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Posté : mar. févr. 14, 2012 2:40 am
par Siman
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Jiyuan, 11 Mai 2017

Economie : Mise en place du salaire minimum pour les travailleurs

Le ministre de l’Economie avait convoqué ce matin une foule de journalistes pour effectuer une annonce cruciale selon ses conseillers en communication. Et en effet, la mesure fut annoncée dès le début de son allocution devant la presse nationale et internationale : le gouvernement instaure un salaire minimum pour l’ensemble des travailleurs. Le chiffre annoncé : 99 dollars par mois, soit 1 188 dollars par an. Ce qui représente à peu près 90% du PIB/Hab du pays. Le ministre a expliqué cette mesure par la nécessité pour le gouvernement de mettre en place une politique économique stimulante pour la consommation intérieure qui était en passe de devenir l’élément essentiel de la croissance économique du Raksasa dans les années à venir. « L’exportation étant à son apogée en valeur quantitative, il était devenu urgent de mettre en place une politique économique en cohérence avec les défis de demain pour le pays et pour l’économie nationale » a-t-il précisé en réponse à un journaliste wapongais. Avec un chômage quasi inexistant, le gouvernement espère ainsi une augmentation sensible du niveau de vie dès cette année en instaurant un tel salaire minimal. Les conditions salariales resteront quoi qu’il arrive toujours aussi attractive du fait de la législation extrêmement souple sur le droit du travail au Raksasa. Cette mesure représente pour beaucoup d’élus de l’opposition une mesure purement électoraliste visant à favoriser la réélection du président Naoto Kan en Juin prochain lors des prochaines élections législatives, le ministre de l’Economie, M. Junichiro Koizumi s’est défendue d’une telle initiative et a rappelé qu’il n’y avait « pas de moments plus intéressants que d’autres pour améliorer les conditions de vue de nos concitoyens ». Dans les sondages, le parti du président et du ministre de l’Economie reste en tête avec une avance confortable de près de dix points sur son grand rival, le PNK.

Posté : ven. févr. 17, 2012 12:42 am
par Siman
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Jiyuan, 17 Mai 2017

International : Le gouvernement soutiendra la réélection du président McGonney en Adélie

Le ministre des Affaires étrangères, M. Hirofumi Nakasone a annoncé le soutien officiel du gouvernement impérial envers le président sortant McGonney pour les futures élections en Adélie. Ce soutien s’explique notamment par la montée en flèche des courants extrémistes et communistes en Adélie depuis quelques mois déjà. McGonney est actuellement dans la dernière année de son mandat et le bilan n’est pas fameux : 92% de dette publique, une récession de près de 1,5% et un taux de chômage supérieur à 15%. « Nous ne pouvons pas laisser à l’abandon un allié. Que ce soit au Makara, au Zanyane ou en Alméra. Le gouvernement soutiendra officiellement la réélection du président sortant, membre du parti libéral dont les idées et les valeurs sont les mêmes que celles des membres de l’Organisation du Traité d’Hellington. Le parti libéral adélien recevra donc le soutien qu’il mérite de la part du Parti libéral-démocrate dont je suis membre, comme une majorité des membres du gouvernement » a expliqué le ministre lors de la conférence de presse hebdomadaire de la chancellerie. « Nous respecteront le choix démocratique des électeurs adéliens, mais nous tenions à faire entendre notre voix, la voix du monde libre pour ces élections » a-t-il conclu. Plus tard dans la journée, le président du gouvernement impérial s’est exprimé sur la chaîne privée internationale RBC Raksasa Broadcasting Company) sur le sujet : « Je soutiendrai effectivement la candidature du président sortant McGonney aux présidentielles de 2017 en Adélie. La crise que traverse cet Etat démocratique et libéral est une crise passagère et avant tout due à des changements structurels. Il faut laisser le temps au président sortant de faire son œuvre et de mettre son expérience et ses compétences au service de son pays. Celui-ci fut élut avec des indicateurs économiques encore plus mauvais, je ne crois pas que la solution soit de mettre à la tête de ce pays un ultranationaliste ou un communiste. Alors que le monde change et qu’il se démocratise, l’Adélie fera le bon choix le moment venu. Je me rendrai personnellement en Adélie pour soutenir la réélection du président sortant McGonney, probablement lors d’un grand meeting de campagne ».

Posté : lun. févr. 20, 2012 7:11 am
par Siman
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Jiyuan, 30 Mai 2017

Politique : Le Président du gouvernement accélère ses déplacements en province

Habituellement, le Président du gouvernement nous a habitués à un peu plus d’une visite par semaine dans une province impériale tout au long de l’année. Cependant, les journalistes qui accompagnent le chef du gouvernement à longueur d’année, au Raksasa ou à l’étranger, ont constatés une nette accélération de Naoto Kan dans la campagne actuellement en cours pour les législatives. Depuis près d’un mois, le rythme s’est accéléré à hauteur de trois visites par semaine. Cette semaine par exemple, on note un déplacement dans le sud du pays à Bengbhu, un déplacement à Amagasaki et une visite expresse dans les montagnes du nord, dans la préfecture de Chiba. Pour l’heure, le Président du gouvernement dispose toujours d’une avance confortable, mais une coalition sera très probablement nécessaire pour maintenir les forces de la droite raksasanne au pouvoir. L’annonce du futur déplacement en Adélie a visiblement eu un impact positif dans l’opinion puisque s’agissant de crédibilité, il gagne en moins d’une semaine près de trois points par rapport au ministre de la Défense, M. Aso Taro principal concurrent du chef du gouvernement en exercice et candidat à sa propre réélection. Un prochain meeting de campagne devant près de 20 000 sympathisants libéraux est prévus à Shaoxing dimanche pour le compte du PLD et de son candidat, Naoto Kan. Aso Taro s’est quant à lui contenter de plusieurs réunions publiques cette semaine sur des thèmes variés comme l’agriculture, la ruralité et les transports. Celui-ci a d’ailleurs affirmé que « la campagne pour les législatives était au centre des préoccupations et que rien n’était fait dans la décision des électeurs, tout peut encore changer », l’espoir est donc toujours de mise du côté des nationalistes du PNK à moins de 15 jours de l’élection.

Posté : mar. févr. 21, 2012 8:35 am
par Siman
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Jiyuan, 01 Juin 2017

International : Un raksasan au poste de Secrétaire général de l’Organisation du Traité d’Hellington

Aujourd’hui, le 1er Juin 2017, un raksasan est devenu le premier secrétaire général de l’OTH de notre nationalité, et le troisième de l’organisation. Le premier secrétaire général fut le pelabssien Bradley McGowan, pendant cette dernière année, c’était le quantarien Jan Leinsch qui a eu la responsabilité de l’organisation. Le Président du gouvernement, M. Naoto Kan a annoncé hier par le biais d’un communiqué de presse le nom du futur secrétaire général de l’OTH : il s’agit, sans surprise, de l’actuel secrétaire général adjoint, M. Kazuhiro Haraguchi. Agé de 52 ans, Haraguchi est né à Jiyuan d’un père militaire et d’une mère secrétaire. Après avoir réussi brillamment ses études d’économies, celui-ci entre au sein du constructeur national Ayaya jusqu’à en devenir le Président-directeur général pendant quatre ans. Ce parcours nous rappelle le parcours de l’actuel Président du gouvernement Naoto Kan qui est lui aussi un pur produit du constructeur automobile national. Nommé secrétaire général adjoint de l’OTH il y a un an de cela pour assister le quantarien Leinsch dans sa mission. Après une année internationale particulièrement tendu et un rôle magistral dans la résolution de plusieurs conflits d’envergures. Haraguchi aura donc un rôle déterminant dans le développement de l’OTH, que ce soit en matière économique, politique, culturelle ou militaire. En effet, celui-ci a annoncé par le biais d’un communiqué à l’issu de l’officialisation de sa nomination les principaux engagements de son mandat à la tête de l’organisation : on notera la volonté d’agrandir l’OTH afin de la rendre encore plus démocratique et influente sur la scène internationale, le volet économique de son action sera encore plus importante via la constitution d’un fonds de développement et d’un fonds d’aide humanitaire communautaire, celui-ci projette ensuite d’accroitre les accords militaires de coopération entre les membres de l’organisation, il envisage également la mise en place d’une politique de détente vis-à-vis du Pacte de Novgorod, enfin d’un point de vue plus culturel, on notera la volonté de mettre en place un traité de coopération culturelle entre les pays membres et des pays tiers, ainsi que la création d’une compétition sportive communautaire. Pour tout cela, Haraguchi dispose d’une année et pas un jour de plus pour mettre en place cette nouvelle politique à la tête de l’OTH. Concernant le poste de secrétaire général adjoint, là aussi, l’OTH envoi un signe fort au monde : il s’agira d’un shmorodim. Une coopération encore inimaginable il y a quelques années de cela entre le Shmorod et le Raksasa, et aujourd'hui devenue réalité.

Posté : jeu. févr. 23, 2012 12:18 am
par Siman
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Jiyuan, 8 Juin 2017

Politique : Dernier sondage avant les élections législatives

Parti libéral-démocrate (PLD, Libéral) : 24% (- 5%)
Parti du nouveau Komeito (PNK, Conservateur) : 31% (+ 5%)
Parti démocrate du Raksasa (PDR, Socialiste) : 27% (+ 3%)
Parti social-démocrate (PSD, Socio-démocrate) : 12% (- 1%)
Nouveau parti de la réforme (NPR, Réformiste) : 5% (- 2%)
Parti communiste raksasan (PCR, Communiste) : 1% (0%)

Entre parenthèse : Evolution en points des intentions de votes auprès des partis politiques principaux. Date des élections : 15 Juin 2017.

