[2027] Élections à l'Assemblée Citoyenne
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Sovana
[center]Mouvement Technocrate
[img]https://lh6.googleusercontent.com/-DcGRqs9WXRA/UfZxwWXKVmI/AAAAAAAACYg/hGIhqwEGT6I/w324-h259-no/technocracie+symbole+id%25C3%25A9ologie.png[/img][/center]
Le Parti : Mouvement Technocrate
Le District : (19)
Le type d'action : Collage d'affiches (action positive, pro-mouvement)
Les moyens utilisés : Une centaine de militants, des affiches, 50 miliciens de la Sureté Publique
Candidat : Chul Hei Doong
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/32/1438811585-affiche1.png[/img][/center]
[HRP : La tristesse d'un collage d'affiche pour avoir été occupé par de la modération jusqu'à 23h30. Je demande aux participants et à l'organisateur de bien vouloir m’excuser.]
[img]https://lh6.googleusercontent.com/-DcGRqs9WXRA/UfZxwWXKVmI/AAAAAAAACYg/hGIhqwEGT6I/w324-h259-no/technocracie+symbole+id%25C3%25A9ologie.png[/img][/center]
Le Parti : Mouvement Technocrate
Le District : (19)
Le type d'action : Collage d'affiches (action positive, pro-mouvement)
Les moyens utilisés : Une centaine de militants, des affiches, 50 miliciens de la Sureté Publique
Candidat : Chul Hei Doong
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/32/1438811585-affiche1.png[/img][/center]
[HRP : La tristesse d'un collage d'affiche pour avoir été occupé par de la modération jusqu'à 23h30. Je demande aux participants et à l'organisateur de bien vouloir m’excuser.]
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Alex Scker
L'avenir du Wapong
La force tranquille...
[center][img]http://s30.postimg.org/b2dbzo48d/LNC.png[/img]
[spoiler="Affiche type"][img]https://lh3.googleusercontent.com/Ix8NhT5uZ3Rl546urX2zMzfziwYzpjHuTg9iQXRtSA=w831-h448-no[/img][/spoiler][/center]
Les marchés de Gudae, ses rues et ses murs, devenaient bien pratiques lorsque des opérations de tractage, placardage d'affiches et rencontre plus ou moins directes avec la population étaient planifiées. La communication était pour ainsi dire l'essentiel d'un processus de campagne, et nombreux sont les facteurs, les éléments qui appellent à être exploités.
Sun Liên était resté en somme classique en de nombreux points. Il rappelait les propositions, pour ainsi dire de base, des natcaps. Et parmi elles, une semblait être particulièrement alléchante aux yeux des foules. Le principe d'actionnaire salarié, en tant qu'être, que capital humain apportant richesses et productions à l’entreprise dont il est un infime rouage, méritait d'être obtenu, négocié, tant il apporterait de nouvelles logiques de gestion sans séparation aussi tranchée entre les employés privilégiés et responsables au sein dudit organisme et le reste des unités de productions, mineures mais non moins importantes en tout point. La culture de la co-gestion, de la démocratisation des rentes et de la possession du capital dont chacun participe à l'édification. Quels meilleurs sujets dans ces districts ouvriers où les oppositions sont exacerbées ? Quel meilleur compromis que celui-ci, brisant pour part de clivages traditionnels entre ces deux classes antagonistes. Il s'agissait d'ouvrir un champs mutuel de compréhension, favorisant la coopération de chacun...in fine dans la réalisation du Projet Unique, bien entendu.
[hr][/hr]
Le Parti : Ligue National-Capitaliste
candidat : Sun Liên
Le District : Gudae, n°14
Le type d'action : Campagne d'affichage 2/5
Les moyens utilisés : Des centaines d'affiches et leurs groupes de colleurs d'affiches, une vingtaine de miliciens, distribution de tracts sur les marchés, offre d'alcools locaux en libre-service
La force tranquille...
[center][img]http://s30.postimg.org/b2dbzo48d/LNC.png[/img]
[spoiler="Affiche type"][img]https://lh3.googleusercontent.com/Ix8NhT5uZ3Rl546urX2zMzfziwYzpjHuTg9iQXRtSA=w831-h448-no[/img][/spoiler][/center]
Les marchés de Gudae, ses rues et ses murs, devenaient bien pratiques lorsque des opérations de tractage, placardage d'affiches et rencontre plus ou moins directes avec la population étaient planifiées. La communication était pour ainsi dire l'essentiel d'un processus de campagne, et nombreux sont les facteurs, les éléments qui appellent à être exploités.
Sun Liên était resté en somme classique en de nombreux points. Il rappelait les propositions, pour ainsi dire de base, des natcaps. Et parmi elles, une semblait être particulièrement alléchante aux yeux des foules. Le principe d'actionnaire salarié, en tant qu'être, que capital humain apportant richesses et productions à l’entreprise dont il est un infime rouage, méritait d'être obtenu, négocié, tant il apporterait de nouvelles logiques de gestion sans séparation aussi tranchée entre les employés privilégiés et responsables au sein dudit organisme et le reste des unités de productions, mineures mais non moins importantes en tout point. La culture de la co-gestion, de la démocratisation des rentes et de la possession du capital dont chacun participe à l'édification. Quels meilleurs sujets dans ces districts ouvriers où les oppositions sont exacerbées ? Quel meilleur compromis que celui-ci, brisant pour part de clivages traditionnels entre ces deux classes antagonistes. Il s'agissait d'ouvrir un champs mutuel de compréhension, favorisant la coopération de chacun...in fine dans la réalisation du Projet Unique, bien entendu.
[hr][/hr]
Le Parti : Ligue National-Capitaliste
candidat : Sun Liên
Le District : Gudae, n°14
Le type d'action : Campagne d'affichage 2/5
Les moyens utilisés : Des centaines d'affiches et leurs groupes de colleurs d'affiches, une vingtaine de miliciens, distribution de tracts sur les marchés, offre d'alcools locaux en libre-service
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Sébaldie
[center]Élection 2027
La loi du Talion : trahison pour trahison[/center]
[justify]Kyung Chosong était un ancien militant de longue date du Syndicat pour la Solidarité Paysanne. À 47 ans, il avait passé la moitié de sa vie à coller, tracter, se bagarrer pour l’honneur du Syndicat. En 2022, il avait réuni ses forces et son entourage pour apporter au camarade du Syndicat Zhao Sheng un mandat de Premier Délégué sur un plateau d’argent, pour le district n°73 – Pongju, son district natal. Longtemps acquis aux nationalistes du PNM, ce district avait été gagné par le SSP en 2022. Kyung Chosong était fier de cette réussite, qui était partiellement la sienne. Il n’attendait pas de faveur en particulier de son candidat en retour : la seule victoire du SSP lui convenait amplement, surtout lorsque celle-ci est acquise au terme de vingt années de militantisme. Cependant, devant l’avènement de la Main Noire, PNM et SSP – majoritaires à l’Assemblée Citoyenne – se sont coalisés pour gouverner ensemble. Chosong a vécu cette alliance comme une trahison profonde. Il n’était pas de ceux qui considéraient que la fin justifiait les moyens et aurait préféré prendre les armes contre la Main Noire plutôt que de s’allier avec ses adversaires. D’ailleurs, il lui était impossible d’approcher son Premier Délégué désormais.[/justify]
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/615816KyungChoisong.jpg[/img]
Kyung Chosong, candidat pour le CLE dans le district n°73 - Pongju.[/center]
[justify]Le district de Pongju était plutôt hétérogène. Campagnes verdoyantes qui illustrent certaines cartes postales du Makara, quartiers urbains festifs et usines d’aciérie noires de suie composaient le paysage mais toute l’économie avait été durement affectée par les évènements de ces cinq dernières années. Parler de bourgeoisie et de prolétariat n’avait plus de sens dans un lieu où tout le monde était confronté aux problèmes économico-sociaux. Kyung Chosong en avait bien pris conscience : le SSP était incapable de résoudre les problèmes des Wapongais. Mais ce père de deux enfants, petit contremaître dans le BTP, était bien conscient qu’il ne pouvait pas se résigner à regarder les résultats de l’élection chez lui sans agir.[/justify]
[justify]Cependant, quel mouvement politique pouvait lui apporter satisfaction ? Certainement pas le SSP qui l’avait trahi, certainement pas le PNM contre lequel il s’était battu pendant 20 ans, certainement pas la LNC qui incarne l’inverse de ses idéaux, pas davantage les monarchistes qui s’évertuent dans un combat inutile, ni le PSR qui manquait d’autorité. Le MPC ferait n’importe quoi pour revenir au pouvoir, même en bâtissant des coalitions contre-nature. Il ne voulait pas être trahi une deuxième fois. Lui restaient le Mouvement Technocrate et le Comité de Libération pour l’Espace, une candidature indépendante étant exclue pour manque de moyens. Il n’avait rien compris aux principes du Mouvement Technocrate, le CLE lui parlait davantage. Lui qui était dans le BTP était habitué aux projets immobiliers construits sous la pression démographique. Des projets ambitieux, de moins en moins soucieux cependant de la sécurité et même du confort des habitants. Il avait été amené à travailler sur des chantiers sur des zones inondables ou sur des sols creusés par des galeries minières. Il a exécuté les tâches sans broncher mais de nombreuses fois imaginé que son propre logement pouvait présenter les mêmes risques. D’ailleurs, le Premier Délégué SSP du district se moquait bien de la dangerosité des zones, il logeait « ses prolétaires » sur des terrains non viables.[/justify]
[justify]On pouvait reprocher à Kyung Chosong d’avoir des préoccupations terre-à-terre : son petit chez-soi, son calme, son petit jardin mais c’est en tout cas au CLE qu’il trouvait le discours le plus pratique. Il contacta le Comité et demanda quel était le candidat de son district. « Il n’y en a pas malheureusement » lui répondit le Comité au téléphone. « Mais votre profil nous intéresse » ajouta-t-il. De fil en aiguille, Kyung Chosong finit par être investi candidat du district n°73. Malgré son regard hagard, son inexpérience en tant que candidat, le Comité voulait qu’il joue de son réseau et de son expérience passée au SSP, pour mener une véritable campagne contre son candidat d’hier pour briguer la députation.[/justify]
[justify]Une idée lui vint : réinviter les participants de la fameuse [url=http://www.simpolitique.com/post210265.html#p210265]conférence « Le capitalisme et ses ravages »[/url] pour une « session de rattrapage ». Même s’il ne gagnait pas l’élection, Kyung Chosong voulait surtout se venger du Syndicat. Après avoir invité ses amis, d’anciens « camarades » et des badauds de Pongju, il proposa une contre-conférence intitulée « Coalition capitalisme-communisme au gouvernement : comment rattraper notre erreur ? ». Chosong avait un peu le trac mais se lança dans cette entreprise nouvelle :[/justify]
[justify]Kyung Chosong : « Bien le bonjour à tous. De nombreuses personnes ici me connaissent : je fus longtemps un militant du SSP. J’ai quitté le Syndicat après que celui-ci ait pactisé avec le diable pour des intérêts politiciens et électoralistes. La crise que connaît le Wapong a autant affecté le prolétariat que le patronat, au moins celui qui n’avait pas d’accointances avec le pouvoir. Cette rhétorique est non seulement désuète mais préjudiciable. Un changement de ligne étant inenvisageable pour le Syndicat, j’ai donc sollicité l’appui du Comité de Libération pour l’Espace (CLE) qui a mené des politiques concrètes non loin de là, à Ma’ledsu. Je propose de porter un projet semblable pour Pongju, en m’appuyant sur la conférence suivante. »[/justify]
