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Posté : ven. juil. 08, 2016 10:58 am
par Sébaldie
[justify]Association Fiduciaire du Mayong (FAM)
Club de Boïtoï
Hexagone : Vinh Du

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/300591pendaison.png[/img][/center]

Olfactivement, Chung Sinh était reconnaissable par son pantalon imbibé d’urine. À la veille de ses 30 ans, le jeune homme se comportait comme un adolescent en quête de sensations fortes. Que pouvait-il faire d’autre ? Il avait reçu un confortable héritage de ses parents, qui le dispensait de le travailler. C’est par le premier bus de la journée qu’il avait pris la route de la discothèque vers le domicile parental qui était maintenant le sien. La coalition natcap au pouvoir se refusait de taxer lourdement les héritages. Il pouvait donc librement en jouir. À moitié enivré, à moitié la gueule de bois, Chung Sinh tituba vers le charmant pavillon.

Certains diront que le jeune homme avait noyé le chagrin et le deuil de ses parents dans l’alcool. D’autres, qui le connaissent un peu mieux, savent qu’il n’était rien d’autre qu’un fils à papa profondément ingrat. Séducteur dans l’âme, il avait multiplié les conquêtes. Mais gardait toujours un malin plaisir à les briser, se refusant de s’embarquer dans une relation amoureuse pérenne. L’une d’elles n’avait pas supporté la brutalité de la rupture et s’était donné la mort. À l’évocation du nom et du sort de cette malheureuse jeune fille, Chung Sinh eut tout de même un regret : « Ah oui, je me souviens d’elle… Dommage, c’était un bon coup ! ». L’histoire avait néanmoins fait grand bruit dans le quartier, les riverains étaient excédés par ce jeune merdeux, qui n’avait d’amour pour personne, à part pour lui-même. Et encore… Comme tous les résidents du quartier Est du Vinh Du, il avait reçu ce « sondage » bizarre où l’on demandait les personnes les plus estimables et celles qui l’était le moins. Mais cela faisait des lustres que Chung Sinh ne consultait plus sa boîte aux lettres. Imbibé d’urine – témoignage de la veille – son pantalon était lourd et inconfortable. Il se déplaçait lentement vers chez lui…

Dans leur vieille camionnette qui a servi la semaine dernière à vandaliser le Bazar, des membres de la FAM observaient le jeune merdeux. C’est qu’il avait été choisi par Vien Xuan Vuong pour inaugurer officiellement le mouvement affilié au Club de Boïtoï. Loin des remous du Nord-Ouest du pays, Vinh Du s’apprêtait à vivre une révolution beaucoup plus silencieuse. Les trois membres de la FAM enfilèrent leur cagoule et sortit pour « cueillir » le jeune homme. Par précaution, un coup de batte de baseball lui est administré dans les jambes. Mais Chung Sinh tomba avant, en marmonnant un « Qu’est-ce qui se passe ? » à peine audible. Il y avait peut-être des témoins mais les membres de la FAM s’en moquaient volontiers. L’action allait être publique.

C’est dans la réserve de Vien Xuan Vuong que fut déposé l’individu, qui avait perdu connaissance. Ce n’était pas ce qui était prévu à la base mais les autres boutiques recevaient la visite des assureurs. Vien Xuan Vuong le bâillonna et retourna dans son magasin pour ne travailler comme convenu que le matin. Une personne entra dans le magasin avec une énorme caisse, c’était le charpentier, Ngo Duong, également membre de la FAM.


Ngo Duong :
Charpentier à Vinh Du et membre de la FAM
« Voilà, j’ai réalisé ce que tu m’as demandé. Il est en pièces détachées mais avant de le monter sur la place du quartier, je tenais à te le montrer. »

Ngo ouvrit une des caisses : c’était un échafaud « en kit » mais qui avait une particularité :

Ngo Duong :
Charpentier à Vinh Du et membre de la FAM
« J’ai relié cinq cordes au mécanisme qui permettra d’ouvrir la rampe. Une seule actionnera dans les faits la rampe mais personne ne pourra s’en apercevoir, elles seront dissimulées. Tu sais, j’aurais pu m’en charger tout seul. En tant qu’artisan, j’aurais bien aimé voir mon bébé à l’œuvre. »

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/278522VienXuanVuong.png[/img]
Vien Xuan Vuong
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM[/center]

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Je te remercie pour ton travail, je sais que tu es un très bon artisan et je ne doute pas qu’il fonctionnera à merveille… Mais je préfère m’en tenir au plan original : la décision de l’exécution doit paraître collective aux yeux des riverains. Mais je te cède ma place, si tu veux. Je n’ai pas trop envie de tirer sur la corde… »

Ngo Duong :
Charpentier à Vinh Du et membre de la FAM
« N’aie pas de remords, Vien Xuan. Il n’a eu que ce qu’il mérite. Il a volé l’innocence et la vie de la fille de Thao… Il a perdu sa fille… Tu sais ce que ça fait… J’espère que Cam Thi se remet bien… Enfin, bref… Je peux aller voir ce salopard ? »

Ngo Duong s’apprêta à entrer dans la réserve mais Vien Xuan s’y opposa physiquement :

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Je n’y préfère pas. N’y vois aucune offense mais c’est un merdier là-bas. Il y a plein de feuilles et j’ai peur que… euh… en ouvrant la porte, tu ne les fasses voler avec le courant d’air. On se revoit à quinze heures, d’accord ? »

Ngo Duong :
Charpentier à Vinh Du et membre de la FAM
« Ça marche ! Ce salopard aura la chance de ne pas souffrir au moment où s’ouvrira la trappe. D’après le médecin, la chute provoquera la rupture de ses cervicales… Au pire, il fait une chaleur à crever aujourd’hui, il mourra de déshydratation. D’après le médecin, ça peut être rapide compte tenu des circonstances. »

Le charpentier referma la porte derrière et lui et s’attela à la construction de l’échafaud. Pour éviter d’entendre les coups de marteau, Vien Xuan ferma les fenêtres de son magasin. Deux heures avant l’exécution, le condamné à mort se réveilla. Vien Xuan ferma son magasin à double tour et lui rendit visite. Chung Sinh s’était de nouveau uriné dessus et à cette odeur s’ajoutait celle de transpiration. Il fait en effet chaud dans la réserve, malgré le dispositif d’aération. Vien Xuan enleva le bâillon de son prisonnier :

Chung Sinh :
Premier condamné à mort, colistier des « 1 % les plus détestés ».
« Qu’est-ce tu veux de moi, sale fils de pute ?! Libère-moi, bordel ! »

Encore enivré, Chung Sinh se débattit difficilement sur sa chaise, sur laquelle il était ligoté. En quelques secondes, son teint pâlit et ce qui devait arriver arriva : il vomit toutes ses tripes, à même le sol, salissant encore davantage son pantalon. Vien Xuan ferma les yeux par dégoût et repartit vers son magasin :

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Bon, je vais aller chercher pour t’essuyer… »

De manière nonchalante mais mécanique, Vien Xuan récupéra la serpillère du magasin ainsi qu’une boîte de mouchoirs. Après quelques secondes d’hésitation, il s’empara également d’une petite bouteille d’eau fraîche. Il retourna dans la réserve.

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Tiens, bois, c’est pour toi… »

Avec un coup de tête, le prisonnier rejeta la bouteille tendue par Vian Xuan à la bouche de son geôlier.

Chung Sinh :
Premier condamné à mort, colistier des « 1 % les plus détestés ».
« C’est ça, tu veux m’empoisonner, sale porc ! »

Vien Xuan ramassa la bouteille et la jeta à la bouteille. Il en chercha une autre dans son magasin… ainsi qu’une boîte d’aspirines.

Vien Xuan Vuong :
Propriétaire de la « Caserne » à Vinh Du et président de facto de la FAM
« Ecoute, si j’avais eu envie de te tuer, je l’aurais fait tout de suite. Je t’ai préparé une aspirine. Je te conseille très vivement de la boire, ça calmera… les douleurs. »

Chung Sinh :
Premier condamné à mort, colistier des « 1 % les plus détestés ».
« Pourquoi tu chiales, gonzesse ?! C’est moi qui devrais chialer ! »

Effectivement, Vien Xuan pleura un peu mais se ressaisit un peu. Il força à boire le verre d’eau devenu blanchâtre par tous les comprimés d’aspirine. Forcément, le geôlier se débattit mais il en but une bonne partie. Après quoi, il lui remit le bâillon et se prépara. L’évènement approchait : il se vêtit de sa cagoule et d’une toge noire de bourreau, confectionnée par un tailleur de la FAM et leva les yeux au ciel. Son collègue charpentier, difficilement reconnaissable dans le même apparat, était venu récupérer le condamné à mort. On ne voyait guère sa bouche derrière sa cagoule, mais au son de sa voix, il n’y avait aucun doute : il était enjoué et arborait un large sourire. Vien Xuan, lui, se contenta de le suivre en silence jusqu’à la place publique.

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Les artisans de Vinh Du ont évidemment beaucoup de talent. L’échafaud brillait au soleil, Ngo Duong le charpentier s’était donné le culot de le vernir un peu. Beaucoup de personnes avaient fait le déplacement, parfois même accompagné d’enfants. Tous étaient intrigués par cette structure haute de six mètres. Le public s’attendait à assister à une pièce de théâtre. Aucune trace du maire, pourtant invité. L’audience enjouée se tut soudainement au moment de voir le jeune Chung Sinh, complètement shooté par l’overdose d’aspirines qui lui avait été administrée. De nombreux membres du public le dévisagèrent, certains lui crachèrent dessus durant que les bourreaux l’accompagnaient sur cet ultime couloir de la mort. Chung Sinh ne ressentait rien, complètement dans les vapes, titubant davantage vers l’échafaud.

Vien Xuan était en queue de cortège. Il ne tenait pas à être au premier rang. L’un des membres de la FAM, impossible à reconnaitre sous sa tenue de bourreau, énonça la sentence :


Bourreau et membre de la FAM :
« Mesdames, messieurs, chers concitoyens. Le pouvoir mayongais, qu’il soit national ou local, est corrompu à tous les niveaux. Notre association, la Fiduciary Association of Mayong, a décidé de prendre à bras le corps ce problème en rendant une justice démocratique et populaire. Sur la base des réponses des résidents du quartier Est, nous avons établi la liste des individus qui nuisent à notre vivre-ensemble. Monsieur Chung Sinh en fait partie. Ce jeune homme n’est pas seulement vulgaire, ingrat et orgueilleux, il a aussi profité de la naïveté de nombreuses filles de notre ville et leur a brisé le cœur. Aux yeux de la loi officielle, il n’a rien fait d’illégal. Pourtant, ses actes ont eu de monstrueuses conséquences. La justice officielle ne juge que les actes, elle ne juge pas les conséquences collatérales.