Politique : Analyse du dernier sondage pour les élections législatives

Ce dernier sondage sonne comme un désaveu pour la politique étrangère du chef de gouvernement en exercice, M. Naoto Kan qui s’est déclaré ouvertement et ostensiblement en faveur d’un candidat libéral dans un pays à l’extrême opposé du notre. En effet, entre ce sondage et le précédent, le PLD perd près de 5 points d’intentions de votes. Qui profite de cette chute vertigineuse ? Le PNK mené en grande pompe par Aso Taro qui traverse le pays de fond en comble pour prêcher la bonne parole et rappeler les enjeux de cette élection législative. On se retrouve donc avec deux partis de droite, l’un plus modéré, le PLD et l’autre, beaucoup plus radical, le PNK. Alors que beaucoup d’analystes politiques avaient prévus une recrudescence du sentiment nationaliste dans beaucoup de pays, il semble que le Raksasa ne soit pas épargné par cette vague mondiale de conservatisme et de retour aux bonnes mœurs. Est-ce un signe inquiétant ? Probablement pas étant donné la relative bonne entente entre les deux partis de coalition. Cependant, les grands enjeux de cette campagne auront été les institutions, la politique économique et la politique étrangère. Sur ces trois points, les avis divergent grandement d’un candidat à l’autre.

Aso Taro souhaite la mise en place d’une République semi-parlementaire et la fin de la monarchie, une sectorisation de notre économie ainsi qu’une refonte des droits de douane pour le commerce extérieur, et enfin un réengagement total du Raksasa dans la scène internationale avec notamment l’ouverture d’échanges diplomatiques avec un grand nombre de pays proscrits jusqu’alors par les différentes administrations successives. On le voit, Aso Taro ne manque pas d’idée et le populisme, si important aux extrêmes n’est pas bien loin dans les discours, pourtant si habiles, du ministre de la Défense et candidat.

Côté Naoto Kan, on privilégie la continuité et la stabilité d’un régime que beaucoup juge inefficient et lent, peu dynamique et profondément bureaucratique. Alors que le sentiment d’un besoin de fédéralisme monte dans les esprits, Naoto Kan se borne à maintenir une politique institutionnelle centralisatrice. Du côté de la politique étrangère, celui-ci souhaite un rapprochement encore plus fort avec le Pelabssa et l’OTH, une intégration somme toute encore plus poussée. Ce qu’Aso Taro refuse en bloc, arguant de l’indépendance et de la perte de souveraineté du pays. Du côté de l’économie, on notera la volonté d’une réduction considérable des dépenses publiques, chose difficilement justifiable tant le pays possède un besoin constant en matière de politique éducative, médicale, sociale et environnementale. Une trop grande protection des règles de la concurrence libre et non faussée risquerait de coûter cher au chef du gouvernement en exercice.

La réponse dans moins d’une semaine, rappelons que la tradition au Raksasa veut que le chef du gouvernement soit issu du parti en tête aux élections, lorsque celui-ci est en mesure d’avoir une majorité, bien sûr.

Posté : dim. févr. 26, 2012 1:59 am
par Siman
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Jiyuan, 15 Juin 2017

Journaliste : Mesdames et Messieurs, bienvenue sur Raksasa Broadcasting Company pour un nouveau numéro de « 60 Minutes », votre magazine d’information. Nous inaugurons pour cette émission un nouveau principe dans notre magazine : l’interview d’une personnalité étrangère du monde politique, des affaires, du sport ou de la culture. La diffusion de cette interview sera internationale et en partenariat avec plusieurs grands groupes de presse mondiaux. Aujourd’hui, un invité exceptionnel répondra à nos questions : la Chancelière de la République Fédérale, Madame Ketty Haslen. Bonjour madame la Chancelière, merci d’avoir accepté notre invitation.

Ketty Helsen : Bonjour, c'est un plaisir de vous recevoir ici au Quantar et de répondre à vos questions concernant l'actualité internationale.

Journaliste : Madame Haslen, vous êtes une femme hautement diplômé, votre parcours dans le secteur privé est remarquable, comment une femme comme vous peut être se retrouver en politique, milieu pourtant très masculin et où la place des femmes est encore trop faible ?

Ketty Helsen : Je me suis, comme vous, plusieurs fois posé la question. [Sourire] Je n'ai pas vraiment porté un grand à la politique étant beaucoup plus jeune contrairement à mes parents qui étaient très engagé. Mon engagement politique justement fut tout d'abord un engagement contestataire. Un engagement par conviction et par lutte. Je ne me destinais pas du tout à la politique mais le destin en a sans doute décidé autrement. Je venais de commencer mes études de médecine quand le Quantar a assisté à un événement majeur de son histoire qui allait bouleverser sa vie politique, son quotidien et sa représentation du monde pour plusieurs années. Le coup d'état de Barthalamäus Guebs au début de l'année 1970 a été l'élément déclencheur de mon engagement politique. En parallèle de mes études, j'ai donc rejoint la "Quantare Freiheit" qui mené divers actions de résistance au Quantar contre le régime nazi et bien au-delà de la résistance, dans toute sa splendeur, ce fut également un mouvement politique qui clandestinement diffusait ses idées. J'étais d'ailleurs rédactrice du journal (le "Blick in die Zeit") du mouvement de résistance et je diffusais les tracts de contre-propagande avec, bien entendu, la menace constante de représailles de la police politique qui n'a pas épargné certains de mes camarades. Dès lors, j'ai, paradoxalement, trouvé un intérêt dans l'engagement politique que j'ai poursuivis après la chute du régime puisque tout en continuant ma carrière professionnelle, je me suis investis dans la vie politique pour finalement rejoindre le mouvement chrétiens-conservateur. Pour la petite anecdote, le mouvement de résistance à laquelle j'appartenais avait des aspirations sociaux-démocrates voire communiste. [Sourire] Une carrière que j'ai abandonnée quand j'ai été nommé, pour la première fois, au gouvernement de Karl Fritz à la fin des années 1980 en tant que Ministre de la Santé publique. Un parcours politique que j'ai continué en occupant divers fonction au sein de mon parti et des gouvernements qui se sont succédé. La politique est donc devenue une nécessité et un intérêt au final que je porte toujours aujourd'hui et que j'essaie de partager.

Journaliste : Comment décririez-vous l’engagement politique, je parle évidemment de la politique dans son sens le plus noble, celui d’agir au service du peuple et pour ses intérêts ?

Ketty Helsen : Je dirai que l'engagement politique est un partage à la fois pour la jeune génération qui sera amenée à nous succéder à la tête du pays mais aussi pour l'ancienne génération qui à tout à apprendre aux plus jeunes. Il y a un besoin mutuel entre ces deux noyaux, il y a des expériences à partager qui sont porteuses d'un message, d'une morale, bonne ou mauvaise, qui incite les jeunes générations à s'appuyer sur un modèle tout en faisant preuve d'originalité. C'est le principe du maître et de l'élève, ce dernier fini toujours, à un moment donné, par dépasser son modèle. J'ai toujours eu la volonté de laisser une place à cette jeunesse que ce soit dans mon gouvernement, dans un ministère ou dans mon équipe la plus proche. Ils ont une vision de la politique assez novatrice, fraîche, audacieuse qui répond parfaitement aux défis d'aujourd'hui. Mais vous allez me dire qu'apporte l'ancienne génération, l'ancienne politique et je me contenterai de vous dire qu'elle apporte l'expérience et le vécu. Deux notions primordiales qui permettent d'empêcher les erreurs, de comprendre les réussites tout en créant un lien assez fort qui pour moi est l'essence même de la politique. Alors j'en viens naturellement au fait qu'elle est également une nécessité. La politique n'est pas exclusivement réservée aux étudiants brillant qui sortent des grandes écoles ou des grands instituts. Tout le monde à du "politique" en soi, c'est inhérent à la nature humaine et l'Histoire nous le démontre parfaitement bien. Je considère la politique comme une science que sous un seul aspect: celui de l'expérience. Et je parle d'expérience au sens scientifique du terme, là où l'on essaie, l'on cherche, l'on tâte, pour trouver la bonne formule, le résultat final qui ne relèvera plus du consensus, ou du désaccord, mais de la vérité, de l'accord général. Elle est également une nécessité car tout le monde doit y participer. Elle agit, bien plus que beaucoup d'autres facteurs, sur notre quotidien et par conséquent, on ne peut pas y être insensible ou indifférent. Tout le monde parle de politique, c'est un sujet familier, qui fait l'objet de discussion, de débat, de partage au-delà des hommes politiques.
Et enfin, je dirai que c'est de la conviction. On fait de la politique par choix, par intérêt, pour certain, mais au fond de nous, on a une cause à défendre, un idéal à accomplir. Et ceux qui réussissent cet idéal sont les grands hommes, les grandes figures que nous avons pu connaître au cours de nos histoires, dans le cadre nationale, et de notre histoire du point de vue internationale. C'est un cheval de bataille, la conviction, c'est elle qui nous permet de résister à la résistance, si j'ose dire, de reprendre les choses en main quand elles vont mal, et de ne pas lâcher quand tous nous oblige à la faire. On ne quitte pas le navire quand celui-ci est en train de coulé, on affronte les événements quand ils viennent et on les règle pour le bien de la communauté tout entière qui avant de nous avoir élu, croit en nous.

Journaliste : Vous êtes à la tête du Quantar depuis maintenant plus d’un an, quel est votre ressenti sur cette première année à la tête du pays ? Avez-vous des réformes d’importances prévues pour l’année à venir ?