Kyung Chosong arbora un grand sourire avant de donner le mot de la fin :
Kyung Chosong : « Toute ressemblance avec une conférence passée n’étant bien sûr que totalement fortuite. »
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/759637enjoycapitalism.jpg[/img][/center]
[justify]Kyung Chosong : « Le capitalisme. Comment a-t-il pu prospérer ? Quels sont ses objectifs ? Ses alliés ? Tout d’abord, que nous montre cette image ? Un enfant très laid, qui montre du doigt un jeune Zanyanais maigre, visiblement à l’agonie. Un Zanyane qui, je le rappelle, connaît des taux de fécondité supérieures à la moyenne mondiale. Comment, dans un monde déjà plein, un individu peut-il trouver nourriture, éducation, santé à foison ? Cela est évidemment impossible, surtout dans une société qui s’appuie sur la « masse » pour gouverner. La « masse » est par définition indivisible. Le Syndicat parlera de « prolétariat » pour l’évoquer, c’est plus politiquement correct, les capitalistes parleront de « cible ». Les monarchistes, quant à eux, leur accordent un tout petit peu plus d’estime en parlant de « sujets ». Les technocrates les déshumanisent en parlant de « foyers » ou « ménages ». Les communistes argueront qu’ils ne sont pas racialistes au contraire de leurs alliés gouvernementaux - et j’insiste vraiment sur ce point – d’inspiration capitaliste. Pour autant, ils réduisent tous un groupe d’individus à une et seule caractéristique, à une « race » au sens large du terme. La race des prolétaires, la race des clients… C’est cet effet de « masse » qui crée la « race ». En résumé, les communistes construisent un semblant d’unité entre travailleurs qu’ils appelleront « prolétariat » pour que les capitalistes utilisent ce groupe « prolétariat » comme une « cible ». Si je devais trouver une autre image, le capitaliste est le berger et le communiste le chien qui regroupe le troupeau de moutons. »
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/233924capitalismrichsince18thcentury.jpg[/img][/center]
Kyung Chosong : « Sur quoi reposent les deux pans de la coalition gouvernementale capitalistes-communistes ? Sur la même illusion que chacun sur Terre a une place qu’il lui suffit de trouver. Sur cette image, on voit à quoi mène l’une ou l’autre option : aux bidonvilles. Dans un système communiste, tout le monde a son abri de fortune financé par l’Etat tandis que dans le système capitaliste, ceux qui n’ont pas les moyens (très difficilement possibles d’acquérir) de s’élever économiquement sont « naturellement » logés dans ces mêmes abris de fortune. Capitalistes et communistes se basent sur une donnée qui elle-même est contestable, à savoir qu’il y a suffisamment de place pour tout le monde. Théorie fumeuse puisque vous comprendrez bien que même si tous les Wapongais avaient les moyens de s’acheter un pavillon avec 200 m² de jardin, le Wapong ne serait pas assez grand pour que tous les Wapongais puissent effectivement s’acheter un pavillon avec 200 m² de jardin. Le populationnisme n’est pas un monstre qui détruit tout sur son passage, c’est un poison lent, qui ronge, qui rouille, qui fait s’effriter… incroyablement vicieux, il n’a aucune considération pour qui que ce soit. »[/justify]
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/538013zbidonvillemekongjpg.jpg[/img][/center]
[justify]Kyung Chosong : « Le Wapong est trop petit ? « Pas grave » disent en chœur capitalistes et communistes. Il suffit de construire des maisons sur pilotis et accorder aux Wapongais qui ont les moyens un bassin d’eau de 200 m². Idée alléchante si elle ne se confrontait pas à des problèmes liés à l’ingénierie civile. Etant contremaître dans le BTP, je peux vous assurer que n’importe quelle construction sur un sol un tant soit peu humide finit tôt ou tard au mieux par s’effriter, au pire par s’effondrer. Alors, sur pilotis, n’en parlons pas. ».[/justify]
[center][img]http://s4.postimg.org/njye4fzwp/tzoa.png[/img][/center]
[justify]Kyung Chosong : « Il faut désormais trouver une alternative viable à ces systèmes dépassés. Il faut déconstruire le cercle vicieux pour mettre un système vertueux et qui tient la route. Le populationnisme, soutenu par tous les mouvements politiques, a perverti les hommes, fait d’eux des petits consommateurs dépressifs et désireux. Il s’agit donc de remodeler la société afin de créer des hommes nouveaux. Moins nombreux, les hommes sont plus heureux : la parole de chacun d’eux vaut mécaniquement davantage, les primordiales missions d’éducation et de santé sont moins coûteuses puisqu’elles appellent à moins de personnel pour les assurer, la terre retrouve un peu de souffle et chacun, à titre individuel, peut jouir davantage de liberté, d’espace, de loisirs, d’argent. Etablir un numerus clausus dans le district, promouvoir des activités économiques moins exigeantes en termes d’espace et de moyens, laisser la terre travailler d’elle-même sans que nous ayons à intervenir pour récolter les fruits qu’elle nous offre : voilà quelques propositions que je formule pour le district de Pongju. L’objectif est très simple : adapter les envies de chacun aux capacités de tous et à l’espace matériel disponible. Pongju peut être un district avant-gardiste en la matière, comme l’a été Ma’ledsu pour la mandature précédente. Les solutions du CLE ont permis à la population de Ma’ledsu de limiter concrètement les effets de la crise par une agriculture répondant aux besoins physiologiques de la population, à un coût moindre et en optimisant au maximum l’espace disponible. Ce credo peut maintenant être la clé de voûte de toutes les politiques, si vous me donnez les moyens de détruire le système politique actuel. »[/justify]
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Le Parti : Comité de libération de l’espace (CLE)
Le Candidat : Kyung Chosong
Le District : 73 (Pongju)
Le type d'action : Grand meeting de présentation – Conférence [Action majeure]
Objectif : Surtout diminuer l’influence du SSP (et du PNM dans une moindre mesure).
Les moyens utilisés :
- Ordinateur et rétroprojecteur pour projeter les images volées de la Conférence du Syndicat de 2022.
- Buffet de spécialités à base de soja de Ma’ledsu.
- Poubelle destinée à recevoir des cartes d’adhérents du Syndicat déchirées pour un jeu-concours futur.
- Stand du parti pour les adhésions, dons et gadgets à l'effigie du CLE.
- Tables, chaises, hauts-parleurs…
La loi du Talion : trahison pour trahison[/center]
[justify]Kyung Chosong était un ancien militant de longue date du Syndicat pour la Solidarité Paysanne. À 47 ans, il avait passé la moitié de sa vie à coller, tracter, se bagarrer pour l’honneur du Syndicat. En 2022, il avait réuni ses forces et son entourage pour apporter au camarade du Syndicat Zhao Sheng un mandat de Premier Délégué sur un plateau d’argent, pour le district n°73 – Pongju, son district natal. Longtemps acquis aux nationalistes du PNM, ce district avait été gagné par le SSP en 2022. Kyung Chosong était fier de cette réussite, qui était partiellement la sienne. Il n’attendait pas de faveur en particulier de son candidat en retour : la seule victoire du SSP lui convenait amplement, surtout lorsque celle-ci est acquise au terme de vingt années de militantisme. Cependant, devant l’avènement de la Main Noire, PNM et SSP – majoritaires à l’Assemblée Citoyenne – se sont coalisés pour gouverner ensemble. Chosong a vécu cette alliance comme une trahison profonde. Il n’était pas de ceux qui considéraient que la fin justifiait les moyens et aurait préféré prendre les armes contre la Main Noire plutôt que de s’allier avec ses adversaires. D’ailleurs, il lui était impossible d’approcher son Premier Délégué désormais.[/justify]
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/615816KyungChoisong.jpg[/img]
Kyung Chosong, candidat pour le CLE dans le district n°73 - Pongju.[/center]
[justify]Le district de Pongju était plutôt hétérogène. Campagnes verdoyantes qui illustrent certaines cartes postales du Makara, quartiers urbains festifs et usines d’aciérie noires de suie composaient le paysage mais toute l’économie avait été durement affectée par les évènements de ces cinq dernières années. Parler de bourgeoisie et de prolétariat n’avait plus de sens dans un lieu où tout le monde était confronté aux problèmes économico-sociaux. Kyung Chosong en avait bien pris conscience : le SSP était incapable de résoudre les problèmes des Wapongais. Mais ce père de deux enfants, petit contremaître dans le BTP, était bien conscient qu’il ne pouvait pas se résigner à regarder les résultats de l’élection chez lui sans agir.[/justify]
[justify]Cependant, quel mouvement politique pouvait lui apporter satisfaction ? Certainement pas le SSP qui l’avait trahi, certainement pas le PNM contre lequel il s’était battu pendant 20 ans, certainement pas la LNC qui incarne l’inverse de ses idéaux, pas davantage les monarchistes qui s’évertuent dans un combat inutile, ni le PSR qui manquait d’autorité. Le MPC ferait n’importe quoi pour revenir au pouvoir, même en bâtissant des coalitions contre-nature. Il ne voulait pas être trahi une deuxième fois. Lui restaient le Mouvement Technocrate et le Comité de Libération pour l’Espace, une candidature indépendante étant exclue pour manque de moyens. Il n’avait rien compris aux principes du Mouvement Technocrate, le CLE lui parlait davantage. Lui qui était dans le BTP était habitué aux projets immobiliers construits sous la pression démographique. Des projets ambitieux, de moins en moins soucieux cependant de la sécurité et même du confort des habitants. Il avait été amené à travailler sur des chantiers sur des zones inondables ou sur des sols creusés par des galeries minières. Il a exécuté les tâches sans broncher mais de nombreuses fois imaginé que son propre logement pouvait présenter les mêmes risques. D’ailleurs, le Premier Délégué SSP du district se moquait bien de la dangerosité des zones, il logeait « ses prolétaires » sur des terrains non viables.[/justify]
[justify]On pouvait reprocher à Kyung Chosong d’avoir des préoccupations terre-à-terre : son petit chez-soi, son calme, son petit jardin mais c’est en tout cas au CLE qu’il trouvait le discours le plus pratique. Il contacta le Comité et demanda quel était le candidat de son district. « Il n’y en a pas malheureusement » lui répondit le Comité au téléphone. « Mais votre profil nous intéresse » ajouta-t-il. De fil en aiguille, Kyung Chosong finit par être investi candidat du district n°73. Malgré son regard hagard, son inexpérience en tant que candidat, le Comité voulait qu’il joue de son réseau et de son expérience passée au SSP, pour mener une véritable campagne contre son candidat d’hier pour briguer la députation.[/justify]
[justify]Une idée lui vint : réinviter les participants de la fameuse [url=http://www.simpolitique.com/post210265.html#p210265]conférence « Le capitalisme et ses ravages »[/url] pour une « session de rattrapage ». Même s’il ne gagnait pas l’élection, Kyung Chosong voulait surtout se venger du Syndicat. Après avoir invité ses amis, d’anciens « camarades » et des badauds de Pongju, il proposa une contre-conférence intitulée « Coalition capitalisme-communisme au gouvernement : comment rattraper notre erreur ? ». Chosong avait un peu le trac mais se lança dans cette entreprise nouvelle :[/justify]
