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Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]
      17 janvier 2037

      Une nouvelle taxe sur les transferts d’argent depuis et
      vers l’étranger entre particuliers irrite la diaspora santognaise
      [/center]

      La colère est palpable auprès du Rassemblement national des contribuables, dont les membres se sont symboliquement affiché avec des masques de bovins pour illustrer les « vaches à lait » qu’ils représentent aux yeux de l’Etat. Dans le cadre de la discussion du budget pour l’exercice 2037-2038, le gouvernement souhaiterait amender le projet de loi de finances avec une taxe sur les transferts d’argent depuis et vers l’étranger entre particuliers. Jusqu’ici, le Santognais qui envoyait de l’argent se contentait de payer la commission du service par lequel il est passé ; à cette commission pourrait donc s’ajouter une taxe assise sur la valeur du transfert, de l’ordre de 1 à 3 %, dont les recettes iraient directement dans les caisses de l’Etat. Cette taxe est évidemment très opportuniste : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341590#p341590]8 millions de Santognais vivent à l’étranger[/url] et parmi eux, la majorité garde des membres de leur famille dans le pays et réalisent fréquemment des transferts. Ces derniers temps, sous fond de crise, la Santogne a beaucoup plus reçu qu’elle n’a envoyé. De quoi cristalliser encore davantage les tensions entre le gouvernement et la diaspora, déjà très vives.

      Ironie de l’histoire, ce projet intervient au moment où le gouvernement scelle des accords pour faciliter l’accès des Santognais dans certains pays. Dernier en date : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=883&t=13258&p=342412#p342412]le Bykova accorde un permis de séjour classé « B »[/url] aux ressortissants santognais, qui rallonge d’une année pour ses détenteurs la durée sur le territoire de la république populaire de Natolique. La Santogne espère ainsi récolter des éclaboussures d’argent en provenance de pays à l’économie dynamique à l’instar du Bykova mais aussi du Lorthon, autre pays concerné par l’assouplissement des conditions de visas. La taxe viendrait également compenser en partie la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342041#p342041]perte de recettes liées à la TVA[/url].

      [right]Hugo Prudhomme[/right]

      [/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      18 janvier 2037

      Des malfrats s’emparent du stock d’un camion transportant des explosifs

      [img]https://i.imgur.com/stITScK.png[/img]
      Après avoir neutralisé le conducteur et l’escorte policière, les malfaiteurs se sont
      emparé du camion, qui a été retrouvé couché sur une route de campagne peu fréquentée[/center]

      Les faits se sont déroulé au petit matin vers Lèbres-Molène, au nord de la province de Trémolie, à mi-chemin entre Fabègue et Pénasque. Alors qu’il s’acheminait vers les mines de charbon de Pénasque, un camion transportant une tonne d’explosifs a été intercepté par trois malfrats cagoulés. Pour l’abattage de roches dures, dynamites et émulsions explosives avaient été commandées par la Compagnie des mines de Pénasque à un prestataire près de Fabrègue. Comme l’exige la législation, le transport s’est fait dans un camion banalisé, avec une escorte de policiers officiant en civils, suivant un itinéraire défini à l’avance, sur de petites routes de campagne peu fréquentées et loin des zones d’habitation. Selon le témoignage du chauffeur-routier et des trois policiers qui l’escortaient, des malfrats seraient soudainement apparus sur la route, cagoulés et armés. Pris de court, les policiers n’ont pu réagir à temps. L’un d’eux a été assommé et les deux autres ont été blessés. Le chauffeur, quant à lui, a été ligoté le temps que les malfrats prennent possession du véhicule. « C’est allé très vite : ils ont profité d’un virage avec peu de visibilité pour agir. Ils m’ont menacé avec des pistolets, je n’avais pas d’autre choix que de leur donner les clés du camion. Ils nous ont ensuite bâillonnés et ligotés autour d’un arbre avant de repartir » raconte Dimitri, le chauffeur, encore sous le choc.

      Vingt minutes plus tard, un automobiliste a donné l’alerte à la police nationale. Le camion a été retrouvé cinq kilomètres plus loin, dans un fossé. Le stock a été presque entièrement subtilisé et les premières recherches de la police scientifique n’ont pas été concluantes. Peu d’indices ont été retrouvés, des traces de pneu indiquent seulement qu’un autre véhicule était posté à cet endroit. Par la voix de son porte-parole, le gouvernement a indiqué prendre l’affaire très au sérieux, parlant même d’une possible « menace terroriste ». Le poids lourd étant banalisé en simple transporteur de pommes de terre, et l’itinéraire communiqué au dernier moment à de rares personnes tenues à la confidence, de nombreuses zones d’ombre subsistent quant à la véracité de l’agression et à l’identité des malfaiteurs. « Une chose est certaine : nous avons à faire à un groupe d’individus très bien renseignés, avec possiblement une collusion avec de hauts-fonctionnaires corrompus » a résumé le ministère de l’Intérieur dans un tout récent communiqué de presse. Le vol intervient dans une région particulièrement hostile au gouvernement, avec la présence de mouvements clandestins violents, mafieux et traditionalistes notamment.