Ketty Helsen : Je dois dire que la transition n'a pas été d'une grande difficulté. J'entends par là que je n'ai pas été plongé dans un monde que je ne connaissais pas. J'ai plusieurs fois assisté et remplacé l'ancienne chancelière. Et en tant que Ministre des Affaires Étrangères, je savais pertinemment ce qui m’attendait à la tête du Quantar et ce fut peut-être l'une des raisons de mon élection par le Bundestag. J'ai eu la chance de pouvoir discuter avec Abby Venternen avant son départ, nous avons longuement abordé de nombreux points de l'actualité nationale et internationale, nous avons échangé sur les dossiers afin de préparer une passation de pouvoir efficace et dynamique. J'étais plutôt confiante même si un très gros travail m'attendait sur le plan international avec les événements de l'Alméra Ouest, l'OTH et les Pelabssa. Je ne regrette rien, c'est une certitude, je semble avoir relevé les défis qui m'attendaient, en restant en accord avec les principes du Quantar, mais ceux qui viennent sont encore plus durs, plus exigeant et la classe politique quantarienne qu'elle soit de gauche comme de droite aura pour tâche de les relever. Je n'ai pas, à proprement parlé, de grandes réformes pour l'année à venir. Pour deux raisons principales, d'une part parce que c'est une année électorale. Les Quantariens devront tirer le bilan de ces quatre années d'action et de modernisation du Quantar, prendre note des propositions que la classe politique leur soumettra et de prendre leur décision finale soit pour redonner une confiance, soit pour privilégier l'alternative. Ce sont les seules juges de la politique quantarienne et ils choisissent en fonction de ce qui est bon, ou pas, pour le Quantar. D'autre part parce que les plus grandes réformes politiques et économiques ont été menées, le soucis maintenant est de préserver l'acquis en légiférant, en débattant et en soumettant des propositions pour conforter la position du Quantar sans oublier également de préparer l'avenir, en prenant les mesures qui s'imposent, celles que nous jugeons nécessaires pour maintenir le Quantar où il est. Il ne faut pas se reposer sur ses lauriers, si j'ose dire, et il faut savoir affronter l'avenir, préparé nos lendemains pour poursuivre l'idéal que nous recherchons.

Journaliste : La succession de la très médiatique et très populaire Abby Venternen était-elle facile à prendre, que ce soit sur la scène politique nationale et internationale ? Envisageriez-vous de vous représenter devant le parlement pour obtenir de lui un second mandat à la tête du Quantar ?

Ketty Helsen : Les conditions de succession n'ont pas été idéales et je ne souhaite à aucun chef d'État de succéder à un prédécesseur dans de telles conditions. La motion de censure votée à l'encontre d'Abby Venternen a eu grand effet sur la classe politique et sur l'opinion publique. Tout d'abord parce que dans l'histoire politique du Quantar de telles sanctions ont été très rares et elles relevaient plus d'une succession d'événements et de bouleversements politique que d'une seule action et d'un seul bilan. Ajoutons que le Chef d'État était souvent l'instigateur de cette motion et par conséquent nous n'avons pas cette culture de la sanction. Elle a bouleversé aussi car la situation était encore très tendue, les tensions étaient plus ou moins retombées si bien que politiquement parlant personne ne pouvaient imaginer une démission forcée. D'autant plus que les Quantariens attendaient plus une prise en main rapide de la situation par la Chancellerie qu'une censure de sa politique. Donc au niveau national, la tâche fut plus difficile et plus complexe car le contexte ne s'y prêtait pas. Le gouvernement, bénéficiant déjà d'une certaine notoriété auprès des Quantariens et poursuivant la politique suivie depuis la prise de pouvoir d'Abby Venternen, a réussi a réinstaller une confiance mutuelle et préserver les liens qui avaient durablement été établi. La façon de mener les dossiers, de s'adresser et d'aller à la rencontre des Quantariens a sans doute changé mais le fond reste le même. Pour ce qui est de la politique internationale, mon ancien poste de Ministre des Affaires Étrangères a considérablement facilité les choses et les Chefs d'État étrangers ont vécu cela comme une simple passation de pouvoir en gardant à l'esprit les conditions celle-ci. Je n'étais d'ailleurs malheureusement pas la seule a reconduire un gouvernement donc mes homologues comprenaient la situation et certains m'ont soutenu comme nos alliés de l'OTH. Je connaissais donc parfaitement les dossiers et les enjeux, c'est pour cette raison qu'un moment donné, j'ai privilégié la politique nationale pour réinstaller un climat politique stable et prospère dans lequel le processus démocratique pourrait se poursuivre convenablement.
Pour ce qui est de conduire un mandat complet à la tête du Quantar, je dirai simplement que les jeux ne sont pas faits et que la décision finale n'appartient qu'aux Quantariens.

Journaliste : Venons-en à un chapitre plus international. Le Rike du Lochlann ne représente aujourd’hui plus une menace pour la paix en Alméra occidentale. Le Blodbad reste aujourd’hui comme une tare, et le mot est faible, pour les pays démocrates. Certains s’amusent même à dire que la démocratie est un système encore plus génocidaire que le régime kiroviste en Rostovie ? Que pouvez-vous dire face à cela ? Devons-nous franchir certaine la ligne jaune quand il s’agit de la protection de la démocratie ?

Ketty Helsen : Tout d'abord, les pays qui s'adonnent des comparaisons n'ont sans doute que cela à faire et ne comprennent décidemment pas les spécificités de la géopolitique et de la politique internationale donc ils ne méritent pas une grande attention de notre part. Je refuse les constats au lendemain d'une guerre, je refuse les vérités générales après de telles atrocités que ce soit avant, pendant et après la guerre, et je refuse que l'on juge sans comprendre et pour le simple plaisir de s'inscrire dans une tendance mondiale. Là où l'affirmation aurait été d'un grand intérêt, pour tout le monde, c'est pourquoi. Pourquoi les démocraties en sont venues à de tels actes? Pourquoi la démocratie s'est abaissée à un tel niveau? Ce n'est sûrement pas à des diplomates d'en juger. Les acteurs de la politique internationale ne peuvent pas en être les juges pour des raisons qui sont simples. Alors oui, je l'avoue, les limites, que les démocraties s'étaient fixée, ont, de loin, été dépassées et nous sommes malheureusement qu'au début des réflexions de ce genre. Aujourd'hui c'est un travail de réhabilitation, de réflexion et de compréhension qui doit être menée par les démocraties. Ce n'est sûrement pas d'autres pays de le faire ou de le conduire. Nous traversons, ou nous avons traversé, selon les points de vue, une importante crise morale et identitaire. C'est pour cette raison que nous avons le désir, au-delà des critiques basses et redondantes qui mettent en lumière une certaine carence et méconnaissance profonde du sujet, de mener cette réhabilitation et de réaffirmer nos principes que nous sommes les seules à défendre. Quant à la question devons-nous franchir certaine limite pour la protection de la démocratie, et si l'on poursuit la question d'un pays, d'une culture, d'un peuple, je suis d'avis que l’on ne peut pas y répondre. Pourquoi? Parce que la réponse n'est pas universelle et unique, qu'elle s'impose en fonction des événements et de la situation et que parfois même la question ne se pose pas. Mais quoiqu'il en soit la réponse ne poursuit qu'un seul but. Protéger. Le rôle d'un État, peu importe l'idéologie, est de protéger son peuple, léguer à ses générations futures un pays en paix, harmonieux et libre. Défendre sa culture et sa civilisation. Voilà pourquoi des décisions, quand on les analyse le lendemain, peuvent être considérées comme irréfléchies, barbares, incompréhensible. Je ne suis pas partisane de la politique: un fait, une réponse. On ne peut pas généraliser et comparer sur une situation. La réponse demande du temps, du travail tant sur soi que sur la situation et de la raison.

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Journaliste : Comment envisagez-vous l’avenir dans la région ? Un rapprochement entre le Quantar et l’Albion, deux pays membres de l’Organisation du Traité d’Hellington et les pays membres de la Sainte Alliance n’est-il pas nécessaire pour maintenir la stabilité de la région ?

Ketty Helsen : Après deux guerres en si peu de temps, l'avenir est assez sombre pour certaine personne et le pessimisme est de mise. Ce n'est pas ma position et je réaffirme le désir du Quantar pour la paix et la stabilité de la région. Et je crois encore qu'elle est possible. Mais la volonté doit être identique dans les deux camps. Les démocraties libérales d'Alméra Ouest n'aspirent qu'a se développer et qu'a prospérer dans les conditions nécessaires à la réalisation de ces idéaux: la paix et la stabilité. Si pour cela, l'ignorance est la solution alors nous appliquerons cette politique, si c'est la collaboration alors nous ferons de même. L'objectif en Alméra Ouest est d'éloigner le spectre de la guerre une bonne fois pour toute et d'entretenir des relations responsables. Si les différents venaient à perturber l'harmonie de la région alors nous appelons au dialogue, à l'intelligence et à la responsabilité. Malheureusement, et nous le regrettons, Le Terdus comme le Thorval ont immédiatement fermé leurs ambassades au Quantar avant ou après la guerre, d'une façon plus ou moins diplomatique, et nous constatons que du côté du Schlessien le dialogue n'est pas totalement rompu puisque nous avons consenti à laisser nos ambassades ouvertes pour pouvoir dialoguer si la situation le demande. C'est ce que j'appelle un comportement responsable. Je suis d'avis que le continent connaîtra la paix quand le cercle vicieux de la vengeance cessera. De notre côté la situation est claire, aucun esprit de vengeance conduit notre politique et Dieu sait que nous pouvons reprocher tant de choses. Mais à quoi cela sert-il? Si nous sommes exclusivement guidés par ce sentiment alors rien ne pourra se réaliser dans la région et nous serons condamnés, si j'ose dire, à l'affrontement perpétuel. Ce n'est pas ce que nous voulons. Et nous regrettons si certains pensent le contraire. Quand à une collaboration entre les membres de l’OTH d’Alméra et de la Sainte Alliance, il est certain qu'elle est nécessaire. Mais nécessité n'inclue pas malheureusement faisabilité ou possibilité. Et je pense certainement que des deux côtés, il est beaucoup trop tôt pour envisager une telle politique. J'ajoute que quand elle est possible, elle n'est pas forcément garante de paix. Nous avons eu le bon exemple pendant cette deuxième guerre de la Péninsule. L'OTH avait auparavant collaboré avec la SA.
Mais nous avons le désir d'une paix durable dans la région, à bon entendeur, dirais-je.

Journaliste : Le Rike du Lochlann n’est plus, quel est le nouvel ennemi du Quantar ?