[justify]Kyung Chosong : « Bien le bonjour à tous. De nombreuses personnes ici me connaissent : je fus longtemps un militant du SSP. J’ai quitté le Syndicat après que celui-ci ait pactisé avec le diable pour des intérêts politiciens et électoralistes. La crise que connaît le Wapong a autant affecté le prolétariat que le patronat, au moins celui qui n’avait pas d’accointances avec le pouvoir. Cette rhétorique est non seulement désuète mais préjudiciable. Un changement de ligne étant inenvisageable pour le Syndicat, j’ai donc sollicité l’appui du Comité de Libération pour l’Espace (CLE) qui a mené des politiques concrètes non loin de là, à Ma’ledsu. Je propose de porter un projet semblable pour Pongju, en m’appuyant sur la conférence suivante. »[/justify]
Kyung Chosong arbora un grand sourire avant de donner le mot de la fin :
Kyung Chosong : « Toute ressemblance avec une conférence passée n’étant bien sûr que totalement fortuite. »
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/759637enjoycapitalism.jpg[/img][/center]
[justify]Kyung Chosong : « Le capitalisme. Comment a-t-il pu prospérer ? Quels sont ses objectifs ? Ses alliés ? Tout d’abord, que nous montre cette image ? Un enfant très laid, qui montre du doigt un jeune Zanyanais maigre, visiblement à l’agonie. Un Zanyane qui, je le rappelle, connaît des taux de fécondité supérieures à la moyenne mondiale. Comment, dans un monde déjà plein, un individu peut-il trouver nourriture, éducation, santé à foison ? Cela est évidemment impossible, surtout dans une société qui s’appuie sur la « masse » pour gouverner. La « masse » est par définition indivisible. Le Syndicat parlera de « prolétariat » pour l’évoquer, c’est plus politiquement correct, les capitalistes parleront de « cible ». Les monarchistes, quant à eux, leur accordent un tout petit peu plus d’estime en parlant de « sujets ». Les technocrates les déshumanisent en parlant de « foyers » ou « ménages ». Les communistes argueront qu’ils ne sont pas racialistes au contraire de leurs alliés gouvernementaux - et j’insiste vraiment sur ce point – d’inspiration capitaliste. Pour autant, ils réduisent tous un groupe d’individus à une et seule caractéristique, à une « race » au sens large du terme. La race des prolétaires, la race des clients… C’est cet effet de « masse » qui crée la « race ». En résumé, les communistes construisent un semblant d’unité entre travailleurs qu’ils appelleront « prolétariat » pour que les capitalistes utilisent ce groupe « prolétariat » comme une « cible ». Si je devais trouver une autre image, le capitaliste est le berger et le communiste le chien qui regroupe le troupeau de moutons. »
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/233924capitalismrichsince18thcentury.jpg[/img][/center]
Kyung Chosong : « Sur quoi reposent les deux pans de la coalition gouvernementale capitalistes-communistes ? Sur la même illusion que chacun sur Terre a une place qu’il lui suffit de trouver. Sur cette image, on voit à quoi mène l’une ou l’autre option : aux bidonvilles. Dans un système communiste, tout le monde a son abri de fortune financé par l’Etat tandis que dans le système capitaliste, ceux qui n’ont pas les moyens (très difficilement possibles d’acquérir) de s’élever économiquement sont « naturellement » logés dans ces mêmes abris de fortune. Capitalistes et communistes se basent sur une donnée qui elle-même est contestable, à savoir qu’il y a suffisamment de place pour tout le monde. Théorie fumeuse puisque vous comprendrez bien que même si tous les Wapongais avaient les moyens de s’acheter un pavillon avec 200 m² de jardin, le Wapong ne serait pas assez grand pour que tous les Wapongais puissent effectivement s’acheter un pavillon avec 200 m² de jardin. Le populationnisme n’est pas un monstre qui détruit tout sur son passage, c’est un poison lent, qui ronge, qui rouille, qui fait s’effriter… incroyablement vicieux, il n’a aucune considération pour qui que ce soit. »[/justify]
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/538013zbidonvillemekongjpg.jpg[/img][/center]
[justify]Kyung Chosong : « Le Wapong est trop petit ? « Pas grave » disent en chœur capitalistes et communistes. Il suffit de construire des maisons sur pilotis et accorder aux Wapongais qui ont les moyens un bassin d’eau de 200 m². Idée alléchante si elle ne se confrontait pas à des problèmes liés à l’ingénierie civile. Etant contremaître dans le BTP, je peux vous assurer que n’importe quelle construction sur un sol un tant soit peu humide finit tôt ou tard au mieux par s’effriter, au pire par s’effondrer. Alors, sur pilotis, n’en parlons pas. ».[/justify]
[center][img]http://s4.postimg.org/njye4fzwp/tzoa.png[/img][/center]
[justify]Kyung Chosong : « Il faut désormais trouver une alternative viable à ces systèmes dépassés. Il faut déconstruire le cercle vicieux pour mettre un système vertueux et qui tient la route. Le populationnisme, soutenu par tous les mouvements politiques, a perverti les hommes, fait d’eux des petits consommateurs dépressifs et désireux. Il s’agit donc de remodeler la société afin de créer des hommes nouveaux. Moins nombreux, les hommes sont plus heureux : la parole de chacun d’eux vaut mécaniquement davantage, les primordiales missions d’éducation et de santé sont moins coûteuses puisqu’elles appellent à moins de personnel pour les assurer, la terre retrouve un peu de souffle et chacun, à titre individuel, peut jouir davantage de liberté, d’espace, de loisirs, d’argent. Etablir un numerus clausus dans le district, promouvoir des activités économiques moins exigeantes en termes d’espace et de moyens, laisser la terre travailler d’elle-même sans que nous ayons à intervenir pour récolter les fruits qu’elle nous offre : voilà quelques propositions que je formule pour le district de Pongju. L’objectif est très simple : adapter les envies de chacun aux capacités de tous et à l’espace matériel disponible. Pongju peut être un district avant-gardiste en la matière, comme l’a été Ma’ledsu pour la mandature précédente. Les solutions du CLE ont permis à la population de Ma’ledsu de limiter concrètement les effets de la crise par une agriculture répondant aux besoins physiologiques de la population, à un coût moindre et en optimisant au maximum l’espace disponible. Ce credo peut maintenant être la clé de voûte de toutes les politiques, si vous me donnez les moyens de détruire le système politique actuel. »[/justify]
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Le Parti : Comité de libération de l’espace (CLE)
Le Candidat : Kyung Chosong
Le District : 73 (Pongju)
Le type d'action : Grand meeting de présentation – Conférence [Action majeure]
Objectif : Surtout diminuer l’influence du SSP (et du PNM dans une moindre mesure).
Les moyens utilisés :
- Ordinateur et rétroprojecteur pour projeter les images volées de la Conférence du Syndicat de 2022.
- Buffet de spécialités à base de soja de Ma’ledsu.
- Poubelle destinée à recevoir des cartes d’adhérents du Syndicat déchirées pour un jeu-concours futur.
- Stand du parti pour les adhésions, dons et gadgets à l'effigie du CLE.
- Tables, chaises, hauts-parleurs…
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Alexei
[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne
[img]http://s27.postimg.org/uzkrtinzj/SSP.png[/img][/center]
[justify]Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : Lodolik (46)
Le type d'action : Distribution de posters et de tracts du SSP (Hausse d'influence du SSP)
Les moyens utilisés : Des militants déterminés, de la colle, des affiches et des tracts par milliers...
Candidat : Fuen Jong
Depuis le début de la campagne, le SSP et le PNM s'étaient, étonamment, peu fait remarqués, victimes de leur succès peut-être. Le SSP, initialement financé par l'URCM, avait subi le contrecoup de la chute de la puissance communiste qui s'était maintenant rangée, de manière peu originale, dans la catégorie impériale. Fort heureusement, le Lychaka avait retrouvé ses valeurs communistes, et c'était par un puissant internationalisme prolétarien que se démarquait le camarade-Président Kim Jong Hun, qui plaisait aux autorités radicalement communistes d'Ophrone. C'est donc tout naturellement que la nation yougoslave, se servant du relais lychakien, avait commencé à remplacer l'URCM comme marraine bienveillante d'un SSP encore meurtri par l'action brutale du Parti "Fierté Wapongaise" dans son district de prédilection, qui allait cependant jouer en sa faveur dans l'opinion publique, avec les jeunes hommes tués présentés comme des martyrs.
Et c'était le schéma anticommuniste cruel qui se répétait, bien trop jaloux et craintifs d'un Parti représentant réellement les classes laborieuses, même les plus petites formations politiques s'en prenaient à un SSP qui usait d'une grande sagesse en les ignorant, tout simplement, : ils n'étaient pas une menace pour la Révolution.
[center][img]http://markfenske.files.wordpress.com/2012/06/aggressionposter.jpg[/img]
"La fin de la domination bourgeoise au Wapong n'est qu'une question de jours, vive le Grand Parti des Ouvriers et des Paysans !"[/center][/justify]
[img]http://s27.postimg.org/uzkrtinzj/SSP.png[/img][/center]
[justify]Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : Lodolik (46)
Le type d'action : Distribution de posters et de tracts du SSP (Hausse d'influence du SSP)
Les moyens utilisés : Des militants déterminés, de la colle, des affiches et des tracts par milliers...
Candidat : Fuen Jong
Depuis le début de la campagne, le SSP et le PNM s'étaient, étonamment, peu fait remarqués, victimes de leur succès peut-être. Le SSP, initialement financé par l'URCM, avait subi le contrecoup de la chute de la puissance communiste qui s'était maintenant rangée, de manière peu originale, dans la catégorie impériale. Fort heureusement, le Lychaka avait retrouvé ses valeurs communistes, et c'était par un puissant internationalisme prolétarien que se démarquait le camarade-Président Kim Jong Hun, qui plaisait aux autorités radicalement communistes d'Ophrone. C'est donc tout naturellement que la nation yougoslave, se servant du relais lychakien, avait commencé à remplacer l'URCM comme marraine bienveillante d'un SSP encore meurtri par l'action brutale du Parti "Fierté Wapongaise" dans son district de prédilection, qui allait cependant jouer en sa faveur dans l'opinion publique, avec les jeunes hommes tués présentés comme des martyrs.
Et c'était le schéma anticommuniste cruel qui se répétait, bien trop jaloux et craintifs d'un Parti représentant réellement les classes laborieuses, même les plus petites formations politiques s'en prenaient à un SSP qui usait d'une grande sagesse en les ignorant, tout simplement, : ils n'étaient pas une menace pour la Révolution.
[center][img]http://markfenske.files.wordpress.com/2012/06/aggressionposter.jpg[/img]
"La fin de la domination bourgeoise au Wapong n'est qu'une question de jours, vive le Grand Parti des Ouvriers et des Paysans !"[/center][/justify]
-
Alexei
[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne
[img]http://s27.postimg.org/uzkrtinzj/SSP.png[/img][/center]
[justify]Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : Pongju (73)
Le type d'action : Défilé de la milice du SSP et discours enflammé (Hausse d'influence du SSP)
Les moyens utilisés : 300 miliciens en armes et en uniforme, une tribune, des haut-parleurs, de l'argent pour arroser le maire, du pain et des prospectus pour les citoyens, des militants pour les servir.
