[RP] Activités internes (Utilisable sous autorisation)
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Zaldora
[justify]Dans le temps précédant la messe...
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/36/1441461749-tridentine-mass-1.jpg[/img][/center]
Prière entendue au sein des paroisses, rurales et urbaines, juste avant la Sainte Messe.
O Dieu ! qui par Votre ineffable miséricorde nous avez doté d'une reine chérie,
recevez en ce divin sacrifice la plus digne action de grâce que nous puissions Vous offrir,
et accordez-nous par cette victime sacrée toutes les faveurs que nous Vous demandons pour l'auguste famille de Saint Niels.
Environnez-là, Seigneur, de Votre protection toute puissante, cette famille, mettez-là à couvert sous l'ombre de Vos ailes,
faites là triompher de tous les obstacles qui peuvent s'opposer à son bonheur et à celui de ses peuples.
Affermissez sur le trône de ses pères cette reine que Votre cœur a choisit pour régner sur le Thorval.
Donnez lui toute la force et la puissance necessaires pour faire le bien que Vous lui inspirerez.
Remplissez-la de Votre lumière, revêtez-la de Votre sagesse, faites la régner par la justice, la religion et la paix sur l'esprit et le cœur de ses sujets;
Faites que par ses vertus et le maintien de la justice, dictez par votre Esprit, elle possède à jamais l'estime, le respect et l'amour de tous ses sujets.
Étendez Seigneur Votre main paternel sur ses peuples que vous avez regardé en miséricorde ;
éclairez les esprits qui sont encore aveuglés et attirés par les ruses, les tromperies et les prestiges de Satan.
Fermez la bouche à cet ennemi du Bien et à ses suppôts afin qu'ils ne nous séduisent plus !
Ah ! Seigneur, Votre grâce est toute puissante et la victime qui va s'immoler sur cet autel est d'un grand prix.
Édifiez les chrétiens dans leur Foi, dissipez le doute et chassez les empoisonneurs !
Attirez à vous, ceux qui parmi les chrétiens se sont égarés, ramenez les dans le sein de Votre Église.
Nous vous demandons toutes ces grâces, et nous les espérons avec une confiance à toute épreuve en votre bonté et aux mérites infinis de Jésus Christ Notre Seigneur;
par son glorieux triomphe sur le péché, la mort et l'enfer ;
par l'intercession de la Très Sainte Mère de Dieu, la Très Gracieuse et Très Pure Marie ;
par les mérites et les prières des Anges et des Saints.
Exhaussez nous, ô Dieu de Miséricorde ! AINSI SOIT-IL.[/justify]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/36/1441461749-tridentine-mass-1.jpg[/img][/center]
Prière entendue au sein des paroisses, rurales et urbaines, juste avant la Sainte Messe.
O Dieu ! qui par Votre ineffable miséricorde nous avez doté d'une reine chérie,
recevez en ce divin sacrifice la plus digne action de grâce que nous puissions Vous offrir,
et accordez-nous par cette victime sacrée toutes les faveurs que nous Vous demandons pour l'auguste famille de Saint Niels.
Environnez-là, Seigneur, de Votre protection toute puissante, cette famille, mettez-là à couvert sous l'ombre de Vos ailes,
faites là triompher de tous les obstacles qui peuvent s'opposer à son bonheur et à celui de ses peuples.
Affermissez sur le trône de ses pères cette reine que Votre cœur a choisit pour régner sur le Thorval.
Donnez lui toute la force et la puissance necessaires pour faire le bien que Vous lui inspirerez.
Remplissez-la de Votre lumière, revêtez-la de Votre sagesse, faites la régner par la justice, la religion et la paix sur l'esprit et le cœur de ses sujets;
Faites que par ses vertus et le maintien de la justice, dictez par votre Esprit, elle possède à jamais l'estime, le respect et l'amour de tous ses sujets.
Étendez Seigneur Votre main paternel sur ses peuples que vous avez regardé en miséricorde ;
éclairez les esprits qui sont encore aveuglés et attirés par les ruses, les tromperies et les prestiges de Satan.
Fermez la bouche à cet ennemi du Bien et à ses suppôts afin qu'ils ne nous séduisent plus !
Ah ! Seigneur, Votre grâce est toute puissante et la victime qui va s'immoler sur cet autel est d'un grand prix.
Édifiez les chrétiens dans leur Foi, dissipez le doute et chassez les empoisonneurs !
Attirez à vous, ceux qui parmi les chrétiens se sont égarés, ramenez les dans le sein de Votre Église.
Nous vous demandons toutes ces grâces, et nous les espérons avec une confiance à toute épreuve en votre bonté et aux mérites infinis de Jésus Christ Notre Seigneur;
par son glorieux triomphe sur le péché, la mort et l'enfer ;
par l'intercession de la Très Sainte Mère de Dieu, la Très Gracieuse et Très Pure Marie ;
par les mérites et les prières des Anges et des Saints.
Exhaussez nous, ô Dieu de Miséricorde ! AINSI SOIT-IL.[/justify]
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Zaldora
[justify]Alerte sanitaire
Le ministère royal de la santé et de la recherche décrète les mesures sanitaires suivante eu égard au risque pandémique de Coronavirus. Celles-ci ont un caractère purement préventif et informatif, ne dénotent ni l'existence effective de liens avec des pays visés, ni une forte interconnexion avec le monde vu le caractère "replié sur soi" du Thorval :
Jusqu'à nouvel ordre,
- Les vols internationaux entrants sont soumis à des mesures de quarantaine durant quatorze jours. Une aire de stationnement est aménagée et surveillée par l'Armée Royale.
- Les vols internationaux vers les nations touchées -retour excepté- sont suspendus. Le trafic aérien vers les nations saines est régulé.
- Les navires cargos ou passagers en provenance d'un port étranger sont soumis à des mesures de quarantaine durant quatorze jours. Le stationnement se fait au large et est surveillé par la Marine Royale.
- La navigation vers les nations touchées -retour excepté- est suspendue. Le trafic maritime vers les nations saines est régulé.
