Posté : jeu. mai 19, 2016 9:00 pm
Note : La majorité de ce RP a été rédigée hier, avant le compte-rendu de Sébaldie. J'ai tâché de le réadapter afin de le rendre conforme à ce qui a été dit. N'hésitez pas à me prévenir si vous repérez des incohérences 
Note 2 : Maas fait référence à une attaque islamiste dans le local. Je suis parti du principe hier soir qu'il en connaissait l'auteur. Finalement, il s'avère que non, mais j'ai choisi de laisser quand même cette mention, qui colle l'esprit de la faction (en réalité, ils ne savent pas qui le responsable, mais soupçonnent naturellement leur bouc-émissaire habituel)
Pour Caspar, cette trahison ne pouvait signifier qu'une chose. Cela faisait déjà trop longtemps que Boris Vikentz dirigeait le parti. Du haut de ses soixante-quinze ans, le vieil homme était en train de devenir complètement gâteux, au point de se laisser corrompre par les Ultra-libéraux de la république. Il était clair que le mouvement identitaire devait changer de main, que son idéal devait être représenté par quelqu'un de plus influent. Sur cette dernière réflexion, la réponse apparut à Caspar comme une évidence. N'était-il pas le plus à même de reprendre le flambeau de Vikentz, et d'incarner à son tour le mouvement à travers la Sébaldie ? Certes, son influence était beaucoup moins importante que celle du député au niveau national, mais au niveau local, il était pratiquement vénéré par certains fanatiques. Sa décision était prise : il devait devenir le guide du nouvel État sébalde qu'il allait fonder ici, à Ambrosius.
La sonnerie du téléphone sortit Caspar Maas de ses rêveries. Le siège du parti avait-il décidé de revenir sur sa décision ? Pourtant furieux de leur refus quelques instants auparavant, il espérait que ce n'était pas le cas, ne souhaitant être en rien redevable aux membres du parti dont il projetait de se séparer.
Lorsqu'il décrocha, il fut soulagé d'entendre la voix de Vladislav, l'un de ses associés membre d'Identité Sébalde. Néanmoins, il déchanta très vite lorsque celui-ci lui expliqua la raison de son appel. Après avoir raccroché, Caspar Maas n'avait pas tout compris, mais Vladislav, paniqué, lui avait parlé d'une attaque ayant eu lieu au local du parti. Ne sachant pas exactement de quoi il s'agissait, mais se doutant que l'affaire était d'une extrême gravité, il saisit son manteau et quitta son appartement en trombe pour rejoindre le centre-ville.
Il était vingt heures passé, et la nuit était déjà tombée en ce mois de février. Heureusement, la météo assez douce lui permettait de chevaucher son vélo sans trop se préoccuper de la température. Au bout d'un trajet d'une dizaine de minutes, au cours duquel il n'avait pas cessé de s'imaginer toutes sortes de scénarios expliquant ce qui était arrivé au local, Caspar arriva au pied de l'immeuble qui abritait celui-ci. Il accrocha son vélo à un lampadaire et, après y avoir suspendu un bâtonnet de saucissons, une plaisanterie commune de plus récurrente chez les Identitaires, il pénétra dans le hall et se dirigea vers le premier des ascenseurs. Celui-ci mit un temps à descendre et, lorsque ses portes s'ouvrirent, Caspar constata avec stupéfaction que le boitier de commande avait été complètement brûlé, et rendu inutilisable. Toujours sous le choc, il appela le deuxième ascenseur, mais se résolut à emprunter les escaliers en constatant que celui-ci n'était toujours pas là au bout de deux minutes.
Plus il gravissait de marches, plus Caspar trouvait de cendres sur celles-ci. Visiblement, Vladislav avait des raisons d'être paniqué. Caspar eut l'impression d'avoir atterri en plein sur un champ de bataille. Une fois qu'il eut atteint le troisième étage, il put réellement constater l'ampleur des dégâts. Tous les fonds investis dans l'aménagement de ce local était littéralement parti en fumée : les murs étaient noirâtres, les rideaux brûlés, le mobilier explosé. Plusieurs dizaines de corps sans vie, brûlés, en partie démembrés et criblés de balles jonchaient le sol. Caspar eut à peine le temps de sentir son haut-le-cœur monter que son estomac s'était déjà vidé sur la moquette carbonisée.
Vladislav accourut, sans même remarquer le vomi qui se trouvait aux pieds de Caspar.
-Ils étaient trois ou quatre ! Ils ont débarqué quand Erik fermait la grille, descendu tout le monde, volé le vidéoprojecteur et trois chaises pliantes, puis ils sont partis en faisant tout sauter.
-Tu étais là ?
-Non, mais Erik était encore vivant quand je suis arrivé. J'ai essayé de l'aider et il m'a tout raconté avant de succomber de ses blessures.
Caspar baissa la tête et vit le corps sans vie d'Erik, adossé au mur, l'avant-bras gauche et le pied droit arrachés. Il semblait avoir reçu une balle dans l'estomac, contrairement aux autres corps, dont les crânes étaient tous percés. Visiblement, les assaillants étaient bien venus ici pour tuer.
Caspar resta un moment pensif. Vladislav, inquiet, brisa le silence.
-Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Il réfléchit encore un petit instant. Même si la perte du local était un coup dur, s'agissant jusqu'alors du point de rendez-vous des Identitaires à Ambrosius, Caspar n'était pas complètement anéanti. Plusieurs membres influents au sein du parti avaient péri, mais il n'en était pas réellement affecté. Ce lieu incarnait le rattachement des Identitaires à Identité sébalde, parti avec lequel il avait décidé de prendre ses distances afin de satisfaire ses propres ambitions.
Il avait déjà en tête ce qui deviendrait le prochain quartier général des Identitaires, un lieu qui assoirait pour de bon leur emprise sur toute la ville.
-Contacte autant de monde que possible dès ce soir. Que tous se chargent à leur tour de faire passer le message au plus grand nombre : je m'exprimerai demain matin à 10h. Tous les vrais Sébaldes de la ville ont rendez-vous sur le bord de l'étang d'Ambrosius.
-Qu'est-ce que tu comptes leur dire ?
-Contente-toi de faire ce que je te dis. Je peux seulement te promettre que, très bientôt, les vrais Sébaldes auront repris totalement le contrôle d'Ambrosius.
Vladislav hocha la tête avant de prendre la direction de l'escalier. Il fit quelques pas avant de se retourner pour revenir vers Caspar.
-Et... qu'est-ce qu'on fait des corps ?
-On les laisse là pour l'instant. Mais je peux te promettre qu'une fois que nous aurons repris le contrôle de la situation, ils recevront tous les honneurs qui leurs sont dus.
Une fois que Vladislav eut quitté la pièce, Caspar contempla une dernière fois le massacre qui avait eu lieu. Il s'approcha du mur qui était en face de lui, sur lequel était accroché un drapeau sébalde à moitié brûlé. Il effleura le tissu et, de son doigt plein de suie, traça [url=http://nsa37.casimages.com/img/2016/05/19/160519092103230466.png]un symbole sur le fond jaune du pavillon national[/url].
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Le lendemain matin, Caspar se rendit, comme convenu, à dix heures sur le bord de l'étang d'Ambrosius, là où son épopée avait débuté. Il eut le bonheur de constater que le mouvement identitaire ambrosien s'était bien développé depuis le dernier meeting du local. La foule rassemblée devant lui devait bien dépasser les cinq cent individus. Agglutinés sur la pelouse, tantôt debout tantôt assis, tous l'écoutèrent attentivement lorsqu'il commença son discours, après être monté sur une table de pique-nique afin d'être bien visible.
"Mes chers amis, frères et sœurs sébaldes de sang !
Le siège de notre mouvement, auquel vous avez été tant nombreux à venir assister à notre premier discours, n'est plus. Il a subi la sauvagerie d'une horde de barbares islamistes, venus faire ce qu'ils font le mieux : voler et tuer ! Plusieurs de nos frères ont été violemment assassinés, et le local a été complètement brûlé !
Je comprends votre douleur, mais nous pleurerons nos morts plus tard. Il convient actuellement d'assurer notre défense face à la violence déployée par nos mortels ennemis. Nous devons prendre les armes, et montrer à ces sauvages que cette terre est notre terre ! J'en appelle à tous ceux parmi vous qui possèdent une arme à en faire don auprès de notre toute nouvelle Section d'Assaut. Celle-ci, constituée de jeunes volontaires, prêts à se battre pour assurer la préservation de leur peuple et de leur race, sera chargée d'assurer la protection de toutes les terres détenues par les véritables patriotes sébaldes. Cependant, je préfère vous prévenir. L'entretien de cette force sera coûteuse en ressources. J'en appelle à chacun de vous qui êtes réellement décidés à défendre nos valeurs, à faire un don afin de financer toutes nos futures activités. Notre première quête consistera à trouver de quoi armer nos valeureux combattants. Chaque arme détenue par les foyers sébaldes d'Ambrosius, qu'il s'agisse d'un simple fusil de chasse, ou même d'une arme blanche, sera la bienvenue au sein de la S.A.. Cherchez et récoltez, partout où vous pourrez en trouver, les armes qui nous permettront demain de venger nos frères !
Il est également vital pour notre mouvement de trouver des financements. Comme je vous l'ai dit, vos dons seront d'un intérêt capital."
Caspar Maas comptait fortement sur la mobilisation des jeunes et des étudiants, non pas ceux de la Fraction Atome, qui formaient la tête pensante des jeunes Identitaires, et dont les activités économiques étaient cruciales pour le financement du mouvement, qui se trouvait au bord de la faillite. Il accordait de ce fait une grande importance aux dons réalisés par ses partisans. Il ne manqua pas de revenir plusieurs fois sur leur importance des dons pour la survie du mouvement.
À la fin de son discours, nombreux furent ses auditeurs à rester, non pas seulement pour l'acclamer, mais aussi et surtout pour répondre à ses demandes : alors que les pères et mères de familles sortent leurs carnets de chèques et vident leurs porte-monnaies, leur enfants se précipitent auprès de Caspar pour être les premiers à intégrer la S.A..
Tout au long de l'après-midi, des dizaines de personnes font des allers-retours entre leur domicile et l'étang, ramenant tout ce qu'ils ont pu trouver chez eux. Quelques étourdis reviennent avec leur chéquier, qu'ils n'avaient pas pensé à prendre pour le discours qui avait eu lieu le matin. Les mieux équipés, et munis (ou non) d'une autorisation de port d'arme, ramènent des armes semi-automatiques, achetées pour assurer leur défense au vu de la croissance et de la radicalisation de la communauté musulmane de la ville. Les plus démunis, mais tout aussi désireux d'apporter leur contribution, fournissent pieds de biche et bats de baseball. Enfin, quelques amateurs décrochent le fusil de chasse qui trône au-dessus de la cheminée.
