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Posté : ven. sept. 15, 2017 9:24 pm
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 17/02/2034[/center]
Le Sénat aliléen vote le renforcement maximal des contrôles à la frontière amarantine
Anti-terrorisme et anti-criminalité ; les justifications du MBC à l'issue de la session de ce soir, quand les chefs du mouvement ont dû s'expliquer sur cette proposition de mesure déposée dans l'après-midi de cette séance inaugurale de la nouvelle composition, et acceptée à 31 voix dont plusieurs issues des rangs du centre-droit et de la droite réactionnaire. Une votation imprévue, de l'aveu même de Laura Costonopolo, et qui inquiète les touristes et les étrangers tout le long de la frontière entre les deux pays.
Alors que la presse d'opinion [url=http://www.simpolitique.com/post323148.html#p323148]relaie le climat de scepticisme[/url] en Amarantie, à l'égard de la victoire "populiste", la Spongorie a réagi en annonçant envisager de revoir sa position douanière à l'égard de l'Alilée montalvéenne, déjà sévère, dans le cas où la majorité nouvelle de la province montalvéenne ne cherchait pas apaiser le climat régional - dans un contexte de signature de grands traités d'ouverture, auxquels le MBC s'est jusque-là montré très hostiles.
Cette nouvelle mesure frontalière, qui aura un impact essentiellement sur la Spongorie, puisque la plupart de la frontière économique utile se partage avec elle et non le Royaume de Forluno, crée déjà la pagaille à Clisto sur la côte où les bars pourraient fermer plus tôt faute de clients ce soir, ou encore à Ménavi où le trafic routier s'est considérablement réduit. Mais pourquoi une décision si contraire aux besoins du commerce ? Si du côté de certains Sénateurs, on fustige une situation commerciale déjà mauvaise par faute de la Spongorie et sa doctrine protectionniste, les chefs du MBC se sont expliqué en tentant d'utiliser l'argument de la sécurité, informant que ces contrôles renforcés auraient une utilité de lutte contre la criminalité, et indirectement contre le terrorisme.
"Ces contrôles sont provisoires, ils étaient imaginés par l'ancienne majorité, ils interviennent quelques mois après le succès considérable de l'Opération Gorgone contre les réseaux criminels, alors que l'on sait que les bases arrières d'un certain nombre d'organisations criminelles montalvéennes se trouvent du côté amarantin" a tenté de tempérer Laura Costonopolo.
Prévus pour 72 heures, et renouvelables, ils devraient permettre de nuire aux trafics divers entre les deux pays, ainsi qu'aux échanges de capitaux liquides et d'armes, alors que les réseaux profitent de la grande diversité amarantine. En attendant, les descentes de Nord-aliléens vers le Sud devraient s'en trouver diminuées. Mais par cette mesure spectaculaire, et non forcément prévue, le MBC compte bien montrer à ses électeurs sa rapidité de mise au travail, et à Cartagina sa volonté... et sa capacité de nuisance.
Posté : ven. sept. 15, 2017 9:45 pm
par Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
16 di Febbraio 2034[/center]
[center]Le Kestdomo des expatriés sokolais, un cliché bien réel
[img]https://i.ytimg.com/vi/1JC3CFph_zs/mqdefault.jpg[/img]
Ces logements mitent les banlieues péri-urbaines de la Nazalie du nord[/center]
Dans l'esprit des Montalvéens lorsqu'ils pensent aux Noirs, aux Noirs d'ici, c'est un peu cette image de la maison-container qui apparait, en tous cas depuis la célèbre série télé mettant en scène la vie d'une famille immigrée sur un terrain-vague d'une cité nazalienne. Pourtant, si l'immigration sokolaise a bien changé, on ne pouvait difficilement sortir de statistiques jusque-là sur les types de logements habités par des expatriés sokolais, et si elles avaient pu sortir ce sont probablement les appartements anciens de centre-ville, les plus délabrés, qui seraient ressortis.
