[center]Une entraide mutuelle (2)
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[hr][/hr]
[center][img]https://i.imgur.com/M2YOlVZ.png[/img]
Pour abolir le fusil, il faut prendre le fusil...[/center]
[justify]Peu de personnes savaient ce qui s'était réellement passé dans la région d'Amanzi lors des élections et encore moins qui était le réel responsable de l'attaque qui avait fait voler en éclat quelques bureaux de votes. L'on soupçonnait évidemment le PCRM et sa direction, mais cette dernière n'y était absolument pour rien. L'organisation avait été entièrement planifié par la branche régional du PCRM à Amanzi et agissait sous les ordres directs de Pierre-Victor Massamba. Ce dernier avait réussi à convaincre les westréens de lui accorder un soutien et surtout de voir en lui le renouveau du socialisme au Makengo. Il avait tenté un véritable coup de poker en attaquant les urnes et en entrant bruyamment dans le combat politique, portant ce dernier à un niveau rarement atteint pour lui et les siens. Il fallait maintenant penser à l'avenir et surtout ne pas se précipiter. Si il y avait des échos favorables à ce qui avait été entrepris, les masses restaient en retrait sur la question de la violence révolutionnaire et n'avait pas exprimé majoritairement un franc soutien à l'action armée mené. Il allait donc falloir faire preuve de patience, redoubler d'effort et attendre le moment propice afin de frapper à nouveau. Le but véritable que se fixait Massamba était de sanctuariser le nord d'Amanzi, d'en faire une gigantesque base de recrutement et préparer dans un futur proche le déclenchement de la guerre populaire. Il faudra donc maintenir un certain degré de clandestinité et opérer dans les zones les plus reculées qui n'étaient pas directement sous le regard des autorités gouvernementales. L'avantage de l'arrière-pays makengais était certain pour les futurs insurgés. Disposant d'une grande carte du pays qu'il avait déplié sur une table, Pierre-Victor Massamba l'étudiait consciencieusement, entourant, barrant ou notant en rouge des choses dessus. Il comprenait qu'il s'agissait d'accomplir la chose la plus importante de sa vie de révolutionnaire et de militant communiste. Il n'avait pas le droit à l'erreur et il mesurait avec gravité tout ce que cela impliquait.
[center][img]https://i.imgur.com/SU9OtkK.png[/img]
Pierre-Victor Massamba, responsable régional du PCRM à Amanzi[/center]
PIERRE-VICTOR MASSAMBA | « Il faut faire comprendre aux camarades que nous n'obtiendront pas la victoire demain, dans un mois ou dans deux ans. Nous devons faire comprendre aux camarades qu'une lutte longue et opiniâtre va les attendre et que nous avons besoin qu'ils comprennent bien cela. Nous ne pourrons tolérer à l'avenir de mettre en péril notre organisation. »
"Hippo" comme l'on surnommait désormais Pierre-Victor, dictait quelques notes à l'un de ses proches compagnon d'armes, Augustin Adingono. Il scrutait toujours la carte devant lui, légèrement penché sur la table, l'air pensif.
PIERRE-VICTOR MASSAMBA | « Nous n'aurons pas seulement à affronter le gouvernement semi-colonial et semi-féodal de Botamba, mais nous aurons à affronter les féodaux, la bourgeoisie compradore et leur relais à l'international. Nous aurons face à nous des ennemis déterminés et qui feront tout pour nous écraser. Nous devons solidifier nos positions et bâtir notre organisation afin qu'elle soit indestructible. Qu'est-ce que tu en penses ? »
Tandis qu'il prenait les notes, Augustin Adingono faisait tomber des cendres de sa cigarette qu'il tenait du bout des lèvres sur le papier qui lui servait de support. D'un revers de la main, il balaya les cendres et souffla bruyamment pour ne plus être incommodé. Il relut en silence les notes qu'il venait de prendre.
