Quotidiens nationaux [PRESSE]

Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
08/01/2021

La renaissance de l‘Empire

Passées les traditionnelles festivités de fin d’année, l’heure est à nouveau aux affaires de l’Etat. Les chiffres de la croissance ont été dévoilés. Avec un produit intérieur brut dépassant les quatre cent quatre vingt milliards, le Saint-Empire du Schlessien a dépassé les objectifs annuels qui avait été fixé à 6% d’augmentation de la richesse nationale. C’est le signe d’une bonne santé économique retrouvée. Alors que le Kirep, longtemps désigné comme rival potentiel est dépassé, c’est aujourd’hui sur le Quantar que focalisent les marqueurs. Avec une avance de plus cinquante milliards de dollars, la république almérane est considérée comme une puissance en ralentissement en raison de réformes économiques structurelles non achevées et qui restent aujourd’hui en suspens. Cette inaction gouvernementale, ce manque de courage politique flagrant se fait à présent ressentir dans les chiffres de la croissance, de la dette et du chômage. Le monde libéral est en déclin. Les Etats-Unis connaissent sans doute la pire crise de leur histoire. Frappé par des attentats d’une violence inouïe qui touche au cœur la démocratie vicaskarane, le Pelabssa semble entraîner dans sa chute certains partenaires tel le Quantar. Au sein de l’organisation du Traité d’Hellington il semblerait que les piliers militaires, économiques et démographiques soient entrain de s’effondrer. Allons nous pour autant vers une victoire du communisme ? Rien n’est moins certain. Pourtant un âge sombre semble être sur le point de naître. Dans ses diatribes de plus en plus violentes, bien que de plus en plus rares également, Terrienkov pousse la Rostovie sur le chemin de la guerre totale. Une menace se renforce à mesure qu’une autre disparaît.

Face à ce constat amer, la Couronne fixe le cap. Il convient de conserver une croissance d’au moins 8% l’an prochain en investissant massivement dans les domaines porteurs de développement : conquête de l’espace, nouvelles technologies de l’information et de la communication, domaine médical, industrie légère et renforcement massif des petites et moyennes structures économiques. Les artisans et commerçants vont être placés au cœur du programme du Gouvernement. Dans sa dernière réunion hebdomadaire de 2020 le conseil des ministres, dans une déclaration approuvée par le Conseil privé, a fait état des objectifs pour 2021. Cette décision s’est accompagnée d’une augmentation constatée des investissements. Les banques, notamment la Volksbank et Allianz, principaux groupes bancaires schlessois ont annoncé une augmentation notable des demandes de crédit pour des projets d’investissement. Le poumon de l’économie de l’empire repose sur deux éléments fondamentaux : les grands groupes industriels et de services tels que Krupp-Thyssen ou Schlessische Telekom, et les petites et moyennes entreprises qui depuis trois ans ont vu leur nombre exploser. On estime que les structures de moins de deux cents cinquante salariés représentent presque 97% du nombre total d’entreprises. 82% des entreprises emploient entre 1 et neuf salariés, 10% emploient entre 10 et 49 salariés et 5% font appel à moins de 250 salariés. Le reste sont des entreprises d’importance majeure. Comparativement à a situation lors du premier rapport du Fond Monétaire International, de nombreux éléments ont changé. Si l’économie ne repose plus sur la réussite de quelques grands groupes, ces derniers permettent aujourd’hui la création d’entreprises moins importantes du point de vue du nombre de salariés, mais qui représentent un facteur important de croissance. C’est en tout cas ce que présente le rapport annuel sur la croissance et le développement du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie. L’économie schlessoise est en bonne santé et elle l’a encore prouvé cette année. Le rapport, dans sa deuxième partie, détaille également les mesures phares pour l’année à venir. Le développement des énergies renouvelables continuera d’être au cœur des préoccupations du Gouvernement. Avec un renforcement du plan de modernisation et de renouvellement du parc énergétique de l’Empire, le projet de mix énergétique plus respectueux de l’environnement semble être en passe d’atteindre les buts fixés initialement. Il s’agit de faire du Saint-Empire du Schlessien la première puissance mondiale respectant véritablement les critères environnementaux permettant un renouvellement pérenne de la faune et de la flore, combiné à une activité industrielle humaine maîtrisée. Le développement certes, mais pas à n’importe quel prix. A ce titre, la législation sur l’usage de pesticides et de produits agricoles est sur le point d’être durcie pour garantir une meilleure santé de la terre et ainsi de sa fertilité dans les décennies futures. Carl Duisburg (Ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et de la Ruralité) veut en faire le fer de lance de sa politique d’avenir pour la terre schlessoise et l’agencement des terres destinées à l’agriculture et l’élevage.

Pourtant l’économie ne sera pas le seul secteur qui sera réformé dans les prochaines années. En effet, dans sa déclaration de politique étrangère, la Chancelière a musclé son discours. Ainsi, le Saint-Empire du Schlessien compte bien renforcer sa position dominante en Alméra, notamment de l’ouest. Cela risque de se heurter aux ambitions quantariennes ou encore valacides. Toutefois, cet élément ne semble pas heurter outre mesure le Gouvernement qui a annoncé rapidement les objectifs : l’Alméra de l’ouest est très majoritairement germanophone et pour la Couronne cet espace doit passer sous l’escarcelle schlessoise, ou tout du moins reconnaître la supériorité de l’Empire de droit divin. Allusion évidente à la situation en Terra Nostra où les droits au trône du cousin de L’Empereur schlessois sont bafoués. Nul doute que cela va faire crisser des dents certaines chancelleries. Si des tensions diplomatiques ne sont pas encore entrevues, il semblerait qu’une réalisation de ces projets risquerait de compromettre durablement le calme qui s’est installé dans cette partie du monde. Pour contrecarrer aux critiques, la chef du Gouvernement a immédiatement assuré qu’aucune action belliqueuse contre des intérêts étrangers libéraux n’est pour l’heure à l’ordre du jour. Si aucun traité de paix n’a encore mis un terme au conflit lochlanno-pelabssien, la situation de fait équivaut à un cessez le feu illimité dans le temps. Techniquement, néanmoins, une petite escarmouche risquerait de remettre le feu aux poudres. Cette « provocation » ne s’est pas cantonnée à l’Alméra puisque l’AdE a été tout particulièrement fustigée. Après une missive restée lettre morte et concernant l’illégitimité de l’organisation à intervenir en Kasovie, le Schlessien repart à l’offensive en taclant l’assemblée des Etats sur sa gestion des territoires sous son administration de facto. L’Al-Jawhar qui a été placé, on ne sait trop avec quelle légitimité encore, sous protectorat de l’AdE est en ce moment l’objet de débats pour un transfert –et donc une annexion de fait- à la Tchoconalie. Ainsi dans des assemblées on discute de qui administrera quelle partie du globe. L’AdE démasquée devra rendre des comptes devant la communauté internationale. C’est la promesse qu’a faite la Chancelière dans son discours. La politique étrangère schlessoise en 2021 risque fort d’être quelque peu plus « musclée ».
Braunschweig