Effet de la culture de masse ou conjecture d'offre et de demande, il s'avère qu'il est désormais bien connu des agences immobilières autant que des investisseurs fonciers, que la famille sokolaise type, immigrée et avec quelques moyens, aime à pouvoir s'installer en périphérie dans ces maisons de plus en plus nombreuses, et souvent mal accueillies par un voisinage autochtone, souvent propriétaire de son pavillon, devant la transformation territoriale occasionnée par ces maisons-containers typiques, voire exclusives, de la firme amarantine Kestdomo.
On s'est longtemps demandé pourquoi Kestdomo continuait à risquer son image de marque, après des années d'efforts considérable pour vendre aux esprits cette maison-container haut-de-gamme, fantasmée depuis que le concept en était au stade embryonnaire le long des docks désaffectés de la Dentégorie. Et bien parce-que la maison-container milieu voire bas de gamme continue à se vendre dans la Ligue, et c'est pour beaucoup grâce aux Sokolais.
Fuyant le racisme et les situations parfois affreuses qu'il engendre en centre-ville, au contact de propriétaires souvent paupérisés, les Sokolais de la Ligue sont à la recherche d'un meilleur cadre de vie, d'une plus grande autonomie sans pour autant avoir toujours les moyens d'investir dans une maison en dur (aussi méfiants qu'ils sont aussi à l'égard des subsistances de lois raciales, concernant la naturalisation). La maison-container, loin des maquettes de luxe servant de figure de proue à Kestdomo en Amarantie ou dans d'autres pays occidentaux, est factuellement bien souvent l'horizon du rêve montalvéen, pour les Sokolais expatriés.
Pour certains, l'implantation de ce type d'habitat, bien qu'à faible emprunte environnementale, a un impact visuel dégradant, et sa critique s'accompagne souvent d'un racisme ourdi à l'égard de nouveaux voisins, aux habitudes potentiellement bruyantes et à l'esprit de famille élargi. Au demeurant, l'arrivée du container "en masse", oblige les communs péri-urbaines à repenser leur composition avec une vitesse nouvelle, tant le rythme d'installation de ces maisons livrées déjà meublées la plupart du temps transforme les habitudes du BTP local. Lotissements-containers, nouvelles dessertes de route nationale, réaménagement du plan d'étalement des services publics... toutes ces révolutions annoncées par le container, s'il venait à être adopté par d'autres catégories de la population que les étrangers, seraient actées plus vite si leurs principaux occupants n'étaient pas victime d'une certaine forme de mépris.
Posté : sam. sept. 16, 2017 4:18 pm
par Arios
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/09/16/170916061334473324.png[/img][/center]
[center]Un en**** de moins, un ![/center]
[right]18 di Febbraio 2034[/right]
Un articolo di Stefano Adalvecco
[center][img]http://www.capatv.com/wp-content/uploads/2015/09/enquetes_criminelles-180x180.jpg[/img][/center]
Cela se voyait pourtant à sa tête ! Un vrai fou, un tueur-né ; Michele Demarco, je vous le donne en mille : amarantin, retrouvé mort dans une poubelle ce matin, sur une aire routière de pique-nique à 25 km de Ménavi. Il faut dire que ses agresseurs ne lui ont pas laissé plus de chances que lui à ses victimes.
Victimes supposées, pour l'instant, comme le veut la lourdeur de la procédure judiciaire, mais bon, victimes quand même, sinon allez le raconter aux parents. Des parents terrorisés, dans l'angoisse depuis des décennies, à ne pas savoir où ont fini leur fille, leur enfant, parfois l'unique. Et bien sans doute dans une poubelle, comme le monstre, à qui d'honnêtes habitants n'ont pas laissé plus de chances que ça.
Mais que dira le gouvernement ? affaire sans suite, peut-être, ou trouveront-ils assez d'argent pour ouvrir un procès et inquiéter ces justiciers de l'ombre ? Nul ne sait. En tous cas, les indices retrouvés il y a 15 ans lors du premier enlèvement dans la région de Ménavi avaient pourtant bien inquiété le jeune chauffeur-livreur amarantin d'alors, ce Demarco, qui n'aura passé que 2 jours en garde-à-vue.
La vengeance est un plat qui se mange froid, en tous cas en Alilée, là où les bonhommes ont encore des bourses et une mémoire.
