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Posté : dim. déc. 19, 2010 6:27 pm
par Ramiro de Maeztu
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Interview de Peter Eriksson, chancelier du Rike du Lochlann - Entrevista a Peter Eriksson, canciller del Rike de Loclán
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Désigné personnalité vivante la plus influente de l'année 2013 dans le monde entier, Peter Eriksson, chef incontesté du Rike du Lochlann, a accepté de répondre aux questions du rédacteur en chef de notre périodique, Don Jorge de Legazpi.


Jorge de Legazpi : Bonjour à vous, Monsieur Eriksson, et merci d'avoir accepté notre invitation. Première question, Monsieur Eriksson, mais pas des moindres : lorsque vous avez appris que vous étiez la première personnalité vivante du traditionnel classement de La Concordia, qu'avez-vous ressenti ? Étiez-vous surpris ? Gêné ? Fier ? Indifférent ?

Peter Eriksson : Nous avons au Lochlann un souci, s'il en est, se rapportant à notre ego. Nous sommes flattés lorsqu'on fait état de nous dans la presse étrangère, avant même parfois d'en regarder la raison, et comme tout peuple fier de lui, que son chef soit placé à la tête d'un classement d'influence est un bon point qui me procure, puisque j'en suis le sujet, sinon de la joie au moins la satisfaction de voir que nos actions au Lochlann, sont considérées à leur juste valeur par l'étranger. Je n'ai pas été surpris pour tout vous dire de ne pas être premier, et je n'aurai pas souhaité l'être vu ce que doit l'humanité à la tête du classement.

Jorge de Legazpi : Que pensez-vous de ce classement en général ? Et de La Concordia, salué par beaucoup comme l'un des meilleurs périodiques au monde ?

Peter Eriksson : Je ne sais pas si on peut se permettre de qualifier d'un tel superlatif le périodique La Concordia car le monde est vaste, mais il est certain qu'il est d'une qualité qu'on ne peut nier et d'une régularité plaisante. Attention à ne pas se noyer dans ses articles, cependant.
Le classement quant à lui est une très bonne initiative, qui permet sans doute à beaucoup de se rendre compte de ce qui se passe ailleurs que dans leur appartement. C'est synthétique, et c'est très bien.

Jorge de Legazpi : Estimez-vous que le classement effectué cette année est judicieux ? Quelles modifications lui apporteriez-vous ?

Peter Eriksson : Je vais faire vite afin de ne pas m'étaler indéfiniment sur des sujets qui m'agacent. Commençons par ce qui ne m'agace pas. Je vous remercie d'user d'une telle épithète me concernant mais il me déplaît d'en être pourvu. Premièrement, car c'est un oxymore que de me qualifier de Christ païen, secondement car je n'ai pas l'ego assez étoffé pour autoriser des gens à me faire reconnaître comme cela. Le Lochlann avait besoin de moi et j'avais besoin du Lochlann, personne n'a besoin du Christ et toutes les larmes du monde ne lui servent à rien. Qu'on ne tronque pas mes propos, actuellement je veux croire et suis persuadé qu'il est bon pour l'humanité de battre de ses propres ailes sans attendre une aide divine.
Passons à ce qui m'agace : il aurait fallu placé Kirov en tête de liste, c'est lui qui a donné à Kherovitch, sans doute avec malice et attendant la suite, le Turriyvostok et si 60 000 000 personnes sont mortes, je n'ai pas les chiffres précis mais fais confiance à La Concordia, c'est à cause de Kirov et uniquement à cause de ce dictateur.
Poursuivons. C'est trop d'honneur fait à ce serpent de placer Siman du Sionving dans votre périodique. Il est près à n'importe quoi pour colorier sur ses cartes un nouveau territoire avec ses craies grasses pastels.
Pour terminer, il aurait fallu attendre 2014 pour placer dans votre classement, un président, fût-il du pays le plus "important" du monde, sous prétexte qu'il n'en a pas.

Jorge de Legazpi : Passons à des questions sur le Lochlann plus précisément, notamment concernant sa politique extérieure. Comptez-vous continuer à mener votre croisade contre le bolchévisme et le Pacte de Novgorod ? Comment envisagez-vous vos relations avec une Rostovie moins expansionniste que par le passé ?

Peter Eriksson : Je n'ai jamais lancé ni harangué le Rike à se lancer dans une croisade contre le bolchévisme. La seule croisade contre le communiste que nous avons effectué, c'est la guerre verte, sous le prétexte qu'il vaut mieux prévenir que guérir. De plus, les 400 000 pactistes que nous avons envoyés sous terre et joyeusement sont la solde que doit recevoir chaque Nation qui trahit le Lochlann. Rien ne nous interdit, actuellement, d'aller jusqu'à Ophrone, sauf une chose : la préservation d'un maximum de vies lochlannaises. Mais qu'ils remettent un pied dans notre zone de voisinage direct et je vous promets le résultat de cent batailles du Savolo et ce directement chez eux, touchant civils et militaire, jusque dans les chiottes : on les buttera un par un.
La Rostovie, il est vrai, s'est engagé dans une voie plus pacifique qu'avant, moins démoniaque en apparence. C'était la moindre des choses après avoir quadruplé son territoire. Elle a surtout peur de voir débarquer le nord-Vicaskaran chez elle, mais elle se torchera gaiement avec les pages de la Bible derrière laquelle elle se cache actuellement, lorsqu'elle aura une armée capable d'atteindre rapidement Jarrstad, Hispalis, Lyöns et Hellington.

Jorge de Legazpi : D'aucuns vous reprochent, notamment au Numancia, votre acoquinement avec les libéraux, comme le Pelabssa, dans votre guerre contre les communistes. Qu'avez-vous à leur répondre ?

Peter Eriksson: Nous avons mené une guerre pour le Lochlann, pas une guerre contre le communisme. Mais je leur répondrai, non sans un certain aveu, que nous préférons un blanc qui écoute du rock-and-roll qu'un jaune près à tuer père et mère pour des raisons d'économie.

Jorge de Legazpi : Pensez-vous possibles des relations apaisées, voire amicales, avec la Sainte Alliance ? A contrario, qu'est-ce qui les rendrait infaisables ?

Peter Eriksson : Je ne veux plus précipiter le Lochlann, que ce soit par mon action ou par mon refus d'action, vers une guerre contre la Sainte Alliance. Des relations apaisées, sincères et amicales sont plus que nécessaires et j'y travaille en ce moment même, depuis que j'ai compris qu'elle n'intègrerait jamais les idées racistes du Rike et qu'il faudrait s'adapter à elle.
Mais je dois avouer que la poursuite d'une politique du sourire libéral de la part du Laagland nous est difficile à supporter, de même que le silence isolationniste du Thorval, pays qui perd en dureté de ventre de jour en jour.

Jorge de Legazpi: La presse et les élites lochlannaises semblent inquiètes par la puissance économique, diplomatique et culturelle du Numancia, au point que de nombreuses insultes ont été proférées à son encontre. Adhérez-vous à ces quolibets généralisés ? Que pensez-vous vraiment du Numancia ?