      [right]Etienne Bossuet[/right]

      [hr][/hr]


      [center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]

      Manifestation de gynécologues à Forcastel pour dénoncer les
      agressions dont ils sont de plus en plus victimes


      [img]https://i.imgur.com/vJRLYCg.png[/img][/center]

      Des devantures de cabinet vandalisées avec des inscriptions « Meurtriers », des centres de planning familial caillassés, des agressions physiques et même des menaces de mort… Des gynécologues de toute la Santogne dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles et une escalade de violence sans précédent à leur encontre, surtout dans la partie occidentale du pays. Les faits ne sont pas nouveaux mais ils gagnent en intensité : déjà, en [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341371#p341371]juillet 2036[/url], des professionnels de santé disaient subir des pressions de la part de leurs confrères conservateurs et de radicaux anti-IVG. Le ministre de la Santé, qui n’entendait pas s’aliéner le soutien de fous de Dieu, a joué la carte de l’appel au calme, promettant « d’écouter les deux parties ». Mais les paroles n’ont pas été suivies des faits. Depuis plus d’une année se pose la question d’un durcissement des conditions d’accès à l’avortement, voire son interdiction pure et simple. Ignorant les réalités sociales et sanitaires, les raisons sont uniquement théologiques.

      En Santogne, un gynécologue peut refuser de pratiquer l’avortement au nom de « l’objection de conscience », s’il estime violer le serment d’Hippocrate auquel il est lié… ou tout du moins, son interprétation de celui-ci. Dès lors, une liste des gynécologues pratiquant facilement l’avortement s’est peu à peu formée et ce sont ces derniers qui ont manifesté dans les rues de la capitale, recevant le soutien d’autres professionnels de santé. « Nous sommes libres », tel est le message véhiculé durant cette démonstration de force qui a réuni des milliers de participants, avec l’appui de parlementaires libéraux et sociaux-démocrates. « Libres de quoi ? De tuer ? » s’indigne le collectif « Sauvons la vie ». Appelés à dénoncer les agressions dont les gynécologues ont été victimes, les membres du collectif bottent en touche et préfèrent tenir le gouvernement responsable de ces agissements. Opportunistes, des députés du Parti populaire (conservateur), qui détiennent [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=340860#p340860]la majorité relative au Parlement[/url], ont annoncé qu’ils déposeraient une proposition de loi pour durcir les conditions de l’avortement… alors même qu’ils n’ont rien fait sur le sujet lorsqu’ils étaient au pouvoir lors de la mandature précédente.

      [right]Tibotz Casaban[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      21 janvier 2037

      500 ans après les violents conflits entre catholiques et protestants,
      une église évangélique inaugurée en grande pompe à Gramenans


      [img]https://i.imgur.com/OeFbpGH.png[/img]
      Formé en New Eden, le pasteur Marcelin Cantagrel accueillera ses fidèles tous les dimanches[/center]

      Cinq cent ans après la réforme, la ville de Gramenas – 30 000 habitants - porte encore les stigmates des violents conflits qui ont opposé catholiques et protestants. La ville est située au cœur d’une région de dissensions religieuses entre les différentes chapelles chrétiennes. La ville compte également une petite communauté cathare et une autre, orthodoxe, quasi-exclusivement des ressortissants des Ménechmes. Ces tensions ont connu leur apogée par l’édification au XVIIe siècle d’un mur entre le quartier protestant et le quartier catholique, qui ne sera démoli que deux siècles plus tard. Si plus aucun artifice en pierre n’est là pour les matérialiser, les tensions restent vives, bien que largement amoindries dans un contexte de sécularisation. Le projet de construction d’une église évangélique a, cette dernière décennie, cristallisé ces tensions. Si bien que la mairesse de la ville, proche du Parti populaire et catholique convaincue, avait usé de tous les moyens administratifs pour annuler le permis de construire ou du moins ralentir son édification. À la surprise générale, elle décide finalement de donner le feu vert à l’association évangélique en 2035 et moins de deux ans plus tard, la bâtisse sort de terre, prête à accueillir jusqu’à mille fidèles.

      Les raisons de cette virevolte interrogent les Gramenansiens, qui s’accordent sur une possible manœuvre de clientélisme électoral à destination d’une communauté qui ne cesse de grandir. En vingt ans, le nombre de Santognais se réclamant évangélistes a été multiplié par quinze. Il peut s’agir aussi bien d’anciens protestants traditionnels luthériens, d’anciens fervents catholiques que des individus anciennement non croyants ou d’une autre confession. Finalement, en cinq cent ans, seule la forme du protestantisme de Gramenas a évolué. Mais au-delà de ces divergences religieuses, les citoyens s’inquiètent d’une possible ingérence de la République Souveraine et Théocratique de New Eden dans les affaires locales, comme nationales. Aux manettes de la nouvelle église, le pasteur Marcelin Cantagrel, 46 ans, qui occupait la fonction de diacre dans l’Eglise catholique avant un voyage « révélateur » au Nayoque, alors qu’il participait à une mission humanitaire. Il est alors tombé sous le charme envoûtant de la Sainte Eglise de Jésus-Christ Souverain, fondé par le Révérend Jared Cunningham, le plus important personnage du pays. Il est le témoin d’une histoire santognaise schizophrène avec l’Eglise catholique, ponctuée de divorces sanglants et de réconciliations zélées. La Santogne étant ce pays qui, d’une part, élit des antipapes et accueille des hérétiques, et d’autre part continue d’accorder une place proéminente à l’Eglise, jusqu’au sommet de sa juridiction. Mais c’est aussi un pays en mal d’identité et d’argent, l’une étant finalement la conséquence de l’autre, ouvrant l’appétit de ceux qui promettent de retrouver le bonheur.

