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Posté : ven. sept. 08, 2017 2:40 pm
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 24/01/2034
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Le Traité de Cabusa adopté par le Sénat aliléen

31 voix pour.
28 voix contre.
1 voix nulle.

Deux semaines après l'échec de la première votation, le Sénat aliléen a finalement opté favorablement pour le texte créant un espace de libre-circulation humaine et maritime entre les quatre pays signataires. Cette validation intervient trois semaines après l'accord des Sénats nazalien et arovaque, et permet au Gouvernement d'entamer les discussions de fond sur le calendrier d'application - qui dépendra des dates effectives de ratification, essentiellement par l'Amarantie et son Conseil Exécutif.

Si la leadeuse du MBC, Laura Costonopolo, a affirmé sans vergogne "de toutes façons, nous abolirons ce traité une fois le Sénat remporté", le Palazzo del Governo a salué positivement cette validation et invité les adversaires du traité "à respecter la démocratie" en précisant qu'il y aura "d'autres combats nécessitant la mobilisation de toutes les sensibilités politiques, en faveur des Montalvéens". Au demeurant, le Movimento Basta Corruzione pourrait transformer les élections sénatoriales du mois prochain en référendum pour ou contre, plus largement que le traité, la construction législative supranationale.

Le parti populiste a fustigé "une mascarade" de la part des sénateurs de la majorité, ayant fait semblant de faire courir un risque sur l'adoption dudit texte, acquise d'un point de vue numérique. Légalement, un Sénat aliléen contrôlé par le MBC aurait les pouvoirs de suspendre le processus d'application du Traité, pour un temps indéterminé, ce qui reviendrait à casser le processus de construction régionale et à mettre les citoyens devant la menace de davantage d'immigration, et de concurrence des entreprises étrangères.

Posté : ven. sept. 08, 2017 4:18 pm
par Arios
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Maometto Buazizi promet l'instauration d'une aide agricole

[img]http://www.slateafrique.com/sites/default/files/imagecache/article_v2/20130824/rss_1377358527_moutons_8_24_0.jpg[/img]
Un berger nazalien dans le Ciorco

À deux semaines des élections sénatoriales aliléennes, le Ministre de l'Économie lui-même promet l'instauration d'une aide agricole alors que le débat sur l'affaiblissement du secteur primaire mobilise les médias depuis le début de l'année. Un engagement qui prend pour certains les airs d'un chantage, quand le Ministre fait comprendre à demi-mot que cette évolution dépend des résultats électoraux à venir.

Le débat aura soulevé un certain nombre de questions, et la prise de position du ministre le plus important de la Ligue les relancent avec intensité. Dans la forme, le gouvernement est accusé de faire un chantage à l'électeur en ouvrant un tel chantier à deux semaines d'un scrutin capital, au cours duquel le jeu politique de la Province la plus en difficulté pourrait être bouleversé, et avec lui les efforts à l'échelle de la Ligue pour une intégration régionale réussie et une marche cohérente vers la modernisation industrielle, le développement économique et l'essor des ménages.

Premièrement, le secteur agricole est très vaste, il pourvoit à de nombreux besoins alimentaires de la population et forme, avec l'industrie agro-alimentaire, un des piliers voir le principal pilier des exportations. La diversité des productions rend difficile à imaginer une aide globale, qui toucherait toutes les productions, alors que certaines sont bien plus en difficulté que d'autres. L'appel du Syndicat des Pêcheurs Montalvéens pour un prix d'achat minimum aux producteurs sera-t'il suivi ? La pêche comptera-t'elle parmi les secteurs subventionnés ? Une prime à la production est-elle envisageable ou faut-il une aide en soutien aux petites structures, de facto non-compétitives ?