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ZUKUNFT
19/01/2021

La banque d’investissement schlessoise lance son plan pour l’avenir

Créée en 2017 la Schlessische Investitionsbank a depuis trois ans permis de financer de nombreux projets de petites et moyennes entreprises. Selon les chiffres dévoilés par le Comité de vérification, l’institution aurait contribué annuellement en moyenne à 0,7 points de croissance. Si cela peut paraître peu, le document souligne l’importance des efforts consentis par la banque d’investissement pour le soutien de l’activité des petites structures économiques ainsi que leur développement rapide. L’implication de la Schlessische Investitionsbank a garanti la solidification des entreprises à taille humaine tout en leur donnant les moyens de croître. Il s’agit là d’une réussite nouvelle du Gouvernement qui a démontré encore une fois sa plus ferme volonté de développement d’un large tissu d’entreprises de taille moyenne et intermédiaire, véritables soutiens de la croissance et du développement. En finançant des projets visant à soutenir l’activité économique de ces entreprises la banque d’investissement a misé sur une collaboration renforcée entre grands groupes et plus petits dans leurs échanges nationaux. Après ces trois premières années, la structure bancaire compte élargir son activité. En ligne de mire : le développement massif des nouvelles technologies. Notamment de l’internet. Pour cela elle a déposée une proposition au Gouvernement pour augmenter ses dotations. Rappelons que chaque année le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’industrie verse environ deux milliards de dollars à cette banque, en plus des financements annexes. Le projet du Conseil des gouverneurs et du Conseil d’administration vise à faire contribuer les banques privées à son financement par le prélèvement d’une taxe sur les activités bancaires aux entreprises et aux particuliers ainsi qu’une autorisation de prise de participation dans certaines entreprises. Si la première hypothèse ne semble pas enthousiasmer outre mesure Katarina von Wagner (Vice-chancelière, Ministre d’Etat, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie) en raison du risque de ralentissement des activités de financement des entreprises et des projets de particuliers pour devenir propriétaires, la seconde proposition rencontre un accueil plutôt favorable. En effet, constatant le potentiel de certaines structures de taille intermédiaire, mais manquant de financement, la banque d’investissement pourrait entrer dans leur capital pour leur apporter des liquidités.

« L’objectif de la Schlessische Investitionsbank est bien entendu de favoriser une croissance du Saint-Empire du Schlessien par une politique volontariste de l’investissement sans tomber dans les excès du tout crédit libéral » a commenté son président du Conseil des gouverneurs. « Nous estimons le potentiel de financement à environ cinq milliards supplémentaires grâce à quelques réformes structurelles simples de notre fonctionnement et de notre financement. Ainsi, une fusion de nos activités avec celles du Fond Souverain schlessois pour l’Innovation et le Développement économique (FSID, l’un des divers fonds souverains de l’Empire) permettrait de dégager des revenus supplémentaires tout en nous assurant une rationalisation des dépenses et des investissements. C’est une procédure simple et qui ne demande que quelques signatures au Ministère de l’Economie, et des Finances » a-t-il ajouté. La priorité sera pour les cinq ans à venir de favoriser des partenariats entre les différentes entreprises des nouvelles technologies de l’internet schlessoises, mais également à l’international. Pour cela, des discussions avec la Advenced Technology Investment Company sont entrain d’être menées. Il convient de placer les bases de cette collaboration internationale. Rappelons que cette initiative s’inscrit dans un contexte de développement des investissements de l’ATIC à l’international. Après le rachat des brevet concernant la propulsion magnétohydrodynamique au Hellington Institut of Technologies, la banque d’investissement dans les technologies porteuses d’espérance porte son attention sur Altavista, le géant des technologies de l’informatique numancien. Si le rachat de la majorité des parts n’est nullement à l’ordre du jour, la finalité est bien de prendre des participations afin de favoriser largement des partenariats et synergies avec des entreprises schlessoises. Selon les rumeurs, le groupe bancaire schlessois, financé par les dividendes de ses participations nombreuses, aurait fait une offre de plus de six milliards de dollars ; information aussitôt démentie par des responsables des dossiers d’acquisition. D’autres bruits font état d’un intérêt également pour le réseau social numancien, leader en Alméra. Là encore la Advenced Technology Investment Company dément catégoriquement ces informations en rappelant que « si des négociations sont effectivement en cours, aucune offre sérieuse n’a encore été faite et rien n’est signé. La presse sera informée si des éléments sérieux devaient émerger dans nos discussions bilatérales ». Pourtant la mauvaise santé économique du Numancia actuellement serait de nature à accréditer ces théories selon lesquelles certains groupes du Saint-Empire du Schlessien s’intéresseraient à des partenariats financiers et économiques pour relancer l’activité du Royaume voisin. Les experts estiment que depuis quelques années, si ces entreprises numanciennes avaient été cotées en bourse, la valeur de leur titre se serait effondrée. « Le Numancia connaît, à une échelle différente, les mêmes difficultés que les Etats-Unis de Pelabssa, à savoir une baisse des investissements et une perte de confiance. Si le Royaume Canoviste a été un temps le moteur économique et le poumon financier de la Sainte Alliance, aujourd’hui il a quelque peu perdu cette stature au profit du Royaume du Thorval et du Saint-Empire qui font état de chiffres records de croissance et d’une santé économique et sociale stupéfiante. Une coopération entre entreprises schlessoises et numanciennes ne serait pas uniquement profitable aux germaniques, mais bel et bien aussi aux hispaniques » a déclaré Norbert Larert, professeur d’économie à l’université de Wilhelmstadt.

Preuve de cette santé, le projet de lunettes à réalité augmentée du groupe schlessois Samsong. De longue date le leader national des nouvelles technologies de la communication et de l’information a déclaré son intention de s’implanter durablement sur le marché mondial en innovant et en proposant de réinventer les moyens de communication. Si les détails du projet restent secrets en raison du potentiel militaire des applications de ces lunettes de nouvelle génération, elles permettraient de repenser complètement l’accès à internet et aux réseaux pour les utilisateurs. Elles sont considérées comme la principale innovation du groupe ces dernières années, lui permettant de prétendre jouer un rôle d’importance sur le marché mondial au moment de la commercialisation. Pour l’heure, le directeur de Samsong assure qu’une version bêta est en cours d’essai et que Samsong travaille à en améliorer les fonctionnalités pour les proposer à la vente dès 2022. Un retard qui ne fera sans doute qu’accroître l’intérêt autour du projet mais qui ne devrait pas se transformer en exaspération à mesure que le temps passe. Sur la toile en tout cas, l’enthousiasme semble rester aussi grand.
Braunschweig

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SCHLESSISCHE STIMME
02/03/2021

Entendez les cris de nos frères

A Terra Nostra la situation ne semble guère s’améliorer puisque les combats ont redoublé d’intensité. Si jusqu’ici seules quelques escarmouches étaient à déplorer, les observateurs sur place relatent d’importants mouvements de troupes de la part de la Coalition regroupant les villes de Calypso, Villeneuve et Azul. Jusqu’alors environ deux dizaines de millier d’hommes en arme stationnaient à la frontière avec l’Alliance des cités de Schöntal, Steinschloss et Tenschbrück. En réaction, ces dernières ont ordonnée le déploiement de 5.000 soldats supplémentaires qui viendront renforcer le dispositif défensif qui regroupait auparavant environ 30.000 militaires. En outre, le porte parole des trois régions germaniques a menacé de faire sécession si les forces du sud ne de prendre des mesures visant à faire retomber les tensions, notamment en ordonnant le retrait des troupes stationnées aux frontières intérieures. « Les menaces militaires que font peser sur nous et nos concitoyens germaniques les décideurs de la Coalition ne sont pas tolérables et nous demandons officiellement que soient prises des résolutions pour que notre droit soit respecté. Nous n’accepteront pas de céder aux pressions qui pèsent sur nous. La violence ne peut être une solution pour nous imposer un point de vue que nous ne partageons pas » a déclaré devant la presse le porte-parole des gouvernements unifiés germaniques.