- Les trains passagers ou marchandises entrants sont soumis à des mesures de quarantaine durant quatorze jours. Les trains sont conduits vers les zones de parking ferroviaire surveillées par l'Armée Royale.
- Les trains vers les nations touchées -retour excepté- sont suspendues. Le trafic ferroviaire vers les nations saines est régulé.
- Les festivités de Mardi Gras sont annulées.
- Les processions religieuses doivent garder la plus petite échelle.
- Le droit de parcours inter-seigneuries est restreint.
- Les foires agricoles et marchés à bestiaux sont incertains et peuvent être annulés.
- Le temps du marché hebdomadaire en milieu urbain est réduit d'une heure.
- Les jeux sportifs inter-village ou inter-quartier (ville) du printemps sont annulés.
- L'ouverture de la saison des saltimbanques est repoussée au mois de juin.
Le ministère royal de la santé et de la recherche encourage au nom de la Couronne :
- à ne pas quitter sa communauté villageoise, comportement facilité par les habitudes paysannes.
- en ville, à sortir avec parcimonie et rester le plus possible chez soi.
- à ne céder à aucune panique car Dieu est présent au coté de tous.
EDIT : modification de la durée de quarantaine.
---
Les mesures sont communiquées aux 17 000 crieurs publics du royaume. Pour ne prendre aucun risque, elles sont aussi couchées sur papier et placardées devant chaque église paroissiale. Le Thorvalien standard est d'usage pour la capitale et ses environs, tandis que le dialecte local est privilégié partout ailleurs.[/justify]
Le ministère royal de la santé et de la recherche décrète les mesures sanitaires suivante eu égard au risque pandémique de Coronavirus. Celles-ci ont un caractère purement préventif et informatif, ne dénotent ni l'existence effective de liens avec des pays visés, ni une forte interconnexion avec le monde vu le caractère "replié sur soi" du Thorval :
Jusqu'à nouvel ordre,
- Les vols internationaux entrants sont soumis à des mesures de quarantaine durant quatorze jours. Une aire de stationnement est aménagée et surveillée par l'Armée Royale.
- Les vols internationaux vers les nations touchées -retour excepté- sont suspendus. Le trafic aérien vers les nations saines est régulé.
- Les navires cargos ou passagers en provenance d'un port étranger sont soumis à des mesures de quarantaine durant quatorze jours. Le stationnement se fait au large et est surveillé par la Marine Royale.
- La navigation vers les nations touchées -retour excepté- est suspendue. Le trafic maritime vers les nations saines est régulé.
- Les trains passagers ou marchandises entrants sont soumis à des mesures de quarantaine durant quatorze jours. Les trains sont conduits vers les zones de parking ferroviaire surveillées par l'Armée Royale.
- Les trains vers les nations touchées -retour excepté- sont suspendues. Le trafic ferroviaire vers les nations saines est régulé.
- Les festivités de Mardi Gras sont annulées.
- Les processions religieuses doivent garder la plus petite échelle.
- Le droit de parcours inter-seigneuries est restreint.
- Les foires agricoles et marchés à bestiaux sont incertains et peuvent être annulés.
- Le temps du marché hebdomadaire en milieu urbain est réduit d'une heure.
- Les jeux sportifs inter-village ou inter-quartier (ville) du printemps sont annulés.
- L'ouverture de la saison des saltimbanques est repoussée au mois de juin.
Le ministère royal de la santé et de la recherche encourage au nom de la Couronne :
- à ne pas quitter sa communauté villageoise, comportement facilité par les habitudes paysannes.
- en ville, à sortir avec parcimonie et rester le plus possible chez soi.
- à ne céder à aucune panique car Dieu est présent au coté de tous.
EDIT : modification de la durée de quarantaine.
---
Les mesures sont communiquées aux 17 000 crieurs publics du royaume. Pour ne prendre aucun risque, elles sont aussi couchées sur papier et placardées devant chaque église paroissiale. Le Thorvalien standard est d'usage pour la capitale et ses environs, tandis que le dialecte local est privilégié partout ailleurs.[/justify]
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Zaldora
[justify]Garde-fou de la raison.
7 avril 2028
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/40/1443879765-jester.png[/img]
Peinture d'un fou à Sankt Poul, petite cité de province[/center]
Certains conseillers lui recommandèrent et la reine les écouta : un bouffon (« hofnar » en thorvalois) rejoindra le château après Pâques et s'y trouvera en permanence. Le fou de Sa Majesté sera titulaire de nul office ("fonctionnaire royal") mais jouira du gîte et du couvert à la cour. Le personnage s'accoutrera d'un costume garnit de grelots et bigarré de différentes couleurs. Sa tenue contiendra les fameuses chaussures à pointe, un pantalon, une tunique, une collerette dentelée, un bonnet surmonté d'oreilles d'âne et une marotte, sceptre du fou aussi grotesque que son habit. Bien que sa première mission soit la drôlerie et le divertissement, le fou devra aussi représenter l'alter-égo royal dément, d’où le sceptre, d’où le chapeau qui ressemble vaguement à une couronne. A chaque instant, il rappellera, par ses bouffonneries, à la reine ce qu'elle est (humaine) et ce qu'elle ne doit pas devenir (un tyran). Le rôle sera, à cet effet, bien plus profond et dépassera celui du simple amuseur. C'est un garde-fou, une méthode toute humaine de préserver la raison. A sa manière et à son niveau, l'individu participera au Bien Commun. Voilà pourquoi un humoriste normal ne pouvait pas convenir. Le bouffon jouira d'une liberté d'expression sans limite : il pourra se moquer de Sa Majesté, la tourner en dérision, et même plaisanter sur ses invités. Il est un spécialiste des mots, des tournures, des devinettes, des histoires, des plaisanteries et de l'ironie acerbe. Une liberté étendue qui lui offrira le privilège de remettre la reine à sa place, si besoin est. Ne peut-on pas tout se permettre sous le déguisement d'un fou ? Celui qui se fera passer pour tel, à vie ou jusqu'à son renvoi, est schlessois et se nomme Hans mais on préférera l'appeler Jens.[/justify]
7 avril 2028
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/40/1443879765-jester.png[/img]
Peinture d'un fou à Sankt Poul, petite cité de province[/center]