Peter Eriksson : Je suis très compréhensif envers la vieille élite lochlannaise qui s'est convertie, pour une partie, activement dans l'administration du nouveau Rike, de sa presse notamment. Je vous assure qu'elles ne sont pas inquiètes, mais agacées. Je les comprends car j'ai moi même longtemps fondé les relations du Lochlann avec le Thorval qui aujourd'hui n'a plus aucun charisme, c'est à peine s'il est l'ombre de son reflet. J'admets qu'il est difficile pour vous de me croire maintenant sur ma volonté à nouer des relations saines avec la Sainte Alliance, mais détrompez-vous, c'est le rôle le plus sage : s'adapter, toujours s'adapter. On le voit dans la nature, celui qui ne s'adapte pas meurt.
Pour en revenir au Thorval, les élites lochlannaises sont exaspérées de le voir partir à la dérive, et ça se répercute sur leur vision d'un Numancia qui l'entraîne dans cette mouvance laxiste, tout en conservant lui-même une puissance qu'il entretient.
Je ne pense, pour ma part, absolument rien du Numancia. Je me contente de voir. Je vois un Royaume qui fut au bord du gouffre, à plusieurs reprises, et qui ne reconnaît pas aujourd'hui, en ayant d'ailleurs rejoint une coalition meurtrière visant Jarrstad (ni plus ni moins), que c'est grâce au Lochlann si possède actuellement une certaine aura.

Jorge de Legazpi : Concentrons-nous maintenant sur votre politique intérieure. Quels sont les grands chantiers législatifs qui vous attendent ? Quelles réformes désirez-vous pour votre pays ? Comment imaginez-vous son avenir ?

Peter Eriksson : Nous avons semé des réformes, de nouvelles lois, toute une législation concernant le social, l'économique, le national, et pour tous les secteurs du pays. Maintenant, nous ne pouvons qu'offrir au Lochlann un État stable qui sera le soleil permettant à ces réformes de germer, dans les années voir les décennies à venir. On ne construit par l'homme de demain à coup de guillotines, mais avec de la patience.

Jorge de Legazpi : Avez-vous formellement renoncé à votre souveraineté sur le Vikland, aujourd'hui territoire pelabssien ? Et quelle gestion allez-vous envisager pour le Quetelann ?

Peter Eriksson : Lorsque je suis rentré de convalescence, c'est la première chose que j'ai faite : je suis aller voir mes généraux, je leur ai fait baissé la tête, et je leur ai passé un savon. Le Vikland doit réintégrer le Quetelann, et nous n'y renoncerons jamais, même si cela devait nous mener à une guerre contre le Pelabssa.
Par ailleurs, le Quetelann sera le centre d'une réforme dans les mois à venir, réforme qui intéressera, j'en suis sûr, votre journal. Un bref entretien pourra de nouveau être envisagé entre nous pour en parler !

Jorge de Legazpi : N'est-il pas difficile de gérer un pays comme le Lochlann, beaucoup moins monolithique qu'on le croit généralement, composé de tant de communautés linguistiques et ethniques différentes ? Ne faudrait-il pas s'orienter vers un système purement fédéral ?

Peter Eriksson : Je travaille dans la continuité des Rois du Lochlann. Vous allez peut-être trouver ça bizarre venant de moi, car je suis couvert de tout les a priori possibles et imaginables, mais je suis persuadé que c'est le nationalisme qui est le véritable ennemi de l'Alméra, qui plus est du Lochlann, et en le favorisant il est certain que le Lochlann éclaterait car il est fait de multiples communautés. Mais elles ont un lien : le Lochlann, et il est de mon devoir de le maintenir intact. Vous pourrez voyager sur tout l'ensemble du globe, vous ne trouverez jamais un patriotisme aussi fort que celui qu'on trouve au Lochlann, qu'on y parle anglais, allemand, lochmâl... Par contre, encourager un système fédéral, c'est certes rejeter le nationalisme, mais c'est aussi encourager le chauvinisme et je ne veux pas de ça pour le Lochlann. Nous sommes un peuple !

Jorge de Legazpi : Le Negerlann, anciennement Makengo, est au centre de l'actualité actuellement. Qu'avez-vous à répondre à ceux qui vous y accusent de génocide ? Que s'y passe-t-il réellement ?

Peter Eriksson : Tout sera toujours bon pour faire perdre de sa crédibilité au Lochlann et à son chef. Je ne réponds même pas à ces gens, ils traîneront mon nom et celui de mon pays dans la boue quoi qu'il arrive.
Si des gens sortent du Makengo en vous disant que c'est l'enfer là-bas, c'est qu'ils ont été payés et dressés par les puissances qui nous veulent du mal.
Le Makengo n'a certes plus d'indépendance, mais c'est le résultat désormais d'autochtones et de colons qui travaillent ensemble à la rentabilité du territoire. Il n'y aucun génocide au Negerlann.

Jorge de Legazpi: Quelle est la vie des communautés de colons s'y trouvant, notamment à Valle del Sol et Nueva Tierra, colonies numanciennes ?

Peter Eriksson : C'est une vie idyllique, je peux vous l'assurer. Les premiers mois ont été difficiles mais rapidement, ils ont pris le dessus sur ce sol aride, sur ces terres laissées à l'abandon par les autochtones.
Les colons y sont loin de tout tracas urbain ou tertiaire, ils revivent l'épopée de la conquête de l'Est. Ils bâtissent leurs maisons de leurs mains, les bêtes et les richesses arrivent à flots de l'intérieur du continent et ils produisent leur nourriture, leur commerce, leur troc. Y règne un véritable climat de "vivre-ensemble" pour ces colons. Vous me parlez des Numanciens, et bien je vous le dis : ils pouvaient être voisins de palier à Hispalis, sans jamais s'adresser la parole, maintenant ils gardent les troupeaux ensemble, ramassent les récoltes, sèment, irriguent, creusent, œuvrent ensemble et dans l'amitié à la construction d'un nouveau monde. C'était une occasion inespérée pour eux, de refaire leur vie, surtout qu'ils servent maintenant à la fois leur ego, à la fois le Numancia par la culture qu'ils exportent, et à la fois le Lochlann par les excédents de production.
De même, ils apportent du travail aux autochtones. En réalité, c'est le rêve de tout les anarchistes occidentaux actuels qui se concrétise là-bas grâce à l'extrême opposé politique de leurs idées.

Jorge de Legazpi : Le territoire lochlannais a-t-il encore besoin d'être agrandi selon vous, après votre mise sous protectorat du Weiden et du Kolosistan ? Quelle est votre gestion exacte de ces territoires ?

Peter Eriksson: Les régions du Weiden et du Kolosistan ont été délimitées suivant des règles anti-impérialistes, plus exactement anti-dominatrices de factions sur d'autres. Les germains de Garinge s'en portent mieux : nous avons viré le gratin kolosthan qui opprimait le bas du peuple ainsi que l'aristocratie du Weiden qui abusait de ses droits sur ses régions et même celles des autres : puisque l'Hostemé ne nous a pas attendu pour déclarer son indépendance, son "maître" étant trop occupé à lutter contre nous pour l'en empêcher. Nous laissons une certaine liberté aux contrées battues, à la différence qu'elles admettent nos lois idéologiques; je crains l'influence des cartes mondiales où le Lochlann est représenté du Neuelann aux frontières thorvaliennes comme un empire : le Lochlann a les mêmes frontières qu'avant la Guerre Verte, le Nordreich est son allié, les territoires libérés des alliés et des protectorats au sens militaire et idéologique stricte.
Mais par ailleurs, pour une question de démographie évidente, le Lochlann a besoin, et non pas encore besoin, de s'agrandir, et j'y travaille avec les autorités nordriques. C'est une question sanitaire, non pas mégalomane.

Jorge de Legazpi : Qu'attendez-vous de votre allié aldéran, nouvellement converti aux idées national-socialistes ?

Peter Eriksson : De se stabiliser, c'est tout, je veux être sûr qu'on puisse compter sur lui si nous venions à être en danger.

Jorge de Legazpi: Un dernier mot, pour la fin ?

Peter Eriksson : Je souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année à la pieuse patrie numancienne.