AUGUSTIN ADINGONO | « Pour le moment, nous ne serions pas capable de pouvoir nous opposer à un simple détachement de la police locale. Nous avons besoin de plus d'armes, d'un meilleur encadrement tant militaire que politico-idéologique. Alors peut-être nous pourrions envisager des actions de grandes envergures. »
PIERRE-VICTOR MASSAMBA | « La question des armes ne se posera que bien plus tard, si tu veux mon avis. Le plus important est de mener une campagne afin de former des cadres qui pourront ensuite retourner dans leurs villages et diffuser la ligne de notre organisation aux plus pauvres. Pour le moment nous sommes trop faible sur le plan politique et hégémonique. »
AUGUSTIN ADINGONO | « Nous ne pourrons pas attendre indéfiniment non plus, comme tu le sais. Il nous faudra être réactif si jamais des événements nous poussent à agir. Il faut continuer à montrer notre présence, mais de manière sporadique et diffuse. »
PIERRE-VICTOR MASSAMBA | « Oui, bien entendu. Je pense qu'il serait utile que nous prenions exemple sur le développement du PRDK-ML au Karmalistan, notamment dans sa manière d'organiser et d'administrer les "zones rouges" qui sont les siennes. Je pense qu'il s'agit d'un document important qu'il nous faudrait traduire et qui devra être lu par l'ensemble des camarades. Bien que la situation ne soit pas la même au Makengo ainsi qu'au Karmalistan, nous avons des choses à apprendre. »
AUGUSTIN ADINGONO | « Il va cependant nous falloir bien plus que le soutien formel des petits paysans et de la classe ouvrière dans notre pays. Il y a des éléments qui sont frustrés dans la bourgeoisie nationale, des intellectuels qui n'aiment pas tellement Botamba et son régime. Nous devons faire en sorte qu'ils viennent vers nous et qu'ils ne se fassent pas ramasser par les illusionnistes du MSCR. »
PIERRE-VICTOR MASSAMBA | « La jeunesse étudiante est acquise à certaines de nos idées. Tout le monde voit très bien la nature réelle et concrète du régime en place dans notre pays. Nous avons une force à disposition et il va falloir que nous nous en servions judicieusement car sa colère sera juste et légitime. Prendre les campagnes mais également prendre des positions dans les appareils idéologiques, comme l'Université. Nous avons quelques sympathisants à l'Université de Ugbo-Mmiri et nous devons utiliser cela à notre avantage. »
AUGUSTIN ADINGONO | « Pour la formation des cadres, c'est bien ça ? »
PIERRE-VICTOR MASSAMBA | « Exactement. Investir l'Université et la transformer en bastion d'agitation et de formation pour des cadres qui retourneront ensuite chez eux pour faire de l'agitation et bâtir les structures de notre nouvelle organisation. La suite ne sera alors qu'une simple formalité. Mais je le répète, cela nous prendra du temps. Il faut faire comprendre aux camarades que nous ne tolérerons aucune forme d'aventurisme. »
AUGUSTIN ADINGONO | « C'est bien plus facile à dire qu'à faire, tu le sais parfaitement ! Nous avons pesté contre l'inaction de la direction de notre Parti et aujourd'hui, nous demandons aux camarades de faire exactement la même chose ! »
PIERRE-VICTOR MASSAMBA | « Non, cela est faux. Nous ne prônons pas l'inaction, nous disons simplement que la lutte que nous entreprenons sera longue et prolongée, qu'elle nécessitera bien plus que quelques coups d'éclats. Cela n'est pas de l'inaction, nous préparons les victoires de demain. »
AUGUSTIN ADINGONO | « Cela va être difficile à faire comprendre aux camarades si tu veux mon avis... »
PIERRE-VICTOR MASSAMBA | « Je leur parlerai et j'expliciterai mon point de vue à la prochaine conférence de notre Parti. En attendant, j'aimerai que tu me sélections une douzaine de camarades que tu considères comme fiable. Je veux qu'ils quittent le pays le plus rapidement possible. »
AUGUSTIN ADINGONO | « Pour aller où ? »
PIERRE-VICTOR MASSAMBA | « Cewell, la capitale des révolutionnaires ! »[/justify]
RP | Activités internes
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Jose-Christ
[center]L'ennissois
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[hr][/hr]
[justify]Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Et donc, vous ne connaissez pas la différence entre un mariage et un enterrement ennissois ? Et bien c’est très simple : lors d’un enterrement ennissois, il y en a au moins un qui n’est pas saoûl ! »