Avec plus de 100.000 soldats prêts à en découdre, les deux camps semblent être sur un pied d’égalité. Toutefois, du côté des stratèges schlessois et conseillers en charge des affaires étrangères, on craint des combats violents. Conséquence de cette perspective guerrière de nombreux civils fuient les zones frontalières et tentent, tant bien que mal de trouver refuge soit plus au nord, soit au sud. Face à ce constat, Natalia von Gründig (ministre des Affaires étrangères) a souhaité exprimer la position du Saint-Empire du Schlessien. « Nous sommes particulièrement inquiets de l’évolution de la situation à Terra Nostra et nous suivons avec attention le déroulement des opérations. Si nous appelons à une reprise des négociations, nous voulons néanmoins souligner que nous n’avons aucune considération pour le régime républicain dont nous appelons de nos vœux la disparition pour un rétablissement de l’ordre ancien, traditionnel et légitime » a-t-elle rappelé. Le duc de Platten, qui revendique la couronne de Styrien (ancienne principauté s’étendant sur une partie de Terra Nostra) a salué les déclarations du Gouvernement et s’est dit certain que, « si Dieu le veut », bientôt, la monarchie princière sera rétablie, sous la protection du Saint-Empereur et avec la bénédiction de l’Eglise ; Eglise qu’il souhaite ardemment voir jouer un rôle majeur dans le nouvel ordre styrien.

Après de pareilles déclarations, de vives critiques se sont levées parmi la classe politique schlessoise pour critiquer pêle-mêle le Ministère des Affaires étrangères et le cousin de l’Empereur. Les attaques les plus virulentes sont venues -une fois encore- du Parti Social-démocrate Schlessois, et notamment d’Annelore Schwesig (Première secrétaire du PSdS) qui a fustigé un discours belliqueux et irrespectueux des particularités de chacun. En appelant au calme elle en a un dialogue apaisé et intelligent pour résoudre une crise politique profonde qui dure depuis maintenant bien trop longtemps. Semblant ignorer les enjeux de cette lutte à mort entre d’un côté les partisans d’une république décadente et de l’autre les défenseurs de l’ordre moral, religieux et institutionnel légitime et germanique, elle s’est faite l’avocat du diable en voulant trouver une solution à un affrontement qui n’en a pas. Ou plutôt qui ne peut en avoir qu’une : l’écrasement total et définitif des révolutionnaires républicains. En s’en prenant également à un membre de la famille impériale, la représentante du principal parti d’opposition de gauche a pris le risque de s’exposer à des poursuites judiciaires pour outrage à l’Empereur ; ce dont elle s’est farouchement défendue, affirmant s’être uniquement interrogé sur la pertinence de pareilles déclarations de la part d’un membre de l’entourage impérial. Le procureur s’est saisi de l’affaire et une enquête devrait être ouverte prochainement. Face à ce flots de critiques, et fort du soutien de toute la droite conservatrice et nationaliste au Parlement, la Chancelière a rappelé que le Saint-Empire se tiendrait toujours prêt à venir en aide à ceux qu’il considère être ses frères en raison de cette même langue qu’ils partagent.

BREVES

- Monica von Lübeck (Ministre de la Santé, des Sports et de la Vie Associative) a souhaité apporter le soutien le plus total à la candidature de la République du Valacida pour l’organisation de la Coupe du Monde de football 2021. « C’est un projet de grande qualité qui traduit les importants efforts fournis par l’ensemble de la classe politique et de la société pour le redressement rapide et positif de ce pays avec qui nous avons certes eu des relations conflictuelles par le passé, mais qui promettent de nettement s’améliorer après les récents changements opérés suite aux bouleversements au sommet de l’Etat. Cette Coupe du Monde de football est une occasion formidable pour faire table rase du passé et engager une pacification de cette région de l’Alméra qui après le Blodbad et l’escalade autour du cas urbain n’a connu que trop de tensions. L’esprit festif et la ferveur populaire dans lequel s’inscrit un tel événement est l’opportunité de donner les moyens à cette nouvelle équipe dirigeante, et à tout un pays de laisser s’exprimer son envie de changement pacifique et de modernisation national. Le comité international sportif dispose d’un moyen exceptionnelle de montrer que la communauté internationale accompagne ces efforts. Ne laissons pas passer pareille chance » s’est exclamée la ministre dans un entretien accordé à la presse en marge des orientations nouvelles pour le sport et la vie associative.

Le président de la fédération schlessoise de football a lui aussi souhaité à apporter son soutien au Valacida. « Je crois, à titre personnel, que la candidature valacide est la plus sérieuse et la plus achevée. Elle s’inscrit dans un ensemble harmonieux et homogène. En plus d’une volonté d’unité nationale, que nous pouvons stimuler assez aisément en accordant l’organisation de la Coupe du Monde au Valacida, il existe dans ce pays une véritable, une sincère ferveur populaire pour ce sport. Il y a un attachement au football que nous ne pouvons pas nier. Si je ne peux pas encore m’exprimer au nom de la fédération de football dans son ensemble ; parce qu’elle n’a pas encore tranché cette question du soutien à une candidature, je peux vous assurer que mon choix est fait. J’éprouve une vraie sympathie pour le Valcida » a-t-il fait savoir. Nul doute que ces deux soutiens de poids feront leur effet dans le petit monde du ballon rond. Dans les rues schlessoises, dans l’ensemble, malgré quelques vielles rancœurs, les amateurs de football ne seraient pas déçus de voir cet événement avoir lieu si proche de chez eux. Le tourisme en profiterait quelque peu, et surtout les supporters pourraient se rendre facilement de l’autre côté de la frontière assister en direct à l’une ou l’autre rencontre et soutenir leur onze favori.
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
07/03/2021

La réforme de l’enseignement se met en place

Votée l’année dernière, la réforme de l’éducation était un projet voulu par la Chancelière. Elle l’avait d’ailleurs ardemment défendu durant la campagne des législatives contre une partie des syndicats, certains parents d’élèves et surtout contre la majorité des autres formations politiques. Outre une orientation qui se fera plus tôt à partir de la rentrée prochaine, un décret devrait permettre de revoir également la rémunération des enseignants ainsi que leurs emplois du temps pour les rendre plus disponibles pour leurs élèves. Le Conseil supérieur pour l’éducation et la jeunesse (Obersterrat für Bildung und Jugend) a remis aujourd’hui dans ce cadre de refondation dans la durée de l’école son rapport concernant la refonte du système enseignant. Anne Kirsten (ministre de l’Education et de la Jeunesse) a annoncé avoir retenu trois grandes pistes : un concours qui restera national mais qui verra une nette tendance à la régionalisation, une rémunération des enseignants fonction de leur implication, sorte de salaire au mérite, et enfin une évaluation de la part des chefs d’établissement. Ces mesures avaient déjà été proposé par le collège d’experts et universitaires lors de la consultation nationale organisée par le Ministère de l’Education et de la Jeunesse en vue de la réforme du cursus scolaire. La ministre n’avait au moment de l’examen du premier texte pas souhaité inclure la modification des statuts des fonctionnaires éducatifs afin de « ne pas mélanger les genres » avait-elle alors déclaré. Touchant à la fonction publique d’Etat, la question peut, si le Gouvernement l’estime nécessaire, être réglée par un simple décret validé par l’Empereur en Conseil des ministres.

