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Posté : mar. janv. 14, 2020 9:58 pm
par Steve
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Gardner expulse six députés, perd sa majorité parlementaire et songe à des élections législatives anticipées
12 février 2041


[justify]La première ministre de la Katherina Hannah Gardner est passé de la parole aux actes après avoir demandé à ses députés réfractaires à ses politiques en matière d'autochtones de « suivre la ligne du parti et la volonté des Katherinois ». Après avoir rencontré une vingtaine de députés qui s'opposaient aux politiques gouvernementales, la cheffe du Parti Katherinois a expulsé du caucus pékathe six députés qui refusaient catégoriquement de suivre la philosophie de la cheffe du gouvernement. Selon nos sources, anonymes, c'est la vice-première ministre Elizabeth Cavendish qui a encouragé la première ministre à « mettre un terme à la problématique » interne, et ce, malgré la perte de la majorité parlementaire du gouvernement Gardner. Les évincés ont tenu une conférence de presse commune pour dénoncer une « dictature de la liberté d'expression » au sein du Parti Katherinois. Kristina Hall (32e district), Paul Woods (39e district), Christopher Hamilton (59e district), Stella Lopez (77e district), Wallace Talley (84e district) et John Winkler (86e district) siégeront désormais à titre d'indépendants. Ceux-ci ne peuvent être accueillis sous une autre bannière politique sans devoir passer par une élection complémentaire. Aucun ministre n'a été victime du couperet. Alors que le gouvernement de Hannah Gardner disposait de cinquante-et-un sièges hier, il n'en dispose désormais plus que quarante-cinq aujourd'hui. Pour se maintenir au pouvoir, le gouvernement devra s'assurer la collaboration du Mouvement républicain, qui pour la première fois de son histoire, est dans la confortable position de la balance du pouvoir. Évidemment, pour y parvenir, le gouvernement devra également compter sur l'appui des indépendants expulsés...

À sa sortie du bureau de la première ministre, Hannah Gardner a accepté de rencontrer les journalistes, se refusant toutefois de justifier outre-mesure sa décision d'expulser les députés rebelles. « Cela devait être fait pour poursuivre notre lutte dans l'égalité entre les membres des premières nations et les hommes et les femmes qui sont arrivés sur ce territoire il y a quelques siècles », a-t-elle affirmé. La cheffe du Parti Katherinois n'exclut désormais plus les élections anticipées pour retrouver sa majorité ou perdre le pouvoir. Refusant de commenter une fois de plus les sondages confirmant Cavendish comme favorite, la première ministre a assuré qu'elle serait de la prochaine querelle électorale. « Nous avons une formidable équipe et celle-ci est est front quotidiennement pour augmenter la qualité de vie des Katherinois et de tous ceux qui résident sur notre territoire. »

Packard veut un vote de confiance
Le chef du Parti conservateur, donné gagnant dans la majorité des sondages, s'est félicité d'avoir forcé la tenue d'une rencontre entre Gardner et ses députés, ce qui s'est soldé par des expulsions et la perte de la majorité du gouvernement. Confiant de pouvoir défaire le gouvernement Gardner et de remporter les élections législatives sur la promesse de resserrer les droits des autochtones, Barry Packard veut que la Chambre des communes se prononce « le plus rapidement possible » sur la survie ou non du gouvernement Gardner. En Katherina, les oppositions parlementaires ont deux possibilités pour faire tomber un gouvernement en place : une motion de confiance envers le gouvernement et le vote sur le budget. Le chef conservateur souhaite que les Katherinois aillent aux urnes « dans les semaines qui suivent ».[/justify]

Posté : ven. janv. 17, 2020 4:36 am
par Steve
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Le gouvernement sauvé par le Mouvement républicain
19 février 2041


