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Posté : mar. mars 10, 2015 5:11 pm
par Alexei
Kirep Rouge !
31 Aout 2026
Une Troisième révolution kirépienne ?
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[quote]Le Kirep socialiste est, et restera socialiste. Même si nous sommes le dernier îlot se réclamant de Marx, Engels, Kirov, Ovskorine et Gak dans un océan de libéralisme, de fascisme et de révisionnisme, même si le monde entier est contre nos réussites, nos idées et nos rêves, même si la subversion capitaliste arrive à anesthésier la prolétariat mondial ; nous résisterons et nous nous battrons sans répit, jusqu'à ce que chaque ouvrier, chaque paysan, chaque soldat se soulève et hisse l'étendard du socialisme, pour le planter ensuite dans le coeur de la bourgeoisie.
Franjo Tadac[/quote]
C'est dans un climat tendu que s'est ouvert le IIIème Congrès annuel du Front d'Action pour le Prolétariat, dans la ville de Franjograd (ex-Postovanje) frontalière avec la CESS. Après l'annonce du décès du camarade Vliduj Gak, il y a près d'un mois, c'est la proclamation d'un gouvernement-militaire illégitime et révisionniste dans la nation-soeur de l'URCM qui a de nouveau ébranlé le Parti et l'Etat, ayant fait bloc derrière les peuples lychakiens, éranéens, makis et éoniens et leur représentant, le camarade Han Jintao, dès la proclamation de ce simulacre de "gouvernement populaire", ne rassemblement que les trois militaires instigateurs du putsch. Un communiqué de l'Etat-major suprême de l'Armée Populaire a d'ailleurs fait état d'incidents entre des soldats kirépiens et makans près de la base "Slobodan Milošević" en Eone, abritant une partie de la Deuxième Flotte de la Marine Populaire en Altevum. Dans ce climat d'extrême tension entre les deux puissances communistes, Ophrone a rappelé aux autorités putschistes d'In Tao que la moindre provocation s'accompagnerait d'une riposte "écrasante et sans pitié" contre les révisionnistes makans.
Cependant, c'est le rapport annuel du camarade-leader qui a donné à l'ouverture de ce plénum une dimension explosive : celui-ci, comptant une cinquantaine de pages, exprimait une condamnation sans appel de la bureaucratie et de la nomenklatura au sein même du Parti, qualifiée de "véritable bourgeoisie infiltrée au coeur du prolétariat", ainsi que des courants révisionnistes titistes, pro-Kirkstan, trotskistes et anarcho-syndicalistes, "ennemis de la pureté doctrinale ovskorino-gakiste que le Politbiro et la majorité du Comité Central ont décrété comme nouvel adage du Parti du peuple kirépien". Malgré l'opposition exprimée par les délégués corrompus, le poglavnik a continué, citant des exemples d'actes anti-prolétaires incriminant même des membres du Bureau Politique : "trouvez-vous cela normal que des représentants du prolétariat, des révolutionnaires, des ennemis de la bourgeoisie profitent de leur rang pour obtenir des produits de luxe en provenance du Raksasa et s'adonnent aux pires déviances sexuelles ? Trouvez-vous cela normal, mes chers camarades, que des fonctionnaires d'un Etat prolétarien s'enrichissent sur le dos de ceux qu'ils prétendent défendre ? Non, cela n'est que pure fantaisie et doit être combattu autant, voir plus, que les éléments bourgeois affirmés".
Franjo Tadac a ensuite abordé le cas des entreprises-étatiques, véritables "nids à nationaliste-bourgeois", selon lui, dénonçant la trahison des patrons de celles-ci, "ambassadeurs du Capital au sein même de l'Etat prolétarien yougoslave". Choqués par la fermeté et la force des propos du Secrétaire du Peuple, les quelques détracteurs de ce rapport ont exprimé leur colère en tentant de quitter la salle, après avoir voulu faire passer un vote pour la destitution du camarade-poglavnik, en vain, ce qui n'a fait que renforcer son argumentation. S'en est suivie une contre-attaque du "groupe des cinq" (Franjo Tadac, Boris Novak, Alexey Nikita, Marko Vujin et Vladislav Todor) qui est parvenu à destituer les contre-révolutionnaires et à reprendre en main le Parti.
Le camarade-leader a enfin annoncé la dernière partie, décisive, de son plan pour "la sauvegarde des acquis de la Révolution prolétarienne" sous la forme d'un appel au peuple, aux jeunes gens en particulier, exhortant chacun à purger le révisionnisme et le nationalisme-bourgeois dans les universités, usines et fermes collectives. La Garde Rouge (Crvena Straža), successeure de la VZN sous l'autorité directe du camarade-leader, a été mise en première ligne dans ce dessein et s'est saisie des "bourgeois de l'AFPJ" en pleine séance avec les milliers de délégués du Parti. à Ophrone, Pregrada, Vuzvushen, Koman, Vitocha et d'autres, ce sont des patrons d'entreprises-étatiques ou de coopératives qui ont été lynchées tandis que le Politbiro autorisait la publication anonyme de "feuille-foudres" avec lesquelles furent rapidement dénoncés les traîtres révisionnistes et nationaliste-bourgeois. C'est dans ce climat d'agitation que le Secrétaire du Peuple, suivi par le Politbiro et le Conseil des Commissaires (gouvernement kirépien), a appelé les Kirépiens à "mener eux-même leur troisième révolution, pour la ré-instauration du socialisme au Kirep".