Monsieur le maire, qui n’a visiblement pas voulu assister à cette reprise du pouvoir par le peuple, est resté enfermé, coulant des joueurs heureux sur les deniers publics. Qu’a-t-il fait pour mettre Monsieur Chung Sinh hors de nuire ? Rien ! Que fera-t-il s’il brigue un nouveau mandat ? Rien ! Que doit-on attendre de lui ? »

La foule en délire se prête au jeu et clame : « Rien ! ». Vien Xuan était gêné par cette scène et s’imaginait à la place du jeune condamné à mort. Après tout, lui aussi pourrait être rendu coupable, à sa place, des conséquences collatérales de son simple acte de constitution de la FAM. Il avait hâte que soit fini ce cinéma.

Bourreau et membre de la FAM :
« (…) Pour ces raisons et au nom de la démocratie et de la souveraineté populaire, nous condamnons Chung Sinh à la peine capitale. »

Le simple énoncé de cette phrase enclenche tout un processus : Chung Sinh est conduit sur l’échafaud, où il fit face au public. Un bourreau se charge de lui mettre la corde au cou. Au sol, cinq volontaires de la FAM tiennent chacun une corde. Un dernier donne le signal : cinq, quatre, trois, deux, un… Simultanément, les cinq bourreaux tirèrent la corde, ce qui ouvrit la trappe. Chung Sinh fit une chute de plus de trois mètres. Pour ne pas choquer les sensibilités (des enfants assistaient à la scène !), le corps du jeune homme pendait à l’abri des regards, masqué comme les cinq cordes dans le caisson de bois. La scène refroidit toute l’audience, peu habituée à ce spectacle. Certains continuaient à croire qu’il ne s’agissait de la fiction. Le médecin, pourtant, était formel : Chung Sinh était mort après rupture des cervicales. Après un silence religieux, la grande majorité de la foule laissa clamer sa ferveur : Vive la démocratie ! Vive la souveraineté populaire !

Le bourreau coordinateur leva les bras en « V », symbole de victoire et descendit de l’échafaud pour profiter de l’ambiance. Accompagnés par la foule, les membres de la FAM marchèrent vers l’hôtel de ville, situé à 500 mètres de là. Vien Xuan se laissa emporter par la foule, pour ne rien laisser apparaître. Un de ses homologues de la FAM, enjoué, lui dit à l’oreille :


Membre de la FAM :
« Le peuple a toujours raison, n’est-ce pas ? »

[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/681406mayongliesse.jpg[/img][/center][/justify]

Posté : ven. juil. 08, 2016 3:13 pm
par Viktor Troska
[justify]FRONT ROUGE DES COMBATTANTS
''L'AVENIR NOUS APPARTIENT''

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/27/1467989272-pl-s.png[/img][/center]

Un fusil et un livre sous le bras : C'est comme cela que l'on voyait souvent aller et venir les membres du Front des Combattants Rouges quand ils étaient dans leurs campements, ou quand ils traversaient les petits hameaux sous le contrôle populaire. L'on commençait à identifier petit à petit, la nécessité de prendre le fusil comme celui de pouvoir comprendre le monde. Bien qu'il n'y avait pratiquement que peu de moyens pour faire de l'agit-prop et de l'éducation de bonne qualité, les membres dévoués du Front des Combattantes Rouges avaient aménagé des petites écoles dans des cahutes, fabriqués des bancs avec divers matériaux de récupérations et donnaient des cours sur de grands tableaux noirs. A côté d'eux, toujours leur fusil, prêt à tirer. Un combattant révolutionnaire n'est pas un professeur, c'est un ami et un camarade. Ceux et celles qui savent, enseignent. Ceux qui ne savent pas, apprennent et doivent être capable à leur tour, de pouvoir enseigner. Dans l'imaginaire de la Commune, chacun et chacune arrive à être complémentaire avec l'un et l'autre. Il faut enterrer cette vieille maxime bourgeoise qui tente à assimiler la liberté au chaos, ou la liberté à une "limite envers les autres". Il n'y a pas de liberté, si une personne n'est pas libre à côté de soi. La liberté des uns, étend la sienne à l'infini. C'est comme cela que se bâtit jour après jour le pouvoir de la Commune, que le "nouveau pouvoir" permet de conjuguer une extrême rigueur révolutionnaire, avec le règne de la nécessité entre tout à chacun. Nha An était la localité parfaite pour ce genre d'expérimentation sociale, surtout depuis la mise au pas des différents notables et de leurs familles. Les anciens miliciens, avaient été interrogés sur leurs motivations à prendre les armes contre leurs frères et sœurs du Front Rouge des Combattants. La plupart du temps, ils répondaient qu'ils avaient été acheté, qu'on leur avait donné de l'argent ou alors de quoi manger pour le soir. Ils avaient été motivés par pure matérialité, tout reposant sur leur ventre. (Dans ce cas, pas tellement sur leur bas-ventre mais cela était monnaie courante dans le coin)

A partir de là, il fallait discuter sur leurs motivations. Qu'est-ce qu'on leur avait dit ? Sur quoi ? Comment ? Un communiste sincère sait parfaitement qu'une personne faible politiquement, n'est pas obligatoirement un ennemi du peuple et peut très vite être un ami de la révolution, voir un révolutionnaire lui-même ! C'est par l'éducation, c'est pas la discussion politique qu'une personne est capable de changer et de se corriger. Non, il n'y aura pas des monceaux de cadavres pour chaque personne qui doute, se pose des questions ou à tout simplement été berné sur les intentions réelles du Front Rouge des Combattants. C'est dans cette grande école de la vie et du socialisme, qu'ils allaient pouvoir exprimer ce qu'ils ressentent vraiment, les impressions vrais ou fausses qu'ils avaient sur les révolutionnaires. Comme les autres , ils iraient à l'étude. Ils vont apprendre à lire et à écrire. Une fois cela fait, ils pourront commencer les bases de la rédaction, apprendre à calculer, pouvoir connaître leur propre pays, leur localité, etc. C'est un long travail, qui est moins excitant que celui de mener la révolution de front où d'aller combattre des brigands, notables et autres ennemis de la révolution, mais il est tout aussi nécessaire pour préparer correctement le terrain. Pour aider à extérioriser ce qu'ils pensent et pour ceux qui n'arrivent pas à écrire, on leur propose de le dessiner : Une grande feuille blanche avec quelques maigres crayons de couleurs. Dessiner, dessiner ce qu'on arrive pas à raconter pour essayer de l'extérioriser et le faire comprendre. Il faut parvenir à se désinhiber et quoi de mieux que des activités simples et communautaire pour y parvenir ? La Commune a pour devoir de porter assistance à ceux et celles qui en ont besoin, car personne ne doit être laissé sur le quai de la locomotive de la révolution.

Nha An connaissait maintenant son premier petit journal, directement écrit par ceux et celles qui y vivent : Un feuillet qui se nommait La fourmi. La fourmi avait été choisie d'une part parce qu'elle était fortement présente dans ce coin de la région mais aussi parce que la fourmi représentait une sorte d'idéale sociale, quelque peu spartiate et autoritaire, d'une société harmonieuse. (Bien que strictement hiérarchisé) Dans ce feuillet ouvert à tout le monde, l'on pouvait venir glisser quelques lignes sur un projet important pour la localité, dire quelque mots sur les dernières réalisations collectives, parler des problèmes qu'il faudrait résoudre dans les prochains temps. Une imprimerie sauvage était né dans la localité et tout se faisait à la main et à l'encre. Il n'y avait pas nécessairement beaucoup de tirage, mais cela suffisait pour que le feuillet puisse être lu par les petits et les grands. Développer un journal qui permette à tous et toute de participer, était une arme essentielle pour la révolution. Qui détient l'information, est capable de détenir l'opinion sur une situation donnée. Le Front Rouge des Combattants ne prenait part à la rédaction que si on le leur demandait, afin que le petit feuillet ne soit pas automatiquement une annexe de l'organisation. Le FRC disposait de son propre matériel de propagande et de son propre journal, mais qui était pour le moment strictement réservé à ces membres. Comme à Honlý, la créativité des masses leur permettait de pouvoir construire leurs propres organisations, leurs propres moyens de diffusions afin de pouvoir commencer un long chemin d'émancipation. Le Front Rouge des Combattants lui, restait en alerte afin de pouvoir protéger ce "nouveau pouvoir" qui prenait formes de jours en jours. Il ne restait plus désormais, qu'à l'exporter plus massivement.
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Posté : sam. juil. 09, 2016 1:00 pm
par Alwine
Renouveau Monarchique
Mànhđảng/Parti Monarchiste Kurongais
Chug-Nuan

Les choses avançaient bien, à Chug-Nuan. On avait pas encore les moyens de mesurer exactement l'impact des dernières actions entreprises par le Renouveau Monarchique, mais il n'y avait pas de raison de penser que ledit impact ne serait pas bon, que du contraire même. L'emprise monarchique semblait maintenant solidement établie, par les mots autant que par les armes. Il « restait » certes à développer cet encrage dans la durée, mais pour l'heure le Renouveau Monarchique était triomphant... triomphe tout relatif certes quand on le plaçait dans la localité rurale de Chug-Nuan, où il n'y avait jamais eut de riche propriétaire où d'antique et glorieuse histoire locale, mais simplement des gens simples qui vivaient tout aussi simplement, d'un maigre travail de la terre et d'un petit commerce. Autrefois la ville avait pu connaître une certaine prospérité de ville frontalières, aux époques où le Kurong avait été pleinement indépendant, participant d'ailleurs à intégrer certains traits de la culture kurongaise à la localité, mais ce temps était maintenant passé et Chug-Nuan était un endroit sans histoire... tout du moins avant que le Renouveau Monarchique n'y entre en scène, bien entendu.

D'un côté, cela contribuait à un côté assez blasé des locaux, qui voyaient les changements de pouvoir comme des péripéties qui ne changeraient de toute façon pas grand chose à leur existence. D'un autre côté, cela voulait dire aussi que si l'on parvenait assez bien à les convaincre, il y avait une chance pour que finalement ils se mettent en mouvement, dans l'espoir d'enfin changer leur sort, non pas pour quelques instants seulement, pour quelques mirages de prospérités qui, certes bien agréables, ne changeraient finalement rien à leur existence, sur le long terme, mettant simplement de nouvelles personnes aux commandes d'un système qui, sous un vernis différent peut-être, resterait le même, pas non plus pour une tyrannie, une dictature, qu'elle soit de quelques-uns ou bien « du prolétariat », autrement dit, vu la mentalité des mayongais en général – et les habitants de Chug-Nuan ne faisaient pas exception – du Parti, un parti dont ils ne feraient probablement pas partie, et qui leur imposerait de collectiviser leurs champs pour nourrir les ouvriers dans leurs usines, sans plus être maîtres de leurs bien – si le péril rouge ne faisait pas pire encore.

