Posté : mar. juin 16, 2015 7:44 pm
[justify]COMPTE A REBOURS
[url=https://www.youtube.com/watch?v=J6SDp3Un_VI]Pour des choses graves, de l'apaisement[/url]
[center][img]http://bullies.b.u.pic.centerblog.net/3651a988.gif[/img][/center]
Sudrup, île méridional, était considéré vis à vis des deux autres îles du Pesak comme la plus reculée, voir la plus 'paumée'. Peut-être était-ce dû à son climat incertain, ou par son environnement qui n'était pas du goût de tout le monde. De fortes pluies battantes balayaient les forêts de l'île de manière continuelles. Une personne en particulier, aimait profiter de ce climat particulier, pour méditer et y effectuer de longues marches. Cette personne était Alexey Nikita, le plus haut représentant de la Surigimi au Kirep. Emmitouflé dans sa capote, les mains dans le dos, le regard fixé sur un point imaginaire devant lui, il avançait en réfléchissant sur l'avenir de son pays, ainsi que sur son parcours politique au sein du Kirep. Aucune raison particulière de s'étendre grandement sur l'archétype même qu'est Alexey Nikita, en tant que chef d'un organe de sureté dans un État socialiste : Travailleur, distant, froid. Des qualités indéniables pour le poste qu'il occupait. L'un de ses passe-temps favori quand il ne se trouvait pas à travailler au QGS, était de venir jusqu'au Pesak afin de réfléchir, méditer et marcher. Ce temps était idéal pour lui, cette pluie ne le gênant absolument pas. Il avançait sur un long chemin de terre, cherchant le calme dont il avait tant besoin. Nikita occupait une position de choix dans l'appareil d'État Kirépien, il était redouté et détesté par beaucoup de personnes à la fois. Seulement il ne se mêlait pas de politique, du moins pas directement. Il avait compris que la recette d'une bonne longévité est de savoir tenir ses ennemis proches de soi et ses amis encore plus près. Ne pas faire de débordements inutiles, ne pas se sacrifier en rien. Nikita avait une deuxième passion, qui était les échecs. Il y travaillait son esprit calculateur, magnanime et stratégique. Rien d'étonnant pour une personnalité occupant ses fonctions. Alors qu'il était entrain d'arpenter un long chemin dans la forêt, il fut rattrapé par un chien de très grande taille, haut sur patte et de couleur noir : Il s'agissait de Servaz, son Terre-Neuve. Il l'avait trouvé il y a quelques années, alors qu'il avait très certainement été abandonné par ses maîtres. Ils se sont lié l'un à l'autre, dans une complicité à toute épreuve.
Le chemin débouchait à l'orée de la forêt, sur une vaste clairière qui s'étendait sur des centaines de mètres. Là, Nikita alla s'asseoir sur des pierres qui se trouvaient non loin de lui, se saisissant d'une branche au sol pour la lancer à son chien, qui semblait ravi de ce regain d'attention à son égard. Quand il rapporta à son maître la branche qu'il lui avait envoyé, il put distinguer sur la figure de Nikita un sourire, qui changeait grandement l'expression de son visage, lui donnant une autre physionomie. Servaz devait être l'un des rares à voir le chef suprême de la Surigimi sourire, voir montrer de l'affection quand il recevait plusieurs petites tapes amicales sur sa tête de la part de son maître. Un toussotement se fit entendre non loin d'eux et d'un volte-face de la tête, Nikita avait perdu son sourire en une fraction de seconde. Voilà les obligations qu'il s'imposait pour continuer à diriger ses services.
