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Posté : ven. oct. 11, 2019 2:16 am
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/wXyU6h8.png[/img]

      1er Maj 2040 - 01/05/2040

      [img]https://i.imgur.com/DVxczTK.png[/img]

      Rudzoski sort le gouvernement slézan de la crise[/center]

      Alors que le gouvernement de coalition se déchirait depuis des semaines entre conservateurs et sociaux-démocrates, il semblait que la coalition bipartite, formée en Octobre dernier lors de l'élection de Michal Rudzoski à la chancellerie, arrivait à un point de non retour. Que ce soit du fait de divergences sur la politique économique à mener ou d'autres désaccords, le gouvernement tanguait. La goutte qui fit déborder le vase fut sans nul doute les récentes [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008&p=357186#p357186]déclarations du ministre de l'économie et des finances[/url], le social-démocrate Andrzej Lesniewski, qui avait accusé le Chancelier conservateur d'avoir "renforcé l'antisémitisme en Slézanie". Cet épisode, en plein coeur d'une session parlementaire à la Diète Royale, avait finit d'exploser la coalition actuelle. Pour le politologue Dominik Ludoski, "le jeu de déstabilisation menée par Lesniewski a finit par lui échapper. Son objectif était simple : saper la coalition de l'intérieur et provoquer l'explosion du gouvernement. Au final, il s'est suicidé seul." En effet, alors que la crise politique et institutionelle pontait son nez du fait des blocages internes dus à ces divisions, le Roi lui-même, Grzegorz III, s'en est mêlé et a "invité" les deux hommes au palais royal pour régler cette crise. Bien que la teneur de cette rencontre est secrète, plusieurs témoins ont relaté le départ précoce du ministre social-démocrate, bien avant le chef du gouvernement. Le lendemain, Michal Rudzoksi annonçait le limogeage d'Andrzej Lesniewski. "C'est un véritable tour de force", note Dominik Ludoski. "Lesniewski était le patron des sociaux-démocrates depuis plus de cinq ans, et toute coalition avec l'union sociale-démocrate semblait impossible sans sa présence à un porte-feuilles ministériel majeur." Résultat, sous la pression du Roi et du Chancelier, Lesniewski a été évincé, jugé comme étant la principale cause de cette crise politique et gouvernementale.

      Comment la coalition a-t-elle pu donc être maintenue malgré le départ de Lesniewski ? Pour Kamil Oleksiak, éminent politologue slézan, "Michal Rudzoski a su jouer avec brio des divisions internes à la gauche. Beaucoup de ténors sociaux-démocrates avaient très mal digéré la défaite de Lesniewski aux dernières élections, considérant l'obtention d'une coalition comme un simple pansement à une réelle défaite." En effet, il était de notoriété publique que Lesniewski ne faisait plus l'unanimité dans son camp qui cherchait depuis des semaines à prendre sa place. "Il leur a offert cette opportunité sur un plateau", mentionne Kamil Oleksiak. Ainsi, le putsch interne aux sociaux-démocrates a permis l'émergence d'une nouvelle tête d'affiche, Marek Vyzek (ndlr : à droite sur la photo), désormais patron de l'union sociale-démocrate et ministre de l'économie et des finances. Un choix qui a pu surprendre beaucoup d'observateurs, mais que comprend Kamil Oleksiak. "Il est vrai que ce choix peut interpeller, du fait du positionnement politique beaucoup plus à gauche de Marek Vyzek comparé à son prédécesseur. Mais en réalité, malgré d'évidentes divergences sociétales, ils se retrouvent dans une vision économique très critique à l'égard du capitalisme mondialisé", note-t-il. Des sources proches des conservateurs à la Diète Royale avancent plus particulièrement des arguments politiques afin de justifier cette nomination, notamment du fait que Marek Vyzek ne nourrit pas d'ambitions personnelles affichées qui pourraient menacer le Chancelier. "Quoi qu'il en soit, c'est une bonne nouvelle. Nous sommes convaincus que l'éviction d'un nuisible comme Lesniewski permettra le retour de la sérénité au sein du gouvernement et de la coalition", explique un député conservateur. En effet, les deux partis gouvernementaux semblent désormais souhaiter mettre cette crise derrière eux, et relancer enfin l'activité du gouvernement royal.

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Posté : lun. oct. 14, 2019 11:40 am
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/0aiwyht.png[/img]

      11 Maj 2040 - 11/05/2040

      [img]https://i.imgur.com/j2fHeQ8.png[/img]

      Bolków cherche à raviver la flamme avec Cartagina[/center]

      Depuis plusieurs mois, les tensions opposant la Ligue de Lébira et les pays membres de la Communauté des Nations Dytoliennes ne cessent de persister du fait de nombreux désaccords accumulés sur différents dossiers pour le moins épineux. Selon le politologue Kamil Oleksiak, "les tensions ont historiquement toujours étaient présentes entre certaines puissances dytoliennes et Cartagina, notamment depuis l'échec sanglant de l'UDO et l'émergence de la CND." Néanmoins, le politologue slézan note que ces tensions "se sont décuplées de par différents évènements majeurs", comme [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&start=165#p353855]la guerre commerciale acharnée que se livrent Lébira et Ennis depuis plusieurs mois,[/url] ou encore les débats autour des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=898&t=13226&start=930#p357252]puces sous-cutanées[/url] et bien évidemment [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&start=165#p353633]l'Affaire du Sel.[/url] Dans ce contexte de forte rivalité et de tension, la Slézanie avait condamné avec véhémence l'ingérence lébirienne en Dytolie chez son voisin thorvalois. "Une ingérence qui avait eu des effets concrets et directs sur le sol slézan", rappelle Kamil Oleksiak. En effet, selon une étude demandée par le ministère de l'Agriculture slézan, d'importantes quantités de sel lébirien avaient atterri sur le sol slézan, détériorant de fait de nombreuses cultures agricoles ainsi qu'asséchant gravement plusieurs cours d'eaux locaux essentiels à de nombreuses exploitations. Face à cela, le gouvernement slézan avait annoncé mettre en place [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008#p355062]des mesures de rétorsion[/url] à l'égard des entreprises lébiriennes, demandant de fait un dédommagement suite à ces largages. "Ces mesures n'ont fait qu'aboutir à une rupture totale des échanges commerciaux entre la Slézanie et Lébira", note Kamil Oleksiak. "Cependant, l'objectif d'une telle posture était avant tout politique, de la part d'un Chancelier nouvellement élu cherchant à affirmer son autorité et sa légitimité sur la scène internationale et nationale", explique-t-il. Pour beaucoup d'observateurs, cette décision du gouvernement slézan était davantage guidée par des intérêts politiques internes qu'autre chose.