Posté : lun. déc. 20, 2010 5:48 pm
par Ramiro de Maeztu
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A propos des destinations de vacances de prédilection des Numanciens - Acerca de los destinos de vacaciones predilectos de los numánticos
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Sans surprise, c'est le Numancia et particulièrement Hispalis (ici photographiée sur la Plaza de Numancia) qui restent les lieux de séjour privilégiés des Numanciens</center>


De nombreux courriers étaient parvenus à la rédaction de La Concordia après la parution de notre numéro contenant un dossier sur le tourisme étranger au Royaume Canoviste de Numancia. La plupart de ces lettres nous félicitaient pour la qualité de notre publication et l'exhaustivité de notre analyse sur le sujet, mais nous demandaient également de réaliser une étude sur les destinations de vacances favorites des Numanciens. Et nous leur avions généralement répondu par l'affirmative !

Chose promise, chose due : nous avons réalisé, en partenariat avec l'Institut National des Statistiques, un petit tour d'horizon du sujet pour répondre à une simple question. Où les Numanciens vont-ils en vacances ?

La première de leurs destinations... est bien entendu le Royaume Canoviste de Numancia lui-même ! Sur l'ensemble de nos compatriotes quittant leur domicile pour trois jours ou plus (et pour des raisons autres que professionnelles), 61% d'entre eux choisissent une destination nationale, avec la capitale, Hispalis, largement en tête. C'est également le soleil de Nicolasol qui les attire en période estivale, ainsi que les rias de Vadeable, les côtes des Islas Comodoras, la richesse architecturale d'Emerita Augusta et le nouvel eldorado national, la Province Cisplatine. Le très bon développement des transports dans le pays (autoroutes à péage, lignes ferroviaires à grande vitesse, aéroports internationaux et régionaux), la commodité (se déplacer dans son propre pays ne pose aucune barrière douanière ou linguistique) et l'amour de leur pays poussent ainsi les sujets de Sa Majesté Sérénissime à visiter, chaque année en plus grand nombre, leur nation.

Mais l'augmentation générale du niveau de vie et l'ouverture du Numancia sur le monde, phénomènes toujours plus accentués, les poussent aussi à se déplacer à l'étranger, en priorité entre les pays membres de la Sainte Alliance. La proximité idéologique et parfois culturelle (comme en République du Logroño, où la langue officielle est aussi le castillan), l'amitié forte unissant notre nation avec d'autres pays (comme le Royaume du Thorval, deuxième destination étrangère des Numanciens) et l'allègement des tracasseries administratives y est pour beaucoup. Parmi les destinations ayant le vent en poupe, l'on retiendra dans ce cadre la cité d'Haaskenberg, qui a connu un essor considérable entre l'année dernière et cette année.

En dehors de la Sainte Alliance, c'est l'Alméra qui est surtout plébiscitée par nos compatriotes, avec la République Fédérative Communiste de Rostovie en tête. Ainsi, la ville de Novgorod et la cité de Kirovgrad connaissent une augmentation des vols en provenance du Numancia d'environ 5% par semestre. En dehors de la puissance slave, ce sont les montagnes savoisiennes et la ville de Lyöns qui accueillent un bon flot de touristes numanciens chaque année. La situation de grande instabilité en République de Callanda, couplée au faible développement de ses infrastructures, ont en revanche drastiquement fait chuter des destinations comme Eva ou Florianna au cours de ces dernières années.

Le Vicaskaran et le Makara viennent ensuite, avec Amache Picha-Ak (République Démocratique du Ranekika), Hellington (Etats-Unis de Pelabssa), Beït-Yadid (République du Shmorod) et Jiyuan (Royaume du Sionving) en tête, dans cet ordre. La plus grande distance et la paperasse parfois très contraignante repoussent toutefois un peu plus les Numanciens.

Viennent en dernier les autres continents, avec une baisse vertigineuse de la République Démocratique et Populaire du Makengo depuis la présence de l'administration lochlannaise sur place. C'est surtout le Royaume d'Aman qui tire son épingle du jeu dans l'affaire.
Parmi les pays les moins visités par les sujets de Felipe V, l'on retiendra le Cadanay (1,2% d'entre eux), le Lochlann (1,1% d'entre eux), le Wapong (1% d'entre eux), la Bolchavie (0,8% d'entre eux) et l'Aldéran (0,3% d'entre eux).

Posté : mar. déc. 21, 2010 7:11 pm
par Ramiro de Maeztu
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A propos des performances numanciennes en matière de grande vitesse ferroviaire - Acerca de las hazañas numánticas en el ámbito de la alta velocidad ferroviaria
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Ces trains à grande vitesse, avec leur fuselage si caractéristique, circulent depuis plus d'un an au Numancia</center>


Ouvertes en septembre 2012, la plupart des lignes ferroviaires à grande vitesse numanciennes avaient été bâties sur l'initiative de feue Sa Majesté Sérénissime Ángel Ier par le Conglomérat à la Construction du Royaume du Thorval. A l'époque, beaucoup criaient à la dépense inutile, au gaspillage, à la folie voire à la mégalomanie de la législature réactionnaire en place.

Plus d'un an après, le Royaume Canoviste de Numancia est devenu ni plus, ni moins que le meneur de la grande vitesse ferroviaire en Alméra, largement devant la République d'Adélie et la République Fédérale du Quantar, avec deux mille deux cents trente kilomètres de voirie. Ce record a été atteint il y a quelques semaines à peine, après la construction par le Conglomérat National au Transport Ferroviaire, la RENFE, de deux lignes à grande vitesse en Province Cisplatine, l'une entre Puerto Real et Valladolid (Île de Cáceres), l'autre entre Santander et Las Palmas (Île de Lanzarote). Et le succès de ces deux lignes était au rendez-vous : en à peine un mois d'exploitation, ces deux lignes, gérées pour moitié par le Congrès des Députés Cisplatins, plus de soixante-quatorze mille billets avaient été vendus !

Il faut dire que le niveau de vie général a considérablement augmenté et permet l'acquisition de billets, s'élevant, selon les lignes et les destinations, d'une trentaine d'euros à plus de cent trente euros.
La ligne la plus fréquentée reste la fameuse Ligne Translatine, reliant Hispalis à Barceulo (capitale de la République du Logroño), et qui permet de rallier la capitale numancienne à Emerita Augusta en moins de deux heures. Suivent de près les lignes Hispalis-Nicolasol (deux heures et dix minutes) et Nicolasol-Vadeable, via Filipina (deux heures cinquante). La ligne la moins fréquentée, baptisée "ligne transversale" ("línea transversal"), reste la ligne Emerita Augusta-Vadeable, via Filipina, ce qui fait de cette dernière métropole un nœud ferroviaire majeur.

Quoi qu'il en soit, l'AVE (en castillan, "el ave" signifie "l'oiseau", d'où le fuselage si particulier de ses locomotives) fait partie de la vie quotidienne des Numanciens à l'heure actuelle. Seuls les États-Unis de Pelabssa (avec deux mille huit cents kilomètres environ) et la Fédération des Nations Unies de Shawiricie (avec environ deux mille neuf cents kilomètres) surpassent aujourd'hui le Numancia, mais avec un bassin démographique encore bien supérieur.

Posté : mer. déc. 22, 2010 9:02 pm
par Ramiro de Maeztu
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A propos des résultats économiques et de la solvabilité du Numancia - Acerca de los resultados económicos y la solvencia de Numancia
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L'agence de notation Moopy's confirme la bonne santé économique du Numancia !</center>


C'est aujourd'hui que la plus célèbre agence de notation mondiale, Moopy's, sise à Chevinay, au Grand Duché de Savoia, a rendu sa première copie formelle concernant la santé économique et la solvabilité de la plupart des grands États qui composent le monde et comptent un tant soit peu dans les échanges internationaux.
Et les nouvelles sont très bonnes pour le Royaume Canoviste de Numancia, comme l'a confirmé le Ministre de l'Économie, Don Nicolás Saavedra, lors d'une conférence de presse exceptionnelle, ce matin même.