Certains conseillers lui recommandèrent et la reine les écouta : un bouffon (« hofnar » en thorvalois) rejoindra le château après Pâques et s'y trouvera en permanence. Le fou de Sa Majesté sera titulaire de nul office ("fonctionnaire royal") mais jouira du gîte et du couvert à la cour. Le personnage s'accoutrera d'un costume garnit de grelots et bigarré de différentes couleurs. Sa tenue contiendra les fameuses chaussures à pointe, un pantalon, une tunique, une collerette dentelée, un bonnet surmonté d'oreilles d'âne et une marotte, sceptre du fou aussi grotesque que son habit. Bien que sa première mission soit la drôlerie et le divertissement, le fou devra aussi représenter l'alter-égo royal dément, d’où le sceptre, d’où le chapeau qui ressemble vaguement à une couronne. A chaque instant, il rappellera, par ses bouffonneries, à la reine ce qu'elle est (humaine) et ce qu'elle ne doit pas devenir (un tyran). Le rôle sera, à cet effet, bien plus profond et dépassera celui du simple amuseur. C'est un garde-fou, une méthode toute humaine de préserver la raison. A sa manière et à son niveau, l'individu participera au Bien Commun. Voilà pourquoi un humoriste normal ne pouvait pas convenir. Le bouffon jouira d'une liberté d'expression sans limite : il pourra se moquer de Sa Majesté, la tourner en dérision, et même plaisanter sur ses invités. Il est un spécialiste des mots, des tournures, des devinettes, des histoires, des plaisanteries et de l'ironie acerbe. Une liberté étendue qui lui offrira le privilège de remettre la reine à sa place, si besoin est. Ne peut-on pas tout se permettre sous le déguisement d'un fou ? Celui qui se fera passer pour tel, à vie ou jusqu'à son renvoi, est schlessois et se nomme Hans mais on préférera l'appeler Jens.[/justify]
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Zaldora
[justify]Vie de l'Église (locale).
2 mai 2028
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/41/1412707988-cathedrale-d-adursted-entree.png[/img]
Entrée principale de la Cathédrale Sankt Johannes, siège de l’archevêché d'Adursted,
édifice majeur de la Foi catholique au Thorval, lieu de sacre des rois depuis 717 ans,
merveille de l'architecture gothique flamboyant[/center]
L'archevêque d'Adursted et Primat du Thorval, Mgr Henrik, avait célébré ses quatre vingt dix printemps la semaine dernière. Physiquement, il se sentait las et fatigué, si bien que la pensée de se retirer et de conclure ses jours dans un monastère, parmi la myriade présente au royaume, revenait souvent. Néanmoins, la lueur dans ses yeux, la même qui scintillait déjà durant son passage au séminaire, n'avait pas disparut. Son profond zèle pour la Foi subsistait. Il se souvenait toujours de l'évêque Jesper, imposant ses mains et l'ordonnant prêtre, un 29 septembre 1964... Tous ces souvenirs le fortifiaient et le persuadaient que Dieu souhait qu'il termine sa vie à la Primature. Le vieil archevêque avait passé une grande partie de la matinée à entendre des fidèles en confession, à la cathédrale Skt Johannes. Il discutait présentement avec un chanoine, à propos de l'évangélisation:
- Mon bon Per, je ne suis pas persuadé que fonder des missions mendiantes au Tarnosia soit entendu. Nous sommes Almérans et pauvres ou non, nos prédications n'auront pas la résonance des témoignages évangéliques que rendent les laïcs et les religieux locaux. Notre participation pourrait même brusquer cet élan et ralentir la vague de christianisation qui déferle, au grand dam de Satan et de ses affidés. Nous sommes Almérans et pour des raisons historiques et culturels, de lourds stéréotypes pèsent sur nous là-bas. Il ne faut pas s'en affliger, c'est la nature humaine. Je recommande donc, au nom des intérêts de la Foi, de nous montrer prudents et tempérants, ne gâchons rien par une volonté mal ordonnée.[/justify]
2 mai 2028
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/41/1412707988-cathedrale-d-adursted-entree.png[/img]
Entrée principale de la Cathédrale Sankt Johannes, siège de l’archevêché d'Adursted,
édifice majeur de la Foi catholique au Thorval, lieu de sacre des rois depuis 717 ans,
merveille de l'architecture gothique flamboyant[/center]
L'archevêque d'Adursted et Primat du Thorval, Mgr Henrik, avait célébré ses quatre vingt dix printemps la semaine dernière. Physiquement, il se sentait las et fatigué, si bien que la pensée de se retirer et de conclure ses jours dans un monastère, parmi la myriade présente au royaume, revenait souvent. Néanmoins, la lueur dans ses yeux, la même qui scintillait déjà durant son passage au séminaire, n'avait pas disparut. Son profond zèle pour la Foi subsistait. Il se souvenait toujours de l'évêque Jesper, imposant ses mains et l'ordonnant prêtre, un 29 septembre 1964... Tous ces souvenirs le fortifiaient et le persuadaient que Dieu souhait qu'il termine sa vie à la Primature. Le vieil archevêque avait passé une grande partie de la matinée à entendre des fidèles en confession, à la cathédrale Skt Johannes. Il discutait présentement avec un chanoine, à propos de l'évangélisation:
- Mon bon Per, je ne suis pas persuadé que fonder des missions mendiantes au Tarnosia soit entendu. Nous sommes Almérans et pauvres ou non, nos prédications n'auront pas la résonance des témoignages évangéliques que rendent les laïcs et les religieux locaux. Notre participation pourrait même brusquer cet élan et ralentir la vague de christianisation qui déferle, au grand dam de Satan et de ses affidés. Nous sommes Almérans et pour des raisons historiques et culturels, de lourds stéréotypes pèsent sur nous là-bas. Il ne faut pas s'en affliger, c'est la nature humaine. Je recommande donc, au nom des intérêts de la Foi, de nous montrer prudents et tempérants, ne gâchons rien par une volonté mal ordonnée.[/justify]
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Zaldora
[justify]Pain & liberté.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/42/1444848426-four-communal.png[/img]
Four communal, Lundgård, paroisse de 800 âmes.[/center]
Trois ans bientôt que l'objectif avait été rejoint. Ne plus dépendre de l'étranger pour le grain et les légumes de base, notamment, avait été une belle réussite et couronnait une politique de ruralisation entamée aux débuts des années 20. Néanmoins, la souveraineté alimentaire, atteinte au grand détriment de la puissance économique globale, ne suffisait pas en soi et il fallait réduire sa dépendance à l'égard des boulangeries... Le pain est à la base de l'alimentation, les Thorvalois ne s'en passent pas et en consomment à tous les repas. État des lieux :
% part des foyers ruraux faisant eux-même leur pain
~80%
La plupart des gens de la campagne se débrouille. Chaque village, voir chaque hameau, jouit d'un four communal à usage libre et gratuit. Les villageois peuvent y cuire le pain et sous réserve d'un compartiment adapté, les ragoûts, les harengs et la soupe. Étant donné que la tendance n'est pas à l'uniformisation, il existe environ mille façons de préparer le rugbrød (pain de seigle), au levain, chaque localité possède, dit-on, sa propre recette. On retrouve également des variétés de pain d'orge et d'avoine, quoique plus rares.
