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Posté : mar. juil. 09, 2019 11:49 am
par phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 26 juillet 2039:

[center]La mousson 2039, un désastre agricole ?


[img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/4/4a/MatheranPanoramaPointDrySeason.JPG/640px-MatheranPanoramaPointDrySeason.JPG[/img]
[img]https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/a/a9/MatheranPanoramaPointMonsoon.JPG/640px-MatheranPanoramaPointMonsoon.JPG[/img]
Une vue du passage de Sarànkh (Liphé) depuis les Argaras, 25 avril 2039 et 25 juillet 2039[/center]

[justify]Après un début de mousson très violent, avec des pluies virulentes sur une majeure partie du Nord de la Janubie, la mousson en Eashatri a fait très peur, au point que les marchés céréaliers se sont envolés, envisageant une diminution drastique de la production en Janubie du Nord, qui s'ajouterait à la pénurie causée par le phénomène El Pepito en Cérulée. Mais après un premier mois très humide, la mousson a repris un cours presque normal, avec des précipitations "seulement" 1,5 fois plus abondantes que l'année précédente.

Nous ne le cacherons pas, les cultures céréalières ont bien souffert par endroits du rinçage des sols qui a eu lieu fin mai dernier. En particulier sur les flancs des montagnes, ou le sol, lavé, a vu une couche non négligeable de sédiments des aires cultivables dévaler les pentes, au profit des bassins des rivières avoisinantes. Ainsi sur l'ensemble du territoire eashate, ce serait entre 15% et 20% des plantations céréalières et des cultures annuelles de surface qui auraient été détruites. Mais à cela faut-il ajouter le gain de fertilité que la mousson cause, rendant les plantes plus généreuses, ce que l'on peut voir par la transformation de certaines zones semi-arides du Liphé, devenues tout simplement luxuriantes.

Mais loin d'un désastre pour l'agriculture, la récolte de l'été 2039 (il y a trois récoltes par an pour la plupart des cultures en Eashatri) s'annonce riche : les fruitiers ont grandement profité de la mousson, et la plupart des plantations pluriannuelles n'ont pas connu de dommages remarquables, voire même, elles auraient connu des croissances formidables. Nombreux sont les agriculteurs en plaine à annoncer des rendements plus élevés que les années précédentes, malgré le fait que les sols sont restés inondés pendant plusieurs semaines par endroits. En tenant compte de ce double effet kisscool, plusieurs experts s'accordent pour dire que l'Eashatri ne devrait pas être en stress alimentaire cette année : la baisse de production des céréales, surtout le blé (~ -10%), devrait être compensée par une augmentation de la production des fruits (~ +35%) pourtant déjà très présents dans l'assiette des eashes.

Cependant, un problème reste irrésolu : comme les sols ont été lavés, un peu partout sur le territoire, et même si les terres cultivables n'ont pas été emportées partout, les fleuves du pays sont très riches en nutriments, peut-être même trop. Les engrais ont en effet été emportés dans les fleuves, de même que certains pesticides, et en plusieurs points, l'eau fluviale ne peut plus être propre à la consommation. En effet, si la boire ne porte pas de risque de mort, elle ne respecte pas les limites de concentrations en nutriments, et aux abords des grandes agglomérations d'Emphur-Argaravi (Sud-Ouest du pays) des dispositifs d'osmose inverse ont dû être installés à la hâte pour assainir l'eau. Cependant, la question de la menace pour la biodiversité des forêts d'Emphur se pose : de trop forts taux de nitrates et de phosphates pouvant entraîner un processus d'eutrophisation des eaux du Kedduravi, ce qui aurait des conséquences désastreuses sur tout le bassin du fleuve janubien. De même, la présence de pesticides dans les eaux du plus grand fleuve de Janubie du nord, pourrait avoir un impact sévère sur la faune de la forêt d'Emphur, située en aval de l'essentiel des terres cultivables du pays. Encore heureux que les herbicides soient prohibés dans une majeure partie des communes d'Eashatri, sans quoi toute la forêt d'Emphur, y compris les arbres eux-mêmes, aurait été menacée ! [/justify]

Posté : ven. juil. 12, 2019 8:08 am
par phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 1er août 2039:

[center]Jagatap prend exemple sur Lota !

[img]http://a52.idata.over-blog.com/300x200/2/00/70/34/photos-blog/photos-blog-5088.jpg[/img][indent]20[/indent][img]https://i.goopics.net/aOL4y.jpg[/img]

Anushree Jagatap et Asha Lota, deux femmes aux idéologies proches[/center]

[justify]Anushree Jagatap incarne désormais depuis trois ans le communisme "avec lequel on peut faire de la politique" en Eashatri. La formule vient du politologue Pandu Chipalunakar, qui a analysé la montée en puissance de l'ex-cadre du PRCE (Parti Révolutionnaire Communiste d'Eashatri) qui était en conflit avec le dirigeant de son parti, et qui a réussi à le surpasser, et de loin ! Créditée d'environ 11% des intentions de vote avec son parti, l'ĒL, elle a enterré son ancien supérieur hiérarchique, Damil Vahari, sous la barre des 2%, posant ainsi sérieusement la question de savoir si le PRCE sera représenté au Parlement lors de la prochaine législature. Celle qui s'est fait connaître lors du printemps janubien de 2035 a fait son chemin, et participe même désormais à un gouvernement en tant que Ministre de l'Intérieur, en collaborant notamment avec des centristes. Six ans plus tôt, personne n'aurait imaginé un tel scénario : le PRCE refusant le fonctionnement du Parlement Eashate, cela relevait de la science-fiction !

Cependant, la "communiste douce", - citons désormais le défunt Eredin Tobephki - n'arrive plus à grimper. Certes, lors des dernières élections, elle a obtenu 8% des votes, et est désormais crédité de 10% à 11% des voix, mais cela fait deux ans que c'est le cas. Manque de visibilité ? De renouvellement des idées ? Difficultés à attirer les voix des électeurs de la gauche modérée ? Personne ne sait, enfin... Regardons plus au sud : au Gandhari, par exemple. Là-bas, une communiste a réussit à élargir sa base électorale suffisamment pour devenir Première Ministre, à grands renforts de pugnacité lors des débats, mais aussi à grands renforts de lutte pleine et entière contre les mesures impopulaires du libéralisme et contre ceux qui abusent du système.