L'appel a bien été entendu, et en une nuit, plus de mille révisionnistes et bourgeois ont été arrêtés par les gardes rouges, parmi eux, de hautes personnalités liées au Parti, telles qu'Ivan Keller, le dirigeant de l'entreprise-étatique Gazprodica, suspecté d'avoir accumulé une fortune surprenante et d'espionnage au profit de l'Empire du Raksasa. Profitant de la situation désordonnée, des hommes opportunistes ont fondé leurs propres bandes, soit dans le but de piller et de s'adonner à divers crimes, soit pour lutter contre les gardes rouges et la reprise en main de l'Etat et du Parti par le camarade-leader et le reste du "groupe des cinq". De même, des groupes séparatistes ont profité de l'agitation ambiante pour prendre les armes et engager le combat dans les montagnes avoisinantes, notamment dans la partie musulmane de Kardjali et du Kraljevo où quelques califats, peu organisés, ont même été proclamés. La riposte des gardes rouges, soutenue parfois par l'Armée Populaire, ne s'est pas faite attendre et de véritables escarmouches ont eu lieues dans les environs d'Adzibegovo, seconde plus grande ville musulmane du Kirep, où l'on dénombrerait une dizaine de terroristes tués.
Au lendemain de cette nuit sanglante, le calme est brièvement retombé sur la nation yougoslave, avant que des combats reprennent, notamment dans le Sud et au Centre du pays, où à l'instar des zones "purgées", des tribunaux révolutionnaires se mettent petit-à-petit en place, chargés de juger les "révisionnistes, les nationaliste-bourgeois, les espions du Raksasa et les fascistes régionalistes". Certains membres du Parti ont exprimé leur crainte de voir la situation basculée en guerre civile, ce que le camarade-leader a promis d'éviter. "Une guerre civile implique divers protagonistes politiques, plus ou moins nombreux et organisés, or, il n'en est rien. Ici, ce sont les cohortes de la Réaction contre les armées des travailleurs, l'hydre nationaliste-bourgeoise contre le Parti du prolétariat. La victoire du socialisme ne peut qu'être totale".
Posté : dim. mars 22, 2015 2:56 pm
par Alexei
Kirep Rouge !
04 Septembre 2026
Condamnation à mort pour Ivan Keller et soixante-deux autres oligarques !
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Moins d'une semaine après le discours choc du camarade-leader et son appel au peuple à purger le Kirep des bureaucrates, des fascistes, des bourgeois, et des révisionnistes, la justice yougoslave a rendu des verdicts tragiques et expéditifs au cours de procès mouvementés ; la condamnation à mort pour plus de soixante "ennemis du peuple", patrons d'entreprise-étatiques, membres de la nomenklatura du Parti, agents étranger et même des haut-gradés de l'Armée Populaire du Kirep accusés de haute-trahison.
Débutés deux jours après la fin du IIIème Congrès du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, ce qu'on appelle les "procès d'Ophrone" ont rapidement commencé, jugeant les personnages les plus influents du pays suspectés d'être des traîtres, des bourgeois, des trotskites, ou des fascistes. Ceux-ci se sont déroulés dans la légalité et l'impartialité la plus absolue, la totalité des procédures et l'octroi d'avocat ayant été respectés, sous l'oeil attentif du camarade-leader qui a pu assister à certains d'entre eux en tant que spectateur ; "la Justrice révolutionnaire du Kirep se doit d'être exemplaire et de juger les ennemis du peuple et les contre-révolutionnaires de manière totale, mais juste. Il n'y a que de cette manière que nos acquis marxistes pourront être préservés". Ainsi, les prévenus les plus célèbres sont passés sous le glaive de la justice, incarné par le camarade-procureur suprême Dimitar Krasić, de manière égale à de simples citoyens kirépiens, et ont bénéficié des mêmes droits tout en risquant les mêmes peines.