[justify]Le gouvernement pékathe de Hannah Gardner a fait face à un vote de défiance de la Chambre des communes, ce matin, et s’est sauvé de l’éviction de peu. C’est notamment grâce au Mouvement républicain et certains députés expulsés du caucus pékathe que le rêve du chef conservateur Barry Packard de déclencher rapidement des élections législatives s’est achevé dans un résultat crève-cœur. Après trois heures de débats intensifs et des discours émotifs de la part du chef conservateur et de la première ministre, leur prérogative parlementaire, le vote s’est déroulé dans un calme olympien : les conservateurs étaient assurés de défaire le gouvernement du Parti Katherinois, une semaine après que ce dernier ait perdu son statut de gouvernement majoritaire. Avant le vote, le chef du Parti conservateur avait appelé les députés à un « vote responsable pour l’intégrité et la stabilité de la Katherina », accusant le gouvernement Gardner de « menacer » les acquis du pays face aux communautés autochtones. De son côté, la première ministre a demandé aux députés de la Chambre des communes de « réitérer à l’égard du gouvernement une confiance contrôlée », rappelant que le devoir des élus n’était pas de « déclencher des élections législatives dans l’amateurisme », mais de veiller à ce que le gouvernement, désormais minoritaire, « remplisse les conditions d’une saine gouvernance ».

Les quatre-vingt-dix-sept députés appelés à se prononcer par vote (le président de la chambre ne se prononçant qu’en cas d’égalité) l’ont fait à tour de rôle dans un vote qui devait à l’origine être secret. Un vote de procédure remporté par les conservateurs aura toutefois changé la forme : les députés se sont prononcés en vote public, en se levant de leur siège. Sans surprise, les quarante-quatre députés du Parti Katherinois ont voté contre la motion, alors que les quarante-quatre députés du Parti Katherinois ont voté en faveur de celle-ci. Les trois députés républicains ont offert leur confiance à envers le gouvernement de Hannah Gardner, probablement après de longues discussions durant la nuit dernière. Même chose pour deux des députés désormais indépendants. Trois indépendants ont choisi de renverser le gouvernement, alors qu’un s’est prononcé en abstention. Le résultat du vote, plus que serré, est finalement tombé : quarante-sept pours, quarante-neuf contres et une abstention. Hannah Gardner a poussé un soupir de soulagement. Dans son allocution d’après-vote, la première ministre a salué le « courage » des députés katherinois, peu importe leur vote. « La démocratie a parlé, maintenant, il faut retourner au travail. Ensemble. »

Barry Packard promet un nouveau vote en septembre
Visiblement déçu du résultat du vote, le chef du Parti conservateur a promis de talonner le gouvernement sur chaque enjeu et de revenir à la charge au début de la prochaine session parlementaire, en septembre, avec un nouveau vote de défiance. « On ne peut pas attendre au printemps prochain », a-t-il plaidé, lorsqu’on lui a rappelé que des élections législatives étaient prévues en mai 2042. Néanmoins, le chef de l’Opposition officielle a admis que le gouvernement katherinois se retrouvait désormais « isolé dans son coin ». Celui-ci désormais minoritaire, et n’ayant que très peu d’appui, ne pourra réellement mener à bien aucun projet d’envergure d’ici les prochaines élections législatives. Pour le chef conservateur, il n’y a qu’une seule option viable pour la Katherina et les Katherinois : « démissionner et offrir aux Katherinois l’opportunité de sortir [le pays] de l’impasse ».[/justify]

Posté : lun. janv. 20, 2020 9:25 pm
par Steve
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EXCLUSIF| Affaiblie, Hannah Gardner fait dissoudre la Chambre des communes
1er mars 2041


[justify]Faible d’une minorité parlementaire à la suite de l’exclusion de six députés des rangs du Parti Katherinois, et devant la menace que son gouvernement soit renversé dès le vote du budget, en avril, la première ministre Hannah Gardner a demandé au gouverneur-général de la Katherina de dissoudre la Chambre des communes et de convoquer les Katherinois aux urnes. Bien que les prochaines élections législatives n’étaient dues que pour l’an prochain, la première ministre a pris toute la scène politique et journalistique par surprise en devançant l’échéancier de quatorze mois. Dans son allocution à la suite de la signature officielle du gouverneur-général sous le décret de dissolution parlementaire, la première ministre Gardner a justifié sa décision par « la menace d’immobilisme du gouvernement » face aux conservateurs qui ont promis de « tout mettre en œuvre pour nuire au bon fonctionnement de l’appareil législatif ». La cheffe du Parti Katherinois, qui a confirmé par le fait même qu’elle n’allait pas se retirer et qu’elle allait représenter sa formation politique lors des prochaines législatives, décide donc de jouer le tout pour le tout, dans un moment d’incertitude dans les intentions de vote.