Et Jagatap semble vouloir faire la même chose en Eashatri, ce qui semble a priori un bon calcul, vu la proximité des systèmes politiques des parlements gandharien et eashe. Ainsi quand le Gouvernement Lota se lance dans une guerre contre les paradis fiscaux et la fraude fiscale, Jagatap promet de faire de même, et de supprimer notamment le caractère justiciable des citoyens qui se rendraient coupables de détournement de fonds ou de fraude fiscale, en leur interdisant de témoigner dans un tribunal. Une promesse qui fait déjà sa popularité au sein des milieux bien à gauche de la politique eashate, mais qui peine à convaincre ailleurs cependant : les magistrats ont été nombreux à se lever contre une telle proposition, et fustigent l'inégalité de jugement que cela entraînerait. En effet, dans ce cas-ci, hors déposition manuscrite écrite remise au procureur, les citoyens coupables de fraude fiscale ne pourront plus apporter d'éléments à leur défense dans quelque affaire que ce soit, qu'elle touche à la fiscalité ou non, ce qui donnerait un avantage considérable à l'accusation. Et pour beaucoup de magistrats, une telle mesure reviendrait à ce que le jugement soit rendu par le procureur, systématiquement, ce qu'aucun n'arrive à envisager sérieusement. C'est à croire que ce qui passe au Gandhari, ne peut pas passer au sein des milieux judiciaires eashates.

Une fausse bonne idée alors, mais pas suffisante pour couper les ailes de l'ĒL. Et maintenant que Jagatap a repris un nouvel élan dans sa campagne, qui sait jusqu'où elle pourra aller ?[/justify]

Posté : ven. juil. 12, 2019 12:30 pm
par phiwill61
Extrait de Le journal solidaire, 5 août 2039 :
[center]L'UDP revient dans le giron du MPE


[img]http://content.gulte.com/content/2013/12/news/1386959314-1703.jpg[/img]
Hier, les adhérents de l'UDP ont imposé à Jaivanti Nelikhem de ne pas constituer de liste aux législatives de décembre
[/center]


[justify]Ce n'était plus qu'une question de temps, depuis la mort de Tobephki, seul politicien charismatique du parti centriste, pour que l'UDP revienne dans le giron du MPE. C'est désormais chose faite, et bientôt acté dans le marbre. Suite à un vote interne imposé par les cadres du parti, les adhérents du parti centriste ont été appelés à voter pour ou contre la constitution d'une liste centriste indépendante aux prochaines élections législatives. Au sein du parti, Sasmit Mahem (actuel Ministre des Nouvelles Technologies et de la Recherche) a milité contre, tandis que Nelikhem et Kahari soutenaient la liste qu'ils avaient commencé à établir. C'est donc au terme d'une soirée de scrutin éprouvante, durant laquelle seuls 27% des adhérents se sont exprimés, que l'UDP s'est vue imposer de ne pas se présenter aux législatives, avec 64% des bulletins allant dans ce sens. Une claque pour Nelikhem, qui se voyait déjà comme l'héritière de Tobephki, alors que depuis qu'elle a pris la tête du parti centriste, ce dernier a plongé dans les sondages, passant récemment sous la barre des 10% : oui, on est loin des 28% obtenus en 2033 !

Ainsi alors que Nelikhem est contrainte de ne pas proposer de liste centriste, la dirigeante a décidé de démissionner de sa fonction de Présidente de l'UDP, estimant que les adhérents lui avaient retiré leur confiance. Désormais les députés UDP sortants doivent faire des arrangements s'ils veulent conserver leurs sièges pour la prochaine législature ; et pour beaucoup, leurs regards se tournent vers le MPE, dont beaucoup sont issus. Ainsi, le centrisme aura duré moins de 7 ans en Eashatri (octobre 2032 à août 2039) avant de retourner à ce qu'il est vraiment : la droite ! [/justify]

Posté : jeu. août 01, 2019 12:57 pm
par phiwill61
[center]Brèves Internationales[/center]

[justify]HRP : Voici une liste d’articles que j’aurais aimé publier entiers, mais que je n’ai malheureusement pas eu le temps d’écrire, j’en écris donc quelques résumés (qui sont en fait des brouillons d’articles)

  • 25 août 2039 : Prise d’otages de nature éco-terroriste au Kaiyuan - Brèves Eskhanes

    A Jagong Palam, au Kaiyuan, un groupuscule éco-terroriste a pris le contrôle de la centrale thermique de la ville, en profitant du changement d’équipe de fin d’après-midi. Les employés sont évacués de force, mais les cadres restent à l’intérieur de la centrale, et rapidement les autorités sont informées qu’il s’agit d’une prise d’otages. Peu après le groupuscule fait parvenir ses revendications, pour le moins irréalisables : la fermeture de toutes les centrales et toutes les mines de charbon du Kaiyuan, exigeant ainsi au pays de faire une croix sur une partie non négligeable de son activité économique. De l’avis de nombreux experts, il s’agit de demandes irréalisables, et le groupuscule ne cherche justement pas à ce que ses revendications soient réalisées, mais plus à gagner en visibilité au travers de cette opération que nombreux qualifient déjà d’opération-suicide.


    [center] -[/center]
  • 9 septembre 2039 : Le Gandhari abolit la peine de mort ; et en Eashatri ? - Brèves Eskhanes

    Alors qu’Asha Lota vient de décider de réaliser sa promesse de mettre fin à la peine de mort dans son pays, ce que d’aucuns prennent pour un calcul assez cynique, sachant que Sankar Amrish est le dernier à avoir subi la peine capitale ; l’Eashatri, n’ayant pas utilisé la peine de mort depuis vingt ans, peut encore la pratiquer : l’Eashatri, héraut de la démocratie janubienne, serait-il supplanté par la république gandharienne ? A gauche, nombreux sont ceux à se poser la question, et Sadiq Operkh a promis une grande réforme judiciaire s’il était reconduit dans ses fonctions au terme des élections de décembre.


    [center] -[/center]
  • 13 septembre 2039 : La Ligue de Lébira annule sa dette, de quoi faire vasciller l’économie mondiale ? - L’Eashatri Libre

    La ligue de Lébira annule une partie de sa dette, faisant penser au scandale de l’annulation de la dette des EFO il y a quelques années. Cependant la crise qui en résulte n’a pas la même ampleur : on parle de la première puissance mondiale ! Ainsi nombreux sont les alarmistes à prédire un effondrement financier mondial, une crise économique importante, mais sérieusement qu’en est-il ? Comme le rappelle la presse kaiyuanaise, la croissance économique mondiale reste assez forte cette année, et ne semble pas faiblir après cette annonce. En effet, il s’agit avant tout d’une mesure avant tout politique, pour agir comme un levier diplomatique contre la République d’Ennis, mais qui reste néanmoins problématique dans la mesure où elle atténue la confiance que l’on pouvait avoir dans les investissements dans la Ligue.