Toute la petite assemblée féminine se mit à rire. AU milieu d’elles, Fidèle Mubeye se tenait fièrement, dans son costume noir à liserés dorés, un verre de champagne à la main. Alors que la saison des pluies débutait et que dehors c’était le déluge, la salle de réception du palais présidentielle était bondée ce soir. Petits fours, musiciens et chandelles avaient été sorties pour l’occasion, au milieu de la collection de trophées de chasse du président Botamba, qui ornait les murs de la grande pièce. Les soirées de gala données au sein de palais présidentiel, rassemblant toute la haute société de Lunda, avait bonne réputation. Botamba ne lésinait jamais sur les moyens, dépensant sans compter pour impressionner au maximum ses invités. Bien qu’il ne l’avouât jamais et gardait son air fermé et dur en permanence, lui-même appréciait ces soirées, et rien ne l’enchantait plus que d’observer ses convives s’amuser et s’émerveiller devant la splendeur des lieux.
Fidèle Mubeye continuait d’amuser la galerie, quand ses admiratrices détournèrent le regard derrière lui. En se retournant, Fidèle entendit la voix rude de son vieil ami.
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Cesse donc d’importuner ces dames veux-tu. Elles ne rigolent qu’à tes sottises que pour espérer vite s’échapper de ta compagnie. »
Youssouf Botamba s’empara de la main de Fidèle, et la serra si fort que l’homme d’affaire de 65 ans, pourtant bien bâti, esquissa un léger rictus de douleur.
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Vous êtes libérées mesdames. Quant à toi, e pourrais informer ta femme de tes exploits auprès de la gente féminine ce soir !
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Tu me surestime trop mon vieil ami. Ce n’est plus de mon âge tout ça. ».
Les deux hommes se donnèrent une accolade, front contre front, comme on fait au Makengo.
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Tu n’as pas changé en tout cas, toujours aussi bien portant, malgré tout ce que l’on dit. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Oh détrompe toi… Mais ne parlons pas des choses qui fâchent maintenant, allons plutôt discuter un peu tous les deux. Je suis heureux de te revoir tu sais. Tu as réalisé un beau coup avec cet appel d’offre vrye. »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Nous ne sommes pas les seuls à avoir réaliser un beau coup. Mais c’est vrai que nous sommes satisfaits. Maintenant, il ne reste plus qu’à exploiter au mieux cette opportunité et développer nos activités. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Je te fais confiance. Et je crois que les ennissois aussi à ce que j’ai pu lire. Tous tes actionnaires sont contents, encore une fois te voilà couronné de réussite. »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Toujours moins que toi ! Mais c’est vrai, tous le monde à l’air ravi. A moi de ramener les pieds sur terres à tous et à veiller qu’on profite réellement de cette aubaine. Nous allons investir grandement dans ces gisements, et au Makengo aussi d’ailleurs, nous devons faire encore des efforts pour nous améliorer. Je compte d’ailleurs lancer des appels aux investisseurs, ici et ailleurs. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Ne t’inquiète pas j’ai compris. Tu verras tout ça avec Mukendi (ndlr : ministre de l’économie). Dis-moi, tout se passe bien en Ennis ? La situation est un peu tendue ces derniers temps non ? »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Pas plus qu’ailleurs finalement. C’est vrai que l’année a été difficile. L’Amiral fait peur à beaucoup, et les élections qui approchent vont être capitales. Mais j’ai appris à ne pas me mêler de politique là-bas. L’important c’est de connaître les bonnes personnes. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« J’espère quand même que tu continue à défendre nos intérêts là-bas. Tu es un atout précieux pour le Makengo tu sais. »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Ne t’inquiète pas pour ça. Le pays me manque certes, mais œuvrer pour lui à l’autre bout du monde ça me plaît aussi. Tiens d’ailleurs, je t’ai amené quelqu’un que tu devrais rencontrer. Où est-il ? Ah ! Là-bas. Viens. »
Les deux hommes s’approchèrent d’un homme, grand et brun, la trentaine peut-être, blanc. Très blanc.
