Quotidiens nationaux [PRESSE]

Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
30/03/2019

Une réforme non sans dangers

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=903869ElisabethvonJulster3.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/903869ElisabethvonJulster3.jpg[/img][/url]
Le Ministre de l'Education lors de la
présentation du projet de loi


Certains gouvernements sont tombés pour avoir voulu toucher à l'école. Pourtant, le gouvernement, en pleine période de campagne électorale prend le pari risqué de vouloir réformer le système d'éducation nationale. S'appuyant sur le rapport "L'école, les moyens de la réussite" de juin 2017, le Ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse, Elisabeth von Julster a déposé sur le bureau du Chancellier le projet de loi concernant une refonte partielle du mode de fonctionnement des établissements d'enseignement. Le collège et le lycée seront les principaux concernés par la réforme annoncée. Bien qu'elle ne sera pas votée avant les élections législatives, elle risque tout de même d'influer sur les résultats à la sortie des urnes, puisqu'au Saint-Empire du Schlessien on sait combien toucher à ce ministère peut s'avérer être périlleux.

Dans son contenu, le texte prévoit trois grands axes de travail. Tout d'abord, le gouvernement a clairement émis la volonté de revoir le mode d'entrée au collège afin de ne pas faire passer au niveau supérieur des jeunes ne maîtrisant pas parfaitement la lecture, l'écriture et le calcul. Ces trois éléments constituent selon un collège d'experts une base essentielle à la réussite scolaire à l'entrée au collège. Mais en complément de cette mesure, le gouvernement a exprimé son intention de revoir l'orientation pour ne pas avoir un collège dont le mode de fonctionnement ne serait pas adapté à certains jeunes élèves. Ainsi, l'orientation serait revue et nombre de jeunes seront orientés vers des établissements plus professionnalisant plus tôt pour ensuite être progressivement dirigés vers l'apprentissage d'un métier. "Des passerelles existeront pour pouvoir réintégrer au besoin le cursus général" tient toutefois à préciser le Ministre dans sa conférence de presse.

Le deuxième axe de réflexion porte sur l'autonomie des chefs d'établissement. Le projet de loi prévoit d'en faire les vrais "patrons" de leur école afin de rendre plus efficace le mode de recrutement du personnel éducatif et des équipes pédagogiques. Ces derniers seront évalués sur leurs résultats. Le statut de fonctionnaires sera alors revu pour être adapté à ce nouveau mode de fonctionnement qui ne manque pas de faire grincer des dents certains représentants syndicaux inquiets de voir disparaître progressivement des acquis qui permettent aux enseignants de bien effectuer leur travail. Rassurant sur ce point, le Ministre a rappelé qu'il n'est pas question de supprimer le statut de fonctionnaire mais bien de revoir la procédure d'évaluation des enseignants pour que le chef d'établissement puisse valoriser les bons éléments et corriger les erreurs là où c'est nécessaire.

Enfin, le dernier point du texte vise à mettre l'accent sur un apprentissage renforcé des langues étrangères, notamment l'anglais, langue de travail international. L'objectif est de former des futurs étudiants capables d'évoluer dans un système international et s'ils en ont la volonté de partir étudier dans une université partenaires où une excellente connaissance de l'anglais leur sera indispensable. En partenariat avec le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, le Ministère de l'Education nationale et de la Jeunesse a fixé l'objectif de maîtrise de l'anglais pour qu'il réponde aux exigences internationales. Il s'agit de pouvoir se targuer d'être un pays où chaque jeunes quittant le collège ait une bonne connaissance de la grammaire anglaise et dispose des bases nécessaires à un séjour à l'étranger. In fine, il s'agit d'entrer au lycée avec un niveau d'anglais supérieur à la moyenne internationale. Pour atteindre cet objectif, le Ministère de l'Education nationale compte revoir les budgets alloués à l'apprentissage des langues étrangères tout en s'appuyant sur un solide réseau d'organismes d'apprentissage de l'anglais extrascolaires.
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DER KONSERVATIVE
20/04/2019

Une puissance maritime puissante

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=925560NataliavonGrndig7.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/925560NataliavonGrndig7.jpg[/img][/url]
Le ministre de l'Intérieur a défendu
aujourd'hui son projet relatif aux espaces
maritimes schlessois


Le Saint-Empire du Schlessien est évidemment une grande puissance maritime. Fort de sa position insulaire qui lui confère de nombreux avantages stratégiques, ses autorités gouvernementales, et notamment le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement territorial ont pour projet de renforcer l'orientation maritime de l'Empire. Ainsi, dans une conférence de presse organisée à l'issue d'une grande concertation avec les principaux acteurs maritimes, les représentants des pêcheurs et des groupes de protection de la faune et de la flore maritime schlessoise, Natalia von Gründig a souhaité exposer les projets du gouvernement pour renforcer les atouts stratégiques liés à la mer. Les projets de loi à venir sur la réforme de l'espace maritime et du littoral schlessois auront pour objectif de renforcer l'économie nationale tout en pérennisant les côtes schlessoises.

Tout d'abord, c'est une réforme du code des transports qui est prévu. Ainsi, toute entreprise souhaitant exporter par voie maritime des produits qu'elle a fabriqué sur le territoire du Saint-Empire du Schlessien devra s'associer avec un transporteur schlessois. Il ne sera plus possible qu'un transporteur wapongais soit chargé de transporter les produits conceptualisé et fabriqué au Schlessien. Cette mesure décriée par certains représentants d'entreprise, surtout étrangère, doit stimuler les entreprises schlessoises de transport qui rencontreraient certaines difficultés à obtenir des contrats. Décrite comme anti-compétitive par un petit nombre, le ministre de l'Intérieur a balayé les arguments de ses détracteurs en affirmant que les mesures fiscales d'abaissement de l'impôts sur les entreprises ainsi que la baisse des cotisations pour les entrepreneurs rendent déjà suffisamment compétitif le Saint-Empire du Schlessien. Natalia von Gründig a en outre rappelé que la priorité reste de renforcer les entreprises nationales et non celles qui auraient choisi de s'installer sur le solde l'Empire.
Poursuivant la présentation du projet de loi qui en est encore au stade de la réflexion, elle a ajouté que les quotas de pêche seraient revus pour faciliter l'augmentation des prises par les pêcheurs indépendants. Cette mesure ne devrait en revanche pas concerner les grands groupes qui bénéficient déjà d'un net avantage sur les petits producteurs. Accusé de ne pas tenir compte des risques environnementaux adjacents à cette mesure, le ministre a là encore balayé d'un revers du bras les critiques en prétendant que l'augmentation des prises liées aux producteurs schlessois indépendants des grandes structures de l'industrie de la pêche ne devrait pas se faire ressentir outre mesure dans l'écosystème marin puisque le taux de reproduction restera supérieur au taux de prise quotidienne.
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DER KONSERVATIVE
17/05/2019

Élue !