      [right]Roger de Féret[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]
      27 janvier 2037

      Après une histoire tumultueuse, Filgram tente de rebondir sur le marché caskar

      [img]https://i.imgur.com/3lsKjoz.png[/img]
      Après une tentative avortée en 2034, Filgram relance son modèle d’entrée de gamme,
      doté d’un design original, avec les touches sur les côtés.[/center]

      Filgram fut un fleuron de l’industrie de la téléphonie mobile jusqu’à la fin des années 2020. Puis vinrent les catastrophiques années 2030 : jugés dépassés, les modèles de la marque se vendent de moins en moins bien. Pour se relancer, la société tente une levée de capitaux via les marchés boursiers et bancaires. Mais dans un contexte de crise, le fabricant essuie un nouvel échec. Il n’en relèvera pas avant l’année dernière. Filgram engage un immense plan social, se séparant de plus de 60 % de ses effectifs et ne parvenant pas à payer les heures de travail supplémentaires. Les tensions sociales atteignent leur paroxysme quand, en octobre 2034, un groupe de salariés qui venaient de subir ce licenciement économique et syndiqués à l’Alliance Ouvrière Autonome (AOA, surnommée « l’Ahoa », classée à l’extrême-gauche), agressent physiquement le président-directeur-général Josué Allaire, alors qu’il sortait de son véhicule. Roué de coups, l’homme succombera de ses blessures sous les yeux de ses deux enfants. Pour excuser l’impardonnable, les salariés diront devant les juges qu’ils pensaient réinstaurer une égalité de traitement entre eux et leur patron, qui venait de faire augmenter son salaire par le conseil d’administration, sans avoir l’intention de le tuer. « Notre colère a pris le dessus » s’expliqua l’un d’eux, qui écopera d’une peine à perpétuité, le juge ayant trouvé des « circonstances atténuantes » pour écarter la peine capitale. Filgram, comme le reste de la société santognaise, est en émoi et arrête sa production. Son modèle, le Filgram Rotor, caractérisé par les touches du clavier latérales, reste à l’étape de prototype, abandonné par la nouvelle administration.

      Tentant de se positionner sur le marché du smartphone, Filgram se heurte aujourd’hui à la rude concurrence du Black Lotus kaiyuanais. Aussi, la société développe-t-elle en parallèle une entrée de gamme destinée aux pays en voie de développement, notamment l’Eashatri. Mais c’est pourtant dans la sixième puissance mondiale, le Grand-Duché Caskar, que la marque tente une intrusion. En cause, la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=990&t=13765&p=342493#p342493]nouvelle loi[/url] qui interdit l’usage de « téléphones intelligents » chez les plus jeunes individus au profit de téléphones répondant à l’unique fonctionnalité de communication directe (appels et SMS). Filgram entend saisir l’opportunité pour un lancement sur le marché caskar avant la prochaine rentrée scolaire, en espérant se marquer des autres téléphones mobiles par son design atypique.

      [right]Estienne Boutin[/right]
      [/justify]
Sébaldie

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    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      2 février 2037

      Le Mitan, la mafia santognaise, à l’origine du vol des explosifs ?[/center]

      C’était la piste privilégiée et elle semble se confirmer après deux semaines d’investigation : le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342430#p342430]vol d’explosifs[/url] serait imputé au Mitan, cette mafia qui sévit en Santogne de longue date, qui possède de nombreuses ramifications à travers le pays et ailleurs dans le monde. L’information provient d’une source proche du dossier. Présenté comme un membre repenti proche des réseaux mafieux, l’individu aurait été mis au courant d’un plan d’attaque contre une cargaison d’explosifs, en ignorant cependant le lieu et la date prévus du larcin. Cette information, parcellaire, permettra toutefois au renseignement santognais d’aiguiller ses recherches jusqu’ici peu probantes.

      L’importance de la quantité volée – plus d’une tonne – laisse cependant supposer que la mafia n’utilisera pas ce stock à son usage propre mais plutôt à destination d’autres réseaux clandestins, que ce soit en Santogne ou à l’étranger. Pour le criminologue Dominique Bazal, « la raréfaction des attentats commis par le Mitan est une fausse bonne nouvelle puisqu’elle illustre le fait selon lequel la mafia s’est au contraire renforcée, qu’elle s’est institutionnalisée en Santogne et qu’elle adopte désormais une forme de criminalité en col blanc ». Autrement dit, le Mitan tirerait un profit, qualifié de « monumental » par Dominique Bazal, en devenant le fournisseur d’autres réseaux terroristes. Une posture beaucoup moins risquée qu’une action directe. En attendant, dans certains quartiers de Santogne, voire dans certaines villes entières, le Mitan continue d’être de facto l’autorité avec lequel chacun doit composer, le conseil municipal ne devenant qu’un simulacre.