Deuxièmement, est-il logique économiquement que de soutenir en aval les exploitations ? alors que l'on connait leurs faiblesses et que la politique protectioniste à l'égard du monde agricole crée de fait une situation de subventions des produits montalvéens par rapport aux produits étrangers, sur le territoire de la Ligue. La promesse d'une aide agricole peut-elle inclure l'ambition de créer des aides en amont, afin de moderniser le secteur pour le rendre compétitif plutôt que de parer à ses défauts structurels ? C'est un débat sur la volonté, l'aboutissant d'une telle politique qui s'ouvre : car subventionner un secteur faible doit se justifier par des arguments autres qu'économiques, et reviendrait à payer les agriculteurs ou les pêcheurs comme on paye les militaires et les douaniers - pour un service rendu, qu'il reste dans ce cas à définir (capacité de production du pays, entretien des paysages, importance culturelle...).

Enfin, alors que les diplomates de Cérulée se croisent et se re-croisent afin d'établir les bases légales d'une union législative et économique sur le plan large, la Ligue peut-elle sincèrement envisager seule de financer des secteurs économiques probablement mis demain en concurrence directe, au sein d'un même espace douanier, avec les producteurs amarantins, duelucaniens, siracuzziens ? Les coûts de production étant moindres dans deux de ces trois pays, on pourrait répondre qu'il ne serait pas malhonnête de le faire et que cela reviendrait à rétablir l'équilibre de la justice pour des exploitants mis demain en concurrence avec les très bas salaires continentaux. Mais qu'en penseraient les quelques éleveurs siracuzziens, dont les coûts de production sont ahurissamment plus élevés que dans la Ligue elle-même du fait d'un coût de la vie beaucoup plus cher ?

La position ministérielle souffre du contexte ; en ciblant, dans un réductionnisme motivé par des basses considérations électorales, un tout petit pan de l'économie céruléenne, le Gouvernement agit à l'inverse des exigences de l'instant, qui sont à l'approche holiste de tous les intérêts divers des pays fondateurs de la future union. C'est à la compétitivité de l'économie céruléenne, et donc aux différences actuelles de fiscalité et de niveau de vie, qu'il faudrait réfléchir, avant que de complexifier davantage un système qui demain devra se niveler avec celui de ses partenaires.

Posté : dim. sept. 10, 2017 9:05 am
par Arios
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30/01/2034
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Que retenir de la croissance en 2033 ?

Sept régions sur dix-sept ont produit 65% de la richesse montalvéenne

La Zemelia, le Ciorco, la Carasna, la Lajamiglia, la Granica, la Foresta Velicha, la Costa dei portocali, et la Nuova-Luria ont produit pour 81,2 milliards $ de PIB en 2033, contre 28,2 milliards pour la Cochipedia, le Lofusi, la Ravoniche, la Vuchovi, les Riaggiadi, le Divogiache, la Mesalileia, les Montinichi et le Lasahari réunies.


Des deux régions moteurs, la première se trouve désormais en Arovaquie

Après trois ans de course au coude-à-coude, c'est une petite révolution culturelle dans la Ligue - à laquelle tous s'attendaient. La Zémélie arovaque est désormais plus productive que le Ciorco nazalien, avec 17,75 milliards $ de PIB en 2033 contre 16,84. Le voisinage plus actif et riche, avec des échanges renouvelés avec l'Amarantie mais aussi l'Alilée, ainsi que le plus grand dynamisme général au niveau des différentes parties de la Province, ont permis ce dépassement attendu depuis des années.


Le Lofusi profite désormais de l'envolée arovaque

Située juste en face de l'Arovaquie, la région de Filipiada semble profiter des retombées de la Province voisine. Avec 17% de croissance contre 7% l'année précédente, elle fait une meilleure performance que la Costa dei Portocali qui abrite la capitale provinciale aliléenne, Miliameni, et réalise 10% de croissance contre 12% l'année précédente. Filipiada et son arrière-pays ont tendance à s'intégrer toujours davantage au système économique de la côte arovaque, au point que Dovernico (capitale arovaque), craint pour les élections sénatoriales à venir en Alilée.


La Mésalilée et les Montinichi augmentent leur création de richesses

En passant de 4% de croissances chacune à 10% cette année, les deux régions les plus en retard de l'Alilée, située dans le centre de l'île, semblent sortir la tête de l'eau bien que restant relativement à la traine. La proximité de l'Amarantie insulaire, et le meilleur contrôle de l'État sur l'économie informelle dans ces régions (les retombées de l'Opération Gorgone ?) aident. C'est pour partie un trompe-l'oeil qui s'opère, car le PIB produit ressortirait davantage du commerce frontalier que des activités productives.