Non, le changement devait être durable, solide, et pourquoi pas millénaire. Millénaire comme le Royaume de Kurong, qui, parfois vaincu par les armes, n'en avait pas moins fais ses preuves. Ors si dans le passé Chug-Nuan n'avait profité qu'indirectement de la prospérité kurongaise, en se prêtant au genre de « jeu » qui pouvait toujours servir les communautés de la frontière, principalement, à l'époque, grâce au « levier » que représentait la contrebande, aujourd'hui, l'espoir transmis par les miliciens monarchistes dans le sein de leurs familles, de leurs amis, et ainsi de suite, était plutôt de voir Chug-Nuan, par son statut de pionnière dans l'élargissement du territoire sous influence royale, pourrait profiter d'une gratitude et d'un développement bien réels. Le Renouveau Monarchique comptait bien apporter son « renouveau » avant tout ici, en développant Chug-Nuan pour la plus grande gloire de la Couronne de Kurong. Si certains avaient de l'espoir envers toutes ces promesses, voyant que le Renouveau Monarchique avait déjà tenu sa parole de frapper durement les criminels, la plupart attendaient tout simplement de voir ce qu'il allait en être.

Avant de se lancer dans de grands projets, toutefois, les militants du Renouveau Monarchique voulaient avant tout s'assurer que sa mainmise était totale sur Chug-Nuan, et ne pourrait pas être contestée, ou en tous cas pas sans de puissants efforts. Après avoir chassé durablement ses concurrents directs, pour autant qu'on pouvait le dire, il fallait s'assurer que de nouveaux « concurrents » ne pourraient pas si facilement occuper la place, et matérialiser aux yeux de la population la défense contre le péril rouge dont la faction se réclamait depuis les débuts de sa présence à Chug-Nuan. C'était ainsi qu'elle avait opéré une fortification d'une place forte favorable, au sommet d'une colline qui surplombait les champs et les habitations de Chug-Nuan. Il y avait là une cabane de bergers abandonnés, où un paysan industrieux avait jadis tenté de faire prospérer un troupeau qu'il faisait pètre sur les flancs de la colline, sans grand succès, toutefois. Le bâtiment fut restauré et renforcé, entouré d'une palissade avec des postes de tirs et surtout aménagé pour pouvoir accueillir une petite garnison.

Sur la place de la localité, la construction fut bien entendu largement débattue, jusqu'à ce que finalement un porte-parole du Renouveau Impérial – une recrue issue de Chug-Nuan, et assez appréciée de ses concitoyens – ne vienne expliquer ce qu'il en était : il s'agissait du fort de Chug-Nuan, qui serait maintenant « le gardien de vos enfants, de vos vies et de vos biens » contre « le péril rouge et toutes les autres menaces de ces temps chaotiques » et ceci jusqu'à ce que « l'ordre royal légitime soit définitivement restauré ». Une garnison modeste (5RM) mais efficace fut postée sur place, destinée à « rester durablement » à Chug-Nuan, pour protéger la population, et lui rappeler que, même si le Renouveau Monarchique était potentiellement appelé à voir plus grand, le regard protecteur des partisans du roi seraient toujours posé sur eux, veillant à leur sécurité... et aussi à leur fidélité, au passage.

Posté : sam. juil. 09, 2016 4:09 pm
par Feral
Les Milices de la Prospérité
Club Boïtoï

Discours de Ngô Bù Lôc à Kampong
Fait en public mais avec la participation des commerçants, les policiers et les fonctionnaires de Kampong
  • « Le Mayong est dans la tourmente, l'harmonie et la stabilité de notre société millénaire à été une nouvelle fois rompue, si nous voyons les groupes paramilitaires comme la plus grande menace, il nous faut admettre que le responsable est le général Bao qui par sont coup d'état à donné le signal d'envois au chaos généralisé dans lequel notre belle province est plongé. Il n'y a d'espoir que dans l'ordre et la stabilité, comme dise les sages: il vaut mieux sacrifié quelques individus pour le bien être de tous et la préservation de la cohésion sociale. Malheureusement le gouvernement de Bao semble incapable de maté les émeutes et les insurrections populaire qui sont le fruit des vilipendeurs communistes pressé de faire la révolution : un changement brutal de régime, comme celui que l'on vient de vivre. Mais cette révolution ne ferra qu'engendré plus de chaos et sonnera la fin de notre mode de vie et des anciens ordres, les artisans perdront tout et seront forcé, malgré leur savoir et leur compétence, à travailler comme simple ouvrier. Les familles seront dépossédé de leur terre et de leur travail aux profits des ignares et des démunis, la terre sera à tout le monde disent les communistes mais elle ne sera à personnes. Les seuls profiteurs de cette révolution seront les cadres du parti, qui s'imposeront comme oligarchie idéologique et la terreur s'abattra sur nous, il y aura épuration des anciens associés du régime de Bao, et des régimes précédents. Ne croyez pas mes amis, les commerçants seront volé et interné dans des camps de concentration sous prétexte que leur vie est volé à la sueur des autres, les policiers seront exécutés pour avoir été les chiens de garde de l'exploitation et de l'oppression de la classe ouvrière, de laquelle ne sont pas issue les cadres révolutionnaire qui professe depuis leur lointain confort idéologique et leur rectitude théorique, quant aux fonctionnaires leur sort sera soit celui des policiers, soit celui des commerçants car vous serez traité de collaborateur. Traîner dans la boue, les communistes veulent un nouveau chaos, une nouvelle oppression, ils veulent lavé leur ego souillé dans le sang des autres, ils veulent le pouvoir, ils veulent être maître à la place des maîtres et déguiseront leur forme de capitalisme sauvage sous l'apparence d'un État prolétarienne où tous seront également pauvre et libre de travailler aux conforts des cadres et des nouveaux fonctionnaires issu du parti. Quant aux autres, aux citoyens, aux ouvriers, aux travailleurs qui ne sont ni artisans, ni commerçants, ni fonctionnaire, ni propriétaire ou fermier, vous serez libres d'être embrigadé pour le travail, libre de travailler sous la pointe du fusil pour la grandeur d'une idée qui n'a ni besoin de manger, ni de dormir, mais vous serez heureux, car sinon vous serez effacé et peut-être même vos enfants, vos parents, votre lignée entière vous suivra-t-elle dans l'oubli de l'anonymat pour le seul crime de ne pas être suffisamment pieux de communisme, pas suffisamment capable de vous nourrir d'espoir et de belle parole.

    Le Club Boïtoï est là pour arrêté la barbarie, pour la faire reculer, pour préservé l'harmonie et rétablir l'ordre. Les rouges ne passeront pas, car nous sommes libres et le sang à coulé massivement pour cette liberté au pays du matin calme, nous ne seront pas asservis à une classe d'esclavagiste et de pseudo-prophète d'une religion idéologique étrangère qui se veut athée et rationnelle, la rationnalité n'est pas exempt d'émotivité, c'est ce que notre histoire et la lucidité nous apprennes. Mais se dresse d'autre menace contre nous, en plus de la terreur de la répression, il y a l'obscurantisme rétrograde et traditionaliste des monarchistes, qui si il ne menace pas directement nos modes de vie, menace notre liberté, notre droit de choisir et de participer aux affaires de notre peuple, de nos peuples, en tant que nation et en tant que peuple libre. Le monarchisme c'était bon hier, quand les barbares étaient au portes et que nous avions encore une hiérarchie sociales divisant guerrier, commerçant, artisans et les autres. Nous, nous affirmons que les autres ne peuvent pas être écrasé par un système d'ordre ou de caste et qu'ils doivent avoir le droit de participer, le droit d'apprentissage chez un artisans ou un commerçant, qu'ils doivent pouvoir améliorer leur sort. Mais nous disons aussi que la libre spéculation, que la sauvagerie de la finance et la brutalité du gros argent boursiers ne sont pas moins barbare que le communisme et le monarchisme, nous disons que l'entreprise de masse, la grosse entreprise doit soit être fractionner selon l'idée chotocrate, soit nationalisé entre les mains d'un ministère dans lequel le peuple à voix de parole pour l'orienté. Les impôts serviront à financer cette grosse entreprise, alors les imposés devront pouvoir bénéficier de ces entreprises. L'économie ne doit plus dépendre de marché globaux, mais reposé d'abord sur des échanges locaux. La force intérieure de l'économie nationale devra relevé le pays, cela s'accomplira par l'autonomie alimentaire et le retour de l’artisanat dans les secteurs de production domestique. Ainsi le chômage sera absorbé et le coût de la vie sera diminués, les famines et les émeutes disparaîtrons car la nourriture sera toujours à porté de main plutôt qu'exporté pour être importé plus tard selon nos besoins, calculé par une firme privé, plutôt que par ceux là même qui ont faim.

    Non le club Boïtoï n'est pas le chemin de l'illumination, il est l'une des pierres qui pavent la voie vers l'équilibre et l'harmonie qui sont la source de la prospérité. Il est temps que s'organise les marchands, les artisans, les agriculteurs , les fonctionnaires, les lettrés. Que s'unissent les techniciens, les professionnels, les spécialistes et les agents de la paix, que la fonction publique se détache d'un train qui fait route vers l'abîme et que nous prenions les choses en mains, nous arrêterons les ennemis de la prospérité et de l'harmonie et nous construirons le demain qui nous semblera le plus juste. »
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Lieux : Ân
La région environnant Ân est de manière assez général rocailleuse et inégale comme le sont souvent les région côtière balayer par les marrées et les orages. L'agriculture y était minoritaire, quelques rizière, mais surtout des cultures de millet et de blé de quelques acres. Les cultivateurs étant généralement propriétaire de père en fils et survivaient grâce à la vente de leur produit sur le minuscule marché d'Ân Si l'agriculture alimentaire était loin derrière la pêche ET l'élevage d'animaux à laine, l'on trouvait cependant un grand nombre de jardin communaux peuplé par des plants de coton. La terre y était ingénieusement gardé fertile par l'alliance du savoir faire du botaniste-océanographe local, le docteur Tranh Pham Chìen, qui était aussi un membre influent du « Boïtoï » dans la région; et des artisans-poissonniers qui avec les rebuts de poisson et les compétences du Dr. Chìen concoctait un mélange de fertilisant pour le sol. De cette manière, la culture du coton restait possible malgré l'habitude de cette plante d'appauvrir les sols. Initiatives d'autant plus importante que la région avait un sol terreux assez peu épais sauf au nord-est où les [url=http://media.vietq.vn/files/ky_thuat_trong_cay_loc_vung_3.jpg]barringtonia[/url] [1] poussaient abondamment parmi les forêts qui faisait le bien-être des artisans-charpentier, constructeur de bateaux ou charretiers.

L'économie primaire des environs de Ân repose essentiellement sur la collecte et la production de matière première à transformer, qui sont soient exporté vers Mÿ Lai ( coton, laine, légumes), soit vendu sur le marché local ou transformer localement. Ân en elle même est une localité de cinq milles âmes, dont la plus part exerce un métier d'artisanats à temps plein, lorsqu'ils ne sont pas pêcheur ou artisans poissonniers, ils sont fileurs, couteliers, inutile de dire que le marché pour les couteaux à poisson est important à Ân, certain sont des horticulteurs spécialisé dans la betteraves ou le choux, mais tous étaient autonome, même les charretiers étaient charretiers propriétaire. En raison du nombre important de volaille et des élevages de moutons et de chèvres, plusieurs artisans-boucher et charcutiers prospéraient,car si Ân était prospère, la ville ne pouvait se permettre de gaspiller. Il n'y avait qu'un seul boulanger-pâtissier pour toute la ville, mais celui-ci a cinq apprentis, par contre les charrettes mobiles vendant des boules de pâte bouillis farcis de poisson ou de chèvre sont nombreuses. Il n'y a pas de médecin à Ân, mais deux pharmaciens et un apothicaire traditionnel. L'homme le plus important est le Dr. Chièn, pour le prestige de ses études et les services qu'il rend à la communauté. L'assemblée des artisans et des producteurs l'avait nommé conseiller exécutif du Club Boïtoï d'Ân

La ville doit sont nom « faveur » a sa prospérité jamais incroyable mais toujours stable, cela principalement dû au commerce avec les restaurants de Mÿ Lai et à la complémentarité de sont économie.