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Monsieur le président, je te présente Páid Ó hAinifín. Páid est ingénieur chef de projet spécialisé en robotique. Je l’ai rencontré lorsque nous avons travaillé sur la possibilité de développer nos propres… enfin, comment expliquer cela simplement. Bref peu importe, j’ai pu travailler avec ce garçon et il est bourré de talent. Páid, je ne vous présente pas monsieur le président… »
Páid Ó hAinifín
« C’est un honneur de faire votre rencontre monsieur le président. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Soyez le bienvenu au Makengo Pad. Qu’est-ce qui vous amène ici ? Vous étiez associé au projet d’appel d’offre de la S.A.M.D. ? »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Pas vraiment. Páid travail chez Todhchai. Tu as dû entendre parler des petits soucis qu’avait connu la société cette dernière année j’imagine. Todhchai a vu des dizaines, si ce n’est plus, de ces ingénieurs quitter le navire, aller tenter leur chance ailleurs, loin des soucis et de l’ambiance… particulière en Ennis actuellement. Páid, du moins c’est ce que j’ai cru comprendre, aimerait lui aussi aller tenter l’aventure ailleurs, c’est bien cela ? »
Páid Ó hAinifín
« Exactement monsieur Mubeye. Ma situation à Todhchai n’est pas mauvaise, loin de là, mais j’aimerai m’éloigner d’Ennis un peu ces temps-ci. Je pense avoir fait le tour de ce que j’avais à faire là-bas, alors. »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Alors j’ai pensé, vu les ambitions makengaises actuelles dans le domaine, que Páid aurait peut-être, sans doute, une possibilité ici, au Makengo. Avec ton concours, je pense que nous pourrions trouver une bonne situation à notre jeune ami, et tout le monde serait gagnant. »
[/justify]
[spoiler=HRP]En liens avec [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=361189#p360703]ceci[/url][/spoiler]
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[justify]Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Et donc, vous ne connaissez pas la différence entre un mariage et un enterrement ennissois ? Et bien c’est très simple : lors d’un enterrement ennissois, il y en a au moins un qui n’est pas saoûl ! »
Toute la petite assemblée féminine se mit à rire. AU milieu d’elles, Fidèle Mubeye se tenait fièrement, dans son costume noir à liserés dorés, un verre de champagne à la main. Alors que la saison des pluies débutait et que dehors c’était le déluge, la salle de réception du palais présidentielle était bondée ce soir. Petits fours, musiciens et chandelles avaient été sorties pour l’occasion, au milieu de la collection de trophées de chasse du président Botamba, qui ornait les murs de la grande pièce. Les soirées de gala données au sein de palais présidentiel, rassemblant toute la haute société de Lunda, avait bonne réputation. Botamba ne lésinait jamais sur les moyens, dépensant sans compter pour impressionner au maximum ses invités. Bien qu’il ne l’avouât jamais et gardait son air fermé et dur en permanence, lui-même appréciait ces soirées, et rien ne l’enchantait plus que d’observer ses convives s’amuser et s’émerveiller devant la splendeur des lieux.
Fidèle Mubeye continuait d’amuser la galerie, quand ses admiratrices détournèrent le regard derrière lui. En se retournant, Fidèle entendit la voix rude de son vieil ami.