Le miracle des Riaggiadi

Alors qu'elle dispute un contrat de fabrication de satellites pour un géant ventélien des télécoms, la firme Fulmizio pourrait rajouter à son CV les vertus sociales de son action dans le sud de la Nazalie. Une des régions les plus faibles de la Ligue a profité dernièrement de l'installation des nouveaux laboratoires de l'entreprise, fabricante de satellites parmi les plus compétents au monde, apparemment attirée par le climat chaud et sec de cette lointaine province accessible par autoroute. Malgré les tensions dans le détroit de Degirba, les Riaggiadi ont connu une croissance de 65% l'année précédente. Mais elles partaient de loin...


L'essoufflement de la Nuova-Luria

Avec ses 8% de croissance, cette région d'Arovaquie médiane semble souffrir de la relocalisation d'entreprises sur la côte, attirées par le dynamisme de la Zémélie et de la Carénie. A mi-chemin entre la très moderne côte varate, et les hauts-lieux de la plaine agricole arovaque, cette région abritant la ville d'Arovace semble prise en étau entre deux options de développement, et peine à garder autant d'activité qu'elle le voudrait.


La part aliléenne baisse, la part nazalienne survit, la part arovaque stagne...

[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/09/09/170909080040374254.png[/img][/center]


Pour en savoir plus :

[url=http://www.simpolitique.com/post300133.html#p300133]Découvrez tous les résultats région par région pour le PIB 2033.[/url]

Posté : dim. sept. 10, 2017 10:49 am
par Arios
[center]L'eco di Miliameni
Giornale dell'economia, della politica, per la provincia e tutta la lega ------------ 60ct ---------- 30/01/2034
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C’est l’histoire d’un Montinichois, d’un Divogiachois, d’un Zémélien…

Alors que [url=http://www.simpolitique.com/post301826.html#p301826]sont tombés les résultats de la production par habitant en 2033[/url], l'éditorialiste s'alarme des écarts de PIB/hab dans la Ligue et de leurs conséquences, économiques comme politiques.

Les habitants de la Zémélie gagnent-ils vraiment cinq fois plus que ceux des Montinichi ou de Divogiache ? En tous cas, en moyenne, ils produisent bien cinq fois davantage, car les PIB/hab respectifs de ces différents habitants étaient en 2033 de 3 601 $, 3 590 $, et 12 606 $. Mais une région et des habitants qui produisent davantage, cela signifie-t’il qu’ils gagnent également davantage ?

En moyenne, oui, en tous cas les salariés privés sans pensions gagnent davantage, en toute logique, puisque les entreprises qui les emploient créent davantage de richesses dans la région où ils travaillent ; et c’est d’autant plus vrai qu’un travailleur légal ne touche dans tous les cas pas de pensions, qu’il soit par ailleurs dans le public ou le privé. Créant davantage de richesses dans une région, il y a de quoi admettre qu’une entreprise y réalise un meilleur chiffre d’affaire ou que l’activité permet dans tous les cas plus de retombées – si le système libéral fonctionne correctement, alors un travailleur de Zémélie a toutes les chances de capter par son salaire les retombées du bénéfice fort réalisé par l’entreprise ; ce, sauf en cas d’accumulation d’invendus, mais le souffle de croissance de la Ligue est suffisamment régulier pour penser qu’on ne se dirige pas vers une crise de la consommation, et ce malgré le manque de liquidité du début de l’année vite paré par la numérisation du système des ventes.

Cependant, le mouvement n’a rien de proportionnel. Pire encore, le PIB/hab que l’on prête aux régions les moins riches est toujours transformé par l’apport des pensions sociales, du chômage et des retraites (car les jeunes actifs ont tendance à se concentrer dans les régions d’activité, quand les retraités ont tendance à préférer les arrière-pays). On ne peut donc pas dire que les 3 600 $ de PIB/hab dans les Montinichi correspondent à une production industrielle, puisqu’ils comportent une importante part de consommation due directement aux pensions sociales.