% part des foyers urbains faisant eux-même leurs pains
~41%
Une majorité de citadins préfère encore se rendre à la boulangerie. Le nombre de familles faisant le pain à la maison reste toutefois supérieur à la moyenne de beaucoup d'autres villes de par le monde. Au total, le pays compte quatorze mille boulangeries pour les deux tiers concentrées en zone urbaine. Elles sont toutes artisanales car les pratiques industrielles sont dénoncées dans les documents de chaque corporation de boulangers qui se respecte. Parmi elles, la plus puissante est sise au sein de la rue de la farine à Adursted. Le quartier existe depuis le XIVe siècle et les boulangers sont vu comme une véritable institution au sein de la cité, au point d'être des personnes influentes en politique locale. Ils n'ont pourtant pas les mains libres et doivent obéir au juste prix.[/justify]
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/42/1444848426-four-communal.png[/img]
Four communal, Lundgård, paroisse de 800 âmes.[/center]
Trois ans bientôt que l'objectif avait été rejoint. Ne plus dépendre de l'étranger pour le grain et les légumes de base, notamment, avait été une belle réussite et couronnait une politique de ruralisation entamée aux débuts des années 20. Néanmoins, la souveraineté alimentaire, atteinte au grand détriment de la puissance économique globale, ne suffisait pas en soi et il fallait réduire sa dépendance à l'égard des boulangeries... Le pain est à la base de l'alimentation, les Thorvalois ne s'en passent pas et en consomment à tous les repas. État des lieux :
% part des foyers ruraux faisant eux-même leur pain
~80%
La plupart des gens de la campagne se débrouille. Chaque village, voir chaque hameau, jouit d'un four communal à usage libre et gratuit. Les villageois peuvent y cuire le pain et sous réserve d'un compartiment adapté, les ragoûts, les harengs et la soupe. Étant donné que la tendance n'est pas à l'uniformisation, il existe environ mille façons de préparer le rugbrød (pain de seigle), au levain, chaque localité possède, dit-on, sa propre recette. On retrouve également des variétés de pain d'orge et d'avoine, quoique plus rares.
% part des foyers urbains faisant eux-même leurs pains
~41%
Une majorité de citadins préfère encore se rendre à la boulangerie. Le nombre de familles faisant le pain à la maison reste toutefois supérieur à la moyenne de beaucoup d'autres villes de par le monde. Au total, le pays compte quatorze mille boulangeries pour les deux tiers concentrées en zone urbaine. Elles sont toutes artisanales car les pratiques industrielles sont dénoncées dans les documents de chaque corporation de boulangers qui se respecte. Parmi elles, la plus puissante est sise au sein de la rue de la farine à Adursted. Le quartier existe depuis le XIVe siècle et les boulangers sont vu comme une véritable institution au sein de la cité, au point d'être des personnes influentes en politique locale. Ils n'ont pourtant pas les mains libres et doivent obéir au juste prix.[/justify]
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Zaldora
[justify]In vino veritas.
Depuis les temps immémoriaux, les Thorvaliens sont un peuple buveur. C'est une habitude ancrée que seule l'exode rurale, au XXe siècle, est parvenue à tancer à cause d'un bouleversement du genre de vie. Le retour à la terre a réveillé les anciens usages et boire n'est pas une tare mais synonyme de convivialité, de camaraderie, de bon temps passé ensemble. De bagarres aussi parfois. On boit tous les jours, à différent degré selon la personne. Le Mundfuld, variante locale du Chabrot occitan, suit la soupe dans les chaumières, que l'on soit jeune ou vieux. C'est pourquoi, tenter de changer les habitudes à ce sujet est vain. Aucun gouvernement ne s'est essayé à la prohibition, au mieux à de la prévention, sans succès notable. Vendu bon marché, les liquides alcoolisés les plus servis en taverne, ou présents au foyer, sont le vin, l'hydromel et la bière. Les autres genres de boisson sont peu bues, comme le cidre dont la production est majoritairement exportée. Les alcools fortes et les spiritueux ont une place négligeable.
Le vin est considéré comme la boisson de l'Église, popularisée à la suite de la christianisation au VIIe siècle. Il se boit aussi en chaud durant l'hiver.
L'hydromel est la boisson traditionnelle des nordiques et donne l'impression d'avoir toujours été là.
La bière est restée en retrait jusqu'au XIIIe siècle, jusqu'à ce que certains monastères se spécialisent dans la production.
