Page 3 sur 13

Posté : jeu. juin 17, 2010 8:11 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>Les Bouffons du Roi - Nouvelle émission d'actualité satirique de TV Numancia</center>


[HRP : Allien réapparaît dans ce quatrième épisode de l'émission et nous offre une sublime chanson de son cru... ou pas !]


<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=KxUGOK0Wkyk]Les Bouffons du Roi - Quatrième épisode[/url]</center>

Posté : sam. juin 19, 2010 9:00 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>Journal télévisé du 29 mai 2012, à vingt heures - Telediario del 29 de mayo de 2012, a las ocho de la tarde


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne</center>


Pilar del Bravo : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonsoir et bienvenue dans votre grand rendez-vous d'actualité avec ce soir, bien entendu, le grand résultat des élections générales anticipées d'aujourd'hui, qui ont vu la consécration du Parti Marxiste Unifié de Don Antonio José de las Palmas (plus de 64% des suffrages exprimés), devançant ainsi un Parti Progressiste en grande progression (environ 17% des suffrages exprimés), emmené par un Don Francisco del Ferrol conquérant, et enfin du deuxième parti d'opposition, le Parti Progressiste, en fort recul (environ 12% des suffrages exprimés), mené par un Don Gustavo Rajoy qui subit de plein fouet les conséquences somme toute logiques du scandale Feijoó.

Mais ce qui nous intéresse le plus ce soir, c'est sans doute le programme du Parti Marxiste Unifié et de cette nouvelle législature, puisque Don Antonio José de las Palmas, quasi assuré de sa victoire, a débattu toute la journée avec Sa Majesté Sérénissime des noms des futurs ministres de son cabinet ainsi que du programme à adopter.
Nous retrouvons pour plus de précisions le reporter Rafael de Lapesa au quartier général de campagne du Parti Marxiste Unifié, à Vadeable, où la foule commence tout doucement à partir après une folle soirée électorale... Rafael, nous vous écoutons !


<center>[url=http://www.youtube.com/watch?v=NW9QSN7Konc]Reportage de Rafael de Lapesa[/url]</center>

Posté : dim. juin 20, 2010 3:23 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>Il est si facile de cuisiner ! - ¡Es tan fácil cocinar! - Nouvelle émission culinaire sur TV Cultura (troisième chaîne publique)


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/d/1/3/marie-drucker-e2026a.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/7/4/a/marie-drucker-e2026b.jpg[/img][/url]
Maribel Verdú, présentatrice de cette nouvelle émission culinaire</center>


Maribel Verdú : Bonjours, Mesdames et Messieurs, et bienvenue dans votre nouvelle émission sur TV Cultura, la chaîne de la culture, de la gastronomie, des arts et des métiers du Royaume Canoviste de Numancia : ¡Es tan fácil cocinar!.
Chaque semaine, je serai chargée de vous présenter en direct une nouvelle recette de cuisine, généralement une spécialité nationale ou régionale, et de vous en donner les principales caractéristiques afin que vous puissiez la réaliser chez vous aussi. Car n'oubliez pas : il est si facile de cuisiner !

Cette semaine, je vais vous apprendre à confectionner l'une de nos spécialités nationales les plus connues mais trop souvent dénaturée car préparée industriellement ou en oubliant les règles de l'art les plus élémentaires : la fameuse galette des rois - "el roscón de reyes". Combien d'enfants s'en sont pourléché les babines après avoir reçu leurs présents de la part des Rois Mages ? Car si Noël est fêtée comme le jour de la naissance du Seigneur Jésus Christ, en Numancia, la fête des cadeaux et du sapin décoré reste bien l'Épiphanie, au cours de laquelle Gaspard, Melchior et Balthazar apportent l'or, l'encens et la myrrhe au nouveau né, dans son étable de Bethléem.

Je vous proposerai donc de réaliser une généreuse galette des rois pour huit à dix personnes qui nécessitera quarante-cinq minutes de préparation et trente-cinq minutes de cuisson mais qui reste assez complexe à élaborer.

Les ingrédients nécessaires pour la réaliser sont les suivants :
- Vingt grammes de levure de boulanger - Veinte gramos de levadura de panadero
- Quatre cuillères à soupe de lait tiède - Cuatro cucharas soperas de leche tibia
- Deux cents grammes de sucre en poudre - Doscientos gramos de azúcar en polvo
- Cinq cents grammes de farine - Quinientos gramos de harina
- Trois œufs entier - Tres huevos enteros
- Un œuf à part - Un huevo aparte
- Une cuillère à café de sel - Una cucharilla de sal
- Une cuillère à soupe de rhum brun - Una cuchara sopera de ron ambarino
- Une cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger - Una cuchara sopera de agua de azahar
- Un zeste d'orange non traité - Una piel de naranja no tratada
- Un zeste de citron non traité - Una piel de limón no tratada
- Cent grammes de beurre doux mou - Cien gramos de mantequilla normal ablandada
- Cinquante grammes d'amandes émondées - Cincuenta gramos de almendras escamondadas
- Cent grammes de fruits confits - Cien gramos de frutas confitadas
- Des écorces d'orange pour décorer - Unas cortezas de naranja para adornar

Et voici comment préparer le tout !

