Culture, nature et société alamienne
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luc57
Société : Cultes chaldéens et maronites
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Principalement situées dans le Nord du pays, au pied des djebels, les villes à majorité chrétiennes ne sont pas très nombreuses. La plus grande d’entre elles est Saint-Pierre, comptant près de dix-huit mille habitants, tous chrétiens maronites. Plus à l’Est, on trouve certaines villes peuplées de chrétiens chaldéens, mais jamais majoritaires. Arrivés du Zanyane il y a plusieurs siècles, ces chrétiens parlent l’araméen, la langue du Christ, en plus de la langue d’Alamut, l’arabe. Leurs cultes se font d’ailleurs généralement en araméen. En Alamut, l’art chrétien s’est beaucoup développé. Par exemple, les monastères, comme celui de Saint-Théodore, non loin de Metsaoud, sont au nombre de vingt-sept dans le pays, ce qui reste relativement peu. Très beaux, ces monastères sont le reflet de l’art chrétien d’antan. A une époque, à savoir les quelques siècles suivant le Moyen-Âge, les chrétiens étaient les « juifs » du pays, c’est-à-dire qu’ils contrôlaient une grande partie de l’économie. En 1765, une loi est passée qui voulait la spoliation non-violente de tous les chrétiens. Malheureusement, certains d’entre eux ont été massacrés. Aujourd’hui, le gouvernement « laïc » du Colonel Charaman Ben-Garsiv protège les minorités, qu’elles soient chrétiennes ou berbères noires. Les chrétiens ont un accès tout à fait normal aux professions de tout genre.
Arrivés sur les mêmes bateaux depuis le Zanyane, les chaldéens et les maronites ne sont pas initialement des amis. Cependant, c’est ensemble qu’ils étaient partis chercher la paix sur les côtes du Barebjal, persécutés dans le Nord-Zanyane. Les débuts de l’Eglise maronite furent très modestes en Alamut. Un jeune rabbin du nom de Maron, est arrivé avec un groupe de fidèles à Metsaoud, où, en désaccord avec le Talmud et les autres écrits de sa religion, il a créé l’Eglise maronite, se basant sur les Saintes Ecritures chrétiennes. Cette Eglise a la particularité d’avoir par la suite conservé des liens avec la Sainte Eglise universelle, sans pour autant s’y soumettre. La liturgie par exemple, demeure en araméen, langue apprise par tous les maronites au catéchisme. A la tête de l’Eglise se trouve le Patriarche Belzek, résidant à Bel-Karem, non loin de Narra. Autre point notable des maronites : les prêtres peuvent se marier et avoir des enfants. Belzek se veut d’ailleurs descendant de Saint-Maron. A côté d’elle se développe l’Eglise chaldéenne. Elle fut la première Eglise à se former à côté de l’Eglise universelle et « officielle ». La principale raison de désaccord entre elle et les autres courants du christianisme est la nature de Jésus-Christ : les chaldéens ne sont pas miaphysite (doctrine consistant à dire que le Christ a une nature à la fois divine et à la fois humain). Pour eux, le Christ est deux : humain et divin. Tout comme leurs voisins maronites, les chaldéens ont un patriarche : Monseigneur Hamid.
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Principalement situées dans le Nord du pays, au pied des djebels, les villes à majorité chrétiennes ne sont pas très nombreuses. La plus grande d’entre elles est Saint-Pierre, comptant près de dix-huit mille habitants, tous chrétiens maronites. Plus à l’Est, on trouve certaines villes peuplées de chrétiens chaldéens, mais jamais majoritaires. Arrivés du Zanyane il y a plusieurs siècles, ces chrétiens parlent l’araméen, la langue du Christ, en plus de la langue d’Alamut, l’arabe. Leurs cultes se font d’ailleurs généralement en araméen. En Alamut, l’art chrétien s’est beaucoup développé. Par exemple, les monastères, comme celui de Saint-Théodore, non loin de Metsaoud, sont au nombre de vingt-sept dans le pays, ce qui reste relativement peu. Très beaux, ces monastères sont le reflet de l’art chrétien d’antan. A une époque, à savoir les quelques siècles suivant le Moyen-Âge, les chrétiens étaient les « juifs » du pays, c’est-à-dire qu’ils contrôlaient une grande partie de l’économie. En 1765, une loi est passée qui voulait la spoliation non-violente de tous les chrétiens. Malheureusement, certains d’entre eux ont été massacrés. Aujourd’hui, le gouvernement « laïc » du Colonel Charaman Ben-Garsiv protège les minorités, qu’elles soient chrétiennes ou berbères noires. Les chrétiens ont un accès tout à fait normal aux professions de tout genre.
Arrivés sur les mêmes bateaux depuis le Zanyane, les chaldéens et les maronites ne sont pas initialement des amis. Cependant, c’est ensemble qu’ils étaient partis chercher la paix sur les côtes du Barebjal, persécutés dans le Nord-Zanyane. Les débuts de l’Eglise maronite furent très modestes en Alamut. Un jeune rabbin du nom de Maron, est arrivé avec un groupe de fidèles à Metsaoud, où, en désaccord avec le Talmud et les autres écrits de sa religion, il a créé l’Eglise maronite, se basant sur les Saintes Ecritures chrétiennes. Cette Eglise a la particularité d’avoir par la suite conservé des liens avec la Sainte Eglise universelle, sans pour autant s’y soumettre. La liturgie par exemple, demeure en araméen, langue apprise par tous les maronites au catéchisme. A la tête de l’Eglise se trouve le Patriarche Belzek, résidant à Bel-Karem, non loin de Narra. Autre point notable des maronites : les prêtres peuvent se marier et avoir des enfants. Belzek se veut d’ailleurs descendant de Saint-Maron. A côté d’elle se développe l’Eglise chaldéenne. Elle fut la première Eglise à se former à côté de l’Eglise universelle et « officielle ». La principale raison de désaccord entre elle et les autres courants du christianisme est la nature de Jésus-Christ : les chaldéens ne sont pas miaphysite (doctrine consistant à dire que le Christ a une nature à la fois divine et à la fois humain). Pour eux, le Christ est deux : humain et divin. Tout comme leurs voisins maronites, les chaldéens ont un patriarche : Monseigneur Hamid.
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Société : Alamut, entre tradition et modernité
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L’extraordinaire évolution de la société d’Alamut depuis la fin de la guerre de Ras Ben-Beldoul a été constatée par des centaines de sociologues. Depuis environ 40 ans, le Colonel Ben-Garsiv a fait avancer son peuple et son pays sur le chemin de la modernité. D’exceptionnelles avancées sur les plans sociaux et économiques, une agriculture sans cesse plus performante et un peuple toujours plus nombreux font la grandeur de la Nation. Cependant, jamais la destruction des traditions n’a été un objectif de l’Etat garsivien. En effet, pourquoi se suicider culturellement pour des billets ? Pourquoi suivre le chemin boueux emprunté par les occidentaux ? Par mégalomanie ou tout simplement par envie de réussir, les grands d’Alamut font tout pour développer un système idéologique propre au pays, au nom de sa grandeur. La méthode mise au point est donc d’allier modernité et tradition. Ne jamais renier son passé. Au contraire, l’exalter, il faut que chaque citoyen sache ce qui se passait avant, qu’il sache d’où il vienne, et où il va, en toute logique. C’est ainsi que le social-nationalisme alamien se développe dans le pays. Le pan social peut être accolé à la modernité. Progrès social et technologique, toujours pour le bien du peuple. Le pan nationaliste, lui, s’occupe des traditions, principalement musulmanes religieusement et arabes culturellement. Progrès social et traditions. Ensembles vers l’avenir !