      Aujourd'hui, après plus de 8 mois de rupture commerciale entre Bolków et Cartagina, la situation semble avoir beaucoup évolué. Alors que [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008&start=30#p357435]le remaniement ministériel vient d'être effectué, [/url] l'attention médiatique s'est focalisée sur le limogeage du ministre de l'économie et des finances. Toutefois, cela ne fut pas le seul changement au sein du gouvernement royal. En effet, Miroslaw Kowalewski (ndlr : photo de l'article), a été nommé nouveau ministre des Relations Extérieures. Mastodonte historique du parti conservateur, Kowalewski est réputé pour sa dureté en négociations et son extrême pragmatisme, ce qui a pu à certains moments irriter certains de ses partenaires conservateurs. Néanmoins, sa grande connaissance des dossiers géopolitiques mondiaux ainsi que son influence au sein du parti conservateur ont fait de lui un candidat idéal pour intégrer le gouvernement du Chancelier Rudzoski. Pour Natalia Stolarz, spécialiste en relations internationales, "cette nomination est bien plus qu'un calcul politique, il marque un véritable virage dans la politique étrangère du Royaume de Slézanie." En effet, de nombreuses sources proches de la majorité gouvernementale semblent indiquer que Bolków souhaite se diriger clairement et franchement vers une réconciliation avec Cartagina. Le Chancelier a ainsi chargé Miroslaw Kowalewski de reprendre contact avec son homologue lébirien afin de renouer le dialogue entre les deux pays. L'objectif d'un tel virage semble clair : le renouement des relations commerciales et la fin des suspensions et diverses sanctions appliquées mutuellement. Pour un député conservateur à la Diète Royale, "il serait totalement irréfléchi et irresponsable de perpétuer des sanctions économiques indéfiniment avec la première puissance économique mondiale, malgré des désaccords normaux." Cependant, pour la spécialiste géopolitique Natalia Stolarz, "l'objectif d'une telle opération est également motivée par la situation géopolitique actuelle". En effet, selon elle, "la Slézanie est préoccupée de voir la Cérulée échapper au contrôle dytolien au vu des nombreuses ingérences récentes du Caeturia, du Gandhari ou encore du Saog." Ainsi, le gouvernement slézan pense pouvoir trouver des intérêts communs avec le gouvernement de la Ligue, également en recherche de partenaires diplomatiques qui pourraient lui permettre de se détacher de son boulet briton.

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Posté : sam. oct. 19, 2019 9:27 am
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/wXyU6h8.png[/img]

      23 Maj 2040 - 23/05/2040

      [img]https://i.imgur.com/xXeH4BJ.png[/img]

      La Slézanie renoue avec l'interventionnisme[/center]

      Après plusieurs décennies dominées par la doctrine de l'isolationnisme militaire, la Slézanie semble désormais opérer un virage d'importance dans sa politique militaire à l'étranger. En effet, le politologue Dominik Ludoski rappelle que "les divers gouvernements slézans depuis les années 2010 se sont enfermés dans un isolationnisme militaire et diplomatique, du fait notamment des nombreuses difficultés économiques et politiques qu'a connu la Slézanie à cette période". Il est vrai que le Royaume a traversé certains évènements délicats dans les années 2010, enchainant instabilité politique du fait de l'incapacité des responsables politiques de former des majorités, ainsi que diverses crises économiques d'envergure ayant fortement impacté la santé économique slézane. Tout ceci a donc naturellement forcé le Royaume a se renfermer sur lui-même et a délaisser son engagement diplomatique et militaire dans les affaires dytoliennes ou mondiales. "Cependant, l'arrivée au pouvoir du conservateur Michal Rudzoski semble avoir véritablement changé la donne dans ce domaine", note Dominik Ludoski. Durant la campagne électorale en vue des élections d'octobre dernier, Michal Rudzoski avait clairement affirmé sa volonté de refaire de la Slézanie une puissance militaire et diplomatique majeure, "capable de peser sur la scène internationale et d'assumer son rôle de protectrice des catholiques dans le monde". C'est dans cette optique là que depuis son élection, le gouvernement slézan a renforcé les moyens alloués à l'armée, et a intégré la CND, lui permettant d'avoir des alliés de poids. Aujourd'hui, la meilleure illustration de ce changement de cap dans la politique slézane est sans nul doute sa participation à l'opération Dytolian Shield menée par la Communauté des Nations dytoliennes au Caskar.