- Délayez la levure dans le lait tiède avec une cuillère à soupe de sucre en poudre.
- Ajoutez cinquante grammes de farine et mélangez jusqu'à obtention d'une pâte souple.
- Couvrez d'un linge humide et placez dans un endroit tiède jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume.

- Versez la farine restante dans un saladier.
- Formez une fontaine au centre. Battez trois œufs entiers et un jaune d'œuf ensemble.
- Conservez le blanc qui sera utilisé ultérieurement.
- Versez dans la farine avec le sel, le rhum, l'eau de fleur d'oranger et le reste du sucre.
- Ajoutez les zestes d'orange et de citron.
- Travaillez le liquide et la farine avec les mains ou avec une cuillère en bois.
- Ajoutez la pâte levée et pétrissez longuement jusqu'à ce que le mélange cesse d'être collant.

- Divisez le beurre en quatre parts égales et saupoudrez de farine.
- Divisez à son tour la pâte en quatre parts égales.
- Sur un plan de travail légèrement fariné, travaillez ensemble un quart de pâte et un quart de beurre.
- Et procédez de même avec les 3 autres quart de chaque.
- Réunissez enfin les quatre parts pour ne faire qu'une pâte que vous travaillez jusqu'à obtention d'une consistance très souple et élastique.
- Beurrez légèrement un bol.
- Déposez-y la boule de pâte.
- Couvrez d'un linge humide et laissez reposer une heure dans un endroit tiède.
- Travaillez alors à nouveau la pâte.
- Placez-y une fève.
- Formez une ou deux couronnes à la main en glissant un doigt au centre de l'abaisse de façon à ménager une ouverture que l'on élargira délicatement.
- Garnissez les parois de la cheminée de papier sulfurisé et placez sur la plaque de cuisson légèrement beurrée ou recouverte de papier sulfurisé.
- Couvrez et laissez dans un endroit tiède pour que la préparation monte de nouveau.
- Le gâteau ne doublera pas de volume mais montera sensiblement pendant la cuisson.

- Préchauffez le four à 200°C.
- Battez légèrement le blanc d'œuf restant et badigeonnez le gâteau.
- Saupoudrez d'amandes et de sucre et décorez de fruits confits.
- Enfournez et faites cuire à feu moyen (180° à 200°C) durant trente-cinq minutes environ jusqu'à ce que la gâteau prenne une belle teinte dorée.

Et voilà, si vous avez suivi à la lettre la recette, le tout doit être prêt !

<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/47/4/d/6/rosconreyes-1d7becf.jpg.htm][img]http://img47.xooimage.com/files/b/1/a/rosconreyes-1d7bed0.jpg[/img][/url]</center>


Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle recette !

Posté : mar. juin 22, 2010 9:35 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>Il est si facile de cuisiner ! - ¡Es tan fácil cocinar! - Nouvelle émission culinaire sur TV Cultura (troisième chaîne publique)


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/d/1/3/marie-drucker-e2026a.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/7/4/a/marie-drucker-e2026b.jpg[/img][/url]
Maribel Verdú, présentatrice de cette nouvelle émission culinaire</center>


Maribel Verdú : Bonjours, Mesdames et Messieurs, et bienvenue dans votre nouvelle émission sur TV Cultura, la chaîne de la culture, de la gastronomie, des arts et des métiers du Royaume Canoviste de Numancia : ¡Es tan fácil cocinar!.
Chaque semaine, je serai chargée de vous présenter en direct une nouvelle recette de cuisine, généralement une spécialité nationale ou régionale, et de vous en donner les principales caractéristiques afin que vous puissiez la réaliser chez vous aussi. Car n'oubliez pas : il est si facile de cuisiner !

Cette semaine, vous allez apprendre à réaliser l'un des plats typiques de la région d'Emerita Augusta, devenu par la suite spécialité numancienne en général : la fameuse omelette numancienne - "la tortilla numántica".

Cette préparation est bien différente de l'omelette continentale traditionnelle, à la fois plus généreuse et plus épaisse, et ne nécessite que dix petites minutes de préparation pour quarante de cuisson si vous en cuisinez une pour six personnes.

Les ingrédients nécessaires pour la réaliser sont les suivants :
- Six œufs - Seis huevos
- Sept cents cinquante grammes de pommes de terre - Setecientos cincuenta gramos de patatas
- Deux oignons frais hachés - Dos cebollas frescas picadas
- Vingt-cinq centilitres d'huile d'olive - Veinticinco centilitros de aceite de oliva
- Du sel et du poivre - Sal y pimienta

Allons-y pour réaliser ensemble cette succulente omelette !

- Lavez, pelez et coupez les pommes de terre en tranches fines.
- Dans une poêle profonde, faites chauffer l'huile d'olive.
- Plongez dedans les pommes de terre, ajoutez un peu de sel et laissez frire.
- Au bout de cinq minutes, ajoutez les oignons hachés. Laissez frire encore au moins quinze minutes. La durée totale de la cuisson dépend de la qualité des pommes de terre.
- Ne remuez pas les pommes de terre de sorte de ne pas les écraser.
Lorsque les pommes de terre sont cuites et commencent à dorer, ôtez-les de l'huile et laissez-les égoutter au besoin sur un papier absorbant.

- Dans une jatte, battez les œufs. Salez.
- Puis ajoutez les pommes de terre et les oignons bien égouttés.
- Mélangez doucement de sorte à ne pas réduire les pommes de terre en purée, mais suffisamment tout de même.


