Page 4 sur 4
Posté : lun. juil. 08, 2013 7:21 pm
par Sovana
<center>Kirovisme et Humanisme social, synthèse d'étude comparative.</center>
[quote="David Rault, Premier Administrateur"]En un sens l'on pourrait définir tant le kirovisme et l'humanisme social par des idéologies ultra-progressiste. Au sens qu'avec l'ultra-kirovisme il s'agit de changer la nature profonde de l'humain pour ne garder que le rationnel, rendant l'humain objet et non sujet, tandis que dans l'humanisme social total il s'agit de faire de l'entièreté de la population des Empathes. Et ainsi donc non de changer, mais de renforcer la nature humaine, rendant pleinement le statut de sujet de l'humain envers lui-même, sans donc l'amputer, mais bien plus l'ouvrir, le finaliser. Ceci dans le sens que rendre un humain, présent ou futur, Empathe, ce n'est pas simplement le rendre très intelligent. Peu importe l'intelligence. C'est le rendre ultra-sensible sur tout les plans, plus empathique, plus moral, plus cohérent, plus Juste, intrinsèquement Humble, curieux du monde qui l'entoure, imaginatif, et bien plus encore tout en améliorant le libre-arbitre, non soumis aux petites conventions sociales (mais plus aux valeurs fondamentales, tant qu'elles sont Justes). D'où vient-donc une telle différence ? Le but étant le même : la vertu, qu'est ce qui pousse donc nos deux régimes au mépris idéologique, ou l'incompréhension ?
Mais regardons avant de répondre les autres points communs. L'éducation, en tant qu'outil social, ainsi qu’une certaine unicité des valeurs y sont importante. Les deux dénotent d'un certain contrôle social de la part du politique, modéré dans un cas, absolue dans l'autre. On remarque pour autant qu'en Azude on y éduque par l'exemple, en URKR par la simple autoritas donnant le seul point de vue jugée possible. Ainsi, dans la volonté de vertu, l'un accepte le libre-arbitre quand l'autre le nie. Cela est due aux différents axiomes de ces deux pays.
En effet, chez les kirovistes l'humain est biologiquement bon mais s'en détourne de manière innée. Il s'agit là bien entendu d'une contradiction énorme qui suppose que le biologique s'oppose à lui-même de manière manichéenne. Les Azudéens considèrent en revanche que l'humain est prédisposé (mais non prédestiné) à la bonté et la coopération, qu'il suffit d'une éducation qui accompagne et renforce cela. Alors que pour les kirovistes l'humain est donc naturellement faible, et propice à l'erreur, qui ne peut donc être corrigé que par la souffrance. C'est bien là que l'on observe bien toute la perversité du kirovisme, préparant le terrain à l'ultrakirovisme, car il réifie l'humain. Il n'en fait pas un sujet, mais un objet. En tant qu'objet donc, non seulement son libre-arbitre est nié, mais l'intrusion de l’État pour le conditionner est directe. Chose que ne se permettent pas les Azudéens.
Ainsi donc, en découle un corollaire : "Tout moyen qui suit un but moral est bon, car les moyens sont amoraux". En réalité les moyens ne sont pas amoraux. Mais ils s'appliquent à des sujets réifiés, des objets, alors quelle importance ? La seule importance est que lesdits objets agissent comment ils ont étés programmés pour le faire : vertueux. (Programmés oui, car ils n'ont de toute façon pas utilité de leur libre-arbitre corrupteur). Alors que chez les Azudéens, bien entendu, il s'agit de viser l’excellence, tout en sachant que cela n'est pas possible. Il s'agit donc de tendre vers un comportement qui montre l'exemple, tout en se sachant non exemplaire. Les moyens quant à eux ne peuvent être que moraux car ils s'appliquent à des sujets et non des objets.
On remarque également une sorte de temporisation du problème par les kirovistes. "La raison impose l'immortalité car les humains seront ainsi plus sages". Cela n'est pas faux dans la mesure où l’expérience mais surtout l'analyse correcte, apporte la sagesse. Néanmoins cela sous entend que dans le laps de temps que constitue une vie humaine normale l'être humain ne saurait atteindre un état de vertu "satisfaisante". Ce qui signifie que pour vouloir imposer une vertu anormale à une population normale il faudrait être soit sur-humain, soit un Empathe. Oh, non, pardon, les Empathes n'imposent pas, ils ne dominent pas. Pour résumé donc, celui ou ceux qui disent que la raison impose l'immortalité sont fort probablement soit des orgueilleux hypocrites, soit des personnes de peu de réflexion. Car qui d'autre qu'un être de vertu supérieure au temps d'une vie humaine peut dire qu'il faudrait rallonger le temps de la vie humaine pour qu'il devienne totalement vertueux ? Les Azudéens, au contraire, pensent que la vertu n'a pas besoin d'attendre tant d'années pour être intériorisé.
Car en effet, si l'on remarque que les deux disent sur la forme que "L'individu s'accomplit en fusionnant avec la volonté générale", l’interprétation de ladite phrase est bien différente. Chez les kirovistes l'interprétation est assez triviale. Elle correspond à "tous doivent penser de telle façon vertueuse, pour cela l'utilisation de la puissance (Étatique) est obligatoire, puisque chacun, outre d'être un objet, n'a qu'un libre-arbitre des Éditions "Marques Repères"". Une fois qu'ils ont appris ils doivent agir de la manière enregistrée. Alors que l’interprétation azudéenne est autrement plus subtile. Elle correspond à "Chacun doivent avoir intérioriser ce qu'est la vertu, et la ressentir de tout leur être. Ils doivent donc avant tout la ressentir, et l'usage de la puissance est proscrite, vue comme une violation de l'intégrité de la personne (sujet)".