C'est le cas d'Ivan Keller, directeur de la riche entreprise-étatique Gazprodica, qui était définitivement jugé hier, au terme d'une semaine de délibération, pour les motifs suivants : haute-trahison, détournement de fonds, activités antisocialistes, pédophilie et pornographie. Réfutant tout d'abord l'ensemble des chefs d'accusation énoncés, le prévenu a progressivement changé d'avis et a fini par avouer devant les preuves accablantes présentées par l'accusation. Parmi celles-ci ; diverses résidences de luxe en Agounisimen et au Danube notamment, des voitures de sport occidentales et des vidéos le montrant dans des postures douteuses avec des jeunes filles mineures. Rapidement devenu symbolique de ce qui est surnommé la "troisième Révolution kirépienne", les délibérations ont été suivies par l'ensemble du pays, de l'autocritique formulée par le suspect, jusqu'à la peine de mort prononcée par les jurés et mise en application par le camarade Dimitar Krasić, Procureur suprême du Kirep. En pleurs, Ivan Keller a finalement plaidé coupable et sera pendu avec soixante-deux autres traîtres dans les jours-à-venir. Sa place de patron de Gazprodica sera désormais occupée par un Conseil ouvrier élu qui prendra les décisions de manière collégiale et préservera les acquis des travailleurs face aux bureaucrates et autres profiteurs.
Décriés comme "purges légalistes", de "terreur terienkovienne" ou de "procès-spectacles" par des voix minoritaires au sein du Parti, les délibérations continuent encore à ce jour, à l'heure où le peuple kirépien récupère ses acquis révolutionnaires pacifiquement ou par la force. Si les régions de Nihjovie et Zvezdanie (équivalent de la Serbie et du Monténégro) n'ont pas connu des déferlements de violence, la Kardjali et le Kraljevo vivent, de manière localisée, des instants difficiles, et des groupuscules fascistes et régionalistes ont profité de l'appel du camarade-leader pour s'opposer aux gardes rouges, provoquant des fusillades et autres échauffourées. Dans les campagnes du Kraljevo, l'Armée Populaire a réalisé des opérations de ratissage pour neutraliser divers califats islamiques, plus proches de maquis que d'Etats. L'ensemble des secrétaires du Parti s'est rallié au camarade-leader dans sa politique de pureté révolutionnaire, excepté sur les îles de Valjevo et Surdup, où la neutralité a été préférée. Metenica s'est, quant à elle, alignée sur Ophrone et lancée la diffusion de "feuille-foudres" et la création de milices ouvrières chargées de défendre les conseils ouvriers élus.
Posté : dim. avr. 05, 2015 7:58 am
par Alexei
Kirep Rouge !
14 Octobre 2026
Franjo Tadac, héritier de la pensée de Gak et d'Ovskorine
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Alors que les canons tonnent contre les groupuscules islamo-capitalistes réfugié dans le Kardjali, le camarade-leader a quitté Ophrone pour rendre visite aux courageux gardes rouges, en première ligne contre ceux-ci. Plus qu'un réconfort, cette entrevue a été un véritable coup de fouet pour ces jeunes combattants socialistes venant de tout le pays, ayant répondu à l'appel du Secrétaire du peuple pour purger définitivement le pays des traîtres et des bandits, qui ont eu l'occasion de bivouaquer dans la plus grande camaraderie avec le successeur du tant regretté camarade Vliduj Gak, dont le portrait orne les bureaux et dont le nom accompagne leurs assauts. Triomphant systématiquement des "Allahu ekber ! scandés par les fanatiques situés à seulement quelques maîtres, parfois pris de panique et forcés de fuir rien qu'en entendant les "za Gaka !", et les "za Tadaca !", témoignant du courage et de la dévotion de ces jeunes communistes pour les deux poglavnik.
Le second n'est toutefois pas en reste et assoie peu-à-peu sa légende au Kirep et sa poigne au Parti, qui est désormais totalement favorable à la Révolution et au Kirep, désengagé des rivalités inutiles et opportunistes de la période de flottement post-révolutionnaire. D'où le but de la Troisième Révolution engagée par le camarade-leader qui l'a, encore une fois de plus, justifiée : "il ne s'agit pas là d'une simple purge au sein des élites, mais de la reconquête révolutionnaire du Kirep, par et pour son peuple, victime depuis trop longtemps de la bureaucratie et de la bourgeoisie peuplant certains sommets du Parti et de l'Etat depuis la chute de la royauté. Celle-ci, au lieu d'annoncer une ère nouvelle pour un Kirep définitivement débarrassé de la Réaction, a plutôt vue la multiplication de dérives alarmantes au sein du Parti et de l'Etat, généralisées par des profiteurs sans scrupules. [...] Désormais, avec l'action conjointe du peuple et des éléments sains du marxisme-léninisme, ces traîtres ne constituent plus une menace pour notre Révolution et pour le Kirep".