Vers seize heures, Caspar et ses camarades ont une agréable surprise. Un grand homme muni d'une épaisse barbe grisâtre arrive au volant d'une camionette. Il s'agit d'Ivan Karkov, propriétaire d'une boutique de chasse et pêche. Ses articles, d'ordinaire très prisés par les habitants d'Ambrosius, ville offrant à la fois l'agrément d'un étang pour la pêche, et d'une forêt pour la chasse. Lorsque celui-ci ouvre les portes arrières de son fourgon, Caspar ne peut s'empêcher de sourire en contemplant l'intégralité du stock de matériel de chasse du vieil homme. En guise de remerciement, ce dernier est nommé Colonel de la SA.
Alors que le bord de l'étang est en liesse, beaucoup ignorent ce qu'il se passe pendant ce temps dans le centre-ville. Sur ordre de Caspar, un petit groupe de nouvelles recrues de la SA, une demi-douzaine d'hommes âgés de 18 à 25 ans, s'apprêtent à prendre assaut le dernier bastion de l'ordre légal à Ambrosius : le commissariat de la police nationale. Profitant de la mobilisation des forces de l'ordre dans la municipalité voisine, le commando pénètre dans le bâtiment. Il se retrouve immédiatement nez à nez avec le seul policier laissé en garnison. Celui-ci, assis derrière un bureau, n'a aucune idée de ce qu'il se passe vraiment à Ambrosius.
-Je peux faire quelque chose pour vous ?
Très vite, les six hommes bondissent et, avant qu'il n'ait le temps de réagir, le saisissent.
-Rejoins les véritables Sébaldes dans leur lutte contre les barbares étrangers, et tu auras la vie sauve.
Que l'homme accepte ou non les injonctions de ses agresseurs, cela n'a pas d'importance. L'escouade de S.A. se saisit de ce qu'elle est venue chercher : le stock d'armes de service du commissariat de police. Toutes sont immédiatement rapportées près de l'étang, afin d'équiper les nouveaux S.A.
Pendant tout le reste de l'après-midi, les nouvelles recrues s'entraînent sous le commandement d'Ivan Karkov, qui prend son rôle très à coeur. Muni d'un sifflet, il fait alterner les exercices entre course, pompes, nage dans l'étang... Les nouvelles troupes doivent être en condition physique parfaite en vue des combats qui s'annoncent.
À la fin de la journée, les armes récoltées sont distribuées aux uns et aux autres. Chacun est chargé de rapporter son précieux matériel chez lui, et de veiller à ce que nul ne s'en empare. En effet, privés de local, Caspar et ses acolytes sont forcés d'adopter une gestion décentralisée de leur mouvement. Le matériel restant est stocké dans le fourgon d'Ivan, qui le ramène chez lui. Chacun part prendre une bonne nuit de sommeil avant la réunion qui aura lieu le lendemain, au même lieu, mais à neuf heures cette fois.
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Debout sur sa table de pique-nique, Caspar contemple la foule qui se masse autour de lui. Celle-ci est encore plus importante que la veille. La réunion, encadrée par les gardes armés de la S.A., facilement reconnaissables à leur brassard jaune sur lequel figure un lambda noir. La réunion prend prend une ampleur qui n'est pas sans rappeler les grands rassemblements d'extrême-droite du siècle dernier. La foule, entourée par la milice partisane, brandit des dizaines de drapeaux sébaldes.
"Mes amis, mes frères !
Je suis fier de l'action que vous avez accompli hier. Vous avez été nombreux à démontrer votre attachement à notre peuple et à nos valeurs en apportant à notre mouvement les ressources dont il a besoin afin de mener toutes ses opérations. Votre contribution est cruciale pour la survie de notre organisation, et nous comptons toujours sur vous pour continuer de la préserver.
Cependant, Ambrosius regorge encore de richesses qui ne demandent qu'à être prises, détenues par notre plus grand ennemi. Sa lâcheté le pousse à avancer masqué, et beaucoup parmi vous ne s'en sont pas encore rendus compte, mais les Juifs et leurs complices gagnent en influence, et il est de notre devoir de reprendre ce qui revient de droit au peuple sébalde. La juiverie qui souille nos terres contrôle les lieux qui comptent parmi les plus riches de la ville : je veux bien sûr parler des banques !
Nos camarades de la Section d'Assaut, nouvellement placée sous le commandement du Colonel Ivan Karkov, que voici, ira chercher l'argent que les Juifs ont volé au peuple sébalde, et qu'ils entreposent à présent dans leurs précieuses banques. Mais notre action ne s'arrêtera pas là ! Le gouvernement de la République Sébalde, par une politique ultra-libérale condamnant notre peuple au métissage et à la décadence, a ouvert notre pays aux investisseurs étrangers, qui volent les richesse de notre nation sur ses terres ! Je veux bien sûr parler des Juifs cyrénans, mais aussi des sauvages du Kaiyuan. Il est de notre droit de reprendre ce qui nous a été enlevé !
Tout cela n'est que la conséquence de la doctrine menée par les "élites politiques" de la République Sébalde, qui n'ont que faire des souffrances de leur peuple et ne songent qu'à remplir leurs poches de politicards corrompus. Il est temps pour nous de nous séparer de ce monde de dépravation et de gagner notre indépendance ! Hissez ce pavillon partout où vous le pourrez. Il deviendra le symbole du nouvel État libre sébalde, dont j'assurerai temporairement la présidence.