La régionalisation du concours doit permettre de ne pas être confronté à des professeurs qui voyageront à travers le pays après l’obtention de leur diplôme. C’est une réponse aux critiques émises vis-à-vis d’un procédé considéré par de nombreux professionnels de l’éducation comme contraire aux besoins des élèves et contre productif dans un pays où l’enseignement pèse, primaire, secondaire et supérieur compris, soixante-dix milliards de dollars. Le Ministère de l’Education et de la Jeunesse dispose de plus de la moitié de cette somme et donc de véritables moyens d’action. Pourtant, selon le Conseil supérieur pour l’éducation et la jeunesse, cet argent n’est pas utilisé de manière optimale et des « failles » conséquentes peuvent être comblées. Se basant sur ce qui se fait dans certains pays, comme le Quantar, dont le niveau d’éducation, bien qu’en baisse, a longtemps reposé sur une adaptation en fonction des caractéristiques sociales, et économiques des régions. C’est ce qui a fait sa réussite avant que les moyens attribués à l’enseignement ne baisse. Les collèges ou lycées qui accueillent plus de jeunes en difficulté ou en situation d’échec scolaire seront mieux dotés en professeurs. « Nous ne devons pas avoir peur de dépenser plus pour nos élèves en difficultés » a déclaré à la presse Walter Schmerz (Président de l’Association des Chefs d’établissement). « C’est un investissement sur l’avenir, et en matière d’éducation et de formation des jeunes, aucune dépense n’est inutile ou injustifiée » ajoute-t-il. Les établissements les plus durs n’attirent pas les professeurs et il convient donc, selon le Ministère, d’y remédier. C’est pourquoi, si un collège ou un lycée est dit difficile, il conviendrait de parier sur un allègement des heures passées à enseigner pour augmenter l’accompagnement à côté des heures de cours traditionnelles. Ce schéma est à mettre en parallèle avec les procédures mises en place jusqu’ici pour lutter contre l’échec scolaire à travers les classes adaptées. Dernière mesure de ce grand axe, le concours restera national, mais les enseignants choisiront avant leur examen une académie pour y effectuer leur formation puis y serait affecté. Cela pour éviter les mutations inutiles.

La rémunération devient, dans cette perspective de la régionalisation, une méthode pour éviter que les meilleurs professeurs ne choisissent forcément les établissements les mieux côtés. Ainsi, un collège ou lycée de centre-ville, avec peu d’élèves difficiles offrira des perspectives salariales moins intéressantes qu’un autre accueillant plus de jeunes en situation d’échec. Sorte de salaire au mérite, cette mesure a longtemps été fortement décriée par nombre de professionnels de l’éducation, professeurs comme syndicalistes. En outre, il sera mis un terme à « l’aberration » que constitue la procédure de rémunération des agrégés. En effet, à ce jour, un titulaire d’un diplôme d’agrégat est mieux rémunéré pour… travailler moins que ses collègues. C’est une situation à laquelle le Ministère de l’éducation et de la Jeunesse souhaite mettre fin. « Les enseignants titulaires de l’agrégat, quelle que soit la matière enseignée, ne peuvent pas décemment poursuivre de travailler moins que leurs collègues en étant à ce point mieux rémunérés. Je souhaite que la justice soit réintroduite dans le paiement de nos fonctionnaires. Il s’agit d’une pure question de bon sens, et je ne transigerai pas sur la nécessité de faire respecter la logique. Si c’est un moyen de mieux utiliser l’argent de nos impôts, ce n’est pas la principale de mes préoccupations. Je veux que chacun puisse se reconnaître dans un système juste et qui fera ses preuves » a commenté Anne Kirsten. « L’engagement doit être mieux reconnu ». Ce système qui s’inspire de ce qui s’est fait longtemps dans les collèges et lycées privés sans contrat avec l’Etat permettra de faire des économies tout en disposant d’un personnel plus disponible et présent.

Dernière mesure, l’évaluation des enseignants par les chefs d’établissement. Le décret prévoit qu’annuellement les responsables d’institutions d’enseignement secondaire puissent évaluer et noter leur personnel éducatif. Cette décision constitue le deuxième pilier fondamental à côté de la régionalisation. Si la rémunération réformée est en elle-même également un facteur important de la refonte du statut des enseignants, elle représente en réalité plus un moyen pour atteindre le premier objectif : rendre plus attractives des régions jusqu’ici délaissées par les professeurs. Pourtant la notation par des chefs d’établissement ne fait pas l’unanimité. Ainsi, Ute Kazsche (Porte-parole du Collectif des Enseignants) juge pour le moins sévèrement cette mesure proposée par la ministre. Selon elle, il s’agit d’une dérive dangereuse qui veut s’inspirer de ce qui se fait dans le monde de l’entreprise mais qui oublie totalement de prendre en considération que les collèges et les lycées ne ressemblent en rien aux sociétés. « Les enseignants craignent de devenir de simples salariés qui vont se voir imposer la culture du chiffre par des objectifs fixés annuellement dans d’obscures salles de réunions entre conseillers et politiciens en mal de notoriété et qui voudront utiliser ces outils pour marquer leur ‘réussite’ de façade en agitant ostensiblement les évaluations qu’ils espèrent positives dans l’ensemble. C’est un risque que nous faisons prendre pour la qualité même du travail effectué par les professeurs ». Se voulant rassurante, Anne Kirsten a promis un accompagnement dans la mise en place de cette réforme dès la rentrée prochaine pour une application totale à partir de la rentrée de 2022. « Le Ministère ne compte pas repenser le statut des enseignants sans une participation des professeurs à la mise en place des modalités de réforme. Nous misons sur un consensus et une coopération étroite entre Ministère et représentants du corps enseignant » a-t-elle ajouté.

BREVES

- La réforme de la police s’achève aujourd’hui. Après une formation militaire de quatre mois, délivrée par des instructeurs de l’armée de terre ainsi que par des officiers de la marine, 80% des unités de la police impériale sont passées sous la direction des gouverneurs de province. La nouvelle Landespolizei (Police d’état), ou plutôt les nouvelles polices d’état, puisqu’il existe à présent autant de polices régionales qu’il y a de provinces au sein de l’Empire, regroupent plus des trois quart des anciens effectifs de la police impériale. Loin d’avoir disparue, cette dernière ne prendra en charge dorénavant uniquement les enquêtes et investigations dépassant le cadre géographique ou légal des compétences des Landespolizeien. La police impériale conservarea également son autorité sur les différentes unités spéciales comme la police aux frontières (Grenzschutz, GS), ou la police des frontières, groupe 9 (Grenzschutzgruppe 9, GSG 9), sorte de commando spécial. L’office de la police criminelle de l’Empire (Reichskriminalamt, RKA) restera lui aussi sous la direction du chef de la police impériale.