Se disant « très au fait » de la situation actuelle, la première ministre espère ainsi pouvoir tirer son épingle du jeu lors d’une campagne électorale survenant immédiatement après l’amendement de la Loi sur le déficit zéro. Si les conservateurs devraient promettre de la rétablir en entier, ou à tout le moins de limiter les dépenses, la cheffe du Parti Katherinois comptera assurément sur la capacité pour le gouvernement de générer des déficits pour s’attirer les voix des peuples natifs et des électeurs dépendants de la région industrielle au sud du pays. « Ce n’est pas un geste impulsif, il y a un calcul politique évident [dans la dissolution parlementaire] », estime un analyste politique qui prédit que l’enjeu économique pourrait être « une des pierres d’assises du Parti Katherinois » avec l’enjeu des droits des premiers natifs. « Cette femme a mis un terme à quatre-vingt-huit ans de règne conservateur. Elle sait ce qu’elle fait », affirme-t-il, saluant « l’audace et le courage » d’une femme politique qui pourrait, malgré tout, « tout perdre ».

Ne pas se laisser berner
Le chef du Parti conservateur Barry Packard a salué le geste de la première ministre de demander au gouverneur-général de dissoudre la chambre parlementaire, à peine quelques jours après sa propre tentative échouée de défaire le gouvernement avec un vote de défiance. Il a toutefois mis en garde les Katherinois contre « l’image d’une femme forte et réfléchie » que tente de se donner la première ministre. Pour Packard, Hannah Gardner est « une femme opportuniste » qui ne « digère pas l’éventualité de la coopération parlementaire » dans un contexte où son gouvernement est désormais minoritaire. « Cette femme tente de mettre de l’avant son courage politique, mais en fait, tout ce qu’elle démontre, c’est son incapacité à travailler avec un parlement diversifié. » Le chef conservateur s’est dit « déjà prêt » à mener la campagne électorale.

En vertu de l’Acte de Katherina de 1956, les élections législatives doivent se dérouler entre le trentième et le quarantième jour suivant le décret de dissolution. Les élections législatives en Katherina se dérouleront donc le mardi 8 avril prochain.[/justify]

Posté : sam. févr. 01, 2020 5:55 pm
par Steve
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« Ménage des races », Packard s'enfonce dans les intentions de vote
02 avril 2041


[justify]À moins d'une semaine des élections législatives qui détermineront le prochain gouvernement à Kitaskino, le chef du Parti conservateur Barry Packard a vu les intentions de vote en sa faveur dégringoler de façon spectaculaire après des propos incendiaires à l'encontre des autochtones de la Katherina. Si les partisans conservateurs espèrent pour la plupart le statu quo en maintenant l'Accord Meknak, qui encadre les droits des autochotnes katherinois, le chef conservateur estime qu'il faudrait aller encore plus loin. Lors d'un rassemblement partisan, il y a deux jours, celui qui aspire à devenir le prochain premier ministre de la Katherina a affirmé que l'Accord Meknak devait être resserré afin de permettre le « ménage des races ». Pour le chef conservateur, il ne fait « aucun doute que les sauvages représentent une grande menace » pour la stabilité et « l'émancipation de la Katherina ». Il a proposé, en fin de campagne électorale, d'instaurer un système de cotation des autochtones. Ce système de cotation permettrait au gouvernement katherinois de « déterminer quels sauvages peuvent être utiles » à la société et lesquels ne pourraient l'être. S'il entend « permettre aux sauvages utiles de servir le pays », Packard est demeuré flou au sujet du sort des autochtones qui seraient jugés inutiles. « Nous verrons en temps et en lieu, mais un ménage des races s'impose pour maintenir la pureté de la Katherina », a-t-il affirmé à la suite de son rassemblement aux journalistes présents.