Une ère nouvelle commence ici. La Sébaldie se relève et obtiendra bientôt son indépendance vis-à-vis des hordes de barbares qui souillent son sol sacré !"
Brandissant un drapeau sébalde sur lequel il a préalablement ajouté un lambda noir, symbole des mouvements identitaires, Caspar est acclamé par la foule.
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2016/05/19/160519093313617024.png[/img][/center]
Très vite, les partisans de Caspar se mettent en branle-bas de combat. Tous se distribuent des marqueurs afin de dessiner le nouvel emblème du mouvement sur leur drapeau. Quelques instants plus tard, les militants se dispersent dans toute la ville, hissant leurs drapeaux partout où cela est possible. Le premier lieu marqué par les Identitaires est bien entendu l'étang d'Ambrosius, l'endroit où le mouvement de Caspar a débuté. Beaucoup se dirigent vers le centre-ville afin de regagner l'ancien local d'Identité Sébalde, dont les assureurs sont en train d'évaluer les dégâts. Tous les drapeaux sébaldes qui ornent la ville sont récupérés, et marqués par le lambda noir. L'ancien commissariat de la Police Nationale, pourtant vidé de toutes ses armes, est réinvesti, de même que tous les bâtiments publics arborant les couleurs nationales. Seule la mairie est laissée intacte, sur ordre de Caspar Maas en personne.
Pendant ce temps, les troupes de la S.A. investissent toutes les banques désignées par le Colonel Karkov. Qu'elles soient juives, étrangères, ou les deux, aucune ne fait exception. Des groupes armés de pistolets et de couteaux surgissent dans les locaux, menaçant le personnel afin d'obtenir le contenu des caisses et des coffres. La police, privée de tout moyen d'action dans la ville, ne peut rien faire pour l'empêcher. Plusieurs commerces juifs sont également pris d'assaut et pillés, tandis que leurs occupants sont éliminés. Au bout de quelques heures, les hommes de la S.A. reviennent au quartier général, installé dans le fourgon d'Ivan, les bras chargés de sacs remplis de monnaie, et de caisses pleines volées dans les commerces juifs.
Une fois le centre-ville envahi par les drapeaux nationalistes, les militants regagnent eux aussi l'étang d'Ambrosius, afin de recevoir les dernières instructions de Caspar Maas.
"Mes frères, je suis content de vous.
Ambrosius est désormais aux couleurs de notre mouvement, qui possède assez de fonds pour assurer la continuité de ses opérations. Vous avez su montrer aux Juifs et aux métèques la force de notre détermination, qui grandit d'heures en heures, alors que le ville tombe entre nos mains.
Il n'existe plus qu'un pas à franchir afin d'asseoir notre légitimité sur le contrôle de la ville. La mairie d'Ambrosius est la dernière place forte de la République Sébalde sur notre territoire. Emparons-nous en, et nul ne pourra plus contester notre domination ! Suivez-moi ! Ensemble, nous prendrons d'assaut le dernier symbole de la corruption républicaine qui trône au centre de cette ville !"
Sur ces dernières paroles, Caspar descend de son promontoire, et prend la route du centre-ville. Il est rapidement suivi par la foule, ainsi qu'une partie de la S.A., l'autre assurant la protection du fourgon et de son précieux contenu. Quelques dizaines de minutes plus tard, c'est une véritable armée qui déboule sur la place de la mairie d'Ambrosius. Les plus braves commencent immédiatement à escalader l'édifice, afin de décrocher le drapeau sébalde flottant sur le toit. En équilibre sur les ardoises, un jeune militant sort une bombe de peinture afin d'y dessiner le lambda noir qui représente le mouvement, avant de fixer à nouveau le pavillon sur son mat. Une fois cela fait, Caspar, accompagné de ses collaborateurs de la première heure ainsi que du Colonel Karkov et d'une escouade de S.A., pénètre dans le bâtiment et se rend directement dans le bureau du maire.
Quelques minutes plus tard, le petit groupe ressurgit, tenant par le bras le maire libéral Karel Stankor.
Mimant une sorte de cérémonie improvisée, Caspar s'adresse à l'élu de la ville, tout en articulant suffisamment pour être compris par la foule.
"Monsieur Stankor,
Au nom de l'État libre de Sébaldie, je vous annonce que vous êtes relevé de votre poste de maire de la municipalité d'Ambrosius, fonction qui sera désormais assurée par le Président de l'État Sébalde.
Je vous demande de me remettre votre écharpe, et de prêter serment d'allégeance à l'État libre de Sébaldie."
En formulant cette demande, Caspar ignorait totalement quelle serait la réaction du maire. Il est clair que son obéissance aurait apporté une légitimité supplémentaire au mouvement, mais un refus n'aurait pas été dramatique. Caspar n'aurait eu qu'à saisir l'écharpe lui-même, et à la passer autour de son cou pendant que les S.A. abandonnaient le maire au lynchage de la foule.
Quelques instants plus tard, la façade de la mairie est ornée de deux [url=http://nsa38.casimages.com/img/2016/05/19/160519104637227906.png]grands oriflammes[/url] aux couleurs de la Sébaldie, prévus initialement pour la célébration de l'Indépendance Sébalde du 12 octobre, et auquels a préalablement été ajouté le lambda identitaire.