Consommation d'alcool en litre par adulte masculin de 16 ans et + (2027)
Vins, dont : 95,3
ordinaires : 95
de qualité : 0,3
Hydromel : 72,7
Bière : 30,0
Cidre : 1,1
Spiritueux et autres alcools forts : 0,9
Total : 200,0[/justify]
Depuis les temps immémoriaux, les Thorvaliens sont un peuple buveur. C'est une habitude ancrée que seule l'exode rurale, au XXe siècle, est parvenue à tancer à cause d'un bouleversement du genre de vie. Le retour à la terre a réveillé les anciens usages et boire n'est pas une tare mais synonyme de convivialité, de camaraderie, de bon temps passé ensemble. De bagarres aussi parfois. On boit tous les jours, à différent degré selon la personne. Le Mundfuld, variante locale du Chabrot occitan, suit la soupe dans les chaumières, que l'on soit jeune ou vieux. C'est pourquoi, tenter de changer les habitudes à ce sujet est vain. Aucun gouvernement ne s'est essayé à la prohibition, au mieux à de la prévention, sans succès notable. Vendu bon marché, les liquides alcoolisés les plus servis en taverne, ou présents au foyer, sont le vin, l'hydromel et la bière. Les autres genres de boisson sont peu bues, comme le cidre dont la production est majoritairement exportée. Les alcools fortes et les spiritueux ont une place négligeable.
Le vin est considéré comme la boisson de l'Église, popularisée à la suite de la christianisation au VIIe siècle. Il se boit aussi en chaud durant l'hiver.
L'hydromel est la boisson traditionnelle des nordiques et donne l'impression d'avoir toujours été là.
La bière est restée en retrait jusqu'au XIIIe siècle, jusqu'à ce que certains monastères se spécialisent dans la production.
Consommation d'alcool en litre par adulte masculin de 16 ans et + (2027)
Vins, dont : 95,3
ordinaires : 95
de qualité : 0,3
Hydromel : 72,7
Bière : 30,0
Cidre : 1,1
Spiritueux et autres alcools forts : 0,9
Total : 200,0[/justify]
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Zaldora
[justify]La chasse et les chasseurs.
22 juillet 2028
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/45/1446946574-chasseur-thorval.png[/img]
Vue d'artiste d'un chasseur thorvalois contemporain[/center]
La chasse est toujours bel et bien pratiquée dans les réserves de gibiers que représentent les forêts du Thorval. Selon les milieux boisés, les gens y traquent l'élan, l'ours, le chevreuil, le lièvre, le sanglier, le cerf, le renard, les volatiles. Ces activités constituent une source appréciée de nourriture carnée, bien que non fondamentale, mais aussi des ressources diverses, telles que les peaux, les fourrures, les os, les bois, les tendons, qui font fonctionner de véritables petits artisanats en économie rurale. Les armes utilisées sont les différentes sortes de piège, la carabine, l'arbalète et l'arc. La pratique ne fut, dans l'histoire du royaume, pas l'objet d'un privilège d'ordre et les paysans purent de tous temps chasser petits comme grands gibiers. Cela n'empêcha pas les seigneurs d'être d'assidus chasseurs devant l'Éternel. Encore de nos jours, les nobliaux se rendent régulièrement en forêt, en petits groupes. C'est l’occasion pour eux de garnir leur table de viande, ainsi que d'entretenir leur habileté au maniement des armes. Et ils s'exposent, prennent des risques, comme l'illustre la très récente blessure du margrave de Dyrested qui reçu quinze points de suture au niveau du bras après qu'un sanglier ait manqué de l'éventrer. En revanche, la vénerie est méprisée en sorte qu'elle se rapproche trop du loisir, du sport et de la détente, sans oublier que l'homme n'y fait presque rien. Pour autant, être accompagnés d'un ou deux chiens pour flairer le gibier n'est pas mal perçu, au contraire. La chasse est enfin pratiquée pour protéger le bétail et pourchasser les animaux malveillants, comparés au démon, tels que le loup ou le renard. La Couronne place quelques réglementations et restrictions pour éviter que la passion des hommes ne viennent causer l'extinction pure et simple de certaines espèces. En somme, la chasse est loin d'être désuète et le nombre qui s'y adonne n'est pas à négliger.[/justify]
22 juillet 2028
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/45/1446946574-chasseur-thorval.png[/img]
Vue d'artiste d'un chasseur thorvalois contemporain[/center]
La chasse est toujours bel et bien pratiquée dans les réserves de gibiers que représentent les forêts du Thorval. Selon les milieux boisés, les gens y traquent l'élan, l'ours, le chevreuil, le lièvre, le sanglier, le cerf, le renard, les volatiles. Ces activités constituent une source appréciée de nourriture carnée, bien que non fondamentale, mais aussi des ressources diverses, telles que les peaux, les fourrures, les os, les bois, les tendons, qui font fonctionner de véritables petits artisanats en économie rurale. Les armes utilisées sont les différentes sortes de piège, la carabine, l'arbalète et l'arc. La pratique ne fut, dans l'histoire du royaume, pas l'objet d'un privilège d'ordre et les paysans purent de tous temps chasser petits comme grands gibiers. Cela n'empêcha pas les seigneurs d'être d'assidus chasseurs devant l'Éternel. Encore de nos jours, les nobliaux se rendent régulièrement en forêt, en petits groupes. C'est l’occasion pour eux de garnir leur table de viande, ainsi que d'entretenir leur habileté au maniement des armes. Et ils s'exposent, prennent des risques, comme l'illustre la très récente blessure du margrave de Dyrested qui reçu quinze points de suture au niveau du bras après qu'un sanglier ait manqué de l'éventrer. En revanche, la vénerie est méprisée en sorte qu'elle se rapproche trop du loisir, du sport et de la détente, sans oublier que l'homme n'y fait presque rien. Pour autant, être accompagnés d'un ou deux chiens pour flairer le gibier n'est pas mal perçu, au contraire. La chasse est enfin pratiquée pour protéger le bétail et pourchasser les animaux malveillants, comparés au démon, tels que le loup ou le renard. La Couronne place quelques réglementations et restrictions pour éviter que la passion des hommes ne viennent causer l'extinction pure et simple de certaines espèces. En somme, la chasse est loin d'être désuète et le nombre qui s'y adonne n'est pas à négliger.[/justify]
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Zaldora
[justify]Les craintes et les peurs.