Les propos de Packard ont été dénoncés jusque dans ses propres rangs, où certains députés conservateurs actuels craignent de perdre leur siège si le chef conservateur n'adopte pas la ligne officielle du parti : soit le statu quo. D'après un sondage réalisé à la catastrophe par le Parti conservateur, Packard aurait perdu près de 8 points à la suite de la médiation de ses propos. Il se retrouve désormais à 43% des intentions de votes, derrière Hannah Gardner et le Parti Katherinois qui obtiennent 44%. La firme Naovost Marketing, à l'origine du sondage, explique être incapable de déterminer dans quel sens ira cette élection législative. « Le clivage est profondément marqué d'un district à l'autre. La Katherina est dans une situation où une formation politique pourrait obtenir 45% des suffrages et n'obtenir que vingt sièges », explique la firme qui se refuse de faire tout pronostic. Avant les propos de Packard, les conservateurs étaient en avance avec 51% des intentions de vote.

La raison d'être du Parti Katherinois
Interrogée par les journalistes sur les propos de Barry Packard, la cheffe du Parti Katherinois Hannah Gardner a affirmé que c'était pour contrer cette « philosophie moyenâgeuse » que le Parti Katherinois existait. « Nous souhaitons mettre fin à la ségrégation des peuples autochtones en Katherina, et seul un gouvernement majoritaire fort du Parti Katherinois pourra y arriver », a-t-elle martelé. La première ministre sortante a d'ailleurs demandé que le chef conservateur se retire de la campagne électorale et qu'il laisse sa place à « un candidat beaucoup plus respectueux » de l'histoire du pays. La cheffe pékathe croit que la présence de Packard dans la campagne électorale « nuit gravement au niveau des débats quant aux enjeux » politiques. Si elle est réélue, Gardner s'est engagée à mettre de l'avant son plan pour que cesse la ségrégation des autochtones.[/justify]

Posté : dim. févr. 02, 2020 3:38 pm
par Steve
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À trois jours du scrutin, Gardner demeure prudente
05 avril 2041


[justify]Le scrutin du 8 avril prochain marquera la cinquante-quatrième législature katherinoise et la première ministre sortante Hannah Gardner pourrait bien répéter l'exploit de 2038. À trois jours du scrutin, la favorite demeure néanmoins prudente lorsqu'elle s'exprime devant ses partisans fébriles et en liesse. Si la cheffe du Parti Katherinois a davantage capitalisé sur les faux-pas de son adversaire conservateur, notamment au sujet d'une ségrégation autochtone encore plus forte qu'actuellement, Hannah Gardner espère que ses promesses aux peuples autochtones seront le véritable moteur d'une réélection qu'elle souhaite pleinement savourer. La cheffe du gouvernement, candidate à sa propre réélection dans des élections législatives anticipées pour contrer son gouvernement minoritaire, est en voie d'obtenir une gouvernement majoritaire. Lors d'un rassemblement, l'un des derniers pour la cheffe pékathe jusqu'au jour J, Hannah Gardner a demandé à ses partisans d'être « prudents » et de se « mobiliser comme jamais » pour éviter que les conservateurs de Barry Packard mettent la main sur le pouvoir. La cheffe du Parti Katherinois a d'ailleurs lancé à plusieurs reprises durant la campagne électorale qu'elle n'était pas une «assoiffée du pouvoir » et qu'elle quitterait la vie politique au terme d'un second mandat en 2045. « Il est de notre devoir de mettre en marche la révolution katherinoise », enchérit sans cesse Gardner, assurant qu'elle allait « quitter lorsque les travaux seront en cours ». Hannah Gardner avait, en 2038, accusé le premier ministre David Edwards de s'accrocher au pouvoir alors qu'il sollicitait un cinquième mandat après seize ans au pouvoir.