Néanmoins, comme chaque théorie politique, le social-nationalisme alamien rencontre de forts opposants. En tête de fil, Meyssam Kamshad, grand ayatollah du pays, qui s’est, dans 90% des cas, opposé au Colonel Ben-Garsiv. Kamshad et ses partisans considèrent la loi islamique comme la seule loi qui peut amener à une société stable et juste. La modernité n’est qu’une gangrène qui a détruit les peuples occidentaux et qui s’attaque au Barebjal. Très réactionnaire au niveau de mœurs, Kamshad souhaite le retour à ce qu’il appelle « l’Ordre Ancien » qui régnait avant la découverte par les arabes du concept de « laïcité ». Une société entièrement régie par la Parole d’Allah, où il y avait « une place pour chaque chose ». Kamshad, loin d’être le seul opposant, demeure le plus sérieux d’entre eux. Les chiites ont récemment ouvert un petit journal d’opposition qui donne son avis sur à peu près tous les sujets sérieux. Comme n’importe quel bon contestataire politique, Kamshad multiplie les « dérapages », qui viennent parfois entacher son image de représentant d’une communauté religieuse de plusieurs millions de personnes. On peut citer : « L’homosexualité provient en réalité d’un dérangement mental », « L’Occident est la fille de Satan, son élève le plus discipliné, et l’Etat d’Alamut le cancre de la classe » ou encore « La Fiémance, pays envahi par la juiverie, caché derrière le voile d’un catholicisme respectable. Le seul bon voile est le voile islamique. », etc, etc…
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L’extraordinaire évolution de la société d’Alamut depuis la fin de la guerre de Ras Ben-Beldoul a été constatée par des centaines de sociologues. Depuis environ 40 ans, le Colonel Ben-Garsiv a fait avancer son peuple et son pays sur le chemin de la modernité. D’exceptionnelles avancées sur les plans sociaux et économiques, une agriculture sans cesse plus performante et un peuple toujours plus nombreux font la grandeur de la Nation. Cependant, jamais la destruction des traditions n’a été un objectif de l’Etat garsivien. En effet, pourquoi se suicider culturellement pour des billets ? Pourquoi suivre le chemin boueux emprunté par les occidentaux ? Par mégalomanie ou tout simplement par envie de réussir, les grands d’Alamut font tout pour développer un système idéologique propre au pays, au nom de sa grandeur. La méthode mise au point est donc d’allier modernité et tradition. Ne jamais renier son passé. Au contraire, l’exalter, il faut que chaque citoyen sache ce qui se passait avant, qu’il sache d’où il vienne, et où il va, en toute logique. C’est ainsi que le social-nationalisme alamien se développe dans le pays. Le pan social peut être accolé à la modernité. Progrès social et technologique, toujours pour le bien du peuple. Le pan nationaliste, lui, s’occupe des traditions, principalement musulmanes religieusement et arabes culturellement. Progrès social et traditions. Ensembles vers l’avenir !
Néanmoins, comme chaque théorie politique, le social-nationalisme alamien rencontre de forts opposants. En tête de fil, Meyssam Kamshad, grand ayatollah du pays, qui s’est, dans 90% des cas, opposé au Colonel Ben-Garsiv. Kamshad et ses partisans considèrent la loi islamique comme la seule loi qui peut amener à une société stable et juste. La modernité n’est qu’une gangrène qui a détruit les peuples occidentaux et qui s’attaque au Barebjal. Très réactionnaire au niveau de mœurs, Kamshad souhaite le retour à ce qu’il appelle « l’Ordre Ancien » qui régnait avant la découverte par les arabes du concept de « laïcité ». Une société entièrement régie par la Parole d’Allah, où il y avait « une place pour chaque chose ». Kamshad, loin d’être le seul opposant, demeure le plus sérieux d’entre eux. Les chiites ont récemment ouvert un petit journal d’opposition qui donne son avis sur à peu près tous les sujets sérieux. Comme n’importe quel bon contestataire politique, Kamshad multiplie les « dérapages », qui viennent parfois entacher son image de représentant d’une communauté religieuse de plusieurs millions de personnes. On peut citer : « L’homosexualité provient en réalité d’un dérangement mental », « L’Occident est la fille de Satan, son élève le plus discipliné, et l’Etat d’Alamut le cancre de la classe » ou encore « La Fiémance, pays envahi par la juiverie, caché derrière le voile d’un catholicisme respectable. Le seul bon voile est le voile islamique. », etc, etc…
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Société & Nature : Observateurs des cieux
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Depuis des millénaires, observer les cieux a été une spécialité pour de nombreux peuples sur tout le territoire de l’actuel Alamut. Certains d’entre eux, par exemple, considéraient l’astronomie comme la seule et unique science qui permet d’approcher la Vérité avec un grand « V ». Des centaines d’installations d’observation des cieux (tour d’observation…) ont été découverts à des milliers de kilomètres les unes des autres, des regs aux montagnes des djebels. L’importance des étoiles dans les anciennes civilisations alamiennes est montrée par les manuscrits très anciens qui témoignent des connaissances de nos anciens vis-à-vis des cieux. Dans les années 1970, de vieux coffres ont été découverts au fin fond du désert par des archéologues. Au grand étonnement des scientifiques de l’époque, ces manuscrits (datant du VIIième siècle avant JC) ont fait avancer l’astronomie moderne ! Beaucoup d’historiens et d’archéologues modernes cherchent à découvrir pourquoi et surtout, comment ces ancêtres ont pu avoir des connaissances aussi avancées dans la matière. Beaucoup de ces questions demeurent sans réponse. En aurons-nous une un jour ? Ce serait étonnant, car ces vieux écrits sont soient bien cachés, soit détruits. Cachés, oui, car le savoir d’une tribu ne devait pas tomber entre les mains d’une autre.
Certains peuples, dont il reste aujourd’hui quelques rares descendants, ne faisaient absolument que ça. Les hommes étaient divisés en deux catégories, ceux qui faisaient vivre le peuple (chasseur, cueilleur, éleveur, agriculteur…) et ceux qui étudiaient les étoiles. Un des détails les plus importants est que beaucoup de ces peuples sont troglodytes. Aucun n’est nomade. Des centres d’observation des cieux ont même été creusés à même la roche. Ils étaient même extrêmement difficiles d’accès. Des textes nous apprennent même que certains astronomes vivaient dans leurs centres d’observations, sans jamais en sortir. Ils se faisaient livrer leur nourriture et ils ne se reproduisaient bien sûr pas… Les étoiles monopolisent tout le temps de ceux qui s’y intéressaient vraiment. De même, les jeunes apprentis qui s’initiaient s’enfermaient dès l’âge de 15 ans dans ces postes, et n’en sortaient que très rarement. Encore aujourd’hui, ces peuples, nous le savons, possèdent des papiers qui, pense-t-on, dépassent nos connaissances. Seulement, c’est le savoir des anciens, et en aucun cas le monde civilisé ne peut les lire. Peut-être qu’un jour, nous découvrirons les secrets de ces peuples. Comment voyaient-ils aussi loin ? Comment pouvaient-ils comprendre notre univers mieux que quiconque ?