Candidat : Hu Deng Fen
Tel un dragon, le SSP s'éveillait peu-à-peu, ouvrant un oeil, puis l'autre avant de se lever de tout son poids pour finalement fondre sur sa proie. Le Syndicat devait réapparaître un maximum sur les écrans radars, montrer qu'il était le Parti le plus organisé, et surtout : envoyer un message clair à ses concurrents du PNM, mais aussi aux insignifiantes factions politiques rivales, telles que le "CLE" et ses candidats écolos et populistes sur les bords.
Histoire de montrer de quel bois les rouges se chauffaient au Wapong, 300 miliciens spécialement arrivés de Ma'ledsu ont rapidement investi la capitale du District, Pongju -"neutre"-, où un défilé militaire en bonne et due forme s'est tenu avec des miliciens similaires à de véritables soldats réguliers : uniforme, fusils, insignes, drapeaux, officiers, etc...
Le tout, retranscrit par les chaînes de télévision pour un maximum d'effet, avec chant patriotique en arrière-fond.
[center]aYUbUiUwE1Q
Bien entendu, ils n'ont pas de chars ni d'artillerie...[/center]
Après cela, dans une allure moins martiale, les militants ont distribué pain et prospectus gratuitement à la population, assurant également la présence de la Milice populaire contre les vandales du PNM et de Fierté Wapongaise, mais aussi contre la mafia locale et les truands, chose que la police wapongaise aime peu affronter.
S'en est suivi un discours du camarade Hu Deng Fen, candidat du district, fustigeant le PNM et leurs larbins du CLE...
[quote]"[...] Le plus intéressant avec les partis comme le CLE, le PSR ou le Mouvement technocrate, c'est leur manque évident de programme et de solutions : ils connaissent les problèmes, nous connaissons tous les problèmes. Mais ne savent absolument pas les corriger, si ce n'est qu'en taxant les autres partis de "populistes" et en faisant des expositions "tendances", des événements "fashion" à la pelabssienne, tout en portant des jeans, des t-shirts ou des polaires. Déjà que leur crédibilité n'était pas très élevée, écolos ratés ou anarchistes repentis, ils prétendent à rassembler le peuple autour de leur idéal "anticapitaliste" mais "anarchiste", cherchez l'erreur...
Absence de programme, bassesse dans les propos, échec de crédibilité : tel est le constat malheureux que nous pouvons dresser de ces prétendus "dangereux révolutionnaires anti-capitalistes", anarchistes, gauchistes ou socio-démocrates. Ils ont tout à prouver, nous non. Le SSP a développé une véritable République populaire au sein du Wapong, le SSP éduque le peuple, le SSP nourrit le peuple, le SSP participe à la rédemption des ouvriers, des paysans, des soldats, des intellectuels. Seul le SSP fait se lever les masses, les damnés du Travail, contre les esclavagistes bourgeois, cachés dans le PNM, appendice flagrant du Département d'Etat raksasan.
Ces exploitants qui sont prêts aux pires atrocités pour asseoir leur hégémonie, n'oublions pas le massacre de Shansi Town, n'oublions pas les centaines de martyrs communistes tombés parce qu'ils prônaient un idéal de paix, d'égalité et d'indépendance. Si nos ennemis se démènent autant contre nous, c'est bien la preuve irréfutable de la terreur qu'ils éprouvent en apercevant le spectre de la Révolution, cette peur incontrôlable qui les prend à la vue du drapeau rouge du prolétariat, cette angoisse incontrôlable en apercevant la faucille et le marteau.
Sociaux-traîtres du Parti Socialiste Réformateurs, bourgeois de la Ligue National Capitaliste et du Mouvement pour la Liberté Citoyenne, Fascistes du Parti Nationaliste Makiran, anarchistes et gauchistes du Mouvement Technocrate et du Comité de Libération de l'Espace : craignez-nous, haïssez-nous, attaquez-nous, tremblez toujours. Le prolétariat s'est levé et vous punira de sa noble fureur.
Vive le Grand Parti des Ouvriers des Paysans et des Soldats ! Vive la République Populaire du Wapong ! Vive la Milice Populaire !"
Hu Deng Fen[/quote][/justify]
[img]http://s27.postimg.org/uzkrtinzj/SSP.png[/img][/center]
[justify]Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : Pongju (73)
Le type d'action : Défilé de la milice du SSP et discours enflammé (Hausse d'influence du SSP)
Les moyens utilisés : 300 miliciens en armes et en uniforme, une tribune, des haut-parleurs, de l'argent pour arroser le maire, du pain et des prospectus pour les citoyens, des militants pour les servir.
Candidat : Hu Deng Fen
Tel un dragon, le SSP s'éveillait peu-à-peu, ouvrant un oeil, puis l'autre avant de se lever de tout son poids pour finalement fondre sur sa proie. Le Syndicat devait réapparaître un maximum sur les écrans radars, montrer qu'il était le Parti le plus organisé, et surtout : envoyer un message clair à ses concurrents du PNM, mais aussi aux insignifiantes factions politiques rivales, telles que le "CLE" et ses candidats écolos et populistes sur les bords.
Histoire de montrer de quel bois les rouges se chauffaient au Wapong, 300 miliciens spécialement arrivés de Ma'ledsu ont rapidement investi la capitale du District, Pongju -"neutre"-, où un défilé militaire en bonne et due forme s'est tenu avec des miliciens similaires à de véritables soldats réguliers : uniforme, fusils, insignes, drapeaux, officiers, etc...
Le tout, retranscrit par les chaînes de télévision pour un maximum d'effet, avec chant patriotique en arrière-fond.
[center]aYUbUiUwE1Q
Bien entendu, ils n'ont pas de chars ni d'artillerie...[/center]
Après cela, dans une allure moins martiale, les militants ont distribué pain et prospectus gratuitement à la population, assurant également la présence de la Milice populaire contre les vandales du PNM et de Fierté Wapongaise, mais aussi contre la mafia locale et les truands, chose que la police wapongaise aime peu affronter.
S'en est suivi un discours du camarade Hu Deng Fen, candidat du district, fustigeant le PNM et leurs larbins du CLE...
[quote]"[...] Le plus intéressant avec les partis comme le CLE, le PSR ou le Mouvement technocrate, c'est leur manque évident de programme et de solutions : ils connaissent les problèmes, nous connaissons tous les problèmes. Mais ne savent absolument pas les corriger, si ce n'est qu'en taxant les autres partis de "populistes" et en faisant des expositions "tendances", des événements "fashion" à la pelabssienne, tout en portant des jeans, des t-shirts ou des polaires. Déjà que leur crédibilité n'était pas très élevée, écolos ratés ou anarchistes repentis, ils prétendent à rassembler le peuple autour de leur idéal "anticapitaliste" mais "anarchiste", cherchez l'erreur...
Absence de programme, bassesse dans les propos, échec de crédibilité : tel est le constat malheureux que nous pouvons dresser de ces prétendus "dangereux révolutionnaires anti-capitalistes", anarchistes, gauchistes ou socio-démocrates. Ils ont tout à prouver, nous non. Le SSP a développé une véritable République populaire au sein du Wapong, le SSP éduque le peuple, le SSP nourrit le peuple, le SSP participe à la rédemption des ouvriers, des paysans, des soldats, des intellectuels. Seul le SSP fait se lever les masses, les damnés du Travail, contre les esclavagistes bourgeois, cachés dans le PNM, appendice flagrant du Département d'Etat raksasan.
Ces exploitants qui sont prêts aux pires atrocités pour asseoir leur hégémonie, n'oublions pas le massacre de Shansi Town, n'oublions pas les centaines de martyrs communistes tombés parce qu'ils prônaient un idéal de paix, d'égalité et d'indépendance. Si nos ennemis se démènent autant contre nous, c'est bien la preuve irréfutable de la terreur qu'ils éprouvent en apercevant le spectre de la Révolution, cette peur incontrôlable qui les prend à la vue du drapeau rouge du prolétariat, cette angoisse incontrôlable en apercevant la faucille et le marteau.
Sociaux-traîtres du Parti Socialiste Réformateurs, bourgeois de la Ligue National Capitaliste et du Mouvement pour la Liberté Citoyenne, Fascistes du Parti Nationaliste Makiran, anarchistes et gauchistes du Mouvement Technocrate et du Comité de Libération de l'Espace : craignez-nous, haïssez-nous, attaquez-nous, tremblez toujours. Le prolétariat s'est levé et vous punira de sa noble fureur.
Vive le Grand Parti des Ouvriers des Paysans et des Soldats ! Vive la République Populaire du Wapong ! Vive la Milice Populaire !"
Hu Deng Fen[/quote][/justify]
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Alwine
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/926683PML.png[/img]
[img]http://img110.xooimage.com/files/a/0/f/_chinese-culture-...-for-men-4c4b8f1.jpg[/img][/center]
Le Parti : PML
Candidat : Liu Kaï
Le District : 64
Le type d'actions : Petit meeting, action positive, en faveur du PML.
Les moyens utilisés : Quelques dizaines de sympathisants du parti, un groupe de danse composé de sympathisantes du parti, une petite centaine de tracts.
Même si le gros des efforts et des soutiens du Parti Monarchiste de Lokfol se concentraient, fort logiquement, en Lokfol même, la monarchie avait tout de même des partisans ailleurs dans le pays, sur lesquels la campagne menée en Lokfol avait parfois eu un effet très positif en voyant le Parti Monarchiste se rapprocher des traditions et éloigner son image de celle des Triades et des trafiquants d'opium.
Parmi ces partisans, il y avait Liu Kaï, un jeune homme convaincu depuis plusieurs années aux idées du Parti Monarchiste et qui avait acquis une certaine influence auprès du cercle relativement limité des fidèles de celui-ci dans la région. Il rêvait de s'impliquer dans le retour au pouvoir de la monarchie, et d'obtenir peut-être, en échange, un poste honorifique élevé ou peut-être une forme de noblesse. La campagne de Bô Ka avait fini de le convaincre que le temps d'une remontée en puissance du Parti était venu, et il s'était mis en quête de soutient extérieur pour l'aider à promouvoir celui-ci dans son district.
Ors, en plus de posséder un certain charisme, Liu Kaï était aussi un homme cultivé, qui s'intéressait notamment aux grands événements internationaux. Il avait ainsi repéré dans la presse internationale le petit événement qu'avait été l'ouverture du Royaume de Maok après plus d'une demi-siècle d'isolationnisme presque complet avec le reste du monde, et l'idée lui était venue de solliciter cet état, que les articles présentaient comme une monarchie très forte, pour aider à restaurer « une juste monarchie » au Wapong.
Il avait envoyé une longue missive respectueuse, adjointe d'extraits des récents discours de Bô Ka, et le Maok, qui était à la recherche de théâtres diplomatiques sur lesquels s'impliquer sur le plan international, sans en même temps risquer trop gros, accepta rapidement de soutenir l'expérience d'une monarchie qui avait tout pour lui plaire, à part peut-être que ses traditions et sa spiritualité n'étaient pas chrétiennes – quoi qu'il n'était pas exclu, dans le futur, d'utiliser l'influence potentielle née d'un soutient pour corriger cela.