    [center] -[/center]
  • 16 septembre 2039 : La Santogne sans gauche - Le journal solidaire

    Un scandale vient de s’ouvrir, avec les accusations portant sur le Vice-Premier Ministre de l’ex-colon dytolien, montrant ce dernier sous un nouveau jour de corruption et de conflits d’intérêts, alors qu’il aurait arrangé l’installation d’une raffinerie de la Lorthon Energy en zone protégée. La Santogne, déjà en période électorale, voit écartée l’Alliance du Pouvoir Populaire des arcanes du pouvoir, maintenant que sa tête de liste est de partout discréditée. La question n’est donc plus de savoir si la Santogne aura un gouvernement de gauche ou non, mais de savoir quelle sera la droite qui dirigera le pays durant les prochaines années.


    [center] -[/center]
  • 19 septembre 2039 : Et finalement, le Sengaï sera dirigé par le MFD ! - Brèves Eskhanes

    Il aura fallu deux mois et quatre jours au nouveau Rathasapha pour former une coalition gouvernementale, et nommer le prochain gouvernement, issu de plusieurs partis, pour la première fois de l’histoire du pays. Au terme de négociations riches en rebondissements, ce sera finalement le MFD de Lamoon Laditya qui dirigera le nouveau gouvernement sengaïais.


    [center] -[/center]
  • 26 septembre 2039 : La fin de l’aventure communiste au Sud du continent ? - L’Eashatri Libre

    La décision unilatérale de la Première Ministre du Gandhari, visant à soutenir la révolte communiste en Vasconie, risque de lui coûter son poste. La majorité travaillo-communiste du parlement du Gandhari s’est levée contre cette décision, et semble décidée à changer la tête du Gouvernement, de part et d’autre du monde, beaucoup de diplomates se sont indignés contre la décision d’Asha Lota, et certains de ses soutiens transnationaux ont affirmé ne plus suivre Asha Lota dans cette voie, parmi lesquels on peut citer Anushree Jagatap, qui compte bien profiter de cette occasion pour représenter un communisme raisonnable en cette période de campagne électorale.


    [center] -[/center]
  • 27 septembre 2039 : Après le soulagement, le désespoir - Gloire eashe

    N’en ayant pas fini avec Asha Lota et son communisme démagogique et dangereux, les gandhariens se sont trouvés un Premier Ministre de la même trempe, qui a simplement déguisé son étiquette sous le nom fallacieux de « travailliste ». Ainsi plutôt que de choisir la droite pour ramener l’ordre dans le sud du continent, les députés gandhariens, espérant montrer encore une fois leur dégoût vis-à-vis de leur ex-président, se sont à nouveau tournés vers la gauche. Espérons qu’en Eashatri, dans deux mois et demi, les eashates amèneront le RMP au pouvoir, pour compenser !


    [center] -[/center]
  • 3 octobre 2039 : Un putsch pour faire tomber Rajindar Dahalo ? - Brèves Eskhanes

    Définitivement, l’année 2039 sera l’année de l’instabilité pour le Gandhari. Après la chute d’Asha Lota, un coup d’Etat voulait faire tomber le dernier président de la république, dont le rôle n’est pourtant que très symbolique. Et le pire est que la classe politique gandharienne s’est soumise à cette demande ! De mesures démesurées en mesures démesurées, la stabilité de la république est remise en cause, de même que son caractère démocratique, maintenant que l’armée menace de faire tomber ceux qui ne correspondent pas à l’idée qu’elle se fait de la politique.

    Si au Gandhari, les dirigeants actuels clament haut et fort que l’ère Sankar Amrish est terminée, force est de constater que le spectre de la dictature n’a pas disparu. Selon plusieurs sources voulant demeurer anonymes, la récente démission du Président gandharien aurait été exigée par l’armée, avec la complicité de l’actuel Premier Ministre, mais aussi du premier Premier Ministre de la Seconde République Gandharienne ; mais loin de s’en contenter, l’armée aurait aussi exigé son retrait total de la vie politique gandharienne, faisant ainsi preuve d’une ingérence profonde dans la politique du pays, en évinçant une bonne fois pour toutes le héros de la révolution de janvier 2039. Faire tomber Rajindar Dahalo leur donnera peut-être l’impression de laver la mort de Sankar Amrish ?
[/justify]

Posté : sam. août 03, 2019 3:14 pm
par phiwill61
[center]Brèves de Politique intérieure[/center]

[justify]HRP : Voici une liste d’articles que j’avais prévu d'écrire, pour la campagne électorale des législatives eashates... Tant pis, une autre fournée de résumés !

  • 16 août 2039 : La liste gouvernementale portera les étiquettes GTI et PES - Brèves Eskhanes

    Donnés à environ 6%, le parti de Chettur Tavade est de moins en moins bien lancé pour aborder les élections de décembre prochain, aussi la cheffe du parti écologiste et social a décidé de répondre favorablement à la demande du Premier Ministre, qui souhaite construire une unique liste gouvernementale, de l'ĒL au PES. Si cette liste ne contient pas encore les communistes parlementaires de Jagatap, elle parvient tout de même à réunir un peu plus du quart des intentions de vote, et ainsi, la liste conduite par le RMP aura encore plus de difficultés à sortir première du scrutin, concurrencée à la fois par une liste du centre-droit derrière Emma Ravikhan et mais aussi par la liste de gauche conduite par le Premier Ministre sortant.


    [center] -[/center]
  • 20 août 2039 : Mécontents du ralliement inconditionnel de leur parti à la liste de la GTI, des députés PES songent à se positionner en groupe dans la liste conduite par Emma Ravikhan - L’Eashatri Libre

    A croire que les élections de 2039 nous réservent toutes les surprises qu’une campagne électorale peut fournir à notre pays ! Après l’annonce de la fusion des listes GTI et PES, il y a moins de quatre jours, plusieurs politiques de l’aile centriste du parti écologiste ont décidé, sans rendre leur carte, de refuser de participer à cette liste, sur laquelle ils seront probablement relégués à des positions inéligibles. Au lieu de cela, leurs yeux se tournent vers la liste du centre-droit menée par Emma Ravikhan, et ils s’apprêtent à monnayer leur ralliement en échange d’engagements écologistes dans le programme de la liste. Pour l’heure, rien n’est fait, mais si un tel chemin vient à être confirmé, Ravikhan sera à la tête d’une liste de rassemblement extrêmement large, allant du centre-gauche à la droite modérée.