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Depuis des millénaires, observer les cieux a été une spécialité pour de nombreux peuples sur tout le territoire de l’actuel Alamut. Certains d’entre eux, par exemple, considéraient l’astronomie comme la seule et unique science qui permet d’approcher la Vérité avec un grand « V ». Des centaines d’installations d’observation des cieux (tour d’observation…) ont été découverts à des milliers de kilomètres les unes des autres, des regs aux montagnes des djebels. L’importance des étoiles dans les anciennes civilisations alamiennes est montrée par les manuscrits très anciens qui témoignent des connaissances de nos anciens vis-à-vis des cieux. Dans les années 1970, de vieux coffres ont été découverts au fin fond du désert par des archéologues. Au grand étonnement des scientifiques de l’époque, ces manuscrits (datant du VIIième siècle avant JC) ont fait avancer l’astronomie moderne ! Beaucoup d’historiens et d’archéologues modernes cherchent à découvrir pourquoi et surtout, comment ces ancêtres ont pu avoir des connaissances aussi avancées dans la matière. Beaucoup de ces questions demeurent sans réponse. En aurons-nous une un jour ? Ce serait étonnant, car ces vieux écrits sont soient bien cachés, soit détruits. Cachés, oui, car le savoir d’une tribu ne devait pas tomber entre les mains d’une autre.
Certains peuples, dont il reste aujourd’hui quelques rares descendants, ne faisaient absolument que ça. Les hommes étaient divisés en deux catégories, ceux qui faisaient vivre le peuple (chasseur, cueilleur, éleveur, agriculteur…) et ceux qui étudiaient les étoiles. Un des détails les plus importants est que beaucoup de ces peuples sont troglodytes. Aucun n’est nomade. Des centres d’observation des cieux ont même été creusés à même la roche. Ils étaient même extrêmement difficiles d’accès. Des textes nous apprennent même que certains astronomes vivaient dans leurs centres d’observations, sans jamais en sortir. Ils se faisaient livrer leur nourriture et ils ne se reproduisaient bien sûr pas… Les étoiles monopolisent tout le temps de ceux qui s’y intéressaient vraiment. De même, les jeunes apprentis qui s’initiaient s’enfermaient dès l’âge de 15 ans dans ces postes, et n’en sortaient que très rarement. Encore aujourd’hui, ces peuples, nous le savons, possèdent des papiers qui, pense-t-on, dépassent nos connaissances. Seulement, c’est le savoir des anciens, et en aucun cas le monde civilisé ne peut les lire. Peut-être qu’un jour, nous découvrirons les secrets de ces peuples. Comment voyaient-ils aussi loin ? Comment pouvaient-ils comprendre notre univers mieux que quiconque ?
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Nature : Fleuves de glace dans le désert
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Titre « oxymorique », les fleuves de glace ne se trouvent normalement, dirons-nous, jamais dans le désert ! Le désert n’a pas d’eau, c’est bien connu ! Et pourtant. Les déserts contiennent des montagnes très hautes en Alamut, qui date de la formation de la Terre il y a des milliers d’années. La plus haute frôle les 6000 mètres d’altitude et connaît les neiges éternelles. Elle se trouve à la frontière entre Alamut et la Tchoconalie, dans une zone techniquement désertique. Et en haut de ces monts, des cascades et des rivières gelées offrent des paysages magnifiques. La plupart sont très difficilement accessibles et certains pans sont même inexplorés. De fait, l’Organisation d’Exploration Alamienne (OEA) débloque des budgets afin de financer des expéditions de dizaines de spéléologues, géologues et scientifiques, dans ces régions perdues. Les plus beaux clichés, récompensés par le prix national « Al’Doulia », sont généralement prix dans ces zones. Vrai ! Quoi de plus beau que de voir l’eau couler rapidement sous l’épaisse glace à nos pieds ? Quel paysage plus magnifique que les cascades gelées desquelles coulent un peu d’eau glacée ? Quel honneur de contempler la source des principaux et seuls fleuves qui traversent le désert pour se jeter dans la mer ?
Et quelle est l’influence d’une telle géographie sur les populations alamiennes ? Comme dit précédemment, un grand nombre de fleuves et de rivières descendent (parfois avec un débit très puissant) de ces montagnes. Remercions pour cela la fonte des neiges et des glaces durant l’été. Sur la carte des densités de population d’Alamut, on remarque que les zones les plus peuplées sont celles situées à moins de 30km des points d’eau (plus de 70% de la population). Les zones du désert les plus peuplées, en dehors de Sidi-Tolba, l’extraordinaire exception, sont celles aux pieds des montagnes. Ce sont d’ailleurs les plus isolées… Les villages et ville de la montagne (voir photos ci-dessus) vivent presque en autarcie en hiver, car le gouvernement rechigne à réparer les routes d’accès à ces zones ultra-minoritaires. Etonnamment, ces cités sont pour la plupart très jeunes, datant à peine des années 90, et sont remplis de « misanthropes » ou même de familles entières venus s’installer à l’écart de la société moderne. Ils cultivent la terre et vivent de l’élevage, parfois même, certains ne sont pas déclarés à l’état civil, et sont donc totalement ostracisés d’Alamut ! Peut-être sont-ils un exemple à suivre pour ceux qui désirent revenir aux sources ?...
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Titre « oxymorique », les fleuves de glace ne se trouvent normalement, dirons-nous, jamais dans le désert ! Le désert n’a pas d’eau, c’est bien connu ! Et pourtant. Les déserts contiennent des montagnes très hautes en Alamut, qui date de la formation de la Terre il y a des milliers d’années. La plus haute frôle les 6000 mètres d’altitude et connaît les neiges éternelles. Elle se trouve à la frontière entre Alamut et la Tchoconalie, dans une zone techniquement désertique. Et en haut de ces monts, des cascades et des rivières gelées offrent des paysages magnifiques. La plupart sont très difficilement accessibles et certains pans sont même inexplorés. De fait, l’Organisation d’Exploration Alamienne (OEA) débloque des budgets afin de financer des expéditions de dizaines de spéléologues, géologues et scientifiques, dans ces régions perdues. Les plus beaux clichés, récompensés par le prix national « Al’Doulia », sont généralement prix dans ces zones. Vrai ! Quoi de plus beau que de voir l’eau couler rapidement sous l’épaisse glace à nos pieds ? Quel paysage plus magnifique que les cascades gelées desquelles coulent un peu d’eau glacée ? Quel honneur de contempler la source des principaux et seuls fleuves qui traversent le désert pour se jeter dans la mer ?
Et quelle est l’influence d’une telle géographie sur les populations alamiennes ? Comme dit précédemment, un grand nombre de fleuves et de rivières descendent (parfois avec un débit très puissant) de ces montagnes. Remercions pour cela la fonte des neiges et des glaces durant l’été. Sur la carte des densités de population d’Alamut, on remarque que les zones les plus peuplées sont celles situées à moins de 30km des points d’eau (plus de 70% de la population). Les zones du désert les plus peuplées, en dehors de Sidi-Tolba, l’extraordinaire exception, sont celles aux pieds des montagnes. Ce sont d’ailleurs les plus isolées… Les villages et ville de la montagne (voir photos ci-dessus) vivent presque en autarcie en hiver, car le gouvernement rechigne à réparer les routes d’accès à ces zones ultra-minoritaires. Etonnamment, ces cités sont pour la plupart très jeunes, datant à peine des années 90, et sont remplis de « misanthropes » ou même de familles entières venus s’installer à l’écart de la société moderne. Ils cultivent la terre et vivent de l’élevage, parfois même, certains ne sont pas déclarés à l’état civil, et sont donc totalement ostracisés d’Alamut ! Peut-être sont-ils un exemple à suivre pour ceux qui désirent revenir aux sources ?...