Ketty Helsen : [Sourire] Question originale. Nous n'avons pas forcément d'ennemi attitré, nous n'en cherchons pas, nous n'en voulons pas, nous voulons simplement la collaboration et le dialogue. Réfléchir en termes d'amis, d'ennemi n'est pas selon moi, une bonne solution pour le futur en Alméra Ouest. Comme je l'ai dit plus tôt, nous appelons à la responsabilité et ce n'est pas en réfléchissant ainsi que nous officialiseront une ère de prospérité et d'entente sur le continent. Toutefois si nous intérêts, notre intégrité ou notre souveraineté est remise en cause alors nous serons ravis de répondre à votre question. [Sourire]

Journaliste : Malgré sa perte d’influence ces derniers mois et sa passivité sur la scène internationale, la Rostovie reste un danger pour les pays libéraux. Que ce soit au Raksasa ou au Quantar, la menace communiste est aujourd’hui réelle, comment doit s’orienter la politique de défense communautaire selon vous face à ce danger permanent ?

Ketty Helsen : La Rostovie est une menace pour le monde mais également pour elle-même. Je pense que les événements de ces derniers temps, nous l'ont prouvé. De ce fait, la défense de nos intérêts, qui sont communs, passe par l'Organisation du Traité d'Hellington. Une collaboration plus étroite entre ses membres est selon moi nécessaire. Nous avons connu des moments difficiles de part l'absence des États-Unis de Pelabssa et nous avons su résister. Maintenant nous bénéficions d'un soutien, nous avons une ligne diplomatique claire qui fait l'objet d'un consensus, nous sommes unis, ce qui n'a pas toujours été le cas, tout cela en développant notre politique de défense. Ce sont autant de points qui nous permettent de tenir diplomatiquement face à la Rostovie et d'officialiser le retour des démocraties libérales. Nous devons impérativement défendre nos intérêts et notre intégrité. C'est un devoir moral envers nos populations et tous les autres peuples libres de la planète. Toutefois, et je prends acte de l'expérience du Quantar en Alméra Ouest, la provocation, le désir de vengeance ou encore l'absence de dialogue ne doivent pas conduire notre politique. On sait très bien que la passivité rostove laisse toujours place à une période d'hyper activité qui induit inéluctablement une hausse des tensions. C'est assez cyclique et c'est visible des deux côtés. L'ours est en hibernation et le réveil ne devrait pas tarder. Sauf que les règles du jeu ont changé. Les démocraties ont pris note de leurs erreurs, ont conclu des accords et ont pris conscience de l'impérieuse nécessité de conclure des accords militaires beaucoup plus profond, beaucoup plus collaboratif. La dernière rencontre de l'OTH, dont j'ai reçu les rapports détaillés, s'est très largement orientée vers la politique de défense commune avec un certains nombres d'accords qui ont pour but d'assurer une défense efficace contre une éventuelle hostilité politique de la part de la Rostovie et du Pacte de Novgorod. Nous sommes très satisfaits de ces résultats et nous comptons poursuivre dans cette voie. Vous savez, l'atteinte du Pacte de Novgorod à la souveraineté du Raksasa, il y a quelque mois de cela, a profondément heurté la classe politique quantarienne, tout comme la population, et nous devons tirer les leçons de cette attaque surprise et éviter, à tout prix, que cela ne se reproduise à l'avenir. Selon moi, nous avons pris les mesures nécessaires.

Journaliste : L’Organisation du Traité d’Hellington existe depuis plus de deux ans maintenant. Son bilan est pour le moins mitigé : on note le départ du Ranekika et du Java, une crise diplomatique profonde a eu lieu sur les relations avec la Fédération d’Aquanox. L’organisation est-elle vraiment unie ?

Ketty Helsen : Comme vous venez de le dire, elle n'existe que depuis deux ans. Je suis d'avis qu'une organisation ne se construit pas essentiellement sur des réussites et nous devons prendre en compte ces échecs car ils sont précieux. Les échecs de l'UD, par exemple, nous ont été précieux car c'est sur ses ruines que nous avons réussi à bâtir une OTH performante et active sur la scène internationale. L'OTH est jeune, elle conclue ses premiers accords, s'intègre progressivement dans la politique internationale et fait, selon moi, face aux défis de ce monde. A côté du très rapide bilan que vous venez d'énumérer, l'OTH peut se féliciter de réussites comme ce fut le cas dans le Vicaskaran où nous avons préservé la souveraineté de plusieurs nations, de même en Aîrshen ou encore en ce moment même au Liberta où nous essayons de remettre en place l'unité politique tout en intensifiant notre aide humanitaire. Les résultats sont d'ailleurs au rendez-vous et particulièrement porteur d'optimisme même si on tend à remettre en cause ces résultats. Je ne suis pas d'accord avec vos doutes concernant l'unité de l'OTH. Nous avons su surmonter les principales crises, même les pires, nous avons enchaîné les réunions internes avec succès et nous avons réussi à nous imposer dans le paysage diplomatique internationale ce qui démontre, excusez-moi du peu, notre désir d'unité pour évoluer dans un monde qui nous est hostile. L'Organisation du Traité d'Hellington à un avenir certain dans ce monde et elle deviendra ce qu'elle sera par la politique de ses membres et leurs projets pour l'organisation.

Journaliste : Plusieurs accords et traités ont été signés depuis les débuts de l’organisation, pouvez-vous nous dire quels sont les plus grandes réussites communautaire à l’heure actuelle ?

Ketty Helsen : La grande réussite, au-delà des traités, est la réunion des démocraties libérales en une seule et même Union. Après de nombreux échecs, le pessimisme commençait à gagner de nombreuses nations. Cela aurait été difficilement imaginable il y a quelques années et l'effort est louable. Réunir ses idéaux et ses principes sous une même bannière a demandé du temps, de la patience, des discussions et des réflexions. Mais nous avons posé les bases de l'idéal que nous voulions et nous avons, en quelque sorte, créé un marché où la liberté et la prospérité sont les maîtres mots. C'est une réussite. Et donc indirectement l'ensemble des traités que nous avons signés reflètent ce succès et nos aspirations.

Journaliste : Au terme de plusieurs réunions réunissant les représentants des Etats membres, l’Organisation vient de produire ses premiers traités, axés principalement sur les questions de politique étrangère, de défense et d’économie. Concrètement, quels sont les objectifs de ces traités pour les pays membres ?

Ketty Helsen : L'objectif est d'installer une certaine cohérence dans nos politiques économique et diplomatique. Nous avons connu, avec la Fédération d'Aquanox comme nous l'avons dit plus tôt, des divergences importantes qui ont profondément bousculé et divisé l'organisation. Nous avons su prendre nos responsabilités, passer outre ces désaccords et conclure une ligne diplomatique claire et précise vis-à-vis l'ensemble des pays de la planète. Alors, afin de rassurer les souverainistes, la politique étrangère des pays membres n'est pas remise en question, n'est pas dictée, la liberté diplomatique, si j'ose dire, des pays membres est totale mais nous avons conclu des accords qui permettent de préserver notre intégrité et notre souveraineté tout en ayant le désir de conduire une politique diplomatique entre membre rationnelle et harmonieuse qui permettent d'éviter les tensions aussi bien entre membres ou avec les autres pays.
Concernant l'économie nous avons harmonisé nos taux de douanes dans l'optique de mettre en place un marché économique commun basé sur l'échange, le promotion, l'innovation et la réussite mais également stimuler nos économies, toutes diversifiées et spécialisées dans plusieurs domaines où nous sommes plus ou moins compétent, afin de ne pas se confronter à la politique protectionniste qui est certes une solution sur le court terme mais sûrement pas à long terme. Les effets de ce marché unique sont d'ailleurs visibles dans la croissance des États membres de l'OTH mais aussi dans les partenariats conclus entre nos entreprises. Nous avons une réelle coopération économique qui se met en place et cela solidifie sans aucun doute l'OTH. Une harmonisation des taux de douanes que nous avons appliquées, d'un commun accord, vis-à-vis des pays non-membre de l'OTH. L'objectif s'appuie toujours sur la cohérence et la protection du marché qui est en train d'émerger entre les membres de l'OTH. C'est une des grandes réussites de l'organisation et le Quantar tend à poursuivre dans cette voie. Concernant le chapitre militaire, comme je l'ai dit plus haut, nous avons essentiellement défini une politique stratégique commune qui vise à protéger nos idéaux et nos concitoyens dans un monde de plus en plus instable. Les avancées sur chapitre ont été toute aussi nombreuses et la politique militaire de l'OTH est en voie d'harmonisation totale ce qui permettra de défendre nos intérêts dans le monde.

Journaliste : Votre compatriote, le quantarien Jan Leinsh vient de terminer son mandat de Secrétaire général de l’Organisation, quel est son bilan ? Quel regard portez-vous sur son action pendant son mandat à la tête de l’Organisation ?

Ketty Helsen : Tout d'abord, je tiens à le féliciter pour ce mandat à la tête de l'Organisation du Traité de l'Hellington, j'ai d'ailleurs eu l'occasion de lui dire et de discuter avec lui sur la politique de l'OTH pendant cette année. Je ne sais pas si je suis la plus à même de juger son bilan mais je l'ai trouvé à la hauteur des enjeux qu'il devait affronter, des défis qu'il devait régler tout cela avec diplomatie et en respectant les recommandations de l'OTH. Il a d'ailleurs activement participé à la construction de l'OTH et à son émergence dans le monde, ce qui explique cette conduite et ces résultats. Il poursuivra du reste cette tâche en tant que membre de la délégation quantarienne à Hellington et j'ai entièrement confiance en lui pour cela au vue de sa qualité de diplomate internationale. L'une des plus grandes réussites, à mon avis, est le rapprochement effectué avec la Fédération d'Aquanox ce qui a pu normaliser nos relations avec cet État et avancé vers une possible collaboration. J'ai eu le plaisir de discuter avec lui sur ce sujet et il m'a fait part de son ressentie sur ces multiples rencontre qui ont été complexes mais finalement bénéfiques pour les deux parties. Et je tiens encore à le féliciter pour cela. Si un reproche doit être fait, je pense que je mettrais en avant la négligence de la politique culturelle de l'OTH et son ouverture sur les peuples qui ont besoin de connaître l'organisation. Bien entendu, je sais pertinemment que les divers tensions ont empêché la réalisation des projets de Monsieur Leinsch, de plus, encore beaucoup de chose reste à faire et j'espère que le prochain secrétaire générale, ou le prochain quantarien à la tête du Secrétariat, pourra combler ce vide.