- Faites chauffer deux cuillères à café d'huile d'olive dans une poêle profonde.
- Versez le mélange des œufs et pommes de terre.
- Laissez prendre les œufs puis poursuivez la cuisson à feu modéré.
- Remuez la poêle d'avant en arrière pour éviter que le fond n'accroche.
Au bout de quelques minutes, lorsque l'omelette est à peine encore baveuse sur le dessus, retournez-la.
- Laissez à nouveau cuire trois à quatre minutes jusqu'à la totale cuisson des œufs. L'omelette doit être bien ferme et bien épaisse. Au besoin, retournez-la dessus-dessous encore une fois pour parfaire la cuisson.

Vous pourrez alors déguster votre omelette chaude, tiède ou froide, nature ou accompagnée d'une salade verte et même arrosée d'un filet de vinaigre de vin blanc.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/44/b/d/1/tortilla1-1d91b4d.jpg.htm][img]http://img44.xooimage.com/files/8/7/e/tortilla1-1d91b4e.jpg[/img][/url]</center>


Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle recette !

Posté : mer. juin 23, 2010 4:28 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>Journal télévisé du 7 juin 2012, à vingt heures - Telediario del 7 de junio de 2012, a las ocho de la tarde


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/23/4/7/e/claire_chazal_000...chazal00-146041a.jpg.htm][img]http://img23.xooimage.com/files/b/5/b/claire_chazal_000...chazal00-146041b.jpg[/img][/url]
Pilar del Bravo, principale présentatrice de la télévision numancienne</center>


Pilar del Bravo : Bonsoir Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, et bienvenue pour ce nouveau numéro de votre journal télévisé vespéral. Aujourd'hui, nous recevons le chef de l'état-major numancien, qui est également le commandant de la Garde Civile et le chef de toutes les forces de police du pays, Don Rodrigo Sagunto.
Bonsoir, Don Rodrigo.

Rodrigo Sagunto : Bonsoir, Doña Pilar !

Pilar del Bravo : Bien, Don Rodrigo, vous êtes venus ici avec quelques révélations sous le bras, si je puis dire, puisque la police scientifique a fait paraître ses premières analyses graphologiques, tandis que l'institut médicolégal de Monleón vous a également été communiqué. Une question nous brûle tous les lèvres, Don Rodrigo : suicide ou assassinat ?

Rodrigo Sagunto : J'ai bien peur de devoir décevoir vos téléspectateurs, Doña Pilar, que je sais nombreux d'ailleurs : nous n'avons pu parvenir à aucune conclusion probante et les deux hypothèses restent scientifiquement probables. D'une part, l'analyse génétique de la mèche de cheveux prélevée sur le cadavre de la Reine confirme que la Reine n'avait aucune anomalie permettant de conclure qu'elle ne pouvait pas sentir par l'odorat et le goût le cyanure d'hydrogène, ce qui confirmerait l'idée de l'hypothèse.

Pilar del Bravo : Et concernant l'analyse par les services de graphologie ?

Rodrigo Sagunto : Peu concluant, malheureusement. Les graphologues ne sont pas d'accord entre eux : il y a ceux qui affirment qu'il s'agit bien de l'écriture de la Reine; ceux qui invalident totalement cette hypothèse; et ceux qui demandent des analyses complémentaires pour pouvoir être fixés. Si c'est bien l'écriture de feue Sa Majesté Sérénissime, en tout cas, elle a rédigé ce mot - très peu clair en lui-même, il faut bien le signaler - en étant très troublée, ce qui serait compréhensible dans le cas d'un suicide.

Pilar del Bravo : L'enquête va donc se poursuivre ?

Rodrigo Sagunto : La réponse à cette question est non, Doña Pilar. En fait, les données scientifiques sont trop contradictoires pour que l'on puisse en tirer quelque chose et j'ai proposé au Régent d'arrêter ici les investigations afin de ne pas remuer le couteau dans la plaie et de ne pas faire souffrir inutilement tout un peuple et un pays. Il a accepté, voyant bien qu'une enquête plus longue piétinerait fatalement.

Pilar del Bravo : Vous avez malgré tout quelques conclusions sur le sujet ?

Rodrigo Sagunto : Oui, car si l'on sort du champ scientifique, il est clair que la liste des coupables est d'une part trop étendue et, d'autre part, vite achevée. Le Régent et le Premier Ministre, qui dînait avec Isabel Ière au moment de sa mort, ont un alibi parfait puisqu'à a aucun moment ils n'ont pu avoir accès seuls à la nourriture ou à la boisson ingérée par feue Sa Majesté Sérénissime, ce que confirme le Majordome Royal, qui a lui-même été mis hors de cause, de même que les cuisiniers. Par ailleurs, les épreuves qu'avait traversé notre Reine décédée dernièrement en auraient conduit plus d'un au suicide.

Pilar del Bravo : Le suicide est donc le plus probable ?

Rodrigo Saguno : En effet, même si rien ne peut le valider ou l'infirmer totalement. Il est également à noter que si la Reine s'est suicidée par ingestion d'acide prussique, à aucun moment ses convives ne l'ont vue en verser dans sa boisson ou sur sa nourriture.

Pilar del Bravo : Merci pour ces précisions, Don Rodrigo, et à bientôt !

Rodrigo Sagunto : A bientôt, Doña Pilar !