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=944420KatiavonGrafstadt32.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/944420KatiavonGrafstadt32.jpg[/img][/url]
Le Parti Conservateur remporte largement
ces élections législatives


Les sondages l'annonçaient et ils ne se seront pas trompés. C'est une véritable vague bleue qui a déferlé sur l'hémicycle du Palais de l'Assemblée impériale. Totalisant plus de 70% des sièges les partis de droite (Parti Libéral à part), sont les grands vainqueurs de ces élections législatives. Pourtant chez les nationalistes, la déception se mêlent à la joie. Et quoi de plus normal. Longtemps la formation nationaliste était annoncée à 20% des intentions de vote. Pourtant le jour du scrutin, les électeurs ne lui ont pas apporté autant de sièges qu'espéré, tout en en faisant ainsi la deuxième formation politique de l'Empire, derrière les conservateurs. Son Président Heinrich Spindelegger a déclaré prendre acte de la décision du peuple souverain, tout en ajoutant que devenir le deuxième parti politique du pays implique des responsabilités. "Nous saurons nous montrer à la hauteur des attentes de ceux qui nous ont fait confiance. En obtenant 137 sièges à la chambre basse du Parlement, nous réalisons un score historique qui nous place naturellement en position de force par rapport à nos adversaires de gauche". Le chef de file des nationalistes s'est empressé de préciser que même si sa formation soutiendrait en partie le gouvernement conservateur, elle veillera attentivement aux orientations et aux chois politiques qui seront pris. Il apparaît dès lors que le Parti National-Impérial se positionne dans une sorte de milieu entre la collaboration législative et une opposition constructive. Les experts politiques analysent là une volonté de prouver que les élus nationalistes peuvent se positionner dans un schéma de sérieux parlementaire. A noter que les nationalistes doublent quasiment le nombre de sièges à l'Assemblée par rapport à la mandature précédente.

Du côté des libéraux, c'est bien sur la consternation. En perdant plus de vingt sièges, le score est historiquement bas. Il semble que les mauvais jours soient encore à venir puisqu'avec des résultats en berne, les financements risquent de manquer. A la tête du parti, les dirigeants font mine de minimiser la situation en affirmant que le groupe parlementaire reste important. Suffisamment pour faire entendre une petite voix dissonante selon Philipp Rössger, le président de la formation libérale.

Dans une situation encore plus critique, le groupe écologiste obtient juste assez de sièges à l'Assemblée pour constituer un groupe politique. Le couperet à failli tomber et finalement, ce sont deux sièges qui sauvent le groupe parlementaire. Avec 24 élus, la descente aux enfers semble s'être confirmée. Les résultats sont encore pire qu'attendus et Eva Roth, le dirigeante du parti semble être dans une position difficile. Réélue de justesse, son leadership est sérieusement remis en question par l'aile le plus dure du parti. Le congrès prochain risque donc de voir s'opérer un profond changement dans l'équipe dirigeante ; à moins qu'elle ne réussisse à redresser la barre, en urgence.

Les socio-démocrate quant à eux peuvent être heureux. Le nombre de leurs élus augmentent et leur position semble s'en voir renforcée. Pourtant, une ombre pointe au tableau, puisque le parti n'est plus le second parti du pays. Cette place ils la perdent au profit des nationalistes. Frank Walter Engholm analyse cette donnée comme secondaire. "L'important reste de gagner en nombre de parlementaires. C'est ce que nous avons fait".

En revanche, au siège du Parti Conservateur, tout le monde affiche un large sourire. Et pour cause ! Le groupe politique garde la majorité absolue à l'Assemblée impériale, tout en confortant son avance. Vingt députés supplémentaires viendront grossir les rangs de la majorité. Wolfgang Schüssel s'est réjouie de cette "victoire sans appel qui prouve la reconnaissance des Schlessois pour le travail accomplit durant ces vingt dernière années". Toutefois, c'est bien la déclaration de Katia von Grafstadt que tous attendaient. Cette dernière est apparue vers 21h30 sur un balcon au dessus de la Place François-Joseph où plusieurs milliers de partisans s'étaient rassemblés. Après avoir salué ceux qui lui ont fait confiance, elle s'est rendue à la Salle Prinz Eugen pour y faire un discours de remerciement. Son intervention aura duré approximativement une vingtaine de minutes, entrecoupées à de nombreuses reprises par des cris, des encouragements et des applaudissements. Ainsi, celle qui deviendra la Chancelière a voulu remercier tous ceux qui ont fait campagne "à [ses] côtés, mais aussi l'ensemble des électeurs qui ont fait le choix du Parti Conservateur. Ce soir, c'est la volonté qui triomphe face à la résignation, le courage face à la facilité, l'espoir face à l'abandon". L'Empereur va donc logiquement demander à Katia von Grafstadt de former un gouvernement. Avec 486 sièges, le Parti Conservateur va donc sans aucun doute possible donner sa confiance à l'équipe conservatrice. Pour la première fois de l'histoire du Saint-Empire du Schlessien, c'est donc une femme qui sera à la tête d'un gouvernement. Qui a dit que le Schlessien était rétrograde ?
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DER KONSERVATIVE
23/05/2019

Et si l'Intérieur et la Justice travaillaient
ensemble au renforcement du monde judiciaire


[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=504745PeterSchffers2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/504745PeterSchffers2.jpg[/img][/url]
Le ministre de l'Intérieur livre
sa vision de la situation


Dans ce gouvernement pas d'homme plus influent que Peter Schäffers. Tout le monde se souvient de lui. Un temps, ce brillant politicien a été envisager pour devenir le candidat conservateur pour mener la campagne des législatives en qualité de chef de file de la majorité sortante. C'est sa collègue, l'ancienne ministre des Affaires étrangères qui lui a été préférée. Jugée plus consensuelle, plus rassembleuse et surtout anciennement ministre, donc avec une certaine expérience gouvernementale, elle n'en aura pas moins décidé de le choisir pour devenir le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement territorial. S'il est un domaine de compétence où le jeune quadragénaire excelle, c'est sur les questions qui ont attrait à la sécurité et à la lutte contre la délinquance. Il n'aura pourtant pas attendu pour faire sa première sortie médiatique pour appeler à des réformes dans le domaines de la justice. Pourtant le monde judiciaire et le monde carcérale ne correspond pas au champ d'action de son ministère. La Chancelière n'a d'ailleurs pas hésité à le rappeler, poliment, à l'ordre pour lui rappeler la nécessité de se cantonner, quand on est membre du gouvernement, au domaine de compétence qui vous a été attribué.

