savoir jusqu'où elle se livrerait à ce qu'elle pensait être un client. Puis nous étions arrivés devant l'hôtel, un quatre étoiles, où j'avais prise une belle suite. Malgré mon budget pleurant à chaudes larmes c'était le lieu parfait, avec une vue dégagée sur la Mer, un lieu presque paradisiaque où nous pourrions parler tranquillement. C'est là que je fis d'énormes erreurs.
Déjà déposer la clé de la voiture sur le petit support à l'entrée fut une stupidité sans nom, oublier de fermer la porte de la chambre en fut une autre. Mais plus que tôt j'aurai dû tout lui expliquer dans la voiture, notre envie de faire tomber tout ce système, dénoncer la pédophilie en Océania dans un grand reportage avec son interview comme point d'orgue et terminer en lui proposant notre protection. Car oui, j'avais quelques amis dans la police, ce qui aide. Mais au lieu de tout cela je l'avais emmené directement. Or, en voyant l'ensemble de caméras, projecteurs et autres ustensiles que mon ami Franklin avait disposé la petite avait compris une toute autre chose. Elle n'avait que 15 ans mais elle était intelligente. Elle avait compris, à tort, que nous étions des monteurs de films pornographiques et je crois qu'elle se refusait de finir dans ces choses-là. Ce que je comprends. Reste que le temps de m'apercevoir de mes trois conneries, elle était déjà dehors. Franklin et moi nous retrouvions à deux à la poursuite d'une jeune de 15 ans en situation illégale dans la ville la plus mouvementée et animée d'Océania. Elle ne pouvait pas se débrouiller seul, je ne pouvais pas le croire, tout comme je m'en voulais d'être aussi con. Tout de suite nous nous étions mis à sa recherche sachant que nos chances étaient minimes mais qu'elle resterait sûrement dans les environs ne connaissant pas, selon notre dossier, Wellington. Je me refusais de prévenir la police maintenant, MacLoyd avait des amis trop puissants pour que ce soit si simple. Dans le même temps la vie d'une innocente pouvait basculer... Je m'en voulais terriblement. »
Fin de l'enregistrement.
ZZZZ-CRAC.[/justify]
Posté : sam. avr. 18, 2015 1:22 pm
par Wellington
[justify]Déclaration d'Olivia Carpenter
Porte-parole de l'ONG Pelabssan Legacy en Océania
[img]https://citiesforcedaw.files.wordpress.com/2015/02/cedaw012015tv001-m.jpg[/img]
« Oui, il est vrai que les USP ne se reconstruiront pas tout seul ! Oui il est vrai que nous avons besoin d'aides extérieures ! Mais cela passe par un dialogue avec la communauté des ex-USP à travers le monde et des projets communs portés par la communauté internationale bienveillante. La volonté de l'Hokkaido est louable dans le fond si elle était vrai mais elle ne cache malheureusement que l'envie d'étendre un Empire qui jusqu'à maintenant ne portait d'impérial que le nom. Par conséquence l'île de Yellowknive ne sera jamais une nouvelle terre pour nous car aucun de nous ici ne veut se soumettre à une autorité venue d'ailleurs, qui plus est de l'Hokkaido. Les liens avec ce pays obscure qui sort à peine de décennies d'obscurantismes étaient nuls, il s'est approprié l'île seulement au regard de ces accords avec les tarnois dont on ne présente plus les atrocités. Nous ne retournerons pas à Yellowknive car nous nous sentons pelabssiens et non hokkai, c'est pourquoi nous demandons à l'Hokkaido et à ses gouvernants de renoncer à sa souveraineté imposée sur l'île. Et alors là nous serons prêts à coopérer pleinement avec leurs autorités et celles du reste du monde pour redonner une once de vie aux USP. Ce que nous demandons c'est de pouvoir traiter d'égal à égal avec le reste du monde, comme n'importe quel peuple, et non comme subordonné d'un empire !
Gouvernement d'Hokkaido, nous vous demandons d'accepter de dialoguer d'égal à égal avec un peuple qui a tant souffert. Vous ne ressusciterez ni votre empire ni le Pelabssa en créant de toutes pièces un pays artificiel qui ne sait que déshonorer la mémoire de nos ancêtres morts dans le but de sauver et protéger la souveraineté du pays que nous aimons. Non, les USP ne peuvent être exploités, ils ne peuvent exister que sous la liberté ! Le Pelabssa vit libre, il vit en chacun de nous, dans notre communauté unie à travers le monde. Si nous devions un jour tenter de recréer le Pelabssan Dream ce sera en étant souverain et maître de nos destinées, pas comme esclave des forces militaires de l'Hokkaido ! Votre mensonge s'il paraît bon à vos oreilles blesse nos cœurs et nos mémoires !
Tant que l'Hokkaido ne comprendra pas son erreur et ne mettra pas de frein à ces ambitions d'extension alors le peuple pelabssien à travers le monde ne saura être tranquille et n'acceptera pas le dictât hokkai. »
Applaudissements dans la salle
"Liberty ! Liberty ! Liberty !" clamé par la foule[/justify]
Posté : lun. avr. 27, 2015 3:09 pm
par Wellington
[justify]Public
Largement relayé par les médias
[img]http://img110.xooimage.com/files/b/c/7/image-4afa98c.png[/img]
- Olivia Carpenter, présidente de l'ONG Pelabssan Legacy en Océania, a été enlevée.