[1]Arbres du Vietnam aux fleurs rouges en automne

[center]***[/center]

Lieux : Anh

La région autour d'Anh est principalement constitué de rizière à l'ouest, alimenté par des puits artésiens vieux de mille ans, et de grande forêt au sud et à l'est. Des vergers de cerisiers s'épanouissent timidement dans le sud-est là où débute la région de Anh Dào. Les forêts autour d'Anh comporte un grand nombre d'arbre à fleur dont des [url=http://www.congviencayxanh.com.vn/website/product/~/image.axd?picture=2010/9/sua1.jpg]Dalbergia tonkinesis[/url] [2] aux fleurs blanches et des barringtonia aux fleurs rouges. La ville en elle-même ne compte que trois milles habitants, la plus part sont maraîchers. La ville compte trois boulangers, un garagistes, dix-huit voitures, six hôteliers, trois tavernes, de nombreuses parfumeries, prospérant là en raison de l'abondance des arbres à fleurs; des brasseurs de bière de millet, d'orge ou de riz, des horticulteurs-fleuristes, un médecin et trois confiseurs. Le maire local possédait une manufacture de gâteau de riz aux cerises. L'homme le plus important, Pham Chìen Chek, est le garagiste, il est le représentant élu par les bourgeois-artisans du Boïtoï et commande les brigadiers de l'harmonie installé à Anh.

La ville doit son nom aux significations multiple « aurore », « crépuscule » et « rayon de soleil » aux effets lumineux que le soleil à, particulièrement à l'aube et au coucher du soleil sur les forêts colorés de la région. C'est la beauté de ces effets qui explique le grand nombre d'hôtelier de campagne et les tavernes, car la ville attire un certain nombre de visiteurs de Kampong et de la province, au printemps et à l'automne surtout.

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Lieux : Anh Dào

Ahn Dào, la forêt des cerisiers est une région où l'économie repose largement sur les cerisiers. Si depuis des siècles, le cerisiers, ses fleurs et ses fruits ont fait la renommé et la prospérité de la ville de quatre mille habitants, les vergers sont resté largement familiaux et de petite à moyenne taille en raison des soins particuliers requit par les cerisiers. Les propriétaires des vergers ce considèrent comme des artisans-cerisier, comme ceux des régions environnantes où le cerisiers d'exploitation familiale prospère et ont été accepté comme tel au seins du club Boïtoï. Si le soleil à ici aussi des effets magnifique sur les cerisiers en fleurs, l'on a préféré souligné l'abondance de l'arbre que sa beauté. La ville d'Anh Dào compte un nombre important d'ébénistes, spécialisé dans le travail du bois de cerisier pour les meubles et les objets de bois. Il y a aussi une dizaine de menuisier spécialisé dans le travail d'ornement du bois de cerisier et la construction de pavillon en bois de cet arbres. Mais encore plus qu'à Anh l'on trouve des confiseurs. Beaucoup se spécialise dans la gelée de cerise, d'autre dans les bonbons, car l'on trouve de la racine de gingembre, du miel (de cerisier), de l'anis, de la racines de réglisse et d'autres plantes et racines permettant la confection de bonbons délicieux. Une conserverie fait la prospérité des ouvriers, qui touche des salaires respectable pour le travail de ce fruit délicat et les pâtissiers du coin se sont regrouper dans une manufacture pour l'exportation de dessert. Les maîtres boulangers sont renommer pour leur pain de riz au miel et à la cerise.

Parmi les autres bourgeois et artisans l'on trouve trois botanistes qui travaillent avec les artisans-cerisiers pour la préservation des vergers et la croissance des forêts qui compte un cerisier sauvage pour trois arbres. Un brasseur venu de Anh fabrique plusieurs bière à la cerise, amère, sucré, douce, florale et malté, alors que que les vinificateurs qui font des vins à partir de la cerise, souvent ils sont affiliés aux familles des vergers. Trois alcools fort sont distillé à Anh Dào, un alcool de marc de cerise, alcool de cerise et alcool de fleur de cerisier. Le représentant du club boïtoï local est le maître confiseur Hu Pham Dao. Anh Dào commerce beaucoup avec Kampong et Mÿ Lai où le restaurant Nhà Hàng Mÿ Lai achète une grande quantité de délicatesse à base de cerise, alors que ce sont les transports de la famille du propriétaire qui assure les livraisons via l'entreprise d'un l'oncle (de Ngô Bù Lôc) qui possède dix huit camion et fournis l'ouvrage aux trois mécaniciens.

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Lieux : Mÿ Lai

Mÿ Lai est, après Kampong, la plus grande ville de cette région avec dix mille habitant. Elle compte de nombreuse entreprise familiale de taille variées dont les plus notoires sont, la poissonnerie, la conserverie de poisson et de pieuvre, la scierie Tran Pham Cao, la manufacture de tissue et la compagnie de transport Van Chuyen Mÿ Lai, qui sous-traite le transport maritime à la douzaine de batelier de la ville. Mÿ Lai compte un important nombre de pêcheurs-propriétaire indépendant, qui embauche souvent des membres de leur familles comme main d'oeuvre. C'est que la pêche est importante à Mÿ Lai, puisqu'elle approvisionne la ville et les marchés de Kampong. Il existe ainsi plusieurs variété de pêche et de pêcheurs : des baleiniers, des pêcheurs de crustacés, des pêcheurs de concombre des mers, des pêcheurs de pieuvre, des pêcheurs de petits poisson et des pêcheurs de grand poisson. Le bateau de pêche au requins de Mÿ Lai est possédé en association par le plus grand restaurant et par la grande poissonnerie de la ville. Contrairement à Ân, au nord, les poissonniers ne sont guère nombreux, en comparaison à la population, en raison de la concurrence de la poissonnerie du maire. Cependant, par une entente de bon voisinage, ils ont le monopole du travail et de la vente du poisson préparé dans le secteur du port et des bas-quartier, alors que la poissonnerie fournis tout les restaurant, sauf le Grand restaurant, et se concentre sur l'exportation locale. Les maîtres-maçon et les briqueteurs sont nombreux, car les bâtiment souvent de la ville sont de brique et de pierre, Les charpentiers sont aussi présent car les intérieurs de bois sont prisé. Ils existent trois petits chantiers navals qui construisent les bateaux de pêches, les canaux et les jonques à l'ancienne et qui sont la propriété des maîtres charpentiers-navals de la ville.

Il y a un grand nombre de commerçant à Mÿ Lai, qui est le centre des affaires du Bò Lai et ce malgré la proximité de Kampong. Les tailleurs sont nombreux et achètent de la soie qui vient par bateaux, tout comme les maisons de thé et leur propriétaire. La ville compte un petit hôpital, plusieurs pharmacies et une maison close qui fait la prospérité des gynécologues. Les lettrés sont nombreux et il existe une école de confucianisme, ainsi qu'un temple bouddhiste prospère, la cours de justice pour la région du Bò Lai se trouve à Mÿ Lai. Les notaires et les avocats sont nombreux, mais l'on ne trouve ni actuaire, ni financier, la banque locale est familiale et n'a pour seul concurrence que la caisse d'épargne des pêcheurs. Les cultivateurs des environs sont toujours les bienvenus dans la ville pour y vendre leur produit qui, par décret, ne sont concurrencé que par des produits de qualité égale, produit dans les régions autour. Depuis, peu la bibliothèque de la ville a été rénové et l'on à commencé la construction d'un mur d'enceinte, en pierre et en bois, autour de la ville. Ici, les routes sont étroites et malgré le nombre des résidents, les relations sont celles de bon voisinage. La seule ombre au tableau est le syndicats des poissonniers, qui en fait ne représente que les ouvriers venus de la grande ville et dont l'attitude est détesté par les locaux.

Posté : sam. juil. 09, 2016 6:11 pm
par Viktor Troska
[justify]FRONT ROUGE DES COMBATTANTS
[url=https://www.youtube.com/watch?v=DKxMA2pyAPo]''PARTISAN JE GARDE MON FUSIL JE VOUS REMET MON ÂME''[/url]

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/27/1468083258-slp.png[/img][/center]

Liêm scrutait attentivement en face de lui, s'appuyant sur son fusil d'assaut. Derrière lui, se trouvait l'une des nombreuses "colonnes volantes" qui était les forces d'assaut du Front Rouge des Combattants. Organisés de manière autonome, le plus souvent avec des armes légères et une puissance de feu légère, ces "colonnes volantes" avaient pour mission d'être des tirailleurs, d'attaquer sur les flancs et d'être capable de pouvoir déborder les forces ennemis. Au loin, l'on pouvait entendre crépiter des bruits de fusils, de mitrailleuses et parfois même des explosions. Accroupis non loin de lui, les guérilleros attendaient patiemment mais sur le qui-vive, près à bondir quand l'occasion allait se présenter. Chacun regardait devant lui, attendait quelqu'un, un signal, quelque chose quoi. Depuis maintenant plusieurs jours, il y avait des accrochages autour de la localité de Lào Tum, non loin des bases d'appuis du Front Rouge des Combattants dans ses deux villages nouvellement acquis au "nouveau pouvoir". Tout avait commencé par une mission de reconnaissance, qui s'était soldé par un succès plus que retentissant. Puis, des membres du syndicat paysan nouvellement crée se sont rendu dans la localité pour commencer à faire de l'agitation en faveur de l'organisation des travailleurs de la terre, des travailleurs tout court même. C'est là que tout à basculé, quand des coups de feux ont visés des membres du syndicat paysan qui ont quasiment été massacré par des partisans des potentats locaux. A l'entrée du village, l'on a accroché leurs corps pour essayer de décourager de futurs agitateurs et au-delà de ça, il s'agissait de faire peur à la population de Lào Tum, tout simplement. La guerre psychologique était une guerre comme une autre, mais elle était plus raffinée, visait avant tout à briser psychologiquement bon nombres de combattants et la volonté des masses exploitées. La guérilla, devait sans cesse affronter de nouvelles formes de contre-guérilla de plus en plus sophistiqués. Pourtant, cela n'entamait en rien l'espoir du FRC dans sa lutte dans la région. Pour répondre à cette agression, plusieurs détachements ont été envoyés en représailles s'attaquer aux symboles du pouvoir dans le village et ceux, depuis de nombreux jours. Désormais, la guerre par procuration était terminé.