Cette réforme a pour objectif d’optimiser l’efficacité des forces de l’ordre tout en réalisant les synergies nécessaire à un renforcement du maintien de l’ordre. A l’image de la régionalisation dans l’éducation, la police ne semble pas être épargnée par ce phénomène de décentralisation. Toutefois, cette première étape concrète dans le renforcement des pouvoirs des provinces pose la question des financements. Si le Gouvernement national conserve pour le moment ses prérogatives en matière de financement. Néanmoins, Peter Schäffers (ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement territorial) a déclaré que « le Gouvernement étudie en ce moment l’éventualité de déléguer certaines de ses compétences ainsi que des financements vers les provinces afin de rendre plus efficace la gestion de certains dossiers. Les missions de maintien de l’ordre et de sécurité en font partie. Il s’agit pour nous de réussir à bâtir le Schlessien fort et efficace de demain en nous basant sur nos acquis. Si la centralisation extrême a permis de relancer l’Empire depuis 2015, un renforcement, partiel bien sur, des régions et collectivités permettra de dynamiser le pays dans cette nouvelle étape ». Le Ministère de l’Intérieur va en quelque sorte servir de test pour ce qu’envisage le Gouvernement. Le Nordland avait à ce titre été le premier à appliquer cette mesure, avec deux semaines d'avance sur les autres provinces.
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
01/04/2021

Le trésor caché des Braunschweig

C’est une page inédite de l’histoire de la monarchie du Saint-Empire que la rédaction du Konservative s’apprête à révéler à ses lecteurs. La plus puissante des dynasties schlessoises, mais aussi la plus énigmatique est aussi l’une des plus fortunées au monde. Tableaux, joaillerie, œuvres d’art en tout genre constitue le trésor de la famille impériale. Acquis à mesure que les souverains se sont succédés, la fortune des Braunschweig s’est accrue. Les bijoux de la Couronne constituent la dernière pièce de ce fabuleux trésor. Si de nombreux spécialistes se sont essayés à estimer les sommes amassés au long des âges. En vain. A ce jour beaucoup d’œuvres ont été prêtée à l’Eglise, ou sont exposées dans les palais et musées impériaux, à la vue du grand public qui peut venir y admirer les plus fantastiques pièces des collections de la famille régnante tous les jours de la semaine, ou lors des périodes d’ouverture aux visites des résidences impériales. Au cœur des trésors des Braunschweig, ce sont pourtant des pièces de conception étrangère qui figure en position de choix : les œufs des Korelev. L’histoire qui les entoure est longue de plus de deux siècles. Nous vous proposons de la remonter.

Tout commença en 1875 lorsqu’Alexander Ier de toutes les Rostovies mourut et que son fils Pavlov Ier monta sur le trône en devenant le treizième tsar. Malgré sa politique très répressive visant à venger l’assassinat de son père, Pavlov Korelev était un grand admirateur des arts et amateur de bijoux et pierres précieuses. Très amoureux de la Tsarine, il décida d’offrir à sa femme un œuf de Pâques pour célébrer l’anniversaire de leurs fiançailles. Il s’adressa à Pierre Fabergé, maître joailler schlesso-rostov et bijoutier des grandes cours d’Alméra. Il leur avait fourni nombre de pièces dont la valeur et la renommée reste inégalée. L’inspiration il alla la chercher à la cour de Thomas VIII (1869-1889) de la maison de Bergen, roi du Thorval, notamment d’une de ses parentes, la princesse Wilhelmine Marie du Thorval dont il était un ami. Le conte de la poule aux œufs d’or finit par lui faire trouver l’idée pour le présent qu’il avait à confectionner pour les Korelev. Le premier œuf fut livré la même année. Il était en or, sa coquille blanche opaque émaillée s’ouvrait pour révéler un œuf jaune d’or mat. Le second œuf s’ouvrait également pour laisser apparaître une poule d’or qui s’ouvrait aussi pour offrir son contenu à son premier propriétaire : une réplique de la couronne des Tsars faite de diamants et pierres précieuses. La Tsarine fut tellement ravie que Pavlov Ier nomma le créateur « orfèvre spécial à la couronne impériale ». Cet événement constitue le début de la grande histoire de la famille Fabergé qui avait émigré depuis la Fiémance en Rostovie.

De nouveaux œufs furent commandés dès l’année suivante. Pourtant, à la mort de Pavlov Ier, son successeur ne se montre pas aussi réceptif à la beauté des œuvres d’art et seule l’Impératrice douairière continua de passer des commandes aux orfèvreries Fabergé. Lors de sa mort, elle fit don d’une partie de sa collection aux joailleries Fabergé afin que les pièces ne se dispersent pas et restent toutes rassemblées au sein d’une collection complète. Seuls trois œufs furent conservés. Ils furent remis aux trois petits-fils fous de la Tsarine qu’elle appréciait profondément. La réputation de Fabergé fit le tour des cours alméranes et rapidement les Saints-Empereurs du Schlessien montrèrent leur intérêt pour les fabrications d’œufs. Là encore l’influence d’une Impératrice fut considérable. Elle passa commande d’œufs. L’Empereur schlessois, pour faire plaisir à son épouse, proposa de racheter la collection des Tsarines, ce que Fabergé refusa. Pourtant, après trois ans, il céda aux offres de la Couronne schlessoise. Rassemblant l’ensemble des œuvres jusqu’ici fabriqué par les orfèvreries, la Couronne Schlessoise ne commanda plus de pièces. A une exception près : le dernier œuf, l’œuf de l’héritier. Ce denier représente la pièce maîtresse des collections impériales. C’est ce chef d’œuvre de l’orfèvrerie et de la joaillerie que les Braunschweig possèdent dans les trésors du Saint-Empire. Ces oeufs sont une page de l'histoire du Saint-Empire et de ses relations avec la Sainte-Rostovie des Tsars. Il représente aux yeux des souverains schlessois l'amitié qui unit ces deux peuples.
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
22/04/2021