AGENT DE LA SURIGIMI | « Excusez-moi Camarade Président-Suprême, mais ils sont arrivés et vous attendent. »
D'un geste de la main approbateur, Nikita fit signe à l'agent qu'il avait bien entendu de quoi il en retournait. Du coin de l'œil, il le regardait de nouveau s'enfoncer dans la forêt et une fois qu'il était suffisamment loin, lança de nouveau la petite branche à son chien, heureux de pouvoir reprendre le petit jeu qui avait cessé il y a peu. Mais le temps pressait et même si il avait envie de rester à cet endroit encore un long moment, ses obligations ne le lui permettaient pas. Il descendit de la pierre sur laquelle il s'était juché, donnant plusieurs tapes sur sa cuisse pour que son chien le suive, prenant un autre chemin qui devait le conduire au fameux point de rendez-vous. La situation au sein du Kirep avait pris un nouveau tournant depuis de nombreux mois et comme à son habitude, Nikita était sur la brèche. C'est à contre-cœur -et tout le monde en était parfaitement conscient- qu'il avait obéit aux ordres visant à neutraliser les Gardes Rouges, à leur supprimer le droit de porter des armes. Bref, les décapiter politiquement. Le Président-Suprême de la Surigimi avait joué sur les deux tableaux, en forçant Vladislav Todor à prendre des mesures contre les Gardes Rouges, en sachant pertinemment que ce mouvement aurait comme effet d'attirer la sympathie sur eux. Nikita faisait son possible pour satisfaire la droite, lui ouvrir un boulevard qu'elle allait s'empresser d'emprunter. Quand il aurait réuni les forces nécessaires pour les écraser par surprise, il ne se gênerait pas pour le faire. C'est dans cette optique qu'il avait été contacté par un pays voisin du Kirep : L'Oustrie. Un appui important venait de se concrétiser et malgré le peu d'information qu'il avait pu quérir, il avait choisit d'organiser une rencontre au Pesak, pour plus de tranquillité et pouvoir mettre les choses à plat. Après quelques minutes le long du chemin, il bifurqua sur sa droite pour se retrouver au centre de la forêt, où l'attendait la délégation Oustrienne, composé Nadezhda Fredericova, Délégué du Peuple aux Affaires Internes, Prebor Ketarziev, fraîchement nommé Délégué du Peuple à l'Inspection Ouvrière et Paysanne et de Valerian Toulganine, Délégué du Peuple aux Affaires Militaires. Officiellement, cette rencontre n'a jamais eu lieu. Officieusement, elle est cruciale pour l'avenir deux nations socialistes.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/25/1434482164-trio-magique.png[/img][/center]
NADEZHDA FREDERICOVA | « Camarade Alexay Nikita, c'est un plaisir et un honneur. Je vous présente... »
ALEXEY NIKITA | « Je sais très bien de qui il s'agit, Camarade-Citoyenne Fredericova. »
Nikita lâcha le plus sèchement possible les mots qu'il venait de prononcer, jetant presque un froid d'emblée.
ALEXEY NIKITA | « Excusez-moi pour mes paroles, mais comme vous vous en doutez cette rencontre est de la plus haute importance. J'aimerai que nous entrions au plus vite dans le vif du sujet. Les Gardes Rouges ? »
VALERIAN TOULGANINE | « Nous sommes prêt à fournir tout ce dont les Gardes Rouges Kirépiens auront besoin. Logement, camp d'entraînement militaire, armes et appui logistique directement sur le territoire Oustrien. Il y aura plusieurs bases et campements non loin des montagnes à notre frontière commune, afin qu'il n'y est pas d'interférence ou de complication. Bien évidemment, le gouvernement Oustrien ne peut pas officiellement reconnaître cette aide. Vous le comprendrez aisément. »
ALEXEY NIKITA | « Oui, oui je comprends parfaitement. Écoutez, votre aide va nous être précieuse. Frapper les Gardes Rouges est une erreur politique que va très bientôt regretter les éléments droitiers qui se sont emparé du pouvoir. Grâce à votre aide, nous pourrons maintenir les Gardes Rouges dans une semi-clandestinité et continuer de les entraîner. Soyez sûr que nous n'oublierons pas votre geste. Nous vous rendrons l'appareil, bien évidemment. Notamment contre ce diable ce Ozokanine. »
La prononciation du nom d'Ozokanine attise la curiosité et l'attention de Prebor Ketarziev.