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luc57
Culture & Société : Les contes des milles et unes lumières
Le panier du riche, et le pauvre
[quote]Il y a fort fort longtemps, l’inégalité et l’anarchie régnaient en maître à Alamut. A Alapolis, les grands aristocrates riches et sans talent enjambaient les nombreux pauvres étendus dans la rue. De véritables cadavres ! Un jour, un de ces riches personnages, grand chamelier, avait organisé un banquet, un très grand banquet, que dis-je ! Une orgie ! Des dizaines de ses amis étaient couchés partout dans sa maison, affalés sur les canapés, la main dans la marmite, des restes de leur nourriture coincés entre leurs dents. Les cous de girafe et la graisse d’ourse étaient parmi ses mets favoris. Alors, cet homme, désireux de laver sa maison, voulut remplir ses paniers avec tous les déchets de sa maison. Il appela ses serviteurs, mais ceux-ci n’arrivaient même plus à se lever, tant leurs ventres étaient pleins ! Il décida donc de remplir lui-même les paniers avec les restes d’os, de graisses, et d’ordures en tout genre. Une fois dans la rue, il ne savait même pas où déposer toutes ces merdes. Il n’avait jamais travaillé ! Comment pouvait-il savoir où mettait-on les déchets ?
C’est alors qu’il rencontra un pauvre homme, tout vêtu de haillons, qui déambulait dans les rues d’Alapolis. Il était barbu et ne s’était pas lavé depuis plusieurs années. Le riche l’interpella :
« -Hé, pauvre ! Approche, te dis-je, approche !
-Que me veux-tu, riche ? Te jouer de moi, une fois encore ?
-Voyons ! Pour qui me prends-tu ? Je suis un homme bon ! Je viens t’offrir quelque chose !
-Qu’est-ce donc ?
-Un panier plein de bonnes choses qui te permettront de vivre mieux ! »
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Le riche tendit alors au pauvre son panier plein des restes de sa soirée de débauche. Le pauvre s’en saisit et dit :
« Mais tu te moques de moi ! Que veux-tu que je fasse de tes immondices ? Cela ne me serait d’aucune utilité ! »
Mais l’homme riche était déjà bien loin, et le pauvre était dans la rue, le panier plein de saletés dans la main.
Quelques heures plus tard, le riche venait de jeter tous ses invités dehors, il était content et commençait à secouer ses serviteurs pour qu’ils aillent lui servir à manger. Qu’il était fier d’avoir fait tourner en bourrique un pauvre homme ! C’était simple et gratifiant de faire cela pour lui. C’est à ce moment précis qu’un de ses serviteurs vint lui annoncer un visiteur.
« -Maître ! Un homme désire vous voir !
-Faites-le entrer ! »
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A sa grande surprise, il vit le pauvre à qui il avait fourgué son panier. Il avait à sa main le fameux panier. Mais, deuxième surprise, le pauvre le tendit au riche, vide d’ordures ; en effet, le panier était plein de fleurs.
« -Tu me rends mon panier ? Quelle délicate attention !
-Le voici !
-Mais il est plein de fleurs ! Pourquoi l’as-tu rempli de fleurs, idiot ?
-La raison en est simple : Tu m’as donné un panier plein d’ordures, je te donne un panier plein de fleurs. Chacun donne ce qu’il a dans le cœur. »
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Le panier du riche, et le pauvre
[quote]Il y a fort fort longtemps, l’inégalité et l’anarchie régnaient en maître à Alamut. A Alapolis, les grands aristocrates riches et sans talent enjambaient les nombreux pauvres étendus dans la rue. De véritables cadavres ! Un jour, un de ces riches personnages, grand chamelier, avait organisé un banquet, un très grand banquet, que dis-je ! Une orgie ! Des dizaines de ses amis étaient couchés partout dans sa maison, affalés sur les canapés, la main dans la marmite, des restes de leur nourriture coincés entre leurs dents. Les cous de girafe et la graisse d’ourse étaient parmi ses mets favoris. Alors, cet homme, désireux de laver sa maison, voulut remplir ses paniers avec tous les déchets de sa maison. Il appela ses serviteurs, mais ceux-ci n’arrivaient même plus à se lever, tant leurs ventres étaient pleins ! Il décida donc de remplir lui-même les paniers avec les restes d’os, de graisses, et d’ordures en tout genre. Une fois dans la rue, il ne savait même pas où déposer toutes ces merdes. Il n’avait jamais travaillé ! Comment pouvait-il savoir où mettait-on les déchets ?
C’est alors qu’il rencontra un pauvre homme, tout vêtu de haillons, qui déambulait dans les rues d’Alapolis. Il était barbu et ne s’était pas lavé depuis plusieurs années. Le riche l’interpella :
« -Hé, pauvre ! Approche, te dis-je, approche !
-Que me veux-tu, riche ? Te jouer de moi, une fois encore ?
-Voyons ! Pour qui me prends-tu ? Je suis un homme bon ! Je viens t’offrir quelque chose !
-Qu’est-ce donc ?
-Un panier plein de bonnes choses qui te permettront de vivre mieux ! »
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Le riche tendit alors au pauvre son panier plein des restes de sa soirée de débauche. Le pauvre s’en saisit et dit :
« Mais tu te moques de moi ! Que veux-tu que je fasse de tes immondices ? Cela ne me serait d’aucune utilité ! »
Mais l’homme riche était déjà bien loin, et le pauvre était dans la rue, le panier plein de saletés dans la main.
Quelques heures plus tard, le riche venait de jeter tous ses invités dehors, il était content et commençait à secouer ses serviteurs pour qu’ils aillent lui servir à manger. Qu’il était fier d’avoir fait tourner en bourrique un pauvre homme ! C’était simple et gratifiant de faire cela pour lui. C’est à ce moment précis qu’un de ses serviteurs vint lui annoncer un visiteur.
« -Maître ! Un homme désire vous voir !
-Faites-le entrer ! »
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A sa grande surprise, il vit le pauvre à qui il avait fourgué son panier. Il avait à sa main le fameux panier. Mais, deuxième surprise, le pauvre le tendit au riche, vide d’ordures ; en effet, le panier était plein de fleurs.
« -Tu me rends mon panier ? Quelle délicate attention !
-Le voici !
-Mais il est plein de fleurs ! Pourquoi l’as-tu rempli de fleurs, idiot ?