Les fonctionnaires au régime

On se souvient des [url=http://www.simpolitique.com/post179386.html#179386]remous provoqués par la dernière réforme du système de la fonction publique[/url]. Alors qu’à l’époque c’est surtout le financement des arrêts pour cause de maladie qui étaient dans le viseur, à présent c’est le système de retraite qui doit être revu. Faisant face à une importante augmentation des dépenses sociales, le Gouvernement veut anticiper les grandes dépenses des années à venir qui vont accompagner la hausse des salaires et du niveau de vie. La fonction publique est particulièrement visée. Pour autant, cette dernière disposait jusqu’alors d’avantages considérables comparativement au secteur public. Confronté à une vague de contestation et un besoin impérieux de mieux contrôler le budget de l’Etat, le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie a commandé une rapport à un comité d’experts composé de responsables d’entreprises privées, d’économistes et de spécialistes des dépenses publiques liées au social. Leurs propositions sont détonantes et ont provoqué une vive réaction de la part des responsables syndicaux. Ce rapport a été remis dans la matinée d’hier à Lena Amft (Secrétaire d’Etat auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Economie des Finances et de l’Industrie, chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat). Cette dernière a salué un travail de fond impressionnant et des conclusions qui valent largement d’être étudiées. Elle a ajouté que la Chancelière réunirait très prochainement le Gouvernement pour discuter des solutions à retenir et que des propositions seraient formulées très prochainement, à la fin de ce séminaire gouvernemental. Pour autant, la secrétaire d’Etat a souhaité déjà avancer quelques mesures qui méritent selon elle « d’être largement étudiées et qui pourraient apporter une réponse adaptée à la situation qui sera celle du Schlessien d’ici à quelques années si la hausse des standards de vie se poursuit sur cette trajectoire durant la décennie ». Ainsi, elle propose d’aligner purement et simplement le statut du fonctionnaire sur celui du privé en matière de calcul des pensions de retraite. C'est-à-dire que les agents de l’Etat ne verraient plus être retenus les trois dernières années de salaire dans l’estimation de leur pension, mais bien l’ensemble des années d’activité. Il en découle logiquement que la moyenne des retraites sera moindre, puisque l’assiette de calcul beaucoup plus large passant à environ une quarantaine d’annuités. Pour autant, ce n’est pas la seule modification que voudrait retenir Lena Amft, puisque cette dernière envisage de proposer à la Chancelière et à sa ministre de tutelle d’allonger la durée de cotisation et l’âge légal de départ à la retraite avec un taux plein à respectivement quarante deux ans pour la première et soixante cinq ans pour le deuxième. Nul doute que cette hypothèse a vocation à être également appliquée au secteur privé si elle devait être retenue. Si elle risque de largement agiter les mouvements syndicaux, elle a surtout le mérite de garantir une plus grande justice entre fonction publique et salariés du privé. Mais surtout elle garantirait une économie conséquente de presque trois milliards de dollars dès l’année suivante, et à terme de sept milliards par an d’ici 2032. Alors que la population active est au plus haut depuis longtemps, le Gouvernement s’interroge sur le financement d’un système qui doit évoluer pour survivre à long terme. Le renouvellement des générations assure pour l’heure son bon fonctionnement et sa pérennité financière, mais le Ministère de l’Economie ne semble pas vouloir prendre le moindre risque.

Du côté des salariés, fonctionnaires et des syndicats c’est une grogne à la hauteur de la réforme en vue : à savoir sans précédent. La colère est à un niveau rarement atteint et les meneurs des mouvements de salariés agitent de plus en plus la menace d’une grève générale si le Gouvernement refusait d’entendre les revendications salariales. Certains, en nombre non négligeable, sont allés jusqu’à menacer de cesser leur activité malgré les possibles interdictions de grèves. Fait encore jamais relever au Saint-Empire depuis l’introduction de ce droit, certes très encadré mais aussi utilisé avec intelligence depuis son introduction. Markus Engele (secrétaire général de SAG, Schlessische Arbeiter Gesellschaft) a prévenu la Chancelière que sur cette réforme l’avis des ouvriers, salariés et fonctionnaires devrait être entendu et considéré, sous peine de voir le pays complètement paralysé par un mouvement de fond qui agira comme un tsunami dans la vie politique. « Nous ne tolérerons pas que soient sacrifiés nos droits, nos retraites, notre avenir en somme pour des considérations budgétaires futures hypothétiques. Si le Gouvernement veut réduire ses dépenses et assurer le financement des pensions de retraite, il a la possibilité de ne pas dépenser autant en armement et pour la police. C’est là que des économies peuvent être faites. Mais cela ne passe pas dans la conception de ces conservateurs dont la seule priorité est l’armée et la surveillance des individus ». Ce discours violent a trouvé une réponse simple de la part de Lena Amft qui a déclaré qu’apparemment certain au Schlessien ont une vision égoïste de l’avenir qui consiste à dire « compromettons la sécurité de nos enfants pour que nous-mêmes n’ayons surtout pas à fournir un effort afin que le système, déjà très généreux, reste stable et finançable. Le Gouvernement en prend bonne note, mais n’adhère aucunement à cette philosophie anti-solidaire ».
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
30/04/2021

La liste s’allonge

Le Ministère des Affaires étrangères a actualisé sa liste des états dont les ressortissants sont déclarés persona non grata sur le sol du Saint-Empire du Schlessien. Après que le gouvernement païen de Nordavie ait officialisé ses intentions vis-à-vis des peuples chrétiens -à savoir l’éradication du peuple de Dieu, Natalia von Gründig (ministre des Affaires étrangères) a annoncé que dorénavant l’ensemble du ciel schlessois serait fermé, et ce pour une durée indéterminée, à l’ensemble des compagnies aériennes en provenance de Nordavie. Cette interdiction de survol pour des avions étant partis d’un aéroport de ce pays nordique obligera les compagnies aériennes à revoir leur plan de vol. En outre, les ressortissants de Nordavie sont interdits de séjour au Schlessien, suite aux nouvelles mesures conjointes du Ministère des Affaires étrangères et du Ministère de l’Intérieur et de l’Aménagement territorial. Cette mesure est pour l’heure l’une des plus sévères prises par les services diplomatiques de l’Empire. Toutefois, contacté par la rédaction, le cabinet de Katia von Grafstadt (Chancelière, chef du Gouvernement) n’exclut pas de renforcer les mesures de rétorsion à d’autres domaines d’activité si « aucune concession n’est faite et que les Chrétiens ne se voient pas rétablis dans l’ensemble de leurs droits ». Si globalement pour le moment personne au sein de l’équipe gouvernementale ne veut jeter d’huile sur le feu, il est à noter que l’Archichancellerie de l’Empire fait pression sur la Chambre des Nobles pour que des mesures soient débattues en vue d’un renforcement de la réponse du Saint-Empire du Schlessien vis-à-vis des autorités nordaviennes. En attendant, Amnesty International Schlessien a indiqué être particulièrement choqué par les agissements du gouvernement de Nordavie. Dans une missive aux sonorités d’injonction, Natalia von Gründig rappelle que le Saint-Empire se posera toujours en défenseur de la Chrétienté et de la cause des croyants. Si certaines voix se sont faites entendre au sein de l’opposition pour dénoncer le ton guerrier employé, dans son ensemble, le Parlement s’est entièrement rangé derrière le Gouvernement et, fait suffisamment rare pour être souligné, l’ensemble des groupes parlementaires ont signé un communiqué de presse commun dénonçant les « graves persécutions dont les Chrétiens sont victimes ».

Constatant les relans d’hostilité, notamment du côté des fascismes, y compris celui de Rostovie, le Gouvernement a souhaité profiter de l’occasion pour rappeler que pendant que la Main Noire, allégrement soutenue et encouragée par Novgorod, recrute de misérables Zanyanais pour servir de chair à canon aux noirs desseins de Terrienkov et de sa clique de marionnettes juvniennes, le Saint-Empire du Schlessien finance très largement des projets de co-développement au Zanyane et au Makara. Il répondait par là aux accusations de mercantilisme formulées à son égard par certains leaders communistes du continent noir en marge de leurs discours et campagnes de propagande. Il s’agit pour le Ministère des Affaires étrangères de souligner que pendant que certains se servent de la misère pour recruter pour leurs armées, d’autres, sans aucune arrière pensée, et sans d’autre objectif que celui de tirer de la pauvreté des familles, d’autres agissent activement pour mettre un terme aux dérives ultra-libérales de la Rostovie kiroviste et de l’OTH et son Armée Auxiliaire. L’AdE a en outre une nouvelle fois été la cible d’une volée de bois vert lorsqu’interrogée sur l’attitude de cette dernière dans la lutte contre la pauvreté, Natalia von Gründig a répliquée amusée en demandant de citer ne serait-ce que trois actions pour réduire la faim dans le monde ainsi que les situations de grande misère.
Braunschweig

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SPIRITUS
21/05/2020

« Les évangélisations doivent se poursuivre »