Quasiment achevée, la Troisième Révolution semble avoir atteint ses objectifs, et renforcé la mainmise du peuple sur le Kirep, au dam d'une bureaucratie fortement diminuée. Dans les grandes villes du pays, où le calme est totalement revenu, les premières mesures révolutionnaires allant dans ce sens ont été mises en place ; passant par la création d'"équipes de contrôles" élues par les travailleurs, dans les entreprise-étatiques et coopératives, dont le but est de "contrôler et surveiller le travail par les travailleurs eux-mêmes". Celles-ci s'accompagnent de "feuilles-foudres" placardées dans les lieux publics, sur lesquelles le peuple pourra cingler nommément les ennemis de la révolution et les traîtres, qui seront ensuite tenus de s'expliquer. Mais les directives ont émané également du sommet de l'Etat, venant de promulguer une loi obligeant les étudiants à travailler pendant un an dans les kolrovanje (fermes collectives), ou à l'usine. Les cadres du Parti et de l'Etat seront également tenus de participer au travail prolétarien au moins un mois par an. Ces mesures inédites serviront ainsi à lutter contre la bureaucratisation de la société et l'embourgeoisement des membres de l'Etat et du Parti, dont les privilèges ont été drastiquement diminués, en même temps que les véritables palais de certains dignitaires qui ont été impitoyablement saccagés par les gardes rouges. L'exemple le plus retentissant est probablement la "maison de campagne" d'Ivan Keller, ex-patron de Gazprodica exécuté il y a trois semaines, situé sur les côtes de Kardjali et construite bien avant la seconde révolution par un architecte raksasan. Prise d'assaut par une colonne communiste, la villa a été photographiée, retournée, criblée de balles puis brûlée au cocktail Molotov.
Cette fureur révolutionnaire s'est répercutée à Metenica et Devetak, où des actions similaires ont eues lieu, excepté sur les îles de Surdup et Valjevo, plus réticentes à suivre les instructions du camarade-leader, mais qui ont toutefois mises en place certaines mesures antibureaucratiques et antiréactionnaires.
Au plus fort de sa popularité, le camarade-leader a annoncé rédiger un livre pour définir officiellement les nouveaux principes idéologiques de la nation yougoslave, inspirée de la pensée de Vliduj Gak et de Joseph Ovskorine, dont on le définit déjà comme héritier.
Posté : dim. avr. 12, 2015 2:02 pm
par Alexei
Kirep Rouge !
05 Novembre 2026
Démantèlement d'un complot au sein de l'Armée Populaire !
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Encore une fois de plus, c'est la Surigimi (services secrets kirépiens ndlr), qui a évité à la nation yougoslave un drame difficilement acceptable en ces temps troublés : hier à Ophrone, six généraux renommés de l'Armée populaire ont été arrêtés par les gardes rouges, accusés de fomenter un complot contre le camarade-leader et le Parti. Transférés directement au Palais de la Révolution, abritant le quartier-général de la Surigimi, les protagonistes ont été interrogés toute la nuit. Le général de brigade Branko Milovar a été le premier à avouer et à révéler les motivations du groupe.
Ce-dernier projetait d'assassiner le camarade-leader dans un attentat maquillé, avant de monter un gouvernement provisoire et de dissoudre le Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, dont le Bureau Politique aurait été liquidé. Ce scénario, similaire au complot du général Fujino en Union des Républiques Communistes Makarannes, avait été prévu de longue date par les services de sécurité kirépiens, qui avaient en outre intercepté des contacts douteux avec l'extérieur émanant des officiers incriminés. Ces-derniers auraient été en relation avec des monarchistes kirépiens exilés, notamment au Thorval, dans le but de s'attribuer leur soutien dans leur entreprise conspiratrice. Le camarade-leader a aussitôt réagi à la nouvelle de manière énergique et intransigeante devant le Politbiro : "Malgré les catastrophes récurrentes qui frappent le bloc socialiste ces-derniers temps, le Kirep ne s'est pas laissé abattre, et a au contraire réaffirmé l'emprise des masses et leur légitimité révolutionnaire en son sein. Le Kirep a gardé la tête haute et a continué de soutenir le socialisme dans le monde parallèlement à son évolution interne vers le communisme. Le camarade Vliduj Gak est mort, l'Union des Républiques Communistes Makarannes chute sous les coups du révisionnisme et de la monarchie, le camarade Ridha Farouk al-Sayeed s'est éteint... ces tragédies n'émousseront pourtant pas la puissante lame de la Révolution qui continue, et continuera de faire couler impitoyablement le sang des oppresseurs, qu'ils soient bourgeois, révisionnistes ou fascistes".
Le camarade-poglavnik, chef des Armées, a acté ses paroles en lançant une campagne de purification au sein de l'Armée populaire du Kirep, pour éviter la reproduction du scénario de 2021 ou de la tragédie makanne. Celle-ci aura également pour but de renouveler la direction militaire vieillissante, "ne possédant plus la flamme révolutionnaire et devenant de plus en plus "timorée"". Le camarade-maréchal Dimitar Petrović serait déjà pressenti pour prendre les rennes du Comité central de la Défense national et pour lancer une campagne idéologique digne de ce nom au sein d'une Armée qui s'est révélée être le talon d'Achille de Vliduj Gak en 2021. "Cette erreur ne sera jamais plus réitérée", a insisté le secrétaire du Peuple qui s'est dit prêt à dissoudre l'ensemble de l'Armée yougoslave si celle-ci revenait à constituer une menace pour la Révolution, à la faveur des gardes rouges, prenant de plus en plus de place dans la vie du Kirep.