Posté : jeu. juin 24, 2010 12:36 am
par Ramiro de Maeztu
<center>Conférence de presse exceptionnelle de Don Enrique Bahamonde, Président du Parti Phalangiste, retransmise en direct sur TV Numancia - Rueda de prensa excepcional de Don Enrique Bahamonde, Presidente del Partido Falangista, retransmitida en directo en TV Numancia


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/41/f/1/d/p1_bana-1d9b6a1.jpg.htm][img]http://img41.xooimage.com/files/a/8/d/p1_bana-1d9b6a2.jpg[/img][/url]
Don Enrique Bahamonde, décontracté, à son arrivée à la conférence de presse</center>



Enrique Bahamonde : Bien, bonjour Mesdames et Messieurs les journalistes, et merci d'être venus si nombreux à cette conférence de presse exceptionnelle qui, je l'espère, répondra à toutes vos attentes.
J'imagine que la plupart d'entre vous ne me connaissent pas, ou alors saurait juste dire que je suis le successeur désigné par Don Francisco del Ferrol - que Dieu ait son âme ! - pour le poste de Président du Parti Phalangiste. L'on m'a souvent dit que j'avais une tête un peu passe-partout...

(Cette allusion provoqua un léger rire dans l'assemblée)

J'aimerais donc brièvement me présenter pour que vous sachiez un peu plus précisément qui je suis, d'où je viens, comment j'ai été amené à défendre les idées du Parti Phalangiste, bref, l'essentiel ! Je vous rassure tout de suite, ça ne sera pas long : je n'ai jamais aimé les autobiographies !

(De nouveau, son sens de l'humour déclencha le rire parmi les journalistes)

A l'âge de vingt ans - car je n'en ai que trente-deux ! -, j'ai été amené à reconsidérer de façon globale tout ce en quoi j'avais cru jusqu'alors. Tout semblait avoir perdu son sens, particulièrement dans le contexte sombre et violent que nous connaissons tous à la République autoritaire et à ses conséquences dans la suite de l'histoire du pays. C'est un peu comme si tout mon monde axiologique s'était écroulé, avait basculé, happé par le non-sens de tant d'années gâchées, obscures, horribles.
J'avais épousé mon épouse à dix-neuf ans - j'ai toujours été précoce -, et nous n'avions toujours pas eu d'enfants. Que Dieu ait son âme, la pauvre, elle est décédée l'année dernière. Toute signification semblait absente de ma vie jusqu'à ce que je rencontre un homme déjà âgé mais plein de sagesse et de force de conviction, tout à fait par hasard. Je me trouvais au Palais des Congrès d'Hispalis - j'y travaillais alors comme agent de sécurité - et l'Association Politique Phalangiste y préparait une grande table ronde interne. Je ne connaissais absolument pas le visage de Don Francisco del Ferrol, ridé par les années de combat pour le Numancia, et il m'accosta à l'extérieur du bâtiment, alors que je fumais nonchalamment une cigarette. Il était lui-même un gros fumeur à cette époque et avait oublié son paquet chez lui. Il embraya immédiatement sur ses oublis constants, souvent rattrapés par sa femme, décédée un an plus tard - que Dieu ait son âme !
Je ne prêtai d'abord pas attention à cet homme qui me semblait certes débonnaire, mais sans intérêt particulier. Il m'invita toutefois, en remerciement de la cigarette que je lui avais donnée, à assister à leur rassemblent privé, "histoire de voir" si ça m'intéressait, ajouta-t-il. J'acceptai car je finissais ma journée à dix-sept heures et me rendis donc dans la salle où se tenait leur conférence. Je découvris en à peine deux heures les réponses à toutes les questions que je me posais depuis tant d'années et je découvris surtout une chaleur humaine et une amitié virile comme plus jamais je n'en ai vues depuis. Don Francisco - que Dieu ait son âme ! - le comprit rapidement et fit de moi son assistant personnel, alors qu'il ne me connaissait ni d'Adam, ni d'Ève et que j'eusse pu vouloir l'assassiner à la moindre occasion.
J'ai toujours évité la médiatisation excessive pour ne pas être démasqué, jusqu'à maintenant tout du moins, et ne me suis montré à ses côtés qu'en privé. Néanmoins, si Don Francisco - que Dieu ait son âme ! - m'a fait confiance pour lui succéder à la tête du Parti Phalangiste, c'est que je dois avoir les capacités et le bagou suffisant pour continuer son œuvre immense et, indirectement, celle de feu Don José Antonio Primo de Rivera.
Et voilà pourquoi je suis devant vous aujourd'hui, pour vous présenter le nouveau programme politique du Parti Phalangiste mais aussi pour dénoncer avec fermeté les absurdités défendues par le Parti Marxiste Unifié et ses polichinelles. Je ne m'étendrai jamais des heures sur Don Antonio José de las Palmas, qui fait sans cesse honte à notre pays et ne sait voter que des lois d'importance mineure, incapable qu'il est de résoudre la grave crise que nous traversons aujourd'hui.