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Journaliste : Comme vous le savez, c’est au Raksasa de prendre en main la destinée de l’Organisation, et ce, pendant une année complète. Le gouvernement raksasan a décidé de nommer l’ancien secrétaire général adjoint, M. Kazuhiro Haraguchi au poste de Secrétaire général, quels sont selon vous les priorités de son mandat ?

Ketty Helsen : J'ai eu le plaisir de rencontrer à plusieurs reprises Monsieur Haraguchi et nous avons tous deux partagé notre vision de l'OTH. C'est un homme optimiste, qui croit beaucoup au potentiel du Traité d'Hellington et qui a de très grands projets pour l'Organisation. Il les a d'ailleurs annoncé dès sa nomination, et lors de son discours inaugural, très engagé et porteur de changement, et je le soutiens vraiment dans la politique qu'il va mener pendant un an. Ces projets s'inscrivent dans une volonté de poursuite des actions de ses prédécesseurs dans les domaines économiques et militaires. La constitution d'un fonds de développement et d’un fonds d’aide humanitaire communautaire mérite, par exemple, toute notre attention et le Quantar est prêt à ouvrir les discussions sur ce point et à soutenir Monsieur Haraguchi qui, je ne le doute pas, soumettra des propositions intéressantes pour voir émerger cette idée. L'originalité, ce dont j'applaudis l'initiative, est que Monsieur Haraguchi ajoute un nouveau domaine à la coopération entre nos nations. Je parle bien évidemment de la culture qui est, selon moi, un point important pour le rapprochement des peuples dont les nations sont membres de l'OTH. Car au-delà des alliances entre nations, c'est bel et bien les alliances et les rapprochements des peuples qui constituent l'Organisation et qui participeront à son évolution. J'ai eu la chance de jeter un coup d'œil sur les ébauches de ces projets et les initiatives sont intéressantes et seront accueillis positivement dans tous les pays membres, c'est une certitude. Je constate également cette volonté d'ouverture au Pacte de Novgorod et pour un raksasan c'est un signe fort qui montre notre détermination à établir des relations stables et saines dans ce monde trop souvent perturbés par des conflits qui menacent l'intégrité de nos citoyens et qui les inquiètent. J'espère que Monsieur Haraguchi pourra durant un an mener à bien ses projets en collaboration avec nos représentants dans un désir de développement de l'OTH.

Journaliste : L’Organisation du Traité d’Hellington, pour gagner en influence sur la scène internationale ne doit-elle pas se démocratiser et se « vendre » un peu plus ? On constate un fort rejet des pays démocrates dans le monde au sujet d’une éventuelle adhésion. La récente guerre en Alméra et la solution utilisée pour résoudre le conflit est nécessairement un frein à l’attractivité de l’Organisation. Qu’en pensez-vous ?

Ketty Helsen : Je ne sais pas ce que vous entendez par démocratiser mais tout a été fait dans le traité pour faire de l'OTH un exemple en matière d'Organisation internationale. Ainsi, les membres fondateurs ne bénéficient pas de plus de prérogatives que les nouveaux membres officiellement intégrés. Là où nous devons démocratiser sans doute l'OTH, et c'est peut être l'objet de votre question, est l'élimination des disparités entre les membres que l'on peut qualifier "d'important" et les autres de "moins important". Ces critères se fondent par exemple sur la puissance économique, militaire ou encore le poids diplomatique. Et c'est là que nous devons intervenir en aidant économiquement les pays les moins développés, ou les régions qui sont en retard de développement ou en reconversion, en soutenant et aidant militairement les pays les plus vulnérables pour qu'ils se constituent une force de défense active et performante. Je suis d'avis qu'il y a de nombreux points encore à régler, des différences à effacer pour que les pays membres soient sur le même pied d'égalité. Sur la question de se vendre, je ne pense pas que se soit le but de l'OTH. Par vendre, j'entends faire des concessions, accepter certaines entraves pour élargir le cercle des pays membres, passer sous silence certaines clauses d'un des traités pour satisfaire un membre postulant à l'organisation. Or l'OTH est une organisation sérieuse qui défend des principes et qui a des objectifs précis et notre but n'est pas de nous faire la publicité mais de défendre nos intérêts à l'étranger et d'aider les démocraties qui seraient en difficulté. Toutefois, je n’exclus pas qu'il faut une promotion de l'organisation auprès des démocraties libérales de ce monde qui partagent un idéal commun et des principes semblables. Et je pense que c'est du ressort des nations membres d'élargir l'organisation en proposant à ces pays une éventuelle adhésion et en leur expliquant les principes et objectifs de l'Organisation. La guerre en Alméra a sans doute eu des répercussions sur l'image de l'OTH et c'est pourquoi, nous devons à tout prix, au-delà des critiques qui persisteront, revaloriser, rehausser, restaurer l'OTH car elle est la seule organisation qui défend les libertés fondamentales et les principes qui sont l'essence même des démocraties libérales. Toutefois, nous ne pouvons pas forcer des pays qui ne veulent pas adhérer à notre organisation. Cela n'exclut pas, bien entendu, la collaboration et l'entente, bien au contraire. C'est comme cela que nous reconstruirons notre image auprès du monde entier et plus précisément des démocraties.

Journaliste : Nous souhaiterions maintenant connaître votre point de vue sur les relations entre le Quantar et le Raksasa. Vous le savez, il n’y a jamais eu une véritable amitié ou une quelconque entente entre les deux pays depuis des siècles et des siècles. Au Raksasa, le rapprochement effectué par le biais de l’Organisation représente une opportunité unique de sceller des liens forts avec le Quantar, quel est votre point de vue ?

Ketty Helsen : Il est vrai que les relations entre le Raksasa et le Quantar ont connu plusieurs siècles d'ignorance et le rapprochement date de peu et s'est effectué progressivement. Nous voyons une opportunité là où nos prédécesseurs n'y voyaient aucun intérêt à tort d'ailleurs. Les derniers choix politique du Raksasa ont eu sans doute un rôle prépondérant mais quoiqu'il en soit le train est lancé, si je puis dire, et les partenariats risquent de se multiplier ce qui représente une occasion inespérée de poursuivre vers le développement de nos relations. Nous avons des spécificités économiques qui permettent de nombreux échanges, et une certaine complémentarité, ce qui fait du Raksasa, un partenaire économique important et je pense que ça ira en augmentant à l'avenir. Au niveau privé d'ailleurs, les entreprises quantariennes comme raksasanes sont liées par de nombreux partenariats parfois concernant la recherche et l'innovation et nous sommes particulièrement satisfait qu'une relation de confiance ait pu s'établir aussi rapidement et aussi facilement. Bien plus que l'économie, du point de vue diplomatique, j'ai personnellement constaté des points communs sur certains dossiers avec le Raksasa ce qui en fait un partenaire de choix dans la nouvelle diplomatie internationale et au sein de l'OTH où nos voix peuvent influencer certaines décisions. J'ai d'ailleurs reçu de nombreuses fois Monsieur Kerbal, ambassadeur du Raksasa au Quantar, à la Chancellerie pour discuter de certains points de l'actualité internationale et partager l'avis du Raksasa. C'est donc une relation confiance, que j'espère durable, qui s'est construite entre nos deux pays et nous allons oeuvrer pour son développement. Et comme vous le dite, l'OTH a été le fer de lance de l'émergence de cette alliance mais je mettrais l'accent aussi sur la culture qui a permis à nos deux peuples de se découvrir, de se comprendre et de s'intéresser mutuellement. Les échanges culturels le constate, l'attractivité mutuelle de nos pays aussi tout comme celle de nos universités. J'espère que nos successeurs poursuivront dans cette voie

Journaliste : Le Raksasa est actuellement à moins d’une semaine des élections législatives. Pour l’heure et d’après le dernier sondage effectué par un institut d’opinion, le Parti Libéral-démocrate (PLD) du Président du gouvernement M. Naoto Kan arrive en tête avec seulement 32% des intentions de votes. De l’autre côté, chez le Parti du Nouveau Komeito (PNK) du ministre de la Défense M. Aso Taro, on note une progression exceptionnelle de près de 5 points à 31%. Cette baisse s’explique par la prise de position publique du chef de gouvernement en faveur du président sortant McGonney en Adélie. Estimez-vous normal et légitime qu’un gouvernement étranger apporte un soutien public à un candidat à une élection présidentielle ?

Ketty Helsen : Vous savez, il n'y a pas de vérités générale. Certains vous diront que soutenir un candidat peut paraître tout à fait normal, d'autres s'appuieront sur l'argument de l'ingérence comme nous avons pu le voir en Adélie et ce que je regrette. Nous avons eu toutes les manières d'aborder le sujet au Quantar. Abby Venternen se refusait catégoriquement de soutenir un candidat étranger à l'élection présidentielle pour le simple fait que la vie politique interne n'était pas du ressort des nations étrangères même alliées. Je pense personnellement quand tant que famille politique proche, nous pouvons apporter, par une simple déclaration, un soutien politique à un candidat étranger. Lors des élections présidentielles aux États-Unis de Pelabssa, j'ai ainsi apporté mon soutien au candidat Payton sans que cela ne pose un quelconque problème aux USP comme au Quantar. Mais je peux parfaitement comprendre que les opinions peuvent diverger sur ce sujet.