Ainsi donc, devant tant de manque de subtilité, de compréhension de la nature humaine, de la part des kirovistes, on remarque certaines incohérences, parfois plus pratiques que idéologiques. La première est que plus les camps seront peuplés plus la Rostovie approchera de la fin de sa transition. Alors que les camps sont signe d’échec, signe que certains échappent au conditionnement rostov. Donc si l'entière population se retrouvait en camp la fin de la transition serait proche ? La Rostovie souhaite donc son peuple mort ? Sans doute pour le remplacer par ses humains rationnels, et donc, amputés. En réalité ce n'est pas une incohérence. C'est un système voué à l’échec de son but : la domestication de l’espèce humaine, qui, tout en avouant son échec, le refuse et décide de se radicaliser en prétendant qu'après tout, s'ils échouent c'est la faute de l'objet lui-même : l’espèce humaine, qu'il convient donc de remplacer par une création plus docile, plus lisse, correspondant directement aux attentes de l'idéologie kiroviste. En Azude une telle chose serait bien entendu vue comme un orgueil immodéré (dit aussi "collectif" en URKR, comme si, devenant collectif un défaut fut bon), et un manque de remise en question. En Azude il s'agit bien plus que rendre l’espèce humaine plus "humaines" en permettant aux générations présentes ou futures d'engendrer exclusivement des Empathes. Mais pour autant, cela ne signifie pas mépris du reste, car d'une part ce sont les Empathes qui sont anormaux par un nombre surélevé de connexion neuronales engendrant une différence tellement quantitative qu'elle en devient qualitative, et parce que d'autres part ceux-ci ne voient pas leurs congénères normaux comme autre chose qu'un "autre moi", un sujet, une personne, digne de respect malgré ses défauts plus ou moins intrinsèques.
Ainsi donc dans le reste des incohérences pratiques due à l’orgueil "collectif" nous avons également le fait que la peur peut être une partie du processus d'apprentissage permettant d'adhérer "volontairement et complétement". La peur pour adhérer volontairement ? Bien sur. Incohérence résolue par des libres-arbitres périmés. De même que "Seul compte le bonheur de tous sur le long terme, à n'importe quel prix tant que cela ne remet pas en cause l'idéal". Il me semble en effet que l'idéal aurait du mal à se remettre en cause selon les moyens puisque ceux si sont "amoraux". Une phrase donc qui au fond ne veut pas dire grand chose, si ce n'est que tout est possible car la fin justifie les moyens, et que l'humain ne semble visiblement pas se soucier de son passé, n'ayant pas de libre-arbitre de toute façon.
Pénultième point, les kirovisme, fort de leur orgueil collectif, prétendent donc que nos idées seraient issues de quelconques "lumières" dont Rousseau et Voltaire. Ci rousseau a en effet pu jouer un rôle dans la politique azudéenne, ce ne fut point le cas de Voltaire, pour qui
"Tout homme naît avec un penchant assez violent pour la domination, la richesse et les plaisirs, et avec beaucoup de goût pour la paresse ; par conséquent tout homme voudrait avoir l'argent et les femmes ou les filles des autres, être leur maître, les assujettir à tous ses caprices, et ne rien faire, ou du moins ne faire que des choses très agréables. Vous voyez bien qu'avec ces belles dispositions il est aussi impossible que les hommes soient égaux [...]."
Ce qui est évidemment contraire à la pensée azudéenne mais aussi rousseauiste. De même Il est souvent confondu relativisme absolu et relativisme relatif. Le relativisme azudéen n'est pas un relativisme moral, tel ceux employés parfois dans les pays libéraux, au contraire. Il s'agit d'un relativisme culturel, mais surement pas moral.
Pour conclure donc, nous avons ici à faire à deux régimes opposés par leur vision de la nature humaine, mais aussi les moyens d'y remédier/améliorer : quand le (ultra)kirovisme propose d'amputer l'humain, l'humanisme social propose au contraire de le murir.
[/quote]
Posté : dim. sept. 08, 2013 2:23 pm
par Sovana
<center>D'où est issue la technocratie ?</center>
[quote="David Rault, Premier Administrateur"]Azude fut sans conteste la première technocratie au monde, mais d'où vient ce régime ? Quand, comment-a-t-il pu naître en Azude ? Est-il récent ou immémorable ? Azude suit-elle une logique historique où a-historique ? En écoutant des étrangers, touristes ou simples voisins, il revient souvent certains préjugés. Il convient donc d'étudier soigneusement chacun des questions afin de faire cesser les erreurs de raisonnement.
La technocratie, au sens très large du terme, est un régime sans age. Tout commença par quelques citées coopératives, dirigées par des aristocrates, des élites intellectuelles. Lentement mais sûrement, cela évolua en un république centralisée, avant d'être phagocyté par le saint empire d'occident puis la République du Quantar. Les modes de gouvernances changèrent, se déplaçant des aristocrates vers les fonctionnaires, puis les scientifiques. Néanmoins, malgré ces changements (progressifs) les logiques qui conduiront à ces changement furent les mêmes : quel est le meilleur/plus adapté gouvernement pour Azude ? Ainsi donc, toute société évoluant, la réponse à cette question selon Azude a de même évoluée, mais selon une sorte de linéarité, de continuité totale. Des plus cultivés aux experts en passant par l'Administration, pour enfin revenir aux philosophes et sociologues, une suite logique. Cela provient en effet du dynamisme du pays, toujours à la recherche du mieux. On remarque ainsi donc, hormis un dérapage lors de l'indépendance, que les lignes politiques azudéennes sont restées assez linéaires. En un sens, la Technocratie n'est donc pas issue d'Azude, elle est Azude. Contrairement à certains régimes libéraux ou communistes qui balayent leur passé, la technocratie d'Azude porte tout le poids de son héritage.