      En effet, pour la première fois depuis près de 30 ans, l'armée slézane va être déployée à l'étranger, au Caskar. Ce dernier, suite au terrible raz-de-marée l'ayant touché de plein fouet il y a maintenant plus de six mois, a plongé dans la guerre civile où diverses factions sont en conflit afin de prendre le pouvoir sur l'île. Entre la guerre civile et la catastrophe naturelle, il est évident que la situation humanitaire sur l'île est des plus critiques et alarmantes. Aleksy Wizniosky, actuel directeur de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020#p355390]l'Ordre Catholique pour la Solidarité[/url] slézan, estime que la situation sur place "est l'une des plus graves depuis des décennies", rappelant toute la nécessité "d'intervenir sur place afin d'éviter que la situation ne continue de s'envenimer." C'est donc dans cet objectif là que la CND et la Slézanie ont décidé d'intervenir militairement et massivement au Caskar. Cependant, outre l'objectif humanitaire, l'aspect géopolitique ne peut être éludé, notamment pour Bolków. Pour Natalia Stolarz, spécialiste en relations internationales, "la Slézanie est très certainement préoccupée par la situation humanitaire, mais elle voit surtout une opportunité majeure de s'implanter en Cérulée, notamment militairement." En effet, avec près de 4000 soldats et une partie de ses forces terrestres et aéronavales sur place, la Slézanie va renforcer aux côtés de ses alliés dytoliens son influence géopolitique en Cérulée, point stratégique pour le commerce mondial, surtout après le rétablissement des relations économiques et commerciales entre Bolków et Cartagina. Il est d'ailleurs important d'ajouter que le ministre des Relations Extérieures, Miroslaw Kowalewski, a annoncé à la Diète Royale le déploiement de l'armée slézane aux Ménechmes, "pour participer à la stabilité de la région aux côtés de ses alliés". Quoi qu'il en soit, si la participation de la Slézanie à l'opération de la CND est globalement saluée par la classe politique et une partie des slézans, beaucoup d'entre eux semblent fortement désintéressés par cette situation, notamment les électeurs conservateurs du Chancelier. Si cette intervention semble être une bonne option dans ses objectifs diplomatiques, le Chancelier Rudzoski pourrait perdre des plumes auprès de son électorat conservateur et rural n'étant que très peu préoccupé par la situation en Cérulée, et qui attend surtout d'importantes mesures promises, notamment en lien avec la politique agricole du gouvernement.

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Posté : lun. oct. 21, 2019 10:21 am
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/wXyU6h8.png[/img]

      2 Czerwiec 2040 - 2/06/2040

      [url=https://i.imgur.com/7drf5F2.jpg][img]https://i.imgur.com/HT2eutd.png[/img][/url]
      (Cliquez pour aggrandir)

      Le PIB par habitant dans le monde[/center]

      Plusieurs économistes de l'Université Royale d'Économie de Bolków ont mené une étude visant à cartographier la répartition géographique du PIB par habitant dans le monde. Le directeur de ce projet, Tomasz Wincek, explique que l'objectif primaire de cette étude était de "visualiser aisément et rapidement la situation économique mondiale sous l'optique du PIB par habitant". Ainsi, cette cartographie économique permet rapidement d'établir de premier enseignements. Tout d'abord, les pays dits développés, avec un PIB par habitant supérieur à 10 000 dollars et représentés en vert foncé sur la carte, sont quasi-exclusivement présents en Dytolie ou Natolique, à l'image des Valvatides, des Îles Lorthon ou encore de la Santogne. C'est également le cas des pays dits industrialisés, avec un PIB par habitant supérieur à 4000 dollars et représentés en vert clair. À l'exception de pays comme le Bykova, la Cybistrie ou encore la Katherina, la totalité des pays industrialisés se trouvent en Dytolie comme par exemple la Flavie ou la Britonnie. S'agissant des pays dits en développement, dont le PIB par habitant est supérieur à 2000 dollars et représentés en jaune sur cette cartographie, il est possible d'observer qu'ils ne sont plus majoritairement présents en Dytolie. Ces pays sont notamment majoritaires en Olgarie et Dorimarie, avec notamment le Txile, le Caeturia ou encore le Westrait. Des pays dytoliens sont également intégrés à cette catégorie, comme le Jernland, la Slézanie ou la Valdaquie. Concernant les pays peu développés, dont le PIB par habitant est supérieur à 1000 dollars et oranges sur la carte, ils sont très fortement présents dans de nombreuses continents au contraire des pays en développement concentrés en Dytolie et Olgaro-Dorimarie. Par ces pays peu développés, l'étude à compté le Teikoku, le Makengo, le Kars, le Gandhari ou encore le Karmalistan. Enfin, cette catégorie de l'étude menée par Tomasz Wincek, les pays sous-développés, en rouge sur la carte et dont le PIB par habitant est inférieur à 1000 dollars. Ils sont exclusivement présents en Janubie et en Ventélie, à l'image du Kaiyuan, du Sengaï ou du Raja-Tika.

      Une fois cet état des lieux effectué, Tomasz Wincek expose une analyse plus approfondie de cette étude et de cette cartographie. Selon lui, "il est clair que cette carte rappelle toute la domination économique de la Dytolie sur la reste du monde, et la supériorité sans conteste de ses conditions de vie bien plus favorables et développées que dans le reste du monde." Un autre enseignement est le "relatif retard économique persistant de l'espace olgaro-dorimarien", ne comptant qu'un seul pays considéré comme industrialisé, en l'occurence la Katherina. Enfin, la principale information frappant au yeux est le très faible PIB par habitant en Ventélie et en Janubie. "Ces mastodontes démographiques peinent lourdement et depuis des années à réussir leur transition de pays surpeuplés vers de réelles puissances économiques modernes offrant de bonnes conditions de vies", note-t-il. Cependant, Tomasz Wincek apporte d'importantes réserves. Il remet en question le concept même de PIB par habitant qui est selon lui "très peu représentatif de la réalité économique d'une population". Pour appuyer cette critique, il prend notamment plusieurs exemples, comme les îles Hunamotu considérés comme étant développées alors qu'elles sont une puissance économique de deuxième rang, loin derrière les autres puissances. Il cite également le Kaiyuan et ses 122 milliards de PIB en 2039 qui est, au prisme du PIB par habitant, un pays sous développé. Au final, Tomasz Wincek déplore le poids trop imposant du caractère démographique dans cet outil qu'est le PIB par habitant. "S'il permet de visualiser rapidement les corrélations entre puissance démographique et économique, il reste très incomplet et ne relate pas avec exactitude et précision les différentes situations économiques internes à chaque pays", résume-t-il finalement.
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Posté : jeu. oct. 24, 2019 9:08 am
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/jxs2zB9.png[/img]