Dans le bureau de son ministère il a voulu nous expliquer plus précisément ce qu'il entend par ses propos. Commençant l'entretien par rappeler qu'il ne souhaite en aucun cas se substituer à "[son] homologue et amie Karoline von Metteldorfig" (le ministre de la Justice). Pour autant, Peter Schäffers affirme que quand on est dans un pays comme le Saint-Empire du Schlessien, où les sujets attachent une véritable importance à la sauvegarde de leur sécurité et à la juste et ferme application de la loi, il faut se rendre à l'évidence que les services des deux ministères de l'Intérieur et de la Justice doivent travailler en très étroite collaboration. Le ministre a voulu, aussi subtilement que possible, désamorcer ce que l'opposition appelle allègrement "un sérieux couac gouvernemental qui révèle la plus grande impréparation de cette équipe ministérielle a diriger le pays dans une situation où il exige une cohérence sans faille et sans écart". L'opposition s'attendait à pouvoir profiter de cette occasion pour renforcer sa position face à la majorité conservatrice. Toutefois, c'est à grand coup de déclarations médiatiques et de communiqués de presse que les leaders du gouvernement et du Parti Conservateur sont venus à la rescousse de leurs ministres. Ainsi, Katia von Grafstadt a dans son rendez-vous hebdomadaire avec les journalistes des principaux quotidiens et canaux d'information affirmé avec conviction que "tout va bien et chacun est entrain de trouver sa place dans cette équipe qui accueille en son sein de nombreuses nouvelles personnalités. Il faut un peu de temps pour que chacun trouve le juste équilibre par rapport aux autres". Le ministre de la Justice et des Libertés a lui aussi, sur le ton de la plaisanterie, livré que c'est une manière peu habituelle de [lui] faire savoir que le ministre de l'Intérieur souhaite que leurs services travaillent en étroite collaboration pour améliorer l'application des peines prononcées ainsi que les conditions de détention des détenus.

Peter Schäffers quant à lui a voulu détailler plus précisément ce qu'il estime être nécessaire pour l'amélioration du système judiciaire et de la police. Il s'agirait selon lui de rendre plus harmonieuse la collaboration entre les forces de l'ordre et les magistrats. Ainsi, le "premier flic de l'Empire" comme aiment le surnommer les médias, il s'agit en priorité d'améliorer les conditions de détention des prévenus. Cela passerait par la création ou l'aménagement de centres dédiés uniquement à l'accueil d'accusés en attente de leur procès placés en détention provisoire. Cela sous-entend bien évidemment d'adapter le parc carcéral schlessois aux besoins éventuels. Selon les experts et les membres de la Mission d'information sur le système carcéral de la Commission des Lois de l'Assemblée impériale, les besoins du Saint-Empire du Schlessien est de plus de 170 000 places d'incarcération, soit environ 341 centres de détention. Parmi ces derniers,il faut distinguer diverses catégories : les maisons d'arrêts qui accueilleraient à l'avenir les prévenus en attente de jugement ou les condamnés dont la peine restant à purger est inférieure à un trois ans, les maisons centrales pour accueillir les détenus condamnés à des peines dites longues (plus de trois ans fermes) ainsi que les détenus récalcitrants ou encore ceux dont on estime que la réinsertion sociale sera compliquée, les centres pour peines qui serviraient pour les détenus bénéficiant de peines aménagées, et enfin, les centres de semi-liberté pour les détenus jouissant d'un droit d'exercer en dehors du centre une activité professionnelle, de se former, etc mais où il passerait le reste du temps. Si cette réforme était effectivement préparée entre le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice, alors c'est un système unique dans son genre qui émergerait au Schlessien. Selon le ministère de la Justice et des Libertés, ces propositions sont l'émanation d'une collaboration qui a commencée avant les élections et dont Peter Schäffers serait également à l'origine. Cela sous-tendrait la construction de 57800 nouvelles places d'incarcération (sans compter la rénovation de certaines autres déjà existantes). Le coût d'une pareille mesure n'est pas encore chiffrée, mais les économistes parlent déjà de sommes approchant les dix milliards de dollars pelabssiens à répartir sur cinq ans. Enfin, la dernière mesure consisterait à prendre en considération la dangerosité des détenus pour isoler les plus difficiles des autres tout en assurant un suivi socio-judiciaire afin de déterminer ceux qui présentent un fort risque de récidive. Ces derniers seraient alors placés en rétention de sûreté afin de leur infliger une sorte de peine d'exception. Dans les rangs de l'opposition pour qui elle viole les règles élémentaires du droit, cette mesure est la plus décriée.
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
26/05/2019

Le ministre de l’Éducation et de la Jeunesse
annonce une grande concertation sur l'école


[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=690605articlefilippetti.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/690605articlefilippetti.jpg[/img][/url]
Anna Kirsten souhaite repenser l’école pour
l’adapter au XXIe siècle


L’idée d’une réforme avait été avancée avant les élections par le ministre de l’Education de l’époque. Durant la campagne électorale, les différents candidats s’étaient vus contraints par l’habileté politique de Katia von Grafstadt à se positionner par rapport à une hypothétique réforme de l’école. Cette dernière avait réussi à imposer ce thème cher à sa campagne aux autres partis, à tel point que c’est sur ce sujet qu’elle a remporté la majorité de l’adhésion populaire. En effet, un récent sondage montre que le sujet de la réforme de l’école est considéré comme la principale préoccupation des personnes interrogées. Ainsi, 67% des sondés estiment que l’école doit constituer le principal chantier du gouvernement dans les semaines et mois à venir, devançant la sécurité (59%) et l’emploi (55%). Dans la suite du classement, on retrouve (dans l’ordre), la santé et la qualité des soins (50%), l’environnement et la pollution (48%) ou encore le logement (25%). Si les sujets sociaux occupent la grande majorité des Schlessois, ils sous-tendent évidemment une grande attente vis-à-vis du nouveau gouvernement. C’est donc avec cette grande responsabilité que la Chancelière a distribué hier les feuilles de route gouvernementales pour chacun de ses ministres. A charge pour eux de répondre aux attentes des électeurs, et du chef du gouvernement.