Cependant, il semblerait que ce rebondissement soit le dernier acte de la Troisième Révolution, qui touche à sa fin avec la mise en place généralisée des consignes du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, qui a su se refaire la voix des masses kirépiennes, et le démantèlement des dernières rébellions islamistes et paysannes pour la plupart. Celle-ci risque néanmoins d'avoir des retombées économiques que le poglavnik assumera et comblera par la préparation d'un ambitieux plan quinquennal qui sera dévoilé dans les mois à venir.
Posté : dim. mai 10, 2015 9:58 am
par Alexei
Kirep Rouge !
29 Janvier 2027
Les gardes rouges souhaitent une transition avec la "vieille garde" du Parti
[img]http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://ona.c.blog.so-net.ne.jp/_images/blog/_1d6/ona/Soviet20partisans-20bb6.jpg?c=a9&sa=X&ei=xRNPVafnPMm1UeCFgIAG&ved=0CAkQ8wc4vQE&usg=AFQjCNE1UtwTnpWBvzgvHlHvURlzf8JcQQ[/img]
Une escouade de gardes rouges dans une forêt du sud-ouest de pays durant la Troisième Révolution. Ils constituent aujourd'hui la "jeune garde" révolutionnaire du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat
À peine deux mois après la fin de la campagne dite de la Troisième Révolution lancée par le camarade-leader, ayant abouti à l'emprisonnement, la destitution ou la mort dans certains cas, des éléments contre-révolutionnaire et bourgeois du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, une nouvelle opposition au secrétaire du peuple se dessine peu-à-peu. Contrairement aux ennemis du peuple purgés il y a quelques mois, ceux-ci ne remettent pas en cause le kirovisme ni la politique du camarade-leader dans son ensemble, mais la présence figée de la "vieille garde", datant de l'ère Gak, aux sommets du Parti et de l'Etat. L'émergence de ce mouvement, représentant de facto l'aile gauche de l'AFPJ, risque de déstabiliser le camarade-leader au IV Congrès de l'Akcija Front za Proleterskog Jedinstva en février.
"En tant que fervents kirovistes, ou gakistes, nous ne remettons pas en cause le socialisme, au contraire : celui-ci doit être renforcé, mais par la mise en place d'une nouvelle doctrine, adaptée aux réalités du Kirep et du monde d'après-guerre [...]. Nous ne doutons pas de la légitimité du camarade-leader et des vétérans de la guerre civile, mais nous pensons qu'il est temps que la deuxième génération, arrivée à maturité, succède à la première à la tête de l'Etat et du Parti", a déclaré Roman Takjedin, principal chef des contestataires, devant les gardes rouges de Pregrada. Fondé en septembre 2026, le mouvement des gardes rouges a rapidement pris une ampleur inédite en comptant, en l'espace d'un mois, plus de 10 000 membres ; des étudiants, des ouvriers et des paysans gakistes et kirovistes pour la plupart. D'abord fidèles au camarade-leader, Antonin Sverdlić, chef originel des gardes rouges destitué récemment, ayant juré fidélité à ce-dernier, ces révolutionnaires radicaux ont ensuite pris ses distances avec son kirovisme "traditionnel", jugé irréaliste -mais non renié totalement- par cette jeune garde n'ayant pas vécu la guerre civile et ayant grandi dans le gakisme.
À l'heure actuelle, le Politburo, composé de douze membres, compte quatre vétérans de la guérilla gakistes, qui possèdent cependant des postes clefs. Le camarade-leader n'a pas émis de condamnation du mouvement du moment que celui-ci "ne menaçait pas la stabilité de l'Etat yougoslave et s'exprimait dans le cadre du Parti du manière pacifique". Au sein du Bureau Politique, seuls Aleksandra Tuzla et Marko Vujin ont réagi de manière positive à cette contestation "légitime et démocratique", tandis que Boris Novak et Vladislav Todor ont dénoncé un "mouvement gauchiste dangereux pour le Kirep". Les gardes rouges jouissent d'une popularité en hausse dans les conseils locaux et régionaux, dont les effets seront ressentis d'ici un mois avec l'entrée probable de cette jeune garde dans le Comité central.
Des recours devant le Tribunal Populaire Suprême ont été déposés par certains membres conservateurs du Parti pour enrayer le mouvement, tandis que Roman Takjedin, représentant de celui-ci, s'est dit prêt à proclamer une "Quatrième révolution si les revendications des travailleurs kirépiens se voyaient ignorées par une nouvelle clique bureaucrate et antimarxiste".
Posté : lun. mai 25, 2015 1:04 pm
par Alexei
Kirep Rouge !