Le système d’imposition montalvéen peut se dire équitable, comme la plupart des pays du monde, car la Contribution Provinciale sur le revenu est proportionnelle audit revenu. Cependant, l’impôt n’est pas proportionné par classes d’imposition, ainsi les « pauvres » ne sont pas favorisés au détriment des « riches », car contribuent en même proportion aux impôts directs.

Le problème des écarts de richesse stupéfiants au sein de la Ligue condamne ainsi les Régions et Provinces à demeurer solidaires, puisque seule la redistribution par le centre permet aux marges paupérisées de soutenir encore un peu leur consommation et donc l’activité. La régionalisation prônée par certains conduirait, si les régions devaient accéder à un certain nombre de prérogatives, à accroître les inégalités et les risques de précarisation. Pourtant, le système actuel a donné naissance à des cas de figure rocambolesques : la Granique et les Divogiache, deux régions frontalières de Transvélécie, ont respectivement 19 000 $ et 3 500 $ de PIB/hab, soient l’écart de production le plus fort de la Ligue, et les écarts de revenus les plus importants, sur le petit périmètre de la Transvélécie.

Si l’on peut encore une fois détricoter ces moyennes, en disant que la Granique est une terre de conquête technologique et numérique et que le cas de Camenisco et de sa banlieue riche ne doit pas autoriser la généralisation à l’échelle régionale, les écarts constatables sur le terrain entre pauvres et riches n’en sont que d’autant plus criant, même si on ne peut pas parler d’opposition entre deux moitiés de la population.

Tout ça pour dire que les retombées d’une croissance par le haut, dans notre système libéral, peuvent parfois se faire démesurément attendre, l’outil statistique territorial est là pour le montrer. Dans le contexte électoral qui nous occupe, cette attente est même dangereuse.

Posté : dim. sept. 10, 2017 2:19 pm
par Arios
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30 di Gennaio 2034[/center]
[center]554 000 terminaux de paiement sont arrivés[/center]

Alors que l'état de limitation des retraits bancaires se termine dans quatre jours, les derniers terminaux de paiement promis par l'État aux commerçants non équipés sont arrivés. Ce "cadeau", qui favorisera l'intégration des commerces les plus en retard dans le tissu de consommation et notamment vis-à-vis du tourisme, devrait toucher la plupart des commerces en ayant fait la demande.

Il concerne 222 000 entreprises agricoles, 7 000 sociétés de pêche, et 325 000 commerces et sociétés de vente, de tous types. Soient 554 000 terminaux de paiement, offerts par la collectivité, et qui ne pourront coûter en commission que maximum 0,05% par transaction, au profit des gestionnaires bancaires.

C'est donc un investissement de 88 000 000 Lires qu'a dû réaliser l'État, et qui pèsera sur le budget annuel, afin d'équiper le maximum de commerçants, comme en compensation des pertes occasionnées par la crise des retraits bancaires à la fin de l'année passée. Une petite somme, au regard de ce que pourra rapporter un tissu de paiement électronique plus vaste, et qui intervient en Alilée quelques jours avant les sénatoriales comme un rappel des efforts du Gouvernement pour ne pas délaisser les territoires les plus en difficulté...

Posté : dim. sept. 10, 2017 5:51 pm
par Arios
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30 di Gennaio 2034[/center]
[center]Les fonctionnaires sont relativement mal payés[/center]

Le corps des fonctionnaires représentait 10,8% du total des actifs en 2033. Ils étaient 367 000, et gagnaient en moyenne 14 120 Lires (12 840 $). Les mieux rémunérés étaient les hauts-fonctionnaires, touchant autour de 33 000 Lires, les salariés des renseignements généraux, touchant autour de 27 500 Lires, ou encore les salariés du secteur public de l'énergie, touchant autour de 20 000 Lires. Les moins bien rémunérés restaient les travailleurs du secteur de l'écologie, des transports, ou des télécoms, autour de 11 000 Lires, salaires non revalorisés ces dernières années.