      [right]Robert Chastain[/right]

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      [center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]

      Des gangs de préadolescents terrorisent la Santogne !

      [img]https://i.imgur.com/RGreel1.png[/img][/center]

      En septembre 2036, le tribunal d’Oradour-sur-Méguès a condamné à trente ans de réclusion ferme Danis Delmas, treize ans, coupable d’avoir tué Manon Escarguel, 33 ans et mère de deux enfants, pour lui voler son sac à main. La femme, qui avait opposé résistance, avait eu le tort d’être riche. Plaidant coupable des faits qui lui sont reprochés, le préadolescent a été considéré adulte, comme la loi le permet pour les crimes les plus graves. Mais ce cas reste malheureusement une exception : partout en Santogne, se consolident des zones de non-droit, où l’autorité parentale et policière n’existe plus. Autrement, l’impunité des jeunes délinquants continue de prévaloir, entre les simples « rappels à l’ordre » et les grâces d’une justice qui ne veut pas « gâcher leurs plus belles années ». Les condamnations fermes, déjà rares, sont souvent commuées en séjours en centres de rééducation faiblement contraignants, qui suppriment de leur casier judiciaire à l’âge adulte leurs condamnations s’ils justifient d’une « bonne conduite ». Des divergences existent à ce sujet dans le gouvernement, entre les « populos de droite » de la Ligue du Renouveau qui promettent la lune sans rien faire et les « populos de gauche » de l'Alliance du pouvoir populaire qui justifient la délinquance juvénile par les conditions sociales et la minimisent par rapport à une délinquance en col blanc.

      « Ce ne sont que des gosses » entend-t-on ici et là mais les statistiques sur la récidive tendent à rompre avec l’angélisme de rigueur. Heureusement, des solutions existent mais elles ne proviennent pas de l’Etat, elles tendent même à être combattues par ce dernier. Des foyers de rééducation tenus par des communautés de Dominicains remplacent ainsi les centres étatiques – souvent saturés – dans plusieurs provinces de l’ouest mais leur travail est rendu plus difficile par une baisse drastique de subventions décidée au nom d’une baisse des dépenses publiques. Une manière insidieuse de reprendre la main sur une jeunesse à qui l’on aurait trop inculqué des valeurs traditionnelles. Pour l’heure, les jeunes prennent plutôt pour modèles gangsters et mafieux, une imagerie largement véhiculée par les rappeurs et films à succès. Certains appartiennent d'ailleurs à ces réseaux, avec l'espoir de se faire suffisamment d'argent de poche pour acheter jeux vidéo, téléphones portables, vêtements et baskets à la mode.

      [right]Cassian Larrieu[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
      11 février 2037

      La Santogne épinglée par la FIDES ? Tant mieux ![/center]

      La Fédération Internationale pour le Droit des Entreprises et Salariés (FIDES) a publié son [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=878&p=342675#p342675]rapport annuel[/url] attribuant des lettres de A à E aux différents Etats en fonction de leurs mesures dites d’orthodoxie budgétaire. Libre-échange et baisse des dépenses publiques, les deux seuls leviers pour s’octroyer la meilleure note. L’idée est la même depuis un siècle : moins d’entraves il y a contre les plus hauts revenus, plus ils contribueront à l’économie par l’investissement et la consommation. La fameuse théorie du ruissellement a encore de beaux jours devant elle. Le bien-être des salariés, les répercussions sur l’environnement sont autant de critères qui ne paraissent pas pertinentes aux yeux de la FIDES pour juger de la bonne attractivité d’un pays. Pour elle, point de bien-être des salariés s’il n’y a pas de bien-être des actionnaires. Au fil des années, et faute de concurrence, la FIDES s’est imposée comme seul organisme habileté à donner les bons et mauvais points. Tant est si bien que la ministre caskare des affaires extérieures en personne a [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342677#p342677]envoyé une missive[/url] pour montrer patte blanche-libérale. Classée « C », le Grand-Duché vit cela comme un affront, ce qui illustre à quel point la FIDES est devenue importante non pas dans l’économie réelle mais dans l’esprit de ses acteurs.

      La Santogne est épinglée pour une loi sur la séparation des banques de dépôt et d’investissement, jugée symbolique et « potentiellement toxique ». Si elle est vrai qu’elle ne s’attaque qu’à une mince partie du problème, les commentaires de la FIDES entretiennent l’idée que le système bancaire est « too big to fail » (« trop gros pour faire faillite »), qu’il soutient à lui seul l’économie et qu’il faut par conséquent que l’Etat le renfloue en cas de risque avéré. Et parce qu’il est « too big to fail », le système bancaire devient « too big to jail » (« trop gros pour être condamné »). Ce que sous-entend le rapport du FIDES, c’est que la moindre entrave faite aux banques pourrait précipiter dans leur chute l’ensemble des acteurs économiques du monde entier. On a pourtant vu ce qu’a donné l’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=341451#p341451]exemple du Crédit Méridien en 2032[/url]. De là, se forme peu à peu une forme d’impunité : grâce à ce chantage permanent, les banques ne sont jamais inquiétées et écopent au mieux d’une amende qui, tout au plus, ne dépasse pas un mois un mois de chiffre d’affaires.