Posté : dim. sept. 17, 2017 8:49 am
par Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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21/02/2034[/center]
Tuberculose : l'immigration duelucanienne suspendue
Alors que les premiers cas ont été recensés dans la Ligue, chez des personnes ayant séjourné aux Deux-Lucagne, le Palazzo del Governo a décidé d'une mesure exceptionnelle : la suspension de l'immigration en provenance du Royaume, potentiellement jusqu'à la fin de l'année.
Depuis quelques temps déjà, Cartagina compte sur l'immigration duelucanienne pour soutenir la croissance du pays, et comme un bon paliatif à l'arrivée massive d'Amarantins, dont la concentration en Alilée n'est pas sans créer quelques vagues de protestations, et un sentiment d'insécurité culturelle couplé à l'amalgame souvent fait avec le caractère passoire de la frontière en ce qui concerne les mouvements criminels.
En 2033, on comptait aux alentours de 800 000 étrangers dans la Ligue, sans doute davantage, et durant la même année 122 000 autres avaient été naturalisés, dont essentiellement des italiques et en grande partie des gens originaires des Deux-Lucagne, notamment des régions sud et insulaire, les plus pauvres. Le va et vient des ferrys, tradition arrêtée depuis des décennies entre la Dytolie et l'Olgarie du Nord, avait pu reprendre avec assurance entre les deux rives de la Cérulée, à mesure que l'économie générale de la Ligue se relevait et qu'elle était en mesure d'absorber ce trop-plein démographique au nord.
Avec cette alerte sanitaire, au-delà de tout un secteur économique qui pourrait en pâtir du fait des quarantaines ponctuelles, de la perte du marché migratoire pour certaines compagnies, et des interdictions de séjour pour de nombreux commerciaux péninsulaires, c'est plus globalement la croissance qui risque de se voir menacée si Cartagina ne lâche pas plus de lest sur l'immigration non-italique, et notamment la clandestine, dont les candidats malheureux en provenance d'Algarbe du sud et notamment du Sokolo, s'entassent dans les camps d'accueil du pré-désert nazalien.
Posté : dim. sept. 17, 2017 9:05 am
par Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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21/02/2034[/center]
Après le massacre de Sainte-Fatima, la question sécuritaire
L'assassinat d'une soixantaine d'enfants et d'une vingtaine de parents la semaine dernière en Nazalie, a relancé les débats sur la capacité d'intervention des forces de l'ordre, l'absence de groupe d'intervention de haut-risque, et plus largement l'environnement sécuritaire de la Ligue.
Si les services spéciaux montalvéens, le SFL, ont des missions d'anti-terrorisme, de contre-espionnage et d'intelligence intérieure et extérieure, ils ne sont pas formés ni habilités à intervenir en dehors des cas de saisie de matériel, de capitaux, d'individus, et ne sont pas formés pour intervenir dans le cadre d'un événement d'extrême-urgence, comme un acte terroriste ou quelconque autre attentat criminel violent. C'est pourquoi, lors de l'assaut de Maghila, ce sont des unités de Carabiniers réguliers qui sont intervenus, et pour beaucoup c'est chez les Carabiniers qu'il faut trouver et former des hommes dans un nouveau corps chargé de cette sécurité d'urgence.
Sur les quelques 60 000 Carabiniers assurant le maintien de l'ordre dans la Ligue pour des salaires restant inférieurs à ceux distribués dans les sociétés de sécurité privée, plus de 15 000 ont commencé à être progressivement recrutés par l'Armée régulière, désireuse d'économiser quelque peu sur la formation. Le recrutement policier général n'étant pas aussi rapide, c'est face à des troupes en sous-effectifs que le terrorisme s'est déchainé en Nazalie. De là, un début de polémique est né, autour de manque de moyens, du manque de volonté politique, et du retard généralisé des services publics dans le domaine...
Doit-on tourner la page de cette époque insouciante dans laquelle les aéroports (à crédits) de la Ligue étaient autant de portes d'entrée bienveillante à destination d'une Cérulée qui, sans accords, tenaient ses frontières relativement ouvertes ? On ne peut s'empêcher de mettre en lien cette observation avec les mesures fermes prises par le nouveau Sénat aliléen, sur la tenue de la frontière amaranto-montalvéenne.