Avec un montant de prélèvements obligatoires assimilable à la dépense publique, il restait aux travailleurs publics la somme moyenne de 10 583 Lires (9621 $) pour leur consommation courante.

Dans le même temps, la somme de consommation courante restant aux montalvéens, public et privé confondus, s'élevait à 5 855 Lires (5 323 $), soient deux fois moins (mais en comprenant les retombées des pensions sociales).

Quant aux travailleurs privés, une fois leurs impôts payés, ils disposaient d'une somme moyenne de 18 271 Lires (16 610 $), ce qui supposent des revenus autour de 24 650 Lires (22 446 $), contre 14 120 Lires (12 840 $) dans le public [(Pouvoir d'achat général-Prestations sociales-Pouvoir d'achat issu des salaires publics)/(No. d'actifs - No. de fonctionnaires)].

En somme et conformément [url=http://www.simpolitique.com/post321574.html#p321574]aux statistiques sur la répartition de la création de richesse dans la Ligue[/url], le RNB/hab montalvéen est largement plombé par la très inégalitaire répartition du travail dans le pays. Grâce à un système social, essentiellement de retraites, amplement coûteux et ambitieux, les écarts de richesse sont atténués.

Les "vrais" chiffres des revenus du privé sont une bonne indication pour les investisseurs étrangers, cependant ils ne doivent pas faire oublier qu'ils sont fondamentalement faussés par les inconnues demeurant sur le travail informel, toujours autant difficile à quantifier. Dans les faits, les travailleurs privés sont probablement moins payés, car l'argent issu de l'activité au noir rentre dans l'économie chaque année et grossit la masse de la consommation, avec un pouvoir d'achat qui n'est pas issu de l'activité légale.

Ainsi, il faut estimer une marge d'erreur à la baisse de quelques %. Pour autant, les salaires privés estimés ne prennent pas en compte l'argent touché et investi (maisons, foncier, crédit...), alors que les salaires publics le comprenne. In fine, les fonctionnaires sont relativement mal payés.

Posté : jeu. sept. 14, 2017 4:39 pm
par Arios
[right]Les Rps à suivre sont faits avec l'aide de Thunderoad[/right]
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12/02/2034
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Le bourreau de l'école élémentaire Sainte-Fatima formellement identifié

[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/09/14/170914062113170940.png[/img]
Mahjub Rahman Al-Arkani "l'Alekaner", Jeremy Oswalden...[/center]

Jeremy Oswalden, de son ancienne identité, Mahjub Rahman Al-Arkani du nom sous lequel il était connu à Aït Tinifer, en Aminavie, est bien l'exécutant de l'attentat de l'école élémentaire Sainte-Fatima, qui a frappé le centre-ville de Maghila vendredi et soir, et plongé comme rarement le pays dans le deuil, devant l'atrocité des événements. Les recoupements des services scientifiques des Carabiniers avec le fichier des empruntes génétiques de l'aéroport de Duzzo ont confirmé l'identité des restes humains adultes non-identifiés jusque-là et restant sur la scène du carnage.

Comment un étudiant alekaner en Civilisation Islamique, en voyage de doctorat à Aït Tinifer, a-t'il pu en venir à commettre un tel massacre ? Selon les premiers éléments communiqués par le Ministre de l'Information, le principal suspect "était issu de la mouvance d'extrême-gauche sud-algarbienne, ancien militant des mouvements pour l'émancipation des minorités, arrivé à s'intéresser à l'Algarbe du Nord dans ce qu'il dressait de parallèles en termes de dominations ethniques". Ce converti, issu d'une famille de pasteurs, était très anti-religieux jusqu'à qu'il découvre une mystique en l'Islam, sur les terres d'Aminavie.