    [center] -[/center]
  • 24 août 2039 : Shakcham Tipanis claque la porte ! - Gloire eashe

    Pour une surprise, c’est une surprise ! Shakcham Tipanis mènera sa propre liste aux élections législatives de décembre prochain. Il devra donc trouver seul ses fonds de campagne, ce qui ne semble pas un problème pour lui, au vu de la confiance que les banques et institutions financières font preuve envers ses ambitions économiques clairement néolibérales. Mais pourquoi maintenant, après avoir été le trésorier du MPE pendant plusieurs années ?

    L’ex-ministre de la recherche, faisant partie intégrante de l’aile néolibérale du parti, a mal vécu la trahison que le MPE a commis envers le gouvernement Chakarvati, et ces derniers mois, sa position au sein de ce dernier a de plus en plus été minimisée : mis à l’écart alors que Ravikhan s’alliait à Ediar dès février dernier, afin de former le billet libéral qui dirige le parti depuis, puis trahi une nouvelle fois lorsque les deux leaders de la liste libérale ont décidé d’ouvrir leur liste aux députés UDP et PES, cette trahison a été le coup de trop.


    [center] -[/center]
  • 29 août 2039 : Les élections de décembre 2039 vont-elles signer la fin des partis ? - Le journal solidaire

    Alors qu’Emma Ravikhan et Amerin Ediar sont en train de composer une large liste de centre-droit, allant du PES au MPE, et que Sadiq Operkh multiplie ses efforts pour élargir sa liste gouvernementale à l’ĒL et à certains partis régionaux de Shukténie et du Darhan, il semblerait que les prochaines élections ne verront pas des partis s’affronter, mais des rassemblements pluri-partites. Et la fronde menée par Shakcham Tipanis contre Ravikhan et Ediar vient encore compliquer la donne, puisque cela va aboutir à une situation inédite dans la politique eashate : le MPE affrontera le MPE ! Autrement dit, force est de constater que les libéraux vont s’annihiler lors des prochaines élections. Aurons-nous donc une majorité acquise à gauche, maintenant que la droite se bat contre elle-même, entre MPE, MPE et RMP ?


    [center] -[/center]
  • 8 septembre 2039 : Le comité dirigeant du PES menace de suspendre du PES les députés ayant prévu de rejoindre la liste d’Emma Ravikhan- Brèves Eskhanes

    A croire que le Rassemblement Ravikhan, comme il est déjà surnommé sur les réseaux sociaux, fait peur à la gauche. Comme voir l’étiquette PES apposée sur deux listes différentes risque de perdre les électeurs, la direction du parti écologiste a agi de manière plus ou moins radicale, en menaçant d’annuler l’adhésion des politiques se joignant à la liste de centre-droit. Une mesure qui divise un peu plus le parti écologiste, que la cheffe elle-même (Chettur Tavade) désapprouve à demi-mots.


    [center] -[/center]
  • 15 septembre 2039 : Le spectre du PRC enfin hors-cadre ? - L’Eashatri Libre

    Selon un sondage publié hier, le PRC tomberait sous la barre des 2% d’intentions de vote, rendant difficile toute représentation au Parlement, puisque pour être avoir le moindre député, il devrait dépasser le seuil des 4,5% d’électeurs dans au moins une circonscription. Un seuil qui paraît déjà inatteignable pour le parti qui fut, peu après l’indépendance, le deuxième parti d’Eashatri.
    Retour sur les cinquante dernières années du PRC, depuis 1989 jusqu’à nos jours.

    Sondage : Si les élections législatives avaient lieu la semaine prochaine, pour qui voteriez-vous ?

    [tab=2][col][ligne]Formation politique[/ligne][ligne]PRC - FLSC [/ligne][ligne]ĒL[/ligne][ligne]GTI - PSST - PES - LPLS[/ligne][ligne]PES - UDP - MPE - PLDT[/ligne][ligne]RMP[/ligne][ligne]FAS [/ligne][/col]
    [col][ligne]Voix[/ligne][ligne]1,50%[/ligne][ligne]12,50%[/ligne][ligne]28,50%[/ligne][ligne]29,00%[/ligne][ligne]26,50%[/ligne][ligne]2,50%[/ligne][/col]
    [col][ligne]Sièges (évolution)[/ligne][ligne]5 (-9)[/ligne][ligne]45 (+ 13)[/ligne][ligne]104 (+ 1)[/ligne][ligne]104 (-5)[/ligne][ligne]95 (+3)[/ligne][ligne]7 (-3)[/ligne][/col][/tab]
    [right]Sondage réalisé sur un échantillon de 3 309 personnes
    Sondage prenant en compte l'hypothèse que Tipanis ne parvienne pas à réunir les signatures nécessaires au dépôt de candidature

    [/right]


    [center] -[/center]
  • 4 octobre 2039 : Sadiq Operkh a annoncé la tenue d'élections du 24 au 28 novembre - L’Eashatri Libre

    C'est une surprise de taille pour la classe politique, qui approche de 15 jours le début de collecte des signatures, pour commencer... aujourd'hui. Utilisant la loi pour déstabiliser les petites listes, Sadiq Operkh joue un fin jeu, qui risque même d'aboutir à la non-participation aux élections des partis les moins bien représentés sur le territoire, aboutissant, in fine, à accroître son nombre de sièges au Parlement.


    [center] -[/center]
[/justify]

Posté : lun. août 05, 2019 11:36 pm
par phiwill61
Extrait de L'Eashatri Libre, 14 octobre 2039:

[center]La liste du RMP, première à réunir les 250 000 signatures


[img]http://static.dnaindia.com/sites/default/files/2014/01/22/1954838.jpg[/img]
Bhrigu Achaval, actuel chef du RMP[/center]

[justify]Etre la première liste à recevoir le soutien de 250 000 eashes est un symbole important, souvent considéré comme une indication du vainqueur des élections législatives. Ainsi en 2029, la liste de Rayin Akhesh (LI) avait été la première à recueillir les 250 000 signatures, seulement trois jours après le début du dépôt des signatures, et remporté les législatives, avec 30,6% des voix, contre à peine 15,9% pour Daas Gurnani (GTI), son principal opposant. On peut aussi citer les trois élections précédentes remportées par Arun Dipek (GTI), collectant toujours ses signatures en cinq jours, et gagnant les élections avec de belles avances sur ses opposants avec 28,1% en 2021, 34,9% en 2024 et le fabuleux 40,2% que l'homme de gauche avait réussi à obtenir en 2027, juste avant son assassinat.