Désolé si la fin va un peu vite, j'ai dû abréger.
Note 2 : Maas fait référence à une attaque islamiste dans le local. Je suis parti du principe hier soir qu'il en connaissait l'auteur. Finalement, il s'avère que non, mais j'ai choisi de laisser quand même cette mention, qui colle l'esprit de la faction (en réalité, ils ne savent pas qui le responsable, mais soupçonnent naturellement leur bouc-émissaire habituel)
- Faction jouée : Identitaires
- Municipalité : Ambrosius
- Moyens utilisés : Appel aux dons, récolte d'armes, attaque de banques et d'épiceries juives et étrangères, occupation de quartiers, et bouquet final
Pour Caspar, cette trahison ne pouvait signifier qu'une chose. Cela faisait déjà trop longtemps que Boris Vikentz dirigeait le parti. Du haut de ses soixante-quinze ans, le vieil homme était en train de devenir complètement gâteux, au point de se laisser corrompre par les Ultra-libéraux de la république. Il était clair que le mouvement identitaire devait changer de main, que son idéal devait être représenté par quelqu'un de plus influent. Sur cette dernière réflexion, la réponse apparut à Caspar comme une évidence. N'était-il pas le plus à même de reprendre le flambeau de Vikentz, et d'incarner à son tour le mouvement à travers la Sébaldie ? Certes, son influence était beaucoup moins importante que celle du député au niveau national, mais au niveau local, il était pratiquement vénéré par certains fanatiques. Sa décision était prise : il devait devenir le guide du nouvel État sébalde qu'il allait fonder ici, à Ambrosius.
La sonnerie du téléphone sortit Caspar Maas de ses rêveries. Le siège du parti avait-il décidé de revenir sur sa décision ? Pourtant furieux de leur refus quelques instants auparavant, il espérait que ce n'était pas le cas, ne souhaitant être en rien redevable aux membres du parti dont il projetait de se séparer.
Lorsqu'il décrocha, il fut soulagé d'entendre la voix de Vladislav, l'un de ses associés membre d'Identité Sébalde. Néanmoins, il déchanta très vite lorsque celui-ci lui expliqua la raison de son appel. Après avoir raccroché, Caspar Maas n'avait pas tout compris, mais Vladislav, paniqué, lui avait parlé d'une attaque ayant eu lieu au local du parti. Ne sachant pas exactement de quoi il s'agissait, mais se doutant que l'affaire était d'une extrême gravité, il saisit son manteau et quitta son appartement en trombe pour rejoindre le centre-ville.
Il était vingt heures passé, et la nuit était déjà tombée en ce mois de février. Heureusement, la météo assez douce lui permettait de chevaucher son vélo sans trop se préoccuper de la température. Au bout d'un trajet d'une dizaine de minutes, au cours duquel il n'avait pas cessé de s'imaginer toutes sortes de scénarios expliquant ce qui était arrivé au local, Caspar arriva au pied de l'immeuble qui abritait celui-ci. Il accrocha son vélo à un lampadaire et, après y avoir suspendu un bâtonnet de saucissons, une plaisanterie commune de plus récurrente chez les Identitaires, il pénétra dans le hall et se dirigea vers le premier des ascenseurs. Celui-ci mit un temps à descendre et, lorsque ses portes s'ouvrirent, Caspar constata avec stupéfaction que le boitier de commande avait été complètement brûlé, et rendu inutilisable. Toujours sous le choc, il appela le deuxième ascenseur, mais se résolut à emprunter les escaliers en constatant que celui-ci n'était toujours pas là au bout de deux minutes.
Plus il gravissait de marches, plus Caspar trouvait de cendres sur celles-ci. Visiblement, Vladislav avait des raisons d'être paniqué. Caspar eut l'impression d'avoir atterri en plein sur un champ de bataille. Une fois qu'il eut atteint le troisième étage, il put réellement constater l'ampleur des dégâts. Tous les fonds investis dans l'aménagement de ce local était littéralement parti en fumée : les murs étaient noirâtres, les rideaux brûlés, le mobilier explosé. Plusieurs dizaines de corps sans vie, brûlés, en partie démembrés et criblés de balles jonchaient le sol. Caspar eut à peine le temps de sentir son haut-le-cœur monter que son estomac s'était déjà vidé sur la moquette carbonisée.
Vladislav accourut, sans même remarquer le vomi qui se trouvait aux pieds de Caspar.
-Ils étaient trois ou quatre ! Ils ont débarqué quand Erik fermait la grille, descendu tout le monde, volé le vidéoprojecteur et trois chaises pliantes, puis ils sont partis en faisant tout sauter.
-Tu étais là ?
-Non, mais Erik était encore vivant quand je suis arrivé. J'ai essayé de l'aider et il m'a tout raconté avant de succomber de ses blessures.
Caspar baissa la tête et vit le corps sans vie d'Erik, adossé au mur, l'avant-bras gauche et le pied droit arrachés. Il semblait avoir reçu une balle dans l'estomac, contrairement aux autres corps, dont les crânes étaient tous percés. Visiblement, les assaillants étaient bien venus ici pour tuer.
Caspar resta un moment pensif. Vladislav, inquiet, brisa le silence.
-Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Il réfléchit encore un petit instant. Même si la perte du local était un coup dur, s'agissant jusqu'alors du point de rendez-vous des Identitaires à Ambrosius, Caspar n'était pas complètement anéanti. Plusieurs membres influents au sein du parti avaient péri, mais il n'en était pas réellement affecté. Ce lieu incarnait le rattachement des Identitaires à Identité sébalde, parti avec lequel il avait décidé de prendre ses distances afin de satisfaire ses propres ambitions.
Il avait déjà en tête ce qui deviendrait le prochain quartier général des Identitaires, un lieu qui assoirait pour de bon leur emprise sur toute la ville.
-Contacte autant de monde que possible dès ce soir. Que tous se chargent à leur tour de faire passer le message au plus grand nombre : je m'exprimerai demain matin à 10h. Tous les vrais Sébaldes de la ville ont rendez-vous sur le bord de l'étang d'Ambrosius.
-Qu'est-ce que tu comptes leur dire ?
-Contente-toi de faire ce que je te dis. Je peux seulement te promettre que, très bientôt, les vrais Sébaldes auront repris totalement le contrôle d'Ambrosius.
Vladislav hocha la tête avant de prendre la direction de l'escalier. Il fit quelques pas avant de se retourner pour revenir vers Caspar.
-Et... qu'est-ce qu'on fait des corps ?
-On les laisse là pour l'instant. Mais je peux te promettre qu'une fois que nous aurons repris le contrôle de la situation, ils recevront tous les honneurs qui leurs sont dus.
Une fois que Vladislav eut quitté la pièce, Caspar contempla une dernière fois le massacre qui avait eu lieu. Il s'approcha du mur qui était en face de lui, sur lequel était accroché un drapeau sébalde à moitié brûlé. Il effleura le tissu et, de son doigt plein de suie, traça [url=http://nsa37.casimages.com/img/2016/05/19/160519092103230466.png]un symbole sur le fond jaune du pavillon national[/url].
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Le lendemain matin, Caspar se rendit, comme convenu, à dix heures sur le bord de l'étang d'Ambrosius, là où son épopée avait débuté. Il eut le bonheur de constater que le mouvement identitaire ambrosien s'était bien développé depuis le dernier meeting du local. La foule rassemblée devant lui devait bien dépasser les cinq cent individus. Agglutinés sur la pelouse, tantôt debout tantôt assis, tous l'écoutèrent attentivement lorsqu'il commença son discours, après être monté sur une table de pique-nique afin d'être bien visible.
"Mes chers amis, frères et sœurs sébaldes de sang !
Le siège de notre mouvement, auquel vous avez été tant nombreux à venir assister à notre premier discours, n'est plus. Il a subi la sauvagerie d'une horde de barbares islamistes, venus faire ce qu'ils font le mieux : voler et tuer ! Plusieurs de nos frères ont été violemment assassinés, et le local a été complètement brûlé !
Je comprends votre douleur, mais nous pleurerons nos morts plus tard. Il convient actuellement d'assurer notre défense face à la violence déployée par nos mortels ennemis. Nous devons prendre les armes, et montrer à ces sauvages que cette terre est notre terre ! J'en appelle à tous ceux parmi vous qui possèdent une arme à en faire don auprès de notre toute nouvelle Section d'Assaut. Celle-ci, constituée de jeunes volontaires, prêts à se battre pour assurer la préservation de leur peuple et de leur race, sera chargée d'assurer la protection de toutes les terres détenues par les véritables patriotes sébaldes. Cependant, je préfère vous prévenir. L'entretien de cette force sera coûteuse en ressources. J'en appelle à chacun de vous qui êtes réellement décidés à défendre nos valeurs, à faire un don afin de financer toutes nos futures activités. Notre première quête consistera à trouver de quoi armer nos valeureux combattants. Chaque arme détenue par les foyers sébaldes d'Ambrosius, qu'il s'agisse d'un simple fusil de chasse, ou même d'une arme blanche, sera la bienvenue au sein de la S.A.. Cherchez et récoltez, partout où vous pourrez en trouver, les armes qui nous permettront demain de venger nos frères !
Il est également vital pour notre mouvement de trouver des financements. Comme je vous l'ai dit, vos dons seront d'un intérêt capital."
Caspar Maas comptait fortement sur la mobilisation des jeunes et des étudiants, non pas ceux de la Fraction Atome, qui formaient la tête pensante des jeunes Identitaires, et dont les activités économiques étaient cruciales pour le financement du mouvement, qui se trouvait au bord de la faillite. Il accordait de ce fait une grande importance aux dons réalisés par ses partisans. Il ne manqua pas de revenir plusieurs fois sur leur importance des dons pour la survie du mouvement.
À la fin de son discours, nombreux furent ses auditeurs à rester, non pas seulement pour l'acclamer, mais aussi et surtout pour répondre à ses demandes : alors que les pères et mères de familles sortent leurs carnets de chèques et vident leurs porte-monnaies, leur enfants se précipitent auprès de Caspar pour être les premiers à intégrer la S.A..
Tout au long de l'après-midi, des dizaines de personnes font des allers-retours entre leur domicile et l'étang, ramenant tout ce qu'ils ont pu trouver chez eux. Quelques étourdis reviennent avec leur chéquier, qu'ils n'avaient pas pensé à prendre pour le discours qui avait eu lieu le matin. Les mieux équipés, et munis (ou non) d'une autorisation de port d'arme, ramènent des armes semi-automatiques, achetées pour assurer leur défense au vu de la croissance et de la radicalisation de la communauté musulmane de la ville. Les plus démunis, mais tout aussi désireux d'apporter leur contribution, fournissent pieds de biche et bats de baseball. Enfin, quelques amateurs décrochent le fusil de chasse qui trône au-dessus de la cheminée.