Liêm sortit sa gourde pour prendre une gorgée d'eau. Dans la jungle, l'air était suffocant au possible. En plus de l'anxiété régnante, les nerfs à vifs, il fallait à tout prix garder son calme. Depuis plus de vingt minutes, on lui avait demandé lui et sa "colonne volante" de prendre position ici et d'attendre que l'on vienne lui donner un signal. Depuis plus de vingts minutes, il pouvait entendre les tirs continuer et les cris raisonner dans toute la jungle. Quand soudain au loin, une petite figure se mit à sautiller à travers les fourrées comme pour venir jusque là. Faisant signe de se baisser (cela pouvait être un piège), Liêm leva légèrement la tête et siffla plusieurs fois. Il n'y avait pas de réponse. Il recommença encore une fois et toujours rien. Il agrippa alors son fusil d'assaut et le pointa vers la forme qui venait vers lui. Il tenta une dernière fois de siffler et là, le sifflement lui fit rendu. Il poussa un grand soupir de soulagement et fit signe à ces hommes de venir avec lui et d'avancer en position de tirailleurs. Le guérillero qui venait d'arriver était tout haletant et demanda qu'on lui donne à boire, ce qui fut fait. Ensuite, il explique rapidement la situation à Liêm : Dans la village, les combats faisaient rage entre les combattants rouges et les forces de milices du village. Ils étaient bien retranchés et avaient réussi à blesser, voir tuer plusieurs guérilleros dans leur progression à travers le village. Liêm compris que lui et sa colonne, devait se porter sur un des flancs du village pour tenter de contourner la position tenu par les réactionnaires. Il avait vu juste et on lui demandait de venir au plus vite, avec des munitions supplémentaires afin d'aider les combattants déjà sur place. D'un geste de balancier de la main d'avant en arrière, Liêm fit avancer d'un bond l'ensemble de sa colonne, qui comptait une quinzaine de combattants et combattantes. Il se mirent à courir à travers le jungle, pour essayer d'arriver le plus rapidement dans la zone d'affrontement. Plus ils se rapprochaient, plus les bruits de tirs se faisaient pressant. Nul doute, la prise de Lào Tum ne serait pas une partie de plaisir.

Liêm regardait tout autour de lui, de peur de tomber dans une embuscade ou alors tout simplement de se tromper de chemin. Pourtant, il lui fallait simplement avancer pour arriver à bonne destination. Une fois à l'entrée du village, il se faufila avec sa colonne jusqu'aux forces déjà entrain de se battre, retranché dans ce qui semblait être une école mais totalement saccagé suite aux combats. Le Camarade-Commandant était vraiment content de voir arriver ces nouvelles forces fraîches. Sur une petite table, il avait réalisé à la va-vite un petit croquis du village et la position des combattants ennemis. Liêm et sa colonne devait se porter sur le flanc gauche de l'ennemi, se faufiler le long d'un mur épais pour tomber sur les arrières des réactionnaires. Ces derniers avaient pris position légèrement en hauteur, dans plusieurs petites bicoques qui leurs servaient à pouvoir observer la situation et les mouvements du Front des Combattants Rouge. Liêm, magnanime, demanda si il était possible de pouvoir lui offrir un feu de couverture. La réponse fut négative. Il demanda alors de pouvoir faire une reconnaissance. Le Camarade-Commandant lui répondit de façon négative. Alors, Liêm demanda alors qu'on lui donna quelques lances-roquettes pour avoir plus de puissance de feu. Le Camarade-Commandant après hésitation, lui en fournit deux... avec un coup chacun. Une bien maigre consolation compte tenu de la position dominante de la milice locale, par rapports aux guérilleros. Une fois qu'il eut fait le tour de l'équipement, fait le point sur les munitions, il se mit en route avec sa colonne. Mouvement tournant par le flanc gauche, longer le mur et pouvoir faire un tir de suppression sur ses fumiers. Sur le papier, c'était simple mais dans la pratique, ça allait certainement être l'enfer.

Liêm était à la pointe de la colonne et avançait par petits bonds successifs, s'arrêtant de temps à autres derrières tels ou tels obstacles. En jetant un œil par-dessus les différents abris qu'il empruntait, il pouvait voir les impacts des balles et des grenades. Le village avait été évacué depuis longtemps par ceux et celles qui y vivaient, sans nul doute. Alors, la progression repris. Au loin, le fameux "mur". Entre les deux... un joli défilé de 300 mètres totalement à découvert. Voilà quelque chose qu'on ne lui avait pas dit, sans doute pour que son offensive n'est pas "moins de mordant". Il s'arrêta et fit le point sur la situation. Il fallait avancer rapidement, sans quoi il se retrouverait à défendre une position au lieu de devoir en attaquer une autre. Sur ses quinze hommes, il fait cinq groupes de trois chacun, qu'il allait lancer au fur et rien mesure. A son signal, le premier groupe se mit à courir le long du défilé, sans se faire repérer. Au tout du deuxième, qui à mi-chemin commença à être pris pour cible, mais sans perte. Puis vint le troisième et le troisième qui sans doute mal synchroniser, partirent en même temps. Sur les six combattants, deux furent tués et un fut touché au bras. Il restait lui et trois hommes qui sous un feu de couverture, se lancèrent à leur tour, sans dommage malgré les balles qui sifflaient autour d'eux. Vint ensuite le long mur qu'il fallait emprunter pour tourner la position. Ils avancèrent toujours avec une grande rapidité, sans s'arrêté et protégé par le mur. Soudain, des crépitements lézardèrent le mur : On les prenaient pour cible. Instinctivement, les membres de la colonnes se jetèrent au sol et commencèrent à ouvrir le feu dans toutes les directions possibles et à l'aveuglette. Procédant à nouveau par bonds, ils avancèrent dans les herbes hautes sans savoir où se trouvait réellement leurs ennemis. Liêm ordonna un tir de lance-roquette dans le sens de la progression du groupe. Le coup partit et quelques seconds plus tard, le groupe pu de nouveau progresser.

Liêm avait encore 13 combattants, dont un légèrement blessé. Arrivé à l'extrémité du mur, il passa légèrement sa tête pour observer ce qui se trouvait face à lui . Comme prévu, il se trouvait en position de pouvoir contourner les deux bicoques d'où partait un feu nourri. Sans perdre de temps, il divisa ses forces en une équipe d'appui-feu et une équipe d'assaut, qu'il allait mener lui-même. L'équipe d'appui-feu pris position légèrement sur sa gauche, tandis qu'il s'élança pour rejoindre la position tenu par les combattants ennemis. Sa progression fut rapide, car il n'y avait personne pour l'empêcher de progresser. L'équipe d'appui-feu fournit un tir nourri qui réduisit en silence la première bicoque, et la deuxième explosa sous le tir du dernier roquette à la disposition de la colonne. Enjambant les différents obstacles se trouvant sur son chemin, la colonne pu prendre position dans les ruines fumantes des deux bicoques et ils agitèrent un drapeau rouge pour signifier qu'ils venaient de prendre la position à l'ennemi, sans coup férir. L'ensemble des forces du Front Rouge des Combattants s'élança alors en hurlant pour se donner du courage, devant des miliciens qui n'avaient nulle part où battre en retraite. Nombre d'entre eux préférèrent se donner la mort, d'autres se rendirent en pleurant et en suppliant de les épargner. Derrière le sillage des combattants du Front Rouge, se trouvait la "SecSpe", ou Section Spéciale, sorte de police politique établi par la DirectPol il y a peu. Ses agents sans ménagement, distribuaient des balles dans la tête comme le Père Noël apportait des cadeaux aux enfants. Malgré les pleurs et les suppliques, les miliciens ne recevaient qu'une balle en guise de rédemption. Liêm lui, pouvait penser ce qu'il veut, mais ne devait jamais oublier que c'est l'organisation qui a toujours le dernier mot. Le Parti commande aux fusils et non l'inverse. Aujourd'hui à Lào Tum, on ne fera pas la fête.
[/justify]

Posté : dim. juil. 10, 2016 12:13 am
par Alwine
Renouveau Monarchique
Mànhđảng/Parti Monarchiste Kurongais
Nog-A'an

Nog-A'an était située directement au sud-est de Chug-Nuan, dont elle était l'une des voisines directes. Elle aussi se trouvait le long de la frontière avec le Royaume de Kurong, mais contrairement à sa voisine du nord-ouest, elle avait eut un statut de ville-frontière beaucoup moins encrée, pour diverses raisons. Alors que Chug-Nuan était une localité essentiellement agricole, à la population modeste mais presque trop grande pour les ressources que le sol peu fertile pouvait produire, hélas, Nog-A'an, elle, était plus diversifiée, grâce aux deux rivières qui la traversaient, et se fondaient sur son territoire dans le petit lac de Bog-Guk, ressortant mêlées en un seul cours d'eau, toujours bien modeste, qui continuait ensuite sa route vers le nord. Cette particularité avait permis de tout temps l'existence d'une pêche qui avec les ans s'était muée en une pisciculture supplémentaire, tandis que l'eau, en partie canalisée, avait également pu servir à améliorer un peu le rendement des sols, permettant notamment d'exploiter quelques arbres fruitiers plutôt que de simplement s'échiner à faire sortir de maigres récoltes partout sur le territoire de la localité.

En partie parce qu'elle était plus prospère que sa voisine, en partie parce que aucun de ses cours d'eau n'était navigable, en faisant des obstacles plutôt que des atouts pour les échanges avec l'autre côté de la frontière, et aussi en partie, sans doute, pour des questions de mentalité, tout simplement, Nog-A'an n'avait jamais vraiment versé dans les échanges frontaliers, même au temps où la frontière avec le Kurong était une véritable frontière. Si Chug-Nuan avait en son temps vécu des échanges et principalement de la contrebande, pour tout dire, le phénomène ne s'était pas vu à Nog-A'an, et si cela avait certes amené un flux de richesse moins grand dans certaines périodes particulièrement propices à ce genre de trafic, cela avait également eut le grand mérite d'évité à la localité d'être tributaire des fluctuations de la frontières, de son existence réelle ou de son statut de simple « frontière de papier », de « trait sur la carte » séparant simplement deux partis d'un même pays. Cela entraînait un meilleur niveau de vie à Nog-A'an, permettant le développement d'un artisanat centré autour de la pêche et d'une prospérité qui n'avait rien d'élevée mais permettait du moins une vie assez correcte.

Nog-A'an, s'était aussi la seconde cible que le Renouveau Monarchique qui, après avoir réussi à affermir une véritable emprise sur Chug-Nuan, se prenait à rêver plus grand. En dépit de leur résolution, de nombreux militants n'avaient pas pensé qu'ils réussiraient véritablement à agir dans la durée : ils espéraient marquer les esprits mais ne pouvaient tout à fait croire à un relâchement aussi long de l'autorité. Maintenant qu'ils avaient réussi à faire de Chug-Nuan un véritable poste-avancée du royaume, ils se prenaient à espérer que oui, un véritable bouleversement sur le long-terme était possible... et maintenant, ils voyaient donc plus loin, décidés à grignoter peu à peu les territoires qui bordaient le Kurong pour bâtir directement la réalité d'un Grand-Kurong rayonnant et plus puissant que jamais, en espérant que cela pourrait lancer un véritable élan qui peu à peu se communiquerait au reste du pays, pour mieux embraser les campagnes et permettre le retour d'un royaume de Kurong véritable, d'un Grand-Royaume du Kurong plus glorieux que jamais ! Et puis tant qu'à faire, si cela pouvait constituer une barrière protectrice contre le péril rouge et les idées réactionnaires pour le Kurong lui-même, cela ne pouvait qu'être une bonne chose.