      Les banques financent-elles encore le tissu productif ? Le débat doit être lancé de manière sérieuse en Santogne. La loi sur la séparation des banques est nettement insuffisante puisqu’elle n’interdit pas à l’Etat de renflouer les établissements menacés. Si on abandonne le paradigme libre-échangier et capitaliste de la FIDES, des pistes plus ambitieuses sont évoquées : une taxe sur les transactions financières, voire même une socialisation des banques pour les placer sous contrôle citoyen. Les idées ne manquent pas, la volonté par contre…


      [right]Justin Cazal[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]

      Le projet de raffinerie lorthonienne qui pourrait menacer les marais morbiens

      [img]https://i.imgur.com/aTHEW72.png[/img]
      Les marais morbiens, un écosystème déjà fragilisé par l’intense trafic fluvial[/center]

      Les tractations continuent entre les pouvoirs publics et la société Lorthon Energy, leader mondial du pétrole et du gaz, pour l’installation d’une raffinerie de pétrole à l’embouchure du fleuve Méguès. Jusqu’ici, l’essentiel de la demande de produits pétroliers était comblé par du pétrole déjà raffiné, représentant un surcoût pour ses clients. L’absence de volonté politique, l’instabilité gouvernementale et une expertise insuffisante en la matière ont conduit la Santogne à abandonner à plusieurs reprises le projet d’une grande raffinerie sur le Méguès, qui transformerait sur place le pétrole brut importé en produits destinés aux grands demandeurs (le kérosène pour les compagnies aériennes de Forcastel par exemple). Les raffineries déjà existantes en Santogne restent beaucoup trop modestes. Les guerres de ces dernières années ont ensuite mis en suspens le projet et c’est sous l’impulsion de l’Etat lorthonien, représenté par son Premier ministre Daniel Ceallach, qui a rompu avec sa vassalité à l’égard de l’Union Panocéanique, qu’il reprend vie. La société Lorthon Energy est en première ligne pour mettre le projet à son terme, après tant d’années d’attente.

      Le projet est colossal en termes de retombées économiques : près de 600 emplois devraient ainsi être créés, sans parler des emplois indirects. Seulement, le projet a dû être déplacé en amont : il était initialement prévu à Fos-sur-Méguès, sur le littoral mais faute de foncier disponible et à cause d’une topologie inadaptée, il devrait plutôt voir le jour dans la province de Mourbie, à une trentaine de kilomètres plus loin. Cette région est caractérisée par la présence de marais et d’un écosystème aussi unique que fragile. Lieu de vie et de reproduction de nombreuses espèces animales, les marais morbiens sont associés à une image champêtre agréable, un sanctuaire vert loin du tumulte de Fos. Déjà fragilisés par la canalisation du fleuve Méguès – le seul grand cours d’eau de la Santogne – ils sont aujourd’hui en danger de mort avec ce projet de raffinerie. Les partisans du projet appellent à rejeter le catastrophisme et à regarder plutôt les opportunités d’emplois, en ces temps économiquement moroses. Les défenseurs de l’environnement affirment quant à eux que la raffinerie aura des répercussions désastreuses et irréversibles. Même si la raffinerie ne sera pas directement installée sur les marais morbiens, les écologistes insistent que son rayon d’impact sera bien trop grand pour qu’ils s’en sortent indemnes. De plus, la raffinerie ne peut pas trop s’éloigner du canal pour accueillir les pétroliers. Déjà, de l’autre côté de la rive, la ville thermale d’Aigues-les-Orres (province de Mestreval) a dû bannir tout véhicule motorisé (hors urgences) pour répondre à la fois à ses propres exigences et celles des marais. Le bras de fer ne fait que commencer entre Lorthon Energy appuyée par l’Etat et les associations environnementales qui ont, chacune, promis d’aller jusqu’au bout.


      [right]Gérald Lièvremont[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
      15 février 2037

      Entre les chasseurs et l’Eglise, une union à cor et à cri

      [img]https://i.imgur.com/xBKuqGT.png[/img]
      Illustration : Célébration de la Saint-Hubert à Castel-Pailhon en novembre 2036[/center]

      La scène se déroule en novembre, dans la province de Saint-Géraud, au sud de Fabrègue. Un prêtre y célèbre une messe assez particulière. À l’occasion de la Saint-Hubert, il bénit les beagles et autres chiens privilégiés pour la partie de chasse à courre. Cette chasse traditionnelle qui consiste à poursuivre avec une meute de chiens une proie animale (un cerf, un loup, un sanglier, un chevreuil…) est réservée à une élite. Ce jour-là, dans une église qui leur est réservée à cet effet, toute la société de vénerie assiste à la messe du Père Théophile Devèze, les hommes d’un côté et les femmes de l’autre. Ici, le clerc – l’un des plus traditionalistes de Santogne – est en terrain conquis et ne cache pas sa joie. Une fois encore, la quête est très généreuse. Il faut dire que la bourgeoisie de Saint-Géraud est l’une des plus importantes du pays, composée d’industriels de Fabrègue ou de simples rentiers qui partagent tout la culture de l’entre-soi. Les opposants à la chasse l’ont appris à leurs dépens : en 2035, l’un d’eux qui a tenté de perturber la partie de chasse en dispersant des croquettes pour chien tout au long du parcours, a fini piétiné par un cheval d’un des participants. Victime d’une grave hémorragie interne, il décède le soir même. Le témoignage de ses compagnons anti-chasse, qui plaident en faveur d’un acte délibéré d’un des cavaliers, ne changera rien à l’arrêt rendu par la justice, qui acquitte la société de vènerie, un jugement confirmé en appel.