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Cesse donc d’importuner ces dames veux-tu. Elles ne rigolent qu’à tes sottises que pour espérer vite s’échapper de ta compagnie. »
Youssouf Botamba s’empara de la main de Fidèle, et la serra si fort que l’homme d’affaire de 65 ans, pourtant bien bâti, esquissa un léger rictus de douleur.
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Vous êtes libérées mesdames. Quant à toi, e pourrais informer ta femme de tes exploits auprès de la gente féminine ce soir !
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Tu me surestime trop mon vieil ami. Ce n’est plus de mon âge tout ça. ».
Les deux hommes se donnèrent une accolade, front contre front, comme on fait au Makengo.
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Tu n’as pas changé en tout cas, toujours aussi bien portant, malgré tout ce que l’on dit. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Oh détrompe toi… Mais ne parlons pas des choses qui fâchent maintenant, allons plutôt discuter un peu tous les deux. Je suis heureux de te revoir tu sais. Tu as réalisé un beau coup avec cet appel d’offre vrye. »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Nous ne sommes pas les seuls à avoir réaliser un beau coup. Mais c’est vrai que nous sommes satisfaits. Maintenant, il ne reste plus qu’à exploiter au mieux cette opportunité et développer nos activités. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Je te fais confiance. Et je crois que les ennissois aussi à ce que j’ai pu lire. Tous tes actionnaires sont contents, encore une fois te voilà couronné de réussite. »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Toujours moins que toi ! Mais c’est vrai, tous le monde à l’air ravi. A moi de ramener les pieds sur terres à tous et à veiller qu’on profite réellement de cette aubaine. Nous allons investir grandement dans ces gisements, et au Makengo aussi d’ailleurs, nous devons faire encore des efforts pour nous améliorer. Je compte d’ailleurs lancer des appels aux investisseurs, ici et ailleurs. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Ne t’inquiète pas j’ai compris. Tu verras tout ça avec Mukendi (ndlr : ministre de l’économie). Dis-moi, tout se passe bien en Ennis ? La situation est un peu tendue ces derniers temps non ? »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Pas plus qu’ailleurs finalement. C’est vrai que l’année a été difficile. L’Amiral fait peur à beaucoup, et les élections qui approchent vont être capitales. Mais j’ai appris à ne pas me mêler de politique là-bas. L’important c’est de connaître les bonnes personnes. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« J’espère quand même que tu continue à défendre nos intérêts là-bas. Tu es un atout précieux pour le Makengo tu sais. »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Ne t’inquiète pas pour ça. Le pays me manque certes, mais œuvrer pour lui à l’autre bout du monde ça me plaît aussi. Tiens d’ailleurs, je t’ai amené quelqu’un que tu devrais rencontrer. Où est-il ? Ah ! Là-bas. Viens. »
Les deux hommes s’approchèrent d’un homme, grand et brun, la trentaine peut-être, blanc. Très blanc.
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Monsieur le président, je te présente Páid Ó hAinifín. Páid est ingénieur chef de projet spécialisé en robotique. Je l’ai rencontré lorsque nous avons travaillé sur la possibilité de développer nos propres… enfin, comment expliquer cela simplement. Bref peu importe, j’ai pu travailler avec ce garçon et il est bourré de talent. Páid, je ne vous présente pas monsieur le président… »
Páid Ó hAinifín
« C’est un honneur de faire votre rencontre monsieur le président. »
Youssouf Botamba, Président de la RDM
« Soyez le bienvenu au Makengo Pad. Qu’est-ce qui vous amène ici ? Vous étiez associé au projet d’appel d’offre de la S.A.M.D. ? »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Pas vraiment. Páid travail chez Todhchai. Tu as dû entendre parler des petits soucis qu’avait connu la société cette dernière année j’imagine. Todhchai a vu des dizaines, si ce n’est plus, de ces ingénieurs quitter le navire, aller tenter leur chance ailleurs, loin des soucis et de l’ambiance… particulière en Ennis actuellement. Páid, du moins c’est ce que j’ai cru comprendre, aimerait lui aussi aller tenter l’aventure ailleurs, c’est bien cela ? »
Páid Ó hAinifín
« Exactement monsieur Mubeye. Ma situation à Todhchai n’est pas mauvaise, loin de là, mais j’aimerai m’éloigner d’Ennis un peu ces temps-ci. Je pense avoir fait le tour de ce que j’avais à faire là-bas, alors. »
Fidèle Mubeye, PDG de la S.A.M.D.