Anna Kirsten est donc l’une des premières ministres à lancer des réformes puisqu’elle a annoncé devant les journalistes réunis pour une conférence de presse au Ministère de l’Education et de la Jeunesse le lancement d’une grande consultation nationale sur le thème de l’école de demain. Selon elle il s’agit de réunir autant que possible l’ensemble des acteurs intervenant dans l’éducation des jeunes Schlessois. Ainsi, les représentants nationaux des parents d’élèves, les syndicats d’enseignants, des pédopsychiatres, des chronobiologistes, les représentants des directeurs et proviseurs d’écoles, de collèges ou de lycées, mais aussi les représentants des mouvements représentants les élèves (issus principalement des organes de consultation permanente instaurés par le précédent gouvernement) vont être invités à se joindre aux services du ministère pour élaborer la grande refonte de l’école pour l’adapter aux grands défis du siècle. L’objectif est de faire émerger un projet qui répondra autant que possible aux attentes et aspirations de chacun.

Toutefois, si la concertation semble être une ardente volonté du ministre, ce dernier a déjà précisé que chacun devra faire des concessions afin de voir émerger un consensus, sans lequel le gouvernement sera obligé de trancher selon ce qui lui semble être le plus adapté aux besoins des élèves, et de l’éducation. « L’objectif n’est pas de faire plaisir aux parents, au corps enseignant et pédagogique ou aux élèves, mais bien de rendre plus moderne l’école schlessoise afin qu’elle puisse demain répondre avec cohérence et efficacité aux exigences d’un monde en constant bouleversement et où l’excellence ne peut être une option. La réussite scolaire, mais également la réalisation professionnelle restent bien entendu le seul objectif intangible du gouvernement. La Chancelière nous a donné une feuille de route des buts de cette équipe ministérielle. Nous nous tiendrons aux recommandations de Katia von Grafstadt, tout en favorisant le débat, élément essentiel pour l’accomplissement de cette profonde réforme. Il s’agit avant tout de rendre plus adapté aux grands enjeux notre modèle ; sans pour autant remettre en question nos valeurs et nos traditions. Ce sont là les cadres essentiels à ne pas dépasser dans le débat qui va commencer ». La consultation nationale devrait normalement débuter à la fin du mois et durer jusqu’au mois d’octobre environ, soit un peu plus de quatre mois.
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DER KONSERVATIVE
29/05/2019

Des élections à n'en plus finir

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=975559Chancelirehylenne.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/975559Chancelirehylenne.jpg[/img][/url]
Lynn Amber Thoden conserve sa majorité

Le Saint-Empire du Schlessien vient juste de voir son Assemblée impériale être renouvelée que déjà le Ministère de l'Intérieur prépare les échéances électorales suivantes. Avec le [url=http://www.simpolitique.com/post166663.html#166663]décret portant modification du mode de désignation des conseils municipaux et des maires[/url], c'est l'ensemble des élus municipaux qui vont devoir remettre en jeu leur fauteuil. En effet, pour mieux contrôler la gestion des grandes agglomérations de l'Empire le gouvernement précédent avait estimé nécessaire de donner à l'Empereur un véritable pouvoir sur les organismes locaux d'administration urbaine. Par un arrêté, le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement territorial a fixé la date des élections au 19 août. Si beaucoup des nouveaux bourgmestres ont de fortes probabilités d'être confortés dans leur fonction (on pense ici tout particulièrement aux élus des grandes villes, en majorité conservateurs), d'autres sont plus inquiets quant à leur avenir politique. De nombreuses associations avaient émis leurs réserves et décrié ce système comme dictatorial. Cela avait provoqué une vive réaction de la part du Palais impérial qui avait alors ordonné la dissolution des associations contestataires et la poursuite judiciaire de leurs responsables. Présentés en comparution immédiate à un juge, ces derniers avaient pour la plupart été condamnés à de fortes amendes ainsi qu'à une interdiction de participer à la vie associative pendant une durée de cinq ans, assortie d'une interdiction formelle de donner des interviews à la presse pendant la même durée. La contestation était alors retombée.

Dans le reste du monde, des élections nombreuses viennent pour certaines renverser des majorités, ou au contraire les confirmer. C'est notamment le cas en Hylé, où la Chancelière suprême, Lynn Amber Thoden voit sa majorité au Sénat reconduite. Pourtant, les élections partielles ont écorné quelque peu sa majorité puisque la gauche perd 7 sièges au profit des partis conservateurs. Si du côté des observateurs internationaux on ne s'attendait pas à un grand bouleversement, on note cependant la poussée des conservateurs dits réformistes au dépens des conservateurs confédéraux. Le parti réformiste devient grâce à ces élections la première formation en nombre de sénateurs de l'opposition. Traditionnellement en faveur du modèle confédéral, la droite conservatrice semble connaître une lente mutation. Selon Harold Ovrogarsk, de l'Université impériale de Wilhelmstadt, "les conservateurs hyléens vivent une profonde crise identitaire. En effet, la droite, plutôt en faveur d'un modèle confédéral, n'a pas encore réussi à s'adapter aux attentes nouvelles des Hyléens qui réclament aujourd'hui plus de centralisation, en somme un modèle un peu plus fédéral que confédéral. Ces aspirations se laissent aisément expliquer par le contexte international tendu qui oblige les états à garantir une certaine sécurité à leurs citoyens. En ce sens, le fédéralisme est plus adapté pour y répondre que son concurrent confédéral". Le Ministère des Affaires étrangères a pour sa part déjà fait parvenir, par la voix de son ambassadeur en Hylé, ses plus sincères félicitations à la Chancelière auquel il renouvelle toute sa confiance pour mener à bien le renforcement des relations bilatérales entre l'Empire et la République.