Ici, rien de comparable, le RMP a obtenu les 250 000 signatures au bout de neuf jours, et a été suivi dans la journée par la liste de gauche conduite par Sadiq Operkh, mais il s'agit d'un indicateur sérieux, qui peut convaincre de nombreux politologues que le prochain Premier Ministre sera Bhrigu Achaval, alors que jusqu'alors, les pronostics étaient plus favorables pour Emma Ravikhan. Il faut dire que depuis presque deux mois, l'ex-Première Ministre a pris la tête des sondages, ayant une légère avance sur la liste du Premier Ministre et l'ex-Ministre de la Justice, mais les écarts restent faibles. Quoi qu'il en soit, la liste de Bhrigu Achaval comme étant la première liste à atteindre les 250 000 signatures ne rabat pas entièrement les cartes : d'un côté, la dynamique électorale des conservateurs se trouve certes renforcée alors même que les libéraux tendaient à les supplanter; mais d'un autre côté, les mêmes libéraux derrière Ravikhan, restent en position de force, qui plus est centrale, sur l'échiquier politique du pays. En d'autres termes, Bhrigu Achaval peut peut-être gagner les élections en novembre, il lui restera à composer une majorité, ce qui n'est pas gagné d'avance.

Concernant les autres listes, le recueil des signatures avance à des vitesses différentes. La liste Mēḷāvā Ravikhan (Rassemblement Ravikhan) recueille assez vite ses signatures, et pourrait atteindre le quota de signatures avant la fin de la semaine, chose assez surprenante alors que l'électorat libéral a tendance à peu se déplacer pour soutenir les listes. Pour l'ĒL, le quorum devrait aussi être atteint sans encombres, avec déjà plus de 190 000 signatures recueillies ; en revanche, pour les trois plus petites listes de cette élection, à savoir le PRC, le FAS, et Dhāḍasī Eashatri (Eashatri entreprenant) - conduite par Shakcham Tipanis, l'outsider néolibéral - la participation aux élections de novembre n'est pas assurée, avec respectivement 103 000, 96 000 et 63 000 signatures recueillies. [/justify]

Posté : mar. août 06, 2019 3:40 pm
par phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 17 octobre 2039:

[center]Quelles coalitions probables en Eashatri ?[/center]


Sondage : Si les élections législatives avaient lieu la semaine prochaine, pour qui voteriez-vous ?

[tab=2][col][ligne]Formation politique[/ligne][ligne]PRC - FLSC [/ligne][ligne]ĒL[/ligne][ligne]Ḍāvē Saṅgha & alliés[/ligne][ligne]Mēḷāvā Ravikhan ! - PLDT[/ligne][ligne]Dhāḍasī Eashatri[/ligne][ligne]RMP[/ligne][ligne]FAS [/ligne][/col]
[col][ligne]Voix[/ligne][ligne]1,90%[/ligne][ligne]11,80%[/ligne][ligne]28,20%[/ligne][ligne]26,80%[/ligne][ligne]4,10%[/ligne][ligne]25,10%[/ligne][ligne]2,10%[/ligne][/col]
[col][ligne]Sièges[/ligne][ligne]7[/ligne][ligne]42[/ligne][ligne]102[/ligne][ligne]96[/ligne][ligne]15[/ligne][ligne]90 [/ligne][ligne]8 [/ligne][/col][/tab]
[right]Sondage réalisé sur un échantillon de 5 042 personnes par Bhardvaaj Voices
[/right]

[justify]A partir du sondage réalisé par l'institut Bhardvaaj Voices du 13 au 16 octobre, un groupe de politologues de l'université de Lesabad a cherché à déterminer quelles seraient les coalitions probables, en prenant en compte les listes telles qu'elles sont présentées actuellement, et le nombre de voix qu'elles auraient, selon une représentation similaire aux études santognaises prévoyant les coalitions de leur propre parlement. Une tâche particulièrement difficile dans cette période électorale, puisque plusieurs listes se positionnent sur plusieurs partis, rendant le poids de ces partis plus qu'aléatoire.

[center][img]https://media.discordapp.net/attachments/517371828151517235/608306972806348808/unknown.png?width=524&height=270[/img][/center]

Coalitions entre les listes
  • Coalition grand bleu - Relativement peu probable
    Relier les droites entre elles permettrait d'assurer la plus stable majorité au Parlement, selon la projection ci dessus, en réunissant 201 sièges. En soit, pour gouverner, c'est idéal : c'est l'assurance d'un gouvernement stable, avec un minimum de divergence entre les différents groupes au parlement. Cependant la droite est on ne peut plus éclatée, les leaders des trois listes se détestant cordialement, et pour au moins deux d'entre eux, espèrent se placer au poste de Premier Ministre, ce qui ne sera pas possible que si Ravikhan ou Achaval donne son soutien au second. Dans un tel cas de figure, le nouveau premier ministre devra être un nouveau visage, loin des tensions qui enveniment la droite depuis De plus, une telle coalition verrait une importante fronde sur sa gauche, avec plusieurs députés étiquetés UDP ou PES, ayant rejoint la liste d'Emma Ravikhan, qui ne soutiendraient probablement pas longtemps le nouveau gouvernement.

    [center].[/center]
  • Coalition rouge turquoise (ou coalition Dipek) - Relativement peu probable
    Que faire de mieux que réunir les deux principales listes sous un nouveau gouvernement, assis sur une majorité de 198 sièges ? D'autant que la bonne entente qui règne dans les relations entre Emma Ravikhan et Sadiq Operkh est connue d'un très grand nombre ! Mais ce gouvernement signerait la fin du MPE : l'alliance entre Ediar et Ravikhan prendrait définitivement fin, puisque les partisans d'Ediar (l'aile droite du MPE) verraient d'un mauvais oeil une alliance avec la gauche, s'ils n'y voient pas une trahison. A partir de là, le nouveau gouvernement ferait face à une importante fronde à droite, et devrait chercher à se renforcer à gauche, en demandant le soutien de l'ĒL, qui ne voudra probablement pas travailler avec Emma Ravikhan.

    [center].[/center]
  • Coalition anti-Ravikhan () - Très peu probable
    Réussir à réunir la gauche et le RMP risque d'être une tâche insurmontable, et qui demanderait beaucoup d'efforts, pour une instabilité sans pareil, malgré un gouvernement majoritaire de 192 sièges. Sur le plan économique, peu de marge de manœuvre, sur le plan social, même cas de figure ; il s'agirait d'un gouvernement en charge des affaires courantes, mais rien de plus,et qui provoquerait de nouvelles élections anticipées, où les dirigeants espéreraient un résultat différent, avec les mêmes candidats.
Coalitions sous conditions
  • Coalition drapeau eashate - Peu probable
    Et si Ravikhan réussissait à séduire tous les écologistes ? Elle réunirait alors environ 120 sièges : pas assez pour former un gouvernement, mais si elle réussit à faire revenir les néolibéraux sous son giron, et à convaincre l'aile modérée du RMP, elle pourrait réunir environ 150 sièges. De quoi former un gouvernement minoritaire, qui aurait l'avantage de diviser l'opposition, mais qui n'en deviendrait pas plus stable pour autant, puisque la première fronde externe au gouvernement aura raison de ce dernier.