      C’est qu’à Saint-Géraud, comme ailleurs dans cette région, les veneurs profitent d’une quasi-impunité de la part des pouvoirs publics qui proviennent eux-mêmes d’une élite catholique traditionaliste. L’église locale s’étant adaptée à ses ouailles, l’ancien prêtre qui refusait de bénir des animaux a été remercié et transféré à une paroisse beaucoup moins prestigieuse, sans que cela ne constitue la raison officielle de l’Eglise de Santogne. Si Saint-Géraud a toujours été ce bastion réactionnaire, ultra-conservateur et ultra-bourgeois, la situation tend à se radicaliser depuis plusieurs années, comme en témoigne ce prêtre éjecté. Le gouvernement enregistre ses plus faibles taux de popularité dans cette province, surtout après une déclaration de ce dernier favorable à une hausse d’impôts pour les plus ménages les plus aisés. Le Père Devèze, qui rappelle indirectement qu’il n’a pas fait vœu de pauvreté, est lui-même sorti de sa réserve pour refuser que ses fidèles « paient pour la décadence » qui caractérise le pays et le monde moderne. Confrontées elles aussi à la crise économique, les églises de Santogne s’en sortent très différemment en fonction des paroisses. Mais année après année, les écarts se creusent entre les églises de rite traditionaliste les mieux loties et celles réformatrices, en mauvaise posture financière. Finalement, la primauté d’un courant sur l’autre n’est plus fonction de quelconques confrontations théologiques mais de l’argent, nerf de la guerre sainte.


      [right]Frédéric Gleyzes[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/oYuVMvi.png[/img]
      26 février 2037

      Pour obtenir l’asile, les réfugiés aminiens doivent montrer patte de singe

      [img]https://i.imgur.com/NKXj8TK.png[/img][/center]

      Selon l’Observatoire International des Migrations & Diasporas (OIMD), ils sont près de 30 000 Aminiens à rejoindre la Santogne. Beaucoup d’entre eux ne font que passer, rejoindre des destinations plus accueillantes mais d’autres se résolvent à une installation dans notre pays. Pour ceux-là, un traitement particulier est accordé de la part des services de l’immigration, tenus depuis deux années par l’extrême-droite. Ceux qui ont eu la chance de passer au travers des coups de tonfa doivent maintenant justifier leurs motivations à leur installation en Santogne. Un questionnaire un peu particulier leur est proposé et c’est l’objet d’un essai du sociologue Matthieu Devereaux, sobrement intitulé Montrer patte de singe, qui vient de sortir. Celui-ci a enquêté depuis plusieurs années, mais surtout depuis ces douze derniers mois, sur l’accueil des Aminiens, et a été interpellé par un questionnaire demandant pêle-mêle aux nouveaux arrivants si « l’homme descend du singe », si « les dinosaures ont existé », si la Bible a été falsifiée ou alors, ce qu’ils pensaient des homosexuels. Plus prosaïquement, le questionnaire peut demander à l’intéressé de détailler sa vision de la guerre en Aminavie et quels ont été les éléments déclencheurs. Tant que la réflexion tienne sur une page, le réfugié peut ainsi librement s’exprimer.

      De manière empirique, Matthieu Devereaux nous démontre dans son essai que plus les réponses s’inscrivent dans un prisme « progressiste », plus le dossier avance vite. « La Santogne est schizophrénique : elle plaide pour un maintien de la pensée traditionnelle et conservatrice mais aux étrangers provenant de pays fortement imprégnés par une culture religieuse, elle leur demande de montrer patte blanche ou plus précisément, ce que j’ai appelé patte de singe, d’avoir des positions plus rationnelles et plus progressistes que le Santognais moyen. » nous explique le sociologue au cours d’un entretien avec notre rédaction. Ce questionnaire vise à filtrer les réfugiés pour en exclure ceux qui auraient des positions obscurantistes, qui seraient plus enclins à perturber la cohésion sociale voire à engager des attaques terroristes contre la Santogne. Autre source d’étonnement pour Matthieu Devereaux : la sélection des demandeurs d’asile aminiens ne semble pas tant se faire sur des critères linguistiques, de qualifications ou de revenus par exemple. Un jeune chômeur aminien apostat, qui ne sait parler que l’arabe, a ainsi « trois fois plus de chances » d’être accueilli qu’un ingénieur bilingue qui remettrait en question la théorie de l’évolution. Pendant ce temps, les mouvements catholiques traditionalistes, qui ne s’éloignent pas des obscurantistes islamistes, continuent de sévir dans le pays, en toute impunité.