Non, le plus important reste ce que j'ai à proposer et, au-delà, ce que tout le Parti Phalangiste et toute la Phalange a à apporter à ce pays qui mérite bien plus que la place qui lui est attribuée aujourd'hui. Je ne déteste pas les socialistes ou les communistes en eux-mêmes; j'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer, en privé, certes, sur Vladimir Kirov ou Jiang Quing, qui sont de grands dirigeants très compétents pour leur pays. Ce que je dénonce avant tout, c'est le prétendu marxisme de ceux qui nous gouvernent aujourd'hui, marxisme dont ils ne font guère preuve et qui les mène à un collectivisme aveugle et niais dont ils ne comprennent même plus les mécanismes. Pire encore : eux et leurs lamentables prédécesseurs du Front Large ont réussi à nous aliéner durablement les pays occidentaux, dont l'idéologie est certes détestable, mais avec lesquels il faut un minimum dialoguer pour parvenir non pas à une réconciliation qui n'aurait aucun sens mais à un minimum d'entente et de détente. Le Numancia doit se placer, comme l'a justement fait le Thorval, au centre de la mêlée et agir dans une "zone grise", ni partisane du socialisme total, ni amie du capitalisme libéral. Le Numancia restera un ami du Pacte de Novgorod et restera l'adversaire de l'Union des Démocraties, mais le recul critique est toujours souhaitable.
Par ailleurs, le Rike du Lochlann doit devenir un partenaire essentiel du Royaume Canoviste de Numancia, bien plus que le rôle auquel nos gouvernants le cantonnent aujourd'hui, eut égard à la grandeur de Jarrstad et du peuple lochlannais.


Notre programme politique, que je porte devant le peuple numancien par le biais de cette conférence de presse, est simple et il tient en un mot : national-syndicalisme. Du fascisme, il ne retient que l'essentiel : l'exaltation de la patrie, du courage et de la vertu; le parti-syndicat unique et l'État fort, seuls à même de défendre le peuple et la patrie; le corporatisme et la justice politique, sociale et économique; la fin des luttes partisanes, des politicards et des briscards corrompus; le maintien de la monarchie comme élément central de notre paysage politique et culturel, avec un rôle certes plus modéré mais néanmoins essentiel. Mais je rejette fermement et en bloc toute idéologie raciale, fondée sur un scientisme que je condamne, malgré ma grande amitié pour le régime lochlannais, et qui est incompatible avec la profonde religiosité de ce pays. Ni le Zanyane, ni le Barebjal ne doivent s'inquiéter : nous ne les considérerons jamais comme des sous-hommes, mais bien comme des partenaires privilégiés, sans préjudice par ailleurs de notre politique identitaire et migratoire stricte.

Soyons plus précis. Je vais vous dire comment je vois les choses et, de fait, comme mes amis du Parti Phalangiste et de la Phalange voient les choses :

1) La justice sociale
- Famille, municipalité et syndicat unique sont les cadres naturels du Numancia
- C'est dans les villes, bourgades et villages que réside la grandeur historique du Numancia, et ce sont sur ces éléments que nous devons fonder notre action politique
- Nous devons tout mettre en œuvre pour que les municipalités disposent des moyens nécessaires en matière d'éducation, de culture, de sport, de loisir, de divertissement, de santé, de communication, d'hygiène...
- L'État numancien doit être libre, mais il n'existe pas de liberté contre l'État numancien ou en dehors de l'État numancien : le libéralisme reste donc notre ennemi principal
- Les secteurs-clefs tels que le secteur bancaire ou du bâtiment doivent restés étroitement contrôlés par le peuple au travers du parti-syndicat national
- Une attention particulière doit être portée aux travailleurs, quelle que soit leur branche, et à la recherche fondamentale et appliquée

2) La défense de la vie et de la famille
- La Phalange et le Parti Phalangiste considèrent que nous sommes en vie depuis la rencontre des gamètes jusqu'à la mort clinique : l'avortement n'est donc en rien en droit ou une avancée sociale mais bel et bien un assassinat de masse
- Nous devons toutefois permettre à toutes les familles, nombreuses ou non, d'éduquer et d'élever leurs enfants dans les meilleures conditions, évitant l'affrontement entre vie familiale et vie professionnelle
- Il est temps que cessent les discriminations de salaire entre hommes et femmes à formation, conditions et horaires égaux : les femmes perçoivent en moyenne 40% de moins sur leur salaire dans le secteur privé et 11% de moins dans le secteur public au Numancia en 2012, ce qui est une véritable honte pour notre pays
- Le rôle de la femme dans le cadre de nos campagnes et de notre agriculture, rôle que nous avons amélioré tout au long de ces trente dernières années, est prépondérant et doit être sans cesse amélioré