En effet, en suivant l'échelle de notation de l'organisme savoisien, notre nation fait partie des meilleurs élèves mondiaux, intégrant même le cercle très fermé des pays auxquels l'on a attribué un triple A, garantie indubitable de notre dynamisme et notre puissance économiques. Cette note tient compte à la fois de l'excellente situation de nos finances publiques, de la solvabilité de nos collectivités locales, de nos prévisions de croissance (maintenues à 10% environ pour l'année 2013), de notre balance commerciale largement excédentaire...
Parmi les pays les plus solvables du monde, l'on retiendra également, sans grande surprise, le Grand Duché de Savoia, nid du blanchiment d'argent et des comptes occultes, et les États-Unis de Pelabssa, superpuissance économique.

La mauvaise surprise vient de la République Fédérative Communiste de Rostovie, qui a vu sa note sévèrement dégradée (un simple A), rejoignant ainsi la République Souveraine du Wapong, vue comme toujours très instable par les organismes financiers internationaux. La République du Shmorod semble elle aussi gagnée par des soupçons concernant la spéculation immobilière dans ses principales villes, dont la capitale, Beït-Yadid.
La République de Callanda, quant à elle, obtient, sans que personne ne s'en étonne réellement, un C pointé qui confirme la crise financière, économique, politique et sociale qui l'agite à l'heure actuelle.

Malgré ces excellents résultats, le Ministre de l'Économie s'est gardé de tout triomphalisme et a même exprimé son inquiétude concernant un éventuel foyer de bulle immobilière à Hispalis, Emerita Augusta et Nicolasol. Il a par ailleurs confirmé le durcissement des mesures sur le contrôle et le plafonnement du prix au mètre carré dans chaque commune, ajoutant que d'autres mesures inscrites dans son "paquet économique" et concernant la politique du logement seraient votées aux Cortes prochainement.

Posté : jeu. déc. 23, 2010 5:34 pm
par Ramiro de Maeztu
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A propos du match de tennis de bienfaisance organisé aujourd'hui à Hispalis - Acerca del partido de tenis de beneficencia organizado hoy en Hispalis



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Manuel Nadal et son adversaire, David Guardia, ont tout donné ce soir !</center>


C'est ce soir, à partir de dix-huit heures, que la Fédération Numancienne de Tennis organisait son grand match de bienfaisance pour le Zanyane, sur le Cour Royal Felipe Ier ("Cancha Real Felipe I"), dans le cadre d'une grande campagne de sensibilisation et d'aide pour le continent noir.
Et qui d'autre que deux joueurs professionnels aussi généreux que les Numanciens Manuel Nadal et David Guardia pouvaient s'affronter sur le terrain herbeux en faveur de l'hémisphère sud ?

Outre l'intégralité du prix des dix-huit mille billets vendus, des dons spontanés, conseillés par le Président de la Fédération, Don Francisco Téllez, ont permis de recueillir près de cinq cent mille latinias, somme intégralement reversée à la Caisse d'Aide au Tiers-Monde de la Sainte Alliance. Un exploit lorsque l'on sait que le prix des places avait été réduit de vingt-six à trente-trois latinias selon le placement !
Fort heureusement, les dons n'étaient pas conditionnés au nombre de points joués, car Manuel Nadal a écrasé son adversaire en trois sets et à peine deux heures de jeu, tel un éclair : 6-2, 6-1 et 6-0 ! Malgré le tout, le spectacle était superbe et les deux tennismen se sont dits ravis de participer à un match pour une telle cause.

Ils ont par ailleurs décidé de verser un quart de leurs cachets cumulés au cours de l'année 2013 pou ce même Fonds d'Aide au Zanyane. Un geste que beaucoup n'oublieront pas !
Après la rencontre, un concert était organisé au Campo de las Naciones avec en vedettes les chanteurs David Bisbal, Paz Vega, Belén Rueda et Ricardo Gómez, devant le Maire d'Hispalis, Don Rodrigo de Cerdeña (Parti Régénérationniste), et le Président de la Province d'Hispania, Don Leandro Fernández (Parti Régénérationniste).

Posté : ven. déc. 24, 2010 3:42 am
par Ramiro de Maeztu
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Interview d'Iñaki Iturbide, professeur d'économie et économiste numancien (1/2) - Entrevista a Iñaki Iturbide, profesor de economía y economista numántico (1/2)
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Une photographie d'Iñaki Iturbide prise en juin 2013</center>


Iñaki Iturbide, actuellement professeur d'économie à l'Université Patricio Almíbar d'Emerita Augusta, économiste de son état et consultant privé pour l'agence de notation savoisienne Moopy's au Numancia, est né en 1959 en Herria. Ses parents ont très tôt émigré au Royaume Canoviste de Numancia; arrivés par paquebot à Hispalis, ils ont ensuite erré pendant deux ans dans le pays avant de se fixer à Carrascosa del Campo, une petite localité à vingt kilomètres d'Emerita Augusta.
Titulaire d'un doctorat d'économie à vingt-cinq ans, en 1984, Iñaki Iturbide a longuement postulé pour obtenir un poste de professeur dans sa spécialité.
Suite à de nombreux refus dans toutes les universités du pays, il finit par devenir consultant privé pour de nombreuses entreprises nationales avant d'être engagé par Moopy's. Son rêve d'enseigner l'économie se réalise néanmoins en 1996, lorsqu'il obtient un poste de maître de conférence ("profesor de universidad") dans son université d'origine.
Tout d'abord relativement discret, il commence dès les années 2004-2005 à faire paraître plusieurs ouvrages où il incite le Royaume de Numancia à libéraliser en profondeur son économie pour s'ouvrir au marché mondialisé, dont il ne pourra que tirer profit selon lui. Marginal dans ses idées, il rencontre pour la première fois du succès avec la formation en 2008 d'un groupe de chercheurs libéraux autour de sa personne.
Aujourd'hui à la tête de la fameuse "école d'Emerita Augusta" ("escuela de Emerita Augusta"), il prône la fin du système étatique tel que le conçoit aujourd'hui la majorité phalangiste et dénonce avec fermeté la politique économique menée depuis trois ans par les gouvernements successifs.
Nous l'avons rencontré dans sa demeure augustinienne et il a été enchanté de répondre à nos questions.



Jorge de Legazpi : Bonjour, Don Iñaki, et tout d'abord merci de nous avoir accordé cette entrevue !

Iñaki Iturbide : C'est moi qui vous remercie ! C'est toujours un plaisir pour moi que de répondre à des questions intelligentes comme peut en faire La Concordia.

Jorge de Legazpi : Le compliment nous va droit au cœur ! Bien, si vous le permettez, entrons immédiatement dans le vif du sujet ! Vous n'avez jamais caché, depuis que vous êtes devenu une personnalité publique, votre profond scepticisme envers le système fortement étatique de l'économie numancienne. Vous êtes même très proche des analyses économiques du Parti Réactionnaire Royal. D'où vous vient la certitude des bénéfices apportés par le système libéral ?

Iñaki Iturbide : En toute honnêteté, je ne suis pas sceptique face à la morphologie actuelle de l'économie nationale, j'y suis tout bonnement opposé.
Quant à une éventuelle certitude, je vous le dis tout de go : je n'en ai aucune ! Je suis un homme pragmatique, pas un idéologue. Je constate ce qu'est aujourd'hui l'économie mondiale, je la compare à l'économie numancienne et j'en tire mes conclusions macroéconomiques. Rien de plus.

Jorge de Legazpi : Ainsi donc, ce que vous essayez de nous dire, c'est que votre expérience en tant qu'économiste, professeur d'économie et consultant privé vous amène à valoriser les solutions libérales ?