      11 Czerwiec 2040 - 11/06/2040

      [img]https://i.imgur.com/x2NUEva.png[/img]

      La Slézanie lorgne sur la Mer des Crabes[/center]

      Dans une récente interview donnée à un quotidien régional, le récemment nommé ministre de l'économie et des finances, le social-démocrate Marek Vyzek, a evoqué les futurs grands chantiers économiques qu'allait mener le gouvernement slézan, notamment ceux liés à l'international. Après avoir évoqué la question du canal trans-dytolien ressorti des cartons [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008#p354990]en Octobre dernier par le gouvernement,[/url] qui a d'ailleurs pris du plomb dans l'aile du fait de l'inactivité très préoccupante de la Magyarie, le ministre a exposé la volonté de la Slézanie d'étendre son activité économique en Mer des Crabes. Devenue véritablement une zone d'influence totalement sous contrôle slézan à la suite du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008&start=15#p355399]sommet tripartite de Bolków[/url] où Jernland, Valvatides et Slézanie s'étaient réparties des zones de contrôle en mer, notamment sur la question de la pêche, la Mer des Crabes affiche des arguments économiques intéressant fortement le gouvernemet slézan. Depuis ce sommet de Novembre dernier, la marine slézane contrôle en totalité la Mer des Crabes. Pour le géopolitologue Borys Jakubiec, "le gouvernement slézan compte profiter de cette nouvelle zone d'influence incontestée pour exploiter les ressources dont regorge cette mer, notamment pétrolifères." En effet, il est de notoriété publique depuis des années que la Mer des Crabes possède d'importants gisements de pétrole offshore, précisément au nombre de quatre exploitables. Selon le ministre de l'économie et des finances, Marek Vyzek, "le gouvernement slézan souhaite exploiter pleinement ces ressources encore aujourd'hui délaissées du fait qu'aucune puissance stable et durable dans la région ne pu se les approprier." L'objectif est donc clair : étendre la zone d'influence slézane à toute la Mer des Crabes et démarrer l'exploitation offshore de ces gisements désormais clairement revendiqués par Bolków.

      Néanmoins, pour le juriste international Lesław Sitarz, ces revendications posent question. "Il n'existe nulle règle internationale, ni concernant les limites concrètes des eaux nationales et ZEE, ni s'agissant du droit à l'exploitation de ressources offshore en haute mer, comme ceux précisément évoqués en Mer des Crabes qui sont dans ce cas de figure." Il apparait donc clair que le gouvernement compte s'appuyer sur ce flou pour imposer ses velléités en Mer des Crabes. Intérrogé sur ces ambitions, le ministre des relations extérieures, le conservateur Miroslaw Kowalewski, a notamment expliqué à la Diète Royale que "la Slézanie a pour toujours comme priorité son indépendance, tout en respectant ses partenaires internationaux et régionaux". La précision semblait en effet importante, car cette ambition slézane de se doter de ressources pétrolières pourrait froisser certains de ses partenaires, comme les Îles Lorthon ou dans une moindre mesure les Valvatides. Selon certaines sources à la Diète Royale, le gouvernement slézan, du fait qu'il ne maîtrise pas encore pleinement les technologies liées à l'extraction offshore d'hydrocarbures, pourrait solliciter l'aide de Lorthon Energy afin de trouver un accord bilatéral, permettant à la Slézanie d'exploiter ces gisements et d'acquérir ces technologies, tout en donnant quelque chose à gagner au géant lorthonien du secteur. Pour le politologue Dominik Ludoski, "cela pourrait créer certaines tensions entre Fort-William et Bolków du fait du marché commun inhérent à leur appartenance à la CND. Il est peut probable que Fort-William accepte d'aider Bolków à devenir un concurent au sein de la CND sur la question du pétrole." Si tel était le cas, alors le gouvernement slézan pourrait se tourner vers d'autres potentiels partenaires qui pourraient l'aider dans sa démarche. Quoi qu'il en soit, ces ambitions gouvernementales, bien que soutenues franchement par la majorité coalisée, sont lourdement critiquées par les communistes et écologistes, bien que marginaux à la Diète Royale. Certains députés de l'opposition se sont dit "particulièrement exaspérés de voir la Slézanie continuer sa marche vers le passé, vers des énergies qui ne représentent aucun horizon pour l'économie slézane et qui sont un désastre environnemental". Mais les arguments environnementaux ne semblent pas particulièrement émouvoir le gouvernement et l'opinion publique, laissant donc le champ libre à ce projet.