Des moyens étaient donc arrivés du Maok, assez modestes au début, car c'était encore un test pour la royaume tout juste sorti de l'isolationnisme et peu familier des systèmes de parti, mais assez pour permettre à Liu Kaï d'agir. Après avoir fait prévenir Bô Ka et les dirigeants du Parti Monarchique, il avait ainsi pu mettre sur pied un premier meeting dans sa région. Il avait réunis quelques dizaines de sympathisants, soit anciens, soit nouveaux, gagnés par les quelques liquidités qu'il avait pu distribués ou par les idées du Parti par sa récente promotion en Lokfol, fait venir un groupe de danseuses traditionnelles gagnées aux idées monarchistes du Lokfol même, et monté son meeting.
Celui-ci consistait essentiellement en un discours, par Liu Kaï lui-même, en vêtements traditionnels, ventant les mérites du système monarchique et les nombreux bienfaits que celui-ci pourrait apporter au pays, et en premier lieu aux districts qui se rallieraient les premiers à lui, n'hésitant pas à citer de nombreux exemples de monarchies prospères, ne sélectionnant bien entendu que les plus prospères et les plus épanouies, avant de souligner des exemples de régimes qui ne connaissaient pas la monarchie ou l'avaient abolies, ne prenant là encore que les exemples les plus piteux ou les plus noirs, de façon à créer un contraste fort dans ses propos.
Il poursuivit en promettant au peuple que s'ils l'élisaient, lui, Liu Kaï, en tant que représentant de la monarchie dans le district, il saurait leur procurer la justice et la bonne administration que seul un Roi pouvait procurer. Il leur dit que choisir de restaurer un système monarchique était la bonne façon d'éviter les révolutions et les crises pour l’accaparement du pouvoir entre les différentes factions, et que s'ils votaient pour lui et, à travers lui, pour le roi, ils garantiraient non seulement que leurs traditions soient maintenues et restaurées, mais encore que leurs enfants n'auraient jamais à risquer de voir leur culture et leur identité se diluer dans une culture extérieure, que ce soit la culture mondiale ou celle des voisins du Wapong.
Parallèlement à son discours, la majorité des sympathisants rassemblés se trouvaient mêlés aux auditeurs, une partie d'entre-eux distribuant des tracts reprenant les grandes idées et surtout les slogans les plus faciles à retenir issus du discours de Liu Kaï, tandis que certains autres, plus anonymes, se chargeaient de rythmer son discours en acclamant l'orateur aux moments choisis pour entraîner le reste de l'auditoire avec eux. Pendant ce temps, réparties en deux groupes de chaque côté du pupitre de Liu Kai, exécutaient de lentes danses traditionnelles, formant un appuis visuel criant des traditions qu'évoquait le candidat.
Le discours s'acheva sur quelques mots vibrants et un dernier slogan, « Choisir la Monarchie, c'est préserver le passé en assurant l'avenir ! », après quoi Liu Kaï se mêla à ses auditeurs pour répondre à quelques questions et permettre à tous de le voir de près, après quoi, alors que les danses s'achevaient, l'événement se dissipa peu à peu de lui-même...
[img]http://img110.xooimage.com/files/a/0/f/_chinese-culture-...-for-men-4c4b8f1.jpg[/img][/center]
Le Parti : PML
Candidat : Liu Kaï
Le District : 64
Le type d'actions : Petit meeting, action positive, en faveur du PML.
Les moyens utilisés : Quelques dizaines de sympathisants du parti, un groupe de danse composé de sympathisantes du parti, une petite centaine de tracts.
Même si le gros des efforts et des soutiens du Parti Monarchiste de Lokfol se concentraient, fort logiquement, en Lokfol même, la monarchie avait tout de même des partisans ailleurs dans le pays, sur lesquels la campagne menée en Lokfol avait parfois eu un effet très positif en voyant le Parti Monarchiste se rapprocher des traditions et éloigner son image de celle des Triades et des trafiquants d'opium.
Parmi ces partisans, il y avait Liu Kaï, un jeune homme convaincu depuis plusieurs années aux idées du Parti Monarchiste et qui avait acquis une certaine influence auprès du cercle relativement limité des fidèles de celui-ci dans la région. Il rêvait de s'impliquer dans le retour au pouvoir de la monarchie, et d'obtenir peut-être, en échange, un poste honorifique élevé ou peut-être une forme de noblesse. La campagne de Bô Ka avait fini de le convaincre que le temps d'une remontée en puissance du Parti était venu, et il s'était mis en quête de soutient extérieur pour l'aider à promouvoir celui-ci dans son district.
Ors, en plus de posséder un certain charisme, Liu Kaï était aussi un homme cultivé, qui s'intéressait notamment aux grands événements internationaux. Il avait ainsi repéré dans la presse internationale le petit événement qu'avait été l'ouverture du Royaume de Maok après plus d'une demi-siècle d'isolationnisme presque complet avec le reste du monde, et l'idée lui était venue de solliciter cet état, que les articles présentaient comme une monarchie très forte, pour aider à restaurer « une juste monarchie » au Wapong.
Il avait envoyé une longue missive respectueuse, adjointe d'extraits des récents discours de Bô Ka, et le Maok, qui était à la recherche de théâtres diplomatiques sur lesquels s'impliquer sur le plan international, sans en même temps risquer trop gros, accepta rapidement de soutenir l'expérience d'une monarchie qui avait tout pour lui plaire, à part peut-être que ses traditions et sa spiritualité n'étaient pas chrétiennes – quoi qu'il n'était pas exclu, dans le futur, d'utiliser l'influence potentielle née d'un soutient pour corriger cela.
Des moyens étaient donc arrivés du Maok, assez modestes au début, car c'était encore un test pour la royaume tout juste sorti de l'isolationnisme et peu familier des systèmes de parti, mais assez pour permettre à Liu Kaï d'agir. Après avoir fait prévenir Bô Ka et les dirigeants du Parti Monarchique, il avait ainsi pu mettre sur pied un premier meeting dans sa région. Il avait réunis quelques dizaines de sympathisants, soit anciens, soit nouveaux, gagnés par les quelques liquidités qu'il avait pu distribués ou par les idées du Parti par sa récente promotion en Lokfol, fait venir un groupe de danseuses traditionnelles gagnées aux idées monarchistes du Lokfol même, et monté son meeting.
Celui-ci consistait essentiellement en un discours, par Liu Kaï lui-même, en vêtements traditionnels, ventant les mérites du système monarchique et les nombreux bienfaits que celui-ci pourrait apporter au pays, et en premier lieu aux districts qui se rallieraient les premiers à lui, n'hésitant pas à citer de nombreux exemples de monarchies prospères, ne sélectionnant bien entendu que les plus prospères et les plus épanouies, avant de souligner des exemples de régimes qui ne connaissaient pas la monarchie ou l'avaient abolies, ne prenant là encore que les exemples les plus piteux ou les plus noirs, de façon à créer un contraste fort dans ses propos.
Il poursuivit en promettant au peuple que s'ils l'élisaient, lui, Liu Kaï, en tant que représentant de la monarchie dans le district, il saurait leur procurer la justice et la bonne administration que seul un Roi pouvait procurer. Il leur dit que choisir de restaurer un système monarchique était la bonne façon d'éviter les révolutions et les crises pour l’accaparement du pouvoir entre les différentes factions, et que s'ils votaient pour lui et, à travers lui, pour le roi, ils garantiraient non seulement que leurs traditions soient maintenues et restaurées, mais encore que leurs enfants n'auraient jamais à risquer de voir leur culture et leur identité se diluer dans une culture extérieure, que ce soit la culture mondiale ou celle des voisins du Wapong.
Parallèlement à son discours, la majorité des sympathisants rassemblés se trouvaient mêlés aux auditeurs, une partie d'entre-eux distribuant des tracts reprenant les grandes idées et surtout les slogans les plus faciles à retenir issus du discours de Liu Kaï, tandis que certains autres, plus anonymes, se chargeaient de rythmer son discours en acclamant l'orateur aux moments choisis pour entraîner le reste de l'auditoire avec eux. Pendant ce temps, réparties en deux groupes de chaque côté du pupitre de Liu Kai, exécutaient de lentes danses traditionnelles, formant un appuis visuel criant des traditions qu'évoquait le candidat.
Le discours s'acheva sur quelques mots vibrants et un dernier slogan, « Choisir la Monarchie, c'est préserver le passé en assurant l'avenir ! », après quoi Liu Kaï se mêla à ses auditeurs pour répondre à quelques questions et permettre à tous de le voir de près, après quoi, alors que les danses s'achevaient, l'événement se dissipa peu à peu de lui-même...
-
Alexei
[center]Syndicat pour la Solidarité Paysanne
[img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]
"Plus on est de fous, plus on riz !"
[img]http://images.indianexpress.com/2014/03/naxalsmain.jpg[/img][/center]
Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : Ranjiaping (27)
Le type d'action : Redistribution des rizières au peuple (hausse d'influence du SSP)
Les moyens utilisés : Un peu moins de 100 miliciens, 500 militants, des micros et affiches, des dollars pour s'assurer de la bienveillance de la police.
Candidat : Slango
Avec un nombre d'affamés et de sans domicile fixe astronomique, le Ranjiaping était l'un des districts le plus pauvre du Wapong. Un district peuplé de malheureux, ayant emprunté la vague PNM il y a cinq ans de cela, séduits par les vaines promesses du candidat Lin Xiu Liang. Qui n'avait, bien entendu, apporté aucune solution concrète aux problèmes de ces petites gens, presque toujours livrés à eux-mêmes. En effet, le chômage était également endémique, et les rares travaux se faisaient dans les rizières, possédées par d'éminents propriétaires fonciers qui n'allaient certainement pas être dérangés par leur valet du Parti nationaliste...
Celui-ci avait, au contraire, accentué l'emprise de ces exploiteurs en les protégeant leurs propriétés de leurs brutes épaisses rodés au fascisme et à l'anticommunisme les plus primaires, pouvant disperser sans mal les maigres indignés ayant le courage de se plaindre.
Pour Slango, l'emblématique candidat du PNM de Ranjiaping, cette situation était idéale. Démontrant encore une fois le principe kiroviste du "moins ça va, mieux ça vaut", il pourrait accomplir de grandes choses. Et en premier lieu, simuler une collectivisation des terres, en mettant en s'assurant la passivité des autorités, puis en mettant en déroute les malabars du PNM, et enfin en se servant tout simplement dans les stocks et les rizières des grands propriétaires fonciers pour le redistribuer aux plus démunis.
C'est ce qui se fit au petit matin du 24 octobre, heure du levée des paysans du monde entier. Armés de fourches, de faux ou encore de faucilles, escortés par les miliciens communistes du SSP, en uniforme et équipés de fusils, les prolétaires du Ranjiaping ont été nombreux à répondre à l'appel du Syndicat. Ces-derniers, une fois les miliciens nationalistes, à demi-endormis, mis en pièces ou en fuite, ont dans une fureur revancharde abattu les clôtures des grandes propriétés, mettant à sac les champs et les stocks après les avoir pillés.
Terrifiés de ce qui ressemble à s'y méprendre à une Révolution, les haut-bourgeois détenant avarement leurs hectares, peuvent toutefois remercier les miliciens communistes, ayant empêché que l'on s'en prenne à eux et à leurs familles, jugeant que cette simple "restitution" suffisait.