« Alors j’ai pensé, vu les ambitions makengaises actuelles dans le domaine, que Páid aurait peut-être, sans doute, une possibilité ici, au Makengo. Avec ton concours, je pense que nous pourrions trouver une bonne situation à notre jeune ami, et tout le monde serait gagnant. »
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[spoiler=HRP]En liens avec [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1214&t=13165&p=361189#p360703]ceci[/url][/spoiler]
-
Jose-Christ
[center]Les éléphants
[/center]
[hr][/hr]
[justify]« Messieurs, merci. Nous avons bien avancé aujourd’hui, je ne vous retiens pas plus longtemps, vous avez tous du travail. Lucien, nous attendons tous votre rapport avec impatience pour la semaine prochaine. Tachez de ne pas décevoir le Président, il m’a assuré de sa présence à notre prochain conseil ! »[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/36XDhELl.jpg[/img]
Joseph Kamano, Premier ministre.[/center]
[justify]En disant ces mots, Joseph Kamano, Premier ministre, se leva en indiquant la porte de sortie de la salle de réunion à ses collaborateurs. La petite quinzaine de ministre commençait à quitter la pièce, accompagnés de leurs assistants (et assistantes principalement) chargés de dossiers en tout genre. Alors que le vacarme des chaises et des sonneries de téléphones qui reprenaient s’éloignait, Dieumerci Aboki s’approchait du Premier ministre. Aboki était naturellement imposant, du haut de son mètre 95 et de sa centaine de kilos. Mais à côté de Kamano, petit, avec un certain embonpoint et un air peu rassuré en permanence, le ministre des affaires étrangères passait pour un géant.
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Joseph, j’aurai aimé te parler cinq minutes. Tu as le temps dis-moi ? »[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/zV2bZivl.jpg[/img]
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères.[/center]
[justify]Joseph Kamano, Premier ministre
« Rapidement alors. Avec ces réunions au Palais alors que monsieur le Président n’a encore pas pu être là, j’ai l’impression de passer mon temps en voiture entre ici, mon bureau et le Sénat, c’est une horreur. »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Oui je comprends. Je ferai vite alors. Je vais voir Youssouf juste après, et je pense lui toucher deux mots au sujet de Firmin. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Encore lui. C’est au sujet de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17669&p=361676#p361676]la réforme de Sokolo[/url] c’est ça ? Je ne sais pas à quoi joue le jeune Lion, mais je n’aime pas ça. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=362074#p361343]Clamer haut et fort[/url] qu’une réforme constitutionnelle est possible, c’est de la folie ! »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Il cherche à nous doubler Joseph. Tous. Le jeune lion est fougueux, ça on ne peut lui enlever. Mais s’acoquiner comme il le fait avec l’opposition, les socialistes en plus ! C’est dangereux. Il n’a aucune idée des conséquences possibles. Tous ce qu’il finira par obtenir c’est de mettre le pays à feu et à sang. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Il se croit encore en Santogne ! Ouvrir la porte comme il le fait à Sokolo, et même aux fédéralistes… l’aveu de faiblesse est trop grand ici. »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« C’est pour ça que nous devons agir. Pour l’instant, les sénateurs sont avec nous, il n’abandonne pas la vieille garde d’un claquement de doigts. Mais Firmin et les siens jouent en coulisses pour gagner des soutiens. Il croit qu’en jouant le jeu de la réforme constitutionnelle il s’assurera le pays, comme son oncle. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Encore faut-il que ce soit la sienne, de réforme… »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Il la fera sienne. Le texte actuel ne passera jamais. Mais, après le refus, le bougre à tout prévu. J’ai mes sources, et il compte revenir avec un autre texte, plus consensuel, mais tout aussi dangereux. Il faut qu’on s’assure de la fidélité des sénateurs, Firmin ne doit pas naviguer seul comme chef de la majorité. On lui a déjà laissé trop de place.