14 Mars 2027
La question makanne divise l'Etat et le Parti
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"Mort à l'Empire !", "Tous derrière nos camarades makans !", tels furent les slogans scandés par la majorité des camarades délégués du Comité central du Parti lors de sa première session de celui-ci pour 2027, en réponse à l'absence de réaction du Conseil Suprême (gouvernement ndlr), suite à l'accession au pouvoir d'Etsuo Katayama en ex-URCM. Mené par les gardes rouges, le mouvement a rapidement revêtu l'allure d'une fronde du Parti contre un Etat "opportuniste et hostile au socialisme par ses choix impopulaires", selon Roman Takjedin, le meneur des gardes rouges.
Ce nouveau terrain d'affrontement bouillant, avec celui de la Cécopie où l'on critique la "complaisance" du Savet à l'égard des autorités coloniales fiémançaises, met en lumière les contradictions politiques de la République prolétarienne pour la première fois de son histoire, en formant une ligne de fracture nette entre : la ligne droite "gestionnaire" (partisane quasi-isolationniste d'un Etat pragmatique plus puissant que le Parti, rassemblant le plus souvent les plus âgés) et la ligne gauche "rouge" (internationaliste souhaitant la quasi-fin de l'Etat au profit des conseils et du Parti, majoritairement jeune). Cette "guerre", dépassant rapidement l'autorité du secrétaire du Peuple se traduit par des joutes enflammées dans les débats, et en manifestations dans certaines villes du pays, comme à Pregrada où les gardes rouges ont monté un rassemblement de plus de dix milles personnes. Echouant à modérer le conflit, le camarade-leader s'est muré dans le silence et a fait le choix de rester fidèle à sa ligne "centriste".
À l'inverse des membres du Bureau Politique qui, devant la baisse de popularité de la ligne centriste, se sont en majorité alignés sur l'une des deux factions, comme Marko Vujin et Aleksandra Tuzla qui ont fait le choix de rejoindre les gardes rouges et de proposer une synthèse idéologique du kirovisme vieillissant : "en l'adaptant aux masses et en ouvrant le Parti à celles-ci". Ces idées révolutionnaires ont rapidement bénéficié d'un grand succès au sein de la "ligne rouge", tant kirépienne que sébastovienne et même oustrienne, où l'on s'interroge sur l'évolution des idées de Kirov dans un cadre plus démocratique et humaniste, mais non moins radical idéologiquement contre les "ennemis du peuple" et les "ennemis de classe". Se faisant les chantres de ces idées nouvelles, les gardes rouges estiment que "la stagnation idéologique du Kirep doit prendre fin, et que celui-ci doit commencer à se départir de l'Etat", selon Marko Vujin, désolidarisé du Secrétaire du Peuple.
Ce-dernier a depuis diminué ses apparitions, pour des motifs médicaux. Il sera cependant présent au IV Congrès général du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat qui s'ouvrira dans les prochains jours, et aura un impact considérable dans la suite des événements.
Posté : ven. mai 29, 2015 3:07 pm
par Alexei
Kirep Rouge !
27 Mars 2027
Ouverture du IVème Congrès de l'AFPJ : démission du camarade-leader
[img]http://www.google.fr/url?source=imglanding&ct=img&q=http://media.publika.md/md/image/201311/oar_full/cea_59800600.jpg&sa=X&ei=_jZnVYvfOIeZ7AaJ5IKgCw&ved=0CAkQ8wc4Kg&usg=AFQjCNEBVweLYh1GW2j0Uoj-5uq2kygw2Q[/img]
[quote][...] C'est conscient de l'importance de ma décision, conscient des responsabilités qui ont pesé sur mes épaules, conscient de l'espoir que j'ai pu porter à tout un peuple dans ses heures les plus sombres, conscient de mes réussites et surtout, de mes échecs, que j'ai fait le choix de renoncer à mes fonctions de Secrétaire du peuple et de chef des forces armées kirépiennes. [...] Je laisse le bon soin au peuple kirépien, représenté par son parti, de désigner le successeur le plus apte à le servir.
Franjo Tadac[/quote]
C'est l'annonce retentissante, émanant du camarade-leader, qui est survenue dès l'ouverture du IVème Congrès national du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat. Alors que les délégués du Comité central s'apprêtaient à voter pour le maintien ou nom du poglavnik à ses fonctions, l'intéressé s'est avancé à la tribune de manière solennelle pour effectuer un long et émouvant discours retransmis à la télévision, et qui n'aura pas manqué de décrocher quelques larmes à certaines personnes présentes dans la salle. Saluée par tous, l'intervention s'est accompagnée de tribunes improvisées à l'adresse du nouvel ex-Secrétaire du Peuple, reconnaissant son rôle incontestable dans le relèvement du Kirep et du communisme, parvenant même à être applaudies par les sympathisants des deux tendances antagonistes majoritaires : pro-Parti (gauche) et étatiste (droite).