Quelques heures plus tard, les opprimés et les miliciens déposaient un incroyable butin au centre de la ville de Ranjiaping, des kilos et des kilos de riz, que le Syndicat répartit et servit directement aux plus affamés, laissant le reste aux courageux damnés de la terre, s'étant vue offrir des tracts du Parti, et un discours de Slango, que l'on surnommait déjà "le Robin des bois wapongais", en prime.
[quote]"Mes chers camarades, paysans oppressés, travailleurs opprimés,
J'essaierai d'être le plus bref possible pour ne pas entacher cette magnifique victoire d'un discours ennuyeux et politicien, dont on vous abreuve déjà depuis des années lumières.
Je tenais juste à rappeler l'importance, la portée historique de ce que nous venons d'accomplir aujourd'hui. De tous temps, le Wapong a toujours été le jardin d'Eden du capitalisme, un genre de paradis sur terre pour les bourgeois, les banquiers et autres ploutocrates ennemis des masses. Ce sont les gens à qui nous avons donné une leçon -mémorable- aujourd'hui. Ces gens qui n'éprouvaient aucun remord à s'enrichir et à vivre dans le luxe alors que leurs semblables se tordaient de faim et tombaient de fatigue, derrière leurs hauts portails noirs hérissés des pointes de la peur et du déni.
S'appuyant sur les gros-bras beaucoup trop virils des miliciens du PNM, ils fermaient les yeux sur la douleur qu'ils provoquaient, et la haine qui en résultait. Nous snobant, nous traitant de "ploucs" et autres "simples d'esprit", nous croyant beaucoup trop attardés et affamés pour contester ne serait-ce qu'une infime partie de leur autorité qu'ils veulent "naturelle" ou "divine", selon les thèses du darwinisme social prônées par les fascistes.
Non, jamais au Wapong les bourgeois n'ont autant vue le seul se dérober sous leurs jambes grasses qu'aujourd'hui, où le peuple s'est levé pour ne reconquérir que son dû, de manière légitime. Car il est dans l'ordre des choses que l'on récolte ce que l'on sème ; en l'occurrence, ils ont semé l'injustice, ils ne récoltent que la fureur populaire.
Le Ranjiaping ne sera qu'un exemple, et nous étendrons cette Grande et Noble Guerre Prolétarienne à tout le pays, à tous les districts, à toutes les villes, à tous les villages, à toutes les exploitations agricoles bourgeoises qui ne respecteront pas les volontés du prolétariat wapongais socialiste !
Cette guerre ne fait que commencer, avec ou sans effusion de sang, et les vainqueurs sont déjà bien connus !
VIVE LE SYNDICAT POUR LA SOLIDARITÉ PAYSANNE !
VIVE LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU WAPONG !
VIVE L'UNION SACRÉE DES OUVRIERS ET DES PAYSANS !
Slango[/quote]
[img]http://img137.imageshack.us/img137/9697/ssp.png[/img]
"Plus on est de fous, plus on riz !"
[img]http://images.indianexpress.com/2014/03/naxalsmain.jpg[/img][/center]
Le Parti : Syndicat pour la Solidarité Paysanne
Le District : Ranjiaping (27)
Le type d'action : Redistribution des rizières au peuple (hausse d'influence du SSP)
Les moyens utilisés : Un peu moins de 100 miliciens, 500 militants, des micros et affiches, des dollars pour s'assurer de la bienveillance de la police.
Candidat : Slango
Avec un nombre d'affamés et de sans domicile fixe astronomique, le Ranjiaping était l'un des districts le plus pauvre du Wapong. Un district peuplé de malheureux, ayant emprunté la vague PNM il y a cinq ans de cela, séduits par les vaines promesses du candidat Lin Xiu Liang. Qui n'avait, bien entendu, apporté aucune solution concrète aux problèmes de ces petites gens, presque toujours livrés à eux-mêmes. En effet, le chômage était également endémique, et les rares travaux se faisaient dans les rizières, possédées par d'éminents propriétaires fonciers qui n'allaient certainement pas être dérangés par leur valet du Parti nationaliste...
Celui-ci avait, au contraire, accentué l'emprise de ces exploiteurs en les protégeant leurs propriétés de leurs brutes épaisses rodés au fascisme et à l'anticommunisme les plus primaires, pouvant disperser sans mal les maigres indignés ayant le courage de se plaindre.
Pour Slango, l'emblématique candidat du PNM de Ranjiaping, cette situation était idéale. Démontrant encore une fois le principe kiroviste du "moins ça va, mieux ça vaut", il pourrait accomplir de grandes choses. Et en premier lieu, simuler une collectivisation des terres, en mettant en s'assurant la passivité des autorités, puis en mettant en déroute les malabars du PNM, et enfin en se servant tout simplement dans les stocks et les rizières des grands propriétaires fonciers pour le redistribuer aux plus démunis.
C'est ce qui se fit au petit matin du 24 octobre, heure du levée des paysans du monde entier. Armés de fourches, de faux ou encore de faucilles, escortés par les miliciens communistes du SSP, en uniforme et équipés de fusils, les prolétaires du Ranjiaping ont été nombreux à répondre à l'appel du Syndicat. Ces-derniers, une fois les miliciens nationalistes, à demi-endormis, mis en pièces ou en fuite, ont dans une fureur revancharde abattu les clôtures des grandes propriétés, mettant à sac les champs et les stocks après les avoir pillés.
Terrifiés de ce qui ressemble à s'y méprendre à une Révolution, les haut-bourgeois détenant avarement leurs hectares, peuvent toutefois remercier les miliciens communistes, ayant empêché que l'on s'en prenne à eux et à leurs familles, jugeant que cette simple "restitution" suffisait.
Quelques heures plus tard, les opprimés et les miliciens déposaient un incroyable butin au centre de la ville de Ranjiaping, des kilos et des kilos de riz, que le Syndicat répartit et servit directement aux plus affamés, laissant le reste aux courageux damnés de la terre, s'étant vue offrir des tracts du Parti, et un discours de Slango, que l'on surnommait déjà "le Robin des bois wapongais", en prime.
[quote]"Mes chers camarades, paysans oppressés, travailleurs opprimés,
J'essaierai d'être le plus bref possible pour ne pas entacher cette magnifique victoire d'un discours ennuyeux et politicien, dont on vous abreuve déjà depuis des années lumières.
Je tenais juste à rappeler l'importance, la portée historique de ce que nous venons d'accomplir aujourd'hui. De tous temps, le Wapong a toujours été le jardin d'Eden du capitalisme, un genre de paradis sur terre pour les bourgeois, les banquiers et autres ploutocrates ennemis des masses. Ce sont les gens à qui nous avons donné une leçon -mémorable- aujourd'hui. Ces gens qui n'éprouvaient aucun remord à s'enrichir et à vivre dans le luxe alors que leurs semblables se tordaient de faim et tombaient de fatigue, derrière leurs hauts portails noirs hérissés des pointes de la peur et du déni.
S'appuyant sur les gros-bras beaucoup trop virils des miliciens du PNM, ils fermaient les yeux sur la douleur qu'ils provoquaient, et la haine qui en résultait. Nous snobant, nous traitant de "ploucs" et autres "simples d'esprit", nous croyant beaucoup trop attardés et affamés pour contester ne serait-ce qu'une infime partie de leur autorité qu'ils veulent "naturelle" ou "divine", selon les thèses du darwinisme social prônées par les fascistes.
Non, jamais au Wapong les bourgeois n'ont autant vue le seul se dérober sous leurs jambes grasses qu'aujourd'hui, où le peuple s'est levé pour ne reconquérir que son dû, de manière légitime. Car il est dans l'ordre des choses que l'on récolte ce que l'on sème ; en l'occurrence, ils ont semé l'injustice, ils ne récoltent que la fureur populaire.
Le Ranjiaping ne sera qu'un exemple, et nous étendrons cette Grande et Noble Guerre Prolétarienne à tout le pays, à tous les districts, à toutes les villes, à tous les villages, à toutes les exploitations agricoles bourgeoises qui ne respecteront pas les volontés du prolétariat wapongais socialiste !
Cette guerre ne fait que commencer, avec ou sans effusion de sang, et les vainqueurs sont déjà bien connus !
VIVE LE SYNDICAT POUR LA SOLIDARITÉ PAYSANNE !
VIVE LA RÉPUBLIQUE POPULAIRE DU WAPONG !
VIVE L'UNION SACRÉE DES OUVRIERS ET DES PAYSANS !
Slango[/quote]
-
Alex Scker
L'avenir du Wapong
La force tranquille...
[center][img]http://s30.postimg.org/b2dbzo48d/LNC.png[/img][/center]
Scène non pas moins rare que celle d'un citoyen des quartiers fermés, impeccable dans son costume bleu sombre, s'avancer dans les banlieues pauvres et délaissées d'un des districts ruraux le plus prospère du Wapong. Le contraste était saisissant et si la nuit n'était pas d'ores et déjà tombée depuis longtemps, l’événement aurait certainement attroupé toute une petite foule autour de ce curieux personnage. Se glissant dans une bâtisse branlante, faite de tôles, de bric et de brocs assemblés de si et là, se voulant manifestement pérenne.
Écartant un assemblement de linges maladroitement cousus drapant l'entrée de la porte, il déboucha sur une pièce dont les odeurs rappelaient à Yu des souvenirs olfactifs bien odorants...les vestiaires sportifs, les plantations de pavot mais aussi la décharge du coin, du pur bonheur. Un homme dont les habits avaient dû servir plusieurs fois cette semaine l’accueillit en inclinant légèrement le buste, le regard méfiant. Il empestait l'alcool.
Pan :
Inconnu
« Ecoutez, je vous ai déjà dit que... »
Yu :
Cadre de la LNC
« Allons allons Pan, nous avons des intérêts communs. Et ce n'est pas une simple...agitation, qui devrait vous faire peur, à la vue de votre passé dans les Triades dorées. Faucher du blé ou des hommes, s'occuper de la farine ou des paquets de coke appartenant à vos amis dans le coin, mais aussi faire peur à quelques innocents citoyens, quelle différence au fond ?
Nous avons besoin d'un homme tel que vous, de vos competences si particulières..et vous d'argent. »
Pan :
Inconnu
« Comprenez, je me suis juré de laisser de coté ce genre de travail depuis... »
Yu :
Cadre de la LNC
« La mort de votre femme...hmm attendez, Loe ? Oui bien sûr c'est compréhensible, je compatis à votre souffrance mais ainsi va la vie...risques compris. Heureusement le monde abonde d'autres genres féminins, à moins que vous ne souhaitiez essayer autre chose...de possibles tremplins vers de nouveaux départs ou du moins d'un allègement des souffrances d'individus courageux et déterminés. Elle vous accompagnait et en connaissait les risques...mais ne parlons plus du passé ! Votre seul désir est certainement d'éponger les petits problèmes financiers qui vous poursuivent depuis cette tragique fin. Client ! Nous avons ce qu'il vous faut. » devina-t-il faussement, un sourire cynique et léger éclairant ses traits habituellement rigides.