Toujours en Alméra de l'Est, le nouveau Royaume de Fiémance va lui aussi connaître des élections. Durant le mois de septembre, les électeurs vont être appelés à élire leurs représentants à l'assemblée. Si du côte des experts politiques schlessois on ne s'attend pas à une large victoire des conservateurs, on émet néanmoins quelques hypothèses. L'ancien royaume de Terdus représente une composante importante de l'électorat et devrait donc peser dans la course aux majorités. Néanmoins, le mode de scrutin risque d'être un handicap pour les formations traditionnelles terdusiennes. En effet, le vote se fera à la proportionnelle par paroisse. Cela doit selon les responsables politiques fiémançais permettre "d'engager une politique de disparition du partisme pour déconnecter l'élu de la base citoyenne". Si beaucoup s'interroge au Schlessien sur ce processus, au niveau du gouvernement, on attend de voir les résultats des élections avant de se prononcer officiellement.
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DER WIRTSCHAFTLER
11/06/2019

Le projet du Grand Wilhelmstadt lancé

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=855889GrandParis.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/855889GrandParis.jpg[/img][/url]
Le tours Alméra dont la construction avait
été lancée en 2016 viennent d’être livrées


C’était l’un des projets les plus ambitieux du précédent gouvernement. Harold von Rabstein , alors ministre des Transports, de la Ville, du Logement et des Infrastructures, avait mis ce plan de modernisation urbaine au cœur des travaux de son ministère. C’est en 2013 qu’avaient eu lieu les premières consultations dans le cadre d’un ambitieux projet pour adapter la capitale schlessoise aux enjeux du XXIe siècle. A son arrivée au ministère en 2014, Harold von Rabstein avait repris le dossier à bras le corps et avait imposé l’idée alors même que certains pointaient du doigt soit les coûts de réalisation particulièrement importants, ou les difficultés liées aux infrastructures. Après une consultation de plus de deux ans, un projet final avait finalement été arrêté. Ainsi, les travaux ont débuté dès 2016. Le symbole même de ce renouveau urbain reste sans aucun doute les tours Alméra construite dans le cadre du sous-projet Sonneberg 2019 et dont la livraison a été effectuée au mois de mars dernier. Cet élément du projet Wilhelmstadt 21 s’inscrit dans une volonté de faire du quartier d’affaire de la capitale la première place financière et économique d’Alméra. C’est ce qui est en passe d’arriver. En effet, face aux difficultés économiques de l’Adélie qui plonge le pays autrefois puissance dominante de la région dans un marasme causant chômage et faible croissance, et face à la faible volonté du gouvernement quantarien de faire de ses villes des grandes métropoles de demain, il apparait comme quasiment certain que Wilhelmstadt deviendra avec l’achèvement de ce projet le cœur économique et politique de l’Alméra occidentale (pour rappel, du point de vue schlessois, le Thorval fait partie de l’Alméra centrale).

Le projet Wilhelmstadt 21 se construit autour de plusieurs grands axes de travail. Ainsi, il s’agit de faire de la capitale une métropole de rang mondial afin qu’elle soit en « symbiose avec son environnement », selon les mots du nouveau ministre des Transports, de la Ville, du Logement et des Infrastructures, Eduard Simon. L’objectif est au final d’atteindre le rang des métropoles des grandes puissances mondiales, tels Jiyuan (Raksasa), Newport (USP), ou encore Shaoxing (Raksasa). Traduction de la volonté farouche du gouvernement, à tous ses niveaux, la nomination d’un Secrétaire d’Etat auprès du ministre des Transports, de la Ville, du Logement et des Infrastructures, en charge du Développement de la région capitale représente une étape nouvelle dans la construction de ce vaste aménagement urbain. Il s’agit de maitriser l’ensemble des aspects politiques de ce projet pour lui offrir un élan nouveau qui devrait permettre de voir l’ensemble terminé en 2023.

Deux grands objectifs ont pour l’heure été fixés. Ainsi, le gouvernement, en partenariat avec les collectivités territoriales souhaite que soit revu le réseau de transport en commun sur la région Wilhelmstadt métropole. Au cœur des préoccupations, les lignes du métropolitain, leur extension et leur modernisation pour les adapter aux besoins et aux flux quotidiens de voyageurs. Avec la hausse du tourisme, les rames ne sont plus parfaitement adaptées et des aménagements semblent s’imposer. Le coût total est estimé à trente-cinq milliards de dollars pelabssiens investis jusqu’à 2023. Pour faire face à cette dépense, le gouvernement prévoit un étalement des paiements et un intéressement des entreprises privées au projet. Ainsi, un appel à des partenaires a été lancé. L’autre ambition est de voir émerger divers pôles économiques en plus de celui de Sonnenberg. Il paraît, pour le gouvernement, important de ne pas trop congestionner le quartier d’affaire et de stimuler d’autres centres économiques pour créer des bassins d’emplois variés et nombreux. Ces pôles seraient bien entendu reliés aux gares et aéroports de la capitale. C’est en tout cas ce que prévoit la création d’un réseau de transport public de Wilhelmstadt métropole. Le métropolitain périphérique, faisant le tour de l’agglomération, devrait ainsi permettre de relier également entre eux ces centres, tout en offrant des possibilités de rejoindre le cœur de ville grâce aux correspondances. Ces centres économiques ambitieux devraient permettre de créer jusqu’à plusieurs milliers d’emplois dans la région et dans la capitale. Pour autant, conscient de la nécessité de ne pas concentrer trop la population aux alentours de la capitale mais également dans d’autres métropoles, un autre plan urbain est prévu. Ainsi, une fois le projet pour Wilhelmstadt achevé, le gouvernement se penchera sur une transposition à d’autres villes de l’Empire. Selon les experts, on parle d’une enveloppe de plus de cent milliards de dollars répartie sur dix ans, et une dizaine de métropoles.