2 août 2028
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/46/1447350297-foret-hantee.png[/img]
Le heksenlund, petit domaine boisé fruit de récits à dormir débout.[/center]
Chaque époque à ses peurs, chaque société a également les siennes d'après la culture des gens. En 2028, quels sont les sujets d'inquiétudes des Thorvaliens ? Non permanentes, les craintes sont enfouies une grande partie du temps mais peuvent resurgir et connaitre des pics à la suite d'un épisode exceptionnel ou malheureux. Cela peut durer quelques mois, comme quelques jours, et variés d'une communauté à l'autre.
1. Mourir sans agonie, ou plutôt ne pas pouvoir se confesser et recevoir les derniers sacrements avant de mourir.
2. Égarer des reliques, le souvenir des années 1950 ou on dû en cacher, en déplacer est encore vivace.
3. Les loups, animaux craints et protagonistes d'horribles histoires transmises de génération en génération.
4. Les démons, mauvais anges prêts à tout pour entrainer les hommes avec eux.
5. Les terribles hivers, ceux aux vagues de froid exceptionnelles et prolongées, fatales aux récoltes. Un tel hiver apparait tous les trente à quarante ans, selon les dires.
6. Les krakens, animaux responsables de nombreuses disparitions en mer.
7. Manifestations surnaturelles et diverses superstitions locales, moins ancrées qu'en Fiémance mais tout de même existantes.
8. Les cochons, bêtes qui divaguent en liberté autour des maisons, peuvent devenir violents et réputées mangeurs d'enfants.
Aux dernières nouvelles, on ne craint rien d'autres, pas même les communistes.[/justify]
2 août 2028
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/46/1447350297-foret-hantee.png[/img]
Le heksenlund, petit domaine boisé fruit de récits à dormir débout.[/center]
Chaque époque à ses peurs, chaque société a également les siennes d'après la culture des gens. En 2028, quels sont les sujets d'inquiétudes des Thorvaliens ? Non permanentes, les craintes sont enfouies une grande partie du temps mais peuvent resurgir et connaitre des pics à la suite d'un épisode exceptionnel ou malheureux. Cela peut durer quelques mois, comme quelques jours, et variés d'une communauté à l'autre.
1. Mourir sans agonie, ou plutôt ne pas pouvoir se confesser et recevoir les derniers sacrements avant de mourir.
2. Égarer des reliques, le souvenir des années 1950 ou on dû en cacher, en déplacer est encore vivace.
3. Les loups, animaux craints et protagonistes d'horribles histoires transmises de génération en génération.
4. Les démons, mauvais anges prêts à tout pour entrainer les hommes avec eux.
5. Les terribles hivers, ceux aux vagues de froid exceptionnelles et prolongées, fatales aux récoltes. Un tel hiver apparait tous les trente à quarante ans, selon les dires.
6. Les krakens, animaux responsables de nombreuses disparitions en mer.
7. Manifestations surnaturelles et diverses superstitions locales, moins ancrées qu'en Fiémance mais tout de même existantes.
8. Les cochons, bêtes qui divaguent en liberté autour des maisons, peuvent devenir violents et réputées mangeurs d'enfants.
Aux dernières nouvelles, on ne craint rien d'autres, pas même les communistes.[/justify]
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Zaldora
[justify]Bouillonnement intellectuel.
Nous avons notre patrie que nous percevons comme une cathédrale. Elle s'élève depuis la nuit des temps par la sueur de générations d'artisans et d'ouvriers, dont la force industrieuse s'est en totalité dévouée aux suivants car eux-même n'en verront pas le terme. Un bien vieil édifice dont l'entretien est à notre charge. Pour sans cesse le rendre plus aimable et hospitalier aux cœurs pieux qui s'y réunissent, s'y plaisent, s'y reconnaissent, y communient, y prient et y chantent, nous continuons, siècle après siècle, à l'agrandir, l'étayer, le magnifier, l'illustrer et le transfigurer ! mais aussi le reconstruire et le réparer quand les fissures ont par trop mutilé ses pierres. La peinture des vitraux est nouvelle, les chapiteaux également, mais le verre et la pierre restent les mêmes. Nous travaillons à son édification, à sa merveille et à sa majesté, sans renoncer, sans s'irriter, et en nous montrant toujours reconnaissant de l'effort d'esprit qu'elle exige, et de la paix de l'âme qu'elle procure. La tradition est la vie qui transmet la vie, la tradition est l’hommage rendu à nos ancêtres, dont nous magnifierons l’œuvre selon les conditions de notre temps, mais sans la trahir. Nos ancêtres n'étaient pas immobiles, nous ne le sommes pas non plus. Nous voulons être comme eux, aussi dignes qu'eux et pour cela, nous nous inspirons de leur esprit général mais aussi et surtout de l'amour que ces derniers portaient au pays. La tradition n'est guère le pas dans le pas mais la démarche héritée et apprise. C'est munit d'elle que nous marchons vers des horizons nouveaux, la tradition est la vivifiante source de notre audace. Elle est semblable à une chanson devant laquelle le passant s'arrête, écoute et sourit : « Ce n’est plus la même chanson ; mais c’est la même voix ». Aujourd'hui, nous chantons autre chose qu'au XIIe siècle, toutefois, on reconnait la voix du Thorval, immuable. Les vertus sont identiques, seulement sont-elles appliquées à des époques différentes. La justice, la fidélité et la charité furent présentes dans le royaume de tout temps. Pas partout, cela serait trop beau mais toujours dans un groupe d'esprits qui emportait les cœurs du gros de la nation. Restons loyaux au fond et alors, les agitations superficielles et les soit-disant courants qui doivent tout balayer, tout emporter, n'arriveront pas à nous effleurer. Et aussi, si la chose est possible, résistons à la tare typique de l'époque contemporaine, celle qui pousse les hommes à se croire porteurs d'un monde nouveau, que l'univers les a attendu tous ces siècles pour avoir le sens commun et le courage, que les anciennes générations sont infiniment inférieures à celle qui monte et que celle-ci est élue d'entre toutes les générations. Donc, ils nous pensent rétrogrades, faibles et apeurés face à une force au triomphe inéluctable, un ras de marée que l'on peut ralentir mais qui fera, à terme, céder les digues. Ce n'est pas la situation concrète, réelle. Nous savons ou nous allons, nous n'avons pas peur de l'avenir, notre ancrage historique nous l'interdit et l'incroyable expérience accumulée par les siècles (que nous bonifierons nous aussi, avant de le transmettre à nos successeurs) nous donne la sagesse de préférer les réformes savamment pesées, que nos pères, d'ailleurs, auraient eux aussi prises s'ils vivaient à la même époque, aux ruptures, aux catastrophes et à la perte de l'âme vers laquelle les orgueilleux entendent nous mener. Par leurs miroirs aux alouettes, nous ne sommes pas séduits et cette médiocrité qui est la leur ne sera pas le moins du monde la source de notre effondrement, complet, partiel ou individuel. Pour tenter, leurs œuvres doivent être séduisantes, or, c'est difficilement le cas. Nous poursuivrons l'édification de notre cathédrale, d'après nos sentiments, nos goûts, nos idées, sans que les fonds baptismaux ne s’assèchent, et ce jusqu'à ce que Dieu décide de mettre un terme à l'Histoire.