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Posté : mer. oct. 30, 2019 8:17 pm
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/wXyU6h8.png[/img]

      29 Czerwiec 2040 - 29/06/2040

      [img]https://i.imgur.com/jZaJUZp.png[/img]

      Coupe dytolienne : l'ambassade valdaque prise pour cible[/center]

      La désillusion est terrible pour le pays : la Slézanie est vice-championne de Dytolie de football, battue aux penalties en finale face à la sélection nationale valdaque. Après un parcours sans faute marqué par une équipe à la fois prolifique offensivement grâce à un Radoslaw Gieysztor dès très grands moments, que solide défensivement, la Slézanie a mené durant près de 75 minutes en finale avant d'être rejointe et éliminée cruellement à la loterie des tirs aux buts. Si la déception et la tristesse sont les réactions prédominantes parmi les joueurs slézans et sur les différents réseaux sociaux, les plus déterminés ont extrêmement mal supporté ce "vol honteux". En effet, alors que des milliers de slézans étaient réunis dans la plupart des grandes villes au sein de fan zones, divers groupes de hooligans ont fait bande à part. Au coup de sifflet final, une centaine de hooligans slézans se sont rués vers l'ambassade de la République de Valdaquie, au centre de la capitale slézane, Bolków. Armés de différents ustensiles comme des battes de baseball, des matraques télescopiques, des pieds de biche ou encore des armes blanches, cette centaine de supporters ont tenté de forcer le passage vers l'ambassade valdaque. Jets de projectiles en tout genre sur les vitres de l'édifice, tentative d'infraction par les différentes entrées, la violence de l'assaut a fortement choqué les riverains. Magdalena, une supportrice présente aux alentours, décrit "une scène de chaos et guerre en plein coeur de Bolków."

      Une poignée d'entre eux sont parvenus à pénétrer dans l'ambassade par une fenêtre qu'ils ont ravagé. Cependant ils n'ont pas eu le temps d'aller bien loin, du fait que la police slézane anti-émeutes a été déployée sur place extrêmement rapidement et a pourchassé les individus en question en les exfiltrant du bâtiment sous les regards hébétés des quelques fonctionnaires valdaques présents. S'en est alors suivi de très violents affrontements entre hooligans et forces de l'ordre devant l'ambassade, où plusieurs personnes ont été gravement blessées et envoyées d'urgence à l'hôpital le plus proche. Après une vingtaine de minutes de véritable bataille urbaine, les hooligans déchainés ont été totalement maîtrisés et incarcérés en attente de jugement. Les dégâts matériels sont conséquents : l'extérieur de l'ambassade valdaque a été véritablement ravagé, les différentes entrées et fenêtres fortement endommagées, et plusieurs riverains et autres supporters pacifiques ont été blessés de façon collatérale. Le ministre de l'Intérieur, le conservateur Witold Bianski, s'est rendu sur place rapidement et a fortement condamné "ces agissements violents en opposition totale avec les valeurs que véhicule le sport et le football." Il a notamment annoncé qu'une réflexion serait prochainement menée au sein de la majorité afin de "travailler sur le renforcement des contrôles des supporters dangereux de ce genre pour ne pas revivre tel évènement." Philosophe, le ministre a terminé sa déclaration en expliquant que "la déception, l'amerture ou la colère, même compréhensibles, ne justifiaient en rien un tel trouble à l'ordre public". Du côté diplomatique, selon certaines sources, le gouvernement slézan souhaite éviter de malencontreuses tensions avec son allié valdaque à cause de cet évènement, et le ministre des Relations extérieurs, Miroslaw Kowalewski, devrait prochainement écrire à son homologue valdaque afin de présenter ses excuses et annoncer que l'Etat slézan prendrait entièrement en charge les frais et réparations de l'ambassade de son alliée.

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Posté : lun. nov. 04, 2019 12:21 pm
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/wXyU6h8.png[/img]

      11 Lipiec 2040 - 11/07/2040

      [img]https://i.imgur.com/p6hhqSA.png[/img]

      La Slézanie poursuit la réduction de sa dette publique[/center]

      Après plusieurs semaines de débats et de travaux parlementaires à la Diète Royale, le budget de l'Etat royal, porté et défendu par le nouveau ministre de l'Economie et des Finances (ndlr : Marek Vyzek, sur la photo), a été adopté par la majorité au pouvoir, la coalition bleue-rose du parti conservateur et des sociaux-démocrates. En effet, dès son élection à la tête du gouvernement par la Diète Royale, le Chancelier Michal Rudzoski avait établi la réduction de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18018&p=358421#p355277]la dette publique slézane[/url] comme étant l'une des priorités de son gouvernement. Lors de sa prise de fonction en octobre dernier, la dette du pays s'élevait à environ 29,05 milliards de dollars, soit 41,5% du PIB 2038. Aujourd'hui, avec ce budget et grâce aux bons résultats économiques obtenus en 2039 (environ 14% de croissance), cette dette s'élève désormais à [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18018&p=358421#p358421]28,37 milliards de dollars, soit 35,34% du PIB 2039.[/url] Pour l'économiste Magdalena Ciesielski, "s'il est vrai qu'en terme de valeur absolue, la dette publique n'a diminué que de presque 700 millions de dollars, c'est le pourcentage du PIB qu'elle représente qui est important, et force est de constater que repasser à seulement 35,34% est une réussite à accorder au gouvernement royal." Si la dette est la préoccupation de nombreux responsables politiques dans le pays, elle est très loin d'intéresser les slézans, du fait que beaucoup d'entre eux estiment que le Royaume n'a pas à rembourser une telle dette accaparant des ressources pouvant être allouées ailleurs. Mais dans les faits, lorsque l'on s'intéresse de plus prêt au budget 2040 du gouvernement, on s'aperçoit que les dépenses en valeur absolue n'ont pratiquement pas baissé. L'an dernier, le budget royal prévoyait 33,6 milliards de dollars de dépenses publiques, celui de cette année 33,75 milliards. "On observe donc qu'en réalité, le gouvernement a même légèrement augmenté ses dépenses, dépenses compensées par la forte croissance économique de l'an dernier. C'est pour cela que les dépenses publiques sont passées de 48% du PIB l'an dernier, à seulement 42,05% cette année", note Magdalena Ciesielski. Ainsi, le gouvernement royal a su capitaliser au maximum sur ses bons résultats économiques de 2039 pour maintenir un niveau de dépense important, tout en réduisant l'importance de ces dépenses par rapport au PIB et en réduisant la dette publique.