Le Chancelier, Katia von Grafstadt, a voulu montrer l’implication totale de l’ensemble de l’équipe gouvernementale en se rendant, avec son ministre des Transports sur le lieu des travaux d’extension du métropolitain qui ont commencé au nord de la capitale. Elle a déclaré que « c’est un projet ambitieux qui a pour unique vocation de rendre Wilhemstadt compétitive face aux autres grandes mégalopoles mondiales. Le seul objectif est bien entendu d’en faire un centre d’affaires et politiques d’envergure qui rivalisera d’influence avec les anciennes capitales économiques et politiques alméranes (Lyöns, Barrow) et mondiales (Newport, Hellington, etc) ».
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
07/07/2019

Vague d'enlèvements dans le pays

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=416335PeterSchffers1.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/416335PeterSchffers1.jpg[/img][/url]
Peter Schäffers a dit toute son inquiétude
après le dernier enlèvement


On pensait la situation sécuritaire du Saint-Empire du Schlessien meilleure que dans les autres pays du monde, notamment en raison du fort nombre de policiers (environ 430.000 toutes forces et services de police confondus). Avec un taux de criminalité et une délinquance en baisse continue depuis près de cinq ans, le Ministère de l'Intérieur pouvait se targuer d'une efficacité à faire pâlir certains de ses homologues étrangers confrontés à une recrudescence de la violence. Pourtant, ces dernières semaines, les services de la police impériale sont confrontés à une vague d'enlèvements relativement spectaculaires tant ils sont paraissent audacieux. Ainsi, depuis deux semaines, ce sont quatre individus qui sont portés disparus après n'avoir plus donné signe de vie. C'est leurs familles qui ont donné l'alerte alors que les victimes ne sont soit pas rentrées du travail, soit n'ont plus donné de nouvelles à leur entourage. Alertées, les forces de l'ordre ont d'abord pensé qu'il s'agissait de disparitions peu ou pas inquiétantes. Ce n'est que lorsqu'elles se sont rendues compte des grandes similitudes dans le profil des différentes victimes qu'elles ont laissé entendre qu'il pourrait s'agir d'actes criminels.

Le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement territorial, Peter Schäffers, était ce matin au micro de SIS 1, principale station de radio informative de l'Empire. Interrogé sur l'enquête, il a affirmé "suivre le dossier de près avec l'ensemble des services compétents pour donner une réponse rapide et efficace à la vague d'enlèvements qui frappe actuellement le pays". Selon ce dernier, les recherches avancent bien et les ravisseurs auraient commis quelques erreurs permettant au service technique et scientifique de la police impériale de relever des traces et des indices que les criminels auraient laissé derrière eux. Peter Schäffers a également tenu à dire aux familles des victimes toute la détermination du gouvernement à retrouver vivantes les personnes portées disparues. Il s'agirait selon lui d'une question de temps avant que les malfaiteurs ne soient identifiés puis appréhendés. Pourtant, cette sombre affaire d'enlèvements qui rappelle étrangement d'autres enquêtes des années 1980. A l'époque des organisations terroristes révolutionnaires avaient organisées des kidnapping de personnalités politiques et du monde économique avant de tenter de faire chanter le gouvernement. Face à l'inflexibilité de ce dernier, les terroristes communistes avaient exécuté leurs victimes avant de transmettre les enregistrements aux principales chaînes de télévision du pays. Le procureur en charge du dossier a tenu à rassurer les familles en expliquant que le mode opératoire n'a rien à voir celui de la Ligue Armée Révolutionnaire qui opérait à l'époque. Selon d'autres sources proches du dossier, au vue de l'efficacité des ravisseurs les enlèvements étaient préparés depuis des mois et les cibles avaient été soigneusement choisies. En effet, de troublants points communs focalisent toute l'attention des enquêteurs. Les quatre victimes sont toutes des ingénieurs et informaticiens. Elles auraient toutes également travaillé sur des logiciels de protection de systèmes informatiques développés pour le gouvernement.

Ces informations ont immédiatement été transmises à la Direction Générale du Renseignement (DGR) qui a réagi en déclarant que l'agence suivait de près cette affaire et que des dispositions seraient prises pour empêcher toute mise en danger des installations gouvernementales et stratégiques. En réponse à ces révélations, la DGR a demandé à l'une de ses équipe d'enquêter parallèlement sur le dossier pour découvrir au plus vite les objectifs des ravisseurs grâce aux informations déjà à disposition des enquêteurs. Les hommes du renseignement auront donc pour mission de mettre à jour les intentions des ravisseurs plus que de localiser l'endroit où pourraient être retenues les victimes. De leur côté les forces de polices assurent que tout est mis en oeuvre pour retrouver les quatre disparus. A ce stade de l'enquête il est pourtant encore trop tôt pour dire s'ils sont encore en vie et dans quel but exact ils ont été la cible de ces rapts. Mis à part les quelques déclarations du ministre et du procureur qui suit le dossier, aucune déclaration n'a été faite.
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
23/07/2019

La réforme du monde carcéral à l'étude

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=291129KarolinevonMetteldorfig8.jpg][img]http://img11.hostingpics.net/pics/291129KarolinevonMetteldorfig8.jpg[/img][/url]
Karoline von Metteldorfig a détaillé ses idées

C'est par une très médiatisée sortie que le ministre de l'Intérieur et de l'Aménagement territorial que nous avions appris le projet du gouvernement de réformer la justice et le monde carcéral. Passablement exaspérée, le ministre de la Justice et des Libertés qui a été confirmé dans ses fonctions suite à la large victoire des conservateurs lors des élections législatives de mai dernier avait fait mine de ne pas réagir. En privé l'histoire est toute autre. En effet, selon un membre du cabinet ministériel, Karoline von Metteldorfig se serait emportée et aurait même été jusqu'à téléphoner directement à la Chancelière pour lui dire toute son exaspération. Rappelé à l'ordre publiquement, Peter Schäffers n'a pas souhaité commenter l'évènement et a déclaré que ses services travailleraient en étroite collaboration avec ceux du Ministère de la Justice pour préparer un texte de loi qui prennent en compte à la fois les besoins des personnels pénitentiaires, des agents de la force publique qui trop souvent sont pris à partie sur le terrain et des détenus dont l'incarcération ne doit pas constituer une étape intermédiaire avant une récidive. Deux mois après l'incident, les choses semblent s'être calmées. En effet, le ministre de la Justice a affirmé que "dans un gouvernement nouvellement nommé, où certains membres sont nouveaux, il faut un temps d'adaptation pour que chacun trouve ses marques et sache jusqu'où il peut aller dans ses déclarations publiques. Il n'est pas nécessaire d'amplifier cette affaire qui appartient résolument au passé. Avec Peter Schäffers nous travaillons quotidiennement ensemble sur ce dossier sensible qui mérite que nous ne nous attardions pas sur des détails inutiles. Je sais que dorénavant nous savons tous ce que nous pouvons dire et ce que nous ne pouvons pas dire". Affaire classée, circulez il n'y a rien à voir. Telle semble être la stratégie du gouvernement sur ce premier couac.