Pan :
Inconnu
« Vous n'avez aucune... »
Yu :
Cadre de la LNC
« T-t-t-t...adressez-vous à d'autres pour l'idéalisme et toute la spiritualité de notre espèce ! Je fais preuve d'empathie en présence, mais je reste réaliste et pragmatique tant qu'à mo...votre futur. Vous n'avez que peu de chemins à emprunter, créez-vous votre propre chance et vous prospérerez dans un avenir proche. » l'interrompa-t-il sur un ton qui se voulait professoral.
Yu :
Cadre de la LNC
« Du moins...bien plus que maintenant. » ajouta-t-il, une moue déformant son visage, les yeux plissés en direction du chat pouilleux qui venait de chasser une blatte du lit.
-------------------------
Les rayons de l'astre du levant caressaient en ce matin calme, les peaux teintes des anyangais se glissant dans la foule bruyante, sphère des joies quotidiennes du district. Marchands hurlaient à la criée, accompagnant par leur chant les travailleurs cheminant avec volonté. Habituellement calmes, les rues étaient cependant secouées par des troubles inhabituels, les badauds faisant face à des agitateurs violents, menaçants. Rançonnant les commerçant, les entreprises locales refusaient généralement de payer devant les montants désirés, volontairement plus qu’exorbitants. La suite était bien connue, les agresseurs renversant les étals, violentant les innocents citoyens dont les biens étaient spoliés avec fracas.
Face à la passivité étrange du faible nombre de miliciens sur place visiblement occupés par des occupations plus pressantes, le petit groupe eut vite fait de déstabiliser la quiétude de la rurale cité, amorçant une rapide retraite alors que les paysans qui en avaient vu d'autres se rassemblaient pour chasser à la force de leurs poings le groupuscule.
C'est à ce moment propice que les miliciens de la LNC déboulèrent dans la cité, en bataillons rangés, faisant mine de pourchasser les assaillants d'ores et déjà en fuite. Surgissant des ruelles, ils prenaient tour à tour position dans les quartiers, attrapant à la volée des membres d'organisations criminelles locales d'ores et déjà identifiées, hissant les voyous du coin présents en boucs émissaires.
Perché sur le toit d'une jeep, habilitée à se rendre dans ces terres où les infrastructures de transport n'étaient pas toujours aussi développées qu'à Wapong-City...le candidat de la LNC, muni d'un porte-voix, exultait.
Lin Geng :
Candidat de la LNC
« Citoyens, citoyennes, rassurez-vous ! Ces rats projetaient depuis longtemps leur rapt, qui aurait dû devenir régulier. Les velléités criminelles malgré les saines volontés des uns et des autres, sont plus fortes que jamais. Nous nous devons d'agir, pour sécuriser nos biens, assurer notre futur dans une société juste et libre ! Il nous faut les chasser...tel que vous l'observez, en spectateur et acteurs de nos solutions contre les affres des insensés.
Face à cela, nos forces, vos forces, seules sont gages de sécurité et de sûreté.
[...]
Les réponses du PNM et du SSP ne suffiront en aucun cas à combler les manquements de nos existences et les besoins essentiels de nos vies en ces temps sombres. L'abondance devrait être le mot venant à la bouche de chaque wapongais chaque soir de semaine où nous jetterons un épais morceaux de viande dans notre assiette. Confiance devrait être le mot que devrions lire dans nos yeux alors que nous regardons nos fils et nos filles partir sur le chemin du travail quotidien ou de l'école. Sérénité et prospérité devraient être les mots assurés par une société juste, libre et sûre, à l'abri des insanités, des rapts et spoliations de ces répugnants nuisibles. »
[hr][/hr]
Le Parti : Ligue National-Capitaliste
candidat : Lin Geng
Le District : Anyang, n°21
Le type d'action : Marche en force
Les moyens utilisés : 225 miliciens (dont une partie provient d'autres districts), 30 militants, des cadres du parti, équipements militaires financés par les quartiers fermés
La force tranquille...
[center][img]http://s30.postimg.org/b2dbzo48d/LNC.png[/img][/center]
Scène non pas moins rare que celle d'un citoyen des quartiers fermés, impeccable dans son costume bleu sombre, s'avancer dans les banlieues pauvres et délaissées d'un des districts ruraux le plus prospère du Wapong. Le contraste était saisissant et si la nuit n'était pas d'ores et déjà tombée depuis longtemps, l’événement aurait certainement attroupé toute une petite foule autour de ce curieux personnage. Se glissant dans une bâtisse branlante, faite de tôles, de bric et de brocs assemblés de si et là, se voulant manifestement pérenne.
Écartant un assemblement de linges maladroitement cousus drapant l'entrée de la porte, il déboucha sur une pièce dont les odeurs rappelaient à Yu des souvenirs olfactifs bien odorants...les vestiaires sportifs, les plantations de pavot mais aussi la décharge du coin, du pur bonheur. Un homme dont les habits avaient dû servir plusieurs fois cette semaine l’accueillit en inclinant légèrement le buste, le regard méfiant. Il empestait l'alcool.
Pan :
Inconnu
« Ecoutez, je vous ai déjà dit que... »
Yu :
Cadre de la LNC
« Allons allons Pan, nous avons des intérêts communs. Et ce n'est pas une simple...agitation, qui devrait vous faire peur, à la vue de votre passé dans les Triades dorées. Faucher du blé ou des hommes, s'occuper de la farine ou des paquets de coke appartenant à vos amis dans le coin, mais aussi faire peur à quelques innocents citoyens, quelle différence au fond ?
Nous avons besoin d'un homme tel que vous, de vos competences si particulières..et vous d'argent. »
Pan :
Inconnu
« Comprenez, je me suis juré de laisser de coté ce genre de travail depuis... »
Yu :
Cadre de la LNC
« La mort de votre femme...hmm attendez, Loe ? Oui bien sûr c'est compréhensible, je compatis à votre souffrance mais ainsi va la vie...risques compris. Heureusement le monde abonde d'autres genres féminins, à moins que vous ne souhaitiez essayer autre chose...de possibles tremplins vers de nouveaux départs ou du moins d'un allègement des souffrances d'individus courageux et déterminés. Elle vous accompagnait et en connaissait les risques...mais ne parlons plus du passé ! Votre seul désir est certainement d'éponger les petits problèmes financiers qui vous poursuivent depuis cette tragique fin. Client ! Nous avons ce qu'il vous faut. » devina-t-il faussement, un sourire cynique et léger éclairant ses traits habituellement rigides.
Pan :
Inconnu
« Vous n'avez aucune... »
Yu :
Cadre de la LNC
« T-t-t-t...adressez-vous à d'autres pour l'idéalisme et toute la spiritualité de notre espèce ! Je fais preuve d'empathie en présence, mais je reste réaliste et pragmatique tant qu'à mo...votre futur. Vous n'avez que peu de chemins à emprunter, créez-vous votre propre chance et vous prospérerez dans un avenir proche. » l'interrompa-t-il sur un ton qui se voulait professoral.
Yu :
Cadre de la LNC
« Du moins...bien plus que maintenant. » ajouta-t-il, une moue déformant son visage, les yeux plissés en direction du chat pouilleux qui venait de chasser une blatte du lit.
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Les rayons de l'astre du levant caressaient en ce matin calme, les peaux teintes des anyangais se glissant dans la foule bruyante, sphère des joies quotidiennes du district. Marchands hurlaient à la criée, accompagnant par leur chant les travailleurs cheminant avec volonté. Habituellement calmes, les rues étaient cependant secouées par des troubles inhabituels, les badauds faisant face à des agitateurs violents, menaçants. Rançonnant les commerçant, les entreprises locales refusaient généralement de payer devant les montants désirés, volontairement plus qu’exorbitants. La suite était bien connue, les agresseurs renversant les étals, violentant les innocents citoyens dont les biens étaient spoliés avec fracas.
Face à la passivité étrange du faible nombre de miliciens sur place visiblement occupés par des occupations plus pressantes, le petit groupe eut vite fait de déstabiliser la quiétude de la rurale cité, amorçant une rapide retraite alors que les paysans qui en avaient vu d'autres se rassemblaient pour chasser à la force de leurs poings le groupuscule.
C'est à ce moment propice que les miliciens de la LNC déboulèrent dans la cité, en bataillons rangés, faisant mine de pourchasser les assaillants d'ores et déjà en fuite. Surgissant des ruelles, ils prenaient tour à tour position dans les quartiers, attrapant à la volée des membres d'organisations criminelles locales d'ores et déjà identifiées, hissant les voyous du coin présents en boucs émissaires.
Perché sur le toit d'une jeep, habilitée à se rendre dans ces terres où les infrastructures de transport n'étaient pas toujours aussi développées qu'à Wapong-City...le candidat de la LNC, muni d'un porte-voix, exultait.
Lin Geng :
Candidat de la LNC
« Citoyens, citoyennes, rassurez-vous ! Ces rats projetaient depuis longtemps leur rapt, qui aurait dû devenir régulier. Les velléités criminelles malgré les saines volontés des uns et des autres, sont plus fortes que jamais. Nous nous devons d'agir, pour sécuriser nos biens, assurer notre futur dans une société juste et libre ! Il nous faut les chasser...tel que vous l'observez, en spectateur et acteurs de nos solutions contre les affres des insensés.
Face à cela, nos forces, vos forces, seules sont gages de sécurité et de sûreté.
[...]
Les réponses du PNM et du SSP ne suffiront en aucun cas à combler les manquements de nos existences et les besoins essentiels de nos vies en ces temps sombres. L'abondance devrait être le mot venant à la bouche de chaque wapongais chaque soir de semaine où nous jetterons un épais morceaux de viande dans notre assiette. Confiance devrait être le mot que devrions lire dans nos yeux alors que nous regardons nos fils et nos filles partir sur le chemin du travail quotidien ou de l'école. Sérénité et prospérité devraient être les mots assurés par une société juste, libre et sûre, à l'abri des insanités, des rapts et spoliations de ces répugnants nuisibles. »
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Le Parti : Ligue National-Capitaliste
candidat : Lin Geng
Le District : Anyang, n°21
Le type d'action : Marche en force
Les moyens utilisés : 225 miliciens (dont une partie provient d'autres districts), 30 militants, des cadres du parti, équipements militaires financés par les quartiers fermés
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Alwine
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/926683PML.png[/img]
[img]http://img110.xooimage.com/files/a/0/f/_chinese-culture-...-for-men-4c4b8f1.jpg[/img][/center]
Le Parti : PML
Candidat : Liu Kaï
Le District : 64
Le type d'actions : Petite manifestation pacifique, action positive, en faveur du PML.
Les moyens utilisés : Une petite centaine de sympathisants du parti, quelques centaines de tracts, un buffet léger.
Constant que ses premières déclarations avaient permis d'attirer l'attention sur la cause et les idées du Parti, et avait également au passage réussi à convaincre quelques sympathisants de plus d'être prêts à rejoindre la promotion active de la monarchie au niveau local, Liu Kaï, recevant également le renfort d'autres partisans venus directement de Lokfol, avait décidé de poursuivre son action de promotion du PML, dans le but de gagner toujours plus de personne à la cause de la royauté. Il avait donc décider de mettre en place une manifestation pacifiste d'une centaine de personnes sur la place principale de la capitale du district.