Pourquoi tuer au nom de sa religion ? "Pour Al-Arkani, ou appelons-le Oswalden, les Arabo-berbères ont été chassés de Nazalie par les colons dytoliens. C'est par son processus de radicalisation qu'il en est venu à fréquenter probablement des gens proches de Force & Islam, le groupuscule terroriste actif chez nos voisins et responsable du naufrage d'un ferry il y a plus d'un an. [...] Cet ex-antifa, réduit au silence dans son pays, a associé à un moment de sa vie : la cause religieuse, et la cause des populations jugées dominées".

--

Vendredi, à l'heure de la sortie des classes devant les grilles de l'école élémentaire Sainte-Fatima à Maghila, en Nazalie, la sonnette venait de retentir lorsqu'une voiture s'est immobilisée sur la route. En est sorti, Al-Arkani, muni d'un fusil d'assaut, qui a abattu une vingtaine de parents avant de pouvoir se frayer un chemin jusqu'à la grille, qu'il a enjambé. Une vingtaine de secondes plus tard, dans le hall de l'autre côté du bâtiment, il croise six classes déjà réunies et qui s'apprêtaient à sortir, avant d'entendre des coups de feu sans pouvoir l'expliquer. Il abat plusieurs instituteurs et institutrices, dont trois cherchent à lui courir dessus, puis il commence à rafaller dans les rangs, qui se dispersent à la faveur des tombés et des fuyards impuissants.

Al-Arkani ne semble pas avoir perdu une seule seconde. Il jette un à un ses chargeurs vides, il recharge en grimpant les escaliers, à la recherche d'autres proies, comme un chasseur traquant des lièvres blessés ou de jeunes animaux sans intelligence de ce qu'il se passe.
Il se retrouve du côté maternelle, abat plusieurs aide-ménagères cachées dans des classes vides, ainsi que d'autres enfants qui se dissimulaient dans les toilettes. Puis on ne sait pas.

Seulement dix-huit minutes après le début de la tuerie, des unités de Carabiniers arrivés dans l'urgence depuis le commissariat le plus proche, découvrent ce qu'ils pensent être les restes du suspect, au milieu d'un tas de décombres humains et de céramique, après qu'il eût probablement déclenché une ceinture d'explosifs, arrivé dans les toilettes des petites filles.

Posté : jeu. sept. 14, 2017 4:51 pm
par Arios
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12/02/2034
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Pour Matocovicio, la "Mafia" a aidé Al-Arkani a passé à l'acte

Le terroriste d'origine alekaner, Jeremy Oswalden, qui a pris d'assaut vendredi soir une école privée du centre-ville de Maghila, assassinant 84 personnes dont 58 enfants de moins de 11 ans, aurait "reçu une aide active du Crime organisé montalvéen", selon le Ministre de l'Information et de la Politique, Bernardo Matocovicio. Les réseaux mafieux l'auraient essentiellement aidé à se procurer des armes, ainsi que des composants pour fabriquer une ceinture d'explosifs, qu'il actionna avec succès à la fin de son délire meurtrier.

Selon le procureur de la Ligue en conférence de presse ce matin, les enquêteurs laissaient ouvert la piste selon laquelle Al-Arkani aurait été directement armé par les réseaux mafieux, et même formé, entraîné et aidé dans la conception de son projet d'attaque. Si de nombreuses personnalités publiques, tacitement connues comme étant proche des milieux, ont protesté dans la journée via les réseaux sociaux pour se désolidariser de ces explications et tantôt accuser la criminalité étrangère présente dans la Ligue, la Justice a annoncé diligenter plusieurs enquêtes pour faire la lumière sur la réalité des approvisionnements d'Al-Arkani.

"Il est facile dans ces temps de deuil de rejeter la faute sur la Mafia, mais que ce soit vrai ou non, il n'en demeure pas moins que le déficit de sécurité que nous avons collectivement créé est responsable d'un tel acte, et de son déroulement face à une absence de réaction rapide. La Mafia, liée ou pas, ne serait au maximum qu'un intermédiaire entre la folie d'un déséquilibré religieux, et le théâtre montalvéen trop peu exigeant sur la sécurité en général." a notamment déclaré le président aliléen, Teodoro Esciarcopolo, dans son discours faisant suite à l'attentat et aux résultats des élections sénatoriales en Alilée.