- Selon les premiers rapports de la police, le groupe qui a mené ce kidnapping était parmi les plus professionnels, ne commettant aucune erreur et ne réveillant personne. Un gaz a été utilisé pour endormir les personnes présentes dans la maison. Beaucoup de gens y voient l'oeuvre d'un état qu'on nomme déjà sans complexe (l'Hokkaido pour ceux qui ne suivent pas).
- Un important dispositif policier a été mis en place dans tout le pays, les gares, aéroports et lieux sensibles ont vu des renforts importants de la police et de l'armée pour tenter de retrouver Olivia. Un mandat de disparition national a été édité et sa photo envoyée aux pays amis. Les registres des aérodromes et aéroports océaniens sont passés au peigne fin, une ligne d'écoute pour témoignage est ouverte.
- Une vague de soutien sans précédent éclate dans le pays, autant dans la communauté USP que chez les océaniens. Mère de 2 enfants, catholique, passant ses heures de loisirs en dehors de son travail d'avocate pour aider les démunis, issue d'un milieu défavorisé mais ayant poursuivi des études pour atteindre un niveau de vie standard et s'étant reconstruite après la guerre USP, Olivia Carpenter a tout de la femme océanienne idéalisée par la société et son enlèvement révolte tout le pays. L'Hokkaido est très clairement visé par l'esprit vindicatif naissant et la communauté hokkai vit le malaise toujours dans le silence de son gouvernement. Des manifestations ont lieu dans toutes les villes, on imprime des t-shirts, on dit sa haine des pays impérialistes capables de tout et n'importe quoi sur internet qui vibre au son des hastags de soutien.
- Des critiques naissent sur la non protection de la police et sur la protection accordée aux Hokkai par le gouvernement.
- Une Enquête est lancée, tous les moyens possibles y sont engagés dixit le gouvernement qui en fait une affaire nationale.[/justify]
Posté : mar. juin 02, 2015 6:41 pm
par Wellington
« De la montagne de nos ancêtre,
Dont le sommet relie les nuages,
Et qui repose les petits esprits,
Surgira un jour l'homme-Wahroonga.
Il sera réveillé du rêve par les hommes,
Et il viendra les punir de l'avoir réveillé.
Son cou se gonflera et sa gueule s'ouvrira,
La terre tremblera et il s'approchera des hommes.
Les hommes seront nus devant Wahroonga,
Et ils se sentiront faibles devant lui,
L'un tirera un boomerang sur le Wahroonga,
Et cela ne fera qu'augmenter sa rage.
Alors il déchaînera sa furie sur les hommes,
Et punira les tribus qui ont trichés,
Il punira les hommes qui ont volés,
Et les femmes qui ont faillies.
Il punira les hommes de son feu,
Car ils n'auront pas respectés la loi,
Et ni le serpent arc-en-ciel,
Ni le Soleil n'aideront les hommes.
Alors les hommes comprendront,
Et ils respecteront leur terre,
Ils respecteront les totems,
Et ils seront protégés. »
Lian McWOOD
Memory of the oceanian aboriginal culture (Koala Edition, 2002), P.17
Posté : mer. juil. 22, 2015 8:43 pm
par Wellington
[center][img]http://www.therussell.com.au/wp-content/uploads/2014/04/500248-130824-t-queen-victoria.jpg[/img][/center]
[justify]Coup sur coup en l'espace d'un week-end la navigation commerciale à connu deux accidents tragiques dans les côtes du Makara dont l'un semble être une attaque terroriste sur un navire de la Nakano Cruise. Les télévisions ont largement relayées les quelques images de débris filmés par hélicoptère bien que tout soit encore très flou et que l'ampleur des pertes humaines n'ait pas encore été révélé. Il n'en fallait pas beaucoup plus pour créer un mouvement de panique qui a impacté durablement les compagnies commerciales en ce début de semaine.
Ainsi aujourd'hui aucun navire autre que les ferrys et les bateaux partant pour des petites croisières n'ont pu quitter le port pour des contrôles policiers et techniques approfondis. Les compagnies makarannes et surtout hokkai ont été les plus contrôlées car tout porte à croire qu'elles sont directement visées ou qu'elles ont de sérieuses lacunes au niveau de l'entretien. Les Waterport de Calton, de Wellington, de Kennedy Beach et de Port Jackson ont connus des problèmes de place avec l'arrivée de nouveaux navires qui ont dû être redirigés vers d'autres ports parfois non-commerciaux pour combattre cet engorgement.
De nombreux passagers se sont aussi désistés pour les prochaines croisières, demandant le remboursement immédiat de leur place. Ce phénomène est particulièrement fort sur toutes les destinations makarannes et celles offertes par les compagnies jeekimoises ou hokkai, les compagnies ayant perdu des navires dans ce triste incident. Beaucoup s'étaient massés devant les agences de ces compagnies dans les halls des Waterport créant une nouvelle tension pour un personnel à bout de nerf, fatigué et débordé.
Les pertes financières ne sont pas encore chiffrés mais le secteur s'attend à vivre une période difficile, d'autant que l'on arrive sur la haute-saison estivale. Les principales compagnies océaniennes ont d'ailleurs prévues de se réunir prochainement pour discuter de ce problème d'image qui pourrait impacter leurs résultats. Car tant qu'on ne saura pas ce qui s'est réellement passé la crainte d'une nouvelle attaque terroriste découragera la plupart des voyageurs.[/justify]