Pour Alfonso Bertegalli, spécialiste du terrorisme barbaresque, "on mélange tout". "Selon les premiers éléments de l'enquête, si l'attentat est le fait d'un fou-furieux religieux, toute sa construction et ce qui l'a rendu matériellement possible sont le fait de la complicité du Crime organisé régulier. Or ces gens ne frappent pas pour frapper, ils frappent pour faire pression politiquement sur ce qui nuit à leurs activités. Ce n'est pas une guerre contre le terrorisme que Cartagina doit mener, c'est une guerre contre le Crime organisé, et c'est lui davantage qu'autre chose qui menace l'économie, pas depuis la semaine dernière, pas depuis cette année, mais depuis des décennies, à commencer par les tords qu'il cause aux finances publiques - c'est lui qui se radicalise pour obtenir ce qu'il veut".
La Ligue doit-elle privilégier la sécurité de ses enfants, ou la sécurité de ses paiements ? Si les politiques répondent les deux, toute une partie de la population se montre plus nuancée, et rejoint sur certains points certaines angoisses des réseaux mafieux, même de petite ampleur, quant à la numérisation de l'économie. En bien des endroits, le réseau criminel est un quasi-service public, en tous cas fait partie du paysage, à la fois traditionnel et en renouvellement sous l'effet des vagues migratoires.
Posté : dim. sept. 17, 2017 11:42 am
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 21/02/2034[/center]
Fulmizio effrayé par l'ouverture de l'Ascensus
[img]http://rammb.cira.colostate.edu/dev/hillger/Mariner-4_image.jpg[/img]
L'entreprise montalvéenne de fabrication de satellites à destination du marché mondial s'est réveillé avec la gueule de bois, il y a quelques semaines, quand l'Ascensus a annoncé ouvrir à nouveau ses frontières commerciales. Profitant jusque-là d'un monopole complet sur les satellites de dernière génération, non seulement l'isolationnisme de l'Ascensus cachait un niveau technologique équivalent, mais également une avance nette en terme de conception et de construction satellitaire.
Si par définition les entreprises de l'Ascensus ne sont pas encore habituées au rythme nécessaire pour répondre aux commandes de la communauté internationale, on ne se fait aucun doute à Fulmizio, que ces chaînes de production s'adapteront très rapidement et que dès cette année, des parts de marché seront perdues par l'entreprise montalvéenne au profit de celles de... son voisin. L'ouverture de l'Ascensus a aussi bousculé les services régionaux et l'État-major militaire, dont le plan de défense de la Ligue était jusque-là peu porté sur les frontières arovaques.
La menace économique est aussi diplomatique, tant le caractère technocratique du pays récemment ouvert tend à séduire les entités du Nord de l'Amarantie, jusque-là condamnée par la géographie à entretenir de bonnes relations avec la Ligue. Si pour des raisons culturelles et historiques, Cartagina ne s'est pas précipitée à la vonalyanne pour saluer l'ouverture de l'Ascensus, la perspective d'un tel danger de concurrence pour ses entreprises haut-de-gamme l'a sonné légitimement.
Fulmizio et la construction satellitaire restaient jusque-là un pilier du maigre excédent commercial, pour une industrie montalvéenne condamnée à la montée en gamme faute d'une compétitivité en baisse, propre aux pays développés libéraux.
Posté : dim. sept. 17, 2017 2:13 pm
par Arios
[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
21 di Febbraio 2034[/center]
[center]Que nous enseigne le Black-PIB ?[/center]
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/09/17/170917035841576146.png[/img]
Détail du PIB informel, créé par les activités illégales, en 2033[/center]
Il ne faut pas confondre par défaut activités mafieuses et production illégale de richesse, bien que les deux soient très liés. Aux activités issues de la criminalité et des trafics organisés, l'on doit rajouter l'ensemble de la production non quantifiée, des petites structures agricoles ou artisanales, jusqu'aux laboratoires clandestins dans divers domaines.