Mais pourquoi la Mafia aurait-elle aidé Al-Arkani ? L'explication la plus effrayante et la plus probable à ce stade, est donnée par le porte-parole du gouvernement, qui soupçonne - prétextant des éléments non-diffusables - les réseaux criminels d'envoyer un signal au gouvernement quant aux évolutions fiduciaires ayant touché le secteur bancaire et monétaire ces dernières semaines, potentiellement très nuisibles pour leurs activités.

"Le Crime organisé est en ébullition et il ne l'avouera jamais, mais au-delà de sa relative sympathie à l'égard des populations qui sont sous son contrôle ou son influence, il est tout à fait capable moralement d'en arriver à parrainer de telles actions."

Posté : jeu. sept. 14, 2017 6:00 pm
par Arios
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Le MBC peine à attirer l'attention après sa victoire complète

[img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/06/30/170630061441392180.png[/img]
Laura Costonopolo retient sa joie

[quote]Sénat d'Alilée :
:arrow: 34/60 sièges affiliés à Movimento Basta Corruzione (populiste)
:arrow: 11/60 sièges affiliés à Forza Alileia (centre-droit)
:arrow: 9/60 sièges affiliés à Nazione & liberta (centre-gauche)
:arrow: 6/60 sièges affiliés au Partito Conservativo (droite réactionnaire)[/quote]

Le raz-de-marée des élections de jeudi dernier, dont les résultats ont été annoncés samedi, n'aura pas eu l'effet escompté par les responsables du Movimento Basta Corruzione, grand gagnant dans un contexte macabre marqué par le massacre de l'école Sainte-Fatima, en Nazalie vendredi dernier.
Ainsi, un parti authentiquement à gauche, qualifié depuis des années de populiste par la plupart des médias, s'est imposée comme première force aliléenne avec une majorité absolue qui lui permet en théorie, si le mouvement sait rester groupé, de définir la marche complète de la Province, mais surtout en pratique de freiner n'importe-quelle initiative gouvernementale, ne serait-ce que la validation des traités de construction régionale.

En dépit de la période de deuil dans l'ensemble de la Ligue, qui a sans doute atténué les réactions d'encouragements à l'aventure politique qui s'ouvre, la cheffe du MBC, Laura Costonopolo, a reçu des félicitations sobres mais d'apparence sincères du parti autonomiste arovaque, Avanti Arovachia, et des autorités régionales de Foresta Velicha et de Granica, deux régions dirigées formellement par AA, dont les leaders militent a minima pour l'indépendance budgétaire de l'Arovaquie ; une mesure plébiscitée par certains proches de Costonopolo, pour l'Alilée et en vertu des différences marquées de son économie à l'égard du reste de la Ligue.

De son côté, la deuxième figure centrale du MBC, très active ces derniers mois, la Baronne Mara-Mamela di Sutzopolis, actuellement en tournée de soutien aux prétendants de Mister Univers, s'est également félicité avec sobriété depuis la Foire à la Moutarde de Barnique, pour ne pas troubler la période de recueillement.

Nazione&Liberta, laminé, se voit directement concurrencé par l'entrée en scène du Parti conservateur, mené par le commercial d'origine amarantine Alessandro Delando, évangéliste et marié à la rescapée des services de torture de l'état esclavagiste de Barnique, Alessandra Delando (née Kratoj). En s'imposant avec 6 sièges, le parti réactionnaire défendant les intérêts "des gens bien habillés", réalise un exploit qui bouscule le jeu au centre-droit, bien qu'il se soit associé à la période de retenue.
Forza Alileia, qui a également cédé des points au jeune PC, reste néanmoins dans la course, et agrégera les oppositions ainsi que les probables sénateurs MBC qui quitteront la majorité provinciale en cours de route, le parti ayant habitué l'opinion à ses déchirements depuis le vote du Traité de Duzzo avec Siracuzzia, permise par des Sénateurs MBC.

Dans le même temps, les listes officielles ou cachées de soutien au Général Scilli, n'ayant finalement pas été interdites de scrutin, ont raté de peu le score nécessaire à la nomination d'un Sénateur, notamment faute d'union.