      Cependant, mise à part cette réduction de la dette qui se poursuit à un rythme important, d'autres enseignements sont à tirer de ce budget. Tout d'abord au niveau des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18018&p=358421#p358419]recettes publiques[/url], ces dernières ont très peu augmenté du fait de la volonté gouvernementale de ne pas amplifier la pression fiscale sur l'économie slézane, ainsi que d'un certain manque à gagner des entreprises du fait de la rupture, désormais révolue, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008#p355062]des relations commerciales[/url] avec la première puissance économique mondiale, Lébira, en novembre dernier suite à l'affaire du sel thorvalois. Lors de la présentation du budget à la Diète Royale, le ministre social-démocrate Marek Vyzek a notamment expliqué que "la volonté du gouvernement était d'opérer une baisse importante de l'imposition l'an prochain", à condition bien évidemment que la croissance économique slézane se poursuive voire s'amplifie. Du côté des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18018&p=358421#p358421]dépenses publiques[/url], le budget de la Défense reste le premier poste de dépense de l'Etat royal avec 6,82% du PIB, devant l'administration, la justice et la sécurité intérieur (6,07%), et l'instruction publique (4,92%). Pour le politologue Kamil Oleksiak, "trois enseignements méritent notre attention : les subventions accrues à Złośliwa Firma, les investissements pétroliers en Mer des Crabes et la hausse des subventions agricoles." En effet, dans le cadre du partenariat signé l'an dernier entre le gouvernement royal et la firme privée de cyberdéfense Złośliwa Firma, le gouvernement est amené à apporter des subventions à cette dernière, s'élevant cette année à plus de 300 millions de dollars. Le gouvernement, ayant également entamé ses travaux d'exploitations pétrolières en Mer des Crabes, notamment aux côtés de Lorthon Energy ainsi que de partenaires lôrois, a dû alloué une enveloppe de plus de 400 millions de dollars à cet effet. Enfin, le grand acte politique de ce budget est sans nul doute l'énorme hausse des subventions destinées aux exploitations agricoles, s'élevant désormais à presque 1,7 milliard de dollars, soit plus que tout le budget alloué à l'environnement et à la protection de la nature. "C'est sans aucun doute un geste fort du Chancelier Rudozki à l'égard de son électorat, pour la plupart rural, auprès duquel il avait promis d'importantes aides financières", note Kamil Oleksiak. Promesse tenue, donc.
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Posté : mar. nov. 12, 2019 3:56 pm
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/jxs2zB9.png[/img]

      06 Sierpień 2040 - 06/08/2040

      [img]https://i.imgur.com/IHLoO5S.png[/img]

      « Italianismes », « Gallismes » : le gouvernement part en croisade[/center]

      Lors d'une séance parlementaire à la Diète Royale, le ministre de l'Intérieur et de la Justice, le conservateur Witold Bianski, a annoncé que le gouvernement allait très prochainement présenter aux députés un projet de loi visant à "défendre la langue polonaise face aux influences étrangères non-désirées". Le sulfureux jeune ministre est très souvent au coeur de débats tendus et explosifs, comme lors de la mise en place [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008&start=15#p356834]des puces sous-cutanées[/url] pour les prisonniers en Slézanie, et ce nouveau projet autour de la langue polonaise semble emprunter le même chemin. Dans son allocution, Witold Bianski a expliqué que "depuis des années et le renforcement du capitalisme mondialisé en Slézanie, de nouvelles influences linguistiques sont apparues, comme l'italien ou le gallique." Il a par ailleurs rajouté que "le gouvernement ne souhaitait pas voir ces influences dénaturer et faire reculer la langue polonaise en Slézanie." Pour le politologue Kamil Oleksiak, "le constat de l'émergence d'italianismes et de gallismes est partagé par beaucoup de spécialistes", précisant également que ces "influences linguistiques sont quasi-exclusivement présentes dans le nord du pays, et plus particulièrement au sein des entreprises tournées vers l'international et le commerce mondial", du fait que Łask, deuxième ville du Royaume, soit le principal port commercial en Mer des Crabes. Pour le linguiste Gustaw Wilgus, "un certain jargon étranger s'est développé de fait dans les milieux économiques et entrepreneuriaux du nord slézan." Il explique cette influence, notamment de l'italien et du gallique, de par le fait que la Ligue de Lébira soit la première puissance économique mondiale depuis de nombreuses années et que son influence sur l'économie privée mondiale est sans égale. S'agissant du gallique, il est parlé par plusieurs puissances économiques dytoliennes d'envergure, ce qui explique également son influence bien qu'elle soit moindre que l'italien lébiran. Gustaw Wilgus prend notamment l'exemple d'une expression italienne de plus en plus utilisée dans les entreprises privées slézanes : "il prima possibile", qui signifie tout simplement aussi vite que possible. Cette expression italienne est privilégiée de par sa rapidité comparée à son équivalant polonais : "tak szybko, jak to możliwe".