L'on pourrait même dire en regardant nos lois sur les mœurs, si peu fournies, « Azude est libérale ». Mais cela serait bien mal comprendre Azude. Erreur logique, normale, mais erreur tout de même. Il est simpliste de croire que la loi engendre les mœurs, car c'est la structure d'ensemble de la société qui y contribue. Pourquoi serait-il utile de promulguer des lois, de la répression institutionnelle, quand la famille, s'en occupe déjà, à une échelle plus locale et efficace ? Les Azudéens naissent en famille, et meurent en famille. En réalité, les mœurs sont imprégnées de traditions. Il est de protocoles centenaires ou plus, toujours respectés, comme les tables de l'hospitalité par exemple. Les codes informels et ancestraux régissent les rapports entre chaque individus et groupes selon d’innombrables paramètres. Et si l'honneur par exemple, n'est point celui des Fiémançais, ce n'en est pas moins une valeur très forte. Ainsi donc, il s'est au fil du temps constitué un noyaux de valeurs fondamentales toujours conservées autour duquel gravitent un nuage de valeurs venant s'agglutiner ou s'évaporant, continuant d'entretenir ce noyau. Il est ainsi souvent très difficile de revenir en arrière en Azude, tant la volonté de conservation est forte. Ainsi, aussi sombre fut le gouvernement d'indépendance, de nombreux reliquats en furent conservés, tels les spots télévisés publics promouvant l'altruisme, devenus plus folkloriques qu'utiles ou efficaces. Ainsi donc, contrairement aux idées reçues, les mœurs d'Azude sont souvent drastiques.
Le tout s'expliquant en fait par un dynamisme simultané à la cohérence, créant un substrat de valeurs traditionnelles, dont les formes institutionnelles peuvent évolués, mais créant des retours en arrière difficiles, considérant que le passé de ne s'efface pas, il ne peut être que conservé comme un fier héritage, détruit dans une négation de soi, ou dissout dans une sur affirmation de soi et du présent.
[/quote]
Posté : jeu. déc. 12, 2013 3:58 pm
par Sovana
[quote="Département de Sociologie"][center]Aires culturelles en Azude.
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/47/1384987670-aires-culturelles.png[/img][/center]
Contrairement aux idées reçues, surtout chez les étrangers, Azude n'est pas une zone culturellement uniforme. On ne parle pas pour rien de l'Azude d'en haut et de l'Azude d'en bas. Il existe en effet deux principales aires culturelles, mais aussi plusieurs sous groupes, toutefois les données les plus nombreuses étant celles de l'Azude d'en haut, nous étudierons les sous groupe de seulement cette aire. Si une telle distinction existait depuis bien longtemps, elle fut renforcée lors des multpiles déportations de 1945.
L'Azude d'en Haut est définit par les 9 villes majeures de 1,5 millions d'habitants chacunes, et leurs 19 villes mineures dans les zones d'influences. C'est la partie la plus dynamique d'Azude, et la plus matériellement moderne. Les flux humains y sont plutot courants et forts. L'Azude d'en Bas, constitué de ses 12 villes mineures à un rythme de vie plus lent, plus posé. Si la plupart des habitants de l'Azude d'en haut ne souffre pas d'un stress enorme, les habitants de l'Azude d'en bas sont sereins au possible en public, très chalereux en privé. Toutefois, il serait extrèmement simpliste de dire que l'un est moderne et l'autre traditionaliste. Si les différences sont fortes, elles ne sont pas tant sur le fond lui même, que les façons de procéder. Ainsi, si le type de langage diffère (classique ou populaire), ainsi que le rythme, et les ambiances, il n'est qu'une Nation, et l'ensemble d'Azude jouis d'une continuité traditionelle uniforme sur l'ensemble du territoire, nombreux sont les anciens textes tel que le Code de l'Honneur, qui ont encore cours en Azude d'en Haut.