ALEXEY NIKITA | « Ne vous en faîtes pas Camarade-Citoyen Ketarziev, nous ne vous priverons pas de la joie de détruire politiquement ce droitier qui n'a rien à envier à ceux qui sont à la tête de mon pays pour le moment. »
PREBOR KETARZIEV | « C'est tout à votre honneur, Camarade Nikita. Sachez que nous ferons tout notre possible, pour solidifier la lutte commune de nos deux peuples contre les révisionnistes, les traîtres et les timorés. L'établissement de camp de Gardes Rouges en Oustrie, nous permettra sans doute de former notre propre version de Gardes Rouges, qui seront utile prochainement pour attaquer de front la droite. Afin d'éviter les soupçons, il y aura évidemment une dénomination différente, mais les buts seront les mêmes. »
VALERIAN TOULGANINE | « Nous attendons donc que vous nous fassiez parvenir ce qu'il vous faudrait et ce dont vous voudriez que nous vous mettions à disposition. Bien évidemment, les Gardes Rouges seront strictement encadré par des officiers et par des Kirépiens, il est hors de question que nous empiétons sur vos prérogatives. »
Nikita tape deux fois dans ses mains et l'un des agents de la Surigimi, apporta un porte-document qu'il tendit à Nikita. Ce dernier le tendit ensuite à Toulganine pour qu'il puisse en prendre connaissance. Tout y était : Effectifs, armes, encadrements, conseils techniques et idéologiques. Une fois de plus, le Président-Suprême ne prenait pas à la légère la tâche qu'il s'était confié.
NADEZHDA FREDERICOVA | « Nous espérons que cette rencontre, est le début d'une coopération plus grande entre nos services. Nous luttons pour des idéaux communs, par des moyens différents mais nous nous retrouvons face aux même adversaires du socialisme. Nous les étranglerons dans les plis du drapeau rouge qu'ils arborent, alors qu'ils ne font que combattre ce même drapeau rouge. Nous nous tenons à votre disposition, si jamais d'autres éventualités se profileraient. »
Des saluts militaires furent échangés, mais ce furent bien vite des poignées de mains qui firent leur apparition, dissipant l'air martial qui semblait planer depuis le début de la rencontre. Nikita invita ses hôtes à le suivre pour qu'ils puissent continuer leur discussion de façon informel, autour d'une tasse de thé ou de café, selon les convenances. Nul ne sait dans les détails ce qui se trament exactement entre ces différentes personnalités et les forces sociales qu'elles animent.Les cartes sont entre les mains de Nikita et de la Surigimi. Il le sait parfaitement, c'est pourquoi il gardera tout au long de cet entrevu, un air serein et quasi décontracté. Le compte à rebours est lancé. Tout a été planifié jusqu'au moindre détail. Cela ne peut que marcher, ne cesse de penser Nikita. Cela ne peut que marcher ![/justify]
[url=https://www.youtube.com/watch?v=J6SDp3Un_VI]Pour des choses graves, de l'apaisement[/url]
[center][img]http://bullies.b.u.pic.centerblog.net/3651a988.gif[/img][/center]
Sudrup, île méridional, était considéré vis à vis des deux autres îles du Pesak comme la plus reculée, voir la plus 'paumée'. Peut-être était-ce dû à son climat incertain, ou par son environnement qui n'était pas du goût de tout le monde. De fortes pluies battantes balayaient les forêts de l'île de manière continuelles. Une personne en particulier, aimait profiter de ce climat particulier, pour méditer et y effectuer de longues marches. Cette personne était Alexey Nikita, le plus haut représentant de la Surigimi au Kirep. Emmitouflé dans sa capote, les mains dans le dos, le regard fixé sur un point imaginaire devant lui, il avançait en réfléchissant sur l'avenir de son pays, ainsi que sur son parcours politique au sein du Kirep. Aucune raison particulière de s'étendre grandement sur l'archétype même qu'est Alexey Nikita, en tant que chef d'un organe de sureté dans un État socialiste : Travailleur, distant, froid. Des qualités indéniables pour le poste qu'il occupait. L'un de ses passe-temps favori quand il ne se trouvait pas à travailler au QGS, était de venir jusqu'au Pesak afin de réfléchir, méditer et marcher. Ce temps était idéal pour lui, cette pluie ne le gênant absolument pas. Il avançait sur un long chemin de terre, cherchant le calme dont il avait tant besoin. Nikita occupait une position de choix dans l'appareil d'État Kirépien, il était redouté et détesté par beaucoup de personnes à la fois. Seulement il ne se mêlait pas de politique, du moins pas directement. Il avait compris que la recette d'une bonne longévité est de savoir tenir ses ennemis proches de soi et ses amis encore plus près. Ne pas faire de débordements inutiles, ne pas se sacrifier en rien. Nikita avait une deuxième passion, qui était les échecs. Il y travaillait son esprit calculateur, magnanime et stratégique. Rien d'étonnant pour une personnalité occupant ses fonctions. Alors qu'il était entrain d'arpenter un long chemin dans la forêt, il fut rattrapé par un chien de très grande taille, haut sur patte et de couleur noir : Il s'agissait de Servaz, son Terre-Neuve. Il l'avait trouvé il y a quelques années, alors qu'il avait très certainement été abandonné par ses maîtres. Ils se sont lié l'un à l'autre, dans une complicité à toute épreuve.