Cette fois-ci, une partie de l'attention du Renouveau Monarchique étant encore concentrée à Chug-Nuan, la « campagne » des partisans du roi de Kurong commença de façon assez « douce », presque discrète, sans faire de heurt aussi marqué... du moins pour l'instant. Venant de la localité voisine, et aidés par les sympathisants du Parti de la Jonque locaux, les partisans monarchiques se livrèrent à une opération de collages d'affiches bon marché et de distribution de tracts à bas prix dans les rues de Nog-A'an, reprenant les slogans classiques du Renouveau Monarchique : « Ralliez-vous à la bannière royale, protégez-vous du raz-de-marée rouge ! », « Le gouvernement républicain a prouvé son inefficacité, revenons au modèle millénaire qui a fait ses preuves ! », « Le Renouveau Monarchique, c'est la grandeur, la splendeur et la sécurité » et autres « Vive le Roi, vive le Kurong, vive le peuple unis et prospère ! », détaillant chaque fois un court programme ciblé autour des préoccupations nog-a'anaises. De quoi instiller l'idée du Renouveau Monarchique, rempart contre le péril rouge, ferment de la sécurité et de la prospérité, en attendant la prochaine étape...

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Renouveau Monarchique
Mànhđảng/Parti Monarchiste Kurongais
Chug-Nuan

Maintenant que Chug-Nuan était « fortifiée », au sens propre comme au sens figuré, et que l'emprise monarchiste y était solidement encrée, il était temps, du point de vue du Renouveau Monarchique, de faire en sorte que le contrat soit pleinement remplis, sur le plan de la sécurité, certes, mais aussi sur le plan de la prospérité. C'était ainsi que l'on avait entreprit de monter une structure qui pourrait apporter plus de prospérité à Chug-Nuan... et aussi au Renouveau Monarchique, bien entendu. Grâce à un apport de capitaux et de bras de la part du Renouveau Monarchique, les locaux chug-nuanais avaient fin pu lancer un projet que certains d'entre-eux avaient depuis longtemps : la création d'une entreprise de transformations de la viande et des légumes produits sur place et dans les localités voisines, co-gérée par les villageois qui avaient participé à sa fondation et participeraient à sa gestion, sous la supervision de membres du Renouveau Monarchique, bien entendu.

L'entreprise allait pouvoir transformer viande, poisson, légumes, et pourquoi pas même fruits, les conditionnant pour pouvoir être exportés ou simplement stockés. Outre les clients locaux et ceux des localités environnantes, éventuellement, elle pouvait compter sur des clients kurongais sympathisants aux idées du Parti de la Jonque, que ce soit pour approvisionner en nourriture ou acheter les produits finis, en y gagnant sur le transport, Chug-Nuan étant toute proche. De quoi apporter des emplois, de la prospérité... et rapprocher un peu plus la localité du monde kurongais en général, bien entendu...

Posté : lun. juil. 11, 2016 12:49 pm
par Johel3007
Guerre Civile au Mayong
Mise à jour du 01/08/2030

Coalition National-Capitaliste

Kampong: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Chug-Nan : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Mÿ Lai : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Honlý : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ba Than: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Hoa Hoa: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Cao Tho : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Si Déc : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Vinh Du : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ân : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ahn : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ahn Dào : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Aoxanh : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Hoa Co : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Nah An : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Lào Tum : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Nog-A'an : Contrôle 0/5 ; Influence 0
  • Faction : « Gouvernement Bảo » : 100 RM, 100 RF
[quote]Aucune réaction de Nagwon alors même que les presses étrangères commencent pourtant à parler des violences qui ensanglantent l’Est du pays.
  • Rien de neuf
[/quote]


Ligue des Communistes Mayongais

Kampong: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Chug-Nan : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Mÿ Lai : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Honlý : Contrôle 2/5 ; Influence 7, Garnison (5)
Ba Than: Contrôle 1/5 ; Influence 0, Espion
Hoa Hoa: Contrôle 1/5 ; Influence 0, Espion
Cao Tho : Contrôle 1/5 ; Influence 0, Espion
Si Déc : Contrôle 3/5 ; Influence 0
Vinh Du : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ân : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ahn : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ahn Dào : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Aoxanh : Contrôle 1/5 ; Influence 0, Espion
Hoa Co : Contrôle 1/5 ; Influence 0, Espion
Nah An : Contrôle 2/5 ; Influence 15, Garnison (5)
Lào Tum : Contrôle 1/5 ; Influence 0, Garnison (5)
Nog-A'an : Contrôle 0/5 ; Influence 0
  • Faction : « Force Expéditionnaires du SSP » : 70 RM, 60 RF
[quote]Rien de bien neuf à l’actualité du SSP, dont l’appui à la LCM dans la région s’est fait plus discret à présent que le FRC a pris la relève dans le Nord-Est de la province. Mais l’absence de bruit ne signifie absence d’activité. Plusieurs localités ont été et, s’il faudra encore du temps pour que les espions offrent des informations utiles, l’œil du Syndicat voit loin.
  • -20 RF (mise en place d'espions)
  • + 2 pts de contrôle
[/quote]
  • Faction : «Front Rouge des Combattants» : 97 RM, 52 RF
[quote]À Nah An, commune voisine de Honly, le Front Rouge a incendié les maisons des notables et s’est imposé sans rencontrer d’opposition, les gardes payés par les notables estimant ne pas l’être assez pour livrer une bataille suicidaire. Plusieurs avaient même rejoins le FRC. Une garnison s’est installée à Nah An, où les combattants du FRC s’appliquent à une propagande active ainsi qu’à organiser un semblant d’autogestion collective au sein de la population. Cela semble séduire les habitants, dans la mesure où aucun réel sacrifice ne leur est demandé : après tout, ils n’ont presque rien qui puisse être collectivisé, même les paysans louant souvent leurs terres. La construction d’écoles locales et l’enseignement gratuit qui l’accompagne sont un cadeau apprécié, les plus petits étant souvent de toute façon peu utiles à la ferme. Et l’apparition d’un journal, La fourmi, contribue à faire connaitre ce cadeau à tous.
À Honly, le travail d’endoctrinement bat son plein et des dizaines de recrues ont pu être enrôlées sur base plus ou moins volontaires. Parmi elles, une unité spéciale a vu le jour. Composée exclusivement de femmes, elle est partage sa mission entre missions spéciales et propagande, vantant par sa seule existence l’égalité voulue par la Révolution. En parallèle, la propagande continue et, si elle ne provoque pas encore un changement radical des mentalités, la population n’est pas fondamentalement hostile.
En dépit de ces succès, des affrontements violents ont eu lieu à Lào Tum. La localité est sous contrôle mais le sang a coulé à flot. La population est néanmoins enthousiaste malgré le deuil : après tout, le FRC a attaqué en représailles à des atrocités commises par une entreprise contre des agitateurs syndicalistes, lesquels ont été exécutés et leurs corps suspendus dans le village. La réponse du FRC est donc jugée proportionnelle et même magnanime à bien des égards.
  • -10 RM (Justice populaire + garnisons)
  • – 20 RF ; + 15 influence (écoles, journal)
  • – 10 RF ; +7 influence (propagande)
  • +10 RM, - 18 RF (recrutement varié)
  • +2 RM ; -2RF (unité spéciale)
  • + 4 pts de contrôle
[/quote]

Club de Boïtoï

Kampong: Contrôle 0/5 ; Influence 10
Chug-Nan : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Mÿ Lai : Contrôle 2/5 ; Influence 0 ; garnison (10)
Honlý : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ba Than: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Hoa Hoa: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Cao Tho : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Si Déc : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Vinh Du : Contrôle 5/5 ; Influence 9
Ân : Contrôle 1/5 ; Influence 0 ; garnison (5)
Ahn : Contrôle 1/5 ; Influence 0 ; garnison (5)
Ahn Dào : Contrôle 1/5 ; Influence 0 ; garnison (5)
Aoxanh : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Hoa Co : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Nah An : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Lào Tum : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Nog-A'an : Contrôle 0/5 ; Influence 0
  • Faction : «Milice de la prospérité» : 100 RM, 35 RF
[quote] La commune de Mÿ Lai devient une véritable forteresse. Policiers et miliciens se coordonnent afin d’en faire une zone sécurisée où le droit de propriété est clairement réaffirmé par les Sept Points pour la Prospérité, même si plusieurs propriétaires terriens qui louaient leurs terres à des paysans commencent à grogner face à l’interprétation assez large du point numéro 6.
Dans les communes voisines de Ân, Ahn et Ahn Dào, la présence des milices de la prospérité se résume à un avant-poste et beaucoup de va-et-viens, sans pour autant convaincre la population de la nécessité de l’action… mais à défaut d’actions illégales ou foncièrement violentes, personne ne s’y oppose.
Le discours à Kampong a récolté un franc succès… même si plusieurs politiciens de la LAN et de la CNC ont commenté dans la presse sur l’alarmisme du Club de Boïtoï.
  • – 10 RM (garnison)
  • – 15 RM (garnison)
  • +20 RM – 35 RF (recrutement)
  • -10 RF + 10 influence (propagande)
  • + 4 pts de contrôle
[/quote]
  • Faction : «Association Fiduciaire du Mayong» : 105 RM, 89 RF
[quote]Les exactions des « communistes » contre les commerçants de Vinh Du ont ralliés la majorité de ceux-ci dans les rangs de l’AFM. Paradoxalement, l’usage de sa stratégie de la duplicité laisse la AFM divisée entre un cercle intérieur au courant des magouilles et une masse d’adhérents qui sentiraient leur confiance trahie s’ils se doutaient des actions du cercle intérieur. Mais pour l’heure, ils avalent les couleuvres avec appétit. L’exécution publique d’un « indésirable » comme bouc émissaire des frustrations collectives a trouvé un écho mitigé mais néanmoins globalement positif par les habitants de Vinh Du, qui apprécie qu’on donne action à leur volonté. Non seulement cela mais la commune de Vinh Du est désormais sous contrôle effectif du Club de Boïtoï.
  • -2 RM ; + 5 RF (casse de magasin)
  • -2 RM ; +4 influence (pendaison publique)
  • + 3 pts de contrôle
[/quote]