Du côté du chef conservateur, Barry Packard refuse de commenter les sondages et croit que l'histoire lui donnera gain. « Je suis confiant, les Katherinois ont peur pour leur avenir et Hannah Gardner est une menace pour notre sécurité », a-t-il martelé, estimant que ces élections législatives sont « les plus importantes du siècle actuel ». S'il est porté au pouvoir, Barry Packard souhaite mettre sur pied un système de cotation des autochtones visant à faire un triage sélectif parmi ceux pouvant être « utiles à la société ». Il souhaite également donner une plus grande place au secteur privé dans le système de santé, déjà largement dominé par le intérêts privé. Si la Katherina doit actuellement débourser 5,8% de son PIB dans le système de santé pour soutenir le réseau, Packard souhaite augmenter les pouvoirs du privé et réduire la participation gouvernementale à 5% d'ici 2045. [/justify]

Posté : mar. févr. 04, 2020 5:13 am
par Steve
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Pari hautement remporté pour Hannah Gardner
08 avril 2041


[justify]Le Parti Katherinois de Hannah Gardner a remporté une écrasante victoire face aux conservateurs de Barry Packard sur fond de tension quant aux droits des peuples autochtones. Donné perdant il y a neuf jours, le Parti Katherinois a été en mesure de capitaliser d’une main de maître sur les déboires occasionnés par le chef conservateur, certain d’être porté à la prestigieuse fonction de premier ministre de la Katherina. Il n’en aura fallu que très peu pour que la victoire échappe aux conservateurs : des propos maladroits sur le « ménage des races » et un système de cotation des autochtones. La première ministre Gardner, qui remporte un second mandat, jouit désormais d’une majorité largement confortable, elle qui détient désormais soixante-cinq sièges sur les quatre-vingt-dix-huit de la Chambre des communes. Elle ne dispose néanmoins pas de la majorité constitutionnelle, établie à soixante-six sièges, pour amender l’Acte de Katherina de 1956, une promesse phare de la dernière campagne électorale. La première ministre pourra néanmoins tenter de négocier avec le Mouvement républicain qui a obtenu pour sa part deux sièges, soit un de moins que lors de la dernière législature. La déconfiture est toutefois totale pour les conservateurs, qui perdent treize sièges; ils en possèdent désormais que trente-et-un.

Les pékathes de Hannah Gardner ont récolté pas moins de 50,05% des suffrages, loin derrière les conservateurs qui n’ont pu amasser que 39,77% des votes. Le Mouvement républicain a fait légèrement mieux qu’en 2038 avec 7,2% des voix, malgré la perte du député Bradley Burrell dont le 92e district est passé aux mains du Parti Katherinois. Les troupes de Hannah Gardner peuvent maintenant compter sur une présence importante dans les trois régions administratives du pays, où ils détiennent trente-cinq des trente-six sièges au Nord, quatorze des dix-neuf sièges au Sud et seize des quarante-trois sièges à l’Est. Des quatre-vingt-dix-huit districts, vingt-deux ont fait l’objet d’une lutte serrée entre au moins deux candidats. De ces luttes, le Parti Katherinois en a remporté quinze et les conservateurs ont tenu leur bout dans cinq.

« Nous allons accélérer la cadence »
Dans son discours de victoire, la première ministre katherinoise a d’abord saluer la campagne électorale « propre et digne de la Katherina », remerciant les chefs conservateur et républicain de ne pas avoir sombrer dans les insultes gratuites et la « disgrâce humaine ». Elle a également assuré que son gouvernement, qu’elle formera dans deux semaines, s’attèlera rapidement à la tâche pour mettre un terme à la ségrégation autochtone : un défi de taille dans une société katherinoise. Même si elle ne dispose pas des deux tiers des voix nécessaires pour amender l’Acte de Katherina de 1956, la première ministre compte bien négocier avec le Mouvement républicain qui, il y a de fortes chances, demandera une coupure encore plus profonde entre la Kitaskino et Fort William.[/justify]



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Les conservateurs chutent, Packard n’y échappe pas
08 avril 2041