      [right]Tibotz Casaban[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      28 février 2037

      Des expulsions naît la gentrification

      [img]https://i.imgur.com/IoitshH.png[/img]
      Un bar à chats dans le quartier de la Grandevue (Varaunes), anciennement
      ouvrier et en voie de gentrification[/center]

      Le quartier de la Grandevue, à Varaunes, avait accompagné l’essor de l’industrie automobile santognaise. Très pourvoyeuse d’emplois, elle avait permis à des milliers de locaux et de nouveaux arrivants de s’engager dans une voie à l’époque innovante et assurant la sécurité de l’emploi. Les urbanistes se sont adaptés en conséquence, en bâtissant de larges ensembles d’habitations aux loyers modiques. La crise économique ayant mis à mal l’industrie, Varaunes s’est tournée vers des secteurs comme l’informatique, nettement moins généreux en emplois peu qualifiés. Le quartier de la Grandevue, autrefois fui par la petite bourgeoisie, renaît de ses cendres grâce à sa relative proximité avec le centre-ville et de prix de l’immobilier qui ont explosé. En 2010, un appartement de 50m² à Grandevue coûtait en moyenne la bagatelle de 80 000 ₱ SAN. Il en coûte aujourd’hui le double. Cette attractivité nouvelle a également fait flamber les prix des loyers, et les logements ouvriers n’y ont guère échappé. Presque tous locataires, les familles modestes qui y vivent sont progressivement chassés du quartier, ne parvenant plus à assurer leur loyer mensuel. S’ils sont prioritaires pour devenir propriétaires de leur logement, aucun ne peut réellement se le permettre.

      S’engage ensuite une phase de transition, où petite bourgeoisie bohème, pas assez fortunée pour vivre en centre-ville mais assez pour un quartier comme Grandevue, s’y installe dans une étrange cohabitation avec ces ouvriers, pour certains d’origine immigrée (léontarienne notamment). La supérette locale, qui a fait face à une raréfaction de sa clientèle, a cédé sa place à un espace de co-working tandis que la laverie a été remplacée par un barbier. En termes de lieu de sociabilité, la brasserie Calanc, du nom de son propriétaire, située à côté de l’usine automobile, est aujourd’hui un bar à chats, proposant des plats à base de produits végétaux et biologiques. Les anciens résidents sont, quant à eux, contraints d’aller dans les quartiers périphériques avec notamment pour conséquence un allongement de leurs temps de trajet. À qui profitent ces flux ? Aux investisseurs immobiliers assurément, qui d’ores et déjà achètent à prix réduit des bâtiments qu’ils laissent vacants plusieurs années jusqu’à atteindre un prix du marché satisfaisant. Politiquement, des tensions apparaissent dans cette ville pourtant réputée calme, les opposants de gauche demandant à la municipalité centriste de lutter contre ces « vautours du BTP ». Si à demi-mot, l’exécutif local semble partager le même constat que leurs opposants, il répète que ces vautours représentent malgré eux des rentrées d’argent non négligeables dans une ville, comme dans le reste du pays, qui en a bien besoin.

      [right]Robert Chastain[/right]

      [hr][/hr]


      [center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]

      Fraude à la TVA de Noël : le ministère de l’Economie s’engage dans un travail de titan

      [img]https://i.imgur.com/iDeOjou.png[/img]
      La déception se lisait sur le visage de la ministre Inès Teyssère.[/center]

      « Cette fraude est une opération de grande ampleur, organisée depuis longtemps, et qui fait probablement intervenir des réseaux mafieux. ». Le constat est sans appel pour la ministre de l’Economie, Inès Teyssère, qui avoue à demi-mot son impuissance face à cette fraude de masse. Pour rappel, en novembre dernier, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=342041#p342041]commerçants et artisans avaient appelé à une « opération sans TVA »[/url] et il semble que le mouvement fut particulièrement suivi si on en croit la moue affichée par l’ancienne juge anticorruption lors de son intervention télévisée. Si le ministère a procédé au recouvrement pour une somme de plusieurs millions de pistoles, le résultat est en-deçà des attentes affichées par le gouvernement. Inès Teyssère se dit « intraitable à l’égard de ceux qui ruinent notre pays » mais les concernés rusent d’imagination. La fraude vient bien au-delà de ventes non enregistrées par la caisse et réglées en espèces : de nombreux commerçants se sont ainsi fournis à de mystérieuses sociétés écrans, dont les mandataires se sont volatilisés dans la nature. Or, c’est à ces sociétés que les commerçants ont payé la TVA. Alors qu’elle s’attendait à devoir punir les commerçants et artisans, Teyssère se rend compte que l’arnaque a été bâtie par les fournisseurs eux-mêmes. Finalement, bon nombre de participants de l’opération sans TVA ne seront jamais inquiétés.

      De quoi relancer le débat de la dématérialisation de la pistole, véritable cheval de bataille législative pour Teyssère. En attendant, cette affaire met en évidence la probable influence grandissante des réseaux mafieux en Santogne, qui sont les seuls à avoir une marge de manœuvre aussi grande pour mener cette opération de cette ampleur. Le dossier délicat de lutte contre la corruption et les mafias, qui a déjà coûté la vie à plusieurs de ses combattants, était aussi une promesse de campagne du gouvernement populiste. Hier opposants, ils sont aujourd'hui confrontés à l'exercice du pouvoir et à la réalité : il faudra plus d'un mandat pour mettre à terre l'ancien monde et ses vieilles pratiques.