Jesper Mortensen, philosophe.[/justify]
Nous avons notre patrie que nous percevons comme une cathédrale. Elle s'élève depuis la nuit des temps par la sueur de générations d'artisans et d'ouvriers, dont la force industrieuse s'est en totalité dévouée aux suivants car eux-même n'en verront pas le terme. Un bien vieil édifice dont l'entretien est à notre charge. Pour sans cesse le rendre plus aimable et hospitalier aux cœurs pieux qui s'y réunissent, s'y plaisent, s'y reconnaissent, y communient, y prient et y chantent, nous continuons, siècle après siècle, à l'agrandir, l'étayer, le magnifier, l'illustrer et le transfigurer ! mais aussi le reconstruire et le réparer quand les fissures ont par trop mutilé ses pierres. La peinture des vitraux est nouvelle, les chapiteaux également, mais le verre et la pierre restent les mêmes. Nous travaillons à son édification, à sa merveille et à sa majesté, sans renoncer, sans s'irriter, et en nous montrant toujours reconnaissant de l'effort d'esprit qu'elle exige, et de la paix de l'âme qu'elle procure. La tradition est la vie qui transmet la vie, la tradition est l’hommage rendu à nos ancêtres, dont nous magnifierons l’œuvre selon les conditions de notre temps, mais sans la trahir. Nos ancêtres n'étaient pas immobiles, nous ne le sommes pas non plus. Nous voulons être comme eux, aussi dignes qu'eux et pour cela, nous nous inspirons de leur esprit général mais aussi et surtout de l'amour que ces derniers portaient au pays. La tradition n'est guère le pas dans le pas mais la démarche héritée et apprise. C'est munit d'elle que nous marchons vers des horizons nouveaux, la tradition est la vivifiante source de notre audace. Elle est semblable à une chanson devant laquelle le passant s'arrête, écoute et sourit : « Ce n’est plus la même chanson ; mais c’est la même voix ». Aujourd'hui, nous chantons autre chose qu'au XIIe siècle, toutefois, on reconnait la voix du Thorval, immuable. Les vertus sont identiques, seulement sont-elles appliquées à des époques différentes. La justice, la fidélité et la charité furent présentes dans le royaume de tout temps. Pas partout, cela serait trop beau mais toujours dans un groupe d'esprits qui emportait les cœurs du gros de la nation. Restons loyaux au fond et alors, les agitations superficielles et les soit-disant courants qui doivent tout balayer, tout emporter, n'arriveront pas à nous effleurer. Et aussi, si la chose est possible, résistons à la tare typique de l'époque contemporaine, celle qui pousse les hommes à se croire porteurs d'un monde nouveau, que l'univers les a attendu tous ces siècles pour avoir le sens commun et le courage, que les anciennes générations sont infiniment inférieures à celle qui monte et que celle-ci est élue d'entre toutes les générations. Donc, ils nous pensent rétrogrades, faibles et apeurés face à une force au triomphe inéluctable, un ras de marée que l'on peut ralentir mais qui fera, à terme, céder les digues. Ce n'est pas la situation concrète, réelle. Nous savons ou nous allons, nous n'avons pas peur de l'avenir, notre ancrage historique nous l'interdit et l'incroyable expérience accumulée par les siècles (que nous bonifierons nous aussi, avant de le transmettre à nos successeurs) nous donne la sagesse de préférer les réformes savamment pesées, que nos pères, d'ailleurs, auraient eux aussi prises s'ils vivaient à la même époque, aux ruptures, aux catastrophes et à la perte de l'âme vers laquelle les orgueilleux entendent nous mener. Par leurs miroirs aux alouettes, nous ne sommes pas séduits et cette médiocrité qui est la leur ne sera pas le moins du monde la source de notre effondrement, complet, partiel ou individuel. Pour tenter, leurs œuvres doivent être séduisantes, or, c'est difficilement le cas. Nous poursuivrons l'édification de notre cathédrale, d'après nos sentiments, nos goûts, nos idées, sans que les fonds baptismaux ne s’assèchent, et ce jusqu'à ce que Dieu décide de mettre un terme à l'Histoire.
Jesper Mortensen, philosophe.[/justify]
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Zaldora
[justify]Vie de l'Église (locale).
3 octobre 2028
De sporadiques clameurs DEUS LO VULT ! retentissaient sur les places de villages, les prêcheurs avaient à l'heure actuelle grand mal à soulever les foules pour deux raisons principales : d'une, le Saint-Père n'avait pas encore agit et à ce stade, il était difficile de savoir si celui-ci était effectivement otage des forces malveillantes, extérieures au monde catholique, qui avaient poussé son élection en corrompant le conclave. De deux, l'expérience historique avait prouvé que la peau et la continentalité n'étaient garante de rien, en soi. Le meilleur exemple de cela était le pontificat de Célestin V (1997-2012), alméran et blanc, acquis au modernisme, et qui manqua de peu de détruire le catholicisme. Une calamité.