[justify]Dans la défaite amère des conservateurs, de nombreux politiciens y ont laissé leur poste. Le chef de la formation politique Barry Packard n’y fait pas exception. Le chef conservateur a mordu la poussière de manière cruelle face à la pékathe Alexandra Witt. La représentante du Parti Katherinois l’a emporté avec 62,74% des suffrages contre 32,01% pour le chef conservateur. Barry Packard a perdu la majorité de ses appuis après avoir promis de mettre sur pied un système de cotation qui viserait à diviser les autochtones selon leur « degré d’utilité pour la société », refusant par le fait même de s’expliquer sur le sort qui serait réservé à ceux n’ayant pas obtenu une bonne cote. Si les conservateurs sont généralement hostiles envers les peuples autochtones, la proposition de Packard avait été jugée extrémiste et de nombreux conservateurs ont craint que de telles mesures drastiques réveillent la colère des peuples autochtones, à l’image de ce qui s’est vu dans le passé au Westrait. Le chef conservateur n’est d’ailleurs pas la seule grosse pointure conservatrice à avoir été aussi sévèrement éjectée du navire : Michelle Webb (66e district) a été battue par le pékathe Keith Gafford tout comme Justin Owens (30e district) par Jean Valenzuela. Les deux conservateurs étaient vus comme de possibles successeurs de Packard.

Dans son discours, Barry Packard a admis sur le bout des lèvres qu’il avait été « l’instigateur d’erreurs irréparables », reconnaissant par le fait même la victoire du Parti Katherinois de Hannah Gardner. Il a tout de même prévenu que le Parti conservateur allait se positionner en « chien de garde » du peuple Katherinois face aux « excès du progressisme et de l’ouverture de la société » aux droits autochtones. Le chef conservateur, qui a annoncé à la fin de son discours qu’il quittait le leadership de sa formation politique et qu’il quittait la vie politique, a tenu à s’excuser auprès de ses militants et des Katherinois qui avaient placé leur confiance en sa formation et lui : « Vous aviez de grands espoirs et de grandes attentes. Moi aussi. Je vous ai déçu, et je ne le suis pas moins que vous ».

Pire défaite parlementaire depuis 1942
Barry Packard laisse le Parti conservateur en piètre état, selon plusieurs analystes en politique. Avec à peine que 32% des sièges de la Chambre des Communes, il faut remonter à 1942 pour observer un résultat aussi peu entraînant. Lors de l’élection du libéral Joseph Holmes, les conservateurs de l’époque n’avaient récolté que 17 sièges sur 67. Si le pouvoir parlementaire des conservateurs se retrouve aujourd’hui largement réduit, alors qu’ils ont dominé la Chambre des communes de 1950 à 2038, ceux-ci devront rapidement faire l’état de la situation et mettre sur pied un plan de redressement politique visant un retour dans les bonnes grâces des Katherinois. Comme l’histoire de la Katherina l’a démontré, il en va de leur survie.[/justify]

Posté : ven. févr. 07, 2020 8:23 pm
par Steve
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Sophia Anderson menace le RTK de lui retirer sa licence
21 avril 2041


[justify]La ministre des Infrastructures Sophia Anderson, qui a été reconduite dans son ministère à la suite de la victoire électorale du Parti Katherinois, n'entend plus à rire face au Réseau de transport de Kitaskino. Tandis que le RTK interdit aux autochtones d'utiliser ses services, la ministre jongle de plus en plus avec l'idée de retirer la licence de la plus importante société de transport du pays s'il ne modifie pas son règlement interne pour permettre aux autochtones d'utiliser les transports en commun. « Aujourd'hui, ce que je dis, c'est que dès que nous siégerons à nouveau à la Chambre des communes, nous enverrons un message fort au sujet des droits autochtones », a lancé la ministre Anderson qui croit que la meilleure solution d'ici là est « de retirer aux services publics et privés le droit d'exercer » s'ils ne se conforment pas aux politiques que souhaite mettre de l'avant le gouvernement quant aux droits autochtones. La ministre des Infrastructures croit qu'il lui sera possible de retirer la licence à la RTK d'ici quelques semaines, tout au plus. Elle espère que le Réseau de transport de Kitaskino mettra ainsi un terme à son refus d'offrir ses services aux autochtones.