Mànhđảng

Kampong: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Chug-Nan : Contrôle 5/5 ; Influence 5 ; Garnison (5) ; IE (1)
Mÿ Lai : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Honlý : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ba Than: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Hoa Hoa: Contrôle 0/5 ; Influence 0
Cao Tho : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Si Déc : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Vinh Du : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ân : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ahn : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Ahn Dào : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Aoxanh : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Hoa Co : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Nah An : Contrôle 0/5 ; Influence 0
Nog-A'an : Contrôle 1/5 ; Influence 10
  • Faction : «Renouveau Monarchique» : 88 RM, 43 RF
[quote]Après les dernières purges, le contrôle sur Chug-Nan est désormais absolu pour le Parti de la Jonque. Celui-ci a même étendu son emprise sur la commune de Nog-A'an, elle aussi sur la frontière administrative entre le Kurong et l’Hau Quang. L’activité des monarchistes se veut intense et nettement plus paisible, se focalisant ici sur la communication plutôt que sur les démonstrations de force.
Par exemple, une entreprise de conditionnement alimentaire a été montée "avec le patronage de Sa Majesté" en vue d'offrir des emplois locaux mais, surtout, de gonfler les finances de Renouveau Monarchique
  • -5 RM (Libération de Chug-Nan)
  • -12 RF ; + 10 RM (recrutement)
  • -5 RM (embuscade)
  • -5 RM (garnison)
  • -2 RM ; + 3 influence (justice populaire)
  • - 20 RF ; + 10 influence (propagande)
  • - 20 RF ; + 1 infrastructure économique (usine de conditionnement alimentaire)
  • + 4 pts de contrôle
[/quote]


[url=https://s31.postimg.org/g6ictybnv/Mayong00003.png]Carte globale[/url]

[url=https://s32.postimg.org/j6qivx3f9/Mayong00005.png]Pour l’encyclopédie[/url]

Note aux joueurs :

@Tous :
Merci de clairement identifié à quel localité se rapporte votre message.
N'hésitez pas non plus à refaire vos comptes individuels ou à commenter dans la section HRP toute erreur/injustice apparente.

@Feral :
J’ai refait les comptes. J’ai 5 messages de ta part : 3 simples et un double.
Cela vaut 5 pts de contrôle depuis le début du RP.
Donc j’ai assumé que les milices de la prospérité renforçaient leur emprise sur My Laï et les trois villages alentours. Le discours à Kampong n’est pas perdu : il t’y fera gagner en influence mais pas en contrôle.

Posté : lun. juil. 11, 2016 2:41 pm
par Viktor Troska
[justify]FRONT ROUGE DES COMBATTANTS
''CHASSER LES MONSTRES !''

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/28/1468246552-amr.png[/img][/center]

Lào Tum avait été réduit en fumée par les combats qui y avaient eu lieu. La SecSpe avait fait rapidement le ménage, vis à vis de tout ceux qui avaient pris les armes et ceux qui avait permis leur armement. Tout était une question de rapidité d'exécution et de châtier ceux qui devaient l'être. Depuis le début de l'organisation du mouvement, les excès avaient été contrebalancé par une politique assez souple, qui convenait à une grande partie des personnes vivant dans les zones du "nouveau pouvoir". A Lào Tum, il fallait repartir de zéro, car il n'y avait quasiment plus rien qui tenait encore debout. Les durs combats en était la cause et à ce moment là, il fallait payer les pots cassés. Ce furent les membres du Front Rouge des Combattants qui remontèrent leurs manches et se mirent à déblayer, nettoyer et reconstruire ce qui avait été durement touché par les combats. Une fois de plus, on en revenait au mot d'ordre fondamental du travail révolutionnaire, politique et physique. Les guérilleros ne méprisaient pas le travail physique, surtout au vue de leurs milieux sociaux et de ce qu'ils avaient fait une grande partie de leur vie. C'est donc la reconstruction du village qui était une priorité pour le moment. Les corps qui avaient été lâchement accroché à l'entrée du village, furent détachés et enterré dans les honneurs. L'on commença à répertorier les familles qui n'avaient plus rien, afin de pouvoir les aider à repartir depuis le début. La vaste organisation du Front Rouge des Combattants, se mettait en branle. Et pour cause, la DirectPol décida s'organiser une réunion du Comité Central afin de pouvoir discuter de la suite des évènements, pour ensuite traiter le cas de Lào Tum. Chaque chose en son temps, donc.

L'avancée des idées et pratiques révolutionnaires avaient grandement renforcés le Front Rouge des Combattants. Tendance au sein de la Ligue des Communistes Mayongais, on commençait à ouvertement critiqué sa manière d'agir et de s'organiser. Où était donc les principaux dirigeants, alors que la possibilité de pouvoir établir des bases solides dans l'arrière-pays, étaient mûres et plausibles ? Cela provoquait beaucoup de colère, mais également de l'autre côté, beaucoup de confusion : Ce n'est pas parce que la LCM ne disait rien, qu'elle n'agissait pas. Pourtant, il semblait se dessiner au sein du Front Rouge des Combattants la possibilité de pouvoir tout simplement demander des comptes aux dirigeants de la Ligue et si le cas échéant le réponse ne serait pas satisfaite, le Front Rouge des Combattants pourrait se transformer en un Parti Communiste qui aurait son autonomie dans la lutte. Mais ça, on en discutait pas encore ouvertement et certains ne comprenaient pas une tel décision, alors qu'il faudrait mettre en place l'unité au sein de la LCM et non pas la fractionner encore davantage. Mais le débat était bel et bien là et il se poserait au fur et rien mesure de l'avance de la lutte révolutionnaire. Mais pour le moment, la question centrale restait celle du financement du FRC et de la manière dont il devait s'organiser. Pour de nombreux combattants et la DirectPol, il fallait organiser des équipes qui allaient parcourir la région, avec de faire payer les "impôts révolutionnaires" aux plus riches, aux propriétaires terriens et aux autres usuriers. Dans un second temps, il fallait mettre à contribution une partie de la petite-bourgeoisie, notamment les boutiquiers, les artisans, etc etc. Il ne fallait pas lourdement les taxer, ni leur prendre tout leur bien : Il fallait établir une sorte d'impôt en nature, qui permettrait de pouvoir à la fois financer les caisses du FRC, mais également servir dans divers achats.

La tâche fut dévolue à la Camarade-Commandant Bach Vân, qui après avoir passé plusieurs semaines à entraîner les nouvelles recrues, désirait pouvoir participer plus activement au processus révolutionnaire. Bien évidemment, elle fut désignée pour son volontarisme et pour sa grande capacité d'organisation. Grâce à elle, plusieurs équipes de "collectes" allait être mises sur pieds, tandis que l'on réfléchissait activement à une manière de pouvoir augmenter le capital du Front Rouge des Combattants. Mine de rien, l'argent restait le nerf de la guerre. Certes, les multiples prises effectués chez les notables dors et déjà tués, sur les propriétaires terriens représentaient un petit pécule, mais clairement pas assez pour l'avenir. Une équipe de travail fut mise en place afin de pouvoir plancher sur la mise en place de coopératives dans les trois localités que détenaient déjà le FRC : Un coopérative serait dévoué à l'approvisionnement, une autre permettrait de pouvoir réparer armes et matériels, tandis qu'une troisième serait là pour fournir des vêtements et des uniformes à l'ensemble des guérilleros. Ces coopératives seraient entre autre, une façon de démontrer que l'économie socialiste et coopérative est bien plus intéressante que l'économie individuelle et morcelé. Cela permettrait de "montre l'exemple" et d'inciter les paysans, les petits artisans à se fédérer dans des coopératives d'entraide et de production, qui seraient l'armature future économique du Front Rouge des Combattants. C'était avec un grand optimisme que le plan de travail fut discuté au sein du Comité Central et qu'il fut adopté à la majorité, tout en étant recommandé comme "documents de base" pour FRC.

Au bout de quelques jours, Lào Tum fut remise intégralement sur pied. Un long travail avait été nécessaire pour reloger tout le monde et faire place net dans le village. Il avait été décidé à l'unanimité que la grande demeure du petit notable allait être rasé (car inutile) et que les matériaux récupérés seraient utilisés pour construire un petit atelier... de cinéma et de propagande ! Napoléon disait que l'on gagne des guerres avec des images, sans doute avait il raison d'affirmer cela. Pour rendre plus populaire leur lutte, le Front Rouge des Combattants allait faire des mini clips de "promotion", qui seraient directement tourné dans les villages et les lieux qu'ils occupent. Bien évidemment, leurs visages allaient être caché et l'on ferait en sorte que rien ne puisse fuiter de leurs identités. On laisserait une place aux habitants et aux non-affiliés, afin qu'ils puissent également participer et donner leur ressentit. Les premiers clips de propagande seraient centré sur le "nouveau pouvoir" et sur les anciennes manières de diriger dans les localités. Ils parleraient aussi de la nécessité de devoir s'organiser, de rejoindre massivement les rangs du Front Rouge des Combattants pour faire grossir la lutte révolutionnaire et faire déborder le volcan révolutionnaire. Tout serait mis en œuvre, pour que le support visuel puisse être un grand atout dans le futur. Chaque moyen était bon, pour détruire le féodalisme et le capitalisme. L'énorme machine de propagande, allait se mettre en marche. En arrière, les coopératives allaient permettre de faire vivre une véritable Armée Révolutionnaire. De l'autre, les "collectes" organisés dans la région au près des propriétaires terriens allaient permettre de renflouer les caisses de l'organisation. Trois axes principaux, pour une seule finalité : Le socialisme.
[/justify]

Posté : mer. juil. 13, 2016 9:08 am
par Johel3007
Force Expéditionnaires du SSP
Ligue des Communistes Mayongais

[center][img]https://s32.postimg.org/uxip1t9k5/Bluestone.png[/img][/center]

Quand on parle de matériaux de construction, la tendance moderne est de pensé au béton, à l’acier, au ciment, à la brique, au verre et au plastique. Tous sont le fruit d’un conditionnement industriel qui transforme avec une grande économie de temps et d’énergie la matière brute en un produit facilement utilisable sur les chantiers car garantissant un haut niveau de standardisation de la qualité et des mesures. On parle de forêts de verre et d’acier pour désigner les centres villes des mégapoles et leurs gratte-ciels, en oubliant que quantité d’autres matériaux sont utilisés, bien que de plus en plus dans un but esthétique plutôt que pratique. Cela est dû en partie à cause de leur prix et des difficultés logistiques qu’ils présentent.
Ainsi, prenez cette pierre que les Fiémançais nomment le « petit granit » et que les Adéliens appellent « blue stone ». Le premier nom traduit une méconnaissance de la géologie, le minerai en question étant une roche calcaire là où le granit est une roche volcanique. Quant au second, il est en fait une expression tellement vaste qu’il ne regroupe pas moins d’une dizaine de variétés de pierre aux propriétés différentes mais à l’apparence similaire : celle d’un bloc de granit à la teinte bleutée. Contrairement au béton, cette pierre ne peut pas être fabriquée (« pour l’instant… » vous diront des wapongais) et doit donc être extraite de carrières parfois situées fort loin du chantier auquel elle est destinée. Mais l’extraction n’est pas tout : elle doit être taillée en blocs ou dalles de la bonne dimension, ne pouvant être simplement transportée en petites unités compactes puis coulée aux formes et dimensions désirées une fois à destination. Ainsi, certains projets fantaisistes requièrent des colonnes particulièrement imposantes qui, taillées d’une pièce, ne peuvent être facilement extraite par des méthodes modernes.