La zone culturelle la plus connue est le Reliquat, zone rouge bordeau. Incluant la capitale et ses fervents défenseurs, c'est en ces lieux que sont accueillies les dignitaires étrangers. Regroupant seulement 8% de la population, la zone est la moins représentative d'Azude, entrainant de nombreux préjugés. Cette zone s'illustre le plus visuellement par ses centres-villes administratifs hypertrophiés, de métal et de verre. Mais aussi par le fait qu'en centre-ville se sont les seules rues de villes d'Azude à ne pas être pavées. Les Azudéens non natifs y passant sont souvent choqués ou négativement impressionnés. L'architecture y est souvent moins imaginative et plus stricte, voir répétitive et à l'ambiance aseptisée. Mais c'est aussi un endroit chargé d'histoire, bien que souvent sombre. Le lieux porte le poids de nombreuses décisions lourdes de conséquences, plutôt en mal, ce qui se passant en bien en Azude n'étant jamais précipité et spectaculaire mais plutôt réformiste sur le long terme. Tandis qu'en la capitale, ce sont souvent les décisions centralisées, voir parfois unilatérales qui furent prises. Le Reliquat à ses propres règles, comme en atteste la Cité Administrative. C'est par exemple la seule ville à avoir des immeubles de plus de 6 étages en Azude. Paradoxalement, bien que la Cité Administrative ai plus de règles d'urbanisme, Celles-ci sont fort différentes des autres villes. Cette cité et ses satellites recèlent ce qu'Azude à de plus sombre, de plus élitiste, de plus rationaliste, de plus hiérarchique, et déshumanisant. Plus précisément, il s'agit d'une relique, d'un reste, où tout cela se serait concentré ici pour disparaitre du reste du territoire. Il est ainsi amusant de remarquer que souvent, la plupart des membres du gouvernement et du parlement ni vivent pas dans le Reliquat. La qualité matérielle de vie y est légèrement supérieure, encore plus au niveau professionnel, mais cela ne suffit pas aux non natifs pour vivre dans les bordures vertes et beiges des centres-villes qu'ils trouvent leur mettre un fil à la patte par omniprésence concentrique du centre-ville dit "rationalisé". Autre fait notable : l'Administrateur de Cité de la Cité Administrative est le seul poste politique à pouvoir effectuer des représentations consécutives, comme l'en atteste l'actuel Administrateur, en poste depuis prêt de 15 ans. Pour autant, il émane de cette zone une forme d'aura sacrée, comme un grenier où on y entasse les mauvais souvenirs sans vouloir s'en séparer réellement. En effet, si le processus de conservation culturelle crée un noyau, éjectant au fur et à mesure toutes les incohérences, celui-ci n'est pas pour autant d'une blancheur pure, cristallisant dans un coin le négatif cohérent, comme par exemple la forme actuelle de l'élitisme azudéen, mélangée et adouci à l'égalitarisme global.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/50/1386863175-aires-superpositions.png[/img][/center]
Plus à l'est en vert se trouve la zone culturelle. En tant que territoire définit elle inclue 14% de la population. Mais en y ajoutant l'influence des sciences sociales (dans le territoire scientifique), partie intégrante de la culture azudéenne, cette aire est en réalité de 25% de la population.
Si bien entendu la production culturelle matérielle ou immatérielle en tant que produit humain est inhérant à toute villes, c'est ici que la production, tant sur le plan qualitatif que quantitatif, est la plus forte. C'est ici que se retrouvent les philosophes les plus reconnus par leurs pairs, ici qu'est installé la corporation des métiers cinématographiques et de l'audiovisuel d'Azude, la coporation des métiers de l'informatique et de l'éléctronique (occupant 62 % de la rare offre de logiciels videos-ludiques, les autres 38 % étant des indépendants non professionels), mais aussi bien d'autres guildes. C'est également ici que la plupart (96%) des associations proposant des activités sociales ou sportives ont un siège social, contre seulement 43 % des associations de surveillances politiques, économiques ou sociales (Les médias étant considérés comme le mélange des trois). Son pôle est bien entendue la Ville Culturelle, là où se sont rassemblées les premières élites culturelles. Toutefois, il est notable que jusqu'en 2018 il était une deuxième ville pôle. C'etait une version plus xénophobe et fanatique de la première, mélange du Reliquat et de l'aire culturelle. Elle fut toutefois démantelée par la Première Administratrice Justice Clavez pour évincer le (sur)nationalisme. Les villes moyennes proches se sont donc ensuite retrouvées sous l'influence directe du pôle restant, adoucissant rapidement leurs moeurs.
Plus au Nord se trouve la zone scientifique, incluant donc 15 % de la population, au sens strict (sans les sciences humaines). Toutefois, il serait réducteur de croire que cette zone ne soit qu'une assemblée froide de bureaucrates techniques adorateur de la Scientia. L'aire scientifique est avant tout une aire ou la curiosité prime. La prouesse technique, la résolution technique, ou le contrôle sont secondaires. La Compréhension de l'état primaire de l’environnement (plus communément appelé « Nature » est le principal moteur de cette aire. (État primaire par opposition aux artefacts technologiques, fusse un bâton et un silex taillé formant une lance). Cette aire contient une part non négligeable de musées spécialisés, mais aussi des plus prestigieuses universités scientifiques d'Azude, principalement en sciences fondamentales. Il est notable que la capacité d’émerveillement y est en moyenne supérieure au reste du pays. Le cliché des scientifiques sérieux comme des portes de prisons ? Seulement au Reliquat. De même, il est notable que si l'ordre occupe une place importante, le chaos, l'inexpliqué ou inexplicable, et la conscience des limites de la perception humaine en occupe une non négligeable. Cette aire ne baigne donc pas dans une rationalité nauséabonde et simpliste, mais prend réellement en compte toute la complexité de la vie. Les trois villes-pôles sont consacrées à la physique-chimie, la biologie, et les mathématiques.
Tout à l'ouest se trouve l'aire économique, composé de 22 % de la population. Il s'y trouve la plupart du secteur secondaire d'Azude. Le mode de vie est plus porté sur l'efficience que le reste du pays, et le rythme de vie y est plus rapide. Par ailleurs le niveau de stress, bien que sans nécessairement atteindre le niveau des pays libéraux industrialisés, est plus élevé que dans le reste du pays. Bien que l'idée d'efficience soit associée à celle d'harmonie, l'équilibre entre les facteurs économiques et humains ne semble pas atteint, contrairement à l’environnemental. Si l'idée de profit n'est pas plus présente qu'ailleurs, ce n'est pas le cas de la notion de sacrifice pour la communauté, par le travail. Le style architectural, bien que différent du Reliquat, y est souvent lisse et aseptisé et minimaliste, mais lumineux et spacieux.