Iñaki Iturbide : C'est cela même ! Ce sont surtout les rapports que j'écris pour l'agence de notation savoisienne Moopy's qui m'ont permis de prendre conscience au fur et à mesure des grandes failles du système numancien actuel et de la nécessité plus que jamais absolue d'une conversion en profondeur au libéralisme.

Jorge de Legazpi : A vous entendre, il semble exister une grande urgence économique au Numancia. Est-ce véritablement le cas ?

Iñaki Iturbide : C'est le cas, je le dis haut et fort ! Aujourd'hui, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes : le Numancia, sixième puissance mondiale, est solvable et a la confiance des marchés; la croissance économique devrait atteindre pour l'année 2013 des sommets inconnus jusqu'alors; l'excédent entrepreneurial et la santé exceptionnelle de la balance commerciale nous anesthésient suffisamment pour que nous ne voyions pas la réalité. Pourtant, ce n'est que le calme avant la tempête !

Jorge de Legazpi : Et en quoi consisterait cette tempête pour le pays ?

Iñaki Iturbide : En une crise économique majeure et sans doute mondiale. Je vais m'expliquer un peu mieux.
Il existe dans l'économie capitaliste actuelle, que nous le voulions ou non, deux facettes très distinctes : l'économie empirique (ce que peuvent vraiment produire et offrir une entreprise, une région, un pays...) et l'économie idéaliste (le taux de croissance et la solvabilité virtuelle de cette entreprise, cette région, ce pays...).
En d'autres termes, il ne faut pas se fier uniquement au taux de croissance pharaonique du Numancia (sans doute plus de 10% cette année !) pour juger de sa santé économique. La réalité du pays est très différente.

Jorge de Legazpi : Voulez-vous dire que le Numancia "simule" son dynamisme économique ?

Iñaki Iturbide : Non, ce n'est pas tout à fait cela. Loin de moi l'idée d'un Numancia modeste, ne comptant que peu dans l'économie mondiale et dans les échanges internationaux. Certains chiffres sont excellents et parlent d'eux-mêmes : le produit intérieur brut du pays, qui a été dopé ces dernières années; le nombre de conteneurs traités chaque jour par le port marchand d'Hispalis, première zone industrialoportuaire mondiale; le nombre de touristes, qu'ils soient numanciens ou étrangers, en plein essor... Mais de tels résultats, aussi bons soient-ils, ne justifient qu'une croissance de 4% ou 5% par an.
Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que l'économie numancienne tourne à plein régime grâce à une expansion formidable du marché de l'immobilier et grâce à une boulimie d'infrastructures. Vous rendez-vous compte que, pour l'année fiscale 2014-2015, le Numancia consacrera, entre ses divers ministères, plus de 12% de son budget national à la construction incessante de routes, autoroutes, chemins de fer, aéroports, ports, trains, avions, bâtiments divers et variés, logements... ? C'est trois fois plus que le Thorval, qui accuse pourtant un grand retard à cet égard, ou bien encore six fois plus que l'Esmark ou le Kirep, pourtant largement moins développés que le Royaume ! Et ne comparons même pas ce chiffre à celui de l'Adélie ou du Pelabssa, nous nous apercevrions alors immédiatement du problème.
Le tout est bien entendu stimulé de façon permanente à la fois par la pression démographique (notre taux de natalité est l'un des plus forts au monde et la demande en logement ne cesse de s'accroître dans son sillage) et des événements internationaux de grande ampleur que je n'ai pas besoin de citer.

Jorge de Legazpi : A vous entendre, la modernisation infrastructurelle du pays est un mal...

Iñaki Iturbide : La modernisation infrastructurelle raisonnée ? Non ! Mais la modernisation infrastructurelle à toute vitesse ? Oui ! Les gouvernements qui se sont succédés au pouvoir depuis 2011 n'ont pas idée de la bulle spéculative qu'ils nourrissent en matière immobilière.

Jorge de Legazpi : Mais le cadre légal n'impose-t-il pas un plafonnement des loyers et prix de vente, plafonnement qui empêche de facto toute spéculation immobilière ?

Iñaki Iturbide : Taratata ! Un peu de jugeote, voyons ! A l'heure actuelle, la législature phalangiste n'a pas les moyens de surveiller ce qui se fait sur le terrain dans toutes les communes et aucun gouvernement numancien ne les aura jamais ! Croyez-vous vraiment qu'il y a un agent gouvernemental derrière chaque promoteur, chaque propriétaire, chaque acheteur, chaque locataire, pour vérifier la légalité parfaite des transactions ? Croyez-vous que le Numancien lambda soit au fait de tous les alinéas de cet ensemble si compliqué de lois sur le logement et la construction dans le pays ? Croyez-vous qu'au vu de l'essor incontrôlable du bâti dans le pays, l'on puisse sérieusement pensé à juguler la spéculation immobilière ? L'affaire Henkel, qui éclabousse aujourd'hui plusieurs hauts membres du Parti Progressiste, démontre suffisamment toutes les failles du système.
Ajoutez à cette situation d'instabilité deux éléments capitaux : premièrement, le Conglomérat National à la Construction et aux Énergies, Repsol, est un monstre toujours plus vorace - composé, je le rappelle, d'entreprises privées à hauteur de 46%. Son Directeur Général, Don Gustavo Allende Salázar, joue une politique très dangereuse et fait miroiter au gouvernement la possibilité d'une croissance du bâti à l'infini. Regardez un peu la folie qu'est la construction de toutes les infrastructures sportives de la région d'Olite. Si le Numancia n'obtient pas l'organisation des premiers Jeux de la Sainte Alliance, personne ne peut garantir leur rentabilité à court terme, croyez-moi ! Et pourtant, ça construit allègrement et sans se soucier du futur !
Secondement, le marché international, où Repsol domine largement, est lui aussi très gourmand en infrastructures. Regardez un peu la quantité effarante de chantiers sur lesquels nous sommes présents : Ranekika, Sionving, Savoia, Thorval, Schlessien, Rostovie, Kirep, Esmark... et nous venons à peine de quitter le Quantar ! Une crise mondiale là-dessus et nous perdons tous nos marchés.

Jorge de Legazpi : L'on savait l'économie numancienne capitaliste et partiellement dépendante du marché international, mais pas à ce point-là. Une crise mondiale serait donc l'unique facteur de dysfonctionnement qui mettrait à bas le système actuel, le grain de sable qui mettrait à mal cette mécanique bien huilée ?

Iñaki Iturbide : C'est cela, en quelque sorte. Si j'étais physicien, je vous dirais que l'économie numancienne est animée par une force d'inertie. Comme une boule que l'on a jetée au sol, elle va poursuivre sa course indéfiniment, tant qu'elle ne rencontrera pas d'obstacle. Cet obstacle viendra forcément d'un dysfonctionnement macroéconomique global, qui risque alors d'affaiblir grandement le pays mais également de révéler que l'huile qui graissait cette formidable mécanique était surtout bercée d'illusions, d'erreurs et de mensonges.

Jorge de Legazpi : Mais, malgré des crises régionales, l'économie mondiale ne se porte-t-elle pas plutôt bien ? Le spectre d'une crise globale est-il suffisamment présent pour que le Numancia ait quelque chose à craindre ?