3) L'immigration
- L'immigration, traditionnellement faible et contrôlée au Numancia, reste un sujet essentiel pour tous les partis politiques (bien que les dernières majorités parlementaires l'aient totalement passé sous silence ou traité avec une insoutenable légèreté) car l'immigration a une influence réelle sur la vie de tous les Numanciens et sur l'identité nationale
- Même si peu d'institutions veulent bien le reconnaître aujourd'hui, la cohabitation d'hommes et de femmes aux mœurs, croyances, habitudes de vie, aspirations si différentes de celles des Numanciens finit par provoquer des conflits qui pourraient étouffer notre pays. L'immigration doit donc rester contrôlée et tout mouvement migratoire illégal doit particulièrement être évité et combattu.
- Nous ne devons plus accepter la fatalité (modèle cosmopolite et multiculturel qui empêche en réalité tout dialogue sérieux) et défendre, voire parfois reconstruire, l'identité nationale numancienne par la politique de la préférence nationale
- Le Parti Phalangiste n'est ni aveugle, ni autiste, et sait parfaitement que la pluralité des cultures et une véritable chance dans un monde capitaliste et mondialisé où l'homme est devenu une marchandise et où toute différence doit être annihilée. Mais cette pluralité des cultures n'est possible qu'entre nations libres et souveraines qui dialoguent et se reconnaissent mutuellement, pas au sein d'un même État - l'échec des États-Unis de Pelabssa à cet égard est frappant
- Le rejet de l'immigration illégale et massive ne doit pas nous faire oublier la misère de bien des pays du Tiers-Monde. C'est là que doivent se concentrer les efforts du Numancia, particulièrement au travers du Fonds d'Aide Spécifique au Zanyane, mais également au travers d'actions humanitaires spontanées. Les Makengais ou les Bangisiens, par exemple, sont nos amis et partenaires privilégiés : nous serons heureux et fiers le jour où ils auront fait de leur pays un havre de paix et de prospérité souverain, antilibéral et patriotique. Nous devons les aider, par charité chrétienne, à réaliser cet objectif.

4) L'unité et l'identité nationales :
- Le Numancia n'est ni un supermarché ou un parc d'attractions géant, ni une construction politique et géographique artificielle, mais une tradition transmise de génération en génération, une patrie envers qu'il faut aimer, chéri et défendre, et ce dès le plus jeune âge.

5) L'insécurité citoyennes :
- Nous entendons par "insécurité citoyenne" deux cas gravissimes d'atteintes à l'être humain qu'il nous faut combattre par tous les moyens : la pédophilie et les violences conjugales ou familiales
- Il est de notre devoir de protéger les enfants, les femmes et les hommes contre toute forme de violence injustifiée et injustifiable. Les cas de viols sur femme ou enfant devraient donner lieu automatiquement à la peine de mort.


Ce n'est là qu'un programme d'action général, qui demande à être discuté, complété et précisé dans toutes ses modalités et ses spécificités. Voilà pourquoi je vous invite à nos tables ronde qui auront lieu durant tout l'été et jusqu'au 15 décembre dans tout le pays.
Merci, Messieurs Dames, ce sera tout !

Posté : jeu. juin 24, 2010 7:30 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>Il est si facile de cuisiner ! - ¡Es tan fácil cocinar! - Nouvelle émission culinaire sur TV Cultura (troisième chaîne publique)


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/d/1/3/marie-drucker-e2026a.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/7/4/a/marie-drucker-e2026b.jpg[/img][/url]
Maribel Verdú, présentatrice de cette nouvelle émission culinaire</center>


Maribel Verdú : Bonjours, Mesdames et Messieurs, et bienvenue dans votre nouvelle émission sur TV Cultura, la chaîne de la culture, de la gastronomie, des arts et des métiers du Royaume Canoviste de Numancia : ¡Es tan fácil cocinar!.
Chaque semaine, je serai chargée de vous présenter en direct une nouvelle recette de cuisine, généralement une spécialité nationale ou régionale, et de vous en donner les principales caractéristiques afin que vous puissiez la réaliser chez vous aussi. Car n'oubliez pas : il est si facile de cuisiner !

Cette semaine, concentrons-nous sur les produits de la mer, l'une des spécialités du pays - les Numanciens consomment énormément de fruits de mer - avec la délicieuse recette des crevettes à l'ail - "las gambas al ajillo".
Si la préparation est globalement facile, vous risquez de vous délester d'un peu d'argent au vu du prix moyen des fruits de mer. Vous y passerez environ un quart d'heure tandis que la cuisson durera près d'une heure ! Vous êtes prêts ? Alors, allons-y !

Les ingrédients nécessaires pour la réaliser sont les suivants :
- Cinq cents grammes de grosses crevettes crues - Quinientos gramos de gordas gambas crudas
- Six cuillères à soupe d'huile d'olive - Seis cucharas soperas de aceite de oliva
- Quatre gousses d'ail - Cuatro dientes de ajo
- Le jus d'un demi citron jaune - El zumo de medio limón amarillo
- Deux cuillères à soupe de vin blanc sec - Dos cucharas soperas de vino blanco seco
- Une botte de persil frais - Un manojo de perejil fresco
- Une pincée de piment doux - Un pellizco de pimiento suave
- Une pincée de piment de Cayenne - Un pellizco de pimiento picante
- Du sel et du poivre - Sal y pimienta

Mettons-nous à l'ouvrage pour que tout soit prêts dès ce soir !

- Dans une sauteuse, faites chauffer l'huile.
- Coupez les gousses d'ail en petits morceaux après en avoir ôte le germe.
- Faites sauter dans l'huile l'ail et les crevettes à feu soutenu durant environ trois minutes pour la cuisson des crevettes.
- Ajoutez le jus de citron, le vin doux sec, le piment doux, le piment de Cayenne, salez et poivrez.
- Laissez chauffer durant encore trois à quatre minutes à feu plus doux.

- Servez dans un plat en terre, avec l'huile de cuisson.
- Juste avant de servir, saupoudrez de persil frais haché.