L'aire restante, en violet sur la carte, est une zone dite rurale, occupant 25 % de la population. Elle entretient un mode de vie très différent de l'Azude d'en Haut. Les flux humains entre les villes y sont beaucoup plus rares, tout au plus entre deux villes sans trop d'éloignement, et elles entretiennent chacune une culture populaire avec chacune leur spécificités. Une des différences notables est par exemple la quasi inexistence d'éclairage public la nuit. Au delà d'une simple idée d'éviter la pollution lumineuse, il s'agit avant tout de pouvoir observer le ciel et les étoiles. Ainsi, il est utilisé bien plus de lanternes que dans le reste du pays, par exemple. Si la famille à une égale importance que dans le reste du pays, la mère de famille est en revanche plus influente, pour ce concernant la maisonnée et les affaires privées. Il est également notable que de part ce genre de différences, cette aire bénéficie d'une plus grande marge d'autonomie dans la gestion de ses communes, et il est règle implicite que tout ce qui s'applique à l'Azude d'en haut ne s'applique pas toujours en Bas, comme le résume le proverbe « Chacun chez soi, et les moutons seront bien gardés ». Les flux humains entre les deux parties d'Azude sont donc très rares, malgré l'unité nationale. Il ne faudrait donc pas croire que les deux zones sont concurrentes ou se méprisent, bien au contraire. La solidarité nationale est forte, et tant que l'intégrité des deux parties est préservé, la coopération est forte.
[/quote]
Posté : jeu. déc. 26, 2013 2:07 pm
par Sovana
[quote="Département de Sociologie"]<center>Le traditionalisme militaire en Azude.
La sous-culture militaire est un bastion traditionaliste en Azude. Toutefois, il est important de distinguer qu'il existe plusieurs traditionalisme. Ainsi, ce groupe devrait plus précisément être définit comme "moins dynamique". Dans le sens que, d'une part, il n'est pas plus traditionaliste que le reste d'Azude, mais il est seulement traditionaliste. Il n'est constitué que d'un noyau dur de valeurs sans couches évolutives supplémentaires, contrairement au reste du pays. L'Armée est donc un organe qui évolue très peu.
Si l'Armée se distingue par son caractère éminemment élitiste et hiérarchisé, c'est aussi par d'autres caractéristiques. La première, est qu'un membre de l'armée est avant tout un guerrier. Il peut désobéir à son supérieur si celui-ci enfreint les codes ou diverses normes du milieu, il est doué d'une forme d'autonomie et ne doit pas obéir bêtement. Toutefois, il est tout aussi malaisé de désobéir à la légère. Les autres caractéristiques marquantes sont : la rectitude, l'honneur, et le sacrifice.
La rectitude, par une discipline forte, et un attrait relatif pour l'ordre en général. Mais qui se traduit parfois par une forte perte d'innovation. L'honneur, définit dans le Code du Guerrier, est simultanément l'acceptation de la mort, et le dévouement du fort envers les faibles, la négation de soi au profit de ce qui est Juste. Valeur éminemment en relation avec le sacrifice, mais aussi la mort. Ainsi, il est courant dans la société azudéenne qu'à la suite d'un lourd échec personnel lourd de conséquences, le responsable se suicide lors d'un seppuku afin de racheter ses erreurs quand il n'est pas possible de les réparer. Il y existe en effet une sorte de culte informel à la mort. Non au sens religieux, bien entendu. Mais si Azude respecte autant la vie que la mort, en s’étant toujours mis en garde contre les volontés d'immortalité, l'Armée respecte presque plus les morts que les vivants, pourvu que leur mort vu ou honorable ou un sacrifice. Il existe donc indéniablement dans l'armée un coté morbide, presque masochistes tant que cela sert une cause, dirons certains.
[/quote]
Posté : jeu. déc. 26, 2013 3:28 pm
par Sovana
[quote="Département de Sociologie"]<center>De l'ineptie du concept de "Raison".</center>
Depuis longtemps et encore aujourd'hui, certains philosophes et médiateurs en invoquent à la Raison pour résoudre les conflits, ou organiser une société, lui opposant les passions, sentiments, émotions. Vision qui, en Azude, semble dater de temps obscurs et incultes.
Une telle vision repose avant tout sur une idée de dualité dans la nature humaine. Plus qu'une dualité même, une scission. Comme si la pensée était un point qui devait évoluer d'un environnement à un autre, indépendants, telle une personnalité dédoublée. Pourtant sent-on son corps comme n'étant pas soi-même, ou sa "raison" comme nous étant extérieure ? Non, nous nous sentons un. Lorsque nous prenons une décisions, nous évaluons les facteurs, ou agissons directement selon ce qui nous semble le plus important. Mais pourtant, pense-t-on à un facteur "Raison" ? Non. En réalité ce que présuppose le concept de Raison, c'est que l'humain pourrait être extérieur à lui même. Ce qui, stricto sensu, est faux. Il est possible d'imaginer des systèmes perceptifs moins complexes (machines), moins fournis (primates/canidés par exemple) des qualitativement supérieurs (Empathes) ou quantitativement supérieur (omniscience). Ou bien encore il est possible que l'on puisse représenter l'infini sans réellement l'imaginer dans son entièreté. Mais, de la même manière que l'on ne peut se représenter une couleur que l'on a jamais vue, on ne peut imaginer un système perceptif qui ne serait pas dérivé du notre. Pour contrer l’inexistence de la Raison en tant qu’extérieure à l'humain, certains dirons peut être que L'on peut peut utiliser la logique. Mais la logique, tout comme les mathématiques, dépend des axiomes qu'on y pose, des présupposés, tout comme les sciences. Ainsi, un raisonnement peut être faux, mais totalement logique.