Il y a une corrélation évidente entre activité régulière et activités illégales, estimées ici ; là où l'économie officielle est forte et diversifiée, il existe des outils et un marché pour la production clandestine. Pour autant, la proportionnalité entre le PIB et le Black-PIB ne se vérifie pas, tant certaines régions produisent davantage de biens illégaux, que des provinces plus riches en PIB. Il y a des traditions régionales, des dynamiques dans lesquelles sont entrainées certaines populations, des données de géographie plus large comme le milieu, l'urbanisation, etc...
L'estimation du Movimento dei Affari e Capi, a le mérite de donner des chiffres, mais ils sont par définition virtuels : c'est une estimation. L'activité illégale, de production, se porterait à hauteur d'environ 25% du PIB montalvéen. Mais c'est une équivalence : non seulement 25% du PIB montalvéen ne s'explique pas par l'activité illégale, mais le montant des productions issues de l'activité informelle n'est pas à ajouter au PIB officiel pour obtenir la réalité de la production de richesses.
Par exemple, lorsqu'un groupe criminel fait entrer une voiture illégalement sur le territoire puis la vend, il y a création de richesses par l'importation (ne comptant pas dans la balance commerciale).
Mais la personne qui achètera sa voiture à ces réseaux, devra payer des frais d'entretien dans un garage, un nouveau moteur, une place de parking, des choses pour lesquelles il s'adressera directement à l'économie officielle. Ainsi, l'activité illégale soutient le PIB, mais n'en compose pas un bloc monolithique et n'en explique pas tout un pan. Aussi, une partie du Black-Pib est déjà comptabilisée dans le PIB, car l'apparition d'une voiture enregistrée frauduleusement laisse entendre aux statisticiens qu'elle a été produite ou importée, tout dépend des méthodes de calcul.
Ainsi, on se rend compte grâce au MAC, que l'Arovaquie, totalisant pourtant 53% du PIB 2033, ne totalise "que" 40% du Black-PIB ; en déduire qu'en proportions, la Nazalie et l'Alilée ont une économie davantage grignotée et partagée avec les réseaux, de fait, criminels, bien que l'essentiel de l'activité informelle n'est pas directement le fruit du crime organisé. Par ailleurs, l'Alilée dispose d'un Black-PIB plus important que celui de la Nazalie, tandis que ce rapport est inversé et amplifié pour ce qui concerne le PIB.
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/09/17/17091703584175325.png[/img][/center]
Posté : dim. sept. 17, 2017 8:47 pm
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 22/02/2034[/center]
Le Président aliléen démissionne suite à l'initiative sénatoriale pour le Logement
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Le Président de l'Alilée, avec sa femme Monica Spasciris
Le Président aliléen, détenteur du pouvoir exécutif provincial, démissionne ce soir, en réaction à l'initiative unilatérale du Sénat : le lancement d'un appel d'offre international pour la construction et l'urbanisme. Il juge, comme Cartagina, l'initiative sénatoriale déplacée, à la limite de l'illégalité constitutionnelle. Le Sénat ne peut financer un tel projet, qui dépend des choix budgétaires du Ministère de l'Économie (échelle de la Ligue). On s'inquiète en divers lieux des premières décisions chaotiques du parti populiste, ayant décroché 34 sièges sur 60 aux sénatoriales.
Coup de colère ou volonté de partir avant d'avoir davantage de dossiers sensibles à assumer vis-à-vis de Cartagina ? Le Président aliléen, Teodoro Esciarcopolo, a annoncé sa démission anticipée de 7 mois par rapport à son mandat, qui devait se terminer en septembre prochain à l'issue d'élections présidentielles. Par une courte allocution vidéo postée sur le blog de la Présidence, le politique issu des rangs du parti de centre-gauche Nazione&Liberta, a annoncé quitter précipitamment la Présidence, jugeant que le Sénat avait outrepasser ses pouvoirs coutumiers et qu'il ne voudrait pas devoir assumer les conséquences de l'aventurisme de la majorité MBC.