      Quoi qu'il en soit, l'apparition de tels jargons étrangers ne semble pas du tout plaire au gouvernement, qui fera donc voter très rapidement une loi visant à limiter, voire interdire et sanctionner l'emploi de tels jargons étrangers dans les entreprises publiques et privées. Selon certaines sources à la Diète Royale et proches du gouvernement, ce texte pourrait prévoir une batterie de sanctions pénales contre les entreprises tolérant ces expressions étrangères, notamment de par des amendes plus ou moins importantes. Cette loi défendue par Witold Bianski mettrait donc la responsabilité sur les entreprises pour qu'elles n'utilisent plus dans leurs textes officiels et internes des jargons étrangers, et qu'elle sanctionne ses employés qui les utiliseraient encore. Pour un député conservateur que nous avons interrogé, "cette loi est essentielle pour défendre notre identité qui est intimement liée à notre langue, le polonais. L'implantation d'un langage étranger sur notre sol et dans nos entreprises est une véritable menace contre le polonais qui doit défendu dans cette mondialisation à outrance." Si les sociaux-démocrates, alliés des conservateurs au sein de la grande coalition gouvernementale, soutiennent globalement par dépit les initiatives des conservateurs, beaucoup de députés de l'Union sociale-démocrate pourraient s'abstenir, voire s'opposer à ce projet qu'ils jugent comme étant "discriminatoire et exagéré." Selon Kamil Oleksiak, politologue, "les sociaux-démocrates et plus globalement la gauche estime que ce projet de loi comporte en son sein des dérives potentiellement dangereuses." En effet, en sacralisant la place du polonais comme étant l'unique langue autorisée dans les entreprises sur le sol slézan, le gouvernement pourrait très bien utiliser ce nouvel arsenal judiciaire, non pas contre les influences italiennes et galliques qui sont pour beaucoup dérisoires et qui servent de prétexte, mais bel et bien contre les minorités slézanes dont la langue maternelle est le lituanien. Le linguiste Gustaw Wilgus le rappelle, "le lituanien est la langue maternelle d'environ 14% de la population slézane." Bien que maitrisant désormais globalement le polonais suite au travail d'assimilation de l'Instruction Publique au cours des décennies, les minorités lituaniennes de l'Est du pays pourraient se retrouver discriminées et persécutées par un tel projet de loi. Encore une fois, les conservateurs, avec l'approbation tacite et honteuse des sociaux-démocrates, s'apprêtent à s'en prendre aux minorités linguistiques slézanes, au nom d'une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358578#p358474]idéologie mortifère et dangereuse.[/url]

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Posté : mer. nov. 13, 2019 3:01 pm
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/wXyU6h8.png[/img]

      08 Sierpień 2040 - 08/08/2040

      [img]https://i.imgur.com/zzcCpSa.png[/img]

      L'union sociale-démocrate implose[/center]

      La nouvelle a fait l'effet d'une bombe à la Diète Royale : une trentaine de parlementaires sociaux-démocrates, menés par la députée Tatiana Lew, ont annoncé dans une tribune commune leur départ de l'union sociale-démocrate et la fondation d'une nouvelle formation politique de gauche. Cette tribune, co-signée par l'ensemble des parlementaires dissidents, stipule notamment leur volonté de "ne plus cautionner la lâcheté et le cynisme d'une union sociale-démocrate soumise aux desseins conservateurs." En effet, depuis la formation de la coalition "bleu-rose", les sociaux-démocrates peinent grandement à peser au sein du gouvernement du conservateur Michal Rudzoski, qui parvient sans mal à imposer ses vues à ses partenaires de coalition. Cependant, par quoi exactement cette scission a-t-elle été provoquée ? Pour Kamil Oleksiak, politologue, il existe plusieurs évènements ayant amené à cette séparation. "Il est capital de se rappeler que lorsque l'ancien patron des sociaux-démocrates et ministre, Andrzej Lesniewski, avait [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008&start=15#p357186]dénoncé l'antisémitisme du Chancelier à la Diète Royale,[/url] il n'avait pas été soutenu par l'ensemble des parlementaires sociaux-démocrates", rappelle-t-il. Pour le politologue, ce manque de soutien a permi au Chancelier "d'écarter toute opposition au sein de la coalition, notamment via le limogeage de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008&start=30#p357435]Lesniewski[/url], grâce à l'aide de sociaux-démocrates." Enfin, la goutte qui semble avoir fait déborder le vase est le soutien de l'union sociale-démocrate au projet de loi du gouvernement visant à [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008&start=30#p358882]réprimer l'usage de langues étrangères.[/url] Pour la chef de file de cette dissidence, la députée Tatiana Lew, "cette nouvelle loi, honteusement soutenue par l'union sociale-démocrate, est la porte ouverte à la répression et à la discrimination des étrangers et de nos concitoyens dont la langue est le lituanien. Il n'est plus possible de soutenir cette politique xénophobe et nationaliste."