Alors afin de ne pas tomber dans un relativisme total, que peut-il bien se cacher derrière la Raison ? Ce qui est appelé Raison, en réalité est un sentiment. Des sentiments, même. L'on parle souvent de la Raison comme universelle. Pourquoi ? Parce qu'il s'agit en réalité de la capacité à se mettre à la place d'un autre, donc de l'empathie. Ce qui, effectivement, est universel. Mais l'empathie seule ne suffit pas. Se mettre à la place d'autre, dans quel but ? La Justice, et même plus précisément : l'évitement de l'injustice. Il est difficile de se représenter la Justice. Il en existe même plusieurs sortes. En revanche, il est plus stimulant de vouloir éviter l'injustice, appliqué à soit, mais aussi aux autres, grâce à l'empathie. De la même manière qu'un individu lambda n'est point sadique, car voyant un pair souffrir, il s'imagine la souffrance par rapport à lui-même. Si l'empathie est une faculté émotionnelle et sociale, la justice, ou surtout l'injustice, sont eux-mêmes des ressentis. Comment mieux décrire l'injustice, fut-elle relative à un système perceptif, que par ce qui est ressentis lorsque l'on se sent lésé ?
Ainsi donc, la parait-il "Raison", n'est donc qu'un mélange bien dosé de deux émotions : l'empathie et l'évitement de l'injustice, rendant ainsi à l'humain son humilité face à lui même, doté de rien de plus que son propre champ perceptif, et lui rendant son unité naturelle.
[/quote]
Posté : mar. oct. 14, 2014 4:30 pm
par Sovana
[quote="Département de Sociologie du Technat"][center]Les classes sociales en Azude[/center]
La société Azudéenne est une des plus codifiées au monde, où la moindre interaction sociale est régie par des normes très précises, relatives aux locuteurs, leurs nombres, leurs relations, et ainsi de suite. Cela tient principalement du fait qu'en Azude la hiérarchie ai toujours tenue une place importante. Ainsi, si un sociologue observe la population pour la classer en groupes principaux selon le comportement, il y différenciera très facilement les neuf groupes sociaux existants. Si leur nombre n'a pas spécialement évolué depuis la fondation d'Azude, les codes au sein des classes sociales, ainsi que leurs rapports, ou leur importance, ont évolués selon les époques. Ce qui hiérarchise les classes en importance, est avant tout le capital culturel. C'est-à-dire l'obtention des savoirs et normes conformes à la culture dominante, ou bien la capacité à créer une sous culture différente mais raffinée, avec ses comportements propres. Toutefois, c'est une hiérarchisation sociologique avant-tout, c'est-à-dire afin de définir les groupes les plus influents, et non une hiérarchisation en prestige, faite par la société. Mais le capital culturel ne constitue toutefois pas le seul facteur d'influence ou de légitimité. Le capital social : les réseaux, permet ainsi une influence relative sur certaines échelles, le capital économique permettant de soutenir des projets, des visions, plutôt que d'autres, sur le plan matériel, et enfin, le capital symbolique étant le prestige d'une fonction ou d'un groupe. Les classes sociales ayant l'ensemble de ces capitaux les plus élevés seront donc les plus influentes.
On distingue ainsi plusieurs ensembles. La Classe Dominante est bien sur la plus influente, ayant l'ensemble de ses capitaux parmi les plus élevés, à l’exception du capital économique, pouvant être variable. Elle regroupe une classe supérieure, intermédiaire et populaire. Cette ensemble est le plus ancien recensé et à l'immense avantage de rallier un ensemble de classes vers des systèmes de valeurs semblables, que celles-ci soient élitistes ou populaires. Ainsi, il s'établit au sein de ce groupe une hiérarchie interne entre ces classes sociales. Cela peut également être un désavantage toutefois, dans le sens où la classe populaire dominante pourrait être moins loyale à la classe supérieure dominante que la classe intermédiaire.
Les autres ensembles sont plus éparses : on compte ainsi une classe populaire dominée, une classe supérieure indépendante, pouvant hypothétiquement faire concurrence à la classe dominante, mais ne disposant pas d'autant de soutiens, et trois classes indépendantes "spécialisées". Enfin, il existe aussi une contre-culture, largement minoritaire.
L'art des classes dominantes afin de rester les plus influentes et donc de rallier les classes indépendantes en sa faveur, ou, cela fut parfois le cas, de mener une politique de sociocide, comme ce fut le cas lors de la période sombre, où la mécanisation de l’agriculture et de l'industrie a entrainer une quasi disparition de la classe paysanne et artisane, ainsi qu'un exode rural.
On remarque également que la mobilité sociale entre les ensembles de classes (dominés-dominants-indépendants/spécialisés) est très faible, alors que celle au sein d'un même ensemble de classes est légèrement fluide, et encore plus au sein d'une classe. Cela tient avant tout à des raisons structurelles : les groupes se différenciant beaucoup les un des autres, passer de certains ensembles de classes sociales à une autre pour un individu peut être mal perçu de la part des deux groupes en question, causant ainsi d'une part une pression sociale, et d'autre part des difficultés d'intégrations. Cela n'est toutefois pas toujours le cas lors d'une mobilité sociale d’ascension, ou bien entre certaines classes non nécessairement hiérarchisées entre elles.