Puisque ces agitations médiatiques autour de l'incident gouvernemental semblent s'être calmées, le ministre de la Justice et des Libertés a souhaité recevoir les journalistes au ministère pour présenter les premiers axes de réflexion et de travail. Si on a pu s'étonner des propositions de Peter Schäffers, on sera tout aussi surpris de voir que nombre d'entre elle devraient être reprises et proposer au débat en commission des lois de la Chambre des Nobles et de l'Assemblée impériale. Ainsi, la principale mesure est celle de revoir le parc carcéral schlessois pour en augmenter considérablement les capacités d'accueil. 170 000 places d'incarcération seront disponibles si le texte est adopté et promulgué. Cet objectif chiffré devrait être atteignable en trois ans grâce à de massifs investissements dès l'année prochaine. 57 800 nouvelles places seront donc construites pour répondre aux exigences nouvelles du gouvernement. Cette augmentation doit permettre la mise en oeuvre de la deuxième grande proposition du ministre qu'est la séparation entre les détenus devant purger une peine dite longue (plus de trois ans) ou dont la réinsertion est considérée comme improbable et ceux étant condamnés pour des délits mineurs (moins de trois ans d'incarcération). La séparation doit permettre de lutter efficacement contre la récidive en n'exposant pas de petits délinquants (qui souvent sont là pour leur première incarcération) à des "barons" du banditisme qui influencent négativement ces détenus facilement manipulables. Enfin, les maisons d'arrêts et les maisons centrales seront créées dans le même objectif. Les maisons d'arrêt servant alors uniquement à l'incarcération des individus en attente de jugement et placés en détention provisoire en raison de leur possible tentative de fuite. La différence avec ce qui avait été annoncé par le ministre de l'Intérieur c'est que le plan serait fait sur trois ans plutôt que sur cinq. "Cette révision des délais fait suite à l'urgente nécessité de moderniser notre modèle carcéral. Nous ne pouvons pas poursuivre encore longtemps sur le chemin que nous avons emprunté il y a plusieurs années. C'est la première grande réforme du pénitencier depuis les années 1990. Il est urgent de répondre aux besoins du personnel carcéral et des détenus. Agir dans ce sens c'est agir pour une société meilleure et plus juste mais qui ne permet aucun laxisme. Il n'est pas question avec cette réforme d'assouplir le régime des peines, mais bien leurs conditions d'exécution" a déclaré le ministre de la Justice et des Libertés.

l'opposition sociale-démocrate rue quant à elle dans les brancards en arguant que ce n'est pas le modèle carcéral qui est seul en cause, mais que tout le système juridique et judiciaire schlessois est compromis. Sur les bancs de l'hémicycle, de nombreux députés ont fustigé l'attitude du gouvernement. Lors de la traditionnelle séance de question au gouvernement qui a lieu chaque semaine et qui est l'occasion pour les élus d'adresser leurs questions aux représentants de l’exécutif, la Chancelière ainsi que le ministre de la Justice et des Libertés, mais également celui de l'Intérieur ont été apostrophés quant à leur volonté réelle de faire bouger les lignes. Alors que le Parti Social-démocrate Schlessois a encaissé un revers électoral de taille, il semblerait que son intention de prouver qu'il compte peser dans les débats est forte. Ainsi, les élus de la gauche parlementaire demandent un vrai débat de fond et pas un simulacre comme celui que serait entrain de préparer le gouvernement en présentant un texte déjà entièrement ficelé où rien ou uniquement des détails seront négociables et sans doute même pas modifiés. Le ministre de la Justice a été violemment hué avant que le président de l'Assemblée impériale ne menace de suspendre la séance. A la demande du président du groupe conservateur, il a été procédé à un rappel à l'ordre. En effet, le règlement de l'Assemblée précise que lorsqu'un membre du gouvernement s'exprime, les parlementaires sont tenus de l'écouter sans interruption. Répondant aux questions qui lui étaient posées, Karoline von Metteldorfig a assuré que le texte devrait être déposé dans les mois qui viennent au bureau du président de la Chambre des Nobles qui l'examinera, l'amendera éventuellement, avant de le transmettre à l'Assemblée impériale pour que puisse être procédé au débat puis au vote.


BREVES
23/07/2019

- La marine impériale s'est déployée au large des côtes numanciennes en accord avec ces dernières. Les récents évènements qui frappent la République de Biturgie ont poussé le gouvernement à demander qu'une preuve de la détermination et de la fermeté schlessoise soit donnée. Rappelons que durant la dernière semaine, la république a été le théâtre d'affrontements entre républicains et monarchistes. Finalement les partisans de la monarchies ont marché sur la capitale mettant en fuite le président biturigeois Julien Giston qui aux dernières nouvelles aurait trouvé refuge à Jion d'où il serait entrain d'organiser une contre-offensive avec les derniers hommes qui sont restés fidèles à la cause républicaine.
Si les autorités schlessoises n'ont pas souhaité réagir à la révolution de palais qui semble se dessiner, elles ont en revanche vertement critiqué la proclamation d'un "empire". Parmi les membres de la majorité conservatrice personne n'avait de mots assez durs pour dénoncer cette "usurpation", ce "crime contre la Chrétienté" ou encore cette "atrocité institutionnelle et politique". La Chancelière a déclaré lors des questions au gouvernement que le Saint Empire du Schlessien ne laisserait pas faire une telle action sans une réaction "ferme, déterminée et sans compromis". Pourtant c'est du Palais Lietzen qu'est venue la réponse la plus équivoque. Signé par l'Empereur le communiqué officiel a eu l'effet d'une bombe sur la scène politique schlessoise. En effet, alors qu'au parlement les débats étaient animés autour du projet de réforme du système carcéral, il semblerait qu'une union nationale se mette en place autour de la réaction que devra apporter le Schlessien à l'usurpation du titre impérial. Les nationalistes ont clairement appelé à une intervention armée pour rétablir l'unicité et l'unité autour du titre impérial schlessois. Si les sociaux-démocrates sont moins va-t-en guerre, ils n'ont pas fermé la porte à un soutien politique à une opération militaire, mais uniquement si une chance a été offerte à Alexandre du Berry (aussi appelé "l'Usurpateur par la classe politique du Saint-Empire) de faire machine arrière et de renoncer au titre d'empereur. Une missive a été envoyée au Saint Père pour qu'il condamne clairement les agissements des monarchistes biturigeois. Pour l'heure, au Schlessien tous les regards sont tournés vers le Saint-Siège de qui les autorités attendent une signe marquant évidemment et sans ambiguïté un soutien papal à l'Empereur urbain Friedrich IV.
Braunschweig