Le chemin débouchait à l'orée de la forêt, sur une vaste clairière qui s'étendait sur des centaines de mètres. Là, Nikita alla s'asseoir sur des pierres qui se trouvaient non loin de lui, se saisissant d'une branche au sol pour la lancer à son chien, qui semblait ravi de ce regain d'attention à son égard. Quand il rapporta à son maître la branche qu'il lui avait envoyé, il put distinguer sur la figure de Nikita un sourire, qui changeait grandement l'expression de son visage, lui donnant une autre physionomie. Servaz devait être l'un des rares à voir le chef suprême de la Surigimi sourire, voir montrer de l'affection quand il recevait plusieurs petites tapes amicales sur sa tête de la part de son maître. Un toussotement se fit entendre non loin d'eux et d'un volte-face de la tête, Nikita avait perdu son sourire en une fraction de seconde. Voilà les obligations qu'il s'imposait pour continuer à diriger ses services.
AGENT DE LA SURIGIMI | « Excusez-moi Camarade Président-Suprême, mais ils sont arrivés et vous attendent. »
D'un geste de la main approbateur, Nikita fit signe à l'agent qu'il avait bien entendu de quoi il en retournait. Du coin de l'œil, il le regardait de nouveau s'enfoncer dans la forêt et une fois qu'il était suffisamment loin, lança de nouveau la petite branche à son chien, heureux de pouvoir reprendre le petit jeu qui avait cessé il y a peu. Mais le temps pressait et même si il avait envie de rester à cet endroit encore un long moment, ses obligations ne le lui permettaient pas. Il descendit de la pierre sur laquelle il s'était juché, donnant plusieurs tapes sur sa cuisse pour que son chien le suive, prenant un autre chemin qui devait le conduire au fameux point de rendez-vous. La situation au sein du Kirep avait pris un nouveau tournant depuis de nombreux mois et comme à son habitude, Nikita était sur la brèche. C'est à contre-cœur -et tout le monde en était parfaitement conscient- qu'il avait obéit aux ordres visant à neutraliser les Gardes Rouges, à leur supprimer le droit de porter des armes. Bref, les décapiter politiquement. Le Président-Suprême de la Surigimi avait joué sur les deux tableaux, en forçant Vladislav Todor à prendre des mesures contre les Gardes Rouges, en sachant pertinemment que ce mouvement aurait comme effet d'attirer la sympathie sur eux. Nikita faisait son possible pour satisfaire la droite, lui ouvrir un boulevard qu'elle allait s'empresser d'emprunter. Quand il aurait réuni les forces nécessaires pour les écraser par surprise, il ne se gênerait pas pour le faire. C'est dans cette optique qu'il avait été contacté par un pays voisin du Kirep : L'Oustrie. Un appui important venait de se concrétiser et malgré le peu d'information qu'il avait pu quérir, il avait choisit d'organiser une rencontre au Pesak, pour plus de tranquillité et pouvoir mettre les choses à plat. Après quelques minutes le long du chemin, il bifurqua sur sa droite pour se retrouver au centre de la forêt, où l'attendait la délégation Oustrienne, composé Nadezhda Fredericova, Délégué du Peuple aux Affaires Internes, Prebor Ketarziev, fraîchement nommé Délégué du Peuple à l'Inspection Ouvrière et Paysanne et de Valerian Toulganine, Délégué du Peuple aux Affaires Militaires. Officiellement, cette rencontre n'a jamais eu lieu. Officieusement, elle est cruciale pour l'avenir deux nations socialistes.
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NADEZHDA FREDERICOVA | « Camarade Alexay Nikita, c'est un plaisir et un honneur. Je vous présente... »
ALEXEY NIKITA | « Je sais très bien de qui il s'agit, Camarade-Citoyenne Fredericova. »
Nikita lâcha le plus sèchement possible les mots qu'il venait de prononcer, jetant presque un froid d'emblée.