- Pour servir ces crevettes à l'ail, on utilise alors de petites crevettes que l'on décortique.
- On les cuit au four dans de petits raviers individuels en terre cuite au lieu de la sauteuse. Elles cuisent donc dans le même mélange d'huile, ail, jus de citron, vin doux, piment de Cayenne, sel et poivre.
- On les sert telles quelles aux convives qui s'en régalent avec du pain.


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/47/b/e/c/crevette-au-persil-et-ail-1da23f0.jpg.htm][img]http://img47.xooimage.com/files/5/c/d/crevette-au-persil-et-ail-1da23f1.jpg[/img][/url]</center>


Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle recette !

Posté : sam. juin 26, 2010 12:09 am
par Ramiro de Maeztu
<center>Il est si facile de cuisiner ! - ¡Es tan fácil cocinar! - Nouvelle émission culinaire sur TV Cultura (troisième chaîne publique)


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/d/1/3/marie-drucker-e2026a.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/7/4/a/marie-drucker-e2026b.jpg[/img][/url]
Maribel Verdú, présentatrice de cette nouvelle émission culinaire</center>


Maribel Verdú : Bonjours, Mesdames et Messieurs, et bienvenue dans votre nouvelle émission sur TV Cultura, la chaîne de la culture, de la gastronomie, des arts et des métiers du Royaume Canoviste de Numancia : ¡Es tan fácil cocinar!.
Chaque semaine, je serai chargée de vous présenter en direct une nouvelle recette de cuisine, généralement une spécialité nationale ou régionale, et de vous en donner les principales caractéristiques afin que vous puissiez la réaliser chez vous aussi. Car n'oubliez pas : il est si facile de cuisiner !

Cette semaine, je vais vous montrer comment préparer une recette numancienne, originaire de Nicolasol, fort simple à réaliser, assez économique et ravissant toujours les papilles de vos convives : la sangria - "la sangría". D'après le Dictionnaire de l'Académie, cet étrange nom trouverait son origine étymologique non pas dans le mot espagnol "sangría" (qui signifie "hémorragie" ou "saignée") mais dans le terme français "sang-gris", lui-même emprunté à un mot anglais signifiant "sorte de punch fait à base de vin de Madère". Étonnant, non ? Bien, c'est parti pour réaliser cette sangria pour huit personnes !

Les ingrédients nécessaires pour la réaliser sont les suivants :
- Cinquante centilitres de vin rouge - Cincuenta centilitros de vino tinto
- Dix centilitres de porto - Diez centilitros de oporto
- Dix centilitres de cognac - Diez centilitros de coñac
- Dix centilitres de Cointreau - Diez centilitros de Cointreau
- Un jus d'orange - Un zumo de naranja
- Un demi jus de citron - Medio zumo de limón
- Vingt centilitres d'eau gazeuse - Veinte centilitros de agua con gas
- Deux cuillerées à café de sucre en poudre - Dos cucharaditas de azúcar en polvo
- Des fruits de saison : une banane, une orange, une pêche, des fraises... - Fruta de temporada : un plátano, una naranja, un melocotón, unas fresas...
- Un peu de cannelle - Algo de canela


Et voici la marche à suivre, à la fois courte et simple :
- Verser dans un grand broc (d'une contenance de plus d'un litre) les ingrédients, sauf l'eau. Laisser mariner au frais pendant deux heures.
- Ajouter au moment de servir une dizaine de cubes de glace et allongez avec l'eau gazeuse (vingt centilitres). Mélangez et servez.

Voilà de quoi vous rafraîchir en famille ou entre amis durant l'été !


<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/41/8/2/b/sangria_cocktail-c618e0.jpg.htm][img]http://img41.xooimage.com/files/3/b/2/sangria_cocktail-c618e1.jpg[/img][/url]</center>


Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle recette !

Posté : dim. juin 27, 2010 7:44 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>Il est si facile de cuisiner ! - ¡Es tan fácil cocinar! - Nouvelle émission culinaire sur TV Cultura (troisième chaîne publique)


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/d/1/3/marie-drucker-e2026a.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/7/4/a/marie-drucker-e2026b.jpg[/img][/url]
Maribel Verdú, présentatrice de cette nouvelle émission culinaire</center>


Maribel Verdú : Bonjours, Mesdames et Messieurs, et bienvenue dans votre nouvelle émission sur TV Cultura, la chaîne de la culture, de la gastronomie, des arts et des métiers du Royaume Canoviste de Numancia : ¡Es tan fácil cocinar!.
Chaque semaine, je serai chargée de vous présenter en direct une nouvelle recette de cuisine, généralement une spécialité nationale ou régionale, et de vous en donner les principales caractéristiques afin que vous puissiez la réaliser chez vous aussi. Car n'oubliez pas : il est si facile de cuisiner !

Cette semaine, nous allons mitonner ensemble l'une des viandes favorites des Numanciennes et des Numanciens, une préparation originaire des rudes plateaux venteux de la Sierra Maestra, du côté d'Olivares à savoir les boulettes de bœuf à la numancienne - "las albóndigas de carne de res a la numántica".
Je m'en vais donc vous proposer une recette pour quatre personnes, réalisable pour un prix raisonnable, qui vous demandera vingt-cinq minutes de préparation et quinze minutes de cuisson.