Toutes ces complications, sans parler de la rareté de la pierre elle-même, font grimpé le prix… et donc offrent des marges confortables quand l’extraction en elle-même, réalisée souvent à bras d’hommes dans les carrières de Daxanh, ne coûte presque rien. Commune du pays du matin calme dont la majorité du monde ignore jusqu’à l’existence, Elle est retenue par l’Histoire comme une anecdote, bien qu’ayant toujours eu, sous différents noms, un rôle capital pour les princes qui se sont disputé le Mayong, venant chercher à Daxanh les pierres dont sont faites leurs temples et palais.
Si le travail demeure encore largement artisanal dans les carrières d’aujourd’hui, l’outillage s’est étoffé et amélioré : disqueuses, perceuses et marteau-piqueurs ont remplacés les pioches et masses mais pas le maillet et le burin, encore utilisés pour les finissions des pièces « sensibles ». Ceux-ci ont toutefois été mis en concurrence avec des fraises industrielles portatives mais, loin de dénaturer le métier respecté de tailleur de pierre, elles n’ont fait que l’enrichir, augmentant les possibilités de l’artisan tout en réduisant la pénibilité de son ouvrage.

Daxanh, ce sont des générations d’artisans et, plus récemment, des hordes d’anciens paysans reconvertis en ouvriers pour fournir des millions de dalles à une urbanisation vorace où les classes moyennes et les élites désirent d’avantage que du béton brut et de l’acier pour orner leurs demeures. Mais si cette pierre a acquis le statut de marque réputée dans la région et s’exporte aussi assez bien à travers le monde, particulièrement dans les régions développées où les carrières de petit granit ont été épuisées depuis longtemps, les habitants de Daxanh ne touchent que des miettes de ce juteux commerce.
Pour le Syndicat, c’est une situation injuste mais surtout politiquement exploitable : un homme au dos brisé par l’effort quotidien, aux poumons et yeux ruinés par la poussière de son ouvrage et sans espoir d’un avenir meilleur que celui de son père arbore forcément du ressentiment pour ceux qui, sans même se salir les mains à la tâche, clament possession du fruit de son travail et lui jette une aumône pour sa peine. Les circonstances ayant amenées à cette situation lui importent peu : il veut que sa famille profite vraiment des trésors de sa terre natale mutilée et ce avant qu’ils ne s’épuisent.

Sous couvert d’un groupe de spéléologie, des agents du Syndicat rejoignent donc Daxanh et ses carrières, logeant chez des habitants sympathisants de la LCM, discutant avec eux au soir et performant leur mission de reconnaissance durant la journée, quand les familles sont à l’ouvrage dans la poussière minérale.



[url=https://s31.postimg.org/p0ku8ptrv/Mayong00003.png]Carte[/url]

[url=https://s32.postimg.org/tdyra9ed1/Mayong00005.png]Pour l'encyclopédie[/url]

Posté : mer. juil. 13, 2016 11:22 pm
par Feral
Les Milices de la Prospérité
Club Boïtoï
Hexagone : Mÿ Lai

La déclaration de la prospérité de Mÿ Lai en sept point avait été un assez franc succès, malgré certain abus. L'administration de Mÿ Lai avait réaffirmé sa volonté de maintenir l'harmonie et la prospérité et avait rapidement réagit aux exploitations de la déclaration par des éclaircissement et la mise sur pieds d'un corps judiciaire de magistrat appelé « Juge itinérant » chargé principalement de faire appliquer correctement et selon un bon sens commun les Sept points de la Prospérité. En plus, de réglé certains détails d'ordre de la justice civile ou municipale. Les juges itinérants étant toujours accompagné de deux « sentenciers », parfois quatre, dont la tâche principale était la défense du juge, le maintien de l'ordre durant les cours publique et l'arrestation ou l'application des sentences à effet immédiat. En plus de ces « Juges » les membres du conseil du Club Boïtoï de Mÿ Lai avait autorisé les villages à levé leur propre juge de paix, c'est à dire d'élire un de leur concitoyens afin de réglé les disputes et tout ce qui ne nécessitait pas une expertise pointue. Les juges de paix sont autorisé par mandat à faire appel aux policiers et aux « brigadiers de l'harmonie » pour appliqué les règlements décidé. Comme élu et révocable, le juge de paix doit faire attention à être impartiale sous peine de le payer lorsque quelqu'un d'autre prendra sa place.

Dans un hameaux autour de Mÿ Lai, un jeune homme armée d'une vieille pétoire et d'une [url=http://1.bp.blogspot.com/-vZoSbq1KkYM/UO2xcr7h3UI/AAAAAAAARkc/wXRvuaGYXpY/s640/DSC_0308+%5B1024x768%5D.jpg]machette asiatique[/url]

Nguyen Pham Chìen
Ouvrier agricole,
« Je cultive ce champ, selon la déclaration des sept points de la prospérité, il m'appartient »

Cao Chìen Cao
Propriétaire terrien,
« Nguyen, espèce de sale rat! La saison dernière tu mendiai dans le centre de Mÿ Lai, j'ai réduit les revenues de mon neuveu pour te donner du travail »

Nguyen Pham Chìen
Ouvrier agricole,
« Trop tard pour toi vieux débris, la déclaration me donne la propriété sur ce champ »

Venant vers eux, s'approchait quatre personnage, l'un d'eux était Nguyen Bao Chek, le juge de paix du hameau et avec lui venait un juge itinérant et ses sentenciers. Les quatre hommes arrivèrent à la hauteur des deux citoyens en dispute. Le juge de paix tenta d'empêcher le vieux Cao Chìen Cao d'étrangler son interlocuteur. Le juge itinérant fit un geste de la main et ses sentenciers se précipitèrent pour éloigné les deux hommes, restant chacun près d'un des chicaneurs.

Nguyen Bao Chek
Juge de paix,
« Allons vous deux! Vous déshonorez vos familles! Tenez vous correctement, voici le juge itinérant de Mÿ Lai »

Chính Trực Cho
Juge itinérant,
« J'entends qu'il s'agit d'une dispute concernant l'un des points de la prospérité proclamé à Mÿ Lai, j'ose même deviné qu'il s'agit du sixième point. »
Nguyen Pham Chìen
Ouvrier agricole,
« Oui! La terre appartient à celui qui la cultive »

Chính Trực Cho
Juge itinérant,
« Hmm. Fougueux et insolent tout à la fois, tu pourrais très bien un jour faire une erreur dans un tour de sang et la regretté amèrement. »
« La terre appartient à celui qui la cultive et pour ce faire les actes de propriété seront redistribué depuis les archives de la ville aux agriculteurs-propriétaires. »

Nguyen Bao Chek
Juge de paix,
« C'est ce que j'ai dis, mais il m'a répondu qu'il cultivait cette terre et qu'il tuerait celui qui tenterai de la lui enlever. »

Nguyen Pham Chìen leva fièrement le menton et sourit non sans une certaine arrogance de pauvre d'esprit croyant avoir déjoué la loi.

Chính Trực Cho
Juge itinérant,
« Dans ce cas jeune homme, puis-je voir l'acte de propriété que t'a rétrocédé la mairie de Mÿ Lai? »

Le jeune homme perdit immédiatement sont sourire.

Nguyen Pham Chìen
Ouvrier agricole,
« Je...je ne l'ai pas, c'est le père Cao qui l'a, c'est à lui que l'on donner les policiers..»
« MAIS C'EST UNE ERREUR! Je cultive la terre, elle est à moi! »

Chính Trực Cho
Juge itinérant,
« C'est une mémorable erreur, un manque de clarté déplorable que nous avons rapidement corrigé. Nous croyons que le sous-entendu était suffisamment clair. »
« La terre appartient à ceux qui la cultive, mais est remis à son propriétaire. Ce qui ne peut pas être toléré cependant c'est l'éviction d'un tenancier, d'un locataire de la terre sans un motif irréfutable. »

Nguyen Pham Chìen
Ouvrier agricole,
« No… Non! Non! La terre est à moi! Je ne retournerais pas à Kampong! Je ne travaillerais plus pour les corporations.. »

Chính Trực Cho
Juge itinérant,
« Nous sommes désolés jeune homme »

Nguyen Pham Chìen
Ouvrier agricole,
« C'est illégale! Ce n'est pas écrit »

Le jeune homme tendis une version du Journal de Mÿ Lai daté de la déclaration.

Chính Trực Cho
Juge itinérant,
« L'édition de correction de la déclaration a été distribuer gratuitement partout dans la région, comme ce fut le cas pour la déclaration. »

L'ouvrier commençait à avoir peur, alors que les sentenciers s'approchaient.

Cao Chìen Cao
Propriétaire terrien,
« Petit voyou! Voleur ingrat! Tu pourriras en prison! »

Nguyen saisit son fusil et le pointa vers les sentenciers.

Nguyen Pham Chìen
Ouvrier agricole,
« N… Non! »

Chính Trực Cho
Juge itinérant,
« UN INSTANT! »
« Si je me réfère aux dernières mises à jour, le tenancier peut racheter la parcelle qu'il cultive pour un prix non-spéculatif mais favorable au propriétaire et accessible au tenancier. La caisse d'autonomie agricole a été créer à cette fin la semaine dernière. Vous pouvez y emprunter pour un taux d'intérêt fixe de 2% payable jusqu'à 80% en denrée agricole. »

Nguyen baissa son arme.

Chính Trực Cho
Juge itinérant,
« Les critères pour les rachats sont de présenté un potentiel agricole sérieux et de ne pas avoir d'antécédent de fraude bancaire ou de condamnation criminelle sérieuse. Mais même dans ce cas un processus d'appel à été mis en place. »
« Nous préparons en outre l'incorporation des métiers en corps démocratique. »

Nguyen Pham Chìen
Ouvrier agricole,
« Je… »

Chính Trực Cho
Juge itinérant,
« Cependant, pour votre comportement nous vous condamnons aux travaux de la construction du mûr de Mÿ Lai, pour lequel vous serez rémunéré 3 Y par jours, pendant deux semaines. Après quoi, vous pourrez appliqué auprès de Cao Chìen Cao pour l'achat de ce lopin de terre, si vous l'avez travailler dans les trois dernières saison précédent la mise ne place de la Déclaration. »

Nguyen Pham Chìen ne vit pas les sentenciers le saisir et l'entraîner vers le poste de police municipale. Chìnch Truc l'équitable, se déplaçaient à pieds entre les localités sur son parcours, mais il enverrait le jeune homme, encore médusé par le dénouement et la chance qu'il avait de s'en tiré à si bon compte, par camion. Le juge de paix regardait de manière admirative le juge itinérant, souhaitant avoir son jugement et son sens de la justice. Cao Chìen Cao vint en claudiquant remercier le juge de lui avoir sauvé la vie et d'avoir rendu justice aussi simplement. Il promit que si le jeune Pham Chìen montrait une volonté harmonieuse de rédemption il accepterait de rencontré l'évaluateur du bureau agricole pour céder le lopin de terre.