Réunis sur place au matin, la centaine de manifestants avaient été munis qui d'une pancarte ornée d'un slogan royaliste, parmi lesquels « Un pays, un peuple, un roi », « Le Royaume apportera paix et prospérité », ou encore plus simplement « Vive le Roi ! », qui d'une liasse de tracts bons marchés qui reprenaient, au choix, une compilations de ces mêmes slogans, des extraits des discours de Bô Ka, du précédent meeting de Liu Kaï ou parfois des mélanges de ces trois éléments. Le papier était de qualité moyenne et imprimé à faible coût, dans le but de pouvoir en distribuer tout le long de la journée sans grever le budget de la campagne. De toute façon, il était établit que la plupart des gens les jetaient rapidement après les avoir lu, donc il ne semblait pas nécessaire au candidat d'en faire des objets de haute qualité.
Liu Kaï lui-même, à la tête de la manifestation, était à nouveau en costume traditionnel, de même qu'une partie des sympathisants les plus fervents, mais les autres étaient vêtu comme tout un chacun, ce qui, le candidat l'espérait, aiderait à diffuser l'impression que le parti monarchiste était proche du peuple. Vers dix heures, la manifestation commença dans le calme, occupant la place et interpellant les passants, dialoguant avec ceux qui s'arrêtaient, scandant de temps en temps les slogans simples et faciles à retenir inscrits sur leurs pancartes et distribuant généreusement les tracts prévus à cet effet, Liu Kaï n'hésitant pas à s'adresser directement aux gens, donnant lui-même des tracts en main propre et discutant de sa candidature et de la restauration de la monarchie avec ceux qui s'arrêtaient pour lui parler.
Vers midi, une partie des manifestants s’affaira à dresser un buffet léger, auxquels les partisans royalistes vinrent manger par petit groupe mais auquel furent aussi conviés tous ceux qui voulaient s'arrêter pour les écouter tout en mangeant une collation légère, le buffet ne servant pas de repas copieux mais plutôt des plats traditionnels mais léger, affin de nourrir plus facilement la centaine de sympathisants actifs plus tous ceux qui s'y rajouteraient. Liu Kaï ne mangea d'ailleurs pas autre chose, se restaurant avec un groupe de manifestants tout en dialoguant avec plusieurs personnes qui s'étaient arrêtées pour manger également.
La manifestation se poursuivit ensuite jusqu'en milieu d'après midi, après quoi elle commença à se disperser doucement, le gros des sympathisants réunis pour l'occasion s'en allant par petits groupes. Tous les tracts avaient été distribués, et le petit groupe qui resta finalement autour de Liu Kaï rassembla les pancartes qui n'avaient pas été emporté pour ne pas les laisser sur place – et, qui sait, les réutiliser peut-être plus tard – et distribua les restes du buffets aux pauvres locaux pour leur repas du soir, avant de quitter également les lieux, mettant officiellement fin à la manifestation.
[img]http://img110.xooimage.com/files/a/0/f/_chinese-culture-...-for-men-4c4b8f1.jpg[/img][/center]
Le Parti : PML
Candidat : Liu Kaï
Le District : 64
Le type d'actions : Petite manifestation pacifique, action positive, en faveur du PML.
Les moyens utilisés : Une petite centaine de sympathisants du parti, quelques centaines de tracts, un buffet léger.
Constant que ses premières déclarations avaient permis d'attirer l'attention sur la cause et les idées du Parti, et avait également au passage réussi à convaincre quelques sympathisants de plus d'être prêts à rejoindre la promotion active de la monarchie au niveau local, Liu Kaï, recevant également le renfort d'autres partisans venus directement de Lokfol, avait décidé de poursuivre son action de promotion du PML, dans le but de gagner toujours plus de personne à la cause de la royauté. Il avait donc décider de mettre en place une manifestation pacifiste d'une centaine de personnes sur la place principale de la capitale du district.
Réunis sur place au matin, la centaine de manifestants avaient été munis qui d'une pancarte ornée d'un slogan royaliste, parmi lesquels « Un pays, un peuple, un roi », « Le Royaume apportera paix et prospérité », ou encore plus simplement « Vive le Roi ! », qui d'une liasse de tracts bons marchés qui reprenaient, au choix, une compilations de ces mêmes slogans, des extraits des discours de Bô Ka, du précédent meeting de Liu Kaï ou parfois des mélanges de ces trois éléments. Le papier était de qualité moyenne et imprimé à faible coût, dans le but de pouvoir en distribuer tout le long de la journée sans grever le budget de la campagne. De toute façon, il était établit que la plupart des gens les jetaient rapidement après les avoir lu, donc il ne semblait pas nécessaire au candidat d'en faire des objets de haute qualité.
Liu Kaï lui-même, à la tête de la manifestation, était à nouveau en costume traditionnel, de même qu'une partie des sympathisants les plus fervents, mais les autres étaient vêtu comme tout un chacun, ce qui, le candidat l'espérait, aiderait à diffuser l'impression que le parti monarchiste était proche du peuple. Vers dix heures, la manifestation commença dans le calme, occupant la place et interpellant les passants, dialoguant avec ceux qui s'arrêtaient, scandant de temps en temps les slogans simples et faciles à retenir inscrits sur leurs pancartes et distribuant généreusement les tracts prévus à cet effet, Liu Kaï n'hésitant pas à s'adresser directement aux gens, donnant lui-même des tracts en main propre et discutant de sa candidature et de la restauration de la monarchie avec ceux qui s'arrêtaient pour lui parler.
Vers midi, une partie des manifestants s’affaira à dresser un buffet léger, auxquels les partisans royalistes vinrent manger par petit groupe mais auquel furent aussi conviés tous ceux qui voulaient s'arrêter pour les écouter tout en mangeant une collation légère, le buffet ne servant pas de repas copieux mais plutôt des plats traditionnels mais léger, affin de nourrir plus facilement la centaine de sympathisants actifs plus tous ceux qui s'y rajouteraient. Liu Kaï ne mangea d'ailleurs pas autre chose, se restaurant avec un groupe de manifestants tout en dialoguant avec plusieurs personnes qui s'étaient arrêtées pour manger également.
La manifestation se poursuivit ensuite jusqu'en milieu d'après midi, après quoi elle commença à se disperser doucement, le gros des sympathisants réunis pour l'occasion s'en allant par petits groupes. Tous les tracts avaient été distribués, et le petit groupe qui resta finalement autour de Liu Kaï rassembla les pancartes qui n'avaient pas été emporté pour ne pas les laisser sur place – et, qui sait, les réutiliser peut-être plus tard – et distribua les restes du buffets aux pauvres locaux pour leur repas du soir, avant de quitter également les lieux, mettant officiellement fin à la manifestation.
-
Arios
[center]Comité de libération de l’Espace (CLE)
[img]http://s4.postimg.org/njye4fzwp/tzoa.png[/img][/center]
Le Parti : Comité de libération de l’espace (CLE)
Le Candidat : Tran Nai Phnem
Le District : 29
Le type d'action : Goûter-conférence
Objectif : Tester à grande échelle ses idées
Les moyens utilisés :
- salle des fêtes louée
- appel aux citoyens pour faire des gâteaux et alimenter le buffet
- rétro-projecteur
--------------
Tran Nai Phnem est candidat un peu part au CLE, un parti relativement fragile qui ne peut pas contrôler toute la ligne politique de ses candidats. Ce dernier propose de remplacer une partie l'argent par un système de points, attribués par l'Etat.
Les moyens de gagner des points sont nombreux :
-travailler correctement
-trier ses déchets convenablement
-acheter certains produits
-réussir des concours
-mettre aux normes écologiques son foyer
-dénoncer de mauvaises pratiques
-monter une association d'utilité publique
-...
A l'opposée, pour perdre des points il faudrait par exemple :
-commettre un délit/crime
-Lambiner au travail
-Mal se comporter avec ses concitoyens
-Polluer...
-etc...
Tran Nai Phnem aimerait engager un débat à l'échelle national pour savoir si tous les citoyens wapongais devraient partir avec un solde équivalent, ou différent en fonction de leurs origines - afin de sauvegarder la biodiversité humaine traditionnelle du Wapong et de ses différentes ethnies.
Lorsqu'un solde de points arriverait à 0, en fonction d'un léger délai de vérification, le propriétaire du compte serait euthanasié, sans violences et dans un lit d'hôpital.
Le candidat annonce que ce serait un moyen de se débarasser des parasites, tireurs au flanc, prisonniers dangereux, voleurs, magouilleurs, mais aussi grands industriels ne respectant pas les clauses écologiques ou morales d'une entreprise, puisque la situation sociale ne serait pas un facteur d'attribution de soldes différents.
Le petit ouvrier, et l'immense gérant d'une boîte, partiraient avec le même accompte de points. Un argument de plus pour attirer des électeurs potentiels de l'extrême-gauche.
En fonction des besoins démographiques et économiques du moment, l'Etat pourrait mettre en circulation un nombre de points différents, ce qui jouerait sur le nombre de personnes à euthanasier, d'anecdotiques à très important, dans l'intérêt des Wapongais des époques futures.
[img]http://s4.postimg.org/njye4fzwp/tzoa.png[/img][/center]
Le Parti : Comité de libération de l’espace (CLE)
Le Candidat : Tran Nai Phnem
Le District : 29
Le type d'action : Goûter-conférence
Objectif : Tester à grande échelle ses idées
Les moyens utilisés :
- salle des fêtes louée
- appel aux citoyens pour faire des gâteaux et alimenter le buffet
- rétro-projecteur
--------------
Tran Nai Phnem est candidat un peu part au CLE, un parti relativement fragile qui ne peut pas contrôler toute la ligne politique de ses candidats. Ce dernier propose de remplacer une partie l'argent par un système de points, attribués par l'Etat.
Les moyens de gagner des points sont nombreux :
-travailler correctement
-trier ses déchets convenablement
-acheter certains produits
-réussir des concours
-mettre aux normes écologiques son foyer
-dénoncer de mauvaises pratiques
-monter une association d'utilité publique
-...
A l'opposée, pour perdre des points il faudrait par exemple :
-commettre un délit/crime
-Lambiner au travail
-Mal se comporter avec ses concitoyens
-Polluer...
-etc...
Tran Nai Phnem aimerait engager un débat à l'échelle national pour savoir si tous les citoyens wapongais devraient partir avec un solde équivalent, ou différent en fonction de leurs origines - afin de sauvegarder la biodiversité humaine traditionnelle du Wapong et de ses différentes ethnies.
Lorsqu'un solde de points arriverait à 0, en fonction d'un léger délai de vérification, le propriétaire du compte serait euthanasié, sans violences et dans un lit d'hôpital.
Le candidat annonce que ce serait un moyen de se débarasser des parasites, tireurs au flanc, prisonniers dangereux, voleurs, magouilleurs, mais aussi grands industriels ne respectant pas les clauses écologiques ou morales d'une entreprise, puisque la situation sociale ne serait pas un facteur d'attribution de soldes différents.
Le petit ouvrier, et l'immense gérant d'une boîte, partiraient avec le même accompte de points. Un argument de plus pour attirer des électeurs potentiels de l'extrême-gauche.
En fonction des besoins démographiques et économiques du moment, l'Etat pourrait mettre en circulation un nombre de points différents, ce qui jouerait sur le nombre de personnes à euthanasier, d'anecdotiques à très important, dans l'intérêt des Wapongais des époques futures.