Quelques jours après la votation surprise d'un renforcement des contrôles aux frontières de l'Amarantie, et dans un climat de menaces régionales émanant de la Spongorie voisine elle-même, le MBC a conduit le Sénat a adopté l'engagement d'un appel d'offre provincial en faveur d'un plan de construction de logements. Si le MBC défend "l'intérêt économique premier de disposer d'un parc suffisant pour soutenir l'habitat autant que l'investissement étranger et le tourisme", l'opposition l'a accusé de "projet in-finançable". Mais plus gravement, la critique d'abus de pouvoir et d'initiative a dominé toute l'après-midi, avant l'annonce présidentielle qui est venu la confirmer.
Constitutionnellement, rien n'empêche l'Alilée, quand bien même ne possède-t'elle pas d'autonomie financière, de lancer des appels d'offres autant que des plans à application régionale. Mais cette décision est inédite, car la Province dépend entièrement de Cartagina pour financer l'investissement public - à moins de refuser de livrer l'impôt, et de prendre de facto son indépendance fiscale. La critique porte autant sur ce qu'entend cette prise de position publique, vraisemblablement faite pour mettre la pression à Cartagina, que sur la confusion des pouvoirs - car le Sénat disposant du pouvoir législatif, le pouvoir exécutif revient au Président de Province, aux décisions souveraines, mais coutumièrement liées à la collégialité du Conseil de la Ligue (les trois présidents provinciaux, et le Président général).
On ne sait pas quand le Sénat fixera les élections présidentielles, si il décide de les avancer par rapport à Septembre. Laura Costonopolo, cheffe du MBC, a annoncé lors de sa réaction à la démission présidentielle que l'Alilée "n'a pas à suivre le calendrier d'un homme, cherchant à décider quand les élections doivent se tenir", laissant entendre que la fuite d'Esciarcopolo était motivée par une volonté des partis de gouvernement de faire avancer la date des échéances électorales - mais ce pouvoir revient au Sénat et le MBC peut avoir intérêt à attendre que les effets de ses mesures, si elles répondent au court-termisme heureux qu'on leur prête, se fassent sentir.
En attendant, si Cartagina juge que les prérogatives du Sénat ont été dépassées (elles ne le sont théoriquement pas jusqu'au moment où il décidera de ponctionner les fonds destinés au trésor, chose difficile dans notre économie numérique), elle conserve le droit d'user de son commandement direct sur les forces de maintien de l'ordre, l'Armée, les Carabiniers et le SFL. Mais déjà que la fréquentation des bars de Clisto et des campings de Corfovoni a eu tendance à s'amenuir depuis la victoire du MBC et son renforcement de la frontière, envisager une seule seconde d'utiliser la force publique pour contraindre l'appareil législatif serait déjà un crime contre le commerce.
Reste l'inconnue de l'écho à cet appel d'offre, dont la qualité pourrait influer sur la suite des événements.
Posté : mar. sept. 19, 2017 9:40 am
par Arios
[center]Cartagina sera
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Giornale della politica nazagliana dal 1948 - Stampato a Cartagina
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27/02/2034[/center]
Le retour de Ben Youssou pourrait sonner la fin de la récréation en Algarbe-du-Nord
[img]https://ds1.static.rtbf.be/article/image/370x208/6/9/9/e64d5d164677a07a186023f6a824a17f-1307953640.jpg[/img]
La démocratie progressiste et moderne en accord avec les valeurs de l'Islam, promise par le revenant Idir Ben Youssou au lendemain de son coup d'État, inquiète au plus haut point Cartagina, depuis la révélation des ambitions et des piliers du projet réformiste ancrant les avancées sociales aminiennes dans un régime présidentiel anti-colonialiste, pour ne pas dire anti-blancs, et militariste de surcroit.
L'Aminavie, et son armée parmi les plus étendues et de facto populaires du monde, aura attendu le retour de Ben Youssou pour l'annonce du recrutement de 200 000 hommes supplémentaires - dans ce contexte, on est en droit de se demander ce que veulent vraiment les putschistes du 16 Février : l'essor de l'éducation ou la constitution d'un califat laïc totalitaire, soutenu par son administration militaire et une population embrigadée dès le plus jeune âge ?