-La raison en est simple : Tu m’as donné un panier plein d’ordures, je te donne un panier plein de fleurs. Chacun donne ce qu’il a dans le cœur. »
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luc57
Nature : Le sel
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=81397516257196966234303774732137676886n.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/81397516257196966234303774732137676886n.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=8257711625561697638100276006564067504n.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/8257711625561697638100276006564067504n.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=68387310014116972769236454571925539974n.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/68387310014116972769236454571925539974n.jpg[/img][/url]
Dans les montagnes alamiennes, c’est bien connu, il n’y a rien à faire. Depuis la nuit des temps, les hommes s’y ennuient, ou plutôt se développent dans des sociétés que l’on appelle « stationnaires ». Pour ces gens des montagnes, généralement, le progrès et le monde moderne est une tare. Beaucoup d’ethnologues se sont intéressés de près à ces humains « étranges ». Certaines de ces communautés, comme par exemple celles des djebels du Sud-Ouest, vivent de l’exploitation du sel. Des marais salants non loin des côtes aux terrasses dans les montagnes, le sel est cultivé absolument partout par ces villageois. C’est d’ailleurs dans ces régions d’Alamut que la gastronomie est la plus salée. Très logiquement, une alimentation pleine de sel demande plus d’eau potable. Et la nature est bien faite ! C’est justement à ces endroits que coulent les ruisseaux d’eau pure qui abreuvent la région, depuis la fonte des neiges sur les lointains pics. Au fil des siècles, les hommes ont apprivoisé les cours d’eau. On dévie ce qu’il faut d’eau pour les marais salants et on boit le reste. Le sel était ensuite vendu aux marchands occidentaux qui venaient sur les côtes ou bien troqué contre d’autres marchandises plus rares (artisanat…) dans les montagnes, aux villageois locaux.
Aujourd’hui, ces communautés n’existent plus vraiment. Des descendants subsistent encore, mais la plupart se sont regroupés et vivent dans des vallées rocheuses. Certains continuent d’exploiter le sel de manière traditionnelle et d’autres ont adopté les méthodes de culture moderne. On devrait d’ailleurs dire « les sels », car une autre particularité de ces cultures est l’extraordinaire variété de sels qu’elle peut produire. Du gros sel au sel fin, de toutes les couleurs, pour tous les goûts. Les sels sont de toutes formes, il y en a pour tous. Encore aujourd’hui, dans les villages alamiennes, comme Shariz ou Narra, le sel estampillé « Djebbel du Sud-Ouest » remporte encore un certain succès. Les ruines d’un grand savoir-faire passé ! Ce sel désormais, ne se vend presque plus à l’étranger, à part dans quelques pays frontaliers, mais en très petite proportion. L’avenir pour le sel alamien ?
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=81397516257196966234303774732137676886n.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/81397516257196966234303774732137676886n.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=8257711625561697638100276006564067504n.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/8257711625561697638100276006564067504n.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=68387310014116972769236454571925539974n.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/68387310014116972769236454571925539974n.jpg[/img][/url]
Dans les montagnes alamiennes, c’est bien connu, il n’y a rien à faire. Depuis la nuit des temps, les hommes s’y ennuient, ou plutôt se développent dans des sociétés que l’on appelle « stationnaires ». Pour ces gens des montagnes, généralement, le progrès et le monde moderne est une tare. Beaucoup d’ethnologues se sont intéressés de près à ces humains « étranges ». Certaines de ces communautés, comme par exemple celles des djebels du Sud-Ouest, vivent de l’exploitation du sel. Des marais salants non loin des côtes aux terrasses dans les montagnes, le sel est cultivé absolument partout par ces villageois. C’est d’ailleurs dans ces régions d’Alamut que la gastronomie est la plus salée. Très logiquement, une alimentation pleine de sel demande plus d’eau potable. Et la nature est bien faite ! C’est justement à ces endroits que coulent les ruisseaux d’eau pure qui abreuvent la région, depuis la fonte des neiges sur les lointains pics. Au fil des siècles, les hommes ont apprivoisé les cours d’eau. On dévie ce qu’il faut d’eau pour les marais salants et on boit le reste. Le sel était ensuite vendu aux marchands occidentaux qui venaient sur les côtes ou bien troqué contre d’autres marchandises plus rares (artisanat…) dans les montagnes, aux villageois locaux.
Aujourd’hui, ces communautés n’existent plus vraiment. Des descendants subsistent encore, mais la plupart se sont regroupés et vivent dans des vallées rocheuses. Certains continuent d’exploiter le sel de manière traditionnelle et d’autres ont adopté les méthodes de culture moderne. On devrait d’ailleurs dire « les sels », car une autre particularité de ces cultures est l’extraordinaire variété de sels qu’elle peut produire. Du gros sel au sel fin, de toutes les couleurs, pour tous les goûts. Les sels sont de toutes formes, il y en a pour tous. Encore aujourd’hui, dans les villages alamiennes, comme Shariz ou Narra, le sel estampillé « Djebbel du Sud-Ouest » remporte encore un certain succès. Les ruines d’un grand savoir-faire passé ! Ce sel désormais, ne se vend presque plus à l’étranger, à part dans quelques pays frontaliers, mais en très petite proportion. L’avenir pour le sel alamien ?
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luc57
Société : Femmes d'Alamut
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Le cliché usuel sur les sociétés musulmanes est l’esclavage des femmes. Une femme dans un pays musulman est-elle forcément une femme soumise à son père, puis à son mari ? Est-ce le cas en Alamut ? Certainement pas. Les conditions féminines se sont extrêmement améliorées au cours du siècle précédent. Dans les années 60 encore, les rues de Shariz étaient pleines de femmes entièrement voilées. Dans les années 90, les premières robes simples sont apparues, et les longues burqas ont été remplacées par les élégants petits foulards bariolés. L’Etat d’Alamut, en la personne de Charaman Ben-Garsiv, n’a jamais renié les racines musulmanes du pays, bien au contraire. Une femme désirant vivre selon les préceptes coraniques en a parfaitement le droit et elle sera respectée pour cela. En face d’elle dans la rue peut se trouver une autre femme, qui elle, porte une jupe et un haut d’été. Malgré cela, il existe des législations qui interdisent certains vêtements, législations passées sous l’impulsion des groupes musulmans plus fondamentalistes. Cependant, en été, beaucoup de femmes, souvent jeunes, sont à demi-dénudées dans les rues de Shariz. Les chiites –entre autres- dénoncent une fuite en avant cachée sous l’appellation « progrès ». Au niveau du travail, les femmes et les hommes ont un accès égal aux emplois. Il faut noter qu’à Alamut, « femme au foyer » est un métier rémunéré par l’Etat à partir de deux enfants. Plus d’enfants, plus de salaires dans certaines limites (il y a toujours un très faible écart entre les salaires de toutes les professions du pays). Certaines femmes ont cependant voulu –et pu- accéder à d’autres métiers dits « masculins ». Il existe dans le pays des femmes médecins, des femmes qui travaillent dans la sauvegarde du patrimoine (voir ci-dessus), et aussi des femmes qui ont des responsabilités politiques (voir ci-dessus) locaux. Hommes et femmes égaux sur tous les plans, Alamut en fait sa fierté.