Les ingrédients nécessaires pour la réaliser sont les suivants :
- Cinq cents grammes de viande de bœuf hachée - Quinientos gramos de carne de res picada
- Quatre gousses d'ail finement hachées - Cuatro dientes de ajo finamente picados
- Un piment rouge émincé - Un pimiento rojo cortado en lonchas
- Une cuillère à soupe de persil haché - Una cuchara sopera de perejil picado
- Soixante grammes d'oignon haché menu - Sesenta gramos de cebolla picada menudo
- Soixante grammes de chapelure - Sesenta gramos de pan rallado
- Un trait de sauce pimentée - Una pizca de salsa salpimentada
- Trois œufs - Tres huevos
- Du sel et du poivre du moulin - Sal y pimienta del molinillo
- De la farine à enrober - Harina para rebozar
- De l'huile de friture - Aceite para freír


Mettons-nous au travail :
- Dans une jatte, mélangez soigneusement tous les ingrédients à l'exception de la farine.
- Laissez reposer trente minutes pour que les saveurs se mêlent bien.
- Dans une poêle à frire, chauffez suffisamment d'huile pour recouvrir les boulettes de viande
- Portez-la à 180°C (utilisez un thermomètre à friture). Roulez les boulettes dans la farine avant de les faire frire en les retournant à mi-cuisson.
- Égouttez-les sur du papier absorbant et servez aussitôt.


Sachez par ailleurs que vous devrez obtenir entre une quarantaine et une cinquantaine de boulettes avec cette recette et ces proportions. Vous pouvez les accompagnez de mayonnaise ou les faire revenir dans une succulente sauce à la tomate.



<center>[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/24/6/6/2/albondigas-1731d38.jpg.htm][img]http://img24.xooimage.com/files/6/6/2/albondigas-1731d38.jpg[/img][/url]</center>


Rendez-vous la semaine prochaine pour une nouvelle recette !

Posté : lun. juin 28, 2010 1:30 pm
par Ramiro de Maeztu
<center>Un jour au Numancia... - Un día en Numancia... - Émission culturelle traditionnelle sur TV Cultura (troisième chaîne publique)


[url=http://le-monde-de-selenia.xooit.com/image/48/d/1/3/marie-drucker-e2026a.jpg.htm][img]http://img48.xooimage.com/files/7/4/a/marie-drucker-e2026b.jpg[/img][/url]
Maribel Verdú, présentatrice de cette émission culturelle traditionnelle</center>


Maribel Verdú : Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonjour et bienvenue dans le nouveau numéro de votre émission culturelle favorite, Un jour au Numancia..., qui est aussi l'un des programmes les plus vus de notre chaîne à l'étranger !

Aujourd'hui, nous vous avons concocté un charmant reportage d'investigation sur la mentalité numancienne. Souvent, les étrangers qui s'intéressent à notre pays ou y résident pour une certaine durée, en tant que touristes, étudiants ou travailleurs, s'interrogent sur cette étrange mentalité numancienne, si paradoxale et difficile à cerner.
Au fond, qu'est-ce que pense le Numancien ? Comment voit-il le monde et la vie ?

- Le Numancien est un grand pessimiste dans l'âme, tout à fait désillusionné sur le monde et l'être humain, à la limite de la misanthropie. Toutefois, il sait se montrer accueillant, chaleureux et avenant, tout en gardant au fond de lui une méfiance, une brisure, une cassure vis-à-vis de l'extérieur. Souvent déçu, il n'en conserve pas moins un comportement donquichottesque, prêt à défendre des idéaux totalement dépassés. C'est qu'il a la conviction que même si le combat est déjà perdu, il y a un grand honneur à perdre dans ces conditions.
- Le Numancien est un fin amateur de culture, même s'il n'a que des moyens modestes, et aime se rendre au théâtre, à l'opéra, au cinéma, lire, voyager et découvrir. Toutefois, il ne reste jamais très longtemps volontairement loin de chez lui et rentre vite se ressourcer et retrouver ses racines, auxquelles il tient beaucoup. C'est pourquoi la lecture reste son moyen d'évasion privilégié.
- C'est que le Numancien tient à ses racines, sa culture, ses tradition, et est prêt à les défendre jusqu'à la mort, notamment contre le rouleau compresseur de la modernité libérale. Cela amène un comportement combattif, revendicatif, parfois même paranoïaque, mais en même temps profondément respectueux des autorités temporelles et spirituelles lorsqu'elles sont perçues comme légitimes.
- Le Numancien est en effet empreint d'une profonde religiosité, qui n'est pas qu'une superstition de façade, contrairement aux reproches qui lui sont régulièrement faits depuis l'étranger. Il croit aussi bien en Dieu qu'au diable et aux agissement de ce dernier dans le monde, et reste donc profondément méfiant face aux puissances de Mammon. Sa foi et sa piété se manifestent souvent de façon spectaculaires, ce qui ne manque jamais de surprendre les étrangers, lors de manifestations de masse ou des cultes, parfois jusqu'à des crises d'hystérie ou à l'évanouissement pour les plus mystiques.
- Le but final du Numancia est de mettre de l'ordre dans le chaos du monde et de la société par la connaissance et un pouvoir fort, voire autoritaire, qui doit mettre fin à toutes les dérives diaboliques.


Voilà donc un petit "manuel" de compréhension concernant les Numanciens, en espérant qu'il ne soit tout de même pas trop caricatural et qu'il ne vous ait pas refroidi : le Numancia est ouvert pour tous ceux qui veulent le découvrir et l'aimer sincèrement !