Vers seize heures, Caspar et ses camarades ont une agréable surprise. Un grand homme muni d'une épaisse barbe grisâtre arrive au volant d'une camionette. Il s'agit d'Ivan Karkov, propriétaire d'une boutique de chasse et pêche. Ses articles, d'ordinaire très prisés par les habitants d'Ambrosius, ville offrant à la fois l'agrément d'un étang pour la pêche, et d'une forêt pour la chasse. Lorsque celui-ci ouvre les portes arrières de son fourgon, Caspar ne peut s'empêcher de sourire en contemplant l'intégralité du stock de matériel de chasse du vieil homme. En guise de remerciement, ce dernier est nommé Colonel de la SA.
Alors que le bord de l'étang est en liesse, beaucoup ignorent ce qu'il se passe pendant ce temps dans le centre-ville. Sur ordre de Caspar, un petit groupe de nouvelles recrues de la SA, une demi-douzaine d'hommes âgés de 18 à 25 ans, s'apprêtent à prendre assaut le dernier bastion de l'ordre légal à Ambrosius : le commissariat de la police nationale. Profitant de la mobilisation des forces de l'ordre dans la municipalité voisine, le commando pénètre dans le bâtiment. Il se retrouve immédiatement nez à nez avec le seul policier laissé en garnison. Celui-ci, assis derrière un bureau, n'a aucune idée de ce qu'il se passe vraiment à Ambrosius.
-Je peux faire quelque chose pour vous ?
Très vite, les six hommes bondissent et, avant qu'il n'ait le temps de réagir, le saisissent.
-Rejoins les véritables Sébaldes dans leur lutte contre les barbares étrangers, et tu auras la vie sauve.
Que l'homme accepte ou non les injonctions de ses agresseurs, cela n'a pas d'importance. L'escouade de S.A. se saisit de ce qu'elle est venue chercher : le stock d'armes de service du commissariat de police. Toutes sont immédiatement rapportées près de l'étang, afin d'équiper les nouveaux S.A.
Pendant tout le reste de l'après-midi, les nouvelles recrues s'entraînent sous le commandement d'Ivan Karkov, qui prend son rôle très à coeur. Muni d'un sifflet, il fait alterner les exercices entre course, pompes, nage dans l'étang... Les nouvelles troupes doivent être en condition physique parfaite en vue des combats qui s'annoncent.
À la fin de la journée, les armes récoltées sont distribuées aux uns et aux autres. Chacun est chargé de rapporter son précieux matériel chez lui, et de veiller à ce que nul ne s'en empare. En effet, privés de local, Caspar et ses acolytes sont forcés d'adopter une gestion décentralisée de leur mouvement. Le matériel restant est stocké dans le fourgon d'Ivan, qui le ramène chez lui. Chacun part prendre une bonne nuit de sommeil avant la réunion qui aura lieu le lendemain, au même lieu, mais à neuf heures cette fois.
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Debout sur sa table de pique-nique, Caspar contemple la foule qui se masse autour de lui. Celle-ci est encore plus importante que la veille. La réunion, encadrée par les gardes armés de la S.A., facilement reconnaissables à leur brassard jaune sur lequel figure un lambda noir. La réunion prend prend une ampleur qui n'est pas sans rappeler les grands rassemblements d'extrême-droite du siècle dernier. La foule, entourée par la milice partisane, brandit des dizaines de drapeaux sébaldes.
"Mes amis, mes frères !
Je suis fier de l'action que vous avez accompli hier. Vous avez été nombreux à démontrer votre attachement à notre peuple et à nos valeurs en apportant à notre mouvement les ressources dont il a besoin afin de mener toutes ses opérations. Votre contribution est cruciale pour la survie de notre organisation, et nous comptons toujours sur vous pour continuer de la préserver.
Cependant, Ambrosius regorge encore de richesses qui ne demandent qu'à être prises, détenues par notre plus grand ennemi. Sa lâcheté le pousse à avancer masqué, et beaucoup parmi vous ne s'en sont pas encore rendus compte, mais les Juifs et leurs complices gagnent en influence, et il est de notre devoir de reprendre ce qui revient de droit au peuple sébalde. La juiverie qui souille nos terres contrôle les lieux qui comptent parmi les plus riches de la ville : je veux bien sûr parler des banques !
Nos camarades de la Section d'Assaut, nouvellement placée sous le commandement du Colonel Ivan Karkov, que voici, ira chercher l'argent que les Juifs ont volé au peuple sébalde, et qu'ils entreposent à présent dans leurs précieuses banques. Mais notre action ne s'arrêtera pas là ! Le gouvernement de la République Sébalde, par une politique ultra-libérale condamnant notre peuple au métissage et à la décadence, a ouvert notre pays aux investisseurs étrangers, qui volent les richesse de notre nation sur ses terres ! Je veux bien sûr parler des Juifs cyrénans, mais aussi des sauvages du Kaiyuan. Il est de notre droit de reprendre ce qui nous a été enlevé !
Tout cela n'est que la conséquence de la doctrine menée par les "élites politiques" de la République Sébalde, qui n'ont que faire des souffrances de leur peuple et ne songent qu'à remplir leurs poches de politicards corrompus. Il est temps pour nous de nous séparer de ce monde de dépravation et de gagner notre indépendance ! Hissez ce pavillon partout où vous le pourrez. Il deviendra le symbole du nouvel État libre sébalde, dont j'assurerai temporairement la présidence.