Dieumerci, pris un longue inspiration, puis repris, l’air grave.
Je peux compter sur ton soutien ? C’est une affaire délicate tu sais. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Bien évidemment, tu as mon total soutien. On en a déjà parlé, je suis sur ta ligne. Tu as peur que le président soit du côté de son neveu ? »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Non pas réellement, mais sait-on jamais. Tu sais…
L’imposant homme de 74 ans s’approcha de Joseph Kamano, bien plus petit que son homologue, et parla à voix basse tout en s’assurant que personne ne l’entendrait du couloir.
Le président n’est plus aussi fringuant qu’avant. La vieillesse vois-tu. Je crains que certaines décisions ne soient plus totalement entre ses mains. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Firmin, encore ? »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Possible. Mubeye peut-être. Ou d’autres. Je ne dis pas que Youssouf ne contrôle plus rien, loin de là, il sait très bien où il va. Mais certains choix me laissent pantois. Si on n’agit pas maintenant, tout ce pourquoi nous nous battons depuis 30 ans peut disparaître rapidement, et ça, je ne suis pas sûr qu’il en ait réellement conscience. Et son état actuel m’inquiète aussi. Les deux combinés… »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Les choses tournent plus vite que prévu alors. Va lui parler, je m’occupe du Sénat. »
Aboki acquiesça d’un signe de tête, serra la main de Joseph, puis quitta la pièce, sans dire un autre mot. Joseph Kamano pris ses affaires à la hâte sous le bras, puis s’engouffra dans le couloir, prenant la direction de l’entrée principal du palais. Dans le hall, il retrouva certains de ses ministres qui échangeaient encore. Il s’approcha, et s’adressa à l’un d’eux :
Joseph Kamano, Premier ministre
« Charles, vous retournez au Sénat maintenant ? »
Charles Mbamba, vice-ministre délégué aux relations avec le Sénat
« Oui monsieur le Premier ministre. Qu’y-a-t-il ? »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Je vous accompagne Charles. Nous devons parler. »
[/justify]
[/center]
[hr][/hr]
[justify]« Messieurs, merci. Nous avons bien avancé aujourd’hui, je ne vous retiens pas plus longtemps, vous avez tous du travail. Lucien, nous attendons tous votre rapport avec impatience pour la semaine prochaine. Tachez de ne pas décevoir le Président, il m’a assuré de sa présence à notre prochain conseil ! »[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/36XDhELl.jpg[/img]
Joseph Kamano, Premier ministre.[/center]
[justify]En disant ces mots, Joseph Kamano, Premier ministre, se leva en indiquant la porte de sortie de la salle de réunion à ses collaborateurs. La petite quinzaine de ministre commençait à quitter la pièce, accompagnés de leurs assistants (et assistantes principalement) chargés de dossiers en tout genre. Alors que le vacarme des chaises et des sonneries de téléphones qui reprenaient s’éloignait, Dieumerci Aboki s’approchait du Premier ministre. Aboki était naturellement imposant, du haut de son mètre 95 et de sa centaine de kilos. Mais à côté de Kamano, petit, avec un certain embonpoint et un air peu rassuré en permanence, le ministre des affaires étrangères passait pour un géant.