Iñaki Iturbide : Et comment ! Je ne cesse de le répéter depuis des années, et c'est ce qui m'a valu mon surnom de "Docteur Catastrophe" : nous courrons au désastre !
Aujourd'hui, le tiers de l'économie mondiale (au bas mot) est soutenu par la croissance pelabssienne et rostove. Les deux hyperpuissances, en d'autres termes, abreuvent le reste de l'économie internationale, tant en offre qu'en demande, pour 33%. Tant que ces deux géants se portent bien, en dépit de variations régionales ou continentales, le monde suit à peu près son cours.
Mais qui a conscience que ces deux puissances majeures sont aujourd'hui au bord du gouffre ? Peut-être beaucoup s'en doutent-ils pour l'économie rostove, qui n'arrive même plus à fournir un moyen de subsistance à la majeure partie de sa population, ne survit que par perfusions (et l'on sait qu'une grande part de ces perfusions sont numanciennes !) et est littéralement phagocytée par le poids incroyable de l'armée. Mais la situation pelabssienne n'est pas plus brillante, n'en déplaise aux fervents supporters d'Hellington. Jack Nikelson, outre son incompétence notoire en matière de politique internationale, a laissé son pays, première puissance économique mondiale, dans une panade inconcevable. Lisa Kerry Brown le sait pertinemment, même si elle minimise aujourd'hui dans les médias les graves risques encourus par son pays. La croissance pelabssienne s'avère très légère pour l'année 2013, peut-être 2%, mais pas plus, ce qui sera un résultat inquiétant, bien que pas réellement décevant au vu de la catastrophe qu'a été le deuxième mandat démocrate.

Posté : ven. déc. 24, 2010 8:38 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/44/4/7/d/el-cambio-revolucionario-2345ba6.jpg.htm][img]http://img44.xooimage.com/files/4/7/d/el-cambio-revolucionario-2345ba6.jpg[/img][/url]


A propos de la création du premier jeu vidéo spécifiquement numancien - Acerca de la creación del primer videojuego específicamente numántico
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/50/b/1/1/435-23d16ec.jpg.htm][img]http://img50.xooimage.com/files/f/8/4/435-23d16ed.jpg[/img][/url]
L'entrée principale du siège d'Altavista, à Nicolasol</center>


Don Rubén Ciro Alegría, Directeur Général d'Altavista, Conglomérat National à l'Informatique, aux Réseaux et aux Nouvelles Technologies, ne cesse d'étonner et d'émerveiller ses compatriotes, présentant régulièrement les nouvelles innovations de son consortium.
Après ses réseaux sociaux, sa vaste librairie en ligne, sa gamme d'informatique et de bureautique, l'industriel était fier de révéler aujourd'hui le titre et le contenu du premier jeu vidéo spécifiquement numancien.
Auparavant, les quelques jeux sur console qui étaient commercialisés dans le pays étaient d'origine pelabssienne, meneur du marché mondial. Il s'agit donc d'une petite révolution pour le pays, même si l'industrie n'en est qu'à ses balbutiements et que beaucoup d'améliorations restent à réaliser.

Malgré tout, c'est avec grande fierté que Don Rubén Ciro Alegría a dévoilé les premières images de Lucha Callejera (Combat de rue), jeu d'arcade et de combat fondé sur le folklore et les clichés nationaux. Le but ? Incarner un des douze personnages de ce jeu et réussir à se débarrasser de tous ses adversaires, originaires de divers pays du globe, en combat singulier.
Chacun hérite de son pays une technique de combat, un style, un habillement et des qualités physiques particulières, qui devraient être assez pittoresques. Le tout a été développé par un groupe de jeunes programmateurs originaires d'Emerita Augusta, "los lobitos" ("les louveteaux"), connus dans la profession depuis quelques années et qui ont réussi à étonner jusqu'aux informaticiens les plus chevronnés du pays.

Bien que Sa Majesté Sérénissime Felipe V et la Ministre de la Culture et de l'Éducation, Doña Ángeles González, pour le plaisir des yeux, voici la liste succincte des personnages présents dans ce jeu disponible sur ordinateur personnel Chula Vista, compatible Doors :


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/54/e/1/4/i-23d191a.jpg.htm][img]http://img54.xooimage.com/files/f/d/8/i-23d191b.jpg[/img][/url]
Gong Li, Wapongaise moins frêle qu'il n'y paraît, effectuant des prises de karaté dans la rue

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/60/4/6/5/en-23d198c.jpg.htm][img]http://img60.xooimage.com/files/6/5/e/en-23d198d.jpg[/img][/url]
Peter, Lochlannais combattant sur les docks du port de Jarrstad et ayant appris le judo au Sionving

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/63/6/7/6/opy-23d19af.jpg.htm][img]http://img63.xooimage.com/files/a/e/3/opy-23d19b0.jpg[/img][/url]
Poul, son demi-frère thorvalien, qui combat dans un dojo d'Ademtown

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/51/f/0/c/sf4x-guile-23d1a12.jpg.htm][img]http://img51.xooimage.com/files/a/0/9/sf4x-guile-23d1a13.jpg[/img][/url]
Johnny, marine pelabssien combattant dans une base militaire aérienne selon les principes de la boxe américaine

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/51/b/0/a/udon-23d1a1f.jpg.htm][img]http://img51.xooimage.com/files/3/d/c/udon-23d1a20.jpg[/img][/url]
João, scientifique devenu une bête anthropomorphe suite à des expériences ratées, évolue dans son pays, l'Empire Tarnois, sur un marché public

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/25/f/0/0/zangief-b70e4c.jpg.htm][img]http://img25.xooimage.com/files/9/4/1/zangief-b70e4d.jpg[/img][/url]
Pavel, mineur kirepien, est spécialiste du corps à corps dans sa coopérative minière

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/52/6/a/b/1-23d1a53.jpg.htm][img]http://img52.xooimage.com/files/0/3/e/1-23d1a54.jpg[/img][/url]
Myung, combattant lychakien, effectue des prises de boxe thaïlandaise devant un défilé militaire

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/41/9/3/b/bd1f10655a02d45b4...e4f8cd3c-21f6fb7.jpg.htm][img]http://img41.xooimage.com/files/1/2/7/bd1f10655a02d45b4...e4f8cd3c-21f6fb8.jpg[/img][/url]
Orloff, le cruel espion et combattant rostov, se bat dans sa base secrète selon une technique secrète

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/60/c/0/8/ba-23d1a82.jpg.htm][img]http://img60.xooimage.com/files/c/0/8/ba-23d1a82.jpg[/img][/url]
Cassius, boxeur pelabssien, qui évolue devant un casino bondé

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/60/e/2/0/im31-23d1a9c.png.htm][img]http://img60.xooimage.com/files/f/f/0/im31-23d1a9d.png[/img][/url]
Dhalsim, le gourou astaran, évolue devant un temple hindou et peut étendre ses membres grâce à la maîtrise de son corps

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/41/f/3/f/honda-1ca22c0.jpg.htm][img]http://img41.xooimage.com/files/5/f/0/honda-1ca22c1.jpg[/img][/url]
Chun, le sumotori sionvingien, est redoutable dans son arène

[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/63/9/9/e/strvarges-23d1ade.jpg.htm][img]http://img63.xooimage.com/files/b/b/b/strvarges-23d1adf.jpg[/img][/url]
Enfin, le dernier mais non le moindre, le Numancien Juanito, masqué et armé d'une griffe, voltige dans son bar à tapas, grimpe aux murs et aux grilles et mêle tauromachie, flamenco et arts martiaux orientaux</center>

Posté : sam. déc. 25, 2010 3:24 am
par Ramiro de Maeztu
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/50/3/f/1/la-concordia-23147b6.jpg.htm][img]http://img50.xooimage.com/files/3/f/1/la-concordia-23147b6.jpg[/img][/url]


Interview d'Iñaki Iturbide, professeur d'économie et économiste numancien (2/2) - Entrevista a Iñaki Iturbide, profesor de economía y economista numántico (2/2)
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Suite et fin de l'interview très riche et fort longue de Don Iñaki Iturbide.