Journaliste : Le programme de M. Aso Taro n’est clairement pas en faveur d’une intégration encore plus poussée du Raksasa au sein de l’Organisation alors que le programme de Naoto Kan et son action à la tête du pays montre un intérêt élevé pour l’Organisation, soutiendrez-vous publiquement le chef du gouvernement raksasan pour ces élections ?

Ketty Helsen : [Plutôt gênée, elle esquisse un sourire] Je ne pense pas que l'on doit juger le programme d'un candidat sur un domaine précis, en l'occurrence l'OTH en ce qui nous concerne, et si Monsieur Taro est plus retissant au développement des traités que nous avons conclu alors nous respecterons sa politique et nous essayerons de trouver un consensus qui nous permettent de compter sur le Raksasa dans le renforcement de la politique de l'Organisation. Mais le programme de Monsieur Taro n'est pas hostile à l'OTH et il comprend, comme nous, l'intérêt d'une telle organisation. Je connais les compétences de Monsieur Taro, c'est un homme politique d'une grande compétence, d'une grande qualité tout comme Monsieur Kan et je ne saurais mettre un quelconque jugement sur leur politique. Voilà les limites de l'ingérence. Nous pouvons parfaitement soutenir un candidat mais nous ne devons pas juger une politique car nous ne sommes pas habilités à le faire. [Elle esquive volontairement la réponse à la question initiale]

Journaliste : Merci Madame la Chancelière de nous avoir accueillis ici, au Château Bauerburg, joyau du patrimoine culturel quantarien. Merci à vous de nous avoir suivis. Retrouvez le replay de l'émission d'aujourd'hui sur notre site internet www.60minutes.rak. La rédaction de « 60 Minutes » vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau numéro de votre magazine d’information. Merci et à bientôt.

Posté : dim. févr. 26, 2012 6:41 pm
par Siman
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Jiyuan, 15 Juin 2017

EDITION SPÉCIALE | Politique : Résultats des élections législatives

Parti du nouveau Komeito (PNK, Conservateur) : 28%
Parti démocrate du Raksasa (PDR, Socialiste) : 25%
Parti libéral-démocrate (PLD, Libéral) : 24%
Parti social-démocrate (PSD, Socio-démocrate) : 10%
Nouveau parti de la réforme (NPR, Réformiste) : 8%
Parti communiste raksasan (PCR, Communiste) : 5%

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Posté : lun. févr. 27, 2012 1:47 pm
par Siman
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Jiyuan, 16 Juin 2017

Politique : Début des concertations entre socialistes, libéraux et réformistes suite à la publication des résultats officiels des législatives

Le PLD du président de gouvernement Naoto Kan est en pleine phase interrogative depuis hier et l’annonce des résultats des législatives. Le PLD chute lourdement et passe de 226 sièges à 151 sièges sur les 630 sièges de la Chambre des députés. Cependant, les élections sénatoriales ont offert en 2015 une avance confortable à l’ancien premier parti du pays : en effet, le PLD compte 142 sénateurs sur les 348 que compte le Sénat. L’analyse politique de ces élections est finalement très simple : les libéraux ont deux possibilités, soit une alliance avec les conservateurs et nationalistes du PNK, soit une alliance avec socialistes et modérés du PDR. Il y a encore deux ans, une possible alliance entre les libéraux et les socialistes semblait impossible, aujourd’hui, et face à la montée du vote conservateur-nationaliste, cette alliance deviendrait presque une nécessité absolue pour le PLD si celui-ci souhaite se maintenir au pouvoir. Des calculs politiques doivent être faits : la majorité au Sénat est à 175 sénateurs, à la Chambre des députés, elle est de 316 députés. Après cette élection, une alliance entre le PLD (libéraux), le PDR (socialistes) et le NPR (réformistes) permettrait la création d’une coalition gouvernementale très puissante : 421 députés et 247 sénateurs, suffisant pour administrer le pays pendant une législature entière. D’après l’agence de presse Ringo, une réunion a eu lieu hier dans un grand hôtel de Jiyuan réunissant M. Sadakazu Tanigaki, président du PLD, M. Yoshihiko Noda, président du PDR et M. Yoichi Masuzoe, président du NPR. Pour l’instant, rien n’est sorti de cette réunion, mais il apparaitrait d’après certaines rumeurs que Naoto Kan serait reconduit pour deux années supplémentaires à la tête du pays et que les socialistes obtiendraient la présidence de la Chambre des députés et des postes au gouvernement. Le NPR obtiendrait quant à lui des postes dans un futur gouvernement d’union uniquement. Le grand vainqueur de cette élection, le PNK d’Aso Taro n’avait sans doutes pas prévu une telle alliance de circonstance qui étonne, encore aujourd’hui, beaucoup de monde. Le risque de voir le premier parti à la Chambre des députés, et donc premier parti du pays, inexistant dans un futur gouvernement d’union semble aujourd’hui de plus en plus probable.

Posté : mar. févr. 28, 2012 3:55 pm
par Siman
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Jiyuan, 24 Juin 2017

Journaliste : Mesdames et Messieurs, bienvenue sur Raksasa Broadcasting Company pour un nouveau numéro de « 60 Minutes », votre magazine d’information. Aujourd’hui, un invité politique connaissant une médiatisation croissante répondra à nos questions : le candidat du parti populiste et favori à l’élection présidentielle de 2017 en Adélie, monsieur David Bayer. Bonjour monsieur Bayer, merci d’avoir accepté notre invitation.

David Bayer : Mais je vous en prie, c'est moi qui vous remercie de m'avoir invité. Je compte bien continuer à faire propager mes idées, même à l'étranger. [Sourire]

Journaliste : Votre expérience politique est connue de tous, à bientôt 63 ans, est-ce toujours une fierté pour vous qui n’êtes pas issus du sérail d’être le candidat favori des sondages et des intellectuels du pays ?

David Bayer : Évidemment, je suis très heureux de voir à quel point le peuple adélien est réceptif à mes idées et mon programme. Mais je dois avouer que le peuple s'est tourné vers mon parti dès lors que le président sortant a commencé à instaurer l'austérité et que la récession est survenue. Je ne suis pas uniquement une alternative au libéralisme adélien qui a détruit notre pays, je suis aussi le porte-parole de toute une partie de la société qui se sent rejetée et qui a foi en l'idéologie que je défends, celle du socialisme. Comme vous le dîtes, je ne suis pas issu du sérail, c'est aussi une des raisons pour lesquelles les gens me font confiance... plus qu'à Phil McGonney qui n'a pas tenu ses promesses et qui a aggravé la crise dans laquelle l'Adélie s'est enfoncée.

Journaliste : Pouvez-vous nous rappeler en quelques étapes clés votre propre histoire personnelle ?

David Bayer : Eh bien, je suis issu d'une famille ouvrière, mon père et mon grand-père étaient des ouvriers engagés. Je crois que j'ai conservé ce côté humble et mesuré que vous procure une vie simple. J'adorais lire, me cultiver, et toutes ses petites choses anodines qui vous rendent plus heureux. À l'âge de 17 ans, j'ai décidé de me lancer dans le monde du travail. Enfin, je n'avais pas vraiment d'emploi fixe, mais je rendais service et j'aidais ma famille à finir les mois moins difficilement. Ensuite, à l'âge de 25 ans on m'a embauché dans une usine d'automobile. J'y ai travaillé jusqu'à mes 50 ans. Avec un groupe de collègues et de syndicalistes, nous avons créé le Parti de la Lutte Ouvrière. Une sorte de parti communiste révolutionnaire. Mais nous n'étions qu'un petit parti de travailleurs, avec pas plus de 15 000 adhérents, et nous ne faisions jamais plus de 5% aux présidentielles. Mais c'était l'envie de changer les choses, qui nous motivait et nous incitait à ne pas baisser les bras. Vous savez, les conditions dans les usines sont aujourd'hui encore très difficiles. Ensuite, grâce à mon expérience d'ouvrier, j'ai réussi à devenir technicien, dans une usine d'électroménager, et j'ai pu vivre un peu plus confortablement. 11 ans plus tard, on m'a mis en retraite forcée. Je n'ai pas eu d'autre choix que d'accepter. J'étais révolté. Je ne voulais pas m'arrêter de travailler. Donc j'ai décidé de m'investir pleinement dans le parti que nous avions fondé. Je l'ai réorganisé, j'ai milité, j'ai fait campagne... Puis, quand j'ai été élu président du Parti de la Lutte Ouvrière, nous avons fusionné avec le Parti Communiste Adélien, pour former le parti Populiste. Désormais nous étions plus forts, unis. Les sondages nous donnaient 15%. C'était une avancée déjà considérable. J'ai donc pris la décision de m'instruire encore plus intensivement, surtout sur l'économie. J'ai continué à lire de nombreux bouquins, j'ai parcouru la moitié du WEB, j'ai rencontré des grands intellectuels, j'ai même pu échanger avec eux. Je suis devenu, peu à peu, le cerveau du parti Populiste, et c'est ainsi que j'ai élaboré le programme du parti. Mais je vous avoue, nous ne nous attendions pas à être propulsés aussi haut dans les sondages. Ce score, nous l'avons obtenu parce que les gens ont compris, grâce à la crise, que nous étions trompés et que l'élite politique nous mentait. Voilà comment je suis parvenu aussi loin dans ma cause.

Journaliste : Vous êtes en passe de prendre le pouvoir en Adélie, chose que votre formation politique n’a plus connu depuis le début des années 70, votre formation politique est-elle toujours un parti de gouvernement ou bien est-elle devenue un parti réactionnaire ?