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DER KONSERVATIVE
29/07/2019

Une intervention en forme d'avertissement

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=711770NataliavonGrndig11.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/711770NataliavonGrndig11.jpg[/img][/url]
Natalia von Gründig est intervenu hier
à l'Assemblée impériale


Le ton monte du côté du gouvernement schlessois. Alors que Biturige sombre chaque jour plus dans l'affrontement entre républicains loyalistes et forces "impériales" de l'Usurpateur, le Saint-Empire du Schlessien ne compte pas pour autant ne pas faire entendre son droit. Il y a six jours, une partie de la flotte impériale s'est positionnée au large des côtes numanciennes d'où elle est approvisionnée. Les navires effectuent en ce moment des patrouilles pour montrer que même dans cette partie du globe, traditionnellement zone d'influence de l'allié hispanophone, l'Empire (le seul légitime et reconnu par le Pape) ne compte pas laisser ses intérêts être compromis par une clique de légitimistes adeptes du titre impérial. Depuis 1862, le Saint Siège reconnaît au souverain schlessois seul le droit de porter le titre impérial. Ce droit a été confirmé par Sa Sainteté Pie XIII. Ainsi, il ne peut y avoir deux empereurs catholiques. Alexandre du Berry (auquel les autorités gouvernementales schlessoises ne reconnaissent comme unique titre que celui de roi ou de duc) a pour tenter de trouver une solution pacifique à la crise politique en Alméra chrétienne proposer de rencontrer Friedrich IV, unique empereur légitime au Schlessien. Le Saint-Empire du Schlessien n'ayant nullement reconnu la légitimité du nouveau régime biturigeois a décliné la proposition.

Si la question biturigeoise fait l'unanimité parmi la classe politique schlessoises, le ministre des Affaires étrangères n'en a pas moins été interrogé hier par des élus de l'Assemblée impériale. Dans un discours d'une extrême fermeté elle a tenu à rappeler la position des autorités impériales. "Le Saint-Empire du Schlessien ne transigera pas sur l'attribution du titre impérial. Je me suis personnellement entretenue avec la Chancelière et l'Empereur. Notre position est unanime. Nous mettrons tout en oeuvre pour faire retrouver la raison aux autorités biturigeoises. Il ne va pas sans dire que nous n'hésiterons pas une minute à déclencher un processus militaire si dans les soixante douze prochaines heures l'usurpateur Alexandre du Berry ne revoit pas sa position quant au titre impérial" a répondu Natalia von Gründig à un député de l'opposition qui souhaitait connaître les mesures déjà prises pour ramener l'ordre institutionnel en Alméra. Inquiet de la tournure que prennent les évènements, les députés n'ont en revanche nullement voulu remettre en question les solutions proposées par le gouvernement. L'opposition et la majorité semble dont s'entendre largement au delà des clivages partisans. Cette "union sacrée" au Parlement permet au gouvernement de mettre en place en toute liberté son programme de rétorsion vis-à-vis de la Biturige nouvellement "impériale". La ministre de la Défense a quant à elle été interrogé sur les mesures déjà prises sur un plan purement militaire. Karoline von Brünswick, connue pour sa fermeté et son intransigeance, a déclaré que l'ensemble des forces militaires, maritimes, terrestres ou aériennes sont prêtes à engager une intervention de rétablissement de l'ordre impérial légitime. La flotte déjà sur place dans les eaux proches de la Biturige n'est que le premier signal que le Schlessien est en mesure de déployer rapidement une importante force de frappe pour terrasser le mouvement impérial autoproclamé. Natalia von Gründig a ensuite repris la parole pour prononcer une diatribe d'une extrême violence contre la Biturige. Elle a dit vouloir réduire en poussière ce mouvement si ses représentants ne prenaient pas rapidement conscience de l'absurdité de leur démarche. Selon elle il ne s'agit nullement de porter un jugement sur le coup d'état en lui même. Ce qui est dénoncer par le Saint-Empire du Schlessien ce n'est pas le changement de régime, mais bien la forme impériale qu'il souhaite revêtir.

Si aucun des messages que le gouvernement a délivré devant la chambre basse du Parlement n'a apparemment surpris les élus de l'Assemblée impériale, la révélation faite par la Chancelière en réponse à un député du Parti National-Impérial (nationaliste) a provoqué une certaine satisfaction sur tous les bancs de l'Assemblée. En effet, lors de la dernière question de la séance de questions au gouvernement, la Chancelière a été interpellée sur les conséquences que pourraient avoir le soulèvement "impérial" biturigeois dans les relations entre le Saint Siège et le Saint-Empire du Schlessien. C'est personnellement que Katia von Grafstadt a répondu à l'interrogation. Dans une intervention de cinq minutes elle a expliqué que le gouvernement schlessois fait entièrement confiance à la papauté pour réitérer sa pleine confiance en l'Empire schlessois. En outre, elle a révélé une correspondance privée entre l'Empereur et Sa Sainteté au sujet de la Biturige sans pour autant en dévoiler le contenu. Du côté du Palais impérial on ne paraît pas surpris de la déclaration du chef du gouvernement et il semblerait que le Palais Lietzen ait donné son aval au dévoilement de la correspondance. Rappelons toutefois que la seule réaction officielle de la part de l'Empereur est un bref communiqué lapidaire déclarant que le Schlessien ne reconnaît nullement la légitimité du titre impérial d'Alexandre du Berry (auquel aucun titre n'est pour le moment reconnu par le Saint-Empire).
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