Jorge de Legazpi : Si crise mondiale il y a, elle viendra donc de l'un de ces deux pays, voire des deux en même temps ?

Iñaki Iturbide : Pas exactement. Il est évident que leur faible santé économique, pour ne pas dire autre chose, laisse planer le doute sur l'avenir de l'économie mondiale.
Et c'est d'ailleurs le géant communiste qui a laissé entrevoir les prémices de cette crise, que je prédis depuis deux ans et qui est plus que jamais à craindre, en fermant les généreuses vannes de ses matières premières. La Rostovie est à l'heure actuelle le premier producteur de la plupart des métaux indispensables à l'industrie internationale, sans compter sa part prépondérante dans le commerce du bois ou des énergies fossiles. Et elle était jusqu'à il y a un an et demi un acteur majeur des échanges internationaux en la matière. Mais le sanglant épisode Kherovitch a tout bouleversé. Aujourd'hui, fini les cadeaux à l'exportation, fini le flux ininterrompu qui venait des gazoducs et oléoducs de Novgorod. C'est le temps des vaches maigres. Regardez le cours mondial du pétrole, du gaz, du fer, du cuivre ou de l'or sur les derniers mois ! Et ce n'est qu'un avant-goût de ce qui nous attend. Car la Rostovie a beau être rigoureusement marxiste et totalement étatisée, si une crise économique majeure affecte ses principaux partenaires, elle ne sera pas épargnée par l'onde de choc (il n'y a guère que quelques économistes incompétents du Narkomat qui doivent le croire !) et devra encore durcir son attitude en matière d'exportations.

Jorge de Legazpi : Ainsi donc, le rôle de la Rostovie aggraverait cette fameuse crise que vous nous promettez. Mais d'où viendrait-elle, au fond, cette dépression mondiale ?

Iñaki Iturbide : J'allais y venir. Rappelez-vous la description presqu'apocalyptique (et pourtant réaliste) de la situation de l'immobilier au Numancia que je vous ai faite il y a quelques minutes. Multipliez-en les effets dévastateurs par deux, vous obtenez la situation du marché immobilier au Shmorod. Par trois, et vous vous approchez de la situation du marché immobilier au Sionving. Par cinq, et vous êtes alors sur un chantier au Ranekika. Par dix, et vous vous trouvez à Lyöns.
En d'autres termes, je suis inquiet (et à juste titre) concernant la bulle spéculative numancienne, mais autant vous dire qu'elle ne provoquera peut-être pas la crise dont elle souffrira ! Les résultats de la Guerre de la Péninsule, que nous connaissons tous, au Quantar ont créé une soif de reconstruction légitime de la part du gouvernement. Néanmoins, cette soif n'a pas été dument contrôlée; la dette de l'État quantarien atteint aujourd'hui des sommets; le prix du mètre carré dans la plupart des grandes ville est tout simplement ahurissant. Et l'aiguille qui va crever cette bulle n'est plus très loin.
Par effet domino, toute l'Alméra de l'Ouest sera touchée, suivie de près par l'Alméra centrale. L'Adélie, très dépendante des fluctuations de sa bourse, qui est l'une des plus importantes au monde, prendra la crise de plein fouet. Le Cadanay, très fragilisé, ne survivra pas. La Sainte Alliance sera à son tour touchée, en commençant par son cœur et sa principale puissance, le Numancia. Et si le Numancia trébuche, c'est le Laagland, le Thorval et le Schlessien qui plongent par effet de ricochet. Dans le même temps, la Callanda risque de sombrer complètement, alors qu'elle se trouve déjà dans une anarchie totale, et sa situation sera irrécupérable avant des dizaines d'années.
Et la crise ignore les frontières naturelles ! Le Ranekika, principal partenaire vicaskaran du Quantar, risque de s'écrouler comme un château de cartes. Le Pelabssa, aussi gigantesque soit-il, ne connaîtra pas un sort réellement plus enviable. Quant aux économies communistes, qui se croient sans doute à l'abri de tout, elles subiront les conséquences impitoyables de cette crise parce qu'elles sont aussi mondialisées que les autres. Si elles ne connaissent pas la spéculation, elles connaissent en revanche les fluctuations dans les échanges, variations qui peuvent parfois être fatales. La situation rostove, déjà critique, est très inquiétante à cet égard, mais le Kirep, qui a beaucoup misé sur son développement agricole et infrastructurel, ne sera pas en reste.

Jorge de Legazpi : Votre prophétie fait froid dans le dos ! N'y aura-t-il donc aucun pays épargné ?

Iñaki Iturbide : Strictement aucun.
Cependant, il est évident que les grandes puissances (Pelabssa, Adélie, Eran, Numancia), auront une marge de manœuvre certes pas infinie, mais suffisamment grande pour agir à temps. Encore faudra-t-il que les bonnes décisions soient prises...
Le Sionving, de son côté, tâchera sans doute de sauver les meubles par son indépendance énergétique (très précieuse, il est vrai) et sa main d'œuvre importante. Mais il ne pourra pas masquer très longtemps les effets d'une crise mondiale, notamment parce que sa transition vers une économie libérale a été trop rapide. Siman II n'a pas su procéder graduellement et risque de s'en mordre les doigts vu sa dépendance envers les entreprises et les économies étrangères.
La grande inconnue reste rostove. Nul ne sait quelle sera la réaction politique de Vladimir Kirov en cas de crise mondiale; il aura beau jeu de vaticiner la mort du capitalisme, mais il lui faudra d'abord sauver le communisme. S'il n'est plus en mesure d'acheter le blé numancien, pourra-t-il longtemps blâmer le boursicotage auprès de son peuple affamé ?
Toutes proportions gardées, les trois économies qui souffriront le moins seront celles du Savoia, du Lochlann et de l'Aldéran. Le Grand Duché n'a pas de prétentions mondialistes majeures et pourra s'assurer une rente confortable entre son gaz et l'opacité de ses comptes en banque bien arrosés. Les deux puissances fascistes, quant à elles, bénéficieront de leur isolationnisme relatif dans l'affaire pour se préserver un minimum.
Mais attention ! Dans leur cas, des troubles malgré tout importants seront à prévoir, tout d'abord parce que le Lochlann ne pourra plus compter sur la course à l'armement, reléguée au second plan en case de crise, pour s'assurer des rentrées d'argent régulières. Ensuite parce que l'Aldéran verra son ouverture timide sur les marchés réduite à néant, ce qui risquerait de compromettre en partie la solvabilité de son secteur privé.
Reste le cas du Wapong. C'est à mon sens l'un des rares états à avoir compris l'intérêt d'une économie graduellement libéralisée. Le malheur dans tout cela, c'est qu'il sera très, très affecté par une crise mondiale pour la simple raison qu'il est entièrement dépendant de l'extérieur. Fût-il plus fort à l'intérieur, il pourrait résister.

Jorge de Legazpi : Ainsi donc, tout partirait de la fragilité de la bulle immobilière, notamment au Numancia, qui serait responsable de tout avec le prix des matières premières, c'est bien cela ?

Iñaki Iturbide : C'est presque cela. Le Numancia accumule d'autres failles évidentes. La première d'entre elles est la monstruosité de la machine étatique. Combien avons-nous de fonctionnaires ? Bien trop ! Quelle est la part du secteur public dans l'économie nationale, notamment dans le domaine de l'industrie ? Affreusement importante ! Quelle marge de manœuvre aura la Couronne en cas de crise majeure ? Une marge existante, mais réduite !
Je le dis et le répète depuis plus de cinq ans : il faut dégraisser le mammouth ! Arrêtons de croire que le salut n'existe que par la Couronne ! La preuve en a été faite depuis longtemps : deux des secteurs les plus prospères et le plus résistants de l'industrie et des services nationaux sont le textile et le tourisme. Or, quelle est la part de l'État dans ces domaines ? Respectivement de 17% et de 9% ! Ces secteurs font figure d'extraterrestres, bien entendu, mais ils nous montrent la voie à suivre.
Pour le moment, la solvabilité étatique se porte comme un charme; mais croyez-moi, Moopy's, pour qui je suis consultant et dont je connais donc parfaitement les ressorts, ne tardera pas à dégrader sévèrement la note du Numancia dès lors que la crise pointera le bout de son nez.