Quelles critiques sont portées par les opposants aux droits des femmes ? Il faut premièrement savoir que des femmes militent dans leurs rangs. Il ne s’agit donc pas de faire des femmes des esclaves ! Au contraire, ils veulent leur rendre leur dignité. La plupart d’entre eux sont des chiites dont le chef de file est Meyssam Kamshad, l’ayatollah d’Alamut. Selon le Coran, disent-ils, le travail est une malédiction, et donc, le confier aux femmes, c’est les déshonorer. Les laïcs avancent plutôt la thèse du féminisme comme cheval de Troie du capitalisme. Ces thèses antiféministes commencent réellement à gagner du terrain. Durant l’été dernier, lorsque des adolescentes et des jeunes étudiantes ont retiré leurs vêtements sur la place d’Ismaïl, la police est intervenue et elles ont été punies. Cela avait provoqué un tollé dans la société alamienne. Le gouvernement a littéralement étouffé le débat. Autre chose : ces militants antiféministes s’attèlent aussi à remontrer la femme sous un meilleur angle. La femme libre, mère d’enfants, patriote, amoureuse de son mari, est montrée partout. Les jeunes femmes « clichés », c’est-à-dire vierges et danseuses, sont de plus en plus nombreuses. Le retour aux traditions signifient le retour à la femme telle qu’elle était il y a des décennies ou des siècles : libre du salariat et du monde moderne, élevant ses enfants en leur transmettant des principes et des valeurs saines, qu’elle tenait elle-même de sa mère, de sa grand-mère, valeurs et principes dont l’écho résonne dans les couloirs du temps…
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=892413danseuse.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/892413danseuse.png[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=356630999989603342713038879117859651n.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/356630999989603342713038879117859651n.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=396137999285653541281352355497159034n.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/396137999285653541281352355497159034n.jpg[/img][/url]
Le cliché usuel sur les sociétés musulmanes est l’esclavage des femmes. Une femme dans un pays musulman est-elle forcément une femme soumise à son père, puis à son mari ? Est-ce le cas en Alamut ? Certainement pas. Les conditions féminines se sont extrêmement améliorées au cours du siècle précédent. Dans les années 60 encore, les rues de Shariz étaient pleines de femmes entièrement voilées. Dans les années 90, les premières robes simples sont apparues, et les longues burqas ont été remplacées par les élégants petits foulards bariolés. L’Etat d’Alamut, en la personne de Charaman Ben-Garsiv, n’a jamais renié les racines musulmanes du pays, bien au contraire. Une femme désirant vivre selon les préceptes coraniques en a parfaitement le droit et elle sera respectée pour cela. En face d’elle dans la rue peut se trouver une autre femme, qui elle, porte une jupe et un haut d’été. Malgré cela, il existe des législations qui interdisent certains vêtements, législations passées sous l’impulsion des groupes musulmans plus fondamentalistes. Cependant, en été, beaucoup de femmes, souvent jeunes, sont à demi-dénudées dans les rues de Shariz. Les chiites –entre autres- dénoncent une fuite en avant cachée sous l’appellation « progrès ». Au niveau du travail, les femmes et les hommes ont un accès égal aux emplois. Il faut noter qu’à Alamut, « femme au foyer » est un métier rémunéré par l’Etat à partir de deux enfants. Plus d’enfants, plus de salaires dans certaines limites (il y a toujours un très faible écart entre les salaires de toutes les professions du pays). Certaines femmes ont cependant voulu –et pu- accéder à d’autres métiers dits « masculins ». Il existe dans le pays des femmes médecins, des femmes qui travaillent dans la sauvegarde du patrimoine (voir ci-dessus), et aussi des femmes qui ont des responsabilités politiques (voir ci-dessus) locaux. Hommes et femmes égaux sur tous les plans, Alamut en fait sa fierté.
Quelles critiques sont portées par les opposants aux droits des femmes ? Il faut premièrement savoir que des femmes militent dans leurs rangs. Il ne s’agit donc pas de faire des femmes des esclaves ! Au contraire, ils veulent leur rendre leur dignité. La plupart d’entre eux sont des chiites dont le chef de file est Meyssam Kamshad, l’ayatollah d’Alamut. Selon le Coran, disent-ils, le travail est une malédiction, et donc, le confier aux femmes, c’est les déshonorer. Les laïcs avancent plutôt la thèse du féminisme comme cheval de Troie du capitalisme. Ces thèses antiféministes commencent réellement à gagner du terrain. Durant l’été dernier, lorsque des adolescentes et des jeunes étudiantes ont retiré leurs vêtements sur la place d’Ismaïl, la police est intervenue et elles ont été punies. Cela avait provoqué un tollé dans la société alamienne. Le gouvernement a littéralement étouffé le débat. Autre chose : ces militants antiféministes s’attèlent aussi à remontrer la femme sous un meilleur angle. La femme libre, mère d’enfants, patriote, amoureuse de son mari, est montrée partout. Les jeunes femmes « clichés », c’est-à-dire vierges et danseuses, sont de plus en plus nombreuses. Le retour aux traditions signifient le retour à la femme telle qu’elle était il y a des décennies ou des siècles : libre du salariat et du monde moderne, élevant ses enfants en leur transmettant des principes et des valeurs saines, qu’elle tenait elle-même de sa mère, de sa grand-mère, valeurs et principes dont l’écho résonne dans les couloirs du temps…
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luc57
Culture & Société : Zarathoustra et Gilgamishra
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Parmi les plus anciens cultes de ce monde, il en est qui existe encore aujourd’hui. Des mythes les plus anciens, certaines découvertes archéologiques tendent à les démontrer. Avec le judaïsme, le culte à Zarathoustra est le plus ancien monothéisme du monde. A vrai dire, il s’agirait plutôt d’un monolâtrisme. Les premières traces de son adoration remontent à 2000 ans avant JC. Il s’agit d’un dieu, comme dans chaque religion, tout-puissant, créateur, disposant du droit de vie et de mort sur chaque être vivant. Ce culte diffère des autres sur plusieurs points : tout d’abord, Zarathoustra choisit environ un être sur un million pour lui servir de prophète, dès la naissance. Ces prophètes se reconnaissent rapidement : il s’agit des êtres albinos. Cette anomalie concerne en effet environ un être sur un million. De plus, il existe des anges gardiens, les « khalimas », petits êtres diaboliques ou protecteurs, qui jouent des tours aux humains, les punissant et les châtiant selon leurs actes. Un exercice spirituel extrêmement puissant est possible dans le zarathoustrisme : le stade ultime est justement l’indépendance vis-à-vis des khalimas. Les personnes réussissant cet effort voient toutes leurs prières exaucées, c’est ainsi qu’on les reconnaît. Encore aujourd’hui, le culte à Zarathoustra subsiste, bien qu’il ait été violemment réprimé par l’expansion de l’islam, a encore des adeptes.