Administratores (15% de la population) (Haut-fonctionnaires, cadres supérieurs (coordinateurs et spécialisés), chercheurs, ingénieurs)
Statut : classe supérieure dominante
Capital culturel : Très élevé (classique)
Capital social : Très élevé
Capital économique : Médian à élevé
Capital symbolique : Très élevé
Les Administratores sont bien entendu la classe sociale dominante par excellence. Occupant des postes à haute responsabilité ou bien très intellectuels, ils se différencient facilement par une esthétique vestimentaire de travail, très sobre, dont la couleur varie selon les fonctions. Les fonctionnaires seront donc en noir, les chercheurs et ingénieurs en blancs, et seul les cadres n'ont pas de couleur spécifique. Les gouts musicaux de la culture dominante sont principalement du classique. Leur capital culturel élevé se définit comme "classique", c'est-à-dire fondé sur le savoir froid, universitaire, et la théorie. Si cela est moins classique que dans d'autres cultures, dans le sens que l'on y préfère connaitre les concepts que les auteurs, il n'en reste pas moins que le niveau attendu est élevé et demande de nombreux prérequis. Par extension, le capital social est très élevé, de part les liens étroit entre monde scientifique et politique. Si la transition entre un poste scientifique et un poste politique n'est pas toujours possible, les deux sphères travaillent souvent en collaboration. Mais il ne faut pas oublier non plus les cadres des organismes divers, entreprises, corporations, associations, qui bénéficient également d'un réseau auprès des politiques, locaux ou nationaux. De même que le capital social et culturel, le capital symbolique est important, les Administratores sont des personnes très respectées. En revanche, le capital économique n'est pas forcément très élevé, principalement dans le monde politique, ou les revenus personnels sont limités, bien que les postes peuvent avoir certains avantages professionnels indirects.
Magistratus (10%) (Fonctionnaires, policiers, exécutifs, inspecteurs sociaux...)
Statut : classe intermédiaire dominante
Capital culturel : Élevé
Capital social : Élevé
Capital économique : Médian/Médian supérieur
Capital symbolique : Médian supérieur/Élevé
Les Magistratus font partit de l'ensemble des classes dominantes, en position intermédiaire. Ils occupent une place importante dans le sens où ils servent la classe supérieure dominante, et ce loyalement. C'est une classe qui tire sa légitimité de la classe dominante, tout en renforçant la légitimité de celle-ci. Il s'agit donc d'une forme de contrat social fort, mais également ancien de plusieurs siècles. Il est toutefois singulier de constater que les habits des Magistratus, s'ils sont semblables aux Administratores, sont en réalité plus chargés. Ils font à la fois office de tampon, et d'intermédiaire entre la culture dominante de la classe supérieure, et le reste de la population. L'exemple le plus flagrant est par exemple les inspecteurs sociaux. Autrefois chargés de surveiller de manière technique et secrète les scores de conformités des citoyens pour les comparer à ceux observés, ils remplissent aujourd'hui un office semblable, en partie, à ceux des prêtres dans d'autres pays : confidents et guides, tout en travaillant pour l'État. Bien qu'ayant un statut inférieur aux Administratores leur capital culturel et social est élevé, mais la différence se fait principalement dans le capital économique et symbolique, moindre.
Technicae Periti (20%) (Techniciens, professions intermédiaires)
Statut : Classe populaire dominante
Capital culturel : Médian
Capital social : Faible
Capital économique : Médian
Capital symbolique : Médian
Les Technicae Periti occupent des postes de moindres importance. Ils sont avant tout un soutient aux Administratores, ralliés, mais toutefois moins que les Magistratus. Il est donc important pour la classe dominante de veiller à avoir l'assentiment de sa classe populaire afin d'aider à sa propre légitimation. En tant que classe populaire, c'est une classe dont on entend peu parler, dont la sous-culture est réduite au silence ou à des échelles réduites. Les recherches sociologiques elles-mêmes sont presque inexistantes sur le sujet.
Humanitatis (20%) (Artistes, associatif, diplomates, ingénieurs sociaux, psychologues, professeurs, médecins...)
Statut : Classe supérieure indépendante (ralliée)
Capital culturel : Très élevé (humaniste)
Capital social : Élevé
Capital économique : Médian à élevé
Capital symbolique : Élevé
Les Humanitatis constituent une classe supérieure par ses capitaux élevés, mais non une classe dominante, quoique toutefois influente. Ils se caractérisent avant tout par des métiers souvent indépendants du pouvoir politique, voir d'une structure supérieure, et ayant trait au social ou l'humain, à haute responsabilité individuelle (médecin ou ingénieur social) ou sociale (associations culturelles ou politiques). Le style vestimentaire est le plus souvent néo-victorien, dans des tons colorés, ou avec quelques touches de couleurs. Les différenciations vestimentaires individuelles sont également plus importantes que dans les styles formel et sobre des Administratores et Magistratus, et la musique plus vive, mais pas moins mélodieuse, souvent qualifiée d' "épique". Le reste de leur capital culturel est effectivement différent de la classe dominante dans le sens où il aborde les évènements d'un point de vue qui traite plus de ressenti, de l’expérience humaine, que de la théorie. Il ne s'agit donc pas tant de savoir ses classiques et les grandes théories, que d'avoir expérimenté humainement, c'est le savoir "chaud". Cette classe, ayant prit de l'ampleur progressivement pendant et après la Période Sombre après l'indépendance du pays, à part la suite joué un rôle très important lors des réformes démoépitiriques principalement dans les années 1950. C'est-à-dire lors de la création du statut d'Administrateur (polyvalent, et non plus expert), les lois sur les médias et leur structure associatives, ainsi que la décentralisation. On estime que leur influence fut au plus fort jusque dans les années 2000-2010 où ensuite les Administratores ont repris en influence, bien que limités par les Humanitatis. Il s'agit donc d'une classe que le pouvoir politique n'a pas intérêt à lésée ou se mettre à dos, car elle pourrait rallier d'autres classes indépendantes. Actuellement la valorisation de l'empathie et d'un point de vue "social" ou encore les réformes scolaires sur lesquels se calèrent les standards fédéraux (responsabilité, autonomie, coopération, motivation) va toutefois dans leur sens, bien que les moyens (sociologie, sciences cognitives, études biologiques...) ne le soient pas toujours.