Le président du Réseau George Goodwin croit de son côté que la ministre bluffe, et estime qu'un retrait de la licence du RTK ne serait que « très bref et honteux » pour le gouvernement. Dans la Charte des politiques du RTK, George Goodwin affirme qu'il était écrit noir sur blanc que le Réseau, en adéquation avec l'Acte de Katherina de 1956, offre ses services à tous les Katherinois. Il apparait toutefois que dans l'Acte constitutionnel de 1956, les autochtones ne soient pas considérés comme des Katherinois. « La Loi est de notre côté, et nous déposerons les recours nécessaires devant les tribunaux si le gouvernement s'en mêle », affirme-t-il sans détour.

trente-quatre millions de dollars
Sans détour, la ministre des Infrastructures a rappelé que le gouvernement de la Katherina investissait trente-quatre millions de dollars des contribuables dans le Réseau de transport de Kitaskino, et qu'elle n'hésiterait pas à mettre un terme au financement public du RTK si celui-ci « refuse d'utiliser ces fonds pour l'ensemble des habitants de la Katherina » qui utilisent ses services. « Je demande aujourd'hui à la RTK de se soumettre aux exigences que requiert un tel financement des deniers publics », implore la ministre, souhaitant elle-même éviter « la fin du service » de la RTK.[/justify]

Posté : sam. févr. 15, 2020 7:14 pm
par Steve
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Changement de direction au Service de police de la Katherina
15 mai 2041


[justify]Au lendemain de la fusillade entre des membres d'une communauté autochtone du sud du pays et les forces policières katherinoises, où trois agents de police avaient ouvert le feu sur une dizaine d'autochtones (en tuant sept) sans motif valable, la première ministre Hannah Gardner avait exigé que des changements soient apportés dans les plus brefs délais pour éviter une escalade des tensions entre les natifs et les forces policières. Trois jours plus tard, le ministre de la Justice Thomas Fletcher a répondu à l'appel colérique de la cheffe du gouvernement. La directrice du Service de police de la Katherina a été démise de ses fonctions, tôt ce matin, après s'être montrée incapable de gérer la situation à l'interne du principal corps policier du pays. Le directeur adjoint a également été démis de ses fonctions. En remplacement, l'ancien ministre de la Justice sous David Edwards, Joshua Blackstein, prendra la tête de la police katherinoise pour un contrat temporaire de douze mois. Ce contrat, renouvelable, permettra au gouvernement de souffler tandis que la direction du corps policier pourra travailler à rebâtir ses fondations. La principale mission du directeur Blackstein sera de renforcer le lien entre les communautés autochtones et les forces policières.

Le ministre de la Justice a affirmé que ce changement de garde au plus haut corps policier du pays était « nécessaire », non seulement parce que la première ministre l'avait exigé, mais parce que le Service de police de la Katherina ne « répondait plus aux critères principaux de son existence », soit de protéger et servir l'ensemble des citoyens du pays. Le ministre Fletcher confirme toutefois que la pression du bureau de la première ministre était « forte, mais adéquate » pour que la directrice soit démise « le plus tôt possible ». Il nie toute ingérence de la première ministre Gardner, affirmant que la décision, qu'il avait réfléchie bien avant la demande de Gardner, lui revenait entièrement. La décision de changer la direction du service de police s'applique dans une volonté d'améliorer les relations entre les autochtones et les « hommes blancs », principal pilier des politiques du gouvernement Gardner. Le gouvernement souhaite, dans un avenir rapproché, amender l'Acte de Katherina de 1956 pour permettre aux membres des communautés autochtones d'être considérés à part entière comme des Katherinois. Si la procédure pourrait s'échelonner sur plusieurs années, le gouvernement souhaite à tout le moins mettre un terme à l'Accord Meknak qui restreint les droits autochtones. Un nouvel accord, temporaire jusqu'à l'amendement constitutionnel, leur permettrait une liberté presque égale aux Katherinois.