David Bayer : Je vais vous confier une chose. Avant que je ne sois élu président du parti populiste, et c'est sans arrogance que je le dis, nous militions pour un parti de "gueulards" comme on les appelle chez nous. Les idées étaient floues, les débats se finissaient en bagarre, les salles de meetings étaient vides, et nous faisions des résultats assez mitigés aux élections locales. Dès lors que j'ai été élu président du parti, j'ai compris que mon premier devoir était de faire de ce parti un parti sérieux, gouvernemental et capable de remporter des élections. Le travail a été long et périlleux, j'ai dû exclure des membres corrompus ou qui ne portaient pas nos idéaux, j'ai dû prendre contact avec les autres partis pour prendre exemple au niveau de l'administration et de l'organisation. En 3 ans, je suis parvenu à faire d'un parti d'ouvrier en colère, un parti populaire, socialiste, présidentiable et propulsé par un programme réaliste, et révolutionnaire. Et pour preuve, avant mon élection nous étions 40 000 adhérents, désormais nous sommes plus de 200 000. Donc oui, désormais nous sommes capables de diriger une nation, surtout que celle de l'Adélie mérite un président populiste.

Journaliste : Le bilan du président sortant parle de lui-même et personne n’est en mesure de contredire la vérité des chiffres. Cependant, quel est votre regard personnel sur l’action du président-candidat McGonney pendant ses cinq dernières années ? Peut-on lui imputer la crise que traverse le pays ou bien est-ce le résultat de plus de 40 années de gouvernance libérale ?

David Bayer : Ce que je pense, et ce que je dis depuis le début du mandat de McGonney, c'est que le parti libéral est dirigé par des imbéciles manipulés. Des benêts qui ne connaissent rien à la politique, mais que l'on a placé là-haut pour promouvoir les intérêts des banques et des patrons, qui, selon eux, priment sur les intérêts du peuple. Alors oui, la crise a commencé avant McGonney... en effet, et c'est la conséquence de 40 ans de libéralisme. Mais en 2010, quand McGonney est passé au pouvoir, l'aggravement de la crise était encore évitable, si l'on avait agi vite pour protéger l'économie. Mais il n'a rien fait une fois qu'il a été élu, si ce n'est engager une politique d'austérité. Et ça, personne ne l'a inventé, c'est l'histoire. Donc oui, la crise que vit le pays actuellement est de la responsabilité de McGonney, qui aujourd'hui tente de se faire pardonner et de passer pour un défenseur du peuple, mais malheureusement pour lui, son échec politique a brisé son image de président et désormais plus personne ne veut de son programme.

Journaliste : Une victoire d’un parti radical comme le vôtre dans une démocratie libérale comme l’Adélie sonnerait comme un coup de marteau sur la tête des dirigeants libéraux du monde, êtes-vous conscient de la séquence historique que vous êtes en train d’ériger ?

David Bayer : Oui je le suis entièrement. C'est d'ailleurs mon but. Montrer aux peuples du monde entier qu'il est toujours possible de reprendre le pouvoir, de reprendre ce qui nous a été volé dans la conquête du libéralisme : notre dignité. Je ne suis pas encore élu, d'ailleurs je vous remercie de déjà me désigner président, mais si je le suis, je pense que ce sera une avancée considérable dans le monde de la politique qui va être faite en Adélie puis ailleurs, j'en suis intimement persuadé. J'espère même que notre révolution citoyenne inspirera d'autres peuples et les motivera à continuer à croire en le socialisme.

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Journaliste : Cette campagne est d’une dureté rare. Que ce soit pour les médias nationaux ou internationaux, on ressent toutes et tous que la tension est de pair avec l’enjeu de cette élection. Les pressions étrangères se font sentir : les libéraux soutiennent ouvertement McGonney, les socialistes soutiennent votre candidature, les conservateurs soutiennent le candidat centriste. Pourquoi l’Adélie intéresse-t-elle autant en cette période d’élections sommes toute banale ?

David Bayer : Je pense que s'il y a un tel engouement autour de cette campagne électorale c'est surtout parce que les citoyens du monde entier se demandent si cette transition, cette alternative se fera, et, si elle se fait, comment nous parviendrons à nous sortir d'une crise aussi grave. Vous savez, nous sommes en train d'écrire l'histoire en ce moment même. Nous enseignerons plus tard dans les écoles cette période difficile de l'histoire adélienne, où les communistes sont arrivés au pouvoir pour remettre de l'ordre. J'aimerais que cela se passe ainsi, car les adéliens le méritent. Ils méritent qu'on prenne enfin soin d'eux.

Journaliste : Il y a quelques semaines, vous étiez à 21,9% dans les sondages, derrière le président sortant, aujourd’hui, vous êtes à plus de 28% d’intentions de votes, tout en devançant cette fois ci votre principal adversaire, est ce due à l’efficacité de votre campagne et de vos propositions ou bien un choix par défaut d’opposition au président sortant selon vous ?

David Bayer : Votre question est tout à fait pertinente. Effectivement nous avons été les bénéficiaires d'un bond électoral dans les sondages en quelques semaines seulement. Les facteurs en sont multiples. Le premier, et d'ailleurs celui qui nous a permis d'être propulsé à 22% dès le début de la campagne, c'est la crédibilité de notre programme et l'humanité qu'il porte en lui. Nous pensons pour l'homme avant de penser à son argent. C'est ainsi que les choses devraient fonctionner. McGonney dirige depuis 7 ans le pays comme un patron capitaliste dirigerait une entreprise. C'est la pire des solutions. La deuxième raison de cet engouement autour de ma candidature c'est la dynamisation de ma campagne. Nous avons de plus en plus d'adhérents chaque jour, et il se pourrait que nous dépassions les 250 000 adhérents avant la fin de la campagne électorale. Les gens militent, vont faire du porte-à-porte, ils distribuent des tracts, impriment des affiches, vendent des gadgets qui financent les meetings,... Bref, c'est cette dynamique communiste qui renait chez les jeunes surtout, qui m'a aussi permis de dynamiser cette campagne. Je ne dis pas que l'échec du président n'a pas joué en ma faveur car ce serait mentir. C'est justement parce que la politique libérale a échoué que les nombreux adéliens qui votaient sans vraiment s'y connaître en politique ont décidé de vraiment s'inquiéter et de s'intéresser à tous les programmes. Apparemment mon programme a plu plus que les autres. Mais je pense que cette opposition au libéralisme se fera ressentir surtout au second tour. Car si l'on me permet d'accéder au second tour face à McGonney, la plupart des électeurs du front adélien, très anti-McGonney, du parti écologiste et une petite partie de l'électorat centriste voteront pour mon parti car ils craignent un nouveau mandat libéral. Ils voteront, certes par défaut, mais ils ne le regretteront pas. Je m'y engage.

Journaliste : Venons à un chapitre plus technique, l’économie. L’Adélie souffre, on le sait, d’une très grave crise économique. Celle-ci est structurelle car les maux du pays ne sont pas nouveaux, ils ne font que ressurgir encore plus violemment aujourd’hui. Que proposez-vous pour lutter contre l’augmentation du chômage dans le pays ?

David Bayer : Toutes les premières mesures que je prendrais auront nécessairement pour but de réduire le taux de chômage et de précarité. L'une des premières mesures sera l'interdiction des délocalisations, qui préserveront l'emploi des dernières entreprises présentes en Adélie. Ensuite, j'interdirais également les licenciements boursiers, c'est-à-dire interdire aux patrons de licencier des ouvriers alors que l'entreprise fait des bénéfices. Ensuite, nous nationaliserons les entreprises de plus de 500 salariés et toutes celles qui se sont expatriées. Nous mettrons en œuvre la relocalisation forcée, c'est-à-dire qu'après avoir été intégré dans l'administration et la direction des entreprises délocalisées, l'état forcera les patrons à revenir sur le sol adélien afin de produire en Adélie pour les Adéliens. Cette mesure, en plus de créer énormément d'emplois, relancera la croissance et la production. Puis, enfin, nous créerons de nouvelles entreprises d'état dans les domaines industriels où l'Adélie est absente, afin de créer de nouveaux emplois. Ainsi, une fois toutes ces mesures établies, nous avons calculé que le taux de chômage baisserait de 15% à moins de 10% en un mandat. Ce qui est déjà une très grande avancée dans la cicatrisation d'un pays ultra-libéral.

Journaliste : La dette du pays est de plus de 92% du PIB, il n’y a aucune mesure dans votre programme qui explique la politique qui sera mise en place pour lutter contre les déficits publics, qu’envisagez-vous ? Allez-vous réellement payer la dette de l’Adélie en diminuant les dépenses publiques ou bien agir de manière plus radicale en ne payant pas un centime aux créanciers du pays ?

David Bayer : Ce que je ferais c'est simple : nous paierons l'argent qui nous a été prêté, nous le rembourserons. Car il est normal de tenir parole quand quelqu'un vous prête son argent, il faut le lui rendre un jour, c'est la moindre des choses. Mais les intérêts, c'est-à-dire 76% de notre dette, je refuserais de les accorder, car pour moi c'est s'enrichir sur notre ruine. Et je n'en ai rien à faire que les banques étrangères ne nous prêtent plus d'argent, au contraire, cela nous évitera de trop leur en devoir. Ce sont les banques adéliennes nationalisées qui financeront sans taux d'intérêt le déficit budgétaire annuel, un déficit qui devrait d'ailleurs être nul avant la fin de mon mandat, si je suis élu. Une fois la dette payée et le déficit budgétaire annuel nul, je m'engage à ce que plus jamais l'Adélie ne doive d'argent à qui que ce soit. Nous serons indépendants et n'aurons plus aucune dette. Ensuite, vous dîtes que mon programme n'aborde aucune mesure politique de réduction de la dette. Alors, permettez-moi de vous dire que vous êtes peu perspicace. Grâce à la nationalisation des entreprises de plus de 500 salariés, la nationalisation des banques, l'augmentation des impôts pour les hauts revenus, et l'augmentation de la croissance (liée à la relocalisation) le budget de l'état augmentera considérablement, comme dans toutes les nations socialistes. Une partie des bénéfices annuels engendrés par les entreprises d'état seront dédié au remboursement de la dette, puis une partie du budget annuel Adélien sera consacré au paiement de la dette réelle, c'est-à-dire de ce que nous devons réellement sans les taux d'intérêts. Voilà ce que je propose.