Auxilia (10%) (Employés, ouvriers)
Statut : Classe populaire dominée
Capital culturel : Faible
Capital social : Local
Capital économique : Médian inférieur
Capital symbolique : Faible
Les Auxilias sont dans une situation similaire aux Technicae Periti, si ce n'est qu'ils ne se conforment pas spécialement à la culture dominante. Leur capital social est en réalité plus important, mais concentré à une échelle géographique proche, tel que les voisins ou le quartier par exemple.
Traditional (15%) (Artisans, paysans)
Statut : Classe spécialisée (ralliée)
Capital culturel : Médian Supérieur
Capital social : Médian supérieur (spécialisé : corporations)
Capital économique : Variable (Médian à élevé)
Capital symbolique : Médian/Médian Supérieur selon la réputation de la corporation, et individuellement
Les Traditional sont une classe largement décimée lors de l'indépendance du pays suite à l'abolition de ce qui faisait offices de corporations de métiers, et de la mécanisation de l'agriculture. Avec le retour à une agriculture biologique et le renouveau des corporations, elle reprend toutefois de l’essor, bien que son influence sociale se fasse principalement sentir dans les milieux à mentalité dite "rurale". Elle se définie par la préférence d'une simplicité lente et naturelle, aux antipodes de la recherche d'actions rapides, efficaces et optimisés. Un antipode du point de vue économique par rapport à d'autres classes, mais aussi social : alors que dans la plupart des milieux le social n'est institutionnalisé qu'au niveau de la famille et des proches, cela prend une dimension plus ouverte chez les Traditional, pouvant inclure le quartier ou parfois même la corporation. En soit, il ne s'agit donc pas d'une classe plus "traditionnelle", cela n'étant pas en contradiction avec les autres classes, mais principalement plus conservatrice. Le capital culturel est donc souvent plus lié à la connaissance manuelle, ou du travail de la terre. Le capital social est plutôt élevé, principalement au sein des corporations.
Note : un individu peut faire partit d'une corporation sans être un Traditional, comme c'est le cas des adhérant à la Corporation des l'Informatique et de l'Électronique, qui seraient pour la plupart Technicae Periti, bien qu'une corporation soit certes plus conservatrice que des indépendants.
Militaribus (5%) (Militaires)
Statut : Classe spécialisée (loyale)
Capital culturel : Élevé (martial)
Capital social : Élevé (local (armée/hiérarchie) et spécifique (État))
Capital économique : Médian à Médian Supérieur
Capital symbolique : Élevé
Les Militaribus constituent une classe à part dans la société, ayant très peu d’interactions avec les autres. Ceci expliquant que ce n'est notamment qu'en 2010 que les armes mécaniques et les méthodes "modernes" sont partiellement entrés dans l'armée, en s'adaptant, du moins. Elle est caractérisée par un respect fort de la hiérarchie, des valeurs martiales (honneur, loyauté, courage...) quoique nuancé par un combat pour des valeurs avant un pays, par exemple, modérant ainsi le surnationalisme ou l'obéissance aveugle. Il s'agit d'une classe loyale à la classe dominante, tant que celle-ci ne lui demande rien d'aberrant, et remplit ses fonctions. Ainsi, lors de la période sombre l'armée participa, indirectement mais surement, à l'opposition envers le pouvoir en place. De même, lors des tensions internationales de 2022 à 2024, l'armée pris le pouvoir sans verser une goutte de sang, selon le principe de suppléance face à un pouvoir politique défaillant et divisé.
Religiosus (5%) (Religieux, clergé, et métiers auxiliaires liés)
Statut : Classe spécialisée (moyennement ralliée, tentant d'être influente)
Capital culturel : Élevé (religieux)
Capital social : Local (clergé) et spécifique (croyants)
Capital économique : Médian inférieur
Capital symbolique : Médian
Quoique divisé en deux groupes (Chrétiens Azudianistes (non romain) et Catholiques, il s'agit d'une classe officiellement récente, presque inexistante autrefois (et discrète, du fait des lois réprimant la religion public). Sa sous culture est donc très spécifique et intimement liée à la religion chrétienne. Bien que peu nombreux, son influence pourrait croitre via le nombre de fidèle, avoisinant en 2022 les 30% de la population.
Déclassés (0,3%) (Marginaux)
Statut : Contre-culture
Capital culturel : Élevé (spécialisé : planques, trafics, discrétion urbaine...)
Capital social : Local (autres marginaux, parfois quelques contacts dans d'autres classes)
Capital économique : Presque inexistant
Capital symbolique : Très inférieur
Les déclassés, quoique très peu nombreux numériquement, sont une classe très particulière, s'inscrivant fortement dans une contre-culture. Il s'agit de quelques étrangers n'ayant pas réussit à s'intégrer dans la société Azudéenne mais refusant de partir et tirant profit des structures en place, mais aussi parfois de quelques Déviants (sadiques et narcissiques principalement) rejetés, bien que la politique les concernant soit à l'intégration, et efficace dans son ensemble. Ainsi, afin de ne pas être agacés par la police, les déclassés changent souvent de quartier, par cela et le fait que les rues soient leur lieux de vie (avec les dortoirs et la banque alimentaire, quand ce n'est pas parfois mais très rarement, une autonomie totale en environement naturel), ils connaissent souvent mieux les villes et leurs secrets que quiconque. En soit, n'importe qui pourrait les aborder pour leur demander, mais leur réputation les précèdes. Quand ils ne trouvent pas des squats, ils sont souvent impliqués dans des trafic d'alcools, ou de drogues, très rarement d'armes. Ce sont presque les seuls Azudéens à avoir des animaux de compagnie (chiens), et ils vivent principalement de mendicité, trafics, et solidarité institutionnelle (dortoirs et banque alimentaire).[/quote]