Une ère nouvelle commence ici. La Sébaldie se relève et obtiendra bientôt son indépendance vis-à-vis des hordes de barbares qui souillent son sol sacré !"
Brandissant un drapeau sébalde sur lequel il a préalablement ajouté un lambda noir, symbole des mouvements identitaires, Caspar est acclamé par la foule.
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Très vite, les partisans de Caspar se mettent en branle-bas de combat. Tous se distribuent des marqueurs afin de dessiner le nouvel emblème du mouvement sur leur drapeau. Quelques instants plus tard, les militants se dispersent dans toute la ville, hissant leurs drapeaux partout où cela est possible. Le premier lieu marqué par les Identitaires est bien entendu l'étang d'Ambrosius, l'endroit où le mouvement de Caspar a débuté. Beaucoup se dirigent vers le centre-ville afin de regagner l'ancien local d'Identité Sébalde, dont les assureurs sont en train d'évaluer les dégâts. Tous les drapeaux sébaldes qui ornent la ville sont récupérés, et marqués par le lambda noir. L'ancien commissariat de la Police Nationale, pourtant vidé de toutes ses armes, est réinvesti, de même que tous les bâtiments publics arborant les couleurs nationales. Seule la mairie est laissée intacte, sur ordre de Caspar Maas en personne.
Pendant ce temps, les troupes de la S.A. investissent toutes les banques désignées par le Colonel Karkov. Qu'elles soient juives, étrangères, ou les deux, aucune ne fait exception. Des groupes armés de pistolets et de couteaux surgissent dans les locaux, menaçant le personnel afin d'obtenir le contenu des caisses et des coffres. La police, privée de tout moyen d'action dans la ville, ne peut rien faire pour l'empêcher. Plusieurs commerces juifs sont également pris d'assaut et pillés, tandis que leurs occupants sont éliminés. Au bout de quelques heures, les hommes de la S.A. reviennent au quartier général, installé dans le fourgon d'Ivan, les bras chargés de sacs remplis de monnaie, et de caisses pleines volées dans les commerces juifs.
Une fois le centre-ville envahi par les drapeaux nationalistes, les militants regagnent eux aussi l'étang d'Ambrosius, afin de recevoir les dernières instructions de Caspar Maas.
"Mes frères, je suis content de vous.
Ambrosius est désormais aux couleurs de notre mouvement, qui possède assez de fonds pour assurer la continuité de ses opérations. Vous avez su montrer aux Juifs et aux métèques la force de notre détermination, qui grandit d'heures en heures, alors que le ville tombe entre nos mains.
Il n'existe plus qu'un pas à franchir afin d'asseoir notre légitimité sur le contrôle de la ville. La mairie d'Ambrosius est la dernière place forte de la République Sébalde sur notre territoire. Emparons-nous en, et nul ne pourra plus contester notre domination ! Suivez-moi ! Ensemble, nous prendrons d'assaut le dernier symbole de la corruption républicaine qui trône au centre de cette ville !"
Sur ces dernières paroles, Caspar descend de son promontoire, et prend la route du centre-ville. Il est rapidement suivi par la foule, ainsi qu'une partie de la S.A., l'autre assurant la protection du fourgon et de son précieux contenu. Quelques dizaines de minutes plus tard, c'est une véritable armée qui déboule sur la place de la mairie d'Ambrosius. Les plus braves commencent immédiatement à escalader l'édifice, afin de décrocher le drapeau sébalde flottant sur le toit. En équilibre sur les ardoises, un jeune militant sort une bombe de peinture afin d'y dessiner le lambda noir qui représente le mouvement, avant de fixer à nouveau le pavillon sur son mat. Une fois cela fait, Caspar, accompagné de ses collaborateurs de la première heure ainsi que du Colonel Karkov et d'une escouade de S.A., pénètre dans le bâtiment et se rend directement dans le bureau du maire.
Quelques minutes plus tard, le petit groupe ressurgit, tenant par le bras le maire libéral Karel Stankor.
Mimant une sorte de cérémonie improvisée, Caspar s'adresse à l'élu de la ville, tout en articulant suffisamment pour être compris par la foule.
"Monsieur Stankor,
Au nom de l'État libre de Sébaldie, je vous annonce que vous êtes relevé de votre poste de maire de la municipalité d'Ambrosius, fonction qui sera désormais assurée par le Président de l'État Sébalde.
Je vous demande de me remettre votre écharpe, et de prêter serment d'allégeance à l'État libre de Sébaldie."
En formulant cette demande, Caspar ignorait totalement quelle serait la réaction du maire. Il est clair que son obéissance aurait apporté une légitimité supplémentaire au mouvement, mais un refus n'aurait pas été dramatique. Caspar n'aurait eu qu'à saisir l'écharpe lui-même, et à la passer autour de son cou pendant que les S.A. abandonnaient le maire au lynchage de la foule.
Quelques instants plus tard, la façade de la mairie est ornée de deux [url=http://nsa38.casimages.com/img/2016/05/19/160519104637227906.png]grands oriflammes[/url] aux couleurs de la Sébaldie, prévus initialement pour la célébration de l'Indépendance Sébalde du 12 octobre, et auquels a préalablement été ajouté le lambda identitaire.
Désolé si la fin va un peu vite, j'ai dû abréger.