    [center].[/center]
  • Coalition Operkh-III - Probable
    Dans ce cas de figure-ci, il s'agirait avant tout de réunir les acteurs du gouvernement Operkh-II, pour former un nouveau gouvernement d'union des gauches, et nécessiterait qu'Operkh séduise à nouveau les socio-libéraux ayant rejoint la liste d'Emma Ravikhan. Avec environ 175 à 180 sièges, une telle coalition serait probablement minoritaire, ou disposerait d'une courte majorité, ce qui rendrait l'action du nouveau gouvernement bien difficile, mais pourrait néanmoins avoir lieu, étant donné que l'UDP, la GTI et l'ĒL ont réussi à travailler ensemble pendant de longs mois sans qu'aucun scandale interne ne vienne les diviser.
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Posté : jeu. août 08, 2019 5:38 pm
par phiwill61
Editorial de Gloire Eashe, 19 octobre 2039 : (Editorial rédigé par un député RMP, anciennement étiquetté FPF)

[center]Pour contrer la limite des 250 000 signatures, Ravikhan prétend que le système de collecte est bloqué !

[img]http://static.dnaindia.com/sites/default/files/2014/08/26/262725-sonia-gandhi-2.jpg[/img][/center]



[justify]Et oui, alors que la liste Rassemblement Ravikhan reste désespérément soutenue par un peu plus de 230 000 signatures depuis cinq jours, Ravikhan n'a rien trouvé de mieux que de hurler au complot. L'ex-première ministre a en effet signalé hier une anomalie qui a lieu dans tous les centres de collecte de signatures du pays, qui ne pourraient transférer au ministère de l'intérieur les signatures soutenant sa liste, sans subir une multitudes d'erreurs chronophages. Un fâcheux problème, qui s'il venait à perdurer jusque le 24, pourrait mener Ravikhan à être éliminée de l'élection. Les électeurs eashes semblent ne plus vouloir voir la centriste au pouvoir, mais seule elle ne s'en rend pas compte : un comble !

Néanmoins, l'actuelle ministre de l'intérieur, Anushree Jagatap, a déclaré se pencher personnellement sur la question, car selon elle, "la démocratie de monarchie parlementaire est au cœur même de l'ADN de l'Eashatri, et chaque candidat devrait pouvoir être assuré de se présenter dans des conditions équitables". A croire que la communiste a trop peur de voir le RMP prendre trop d'ampleur, et préfère encore voir des libéraux arriver en nombre au Parlement qu'être témoin d'une majorité conservatrice au gouvernement. Après avoir acheté les sondages pour favoriser le Gouvernement sortant, la Ministre de l'Intérieur va-t-elle acheter les signatures pour Ravikhan ? C'est ce qui semble être fait, puisque à partir de demain, un site de déviation va être mis en place pour que tous les partis n'ayant pas encore recueilli toutes leurs signatures puissent continuer à le faire, afin de prévenir ce que Ravikhan et Jagatap appellent déjà un "piratage informatique".



[center]-[/center]

Extrait de L'Eashatri Libre, 24 octobre 2039

[center]Du nouveau sur le blocage des signatures pour la liste Mēḷāvā Ravikhan ?[/center]

Alors qu'aujourd'hui se termine la phase de dépôt des signatures, l'affaire du blocage des signatures de la liste Rassemblement Ravikhan semble atteindre de nouveaux horizons, puisqu'il a été trouvé un virus dans les serveurs du Ministère de l'Intérieur, qui a agi en deux phases : la première en ayant une forte activité sur les demandes de certifications de signatures de la liste RMP, avant de changer de cible pour la liste Mēḷāvā Ravikhan, ce qui a abouti à surcharger le serveur. Ainsi il semble que le piratage avait pour objectifs de nuire aux deux principales listes de droite et de centre-droit, cependant, pour l'heure, il n'a pas encore été trouvé comment le virus avait été installé, ce qui est problématique pour déterminer les instigateurs de cette action.[/justify]

Posté : mar. août 13, 2019 1:41 pm
par phiwill61
[center]Brèves de Politique intérieure[/center]

[justify]HRP : Ayant toujours peu de temps pour écrire, voici des extraits d'articles pour la campagne électorale des législatives eashates
  • 25 octobre 2039 : Et finalement, seules six listes s'affronteront aux élections dans un mois - Brèves Eskhanes

    Le recueil de signatures s'est clôturé hier soir à 23h59, à peine deux heures après que la liste islamiste obtienne les 250 000 signatures nécessaires à justifier sa liste. En revanche, ce temps ne fut pas suffisant pour la liste de Shakcham Tipanis, le nouveau mouvement néolibéral qui se fait appeler Dhāḍasī Eashatri (Eashatri entreprenant), sera ainsi privé de représentation lors de la prochaine législature. Ainsi, pour les élections du 24 au 28 novembre prochains, s'affronteront sur le plan national : à gauche les communistes du PRC, les communistes parlementaires de l'ĒL, l'union des gauches Ḍāvē Saṅgha ; et à droite le Rassemblement Ravikhan, le RMP et les FAS. Un nombre de listes somme toute assez limité, qui va à contre-courant des tendances enregistrées durant les dernières années, qui allaient dans le sens d'une division continuelle des partis eashates, mais qui permettra peut-être de rendre les prochaines élections plus lisibles pour les observateurs étrangers.


    [center] -[/center]
  • 27 octobre 2039 : La diplomatie janubienne, cœur du premier débat - L’Eashatri Libre

    Ô miracle ! Le premier débat des élections législatives a été compréhensible et intelligible, sans que 36 candidats aient à s'exprimer sur un même sujet les uns après les autres ! Avec six candidats, dont cinq présents - Amar Fatur, représentant les FAS dans cette élection, ne s'y étant pas rendu, comme ses prédécesseurs le font depuis 2009 - le débat d'hier soir était on ne peut plus clair : temps de parole élargis et mieux respectés, différences de points de vue compris... Et le débat a pu avoir lieu sur la vision de l'avenir de l'Eashatri pour les trois prochaines années, sujet rapidement élargi aux questions de politique extérieure, avec notamment les questions des liens entretenus avec le Berhavi et le Gandhari.