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Joseph, j’aurai aimé te parler cinq minutes. Tu as le temps dis-moi ? »[/justify]
[center][img]https://i.imgur.com/zV2bZivl.jpg[/img]
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères.[/center]
[justify]Joseph Kamano, Premier ministre
« Rapidement alors. Avec ces réunions au Palais alors que monsieur le Président n’a encore pas pu être là, j’ai l’impression de passer mon temps en voiture entre ici, mon bureau et le Sénat, c’est une horreur. »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Oui je comprends. Je ferai vite alors. Je vais voir Youssouf juste après, et je pense lui toucher deux mots au sujet de Firmin. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Encore lui. C’est au sujet de [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17669&p=361676#p361676]la réforme de Sokolo[/url] c’est ça ? Je ne sais pas à quoi joue le jeune Lion, mais je n’aime pas ça. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1355&t=17662&p=362074#p361343]Clamer haut et fort[/url] qu’une réforme constitutionnelle est possible, c’est de la folie ! »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Il cherche à nous doubler Joseph. Tous. Le jeune lion est fougueux, ça on ne peut lui enlever. Mais s’acoquiner comme il le fait avec l’opposition, les socialistes en plus ! C’est dangereux. Il n’a aucune idée des conséquences possibles. Tous ce qu’il finira par obtenir c’est de mettre le pays à feu et à sang. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Il se croit encore en Santogne ! Ouvrir la porte comme il le fait à Sokolo, et même aux fédéralistes… l’aveu de faiblesse est trop grand ici. »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« C’est pour ça que nous devons agir. Pour l’instant, les sénateurs sont avec nous, il n’abandonne pas la vieille garde d’un claquement de doigts. Mais Firmin et les siens jouent en coulisses pour gagner des soutiens. Il croit qu’en jouant le jeu de la réforme constitutionnelle il s’assurera le pays, comme son oncle. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Encore faut-il que ce soit la sienne, de réforme… »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Il la fera sienne. Le texte actuel ne passera jamais. Mais, après le refus, le bougre à tout prévu. J’ai mes sources, et il compte revenir avec un autre texte, plus consensuel, mais tout aussi dangereux. Il faut qu’on s’assure de la fidélité des sénateurs, Firmin ne doit pas naviguer seul comme chef de la majorité. On lui a déjà laissé trop de place.
Dieumerci, pris un longue inspiration, puis repris, l’air grave.
Je peux compter sur ton soutien ? C’est une affaire délicate tu sais. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Bien évidemment, tu as mon total soutien. On en a déjà parlé, je suis sur ta ligne. Tu as peur que le président soit du côté de son neveu ? »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Non pas réellement, mais sait-on jamais. Tu sais…
L’imposant homme de 74 ans s’approcha de Joseph Kamano, bien plus petit que son homologue, et parla à voix basse tout en s’assurant que personne ne l’entendrait du couloir.
Le président n’est plus aussi fringuant qu’avant. La vieillesse vois-tu. Je crains que certaines décisions ne soient plus totalement entre ses mains. »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Firmin, encore ? »
Dieumerci Aboki, ministre des Affaires étrangères
« Possible. Mubeye peut-être. Ou d’autres. Je ne dis pas que Youssouf ne contrôle plus rien, loin de là, il sait très bien où il va. Mais certains choix me laissent pantois. Si on n’agit pas maintenant, tout ce pourquoi nous nous battons depuis 30 ans peut disparaître rapidement, et ça, je ne suis pas sûr qu’il en ait réellement conscience. Et son état actuel m’inquiète aussi. Les deux combinés… »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Les choses tournent plus vite que prévu alors. Va lui parler, je m’occupe du Sénat. »
Aboki acquiesça d’un signe de tête, serra la main de Joseph, puis quitta la pièce, sans dire un autre mot. Joseph Kamano pris ses affaires à la hâte sous le bras, puis s’engouffra dans le couloir, prenant la direction de l’entrée principal du palais. Dans le hall, il retrouva certains de ses ministres qui échangeaient encore. Il s’approcha, et s’adressa à l’un d’eux :
Joseph Kamano, Premier ministre
« Charles, vous retournez au Sénat maintenant ? »
Charles Mbamba, vice-ministre délégué aux relations avec le Sénat
« Oui monsieur le Premier ministre. Qu’y-a-t-il ? »
Joseph Kamano, Premier ministre
« Je vous accompagne Charles. Nous devons parler. »
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