      [right]Hugo Prudhomme[/right][/justify]
Sébaldie

Message par Sébaldie »

    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/QqBwGBR.png[/img]
      12 mars 2037

      La Phalanstérie souhaiterait développer des armes biologiques[/center]

      L’information a circulé comme une traînée de poudre mais au final, c’est une arme bien moins conventionnelle qui est à la base de tout ce grabuge. Pour concrétiser les « lendemains qui chantent », le si bien nommé journal du même nom a relayé le plan quinquennal de la petite république communiste phalanstérienne, qui prévoit de perfectionner la conception d’armes biologiques d’ici 2044. L’information s’est glissée dans une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=343021#p343021]longue énumération[/url] de projets de recherche et a immédiatement créé un émoi en New Eden et au Valaryan. La théocratie et l’Etat fasciste s’en inquiètent mais la menace est-elle réelle ? Pour le politologue Alexandre Beaulne, « la Phalanstérie joue un coup de bluff pour impressionner ses ennemis idéologiques. Le pays est enclavé et constitue un îlot rouge sur un continent plutôt acquis aux idées libérales, sinon traditionnelles mais jamais socialistes. A-t-elle les capacités de développer ces armes ? Pas moins que d’autres Etats. Le fera-t-elle ? Rien n’est moins sûr. J’y vois davantage une manière de prévenir tous ceux qui tenteraient de s’ingérer dans ses affaires qu’une réelle intention de nuire à quiconque ». À propos des réactions des deux pays cités, Beaulne tempère : « N’exagérerons rien. On parle ici d’une liste de technologies qui mélangent pêle-mêle biocarburants, avions civils et armes non conventionnelles. S’il y avait une réelle intention malveillante, ils n’en auraient jamais parlé dans la presse à la vue de tous, c’est absurde ! »

      Le gouvernement de la République de Santogne n’a pas commenté cette information, qui le parait trop partielle pour être pertinente. Le pays entretient toutefois d’assez bonnes relations avec la Phalanstérie, en dépit des divergences idéologiques. Les ressortissants phalanstériens bénéficient par exemple d’une [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1292&t=16867&p=342956#p342956]dispense de visa [/url] pour séjourner sur le sol santognais, à l’instar de ses voisins directs et du Lorthon. À l’inverse, les relations sont beaucoup plus ténues entre la Santogne et le Valaryan, la politique diplomatique de ce dernier ne permet guère de les approfondir. Une manière pour le gouvernement de sous-entendre que les Santognais n’ont rien à craindre de la Phalanstérie. Il faut dire que les deux pays, outre l’usage d’une même langue concrétisée par la Fondation Internationale pour la Gallophonie, restent interdépendants économiquement et ont à leur actif des lancements de satellites communs.


      [right]Alaïs de Fougasc[/right]

      [hr][/hr]

      [center][img]https://i.imgur.com/rVlXSZ1.png[/img]

      Préservation du patrimoine national : les députés reviennent à la charge
      contre les animes teikos


      [img]https://i.imgur.com/x1odbbk.png[/img]
      « Idiots et malsains », les animes teikos seront-ils bientôt taxés ?[/center]

      Contre l’avis du gouvernement, la commission des affaires culturelles du Parlement a étudié la possibilité d’assujettir les diffuseurs d’animes teikos à une taxe. Populaires auprès des jeunes, ces productions avaient déjà fait l’objet d’une tentative d’interdiction en 2031 à l’initiative des députés conservateurs du Parti populaire, alors au gouvernement. Le texte n’a été rejeté qu’à trois voix près. La nouvelle mouture de ce texte législatif en préparation ne ciblerait pas uniquement les animes teikos mais aussi les films à petit budget des studios eashes. Cette taxe, dit-on, participerait à la contribution santognaise à la nouvelle [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1317&t=16996]Fondation Internationale pour la Gallophonie[/url]. Le député du Parti populaire, Stéphane Dimont, déjà co-signataire du fameux texte de 2031, expose ses raisons : « Comment peut-on promouvoir le cinéma santognais et gallophone si vous avez en face un tsunami de productions à la chaîne, parfois malsaines, mais presque toujours de mauvaise qualité. À chaque fois qu’un diffuseur met à l’écran une production des studios teikos ou eashes, il sera taxé au prorata de la durée de cette émission et la recette de cette taxe sera ainsi versée aux réels créateurs. À titre compensatoire. »

      Des députés de la nationaliste Ligue du Renouveau pourrait donner leur soutien à ce texte mais le gouvernement, comme bien d’autres y sont opposés. « Ce serait s’aliéner diplomatiquement des Etats amis pour des questions de goûts et de couleurs ! » s’agace la ministre de la Culture. Plus largement, la question de la censure est évoquée par les opposants, qui reprochent au Parlement de se transformer en « tribunal du bon goût » quand certains n’affirment tout simplement pas que le travail des productions teikos et eashes est de qualité tout à fait professionnelle.


      [right]Léon Beaugendre[/right][/justify]
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