Journaliste : Alors que la productivité du pays est en berne avec une récession de l’ordre de 1,5% pour l’année 2016, que le salaire moyen a diminué de 18%, vous proposez une réduction du temps de travail de cinq heures par semaines, pouvez-vous nous expliquer le choix d’une telle proposition ? Pragmatisme ou idéologie ?

David Bayer : La réduction du temps de travail, qui d'ailleurs ne concerne que les ouvriers, ne se fera pas immédiatement. Je la mettrais en place une fois que le plus dur sera derrière nous. C'est une sorte de récompense aux ouvriers qui ont travaillé dur pour la remise à flot du pays. Vous savez le travail à la chaîne est éprouvant, et je connais les conditions de travail à l'usine. Les jours de congés sont rares et les week-ends sont très appréciables. Les 35H permettront également la création d'emplois, et je veillerai personnellement à ce que les jeunes soient les premiers bénéficiaires de ses créations d'emploi, eux qui sont les plus touchés par le chômage. Mais cette réduction du temps de travail, je le répète, se fera très certainement les dernières années de mon septennat.

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Journaliste : La nationalisation des banques, se fera-t-elle avec ou sans expropriation ? Un dédommagement est-il prévu pour les actionnaires des banques qui sont à la fois des gens puissants et peu nombreux mais aussi et surtout des milliers de petits actionnaires faibles ?

David Bayer : La nationalisation se fera avec expropriation, et aucun dédommagement ne sera accordé aux patrons qui ont expatrié leurs usines. En revanche, les patrons d'entreprises restées fidèles à leur patrie seront dédommagés, ils recevront mensuellement le même salaire qu'ils versaient à leurs ouvriers, le temps qu'ils trouvent un nouvel emploi. Nous leur proposeront également un emploi dans leur entreprise nationalisée, si leurs qualifications sont bonnes. Pour les actionnaires, il n'y aura aucun dédommagement, les petits actionnaires dont vous parler n'ont presque pas investi en bourse en ces temps de crise ou très peu et l'argent perdu servira à la ré industrialisation du pays, donc ils en seront, indirectement bénéficiaires.

Journaliste : Il semblerait que le Parti Populiste qui est votre parti, le Parti Écologiste et le Front Adélien aient signé un accord lors de cette campagne. Concernant ce dernier, la surprise fut de taille. Estimez-vous Monsieur Bayer que vos électeurs sont à même de recevoir favorablement une telle alliance de circonstance avec un parti extrémiste qui n’a rien en commun avec vous si ce n’est une opposition farouche au président sortant ?

David Bayer : Déjà permettez-moi de vous dire que vous vous trompez, nous n'avons jamais signé d'accord avec le Front Adélien. Le Parti Écologiste est notre seul allié dans cette campagne. D'autre part, le Front Adélien, que vous caricaturez, est un parti bien plus qu'un simple "parti d'opposition farouche au président sortant". Son programme économique notamment est plausible, même si je ne le trouve pas assez égalitaire. Le Front Adélien est trop souvent diabolisé comme le parti populiste d'ailleurs, et pour preuve, le parti libéral vient de sortir de nouvelles affiches où le parti populiste est représenté par une main de démon enchaîné. Alors que c'est cette même main qui est tendue vers les plus nécessiteux et les plus en colère, pendant que les libéraux leur crachent dessus. C'est une stratégie de campagne que je trouve mensongère, minable et scandaleusement injuste pour les adéliens et mes électeurs. Je ne vois pas ce qu'il y a de défavorable à partager des idées et une partie de programme avec un autre parti, peu importe le bord qu'il représente.

Journaliste : Si vous deviez résumer en un mot la politique du gouvernement conduit sous la direction du président sortant McGonney depuis cinq ans ?

David Bayer : Insensée, pour ne pas dire stupide ou injuste.

Journaliste : Pour gouverner, il faut une majorité. Aujourd’hui, le seul parti populiste ne sera pas en mesure d’obtenir la majorité absolue au parlement. Avec quels partis comptez-vous faire alliance en cas de victoire ?

David Bayer : Je ne partage pas votre avis. Comme de coutume, les élections législatives auront lieu quelques mois après l'élection présidentielle, et je suis persuadé que nous serons capables d'obtenir une majorité absolue. Nous avons désormais assez d'adhérents pour avoir 1 candidat dans chaque législature. Les sondages nous sont encore plus favorable pour les législatives que pour la présidentielle. Et, en attendant les élections législatives, je pourrais toujours mettre en œuvre mon programme de relocalisation, de fermeture des institutions boursières, et toutes ces mesures qui ne nécessitent pas le vote du parlement. J'évite de trop me projeter, surtout en ce qui concerne les alliances. Qui sait réellement ce que nous réserve l'avenir ? Tout dépendra du discours que tiendront les partis une fois les présidentielles gagnées.

Journaliste : En cas de victoire, et au vue de la situation tendue dans la région, quelle serait votre premier déplacement à l’étranger ?

David Bayer : Il n'y aura pas un déplacement mais des déplacements que j'effectuerais consécutivement. D'abord, j'irais dans les pays voisins de l'Adélie pour mettre au clair la situation diplomatique de l'Adélie, puis, assurer de bonnes relations. Nous ne voulons pas de nouvelles guerres en Alméra, mais je sais que si je passe au pouvoir le Quantar nous méprisera. C'est pourquoi j'irai là-bas pour dire que nous méprisons aussi leur idéologie, mais pas leur peuple, que nous respectons les différences même si nous regrettons la politique menée par la chancelière. Toutefois, je ne souhaite pas faire du Quantar un pays ami. Ce sera un pays voisin courtois. Puis, j'irais au Valacida rencontrer le nouveau dirigeant qui sera élu bien avant moi. Peu importe son parti, je ferais en sorte que nous entretenions des relations cordiales. Et je n'exclus pas la possibilité de me rendre à Novgorod pour conclure des accords économiques avec le Pacte, sans toutefois y adhérer.

Journaliste : Pour beaucoup d’analystes, votre campagne est une réussite, le soutien populaire est présent partout sur déplacements et lors de vos prises de paroles à la télévision, comme vous le faites ce soir pour nous, êtes-vous convaincus de vos chances de victoire aujourd’hui ?

David Bayer : Oui, évidemment. Je suis persuadé et convaincu que notre victoire est possible. D'ailleurs les médias étrangers me considèrent déjà comme le nouveau président. C'est peut-être un peu hâtif, mais en tout cas c'est tout ce que nous pouvons espérer de mieux pour l'Adélie.

Journaliste : Merci monsieur Bayer de nous avoir accueillis ici, au siège du Parti populiste. Merci à vous de nous avoir suivis. Retrouvez le replay de l'émission d'aujourd'hui sur notre site internet www.60minutes.rak. La rédaction de « 60 Minutes » vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un nouveau numéro de votre magazine d’information. Merci et à bientôt.

[NDLR : Interview réalisée quelques heures avant l’interpellation du candidat David Bayer]

Posté : mer. févr. 29, 2012 4:57 pm
par Siman
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Jiyuan, 26 Juin 2017

Politique : Un accord a été trouvé pour une coalition des partis modérés face au parti conservateur

Au terme de plusieurs jours de négociations, le PLD (libéral), le PDR (socialiste), le NPR (réformiste) et le PSD (démocrate) ont réussis à trouver un accord de gouvernement pour le futur mandat de la législature à venir, pour conduire le pays jusqu’aux prochaines élections de Juin 2019, s’il n’y a pas de dissolution auparavant. La coalition gouvernementale disposera de 421 députés et 271 sénateurs pour conduire et déterminer la politique du pays, soit suffisamment pour réformer la Constitution impériale s’il le fallait. Cet accord intervient après des remous et de nombreux coups de fils de l’étranger, notamment du Pelabssa pressant ainsi les modérés raksasans à une union politique pour contrer les conservateurs et anti-Pelabssa du PNK. D’après un cadre du PDR, un membre de l’administration aurait contacté un proche conseiller de Naoto Kan pour presser celui d’accepter rapidement une union politique avec les socialistes pour mettre un terme à la situation qui devenait de plus en plus tendue entre Jiyuan et Hellington. Les conséquences sont fortes : pour la première fois depuis 2004 et la fin de mandat de l’ancien chef de gouvernement Keizo Obuchi, un socialiste retrouvera les rennes du pays en la personne de M. Jun Azumi, ancien ministre sous l’ère Obuchi et député de Shaoxing. Agé de 50 ans, il représente l’avenir politique des socialistes modérés dans le pays. En bon terme avec les libéraux et les réformistes, celui-ci était destiné à cette fonction au moment même où le PLD s’est résolu à monter une coalition : au Raksasa, la tradition veut que le parti en tête, quand il le peut, aux élections législatives obtienne le poste de chef du gouvernement. Le gouvernement Azumi sera dévoilé dans les heures à venir. Pour l’instant seul le PNK, par la voie de son représentant le plus médiatique M. Aso Taro, s’est contenté de « prendre acte de la volonté des partis sans convictions et sans idées, opportunistes et n’ayant aucunement l’intention de faire bouger les lignes au Raksasa, de voler la décision des électeurs dans les urnes lors des élections du 15 juin dernier », il a conclu son communiqué par une violente attaque à l’encontre des libéraux en expliquant « qu’il était impensable il y a encore quelques mois dans la tête des ministres libéraux de collaborer à la destruction de notre pays en participant à un gouvernement d’union avec des socialistes, je suis donc surpris que les ennemis d’hier sont les amis d’aujourd’hui, surtout quand il en va de l’avenir de notre Nation ». Pour la plupart des observateurs politiques du pays, cette nomination permettra au Raksasa de retrouver une modération politique et une modération de ses intentions diplomatiques néfastes à l’encontre des pays non alliés de notre Nation, l’objectif étant de préserver l’unité de l’OTH et les acquis en matière de politique économique, étrangère et militaire. Finalement, le Raksasa fait face à la montée du sentiment nationaliste qui touche le monde par vague successives depuis des mois. La démocratie est bel et bien vivante dans les contrées impériales.