Les conservateurs dénoncent un « choix rapide »
Même si le nouveau directeur du Service de police de la Katherina provient de leur propre rang, les conservateurs accusent le gouvernement pékathe d'avoir « bafoué les règles de sélection » de la nouvelle direction policière. Ils estiment que la décision a été prise « beaucoup trop rapidement »et dans le seul objectif de « prendre en pitié les sauvages ». Les députés du Parti conservateur souhaitent que la Chambre des communes débatte sur cette nomination hâtive qui ne « rend service à aucun Katherinois ». Ils dénoncent également l'objectif de la nouvelle direction policière de rétablir le lien entre les communautés autochtones et les forces policières. « Nos policiers sont là pour faire respecter la loi, pas pour faire des câlins à ceux qui ne la respectent pas », s'est insurgée la députée Jennifer Bogard, du 28e district. [/justify]

Posté : ven. févr. 21, 2020 9:03 pm
par Steve
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Hale veut miser sur la relance économique
02 juin 2041


[justify]La ministre de l'Économie et des finances Kaira Hale, qui devrait soumettre prochainement le prochain budget de l'État au vote de la Chambre des communes, a plaidé aujourd'hui pour une relance prononcée de l'économie du pays, aux prises avec une faible récession qui a vu son Produit intérieur brut être réduit en début d'année en comparaison avec l'année précédente. Fière des progrès de certains programmes de soutien économique, tels que le programme Développement économique et le programme Investissement national en aide au secteur économique, la ministre estime que ceux-ci ne sont pas en mesure de relever la pente glissante vers laquelle s'est dirigé le pays l'an dernier. Si elle plaide pour un meilleur financement de ces programmes, Kaira Hale admet qu'elle doit avant tout s'attaquer à la création de la richesse. Un impératif pour un pays comme la Katherina où près de soixante-cinq pourcent de ses revenus proviennent des impôts prélevés aux particuliers. « Une hausse significative des impôts n'est pas une solution adéquate à l'heure actuelle, alors s'attaquer au faible revenu des Katherinois est une priorité. Ils doivent gagner plus », affirme-t-elle, dans l'optique de permettre à l'État de disposer de suffisamment de recettes pour permettre au gouvernement de mettre en marche ses projets.

La ministre de l'Économie et des finances ne ferme donc désormais plus la porte aux investissements étrangers. La semaine dernière, elle affirmait que la Katherina pourrait permettre aux entreprises étrangères de bénéficier des riches sols du pays en matière de charbon contre des redevances « bénéficiant à tous ». Kaira Hale avait dû se défendre de vendre la Katherina aux riches étrangers, assurant que dans l'état actuel des choses, le pays n'avait pas la « capacité financière » de gérer seul ses réserves de charbon. Sur un plan de deux decennies, Hale croit que la Katherina pourra disposer elle-même de ses ressources, mais qu'à l'heure actuel, le « fardeau est trop lourd » pour un État qui, jusqu'à tout récemment, vivait à la solde de son colonisateur, les Îles Lorthon.

Bien que la ministre Hale n'ait encore aucun plan précis à proposer aux Katherinois, elle affirme que son ministère travaille d'arrache-pied pour mettre sur pied un plan économique solide. Actuellement, le ministère semble jongler entre deux volontés : augmenter le revenu des Katherinois et augmenter les recettes de l'État, sans pour autant fusionner ces deux volontés en un seul objectif. Pour les conservateurs, la ministre Hale fait preuve d'« amateurisme » et montent déjà aux barricades pour empêcher que le gouvernement ne décrète une « vente de feu » des ressources du pays. La cheffe intérimaire du Parti conservateur Emma Butterfield a d'ailleurs annoncé que sa formation politique proposerait au gouvernement un plan économique, en plus de suggérer à la première ministre Gardner de « donner des vacances » à sa ministre au profit de « quelqu'un de compétent, un peu ».[/justify]