      Ainsi, Tatiana Lew a annoncé la formation d'une nouvelle force politique à gauche : L'Alliance progressiste verte (APV). Ce nouveau parti politique organisera très prochainement son Congrès fondateur, où seront établies les différentes modalités internes ainsi que la ligne politique globale. Cependant, cette dernière semble déjà assez claire au vu de la tribune signée par ses parlementaires. L'Alliance progressiste verte souhaite donc "rompre avec le libéralisme cynique et hypocrite de l'union sociale-démocrate", et revenir ainsi vers une politique économique "davantage tournée vers les intérêts des plus laborieux et nécessiteux." Les parlementaires expriment également leur volonté et leur détermination à "reprendre en main le combat du progrès social, abandonné depuis longtemps par les sociaux-démocrates", afin de défendre "la diversité linguistique, culturelle et religieuse présente en Slézanie". Si cette ligne semble clair et représente une alternative à gauche entre une Union sociale-démocrate devenue au fil des années libérale et frileuse sur les questions sociales, la question de la future stratégie politique se pose. "Plusieurs voix appellent à un grand rassemblement à gauche et à une incorporation au sein de cette nouvelle alliance des écologistes et autres déçus des diverses formations politiques progressistes", note le politologue Dominik Ludoski. Quoi qu'il en soit, cette scission aura inévitablement des répercussions politiques à la Diète Royale et au sein de la coalition gouvernementale. Avec désormais trente députés, l'Alliance progressiste verte va devenir la troisième force politique du pays, juste devant les nationalistes de la Ligue patriotique royale et leur 29 sièges. Mais la plus grande répercussion sera très certainement sur l'Union sociale-démocrate, qui perdrait ces 30 sièges et se retrouverait qu'avec 55 députés, loin des 95 de son partenaire de coalition : le parti conservateur. "De fait, la coalition gouvernementale va devenir encore plus déquilibrée et bancale", note Dominik Ludoski. Bien que la marge de manoeuvre sera réduite, la coalition conserve une importante majorité absolue où plus de 63% des sièges de cette dernière sont au mains des conservateurs qui vont donc pouvoir renforcer leur mainmise sur ce gouvernement. Le Chancelier conservateur, Michal Rudzoski, ne s'est pas étalé longuement sur cette scission, considérant qu'elle n'était "qu'une affaire interne au sein d'un parti politique" qui n'est pas le sien. Il a toutefois réaffirmé que cette implosion des sociaux-démocrates "ne changeait en rien le cap et la politique menée par le gouvernement royal." Marek Vyzek, le patron de l'Union sociale-démocrate et ministre de l'économie et des finances, a quant à lui "regretté cette décision irresponsable mettant en péril l'unité de la gauche slézane". Quoi qu'il en soit, nous en saurons davantage d'ici quelques jours et la fondation officielle de cette nouvelle alliance progressiste verte.

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Posté : ven. nov. 15, 2019 3:41 pm
par Nizam
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    • [center][img]https://i.imgur.com/0aiwyht.png[/img]

      14 Sierpień 2040 - 14/08/2040

      [img]https://i.imgur.com/1TCGL3l.png[/img]

      Quelle politique mener avec le Yiddishstaat voisin ?[/center]

      Depuis de nombreuses années, les relations bilatérales entre le Yiddishstaat et le Royaume de Slézanie sont gelées et au point mort, du fait de divergences politiques et religieuses majeures. Le Yiddishstaat voisin est un régime socialiste et collectiviste de religion juive, alors que la Slézanie est un Royaume féodal catholique. Ces divergences d'importance n'ont pu permettre de développer un rapprochement diplomatique entre ces deux pays, qui tout au mieux s'ignorent mutuellement depuis des décennies. "Tout semble opposer ces deux voisins", pour le politologue Dominik Ludoski. "Cependant, bien que la Slézanie soit un mastodonte en comparaison de son voisin, des similitudes existent et persistent entre les sociétés slézane et yiddisherine", note-t-il. En effet, les deux pays sont très ruraux, et la place des campagnes et de l'agriculture est absolument prépondérante et même centrale. Bien que le coeur économique de la Slézanie soit désormais en son Nord côtier et moderne, la puissance de son agriculture reste de premier plan. Ainsi, il apparaitrait possible de tirer des similitudes entre ces deux voisins, mais elles s'arrêtent là. Outre les données pures et simples du hard power, à savoir que la Slézanie ait une économie dix fois plus puissante ou encore une démographie vingt-cinq fois plus imposante, la principale source d'opposition reste la religion. Il est de notoriété publique que la question religieuse oppose les deux pays depuis longtemps, tant l'antisémitisme est présent en Slézanie. Ce rejet n'a fait qu'empirer les mauvaises relations avec son voisin juif socialiste.

      Cependant, les récentes évolutions sociales au Yiddishstaat pourraient forcer la Slézanie à rompre sa politique de l'ignorance. En effet, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&p=358934#p358934]selon une enquête nationale[/url], près de 58% de la population souhaiterait la fin du socialisme et du collectivisme au Yiddishstaat. Ce sondage a semble-t-il fait beaucoup réagir, et la presse étatique de l'Union Générale des Travailleurs juifs a immédiatement réagi [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1360&t=17756&p=358940#p358940]dans un article fustigeant le choix d'une partie de la population[/url] de rompre avec le socialisme yiddishe. Ce changement d'opinion est un réel évènement qui pourrait faire bouger les lignes diplomatiques. "La proximité géographique entre les deux pays a toujours provoqué différentes tensions", note Natalia Stolarz, spécialiste en relations internationales. "Depuis des décennies, une immigration marginale originaire du Yiddishstaat vers la Slézanie existe, et la présence de minorités linguistiques slézanes sur le sol yiddishe ne fait qu'accentuer ce phénomène". Si ce phénomène a toujours été marginal, il pourrait bien s'amplifier avec ce rejet de plus en plus massif du socialisme yiddishe. Interrogé sur cette question lors d'une séance de questions au gouvernement à la Diète Royale, le ministre des Relations extérieures, Miroslaw Kowalewski, a indiqué que "le gouvernement slézan comprend le souhait d'une partie de la population yiddishe de rompre avec un socialisme archaïque", sans pour autant être davantage précis sur ce que compte faire le gouvernement. Chez d'autres forces politiques, le ton est différent. La récemment fondée [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18008&p=358911#p358911]Alliance progressiste verte[/url], qui tiendra prochainement son premier congrès, a indiqué son souhait de voir "la Slézanie ouvrir ses frontières à tout ceux qui souhaiteraient quitter le Yiddishstaat." Du côté des nationalistes de la Ligue patriotique royale, les choses sont claires depuis des années : la Slézanie ne doit accueillir aucun nouveau juif sur son sol, et doit même envisager une intervention militaire rapide "pour mettre fin à la tyrannie socialiste voisine et éviter un afflux migratoire juif." À voir désormais comment évoluera la situation interne au Yiddishstaat : le régime socialiste est-il réellement menacé ?

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