C’est par ces mots que Son Excellence Leo Scheffczyk, camerlingue de la Sainte Eglise urbaine a enjoint les fidèles à poursuivre leur œuvre d’évangélisation « partout où la parole du Seigneur ne se fait plus entendre ». L’évêque de Dormagen, également cardinal du Sacré Collège, aujourd’hui appelé Collège cardinalice, a rappelé que « chaque cœur qui n’est pas empli des enseignements du Christ est un cœur à la dérive que les brebis du grand troupeau des Chrétiens ont la mission de convertir aux Saintes Ecritures ». C’est la première fois qu’un haut membre schlessois du collège des cardinaux, qui plus est avec d’importantes responsabilités auprès du Saint Père, s’exprime aussi ouvertement concernant les affaires de la Foi. Monseigneur Otto Stritch, évêque de Fulden et membre de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples avait pour sa part déjà pris position en ce sens en tenant des propos similaires l’an passé. Pourtant, ce discours émanant d’un important personnage de l’Eglise marque un tournant dans la perception de la propagation de la Foi. Ces propos résonnent comme un appel à la plus ancienne des congrégations de l’état papal à se montrer plus résolue qu’auparavant dans sa mission d’inviter à la conversion ceux qui se sont détournés du chemin de Dieu.

Monseigneur Scheffczyk n’a pas souhaité aller plus loin dans ses déclarations, se contentant de dire que « de nombreux peuples, au nord comme au sud souffrent de l’inaudibilité des paroles du Seigneur. L’obscurantisme, la persécutions et les pressions des institutions sont leur lot quotidien et les maux auxquels l’Eglise doit répondre par le dialogue et l’action ». Si le cardinal schlessois n’a pas souhaité développer son propos, il n’en reste pas moins très clair et explicite. En effet, en Nordavie comme au Zanyane, là où sévit la Main Noire, les fidèles sont pourchassés et considérés comme des ennemis dangereux pour l’Etat. Le rôle de chacun est de leur porter assistance et le devoir de l’Etat de ne pas se soumettre à la facilité et à l’appel des opportunités économiques et politiques. Le Saint-Empereur est protecteur de la Foi et des croyants. Sa mission est d’aider ceux qui souffrent pour leur allégeance au Seigneur. Pourtant il convient d’aller au-delà de ces impératifs de protection. Le Schlessien doit être au devant des conversions et se faire le porteur du message d’espérance et de miséricorde du Tout-Puissant.
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
13/06/2021

Vers la création de syndicats indépendants

Il n’en existait que très peu jusqu’ici et ils étaient pour la majorité directement contrôlés par le Ministère de la Justice. Si chaque branche disposait de sa propre représentation indépendante, les choses devraient changer quelques peu dès septembre 2021. En effet, Otto Schoettensack (ministre du Travail et de l’Emploi) a annoncé une libéralisation dans la législation qui régit la représentation syndicale. A ce jour c’est l’Etat qui finançait en grande partie les syndicats. Ceci devrait évoluer pour aller vers un financement provenant uniquement des cotisations de leurs membres. Cette nouvelle donne s’explique par le décret de l’an passé sur le financement d’associations à but politique ou représentatif. Le risque de cette nouveauté est qu’à l’instar de certains partis politiques, les syndicats risquent de se voir amputer d’une grande part de leur recettes. Ce fut le cas du Parti Social-démocrate qui a perdu environ un tiers de ses sources de financement. Pour faire face à cette menace, certains organisations syndicales ont décidé de se regrouper en confédération. C’est la cas notamment de la puissante Industriegewerkschaft, avec ses branches Bauen-Agrar-Umwelt (construction, agriculture et environnement), Bergbau-Chemie-Energie (mines, chimie et énergie) et Metall (métallurgie), mais aussi de la Gewerkschaft Erziehung und Wissenschaft (éducation et science), de la Gerwerkschaft Nahrung-Genuß-Gaststätten (agroalimentaire, restauration et hôtellerie), ou de la Eisenbahn und VErkehrgewerkschaft (cheminots et transport) mais également de la Vereinte Dienstleistungsgewerkschaft (services). Cette nouvelle confédération devient donc le principal organisme de représentation salariale. Les fonctionnaires étant au service de l’Etat ne peuvent prétendre à être représenté par un syndicat. Toutefois, ils disposent, en fonction de leur affectation et de leur service d’activité, d’une sorte de conseil où ils peuvent exposer leurs revendications. Le Bund der Arbeitsgeberverbände (confédération des associations du patronat), seul syndicat d’importance, regroupe de nombreuses organisations de chaque branche. Métallurgie, artisanat, ou bâtiment ont ainsi eux aussi décidé de s’unir pour défendre leurs intérêts.

Karoline von Metteldorfig (ministre de la Justice et des Libertés) a annoncé que le décret autorisant une plus large liberté dans la représentation syndicale serait publié la semaine prochaine et prendrait effet dès le 1er Septembre. De quoi ravir de nombreux salariés. En effet, les centrales syndicales ont annoncé un regain d’adhésion depuis les premières rumeurs. Selon le siège du Schlessischer Gewerkschaftsbund (confédération schlessoise des syndicats), ces dernières deux semaines le nombre de nouveaux inscrits a grimpé de 20% par rapport à l’an passé à la même époque de l’année, portant les effectifs de l’organisation à près de cinq millions, faisant du SGB la plus puissante organisation syndicale du Saint-Empire, et l’une des principales du monde non communiste. Dans le même temps, le bureau confédéral (Gewerkschaftsbundvortsand) a voté une augmentation de 15% du prix des cotisations, en raison de la suppression des aides publiques qui fournissaient jusqu’alors environ 40% des recettes financières. Le reste provenant des paiements des adhérents, de dons mais surtout des propriétés foncières des organisations composant la confédération. Trésor méconnu, ces propriétés constituent une manne d’argent qui permet aux syndicats d’en tirer d’avantageux loyers. Mais cette indépendance financière devra être considérée dans le cadre de la nouvelle réglementation qui accompagnera la liberté syndicale. En effet, en marge de ce décret, le ministre du Travail et de l’Emploi, en concertation avec la ministre de la Justice et des Libertés, a demandé à la Chancelière que le droit de grève soit assoupli. Les préavis ne devront plus être à présent que de quarante huit heures, contre plusieurs jours auparavant, et elles ne seront plus limitées aussi strictement dans le temps. Un service minimum a toutefois vocation à être instauré pour éviter que les usagers ne soient pris en otage. Enfin, les centrales syndicales devront prendre en charge une partie des salaires des grévistes dans la limite de 70% de la rémunération horaire habituelle. Fruit d’une concertation entre représentants syndicaux et gouvernement, ces mesures doivent inciter les syndicalistes à prendre leurs responsabilités afin de ne pas abuser de ces nouveaux droits. Il semblerait que dans les rangs gouvernementaux un vent de réforme souffle à nouveau avec l’introduction de nouveaux droits. Après l’affirmation de l’inviolabilité des personne et de la vie avec la suppression de la peine de mort, c’est le droit d’être représenté par des syndicats et de faire grève qui s’impose. La Chancelière dont l’action était très critiquée au début de sa mandature remonte dans tous les sondages et est à présent considérée comme la personnalité politique qu’il faut au Saint-Empire. Bernd Joeppfer (secrétaire général du SGB) a salué ces réformes tout en insistant sur la nécessité de poursuivre l’ouverture démocratique pour aller vers une société véritablement de droit et un Etat garant des libertés et droits fondamentaux.
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
06/07/2021