A un autre endroit, toujours au milieu des chaumières, à Flodhus, le curé de la paroisse avançait d'autres revendications, devant les fidèles, nombreux et de toute age, réunis sur le parvis de l'église :
« [...] L'époque à laquelle nous vivons est mouvementée et incertaine, mais sachez que dans les ténèbres brûlent des cierges. Le Malin est puissant, dépasse nos horizons d'homme, et de loin, mais n'est pas absolu. Satan n'est pas l'égal de Dieu ! L'adversaire ne peut rien si nous lui gardons la porte fermée ! Soutenons nos évêques, prions pour eux afin qu'ils ne faillissent pas et ne cèdent aux tentations mondaines. J'en viens maintenant à la cause de notre réunion. Remontons l'histoire. Du VIIe au début du XIIIe siècle, en les terres du royaume, l’élection épiscopale était le fruit du clerus et du populus. Les pères comme les fidèles participaient, au sein du diocèse, au choix de leurs chef spirituel local, avant que l'heureux élu ne reçoive l'investiture canonique de Sa Sainteté, puis l'ordination épiscopale à proprement parler. Plus tard, par les mutations survenues, l’élection des évêques devint peu à peu une exclusivité du clerus, et en particulier, du chapitre des chanoines, qui est le collège des clercs attaché à chaque cathédrale. Comme avant, le pape se chargeait de fournir, à la fin, l'investiture nécessaire. Les vagues ultra-montanistes de la moitié du XIXe siècle finirent néanmoins par avoir raison de ce fonctionnement et l'ensemble du processus, de la nomination de l'évêque à son investiture, tomba entre les mains du pape seul. Aujourd'hui, nous sommes, par l'autonomie fournie à notre Église, revenus, à quelques détails près, à l'époque ou les chapitres de chanoines prévalaient. Ce n'est pas une mauvaise chose, cela a au moins le mérite d'empêcher que sur simple décision d'Urba, un personnage inadapté ne devienne évêque chez nous. Néanmoins, pour le bien du haut clergé et l'assurance que notre Église ne sombrera pas dans les dérives modernistes si pernicieuses, nous devons aller encore plus loin et restaurer l'ancienne coutume qui faisait que, et le clerus et le populus, intervenaient dans l'élection épiscopale. Ceci, accompagné de la prérogative papale de l'investiture canonique, indispensable, et un symbole parmi d'autres de notre fidélité à l'égard du très saint père. »
Au sein de divers patelins, aux quatre coins du royaume, des curés prônaient la même chose...[/justify]
3 octobre 2028
De sporadiques clameurs DEUS LO VULT ! retentissaient sur les places de villages, les prêcheurs avaient à l'heure actuelle grand mal à soulever les foules pour deux raisons principales : d'une, le Saint-Père n'avait pas encore agit et à ce stade, il était difficile de savoir si celui-ci était effectivement otage des forces malveillantes, extérieures au monde catholique, qui avaient poussé son élection en corrompant le conclave. De deux, l'expérience historique avait prouvé que la peau et la continentalité n'étaient garante de rien, en soi. Le meilleur exemple de cela était le pontificat de Célestin V (1997-2012), alméran et blanc, acquis au modernisme, et qui manqua de peu de détruire le catholicisme. Une calamité.
A un autre endroit, toujours au milieu des chaumières, à Flodhus, le curé de la paroisse avançait d'autres revendications, devant les fidèles, nombreux et de toute age, réunis sur le parvis de l'église :
« [...] L'époque à laquelle nous vivons est mouvementée et incertaine, mais sachez que dans les ténèbres brûlent des cierges. Le Malin est puissant, dépasse nos horizons d'homme, et de loin, mais n'est pas absolu. Satan n'est pas l'égal de Dieu ! L'adversaire ne peut rien si nous lui gardons la porte fermée ! Soutenons nos évêques, prions pour eux afin qu'ils ne faillissent pas et ne cèdent aux tentations mondaines. J'en viens maintenant à la cause de notre réunion. Remontons l'histoire. Du VIIe au début du XIIIe siècle, en les terres du royaume, l’élection épiscopale était le fruit du clerus et du populus. Les pères comme les fidèles participaient, au sein du diocèse, au choix de leurs chef spirituel local, avant que l'heureux élu ne reçoive l'investiture canonique de Sa Sainteté, puis l'ordination épiscopale à proprement parler. Plus tard, par les mutations survenues, l’élection des évêques devint peu à peu une exclusivité du clerus, et en particulier, du chapitre des chanoines, qui est le collège des clercs attaché à chaque cathédrale. Comme avant, le pape se chargeait de fournir, à la fin, l'investiture nécessaire. Les vagues ultra-montanistes de la moitié du XIXe siècle finirent néanmoins par avoir raison de ce fonctionnement et l'ensemble du processus, de la nomination de l'évêque à son investiture, tomba entre les mains du pape seul. Aujourd'hui, nous sommes, par l'autonomie fournie à notre Église, revenus, à quelques détails près, à l'époque ou les chapitres de chanoines prévalaient. Ce n'est pas une mauvaise chose, cela a au moins le mérite d'empêcher que sur simple décision d'Urba, un personnage inadapté ne devienne évêque chez nous. Néanmoins, pour le bien du haut clergé et l'assurance que notre Église ne sombrera pas dans les dérives modernistes si pernicieuses, nous devons aller encore plus loin et restaurer l'ancienne coutume qui faisait que, et le clerus et le populus, intervenaient dans l'élection épiscopale. Ceci, accompagné de la prérogative papale de l'investiture canonique, indispensable, et un symbole parmi d'autres de notre fidélité à l'égard du très saint père. »
Au sein de divers patelins, aux quatre coins du royaume, des curés prônaient la même chose...[/justify]