Le souci d'une éducation plus universelle et dès le plus jeune âge se marie, dans les annonces présidentielles, avec le cadeau d'un régime de remboursement de soins universel, un grand plan d'investissement dans les infrastructures de santé, davantage de droits démocratiques pour le protectorat de Gioroma, ou encore un plan d'investissement touristique massif. Comme si le Génie était sorti de la lampe, avait été mis dans le fauteuil du président, et déclamait un à un les idéaux de la population aminienne. Comme si les administrations précédentes n'avaient pas voulu les exaucer. Comme si faute que ça marche, on le promette avec toujours plus d'aplomb, toujours plus vite, de coup d'État en coup d'État s'il le faut.
Mais le Génie inquiète autant par l'augmentation des effectifs militaires, que par la nouvelle doctrine officielle : privilégier les relations avec le monde arabo-berbère et musulman, au détriment des pays "colonialiste", on ne mesure pas encore le champ d'étendu du concept. À l'heure du réveil du Sokolo, et du retour des nationalistes en Aminavie, l'Algarbe profonde menace l'Algarbe-des-côtes, dont l'Algarbe-du-Nord, tournée depuis plusieurs siècles vers la Cérulée et la Dytolie après qu'elle fut soumise ou dérobée aux Barbaresques.
Alors que la Ligue de Montalvo a la tête enfoncée dans ses dissensions internes, qu'il lui manque un Président sur quatre, que les Sénateurs d'Alilée entendent régir la Province sans attendre, et bousculer le processus d'intégration régionale, alors que l'Ascensus vient jeter aux orties l'avance technologique de plusieurs fleurons de l'industrie de la Ligue, et couper les vivres du marché noir transfrontalier, alors que l'Amarantie ne freine plus les sentiments anti-montalvéens de ses entités du Sud comme la Spongorie ou le Royaume de Forluno, rendant caduque les ambitions de redistribution d'effectifs militaires qui auraient eu une pertinence dans le cadre d'une véritable alliance inter-ligues, le géant démographique et militaire aminien veut apparaître comme un géant démographique et militaire plus important.
Peos, Amarantie, Ascensus, Aminavie... Sécurité, Diplomatie, Commerce, Défense... 2034 s'annonce comme l'année de tous les dangers pour Cartagina, du souci de ses frontières externes, à celui de ses limites internes.
Posté : mar. sept. 19, 2017 9:59 am
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 27/02/2034[/center]
Veraldini demande aux Aliléens de "faire pression" sur le MBC
Le Président général de la Ligue, Giuseppe Veraldini, a demandé aux Aliléens de "faire pression" sur leurs Sénateurs MBC, afin que ces derniers respectent les procédures coutumières et constitutionnelles de la Ligue de Montalvo, en cessant leurs initiatives unilatérales répondant à des prérogatives davantages exécutives que législatives. Après le renforcement des contrôles à la frontière amarantine et l'appel d'offre international aux urbanistes et promoteurs capables de répondre aux besoins d'un plan logement provincial impossible d'être techniquement financé par la Province, Cartagina veut ramener à la raison les jeunes Sénateurs aliléens sans aller vers davantage de politique-spectacle.
"Je demande aux Aliléens, qui ont voté ou n'ont pas voté pour le Movimento Basta Corruzione, d'écrire au Sénateur qui les représente, le rappelant au fonctionnement de nos institutions, et au besoin qu'un Président soit élu au plus vite. Il est temps que cessent les initiatives qui dépassent le pouvoir législatif, et par ailleurs sont d'inspiration à nuire à l'attractivité de la Province, de l'île et de la Ligue."
De son côté, même la cheffe du MBC, Laura Costonopolo, s'est désolidarisée des prises de paroles intempestives de certains Sénateurs élus, démontrant que le ménage qu'elle avait annoncé avoir fait après la votation ratée contre le Traité de Duzzo (au cours de laquelle le MBC s'était déchiré) n'avait pas été au bout. Elle a promis une clarification dans les rangs du parti altermondialiste et indiqué des discussions internes qui devraient conduire, selon son souhait, à des élections anticipées. Le ton conciliant de la leader contraste avec sa réaction, il y a quelques jours, à la démission d'Esciarcopolo, où elle s'était montrée bien plus revendicatrice - comme un signe d'une prise de conscience des conséquences de l'action de certains Sénateurs.