Jorge de Legazpi : Mais ne croyez-vous pas au consensus d'Hispalis comme série de mesures-phare pour tirer les membres de la Sainte Alliance d'une crise comme celle-ci ?

Iñaki Iturbide : Vous voulez rire ? Le consensus d'Hispalis, aussi sérieux puisse-t-il paraître à première vue, proposer d'alimenter encore le mammouth, alors qu'il faudra lui faire faire une grande cure d'amincissement ! J'ai failli m'étouffer en en lisant les grandes mesures dans votre journal, il y a quelques semaines. Alors que nous avons déjà trop de fonctionnaires et d'agents de service public, les gouvernements de la Sainte Alliance proposent d'en augmenter le nombre. Alors que les monopoles de l'État sont chaque jour un peu plus pesants et ingérables, le Pacte Économique de Nicolasol entend les préserver coûte que coûte, comme un objet tabou !
Un peu de sérieux ! Il faut de la rigueur budgétaire et des coupes sombres dans tout ce fatras étatique. Le passage graduel à une économie libérale ne pourra se faire qu'en réduisant lentement mais sûrement et surtout de façon drastique le rôle de l'État dans l'économie nationale; en ne renouvelant plus les départs à la retraite de fonctionnaires; en réduisant le flux des robinets en matière d'éducation, de santé et de prestations sociales; en baissant les impôts sur les entreprises et en favorisant l'initiative privée comme jamais. Sans cela, nous ne parviendrons jamais à une économie stable et saine !

Jorge de Legazpi : A vous entendre, vous soutiendriez donc le Parti Réactionnaire Royale aux prochaines élections ?

Iñaki Iturbide : Vous n’y êtes pas du tout. Je ne suis ni un idéologue, ni un homme de parti.
Je fustige la majorité phalangiste lorsqu’elle favorise à moyen terme le chômage de masse, la dette publique et le manque de solvabilité étatique.
Je la soutiens lorsqu’elle diversifie notre économie, dope notre agriculture et mise sur les nouvelles technologies.

Jorge de Legazpi : Et bien merci, Don Iñaki, pour toutes ces précisions !

Iñaki Iturbide : De rien ! Tout le plaisir a été pour moi.

Posté : sam. déc. 25, 2010 7:41 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/54/f/d/6/la-libertad-del-pueblo-2320ec4.jpg.htm][img]http://img54.xooimage.com/files/f/d/6/la-libertad-del-pueblo-2320ec4.jpg[/img][/url]

A propos du rapport de la commission technique sur la candidature d'Olite aux premiers Jeux de la Sainte Alliance - Acerca del informe de la comisión técnica sobre la candidatura de Olite para los primeros Juegos de la Sagrada Alianza



[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/29/d/c/9/stade-la-corogne-1757b94.jpg.htm][img]http://img29.xooimage.com/files/4/2/0/stade-la-corogne-1757b95.jpg[/img][/url]
Le Stade du Riazor d'Olite a notamment concentré l'attention de la commission technique...</center>


C'était les 4, 5, 6 et 7 décembre derniers que la Commission Technique du Comité Olympique de la Sainte Alliance visitait l'ensemble des neuf sites en rénovation, agrandissement ou construction d'Olite et sa banlieue pour les premiers Jeux de la Sainte Alliance, qui se dérouleront en juillet 2016.
Reçus par Sa Majesté Sérénissime Felipe V, le Président du Comité Olympique numancien et le Maire de la métropole, les experts de cette commission ont porté attention à tous les éléments : hébergement, restauration, tourisme, faisabilité économique et technique, promotion, symboles, infrastructures...
Moins d'un mois après la visite à Haaskenberg (Royaumes Unis de Laagland) et Ademtown (Royaume du Thorval), tous les "olitejos" s'étaient rassemblés dans la rue pour saluer l'arrivée de la commission technique et avaient fait preuve d'une grande ferveur.

En cette fin du mois de décembre, réunis à Hellington, capitale des États-Unis de Pelabssa, les mêmes experts donnaient leur premier avis sur ce qu'ils avaient vu, testé et entendu. Ils ont notamment salué la rapidité et l'efficacité de construction des infrastructures, qui seront livrées au plus tard pour le début de l'année 2015, ainsi que la crédibilité financière du projet. Ils ont également confirmé qu'ils sentaient le Numancia, après trois événements mondiaux majeurs entre 2012 et 2013, tout à fait capable d'assumer de tels jeux. Ils ont enfin félicité les Numanciens pour leur ferveur autour des épreuves olympiques et la qualité des transports et infrastructures d'Olite.
Malgré tout, cela n'a pas semblé suffire puisque la note globale accordée par ces experts est de sept et demi sur dix, soit un point de moins que ce qu'ont hérité Haaskenberg et Ademtown. En cause ? La relative petitesse de la métropole, bien modeste au niveau national ou international, ainsi que le manque de capacité d'accueil du Stade du Riazor, qui ne pourra vendre que quarante-cinq mille places le moment venu.

A deux ans et demi des premiers Jeux de la Sainte Alliance, les "olitejos" ont compris que leur ville ne faisait pas partie des favoris. Malgré tout, tous veulent encore y croire. Réponse dans peu de temps !

Posté : dim. déc. 26, 2010 7:21 pm
par Ramiro de Maeztu
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A propos de la situation confuse du Rike du Lochlann - Acerca de la situación confusa del Rike de Loclán
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<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/51/e/2/f/101225125124849177363900-23dcacb.png.htm][img]http://img51.xooimage.com/files/e/2/f/101225125124849177363900-23dcacb.png[/img][/url]
Voici le nouveau drapeau de ce pays en pleine mutation</center>


Mais que se passe-t-il exactement au Rike du Lochlann ? C'est la question que tout le monde se pose aujourd'hui, après les récents événements qui ont secoué ce pays nordique et profondément modifié son paysage sociopolitique.
Nul ne sait exactement si le pays s'oriente vers une franche démocratisation ou s'il ne s'agit que d'une énième manœuvre de la part des autorités lochlannaises. Tout semble y changer à une vitesse affolante : en quelques semaines, le tout-puissant chancelier Peter Eriksson annonçait la dissolution du principal organe paramilitaire du pays, la Vit Beställer; l'autonomisation accrue (pour ne pas dire l'indépendance à peine masquée) du Quetelann, qui compose la moitié de la population lochlannaise; la dissolution d'un parlement au rôle relativement mineur et la tenue prochaine d'élections libres; et pire encore, son propre départ et la gestion de "l'interrègne" par le Roi du Lochlann, que peu connaissent tant il semble effacé dans le système nordique, Viktor Ier.

Nul ne sait ce qui a poussé à cette transformation aussi profonde que soudaine et inattendue. Les derniers rapports de l'Ambassadeur Royal du Numancia à Jarrstad, Don Teodomiro de Maeztu, décrivaient Peter Eriksson comme un homme atteint par le pouvoir, blessé et fatigué, profondément dégoûté mais aussi très contesté tant au sein du Parlement que de ses services secrets ou de la Vit Beställer.

Que va-t-il advenir du Lochlann, qui semble s'acheminer vers une politique isolationniste ? Nul ne sait...