ALEXEY NIKITA | « Excusez-moi pour mes paroles, mais comme vous vous en doutez cette rencontre est de la plus haute importance. J'aimerai que nous entrions au plus vite dans le vif du sujet. Les Gardes Rouges ? »
VALERIAN TOULGANINE | « Nous sommes prêt à fournir tout ce dont les Gardes Rouges Kirépiens auront besoin. Logement, camp d'entraînement militaire, armes et appui logistique directement sur le territoire Oustrien. Il y aura plusieurs bases et campements non loin des montagnes à notre frontière commune, afin qu'il n'y est pas d'interférence ou de complication. Bien évidemment, le gouvernement Oustrien ne peut pas officiellement reconnaître cette aide. Vous le comprendrez aisément. »
ALEXEY NIKITA | « Oui, oui je comprends parfaitement. Écoutez, votre aide va nous être précieuse. Frapper les Gardes Rouges est une erreur politique que va très bientôt regretter les éléments droitiers qui se sont emparé du pouvoir. Grâce à votre aide, nous pourrons maintenir les Gardes Rouges dans une semi-clandestinité et continuer de les entraîner. Soyez sûr que nous n'oublierons pas votre geste. Nous vous rendrons l'appareil, bien évidemment. Notamment contre ce diable ce Ozokanine. »
La prononciation du nom d'Ozokanine attise la curiosité et l'attention de Prebor Ketarziev.
ALEXEY NIKITA | « Ne vous en faîtes pas Camarade-Citoyen Ketarziev, nous ne vous priverons pas de la joie de détruire politiquement ce droitier qui n'a rien à envier à ceux qui sont à la tête de mon pays pour le moment. »
PREBOR KETARZIEV | « C'est tout à votre honneur, Camarade Nikita. Sachez que nous ferons tout notre possible, pour solidifier la lutte commune de nos deux peuples contre les révisionnistes, les traîtres et les timorés. L'établissement de camp de Gardes Rouges en Oustrie, nous permettra sans doute de former notre propre version de Gardes Rouges, qui seront utile prochainement pour attaquer de front la droite. Afin d'éviter les soupçons, il y aura évidemment une dénomination différente, mais les buts seront les mêmes. »
VALERIAN TOULGANINE | « Nous attendons donc que vous nous fassiez parvenir ce qu'il vous faudrait et ce dont vous voudriez que nous vous mettions à disposition. Bien évidemment, les Gardes Rouges seront strictement encadré par des officiers et par des Kirépiens, il est hors de question que nous empiétons sur vos prérogatives. »
Nikita tape deux fois dans ses mains et l'un des agents de la Surigimi, apporta un porte-document qu'il tendit à Nikita. Ce dernier le tendit ensuite à Toulganine pour qu'il puisse en prendre connaissance. Tout y était : Effectifs, armes, encadrements, conseils techniques et idéologiques. Une fois de plus, le Président-Suprême ne prenait pas à la légère la tâche qu'il s'était confié.
NADEZHDA FREDERICOVA | « Nous espérons que cette rencontre, est le début d'une coopération plus grande entre nos services. Nous luttons pour des idéaux communs, par des moyens différents mais nous nous retrouvons face aux même adversaires du socialisme. Nous les étranglerons dans les plis du drapeau rouge qu'ils arborent, alors qu'ils ne font que combattre ce même drapeau rouge. Nous nous tenons à votre disposition, si jamais d'autres éventualités se profileraient. »
Des saluts militaires furent échangés, mais ce furent bien vite des poignées de mains qui firent leur apparition, dissipant l'air martial qui semblait planer depuis le début de la rencontre. Nikita invita ses hôtes à le suivre pour qu'ils puissent continuer leur discussion de façon informel, autour d'une tasse de thé ou de café, selon les convenances. Nul ne sait dans les détails ce qui se trament exactement entre ces différentes personnalités et les forces sociales qu'elles animent.Les cartes sont entre les mains de Nikita et de la Surigimi. Il le sait parfaitement, c'est pourquoi il gardera tout au long de cet entrevu, un air serein et quasi décontracté. Le compte à rebours est lancé. Tout a été planifié jusqu'au moindre détail. Cela ne peut que marcher, ne cesse de penser Nikita. Cela ne peut que marcher ![/justify]