    Le plus ambitieux dans ce domaine est Sadiq Operkh (Ḍāvē Saṅgha) qui s'est positionné sur la mise en place d'une organisation continentale, pan-janubienne, pour lier les peuples janubiens entre-eux. Questionné par sa rivale centriste (Emma Ravikhan, Mēḷāvā Ravikhan !) sur le lien avec l'OCC qu'une telle organisation aurait, et sur l'avenir de l'Eashatri dans l'OCC, le Premier Ministre n'a pas su répondre, et a préféré répondre aux attaques de Bhrigu Achaval (RMP) qui préfère un Eashatri indépendant, et qui aurait la liberté d'offrir l’asile aux dignitaires politiques étrangers qui se sentent menacés dans leurs pays d’origine.

    Étonnamment, en matière de diplomatie janubienne, les positions de Jagatap (ĒL) et d'Emma Ravikhan sont très proches, puisque toutes deux veulent renforcer spécifiquement les liens avec le Gandhari et le Karmalistan, et sont du même avis sur la question du Berhavi, qu'elles considèrent toutes deux comme urgente, car le royaume selon elles, pourrait bien rentrer en guerre civile. La manière de traiter cette question, toutefois, diffère, la première voulant soutenir ouvertement les rebelles berhavis contre Venkata IV, quand la seconde aimerait entamer des pourparlers avec les différentes factions berhavies; des visions radicalement différentes de celles prônées par Damil Vahari (PRC) ou Bhrigu Achaval (RMP), plus favorables à une intervention militaire eashate pour légitimer les rebelles ou le monarque.


    [center] -[/center]
  • 31 octobre 2039 : La stratégie Ravikhan, ou comment se placer comme LE rempart à Bhrigu Achaval - Gloire eashe

    Après avoir cherché à sa droite pour s'assurer le soutien de son parti, Ravikhan montre à nouveau son vrai visage, celui d'une femme de gauche, et tire à vue à sa droite, au point qu'elle en surpasse Operkh, pourtant sensé représenter le candidat de gauche par excellence. Ainsi quand les noms de la liste Ḍāvē Saṅgha attaquent Ravikhan, celle ci ne répond pas, voir même affiche ostensiblement sa bonne entente avec quelques grands noms, comme Chettur Tavade ou Dhule Bakshi, un secret dont seule l'ex-Première Ministre tient les ficelles. En revanche, quand Bhrigu Achaval l'attaque, Ma'i sort les griffes, tant et si bien que l'élection prend des allures de duel entre Mēḷāvā Ravikhan ! et le RMP. Déjà, nombreux universitaires parlent d'une bataille entre traditionalistes et progressistes, entre conservateurs et réformateurs, et les sondages sont là pour le confirmer :

    Sondage : Si les élections législatives avaient lieu la semaine prochaine, pour qui voteriez-vous ?

    [tab=2][col][ligne]Formation politique[/ligne][ligne]PRC - FLSC [/ligne][ligne]ĒL[/ligne][ligne]Ḍāvē Saṅgha - PSST - LPLS[/ligne] [ligne]Mēḷāvā Ravikhan ! - PLDT[/ligne][ligne]RMP[/ligne][ligne]FAS [/ligne][/col]
    [col][ligne]Voix[/ligne][ligne]2,00%[/ligne][ligne]12,10%[/ligne][ligne]25,50%[/ligne][ligne]27,70%[/ligne][ligne]30,30%[/ligne][ligne]2,10%[/ligne][/col]
    [col][ligne]Sièges (évolution)[/ligne][ligne]7 (-7)[/ligne][ligne]44 (+12)[/ligne][ligne]92 (-11)[/ligne][ligne]100 (-9)[/ligne][ligne]109 (+17)[/ligne][ligne]8 (-2)[/ligne][/col][/tab]
    [right]Sondage réalisé sur un échantillon de 10 702 personnes[/right]

    [center] -[/center]
  • 4 novembre 2039 : Comment la droite a ravi l'élection à la gauche - Le journal solidaire

    Vous souvenez vous, du temps où on disait que l'élection de 2039 serait probablement remportée par la gauche ? C'était durant l'hiver dernier. A l'époque tout allait bien pour le Gouvernement Operkh, et même encore en septembre, le Gouvernement Operkh était vu de manière très positive par les eashates, comme le libérateur de l'impopulaire gouvernement Chakarvarti. Mais en deux mois, il y a eu la campagne électorale, et l'élection est siphonnée par l'opposition entre Ravikhan et Achaval, tous deux engagés dans un duel tel, qu'ils ignorent les autres candidats, et qui force les électeurs à voir l'élection comme une bataille des réformistes contre les conservateurs, au point que les électeurs des réformistes ne font plus la différence entre des réformistes qui prendront à cœur les intérêts du peuple, et ceux qui prendront à cœur les intérêts des banques.


    [center]-[/center]
  • 8 novembre 2039 : Quid du scrutin majoritaire ?- Brèves Eskhanes

    A chaque élection sa surprise, et cette fois ci, la surprise est que pour la première fois depuis l'indépendance, un parti propose de revenir sur la constitution. Ou plutôt deux partis : la GTI (dans la liste Ḍāvē Saṅgha), et le RMP. En effet, les deux premiers partis d'Eashatri, (en nombre d'adhérents) sont d'avis de changer le type de scrutin des législatives, et d'instaurer un scrutin majoritaire, pour stabiliser les gouvernements successifs. Pour l'ĒL, l'UDP et le MPE, un tel scrutin manquerait de représentativité et serait une violation de l'esprit de la constitution, qui veut que chaque voix soit entendue au Parlement. A deux jours du deuxième débat de la campagne des élections législatives, fort est à parier que le scrutin majoritaire sera un des grands thèmes de la soirée.

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Posté : dim. févr. 16, 2020 12:50 am
par phiwill61
Extrait de Brèves Eskhanes, 16 mai 2041:

[center]1233 années

[img]https://media.discordapp.net/attachments/517371828151517235/678401965574717486/Kiran_Bravelli-KhomaAltamash_Faraz11.PNG?width=195&height=293[/img]
Kiran Ier, songeur, après avoir signé l'indépendance des anciennes régions de Shukténie, du Liphé, du Darua, et de l'Emphur-Argaravi[/center]

[justify]Depuis deux ans, l'Eashatri est en crise. Ce qui a semblé comme une crise politique de petite envergure, a lentement mais surement plongé notre pays jadis glorieux vers un destin plus discret, voire même sombre, quand on le compare aux ambitions que notre pays avait en 2032. Ce qui n'était qu'une élection décevante en 2039, a marqué la fin de la décennie de renaissance eashate, et le délitement totale de la société. En effet, des élections législatives de 2039, aucune majorité ne s'est dessinée, aucune coalition n'a pu être formée, devant les déchirements internes de tous les bords politiques du pays. Ainsi pendant six mois, le pays s'est trouvé sans gouvernement, les divers responsables politiques de la décennie 2030 se sont trouvés poussés vers la porte de sortie, par un Parlement turbulent et une classe politique explosive, ne parvenant qu'en avril 2039 à se mettre d'accord pour déclencher de nouvelles élections législatives.