"Je tiens à saluer un homme qui aura provoqué les pleurs de toute une nation par son départ, des pleurs qu'il a su consoler il y a quatre ans en arrière en se dévouant tout entier à lui, à la Révolution, et au Kirep", a déclaré Marko Vujin, l'ancien protégé du camarade-leader, rallié à la faction de gauche. Ce-dernier a tenu, en outre, à saluer les victoires idéologiques de l'ancien camarade-leader, qui est parvenu à rallier les religieux à la cause du Kirep, tout en apaisant les antagonismes entre eux. Il est également allé serrer symboliquement la main de ses rivaux de la ligne droite du Parti, pour "témoigner de l'unité de celui-ci".
Malgré les actes d'ouverture réalisés par les deux parties, la question de la succession du camarade-leader risque de remettre le feu aux poudres, avec l'ascension du n°2 du Politburo, Vladislav Todor -proche des droitistes-, au rang de secrétaire-général par intérim du Front d'Action pour l'Unité du Prolétariat, contre l'avis de la "ligne rouge" souhaitant que le successeur soit directement élu. Ce à quoi le Politburo, à dominante droitiste, a tranché que les élections auraient lieu dans un mois. Roman Takjedin, le chef des gardes rouges, a déjà fait part de sa "méfiance vis-à-vis de cette décision conférant le pouvoir absolu à un homme élu de manière non-démocratique pour une période conséquente". L'intéressé a néanmoins rétorqué qu'il gouvernerait "dans la continuité de Vliduj Gak et de Franjo Tadac, dans l'intérêt de la nation yougoslave".
[quote]Franjo dans le coeur des hommes
Sous sa forme mortelle avec des cheveux gris
Brûlant d'un feu sanguin dans la vigne des hommes
Franjo récompense les meilleurs des hommes
Et rend à leurs travaux la vertu du plaisir
Car travailler pour vivre est agir sur la vie
Car la vie et les hommes ont élu Franjo
Pour figurer sur terre leurs espoirs sans bornes.
Et Franjo pour nous est présent pour demain
Et Franjo dissipe aujourd'hui le malheur
La confiance est le fruit de son cerveau d'amour
La grappe raisonnable tant elle est parfaite
"Ode à Franjo Tadac", Ljuboslav Knin[/quote]
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Vladislav Todor, ex-chef du gouvernement kirépien, et ministre sous Vliduj Gak, propulsé au sommet du Politburo et de l'Etat. De tendance droitiste (réformisme-étatisme), il milite pour un assouplissement du communisme kirépien et pour une relative ouverture du pays. Il est également favorable à la trêve avec le Raksasa.
Posté : dim. mai 31, 2015 4:06 pm
par Alexei
Kirep Rouge !
31 Mars 2027
Vladislav Todor veut réformer l'armée et l'économie
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L'armée et l'économie : les deux talons d'Achille complémentaires du Kirep pour le leader en intérim fraîchement nommé. Guide de l'aile droitiste de l'AFPJ, le chef du gouvernement et secrétaire-général du Parti intérimaire confirme les prédispositions réformistes, révisionnistes pour la ligne gauche, en s'attaquant dès le début de son mandat aux composantes les plus importantes de la nation yougoslave. Si le Comité central à l'Economie, présidé par un autre droitiste, Milorad Kosanović, lui est favorable, l'Armée populaire du Kirep, qu'il dirige en vertu de ses nouvelles fonctions, reste plus hermétique au slogan "transformer les chars en billets".
Et pour cause ; du fait de sa taille, la puissante armée yougoslave est jugée trop coûteuse par un rapport du Comité central à l'Economie, repris par le camarade-leader devant l'Assemblée du peuple, sans même attendre le rapport de la Commission économique du Parti, délivrant un autre point-de-vue. Cela démontre l'"hyper-étatisme" de Vladislav Todor, comme qualifié par la ligne dure de l'AFPJ, qui dénonce une "régression idéologique" émanant du n°1 du Kirep, "prêt à phagocyter notre glorieuse Armée populaire, fierté et gardienne des masses laborieuses yougoslaves, pour "renflouer" une économie déjà florissante". Taxé d'"agent étranger" par certains élus du peuple, le camarade-leader s'est expliqué sur ses ambitions et a émis l'idée d'une simple réduction des effectifs militaires de l'APK. Pour l'année prochaine, si du moins il conservait le pouvoir.
Vivement critiqué, le Secrétaire du Peuple serait en passe de rétablir le capitalisme et l'exploitation dans le dernier grand Etat-ouvrier du monde, selon Roman Takjedin, le chef des gardes rouges, qui a d'ores et déjà annoncé qu'il s'opposera à toute mesure "libéralisante". Soutenu par son camp, pourtant minoritaire dans le Parti, le secrétaire-général par intérim s'est irrité des "remontrances des mêmes gauchistes qui souhaitent faire du Kirep une dictature sur-militarisée, enfermé dans le carcan de sa vision dépassée, digne de la Guerre froide". Il a par ailleurs confirmé que des réformes économiques seraient proposées, visant à "délester l'économie kirépienne du poids de l'Etat et du Parti", aveux de "l'imposture idéologique du dirigeant intérimaire kirépien, qui ne sert clairement pas les intérêts de sa Patrie, mais ceux du Raksasa".