Chaque religion a son prophète, son fondateur, son messie. Celui de Zarathoustra se prénomme Gilgamishra. Il était roturier dans la société qui précédait celle d’Alamut, au Nord-Ouest du Barebjal. Connu pour sa dévotion envers les dieux, il en choisit un jour un seul : Zarathoustra, qui lui serait apparu en songes, d’où l’origine monôlatrique de la religion. Gilgamishra était un homme hors du commun, mesurant plus de 2 mètres, d’une force surhumaine et d’une intelligence supérieure. Lorsqu’il avait 16 ans, il tua un lion à main nues, ce qui était à l’époque la marque des grands guerriers. Son histoire est relatée dans L’épopée, livre lyrique d’une beauté somptueuse. Durant 37 ans, nombre sacré, Gilgamishra vécut en solitaire dans le désert, totalement seul, avec son Dieu qui le guidait. C’est là qu’il rédigea La Grâce, Bible du culte à Zarathoustra. Quand il revint, sa famille avait été décimée par des païens nomades et violents. C’est alors que le prosélytisme commença. Gilgamishra rassembla des adeptes et le culte s’étendit à tout le continent. En quelques années, toutes les autres religions païennes tombèrent face à Zarathoustra. Gilgamishra devint Grand Prophète, fils de la Lumière et Vainqueur du Lion (dans ce culte, le lion est symbole du Mal). Dernier évènement extraordinaire : le Prophète décéda à l’âge de 132 ans. Il fut enterré dans la grotte du désert où il a passé 37 ans, aujourd’hui, personne ne sait où elle se trouve. Dans l’esprit populaire, Gilgamishra n’est pas réellement mort, et Zarathustra continue de fasciner les âmes…
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Parmi les plus anciens cultes de ce monde, il en est qui existe encore aujourd’hui. Des mythes les plus anciens, certaines découvertes archéologiques tendent à les démontrer. Avec le judaïsme, le culte à Zarathoustra est le plus ancien monothéisme du monde. A vrai dire, il s’agirait plutôt d’un monolâtrisme. Les premières traces de son adoration remontent à 2000 ans avant JC. Il s’agit d’un dieu, comme dans chaque religion, tout-puissant, créateur, disposant du droit de vie et de mort sur chaque être vivant. Ce culte diffère des autres sur plusieurs points : tout d’abord, Zarathoustra choisit environ un être sur un million pour lui servir de prophète, dès la naissance. Ces prophètes se reconnaissent rapidement : il s’agit des êtres albinos. Cette anomalie concerne en effet environ un être sur un million. De plus, il existe des anges gardiens, les « khalimas », petits êtres diaboliques ou protecteurs, qui jouent des tours aux humains, les punissant et les châtiant selon leurs actes. Un exercice spirituel extrêmement puissant est possible dans le zarathoustrisme : le stade ultime est justement l’indépendance vis-à-vis des khalimas. Les personnes réussissant cet effort voient toutes leurs prières exaucées, c’est ainsi qu’on les reconnaît. Encore aujourd’hui, le culte à Zarathoustra subsiste, bien qu’il ait été violemment réprimé par l’expansion de l’islam, a encore des adeptes.
Chaque religion a son prophète, son fondateur, son messie. Celui de Zarathoustra se prénomme Gilgamishra. Il était roturier dans la société qui précédait celle d’Alamut, au Nord-Ouest du Barebjal. Connu pour sa dévotion envers les dieux, il en choisit un jour un seul : Zarathoustra, qui lui serait apparu en songes, d’où l’origine monôlatrique de la religion. Gilgamishra était un homme hors du commun, mesurant plus de 2 mètres, d’une force surhumaine et d’une intelligence supérieure. Lorsqu’il avait 16 ans, il tua un lion à main nues, ce qui était à l’époque la marque des grands guerriers. Son histoire est relatée dans L’épopée, livre lyrique d’une beauté somptueuse. Durant 37 ans, nombre sacré, Gilgamishra vécut en solitaire dans le désert, totalement seul, avec son Dieu qui le guidait. C’est là qu’il rédigea La Grâce, Bible du culte à Zarathoustra. Quand il revint, sa famille avait été décimée par des païens nomades et violents. C’est alors que le prosélytisme commença. Gilgamishra rassembla des adeptes et le culte s’étendit à tout le continent. En quelques années, toutes les autres religions païennes tombèrent face à Zarathoustra. Gilgamishra devint Grand Prophète, fils de la Lumière et Vainqueur du Lion (dans ce culte, le lion est symbole du Mal). Dernier évènement extraordinaire : le Prophète décéda à l’âge de 132 ans. Il fut enterré dans la grotte du désert où il a passé 37 ans, aujourd’hui, personne ne sait où elle se trouve. Dans l’esprit populaire, Gilgamishra n’est pas réellement mort, et Zarathustra continue de fasciner les âmes…
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luc57
Culture & Société : Et Satan conduit le bal !
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=507389101507247227838244281001777748021n.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/507389101507247227838244281001777748021n.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=15529314888617203137113417781909174054n.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/15529314888617203137113417781909174054n.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=4914822477027199184247146401504894628n.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/4914822477027199184247146401504894628n.jpg[/img][/url]
L’influence de l’islam dans la société alamienne ne la préserve cependant pas des différentes dérives que l’on peut connaître. Les sociétés occidentales connaissent le satanisme, spirituel ou laveyen, et les sociétés musulmanes connaissent l’iblisisme ou le shaytanisme. Dans le Coran, en effet, les deux noms dont on affuble le Mal sont Iblis et Shaytan. L’Eternel Rebelle est encore aujourd’hui vénéré par des groupes marginaux. Les premières manifestations d’iblisisme remontent presque à la même époque que l’Hégire. Il fut même un temps où ces rites furent presque aussi nombreux que les cultes musulmans. Ils furent traqués, persécutés et massacrés. Les petits groupuscules qui continuèrent ces rites se réfugièrent dans les montagnes, ils créèrent par exemple les premiers villages troglodytes. Plus tard, bien plus tard, apparaîtra le shaytanisme. Shaytan est le second nom du Mal dans le Coran. Le culte à ce démon remonte au 19ième siècle seulement, en pleine période de « décadence ». Il est aujourd’hui bien plus puissant et bien plus fort que son grand frère l’iblisisme à Alamut. Récemment, de violents heurts entre extrémistes chiites et shaytanistes ont eu lieu dans le Nord, non loin du djebel de Maïdorah. Techniquement, aucune loi n’interdit de quelconques groupes religieux à partir du moment où ils ne causent aucun trouble à l’ordre public.
Si iblisisme et shaytanisme ne font pas un aujourd’hui, loin de là. Ils ont même une certaine méfiance l’un vis-à-vis de l’autre. Les services de renseignements estime à 15 000 le nombre d’iblisistes et à plus de 40 000 le nombre de shaytanisme. Le grand ayatollah d’Alamut Meyssam Kamshad les voit comme les envoyés du mal. Seul un violent châtiment les remettrait sur le droit chemin. Leurs rites et leurs mœurs sont encore preuves de leurs divergences. L’iblisiste est un vrai petit débauché : c’est à flot d’alcool et à coups de catins qu’il doit vivre. Sa religion lui impose un mode de vie hédoniste poussé à l’extrême. L’un des mots d’ordre du mouvement est d’ailleurs : « Savoures la chair fraîche, il n’y a rien à attendre après la mort ». Des scènes macabres avec des enfants –presque des nourrissons- violés ont déjà été découvertes. A l’opposé, le shaytanisme est plus prosélyte (mode d’agissement au porte-à-porte) et possède des locaux, ils n’exercent pas leurs rites en cachette. Le shaytanisme est en réalité l’exaltation de l’individu rigoureusement seul (solipsisme extrême) qui se doit de respecter l’intimité et la vie de son prochaine. Des messes noires sont parfois organisées dans des vallées : en effet, le shaytanisme se veut aussi païen. Il voit en Shaytan le rebelle qui doit renverser Allah pour le remplacer par la Terre-Mère, créatrice de la vie et de l’Humanité.