En six mois, le pays était déjà rentré en crise : le pouvoir central n'étant plus représenté par qui que ce soit, l'empire millénaire a vu la spectaculaire création d'une corruption, ainsi que la négation de l'état, partout dans le pays. De là, une violente crise de confiance des marchés envers notre économie s'est construite, doublant les difficultés économiques de notre pays, et ajoutant à la crise politique un volet économique, puis dans la foulée un volet social, avec une inégalité régionale de plus en plus marquée. A cause de cela, l'Empire, marqué dans la montée des populismes de gauche et de droite, a aussi vu naître lors des élections d'avril 2040 des mouvements indépendantistes de toutes les régions non centrales du pays.

La crise aurait pu se calmer à partir de ce moment, mais l'Empire n'était pas au bout de ces malheurs, voyant la perte d'influence dont notre pays souffrait, dans le contexte janubien de l'année dernière, où le Gandhari projetait son influence à l'international, de manière belliqueuse le plus souvent, et voyant l'inaction des autorités eashes, pieds et poings liés face à cette situation, les extrêmistes unitaristes ont commencé à faire des ravages et les événements à s'accélérer : Kiran Ier reçut un coup de couteau sur la place publique en mai dernier, qui le plongea dans un coma depuis ; Emma Ravikhan, seule personnalité encore préssentie pour reprendre le pays en main, se retire de la vie politique eashate deux mois plus tard, alors qu'elle est en pleine négociation avec les indépendantistes ashurdabadais, sous la pression des indépendantistes d'Emphur Argaravi (Sud-Ouest) qui ont fait enlever son fils ; un énième parlement est élu dans ce contexte en septembre 2040, devant l'incapacité de nommer un gouvernement ; des combats aux allures de guerillas éclatent en octobre au Liphé (Sud-est de l'Eashatri), entre indépendantistes liphéens et unitaristes du RMP, plongeant la région dans un climat de pré-guerre civile, rappelant atrocement le début du siècle.

Le pays plonge, sa récession s'accentue pour afficher même une croissance négative. Les moyens de communications sont quasiment coupés avec le reste du monde, les dirigeants politiques préférant maintenir envers les partenaires géopolitiques mondiaux l'illusion d'un Eashatri discret mais tranquille, se focalisant sur le maintien d'un climat calme dans le nord du pays, quand le sud se déchire. Les médias internes voient leurs actions elles-mêmes limitées, avec le retour de la censure, mais surtout la difficulté d'accès à l'information provenant d'Emphur Argaravi et du Liphé, alors que le pays souffre des guérillas entre unitaristes et séparatistes dans tout le sud du pays. Décembre 2040, le parlement eashe est ravagé par un incendie nocturne, que tous supposent criminel, mais qu'aucun ne peut

La grandeur de l'Eashatri est définitivement un souvenir, l'image de l'Empire est de plus en plus écornée, et au nord du canal, on prépare aussi le retour à l'indépendance.

Le 4 mars 2041, Kiran Ier se réveille, et constate le délitement du pays, après ses neuf mois de coma. Le jeune Rajaputri décide de prendre ses responsabilités, et pour la première fois de son règne, décide de passer outre la constitution, et de délaisser la fonction essentiellement diplomatique qui lui était confiée par cette dernière, pour se concentrer sur les problèmes internes de l'Empire d'Eashatri. Il dissout lui-même le Parlement eashate, qui à l'évidence, n'a plus de lieu pour exercer ses fonctions, et met sa propre énergie pour essayer ce qui peut encore être. Gérant lui même l'état, le Rajaputri s'apparente à un monarque absolu, à ceci près qu'il tente de reconstruire l'état eashe. Malgré son coma, le prince-empereur est encore respecté, et aucun n'ose réfuter sa légitimité, à l'inverse du début de son règne.

Aux quatre coins de l'Empire, Kiran Ier négocie, apporte ses fonds personnels ou ceux de l'Empire, et fait cesser les violences. Le Rajaputri fait même organiser les procès des activistes les plus violents, tout en négociant avec les autres pour aboutir à une solution viable pour la population. La censure est à nouveau abolie le 27 avril dernier, par décret. Le 2 mai, Kiran Ier fait venir au Palais de l'Avènement, à Eskha, la famille princière d'Ashurdabad, ainsi que les indépendantistes d'Emphur-Argaravi, les autorités de la Région du Darha, et les indépendantistes Liphéens représentés par la famille Asakvar. Tous restent dans le palais pendant douze jours, puis hier, à la surprise générale, la presse est invitée à se rendre au Palais : un traité va être signé. S'en suit la myriade d'articles interrogateurs parus hier, spéculant sur la nature du traité, beaucoup pensant à l'augmentation de l'autonomie des régions vis-à-vis du pouvoir impérial, et quelques rares pensant à l'indépendance des régions du Sud de l'Empire.

Ce midi, à 12h42 pour être exact, le Rajaputri a entamé la lecture du traité d'Eskha, devant la foule hébétée de journalistes, venus des quatre coins d'Eashatri. Le Liphé devient un royaume indépendant, sous l'égide de la famille Asakvar, et essuiera un tiers de la dette eashate, accumulée ces dernières années. La région d'Emphur-Argaravi, devient la Principauté d'Emphur, sera dirigée par la famille Tadesh-Barhaam et reprendra à son compte 10% de la dette impériale. Enfin, la Shukténie et le Darhan vont reprendre leur indépendance, sous l'autorité de la famille d'Ashurdabad, conformément aux souhaits de 57% de la population selon le référendum autoproclamé réalisé en Shukténie et au Darhan, et reprendre le contrôle de la majeure partie du Canal de l'Isthme Shuktène, ainsi que 25% de la dette du pays.

Ainsi amputé des deux tiers de sa superficie, et de presque la moitié de sa population, l'Eashatri perd en ce 16 mai aussi son titre d'Empire, pour devenir un simple royaume, pour la première fois depuis 1233 ans. L'âge d'or eashate est définitivement derrière nous, mais l'actuel prince, Rajaputri Kiran Ier, a essayé de maintenir le meilleur état possible des régions qu'il dirigeait. [/justify]