Dans une tension intense depuis la démission du camarade Franjo Tadac, l'Etat et le Parti semblent de plus en plus se délier, fracturés par les droitistes et les partisans de la gauche du Parti, créant une atmosphère dangereuse, même au Bureau politique qui n'a jamais été divisé au sujet d'un dirigeant yougoslave.
Posté : dim. juin 14, 2015 9:56 am
par Alexei
Kirep Rouge !
11 Mai 2027
Les gardes rouges interdits !
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Dangereux fanatiques pour les uns, héros révolutionnaires pour les autres, les gardes rouges se sont distingués ces-derniers mois comme une force politique analogue à la gauche de l'AFPJ, offrant, de facto, à celle-ci une branche armée. Cette situation, menaçante pour les droitistes, vient d'être coupée court par un décret du Secrétaire du peuple par intérim, Vladislav Todor, à la fin de son mandat controversé dont l'échéance reste incertaine.
Etudiants, pour la plupart, totalisant 30 000 membres à travers l'ensemble du Kirep, les gardes rouges se sont créés d'eux-même, de manière spontanée, durant la Troisième révolution, pour cingler, tout d'abord, les bourgeois et les traîtres au sein du Parti, mais également parmi les chefs des coopératives et des entreprises d'Etat, véritables capitalistes infiltrés. Une fois cet objectif atteint, les jeunes guérilleros ont prêté main forte à l'Armée populaire pour venir à bout des maquis islamistes du Kraljevo et du Kardjali au terme de longs mois d'affrontement dans les montagnes. Cependant, ces étudiants n'ont pas posé les armes une fois le calme revenu, au contraire, leur chiffre n'a cessé de croître, rassemblant également de nombreux ouvriers et paysans, organisés en milices autonomes dans leurs usines et fermes collectives.
"Le Kirep n'est plus en guerre civile, la dictature des milices n'a plus lieu d'être, et l'Etat prolétarien peut désormais assurer seul sa sécurité", s'est défendu Vladislav Todor contre la ligne rouge, voyant ici une nouvelle provocation inacceptable des "traîtres de droite", à l'approche de l'élection du nouveau Secrétaire du Peuple. Roman Takjedin, représentant des gardes rouges, a martelé : "la Grande Armée du Peuple ne déposera jamais, jamais, les armes devant les putschistes droitistes !", faisant craindre, encore une fois de plus, une nouvelle guerre civile, qui serait un désastre pour le Kirep tout entier. Il semble néanmoins, selon les premiers rapports de l'Armée populaire, que les gardes rouges n'opposent pas de résistance.
Une nouvelle fois, depuis la Troisième révolution, la situation de l'Etat yougoslave paraît incertaine, et de nombreux chamboulements seront encore à craindre pour l'élection définitive d'un nouveau Secrétaire du Peuple.
Posté : jeu. juin 25, 2015 12:56 pm
par Alexei
Kirep Rouge !
14 Juin 2027
Report des élections du Secrétariat-général de l'AFPJ
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Approuvé à seulement une voix de plus que la majorité par le Politburo, le report des élections du Secrétariat-général du Parti avait été proposé par le camarade Vladislav Todor qui, constatant la faible présence des élus de l'aile gauche de l'AFPJ, a réclamé qu'on les attendît pour cette élection capitale.
"Dans la démocratie populaire yougoslave, toutes les opinions doivent être représentées. Même celles jugées les plus nuisibles. Ainsi, il serait antidémocratique et anticonstitutionnel d'organiser des élections dans lesquelles nos camarades ne seraient pas représentés", a expliqué le camarade-leader au Bureau politique et au Comité central du Parti, qui ne participait cependant pas aux délibérations. Cette "volonté d'apaisement", pour Boris Novak, a été saluée par les fanges centriste et droitiste de l'AFPJ qui ont reconnu au "Secrétaire du Peuple en devenir" une grande honnêteté, à l'inverse des élus de gauche.
Même si cette décision semble les avantager, les ailes gauche et extrême-gauche du Parti, guidées par Marko Vujin, ont dénoncé rapidement une "manoeuvre hypocrite destinée à asseoir l'autorité du Secrétaire du Peuple par intérim". Les critiques ont fusé à son sujet et certains jeunes élus n'ont pas hésité à condamner la répression contre les étudiants engagés dans les gardes rouges. Dans un discours enflammé et passionné, le camarade Marko Vujin a implicitement mis en cause les compétences et la loyauté de l'ancien chef du gouvernement, provoquant l'ire de celui-ci contre les "éléments gauchistes et anarchistes affolés" dans une réplique cinglante.
Ce report sera néanmoins fixé à une semaine maximum, en attendant le "retour" des principaux élus de gauche du Comité central, tels que Roman Takjedin et Aleksandra Tuzla, dont la dernière est membre du Politburo.
"Le cas échéant, les élections se feront sans eux car le peuple n'attend pas", a tranché Vladislav Todor.