Posté : ven. sept. 15, 2017 3:13 pm
par Arios
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Costonopolo : "Il n'y a rien de possible sans souveraineté budgétaire"

La majorité MBC au Sénat aliléen peut-elle mener la Province sur le chemin de l'autonomie fiscale ? En tous cas, celui de l'autonomie budgétaire semble privilégié par les autorités du parti et sa leadeuse, Laura Costonopolo, cette quadragénaire devenue cheffe de file de la majorité sénatoriale, en attendant de peut-être briguer la présidence provinciale en Septembre prochain. Dans un long entretien lui permettant de revenir sur sa victoire, estompée dans les médias par l'impact de la tuerie de masse de Maghila la semaine dernière, elle semble acter la quête d'une "souveraineté budgétaire" qui permettrait à l'Alilée de choisir ses dépenses et donc la redistribution de l'argent, sans forcément créer une exception dans l'imposition générale aux Provinces de la Ligue, ce qui complexifierait davantage les échanges et menacerait l'investissement privé.

"Nous ne sommes pas une formation autonomiste ou indépendantiste, comme il y en a d'autres. A l'origine du MBC, il y a la réunion de personnalités civiles voulant tourner la page d'un système plein de corruption, à tous les niveaux. Si l'époque change et que la situation s'est améliorée, il y a encore du travail à faire de ce côté là.

Néanmoins, nous sommes également attachés collectivement et en tant que parti à une politique d'effacement des inégalités de droit et de condition pour un mérite égal. Le système actuel est plein d'injustices, ce sont les injustices qu'il faut corriger et non forcément les principes du système.
Pour avoir une action de correction de ces injustices, il y a des choix politiques à assumer, et on ne peut les assumer au niveau du Conseil de la Ligue et de l'ensemble du pays, alors nous devons, provincialement, prendre cette responsabilité de les assumer, de choisir quels secteurs ont besoin d'argent, où la collectivité doit investir, à qui elle doit donner en compensations.

Pour avoir ce droit, l'autonomie budgétaire est la seule solution. Il n'y a rien de possible sans souveraineté budgétaire. Ce qui ne veut pas dire : changer les règles de l'impôt de façon unilatérale, bien entendu.
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L'Alilée pourrait-elle gagner sa souveraineté budgétaire de façon unilatérale, par exemple en empêchant les collecteurs d'impôts de verser leurs contributions ? "Impossible", répond Maurizio Benedetti, spécialiste de la fiscalité aliléenne, "car l'impôt est essentiellement payé par voie électronique aujourd'hui, on ne peut pas retenir unilatéralement ces versements à moins d'interdire le paiement électronique d'ici mars, ce serait paradoxal dans un pays qui vient de financer le passage au paiement commercial électronique. Donc en plus d'être illégale, anti-constitutionnelle, violente, cette mesure serait impossible ou alors extrêmement dangereuse, au-delà de même qu'elle constituerait une sécession de facto".

Alors pourrait-on voir, sur l'initiative du MBC, une rencontre inter-montalvéenne visant à l'autonomie budgétaire des Provinces ? En Arovaquie, au moins deux régions soutiendrait une telle initiative, le AA, et peut-être... le président lui-même, dont le scepticisme à l'égard des institutions de la Ligue et de Cartagina n'a pas cessé de croître depuis son accession au pouvoir. En Nazalie, des soutiens pourraient exister chez les partis minoritaires de Mangiare Paste et Unione delle Città del Sud, dont la candidate malheureuse à l'élection présidentielle avait néanmoins fait un score conséquent.

Mais en terme d'organes de pouvoir, il n'est pas possible à l'heure actuelle d'imaginer un tel scénario. Hors décision intempestive, l'élection présidentielle de Septembre devrait constituer un référendum pour ou contre cette autonomisation budgétaire, et au vu des résultats sénatoriaux, le MBC serait actuellement en mesure de faire élire son candidat, peut-être dès le premier tour à l'image des présidentielles nazaliennes de septembre dernier.