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L’influence de l’islam dans la société alamienne ne la préserve cependant pas des différentes dérives que l’on peut connaître. Les sociétés occidentales connaissent le satanisme, spirituel ou laveyen, et les sociétés musulmanes connaissent l’iblisisme ou le shaytanisme. Dans le Coran, en effet, les deux noms dont on affuble le Mal sont Iblis et Shaytan. L’Eternel Rebelle est encore aujourd’hui vénéré par des groupes marginaux. Les premières manifestations d’iblisisme remontent presque à la même époque que l’Hégire. Il fut même un temps où ces rites furent presque aussi nombreux que les cultes musulmans. Ils furent traqués, persécutés et massacrés. Les petits groupuscules qui continuèrent ces rites se réfugièrent dans les montagnes, ils créèrent par exemple les premiers villages troglodytes. Plus tard, bien plus tard, apparaîtra le shaytanisme. Shaytan est le second nom du Mal dans le Coran. Le culte à ce démon remonte au 19ième siècle seulement, en pleine période de « décadence ». Il est aujourd’hui bien plus puissant et bien plus fort que son grand frère l’iblisisme à Alamut. Récemment, de violents heurts entre extrémistes chiites et shaytanistes ont eu lieu dans le Nord, non loin du djebel de Maïdorah. Techniquement, aucune loi n’interdit de quelconques groupes religieux à partir du moment où ils ne causent aucun trouble à l’ordre public.
Si iblisisme et shaytanisme ne font pas un aujourd’hui, loin de là. Ils ont même une certaine méfiance l’un vis-à-vis de l’autre. Les services de renseignements estime à 15 000 le nombre d’iblisistes et à plus de 40 000 le nombre de shaytanisme. Le grand ayatollah d’Alamut Meyssam Kamshad les voit comme les envoyés du mal. Seul un violent châtiment les remettrait sur le droit chemin. Leurs rites et leurs mœurs sont encore preuves de leurs divergences. L’iblisiste est un vrai petit débauché : c’est à flot d’alcool et à coups de catins qu’il doit vivre. Sa religion lui impose un mode de vie hédoniste poussé à l’extrême. L’un des mots d’ordre du mouvement est d’ailleurs : « Savoures la chair fraîche, il n’y a rien à attendre après la mort ». Des scènes macabres avec des enfants –presque des nourrissons- violés ont déjà été découvertes. A l’opposé, le shaytanisme est plus prosélyte (mode d’agissement au porte-à-porte) et possède des locaux, ils n’exercent pas leurs rites en cachette. Le shaytanisme est en réalité l’exaltation de l’individu rigoureusement seul (solipsisme extrême) qui se doit de respecter l’intimité et la vie de son prochaine. Des messes noires sont parfois organisées dans des vallées : en effet, le shaytanisme se veut aussi païen. Il voit en Shaytan le rebelle qui doit renverser Allah pour le remplacer par la Terre-Mère, créatrice de la vie et de l’Humanité.
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luc57
Culture & Société : Les nasheeds
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=2170961865bible440x260.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/2170961865bible440x260.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=605907rastak1.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/605907rastak1.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=985782P1100654.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/985782P1100654.jpg[/img][/url]
Un nasheed est un poème islamique qui peut être chanté. Certains d’entre eux sont directement des sourates. Cependant, la plupart sont écrits par des imams, qui les donne ensuite à des petites chorales qui les mettent en musique. Cela existe depuis des siècles, voire des millénaires. Pendant longtemps, ils ne servaient qu’à des fêtes et processions religieuses en tout genre. Cela a à présent bien changé : des chanteurs du monde entier les ont repris et adaptés à tout style de musique, du rock au R’n’b. Beaucoup d’orthodoxes chiites et même sunnites se sont outrés de la marchandisation de la parole d’Allah et des textes sacrés. Il est d’ailleurs encore interdit en Alamut d’écouter et/ou de posséder des nasheeds « modernisés » : volonté du clergé national. Plusieurs écrits de l’ayatollah Kamshad condamnent catégoriquement cette modernisation de la tradition, dont il n’hésite pas à souligner la médiocrité. Seule une vaste opération de traditionalisation, comme il le dit, c’est-à-dire une forme de réaction, permettra de retrouver la vertu d’antan. C’est bien ce à quoi il aspire si un jour il prend le contrôle du pays…
Aujourd’hui, c’est, étonnamment ou non d’ailleurs, dans l’armée que l’on entend le plus de nasheed. Le plus célèbre est « Junu’h Allah », « Soldats d’Allah, dont voici les paroles :
« Oh, Soldats d’Allah !
Jamais nous ne nous détournerons
Jamais nous ne nous détournerons… de la voie des justes
Notre chemin est le droit chemin
Notre chemin est le droit chemin… et notre guide est le Coran
Marchez sur le chemin de vérité, Ô soldats d’Allah !
Promets-nous les lions du sanctuaire
Nous marcherons en avant, jamais nous ne nous reposerons
Avant le moment de la bataille… nous sommes des soldats répondant à l’appel
Sans aucun doute un jour, l’Aqsa reviendra
Et la rédemption nous couvrira !
Aux jardins de notre Seigneur le martyr était,
De son chemin jamais nous ne nous détournerons !
Nous irons en avant et écraserons nos ennemis
Et le Coran de notre Seigneur sera notre source
Nous serons alors sûrs
Que le jour des martyrs sera un jour glorieux ! »
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=2170961865bible440x260.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/2170961865bible440x260.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=605907rastak1.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/605907rastak1.jpg[/img][/url] [url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=985782P1100654.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/985782P1100654.jpg[/img][/url]
Un nasheed est un poème islamique qui peut être chanté. Certains d’entre eux sont directement des sourates. Cependant, la plupart sont écrits par des imams, qui les donne ensuite à des petites chorales qui les mettent en musique. Cela existe depuis des siècles, voire des millénaires. Pendant longtemps, ils ne servaient qu’à des fêtes et processions religieuses en tout genre. Cela a à présent bien changé : des chanteurs du monde entier les ont repris et adaptés à tout style de musique, du rock au R’n’b. Beaucoup d’orthodoxes chiites et même sunnites se sont outrés de la marchandisation de la parole d’Allah et des textes sacrés. Il est d’ailleurs encore interdit en Alamut d’écouter et/ou de posséder des nasheeds « modernisés » : volonté du clergé national. Plusieurs écrits de l’ayatollah Kamshad condamnent catégoriquement cette modernisation de la tradition, dont il n’hésite pas à souligner la médiocrité. Seule une vaste opération de traditionalisation, comme il le dit, c’est-à-dire une forme de réaction, permettra de retrouver la vertu d’antan. C’est bien ce à quoi il aspire si un jour il prend le contrôle du pays…
Aujourd’hui, c’est, étonnamment ou non d’ailleurs, dans l’armée que l’on entend le plus de nasheed. Le plus célèbre est « Junu’h Allah », « Soldats d’Allah, dont voici les paroles :
« Oh, Soldats d’Allah !
Jamais nous ne nous détournerons
Jamais nous ne nous détournerons… de la voie des justes
Notre chemin est le droit chemin
Notre chemin est le droit chemin… et notre guide est le Coran
Marchez sur le chemin de vérité, Ô soldats d’Allah !
Promets-nous les lions du sanctuaire
Nous marcherons en avant, jamais nous ne nous reposerons
Avant le moment de la bataille… nous sommes des soldats répondant à l’appel
Sans aucun doute un jour, l’Aqsa reviendra
Et la rédemption nous couvrira !
Aux jardins de notre Seigneur le martyr était,
De son chemin jamais nous ne nous détournerons !
Nous irons en avant et écraserons nos ennemis
Et le Coran de notre Seigneur sera notre source
Nous serons alors sûrs
Que le jour des martyrs sera un jour glorieux ! »