« L’impôt doit être plus juste »

Katarina von Wagner (ministre d’Etat, ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie) s’est posée en pourfendeur des injustices face à l’impôt. Dans un brûlant réquisitoire, aux allures de discours quasi électoral, elle a appelé à une imposition plus juste qui prendrait en considération l’ensemble des facteurs socio-économiques, ou tout du moins qui se rapprocherait d’un système considérant la situation effective des foyers fiscaux. Pour cela la ministre veut passer par une vaste réforme du mode de calcul de l’impôt qui s’inscrirait dans le cadre du respect le plus large possible d’une politique familiale que le gouvernement souhaite conserver comme l’une des plus ambitieuse et volontariste au monde. « La morale chrétienne constitue la socle de la famille schlessoise et de sa définition. Pourtant, il serait particulièrement utopique de croire qu’elle suffit à maintenir et continuer de favoriser une société qui marque un profond respect pour la cellule familiale et les traditions matrimoniales séculaires schlessoises » a-t-elle déclarée lorsqu’un nous l’interrogions sur les motifs justifiant une telle entreprise. « Aujourd’hui la pression fiscale qui est exercée sur les familles est trop importante en comparaison des objectifs que le gouvernement de Son Altesse s’est fixé et elle est particulièrement en désaccord avec les discours que veut tenir la majorité conservatrice » a également fait savoir Katarina von Wagner.

Dans les faits, la réforme devrait prendre plusieurs formes. Tout d’abord c’est l’introduction d’un quotient familial revisité (Familiensplitting) qui marquera une grande nouveauté. « A niveau de vie égal, taux d’imposition égal » devrait devenir la règle dans le cadre d’une imposition « familiarisée ». Auparavant, il n’existait que le Ehegattensplitting (quotient de conjoints) qui permettait de ramener le revenu global d’un foyer fiscal à sa situation matrimoniale. Ainsi, cette méthode de calcul permettait aux couples mariés, et à eux seuls, de profiter d’un moyen de fixation de l’impôt sur le revenu avantageux. Avec l’introduction de cette méthode nouvelle du Familiensplitting, ce sont à présent toutes les familles, dont les conjoints sont mariés, qui profiteront également de la présence d’enfants à charge lors de leur déclaration d’impôt. Pour chaque époux la part sera égale à 1, tandis que les parts seront variables selon les enfants. En effet, pour tous ceux ayant moins de 16 ans, la part équivaudra à 0,5 tandis qu’au-delà de 16 ans, et tant que les parents pourront justifier que ces derniers sont encore à leur charge et déclarés sur leur feuille d’imposition, la part sera de 0,75 au titre de l’augmentation des coûts lorsque les enfants débutent des études. Pour chaque troisième enfant, la part sera de 1 dès la naissance et pour toute la durée où il sera à charge de ses parents, afin de rendre moins compliquée financièrement d’avoir un troisième enfant. Enfin, pour chaque couple marié n’ayant plus la charge de ses enfants, mais pouvant justifier d’avoir élevé un jeune jusqu’à ce qu’il ait atteint sa seizième année jouiront à vie d’une demie part supplémentaire sur leur déclaration d’impôt au titre du « Remanenz-Splitting ». Cette disposition vise à saluer les individus ayant fait le choix d’éduquer un enfant. Les couples mariés ayant adoptés un enfant, quel que soit son âge au moment de la démarche d’adoption, disposeront de ces mêmes droits, à la condition expresse que les conjoints aient été mariés au moment du début des procédures et bénéficieront du Remanenz-Splitting.

Deuxième volet de la réforme fiscale, l’introduction de la linéarisation de l’impôt sur le revenu par la création de neuf tranches supplémentaires de l’impôt sur le revenu. Ce nombre passera donc de huit à dix-sept dès l’année fiscale suivante. Le seuil minimal d’imposition sera de 8% tandis que le maximum tombera à 50% contre 55% auparavant. Cette décision aura pour conséquence également de faire entrer davantage de foyers fiscaux dans l’assiette d’imposition. Le Ministère de l’Economie, des Finances et de l’industrie compte sur une augmentation sensible de 7,5% du nombre de foyers imposables. Cet accroissement devrait permettre d’éviter une chute trop importante des rentrées fiscales. Toutefois, l’introduction de quotients familiaux ainsi que la réforme directe de l’impôt devrait coûter environ l’équivalent de trois milliards de dollars pelabssiens au budget de l’Etat. Cette différence sera combler par des mesures de réductions de la dépense publique par une attention accrue face au nombre d’agents de l’Etat qui devrait être revu légèrement à la baisse sur dix ans. L’impôt sur la fortune sera également supprimé. Néanmoins, pour ce dernier, la suppression se fera progressivement pour ne pas grever trop massivement les finances publiques. Ne rapportant « que » sept cent cinquante millions de dollars par an, en raison de la faible part des foyers soumis à cet impôt et des montants peu importants, cet impôt a été qualifié de « contre-productif car il n’incite pas à investir au Saint-Empire du Schlessien ». « Posséder des biens immobilier ou un patrimoine ne doit pas constituer un motif de soumission à des taxations supplémentaires à celles déjà existantes » a argumenté Katarina von Wagner. Se défendant de tout penchant libéral cette dernière a justifié ces mesures par la nécessité de faire contribuer les plus aisés à l’effort national tout en ne les écrasant pas sous le poids des impôts et des prélèvements. Reste à savoir si le Parlement la suivra sur cette voie, et surtout si le conseil privé de l’empereur sera du même avis. Rappelons que ce dernier possède une grande influence à la cour et ce ne serait pas la première fois qu’il fait rejeter un texte après son adoption dans les deux chambres.

BREVES

- Katia von Grafstadt (Chancelière, chef du Gouvernement) a décidé de revoir quelque peu sa communication afin de profiter pleinement de sa fonction et de sa popularité croissante pour s’assurer une assise solide au sein de la population schlessoise. Ainsi, elle ira plus souvent À la rencontre des électeurs lors de soirées thématiques, de dîners ou de simple rendez-vous avec les Schlessois. Si dans l’ensemble ces événements seront gratuits, certains pourraient être sujets à collecter de l’argent. On pense ici dans l’entourage de la chancelière surtout aux dîners ou soirées de gala ; histoire de couvrir les frais liés à l’organisation de ces « happenings ». « Ces moments de convivialité, comme les définissent les conseillers de la chef du Gouvernement, seront l’occasion pour les électeurs d’apprendre à mieux connaître celle qui dirige le pays et qui prend des décisions qui influencent la vie des administrés au quotidien » affirme Oskar Göhs, chef de cabinet de la Chancelière. Ils permettront aussi de prendre la température de l’opinion en direct et sans intermédiaire. Envoyer la chef du Gouvernement au front pour savoir ce que pensent les Schlessois, il fallait oser, gloussent certains membres de l’opposition. Pourtant, on sent bien leur agacement face à la montée en puissance de la première femme politique à la tête de l’exécutif gouvernemental. Surtout lorsque les instituts d’opinion pointent l’accueil que rencontre cette initiative auprès des électeurs. Nul doute que dans les rangs de l’opposition on se mord les doigts de ne pas y avoir pensé.
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